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 Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines

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FreedomForKingKong78



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MessageSujet: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Jeu 20 Oct 2011, 21:18

Bonsoir,

Voici un conte qui m'a beaucoup plu :

La visite de Dieu

Le brahmane Latchoumanane était un homme très pieux.
Tous les jours à son réveil matinal, il prenait son bain de tête rituel.
Il allait assister au puja du matin, ce culte hindouiste rendu à Dieu trois fois par jour.
Avec ferveur il priait : "Seigneur, je viens te rendre visite chez Toi, sans que j'ai manqué un seul jour. Matin et soir, je te fais des offrandes. Ne peux-tu pas venir chez moi ?"

Attentif à cette prière quotidienne, Dieu lui répondit enfin : "Demain, je viendrai" !

Quelle joie pour Latchoumanane !
Il se met à laver à grande eau toute la maison.
Et dans la salle de réception, des plateaux de fruits, de galettes sucrées et de fleurs s'étalent à profusion.
Tout est prêt pour recevoir Dieu.
Latchoumanane se tient debout pour l'accueillir.
L'heure du puja approche.
Un petit garçon qui passe par là aperçoit par la fenêtre ouverte les plateaux de galettes.
Il s'approche : "Grand-père, tu as beaucoup de galettes, là-dedans, ne veux-tu pas m'en donner une ?"

Furieux de l'audace du gamin, Latchoumanane réplique : "Veux-tu filer, moucheron ! Comment oses-tu demander ce qui est préparé pour Dieu ?"
Et le petit garçon, effrayé, s'enfuit.

La cloche du temple a sonné.
Latchoumanane pense : "Dieu viendra après le culte de midi, attendons-Le."
Fatigué, il s'asseoit sur le banc.
Un mendiant arrive et lui demande l'aumône.
Latchoumanane le chasse vertement.
Puis il lave soigneusement la place souillée par les pieds du mendiant.
Et midi passe ... Dieu n'est toujours pas au rendez-vous.

Le soir vient.
Latchoumanane tout triste attend encore la visite promise.
Un pèlerin se présente à l'heure du culte du soir : "Permets-moi de me reposer sur le banc et d'y dormir cette nuit."
"Jamais de la vie ! C'est le siège réservé à Dieu !"
La nuit est tombé.
Dieu n'a pas tenu sa promesse pense Latchoumanane.
Quel chagrin !
Le lendemain, revenu au temple pour la prière du matin, le dévot renouvelle ses offrandes et fond en larmes : "Seigneur, Tu n'es pas venu chez moi comme Tu me l'avais promis ! Pourquoi ?"
Une voix lui dit alors : "Je suis venu trois fois, et trois fois tu m'as chassé ..."

Conte indien, "Paraboles pour aujourd'hui" Jean Vernette


Dernière édition par FreedomForKingKong78 le Lun 13 Fév 2012, 21:51, édité 2 fois (Raison : Meilleure visibilité du sujet dans les recherches et descriptif plus précis ^^)
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Espérance
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Jeu 20 Oct 2011, 21:51

I love you super Merci :bisou:

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Espérance
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Jeu 20 Oct 2011, 21:52

I love you super Merci :bisou:

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Renaud



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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Jeu 20 Oct 2011, 22:41

thumleft
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adamev



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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Jeu 20 Oct 2011, 23:22

Dans cette même lignée.

Dans des temps très anciens un moine chinois s'efforçait de rendre toute la beauté du monde en un seul trait de pinceau.

Devenu très vieux il méditait devant sa toile sur laquelle il n'avait jamais réussi à rendre toute la beauté du monde en un seul trait de pinceau.

Un enfant vint et lui demanda :
- Que fais-tu?
- J'essaye répondit le vieux moine de rendre toute la beauté du monde en un seul trait de pinceau.
- Y es-tu arrivé?
- Non, dit le moine en essuyant une larme
- Mais c'est très simple dit l'enfant
- Parce que toi moustique tu saurais?
L'enfant pris une aiguille dans le chignon du vieux et la piqua doucement dans la toile et il rendit la pointe au moine.
Puis en riant il mit son doigt sur le petit point lumineux et disparut.

Très longtemps après le vieux moine était encore asis devant la toile au milieu de laquelle brillait un minuscule petit point de lumière. Ayant encore beaucoup réfléchi le vieil homme posa ses pinceaux, rinça le bol d'eau et ferma sa boite à peinture.

Il s'assit devant la toile et posa délicatement son doigt sur le petit trou d'aiguille. Plus personne n'entendit parler de lui. On trouva seulement un vieux siège de bambous, des pinceaux usés mais bien rangés et toute une collection de pages soigneusement calligraphiées connues aujourd'hui sous le nom de "Mémoire de Citrouille amère*** - moine - qui voulut rendre toute la beauté du monde en un seul trait de pinceau - et qui la trouva grâce à un enfant dans un point de lumière".

*** Citrouille amère a réellement existé au XIIème siècle (de mémoire) et a laissé un magistral traité de peinture chinoise malheureusement introuvable sauf en quelques collections privées.


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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Ven 21 Oct 2011, 13:08

Bonjour,

Merci pour ce partage Adamev, c'est très intéressant.
Allez un autre !

Le bourbier



"Ce monde est pareil à un bourbier plein de fange et de détritus innommables.Ça et là, pourtant, de minces courants de miel circulent dans l'ordure.



Et toutes les existences sont plongées dans ce bourbier. Nous, les hommes, nous en avons jusqu'au niveau supérieur de la lèvre inférieure.



L'indifférent, tant à l'ordure qu'au miel, reste sans réaction, comme inconscient !



Un autre ressent bien de la répugnance pour l'ordure, mais il aime le miel au point d'en rechercher les plus minces courants. Il entr'ouvre alors la bouche avec délice et la referme l'instant d'après à la fange.



Son voisin, au contraire, aime l'ordure : le voilà qui plonge pour s'en régaler !



Mais en voici un qui prend brusquement conscience de l'incongruité de la situation. Il tente d'échapper au bourbier et d'entraîner tous les autres avec lui, dans un grand mouvement généreux ... Hélas ! Il ne réussit qu'à agiter la fange en grosses vagues, et tous en ont plein la bouche !



A l'écart, cependant, un homme "un peu sage", doucement, sans faire de vagues, cherche à s'approcher du bord. Il voit sur la rive ceux qui ont échappé au bourbier lui tendre la main. S'il la prend et se hisse hors du marécage, il peut à son tour (et seulement alors) aider les autres à en sortir."




Prajnananda, Propos bouddhique remarquables.
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Ven 21 Oct 2011, 21:08

Bonsoir,

Le paradis est en vous !

"Moché Teitelbaum a un rêve.
Il demande, dans ce rêve, à entrer au paradis des grands saints de la Michna.
On lui signale qu'il doit d'abord se purifier dans un grand puits.
Il y a devant lui une montagne.
On lui dit que les anges vont s'occuper de la lui faire traverser.

Le voici au coeur du paradis.
Il voit en tout et pour tout des sages assis et étudiant la Torah.
Il est étonné : c'est donc seulement cela le paradis ?
On n'y trouve ni beaux arbres, ni splendeur, ni séraphins.
Aucune chose relevant du miracle : pas de chant d'oiseau, pas de mélodie des anges ...
Curieux !

"Et que crois-tu donc, Moché Ben Hanna ?" Lui dit une voix.
Que les sages sont au paradis ?
Pas du tout : c'est le paradis qui est dans les sages !


_Oui, mais on ne remarque pas d'exclamation de joie non plus !

_La joie est à l'intérieur de chacun d'entre eux !"


Victor Malka, "Petites étincelles de sagesse juive".
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Sam 22 Oct 2011, 11:36

Bonjour,

Bigsam68 a partagé un petit conte japonais très intéressant pour prolonger la réflexion du conte précédent sur le paradis :


"Un samouraï se présenta devant le maître Zen Hakuin et lui demanda :
- " Y a t-il réellement un paradis et un enfer ."
- " Qui es tu ?" demanda le maître
- "Je suis le samouraï …"
- "Toi, un guerrier ! s'exclama Hakuin. Mais regarde-toi. Quel seigneur voudrait t'avoir à son service ? Tu as l'air d'un mendiant."
La colère s'empara du samouraï. Il saisit son sabre et le dégaina. Hakuin poursuivit :
- " Ah bon, tu as même un sabre !? Mais tu es sûrement trop maladroit pour me couper la tête."
Hors de lui, le samouraï leva son sabre, prêt à frapper le maître. A ce moment celui-ci dit :
- " Ici s'ouvrent les portes de l'enfer."
Surpris par la tranquille assurance du moine, le samouraï rengaina et s'inclina.
- " Ici s'ouvrent les portes du paradis. ", lui dit alors le maître.

Vous pouvez le retrouver dans son contexte ici : http://docteurangelique.forumactif.com/t12907-pourquoi-dieu-veut-il-notre-soumission#430568


En voici un autre très différent sur la patience :

"Un jeune lettré venait d'être reçu au concours de mandarin.
Avant de rejoindre sa première affectation officielle, il organisa une fête avec ses condisciples pour célébrer l'évènement.
Au cours de la soirée, l'un de ses amis, qui était déjà en poste depuis quelque temps, lui donna ce conseil :

– "Surtout n'oublie pas : la plus grande vertu du mandarin est la patience".

Le fonctionnaire novice salua respectueusement son aîné et le remercia chaleureusement pour pour cette précieuse recommandation.

Un mois plus tard, au cours d'un banquet, le même ami lui préconisa encore de bien s'appliquer à la patience.
Notre jeune lettré le remercia avec un sourire amusé.

Le mois suivant, ils se croisèrent dans les couloirs feutrés d'un ministère.
L'aîné attrapa la manche du cadet, le tira vers lui et lui souffla dans l'oreille son sempiternel conseil.
L'autre, contrairement à l'étiquette ouaté qui était de rigueur dans les bâtiments officiels, retira brusquement sa manche de soie et s'écria :

– "Tu me prends pour un imbécile ou quoi ? Voilà trois fois que tu me répètes la même chose !

Pendant qu'un cortège de dignitaires outrés se retournait, le mentor déclara :

– "Tu vois, j'ai bien raison de le répéter. Mon conseil n'est pas si facile à mettre en pratique !"


Pascal Fauliot, "Contes des sages taoistes"
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Dim 23 Oct 2011, 07:28

Bonjour,

L'escargot

"Trois moines se promenaient dans le jardin d'un monastère Zen.

L' un d'eux, voyant dans l'allée un escargot qui risquait d'être écrasé, le prend et le pose dans une plate-bande.
"Voici comment il faut se comporter", dit-il.
"Par notre Amour de tout ce qui est vivant, j'ai sauvé l'escargot."

Le deuxième moine dit : "Très bien mais, si tous agissent ainsi, comme il y a beaucoup d'escargots, il n'y aura plus de légumes, donc plus de monastère, donc plus de moines ; il fallait laisser l'escargot à son Karma."

Le troisième moine dit : "Qui a raison ? Allons demander au maître".

Le premier dit au maître :

"Rencontrant un escargot dans l'allée, je l'ai mis dans une plate bande, parce qu'il risquait d'être écrasé."

"Tu as raison" , lui dit le maître.

– "Non", rétorqua le deuxième, "si tous agissent ainsi, il n'y aura plus de légumes et le monastère pourra fermer ses portes."

– "Tu as raison" , lui dit le maître.

– "Mais enfin, ils ne peuvent avoir raison tous les deux !" dit le troisième.

– "Toi aussi, tu as raison" , dit le maître.


Prajnananda, Propos bouddhique remarquables.
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Sam 05 Nov 2011, 20:16

Bonsoir,

Il était une fois deux explorateurs ...

Il était une fois deux explorateurs qui avaient trouvé une clairière dans la jungle.
Dans la clairière poussaient beaucoup de fleurs et de mauvaises herbes.
Un des explorateurs dit : "Il y a nécessairement un jardinier qui entretien ce jardin."
L'autre n'est pas d'accord : "Il n'y a pas de jardinier."

Ainsi ils dressèrent leurs tentes et organisent une surveillance.
Aucun jardinier n'a jamais été vu.

"Mais c'est peut-être un jardinier invisible ?"

Alors, ils dressèrent une clôture de fil de fer barbelé.
Ils l'électrifièrent.
Ils la surveillent avec des limiers ...
Mais aucun cri ne suggère jamais que quelque intrus ait reçu une décharge.
Aucun mouvement du fil de fer ne trahit jamais un grimpeur invisible.
Les limiers n'aboient jamais ...

Pourtant, le croyant n'est pas encore convaincu : "Mais il y a un jardinier invisible, intangible, insensible aux décharges électriques, un jardinier qui n'a pas d'odeur et qui ne fait pas de bruit, un jardinier qui vient secrètement pour s'occuper du jardin qu'il aime ..."

A la fin, le sceptique désespère : "Mais que reste-t-il de ta première affirmation ?
Et en quoi précisément, ce que tu appelles un jardinier invisible, intangible, éternellement insaisissable, diffère-t-il d'un jardinier imaginaire ou même d'un jardinier qui n'existe pas du tout ?"


Le croyant va alors cueillir une fleur dans le jardin et sans mot dire, l'offre avec un sourire au sceptique toujours accoudé à la clôture :
_"Pourquoi ce geste d'affection ?" demande celui-ci surpris.
_"Pour te demander si tu peux voir cette vieille amitié qui nous lie depuis tant d'années?"
_"Mais non bien sûr !
L'essentiel est invisible pour les yeux, comme disait le Petit Prince !
On ne voit bien qu'avec le coeur !"

_"N'en serait-il pas alors de même de Celui qui avec tant d'amour a fait pousser ce jardin ... ?"

Jean Vernette, Paraboles pour aujourd'hui
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Lun 07 Nov 2011, 01:08

Bonsoir,

Le mendiant royal

J'étais allé, mendiant de porte en porte, sur le chemin du village, lorsque ton chariot d'or apparu au loin, pareil à un rêve splendide et j'admirais quel était ce Roi de tous les rois !

Mes espoirs exultèrent et je pensais : "c'en est fini des mauvais jours !"
Et je me tenais prêt dans l'attente d'aumônes spontanées et de richesses éparpillées partout dans la poussière.

Le charriot s'arrêta là ou je me tenais.
Ton regard tomba sur moi et tu descendis avec un sourire.
Je sentis que la chance de ma vie était enfin venue.

Soudain, alors, tu me tendis la main droite et dis : "Qu'as-tu à me donner ?"
Ah quel jeu royal était-ce là de tendre la main à un mendiant pour mendier !

J'étais confus et demeurais perplexe ; enfin de ma besace je tirai tout doucement un petit grain de blé et je te le donnai.

Mais combien fut grande ma surprise, lorsque à la fin du jour, vidant à terre mon sac, je trouvai un tout petit grain d'or parmi le tas de pauvres grains.

Je pleurai amèrement alors et pensai : "Que n'ai-je eu le coeur à te donner mon tout ..."




Jean Vernette, Paraboles pour aujourd'hui

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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Lun 07 Nov 2011, 19:12

Bonsoir,

"Tout seul"

Cela se passait sur le terrain de jeu d'un Centre de rééducation fonctionnelle pour handicapés.

Jean-François, dix ans, appareillé aux deux jambes, trébuche et tombe par terre.

Passe son éducateur : "Christian, viens me relever !"
_"..."
_"Christian, viens me relever ! "
_"..."

L'éducateur se contente de le regarder avec un grand sourire.

Pleurant et tempêtant, Jean-François commence à s'appuyer sur ses bras, sur son derrière et finit par se remettre debout.
Tout clopinant, il se jette sur Christian qui lui ouvre tout grand ses bras, toujours souriant :

_"Tout seul ! Tu as vu je me suis relevé tout seul !"


Et Jean-François de s'arrêter une seconde.
Puis il lui dit dans un cri :
"Non, pas tout seul ! Tu étais là " ...

_"Oui, Jean-françois, répond Christian.
Et je t'aiderai toujours.
Mais comme ça !"


Jean Vernette, Paraboles pour aujourd'hui


Bon, je vais pas recopier ce livre en entier, ça poserait sûrement des problèmes de droit d'auteur ...
Je le conseille, chaque parabole est accompagnée de citation de la bible et / ou d'autres sources et de commentaires très intéressant.
Je l'ai trouvé d'occasion à prix modique sur le net ...
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Mer 09 Nov 2011, 21:45

Bonsoir,

Vous le verrez marchant dans les nuages :

Un vieux prêtre dit : "Parlez-nous de la religion".
Et le prophète dit :
Ai-je parlé aujourd'hui de quelque autre chose ?
La religion n'est-ce pas tout acte et toute réflexion ?
Et ce qui n'est ni acte ni réflexion, mais un étonnement et une surprise toujours naissant dans l'âme, même lorsque les mains taillent la pierre ou tendent le métier ?
Qui peut séparer la foi de ses actions, ses croyances de ses occupations ?
Qui peut étendre ses heures devant lui, disant,
"Ceci pour pour Dieu et ceci pour moi-même; ceci pour mon âme et ceci pour mon corps ?"
Toutes vos heures sont des ailes qui battent à travers l'espace d'un moi à un moi ...
Et celui pour qui l'adoration est une fenêtre, à ouvrir mais aussi à fermer, n'a pas encore visité la demeure de son âme dont les fenêtres sont ouverte d'une aurore à l'autre.
Votre vie quotidienne est votre temple et votre religion.
Lorsque vous y pénétrez, prenez tout votre être avec vous.
Prenez la charrue et la forge et le maillet et le luth, les choses que vous avez modelé dans le besoin ou pour votre délice ...
Et si vous voulez connaître Dieu, ne soyez pas préoccupé de résoudre des énigmes.
Regardez plutôt autour de vous et vous Le verrez jouant avec vos enfants.
Et regardez dans l'espace ; vous Le verrez marchant dans les nuages, étendant Ses bras dans l'éclair et descendant en pluie.
Vous Le verrez souriant dans les fleurs, puis se levant et mouvant ses mains dans les arbres.

Khalil Gibran

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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Lun 28 Nov 2011, 21:56

Bonsoir,

Ce qui suit n'est pas une parabole, ni un conte mais je voulais vous le faire partager :



"Sois enivré d'amour, car l'amour est tout ce qui existe.
L'amour est d'ordre universel.

Chaque instant qui s'écoule loin de l'amour
Est devant Dieu comme un objet de honte.

Recherche le royaume de l'Amour
Car ce royaume te fera échapper à l'ange de la mort.

Les mœurs de l'amour ignorent les conventions.

Si tu es amoureux de l'amour, si c'est l'amour que tu recherches,
Prends un poignard aiguisé et coupe le cou de la timidité.
Et sache que la réputation est un grand obstacle sur ce Sentier."

(Rûmi – Odes mystiques)
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Dim 04 Déc 2011, 23:58

Bonsoir,

"Ce n'est pas un fardeau, c'est mon frère !"

Sur un sentier raide et pierreux, j'ai rencontré une petite fille qui portait sur son dos son jeune frère.

"Mon enfant", lui ai-je dit, "tu portes un lourd fardeau".

Elle me regarde et me dit : "Ce n'est pas un fardeau, monsieur, c'est mon frère."

Je restai interdit.

Le mot de cette enfant courageuse s'est gravé dans mon coeur.

Et quand la peine des hommes m'accable et que tout le courage me quitte, le mot de l'enfant me rappelle :
ce n'est pas un fardeau que tu portes, c'est ton frère ...


Bulletin de l'Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture.
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Lun 05 Déc 2011, 00:27

Prière d'un fil électrique

Seigneur, moi je suis le fil.
Tu es la prise de courant.

Tant que je reste branché sur Toi,
Un courant d’amour circule en moi.
Mais aussitôt que je me coupe de Toi,
Je suis un fil mort, sans utilité aucune.


Aide le petit fil que je suis
À allumer beaucoup de lampes
Et à inonder de lumière
les cœurs enténébrés.


Permets que je réchauffe les cœurs froids,
Que je perce les cœurs durs
Et que je nourrisse les cœurs
affamés de Toi.


Seigneur, branche mon petit fil
au cœur de tous ceux
Que je rencontrerai aujourd’hui,
Afin de faire passer en eux
le courant d’amour,
Le voltage de l’espérance,
et l’ampérage de la charité.

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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Mar 06 Déc 2011, 21:17

Bonsoir,

Pensée Cherokee :







Un homme âgé dit à son petit fils venu le voir, très en colère contre un ami qui s'était montré injuste envers lui :

"Laisse-moi te raconter une histoire... Un combat a lieu à l'intérieur de moi.
Un combat terrible entre deux loups.
L'un est mauvais : il est colère, envie, chagrin, regret, avidité, arrogance, apitoiement sur soi-même, culpabilité, ressentiment, infériorité, mensonge, vanité, supériorité, et ego.
L'autre est bon : il est joie, paix, amour, espoir, sérénité, humilité, bonté, bienveillance, empathie, générosité, vérité, et compassion.
Le même combat a lieu en toi, et à l'intérieur de tout le monde sur terre."

Le garçon regarde attentivement son grand-père, et lui demande :
"Et lequel des deux l'emporte, grand-père ?"

Le grand-père sourit et répond doucement :
"Celui que tu nourris".


Dernière édition par FreedomForKingKong78 le Mar 15 Mai 2012, 23:36, édité 1 fois (Raison : Ajout texte à la vidéo)
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Dim 12 Fév 2012, 22:34

Bonsoir,


Près de Tokyo vivait un grand samouraï, déjà âgé, qui se consacrait désormais à enseigner le bouddhisme Zen aux jeunes. Malgré son âge, on murmurait qu’il était encore capable d’affronter n’importe quel adversaire.

Un jour arriva un guerrier réputé pour son manque total de scrupules. Il était célèbre pour sa technique de provocation : il attendait que son adversaire fasse le premier mouvement et, doué d’une intelligence rare pour profiter des erreurs commises, il contre-attaquait avec la rapidité de l’éclair.

Ce jeune et impatient guerrier n’avait jamais perdu un combat. Comme il connaissait la réputation du samouraï, il était venu pour le vaincre et accroître sa gloire.

Tous les étudiants étaient opposés à cette idée, mais le vieux Maître accepta le défi.

Il se réunirent tous sur une place de la ville et le jeune guerrier commença à insulter le vieux Maître. Il lui lança des pierres, lui cracha au visage, cria toutes les offenses connues - y compris à ses ancêtres.

Pendant des heures, il fit tout pour le provoquer, mais le vieux resta impassible. A la tombée de la nuit, se sentant épuisé et humilié, l’impétueux guerrier se retira.

Dépités d’avoir vu le Maître accepter autant d’insultes et de provocations, les élèves questionnèrent le Maître :

Comment avez-vous pu supporter une telle indignité ? Pourquoi ne vous êtes-vous pas servi de votre épée, même sachant que vous alliez perdre le combat, au lieu d’exhiber votre lâcheté devant nous tous ?

Si quelqu’un vous tend un cadeau et que vous ne l’acceptez pas, à qui appartient le cadeau ? demanda le samouraï.

A celui qui a essayé de le donner, répondit un des disciples.

Cela vaut aussi pour l’envie, la rage et les insultes, dit le Maître. Lorsqu’elles ne sont pas acceptées, elles appartiennent toujours à celui qui les porte dans son coeur.
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Dim 12 Fév 2012, 22:37

:chapeau:
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Lun 13 Fév 2012, 21:51

Bonsoir,

L'homme & le scorpion.



Un homme a vu un scorpion se noyer et décida de le tirer de l'eau, et lorsqu'il le fit, le scorpion le piqua. Par l'effet de la douleur, l'homme lâcha l'animal qui de nouveau tomba à l'eau en train de se noyer. L'homme tenta de le tirer encore une fois et l'animal le piqua encore.

Quelqu'un qui était en train d'observer se rapprocha de l'homme et lui dit :
Excusez-moi, mais vous êtes têtu ! Ne comprenez vous pas qu'à chaque fois que vous tenteriez de le tirer de l'eau il vous piquera ?

L'homme répondit :
La nature du scorpion est de piquer, et cela ne va pas changer la mienne qui est d'aider.

Alors, à l'aide d'une feuille, l'homme tira le scorpion de l'eau et sauva sa vie et continua :

Ne change pas ta nature si quelqu'un te fait mal ; prends juste des précautions. Les uns poursuivent le bonheur, les autres le créent. Quand la vie te présente mille raisons de pleurer, montre-lui que tu as mille raisons pour sourire. Préoccupe-toi plus de ta conscience que de ta réputation. Parce que ta conscience est ce que tu es, et ta réputation c'est ce que les autres pensent de toi...

Et ce que les autres pensent de toi... c'est leur problème.

(source inconnue)
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Lun 13 Fév 2012, 22:15

Thumright
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bigsam68



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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Lun 13 Fév 2012, 23:34

Histoire de mettre un peu mon grain de sel, je vous propose une histoire talmudique :sage:

"Un jour, comme le raconte le Talmud, Rabbi Akiva arrive dans un village. Personne ne l'invite à passer la nuit. Il prend acte de l'inhospitalité des lieux et part se réfugier su une colline avoisinante ou il s'installe dans un campement précaire. Seul dans un bois, en pleine nuit, il a pour toute fortune un ane sur lequel poser ses affaires, un coq qui lui permet de se réveiller le matin et une chandelle qu'il allume la nuit pour étudier la Torah. Non seulement la solitude est une épreuve pour Rabbi Akiva, mais la malchance semble s'accrocher sur lui. Un vent violent se lève et éteint sa chandelle. Il se trouve alors dans l'impossibilité d'étudier, une souffrance terrible pour un sage d'une telle envergure. A peine la chandelle est-elle éteinte qu'une belette passe, se jette sur le coq et le dévore. Rabbi Akiva n'a plus de réveille-matin! Cela lui aurait sans doute suffi mais le sort s'acharne: une bête sauvage attaque son ane et le tue. Ne reste plus pour Rabbi Akiva que l'angoisse d'être là, seul, ses deux compagnons si précieux perdus, dans l'incapacité de lire, réciter et apprendre des versets de Torah. Mais, au lieu de se désespérer, il ne cesse de répéter que tout ce que Dieu fait, c'est pour le bien.

Le lendemain, il append qu'une bande de pillards a dévasté le village pendant la nuit, provoquant dégats et désolation. Retour en arrière: revoyons, avec Rabbi Akiva, les évènements de la nuit précédente. La chandelle éteinte lui a évité d'être repéré dans la nuit. Il doit donc la vie sauve à ce vent violent. Les animaux auraient sans doute attiré l'attention des pillards s'ils n'avaient pas été tués. Rabbi Akiva doit donc sa survie à tous ces évènements qui, sur l'instant, l'ont interpellé. Tout ce que Dieu fait, c'est pour le bien, dira-t-il à nouveau"

(Extrait de l'ouvrage "Rien ne vaut la vie" du grand rabbin de France Joseph Sitruk)
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Olivier le chercheur



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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Mar 14 Fév 2012, 09:22

Magnifique Smile merci à tous I love you
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Mer 22 Fév 2012, 17:24

Bonjour,


La charrue en or :

"Il était une fois Salomon le Sage qui était conseiller à la cour du roi.
Dans tout le pays, la sagesse de Salomon inspirait le respect.
Mais, un jour, Salomon le Sage se lassa de la vie royale.
Il sortit du palais du roi et s'en alla par la route.
Personne ne savait où il allait.

Sans son conseiller pour l'épauler, le roi avait peur de prendre des décisions.
Il envoya ses serviteurs à la recherche de Salomon le Sage.
On pensait qu'il voyageait anonymement dans tout le pays mais personne ne savait comment le retrouver.

Enfin le roi mit au point un test.
Il avait une charrue toute faite d'or.
Il envoya alors ses hommes montrer la charrue dans toute la campagne.
Partout où ils allaient, ils disaient :
"le roi lance un défi ! Il parie que personne dans ce pays ne peut deviner la valeur de cette charrue en or !"

Tout le monde vint essayer de deviner la vraie valeur de la charrue.
Chacun proposait sa propre estimation mais personne ne donnait la bonne réponse.

Enfin les serviteurs s'approchèrent d'un pauvre homme assis au bord de la route.
Il mangeait un croûton de pain et avait l'air d'être un mendiant.
Pourtant à lui, ils lui demandèrent aussi :
"Aimerais-tu deviner la valeur de la charrue en or du roi ?"

L'homme leva les yeux. Puis il les baissa de nouveau.
"Voulez-vous vraiment connaître la valeur de votre charrue ?
_Oui, oui ... Bien sûr !
_Et bien, voilà ce que je peux vous dire, dit l'homme, s'il ne pleut pas, votre charrue ne vaut même pas mon croûton de pain."


Les hommes du roi se regardèrent, ils comprirent combien cette réponse était sage.
"Voici sûrement Salomon le Sage !" se dirent-ils.
Alors, ils le ramenèrent auprès du roi et le pays fut de nouveau gouverné avec sagesse."



Conte de Roumanie, tiré du livre Soignons notre terre, 41 contes des 4 coins du monde
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Mer 22 Fév 2012, 17:27

Citation :
Seigneur, branche mon petit fil
au cœur de tous ceux
Que je rencontrerai aujourd’hui,
Afin de faire passer en eux
le courant d’amour,
Le voltage de l’espérance,
et l’ampérage de la charité.

Very Happy cheers fleur 6
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Mar 28 Fév 2012, 13:09

Bonjour,


Le chevalier au barizel


C'était un chevalier qui avait bataillé dans tous les coins et recoins du royaume.
Lorsqu'un jour, dans une escarmouche, un trait d'arbalète avait traversé sa cuisse et failli mettre fin séance tenante à ses jours et à ses exploits guerriers.

En un éclair il entrevit le paradis mais bien lointain et hors de sa portée.
Et l'enfer à la gueule brûlante toute proche, prête à l'engloutir.
Car il avait oublié depuis longtemps ses promesses de preux chevalier, et s'était peu à peu transformé en un soudard impénitent, tuant allègrement son prochain, pillant à l'occasion et violant pour faire bonne mesure.

Rempli d'un effroi salutaire, il jette là heaume, épée et gantelet de fer et se dirige vers l'ermitage d'un moine réputé pour sa sainteté, tout au fond de la forêt.

_Mon père, je voudrais recevoir le pardon de mes fautes, car j'ai grand peur pour le salut de mon âme !
Je ferai la pénitence que vous m'indiquerez, aucune ne me fait peur !

_Eh bien, mon fils, répond l'ermite, allez simplement me remplir d'eau ce barizel, ce petit baril et rapportez-le moi.

_Vous vous moquez !
C'est une pénitence d'enfant ou de manant !
gronde le chevalier point trop converti qui lève un poing menaçant pour frapper le moine.
Mais la vision de l'enfer et des diablotins grimaçants lui revient brusquement en mémoire.
Aussi tout en grommelant prend-il le baril sous le bras et se dirige-t-il vers la rivière toute proche.

Stupéfaction, le barizel plongé dans le courant refuse de se remplir !

_C'est sortilège magique, rugit le pénitent ! Mais j'en viendrai à bout !

Il se dirige vers une source qui se jette dans le cours d'eau : le barizel refuse derechef de se remplir.
Furibond, il gravit en courant la colline et se précipite vers le puits du village.
Peine perdue !

Un an plus tard, le vieux moine voit arriver à la porte de son ermitage un pauvre hère en haillons, les pieds ensanglantés, un baril vide sous le bras.

_Mon père, dit le chevalier - car c'était lui - d'une voix douloureuse, j'ai couru tous les fleuves et toutes les sources du pays.
Je n'ai pu remplir votre barizel ...
Maintenant, c'est sûr, vous ne me pardonnerez pas mes péchés.
Hélas ! Me voilà damné pour toujours ! Ah ! Mes péchés, mes lourds péchés que j'ai commis, que je les regrette !


Et des pleurs coulent de ses yeux, sur son visage creusé.
Mais voici qu'une larme tombe dans le barizel.
D'un seul coup celui-ci se remplit alors à ras bord, et déborde de la plus belle eau pure que la terre ait jamais vue.

Une seule larme de repentir ...


Légende du Moyen-Age.
( Parabole pour aujourd'hui, Jean Vernette.)
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Mer 29 Fév 2012, 12:46

Bonjour,


Conte juif

Un vieux rabbin demandait une fois à ses disciples à quoi l'on peut reconnaître le moment où la nuit s'achève et où le jour commence.

_Est-ce lorsqu'on peut sans peine distinguer de loin un chien d'un mouton ?

_Non, dit le rabbin.

_Est-ce quand on peut distinguer un dattier d'un figuier ?

_Non, dit le rabbin.

_Mais alors, quand est-ce donc ? demandèrent les élèves.

Le rabbin répondit :

_C'est lorsqu'en regardant le visage de n'importe quel homme, tu reconnais ton frère ou ta soeur.
Jusque là, il fait encore nuit dans ton coeur.




( Parabole pour aujourd'hui, Jean Vernette.)
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Mer 29 Fév 2012, 14:24

Voilà une parabole que je met souvent en relation avec nos débat et désaccord théologique, c'est en échangeant nos point de vue et nos opinions, qu'on pourra comprendre qu'es un éléphant ;)  


Citation :
 
Des Hindous avaient amené un éléphant; ils l'exhibèrent dans une maison obscure. Plusieurs personnes entrèrent, une par une, dans le noir, afin de le voir. Ne pouvant le voir des yeux, ils le tâtèrent de la main. L'un posa la main sur sa trompe; il dit : "Cette créature est telle un tuyau d’eau". L'autre lui toucha l'oreille : elle lui apparut semblable à un éventail. Lui ayant saisi la jambe, un autre déclara : "L'éléphant a forme de pilier". Après lui avoir posé la main sur le dos, un autre dit : "En vérité, cet éléphant est comme un trône." De même chaque fois que quelqu'un entendait une description de l'éléphant, il la comprenait d'après la partie qu'il avait touché. Leurs affirmations variaient selon ce qu'ils en avaient perçu : l'un appelait dal, l'autre alif.
Si chacun d'eux avait été muni d'une chandelle, leurs paroles n'auraient pas différé. L'oeil de la perception est aussi limité que la paume de la main qui ne pouvait cerner la totalité (de l'éléphant).
 


N'est-ce pas là  une jolie métaphore ? 


Olivier 
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Jeu 01 Mar 2012, 20:49

Bonsoir,

Olivier le chercheur a écrit :
Citation :
N'est-ce pas là une jolie métaphore ?

Il me semble l'avoir déjà vu dans un post précédent, joliment imagée et très évocatrice, je l'apprécie ^^


Apprends-moi à dire : "C'est toi"


Lorsque l'adolescente nocturne fut arrivée devant la cabane dont la seule issue sur le dehors était une porte si exiguë que seul un corps glorieux aurait pu se glisser dans son ouverture, elle entendit dans le silence de l'aube, sangloter à l'intérieur celui qui la pleurait comme on pleure les morts.

Et elle frappe à la porte et la voix demande de l'intérieur :

_Qui est à la porte ?

Elle répondit :

_C'est moi.

Alors, il y eut un grand silence, et les arbres eux-mêmes cessèrent leur murmure et ne laissèrent plus fuser les premières notes des oiseaux chanteurs.

Mais la voix ne répondit pas de l'intérieur et la porte exiguë ne s'ouvrit pas ...

Alors l'adolescente s'enveloppa du voile de la méditation et, sans une plainte, sans un soupir, elle s'étendit à terre devant la porte.

Et toute la journée et toute la nuit, elle resta étendue, la tête enfoncée dans le voile de la méditation, et elle mûrissait ainsi en son coeur la notion essentielle qui veut que les privilégiés de l'amour meurent d'abord complètement à eux-mêmes avant de se présenter devant l'Amour.

C'est pourquoi, prête désormais à aborder la porte, elle se leva et alla d'abord s'abluer à la rivière, puis d'un pas assuré, elle revint vers la cabane et heurta la porte.

Et la voix demanda de l'intérieur :

_Qui est à la porte ?

Et l'adolescente répondit :

_C'est toi.

Et la porte s'ouvrit d'elle-même ...

Et le reste est le mystère des privilégiés de l'Amour ...


Légende arabe


(Parabole pour aujourd'hui, Jean Vernette.)
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Jeu 01 Mar 2012, 22:00

Dans la nuit de Noël, j'eus un songe. J'ai rêvé que je cheminais sur la plage en compagnie du seigneur et que, dans la toile de ma vie, se réfléchissaient tous les jours de ma vie. J'ai regardé en arrière et j'ai vu que jusqu'à ce jour, où le film de ma vie se déroulait, surgissaient des traces sur le sable. L'une était mienne, et l'autre était celle du Seigneur.

Ainsi, nous continuions à marcher jusqu'à ce que tous mes jours fussent achevés. Alors, je me suis arrêté, j'ai regardé en arrière, j'ai retrouvé alors qu'en certains endroits, il y avait seulement une empreinte de pieds. Et ces lieux coïncidaient justement avec les jours les plus difficiles de ma vie, les jours de plus grande angoisse et de plus grande peur et de plus grande douleur.

J'ai donc interrogé: Seigneur, tu m'as dit que tu étais avec moi tous les jours de ma vie. Et j'ai accepté de vivre avec toi. Mais pourquoi m'as-tu laissé seul dans les pires moments de ma vie? Et le seigneur répondit: Mon fils, je t'aime, j'ai dit que je serais avec toi durant toute la promenade et que je ne te laisserais pas une minute? Et je ne t'ai pas abandonné. Les jours où tu as vu à peine une trace sur le sable, furent les jours où je t'ai porté.

Adémar De Barros poète brésilien
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Jeu 01 Mar 2012, 22:01

Very Happy
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Jeu 01 Mar 2012, 22:23

Un jour un reportage eut lieu devant la maison de l'ancien du village.

Bonjour monsieur,100 ans aujourd'hui c'est extraordinaire,quel est votre secret?
C'est très difficile,pas de cigarette,pas d'alcool,pas de fête...enfin,tout une hygiène de vie.

Puis,un vacarme se fit entendre a l'intérieur de la maison.

Mais,qu'est ce que c'est?
Ho,ça c'est mon père qui a encore trop bu et qui court derrière la bonne.

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le plombier



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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Ven 02 Mar 2012, 20:37

Légende de saint Andiu de la Galinière



Andiu (ou Andieu, ou Andiou) naquit dans une modeste chaumière, et sa vie fut employée aux humbles et pénibles travaux de la terre ; il conduisait la charrue dans les champs de la Galinière, métairie située près de Béziers, sur la route de Murviel. Très tôt, de grandes vertus le désignèrent à l’admiration de ses contemporains auxquels il apparut marqué du sceau de la sainteté, non pour sa science théologique mais pour son esprit de pénitence, sa piété, sa charité.

Dès son lever, qui devançait tous les jours l’aurore, il adressait au ciel de ferventes prières, demandant le salut de tous avant le sien. Le bruit du monde mourait au seuil de sa demeure. Au milieu des champs il entonnait un cantique, rendant grâce pour toute chose à Dieu, ou bien il chantait une de ces ballades plaintives qui charmaient nos aïeux. La légende rapporte que son corps était léger, son âme planait au-dessus de la terre, que naïve était sa pensée, grande était sa chasteté, qu’il était plein d’une ardeur extatique remarquable et qui a quelque chose de commun avec cette force mystérieuse qui soulève les poètes quand leur émotion se traduit par de sublimes élans.

Mais voilà que, tout à coup, il s’arrête, suspend son travail et s’éloigne du sillon qu’il trace. C’est qu’il vient d’apercevoir un homme malheureux et fatigué : un pauvre serf maltraité par son seigneur. Le modeste travailleur appelle son infortuné compagnon, l’interroge et cherche à adoucir le poids de ses chaînes. Il lui fait entrevoir un bonheur qui n’est pas de ce monde et lui promet, après les souffrances terrestres, un repos éternel. Il lui parle du ciel avec une foi qui ravit son rustique auditeur. Puis, pour faire fructifier ses consolations dans l’esprit de l’infortuné, Andiu lui présente son barralet rempli d’un antidote très efficace contre les peines morales. On désignait ainsi, dans le Midi, un petit bidon en bois affectant la forme d’un tonneau, d’une contenance de un ou plusieurs litres, dans lequel les travailleurs mettaient le vin.



Plus loin, un pèlerin, accablé de fatigue, se traînant vers Béziers, s’offre à ses yeux. Andiu l’arrête, l’invite à s’asseoir sur le gazon et écoute avec intérêt les pieuses légendes que l’étranger apporte d’Orient et, qu’aidé du charmant barralet, il embellit de miracles dignes d’une grande foi. La tradition rapporte encore que des bourgeois, des chevaliers même et de hauts barons étanchèrent leur soif au miraculeux barralet. Elle dit aussi que de gentes demoiselles voulurent bien, par curiosité peut-être, appliquer leurs lèvres au même barralet.
Ce barralet était tout petit, mais toujours plein. Comment, sans cette inappréciable qualité, aurait-il pu satisfaire les nombreuses personnes qui lui demandaient un réconfortant secours ? Grande fut souvent la surprise des pèlerins, en voyant qu’un si modeste récipient pût apaiser l’immensité de leur soif et surtout, miracle pus grand encore, en maintenant toujours son contenu au même niveau.

Quelques envieux avaient fini par faire croire au maître d’Andiu que celui-ci prodiguait son vin aux passants et que le valet risquait de le ruiner. Ce maître crédule alla un jour surprendre son serviteur, pendant qu’il prenait son champêtre repas au pied d’un tertre, derrière un buisson. « J’ai soif », lui dit-il ; « voudrais-tu me laisser boire à ton barralet ? » Andiu lui répondit : « Très volontiers, maître ».

Le maître reconnut toute la fausseté des calomnies dirigées contre son fidèle domestique, quand il fut convaincu que le barralet ne désemplissait pas. Hélas ! Un jour vint où les champs de la Galinière furent silencieux et tristes ; nulle voix ne se mêla plus, dès le matin, à celle des oiseaux pour chanter la louange de Dieu. On ne vit plus le laboureur, ni ses pacifiques bœufs. En vain chercha-t-on du regard ce saint homme qui savait donner de si bons conseils, qui prodiguait une si réconfortante liqueur, qui s’entendait si bien à relever l’espérance et la foi.

Il ne devait plus reparaître dans les champs fertilisés par les sueurs. Le saint s’était affaibli, la vie avait abandonné son corps. Désormais, il était dans l’éternel repos. La nuit était venue, ses compagnons dormaient ; une lampe brûlait seule, suspendue au mur noirci ; le saint était étendu sur la terre nue. Il souleva un instant, pour regarder le ciel, sa tête qui retomba sur un oreiller de pierre. Il n’était plus.

Tout à coup, dans Béziers, une sourde rumeur circule. Les cloches de Saint-Aphrodise firent entendre, dans la nuit, leur son argentin, sans qu’aucun homme ne les agitât et, prodige qu’on ne croirait pas, si la tradition ne le rapportait en termes formels, les sons étaient devenus aussi doux, aussi flûtés que les notes d’un orgue. On distinguait ces mots prononcés dans leur langage aérien :

Andiu es mort.
Es mort à la Galinhero
(Andiu est mort.
Est mort à la Galinière)


Une voix demandait : « Ount es (Où est-il) ? » ; une autre répondait : « Darres uno peyro (Derrière une pierre) ». Les premiers qui les entendirent n’en croyaient pas leurs oreilles : ils s’imaginaient rêver. Cette mystérieuse lamentation, sans cesse répétée par les cloches, frappa les esprits. Les prêtres et les fidèles se précipitèrent en foule vers la Galinière. A la faveur d’une clarté céleste, on s’approcha du saint. L’expression de son visage offrait l’image de la paix, une auréole brillait autour de sa tête.
Hélas ! Il se trouva des gens qui purent conserver, dans ce moment solennel, des idées temporelles. Depuis longtemps, la paroisse de Saint-Nazaire et celle de Saint-Aphrodise étaient en lutte pour savoir de laquelle des deux devait dépendre la ferme de la Galinière. Les deux parties convinrent de s’en rapporter au jugement de Dieu. Le corps du saint fut respectueusement placé sur un chariot traîné par ses bœufs. On décida que la Galinière appartiendrait à l’église où ils se rendraient d’eux-mêmes.

On vit, sous la conduite de deux anges, les bœufs, portant des torches allumées au bout de leurs cornes, se diriger vers l’église Saint-Aphrodise, y faire leur entrée et s’arrêter devant le maître-autel. Selon la légende, c’est par là que Dieu, manifestant sa volonté, termina ce différend qui, pour devenir éternel, n’aurait eu besoin que des longueurs de notre procédure. Saint Andiu fut choisi comme patron des muletiers et des charretiers.

http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article2005

Jacques. ange1
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Sanctus Germanus



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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Dim 04 Mar 2012, 22:36

Vous connaissez la chanson?

Le roi, la reine et le petit prince sont venus chez moi. Je n'étais pas là pour serrez la pince.

Qui sont-ils? Le roi et la reine, c'est Jésus et Marie. Le petit prince, c'est Joseph.

http://www.youtube.com/watch?v=noo1_wUGsIU
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Mar 15 Mai 2012, 22:44

Bonsoir,



Parabole de la flèche empoisonnée
Citation :

"Suppose, Mâlunkyâputta, qu’un homme soit blessé par une flèche fortement empoisonnée.
Amis et parents amènent le chirurgien, mais l’homme s’exclame : " Je ne laisserai pas retirer cette flèche avant de savoir qui m’a blessé : si c’est un guerrier, ou un brahmane, ou un marchand ou un artisan ?
" Puis il dirait : " Je ne laisserai pas retirer cette flèche avant de savoir qui m’a blessé: quel est son nom ?
Quelle est sa famille ?
Cet homme qui m’a blessé est-il grand, petit ou de taille moyenne, est-il noir, ou brun, ou de couleur d’or ?
D’où vient cet homme qui m’a blessé : de quel village, de quelle ville, de quelle cité ?
Avec quelle sorte d’arc il a tiré sur moi ?
Quelle sorte de corde a été employée sur l’arc : était-elle en coton, en roseau, en chanvre ou en écorce, un tendon ?
De quelle manière était faite la pointe de la flèche : était-elle en fer ou d’une autre matière ?
Quelles plumes ont été employées pour la flèche ? "

[...] Ô Mâlunkyâputta, cet homme mourrait sans le savoir.
De même, si quelqu’un dit : " Je n’adopterai pas une conduite pure sous la direction du Bienheureux tant qu’il ne m’aura pas expliqué si l’univers est éternel ou non éternel, si l’univers a une limite ou s’il est sans limite [...] ", il mourra avec des questions laissées sans réponse par le Tathâgata.
La vie dans la conduite pure ne dépend pas des opinions : " L’univers est éternel.
L’univers est non éternel ", etc.
Bien qu’il existe une opinion selon laquelle l’univers est éternel et une opinion contraire, il existe avant tout la naissance, la vieillesse, la mort, le malheur, les lamentations, la douleur, la peine, la détresse.
Moi, j’enseigne leur cessation ici-bas, dans cette vie même.
[...]Ainsi, ô Mâlunkyâputta, qu’ai-je expliqué ?
J’ai expliqué la souffrance.
J’ai expliqué la cause de la souffrance.
J’ai expliqué la cessation de la souffrance.
J’ai expliqué le chemin qui mène à la cessation de la souffrance.
Pourquoi cela, ô Mâlunkyâputta ?
Parce que c’est utile, fondamentalement lié au but de la conduite pure, que cela conduit au renoncement, au détachement, à la cessation, à la tranquillité, à la vue profonde, à la réalisation complète, au nirvâna.
C’est pour cela que je les ai expliquées."



Extrait d’un sutra du Cûlamâlunkyâsutra, canon pâli.
(Traduction de Philippe Cornu.)
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Mer 16 Mai 2012, 08:11

Bonjour,


▪ Le chemin de Compassion



Un jour, Siddhârta le futur Bouddha Shakyamuni quitta Rajagriha pour rejoindre les pieds de la montagne où beaucoup d’ermites et sages demeuraient.
Sur son chemin, il vit de la poussière tomber de la montagne et le bruit d’animaux qui se trémoussaient.
Il s’approcha des lieux, et vit un large troupeau de moutons et de chèvres se déplaçant comme un banc de nuages.
Ils étaient conduits inévitablement vers la ville. Derrière le troupeau, un petit agneau traînait, sautant avec peine, une de ses pattes était blessée et saignait.
Siddhârta avait remarqué ce petit agneau et sa mère qui marchait devant et regardait constamment derrière elle inquiète pour sa progéniture.
Son coeur était rempli de pitié.
Alors Siddhârta prit le petit agneau à la patte blessée dans ses bras, le caressait doucement en marchant derrière le troupeau.

Quand il vit les bergers, il demanda,’ Où conduisez-vous ce troupeau?
Il devrait normalement être ramené dans la soirée !
Pourquoi les conduisez-vous à midi ?’
Les bergers répliquèrent :’Le Roi tient un grand sacrifice aujourd’hui, et on nous a ordonné d’amener chacun, une centaine de moutons et de chèvres à la ville pour midi.’
Siddhârta dit : ‘ Je vais partir avec vous.’
Il porta le petit agneau dans ses bras tout le temps du chemin vers la ville.
Marchant derrière le troupeau de moutons, Siddhârta atteignit la ville; puis se dirigea vers le palais, où le sacrifice se tenait.

Le roi et un groupe de prêtres du culte de l’adoration du feu chantaient des hymnes, tandis qu’un énorme feu brûlait sur l’autel.
Ils étaient sur le point de tuer le troupeau en sacrifice, mais quand le chef des adorateurs du feu brandit son épée pour trancher la tête du premier mouton, Siddhârta se mit en branle rapidement et l’arrêta…
D’une façon grave et solennelle, Siddhârta…. dit au roi Bimbisara : ‘ Votre majesté, ne laissez pas ces adorateurs détruire la vie de ces pauvres animaux.’
Alors, il s’adressa aux gens témoins qui se tenaient autour, par ces mots : ‘ Toutes les créatures s’accrochent à la vie.
Pourquoi des gens devraient exercer autant de force brutale à l’encontre de ses animaux amicaux ? La souffrance de la naissance, de la vieillesse, de la maladie et de la mort emporteront naturellement leurs vies chéries.’
Siddhârta continua : ‘ Si les êtres humains recherchent la miséricorde, ils doivent montrer de la miséricorde parce que, en accord avec la loi de cause à effet, ceux qui tuent, en retour, seront tués.

Si nous souhaitons le bonheur dans le futur, nous ne devons commettre aucun mal à l’encontre de toute forme de créature.
Quiconque répand les graines de la tristesse et de l’agonie, fera sans doute l’expérience de ce qu’il a répandu.
La manière dont Siddhârta parlait était paisible, digne et pleine de Compassion, ainsi que déterminée et puissante.
Il changea complètement l’intention et la croyance du Roi et des donateurs du feu.

Alors le roi Bimbisara demanda à Siddhârta de rester dans son pays pour enseigner aux gens comment être miséricordieux…
Siddhârta était profondément reconnaissant, mais puisqu’il n’avait pas encore atteint son objectif de réaliser l’ Éveil complet, il déclina l’invitation et partit ».



Extrait d’une biographie picturale du Bouddha Shakyamuni.
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Ven 18 Mai 2012, 22:02

Bonsoir,


Le secret de Jim

Chaque jour à midi, un misérable vieil homme entre dans l'église et en ressort quelques minutes plus tard.
Un jour, le sacristain lui demande ce qu'il vient faire (car l'église possède des meubles de valeur...)

-je viens prier.
-ce que je ne comprends pas, rétorque le sacristain, c'est que vous puissiez prier aussi rapidement.
-Oh, vous savez, je suis bien incapable de réciter une longue prière.
Mais, tous les jours à midi, je rentre dans cette église et je dis seulement : "Jésus, c'est Jim".
Une minute après, je m'en vais.
Ce n'est qu'une toute petite prière, mais je suis certain qu'Il m'entend.

Quelques jours plus tard, à la suite d'un accident, Jim est transporté à l'hôpital.
Et là, dans la salle commune, il exerce une extraordinaire influence autour de lui : les malades grincheux deviennent joyeux et souvent des rires fusent dans la pièce.
Un jour la sœur infirmière lui fait part de son étonnement :

-Jim, les malades estiment que vous êtes responsable du changement survenu dans cette salle.
Ils disent que vous débordez continuellement de joie.
-C'est vrai, ma sœur.
Je ne peux pas m'empêcher d'être joyeux ; voyez-vous, c'est grâce à celui qui me rend visite chaque jour.
Cela me rend heureux.
-Votre visiteur ?" La sœur est médusée.

Elle a pourtant bien remarqué que la chaise contre le lit de Jim reste toujours vide.
Jim est un vieux solitaire sans aucune relation.

-"Votre visiteur ? mais quand vient-il ?
-Mais tous les jours, répond Jim les yeux brillants. Oui, chaque jour à midi il vient.
Il se tient aux pieds de mon lit.
Je le vois et il me dit en souriant : Jim, c'est Jésus."


Moralité :

La prière est une rencontre intime avec Jésus, dans la fidélité quotidienne ;
Jésus se manifeste à celui qui l'aime en lui faisant sentir sa présence ;
cette présence rend profondément heureux ;
ce bonheur est communicatif.

Tiré de : ta prière... un secret d'amour ! Par Jean-Marc Bot, Ed le sarment fayard.
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Sam 19 Mai 2012, 20:45

Bonsoir,


Le Grand Passage


C'est l'histoire de Myriam qui discute avec Thomas, son jumeau...

— On est bien installé ici, mais tu sais... ce sera encore mieux plus tard, après le passage vers l'au- delà !

— Quel au-delà ?
Il n'y a rien après...
Après ce passage- là, c'est la mort.
Tu crois encore au Père Noël, ma pauvre Myriam !

— Bien sûr que non.
Mais notre vie ici-bas n'a de sens que pour nous préparer à la vraie vie, celle qui nous attend plus tard.
Et c'est d'ailleurs pour cela que nous devons grandir et prendre des forces.
A quoi sert de vivre si tout s'achève ici, Thomas ?
Tu ne crois pas qu'il pourrait y avoir une autre vie après cela ?

— Moi je ne crois que ce que je vois.
Et d'ailleurs personne n'est revenu pour nous dire ce qu'il y a après ce passage sombre...
Tu y crois à l'au-delà, toi ?

— Naturellement que j'y crois, mon pauvre Thomas !
C'est pour cela qu'on est ici : il y a une vie après cela , et même que ce sera bien mieux...

— Ah bon ? Et il sera comment ce nouveau monde ?

— Ça, on ne peut pas le savoir exactement.
Mais ce qui est sûr déjà, c'est qu’il y aura plus de lumière qu’ici.
Et on verra plein d'autre choses éblouissantes...

— N'importe quoi, Myriam !
Cela n'a aucun sens.
L'univers se limite à ce monde que nous pouvons voir et toucher autour de nous.

— Moi, parfois j'entends comme une voix qui nous parle, très doucement, comme le battement d'un cœur ; et j'imagine que quelqu'un nous attend de l'autre côté, que nous verrons un jour son visage plein de tendresse, face à face...

— Pauvre Myriam, tu es trop naïve. Quelle forme pourrait avoir une telle vie ?
On t'a bourré le crâne avec des histoires de bonnes femmes.
Pourquoi pas une mère ou un Père qui nous attendrait, pendant que tu y es ?


— Écoute Thomas, moi je n'ai aucun doute là dessus : il y a une vie après l'accouchement ! Nous ne sommes que deux petits fœtus jumeaux, mais il existe un autre monde, plus vaste que la bulle amniotique où nous discutons depuis des mois.


— Cela n'a aucun sens.
Comment quelqu’un peut- il croire à une vie après cela ?
Il n'y a rien après les cris déchirants de l’accouchement.
La naissance c'est notre mort. Tout le monde sait cela.


— Et si notre mort était la vraie naissance ?
Comme disait la petite Thérèse : « je ne meurs pas, j'entre dans la vie... »


— Arrête un peu avec ces sornettes.
Tu respirerais comment sans placenta ?


— Ce sera sûrement totalement différent, mais ce doit être possible, et nous nous y habituerons.
Peut- être par exemple que nous pourrons manger avec notre bouche, courir avec nos jambes ?..


— Courir, comme dans les rêves ?
Ce n’est pas possible, comment tiendrais-tu debout ?

Et une bouche pour manger, quelle image ridicule !
Tout le monde sait bien que c'est par le cordon ombilical que nous nous nourrissons.

Et puis c’est tellement évident que ce cordon ombilical ne peut nous conduire nulle part, tellement il est court !


— Homme de peu de foi...


— J 'en ai assez entendu, Myriam. Arrêtons là cette discussion stérile.
Tu crois ce que tu veux, mais moi je te répète simplement ce que tout le monde peut remarquer : avec l’accouchement finit la vie.
C’est aussi simple que cela. L'horizon n'est rien de plus qu’une grand trou noir.


— C'est vrai qu'on a bien du mal, quand on est ici, à se représenter ce que sera notre vie au delà de la naissance.
Mais je suis sûr qu'on découvrira le merveilleux sourire de ceux qui nous ont transmis leur vie par pur amour.

— Ça y est, Myriam recommence à délirer sur des parents créateurs...
Nous ne sommes qu'un amas de cellules avec des réactions biochimiques, purs produits de l'évolution.
Rien de plus.
Je sais bien que certains embryons rêvent d'avoir un Père ou une mère. Mais où la vois-tu cette maman ?


— Elle est tout autour de nous, Thomas.
Nous vivons en elle et par elle.
Sans son amour, nous n’existerions pas.


— Ouvre les yeux ! Moi je n’ai pas vu le moindre bout de maman ici.


— Quelquefois, quand apparaît un moment calme, nous pouvons percevoir un chant bienfaisant.
Je n'ai pas peur de naître, car je suis sûr que c’est alors que la vraie vie commence.
Tu verras, toi aussi Thomas...
Je prie pour que tu aies la Foi.



Père Hervé Tabourin, Sainte Croix de Riaumont




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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Dim 20 Mai 2012, 22:20

Bonsoir,


Dieu et le Barbier

Un homme entra dans un salon de coiffure pour se faire couper les cheveux et tailler sa barbe comme il le faisait régulièrement.
Il entama la conversation avec le barbier.
Ils discutèrent de sujets nombreux .

Soudain, ils abordèrent le sujet de Dieu.
Le barbier dit :

_"Écoute, je ne crois pas que Dieu existe comme tu le dis.

_"Pourquoi dis-tu cela ?"
répondit le client.

"Bien, c'est facile, tu n'as qu'à sortir dans la rue pour comprendre que Dieu n'existe pas. Dis-moi, si Dieu existait, y aurait-il tant de gens malades?
Y aurait-il tant d'enfants abandonnés?
Si Dieu existait, il n'y aurait pas de souffrance ni de peine.
Je ne peux imaginer un Dieu qui permet toutes ces choses."


Le client s'arrêta un moment pour penser mais il ne voulut pas répondre pour éviter toute confrontation, et peut-être aussi pour que le barbier ne risque pas de le taillader par un faux mouvement dans l'ardeur de la discussion !

...
Le barbier termina son travail et le client sortit du salon.

Tout de suite après sa sortie, il vit un homme dans la rue avec de longs cheveux et une barbe (il semblait bien qu'il avait été longtemps sans s'être occupé de lui-même car il avait l'air vraiment négligé).

Le client retourna donc dans le salon et dit au barbier:

_" Tu sais quoi ? Les barbiers n'existent pas.

_" Comment ça, les barbiers n'existent pas? " demanda le barbier.
" Ne suis-je pas ici et ne suis-je pas un barbier moi-même? "

_"Non!" s'écria le client.
Ils n'existent pas parce que s'ils existaient, il n'y aurait pas de gens avec de longs cheveux et la barbe longue comme cet homme qui marche dans la rue."


_ "Ah, les barbiers existent. Ce qui arrive, c'est que les gens ne viennent pas à moi."

_"Exactement!" affirma le client.
" Tu l'as dit : Dieu existe.
Ce qui arrive c'est que les gens ne vont pas à LUI et ne LE cherchent pas, c'est pourquoi il y a tant de souffrance dans le monde."


N'accusons pas Dieu, mais accusons-nous plutôt nous-mêmes qui avons fichu la pagaille dans le plan d'amour de Dieu sur nous.
Nous le retirons de partout, de notre constitution, de nos lois, de notre politique, de nos écoles, de nos facultés, de nos hôpitaux, de nos familles, de nos médias, de nos loisirs...
et nous nous étonnons de ce que tout marche mal ?
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Lun 21 Mai 2012, 21:27

Bonsoir,


Le ciel ou l'enfer


"Un jour, il y a très longtemps, un vieil homme reçut, on ne sait trop comment, la faveur étrange de visiter le ciel et l'enfer.

Arrivé à l'endroit où se trouvait l'enfer, il fut impressionné de voir des êtres, hommes et femmes d'une maigreur extrême, installés autour d'un gigantesque plat de riz parfumé et appétissant.
Ils mourraient malheureusement de faim car il n'avaient pour manger que d'immenses fourchettes ou cuillères longues comme les avirons d'une barque.

Effrayé, il partit en courant vers l'endroit où se trouvait le ciel.
Le même gigantesque plat de riz parfumé et appétissant faisait le bonheur d'hommes et de femmes, resplendissants de joie et de santé, car chacun, avec sa fourchette ou sa cuillère immenses, donnait à manger à celui qui se trouvait en face de lui."



[D'après un conte chinois]
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Mar 22 Mai 2012, 21:11

Bonsoir,


La parabole de la poterie.


Un vendeur d'eau, chaque matin, se rend à la rivière, remplit ses deux poteries, part à la ville distribuer l'eau à ses clients.

Une des poteries, fissurées, perd de l'eau ; l'autre, toute neuve, rapporte plus d'argent. La pauvre fissurée se sent inférieure.

Elle décide, un matin, de se confier à son patron.

_"Tu sais", dit-elle, "je suis consciente de mes limites. Tu perds de l'argent à cause de moi, car je suis à moitié vide quand nous arrivons en ville. Pardonne mes faiblesses."

Le lendemain, en route vers la rivière, notre patron interpelle sa poterie fissurée, et lui dit :
- "regarde sur le bord de la route.

- c'est joli, c'est plein de fleurs.

- c'est grâce à toi",
réplique le patron.
"C'est toi qui, chaque matin, arroses le bas-côté de la route.
J'ai acheté un paquet de graines de fleurs et je les ai semées le long de la route, et toi, sans le savoir et sans le vouloir, tu les arroses chaque jour."


Nous sommes tous un peu fissurés, mais Dieu, si nous le Lui demandons, sait faire des merveilles avec nos faiblesses.



Source : dépliant Mère de Miséricorde.
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Mer 23 Mai 2012, 20:23

Bonsoir,


"Voir" Dieu :


"Un empereur s'adresse à un rabbin, Rabbi Yehoshoua ben Hanania :

_J'aimerai voir Dieu ...

Le rabbin lui répond :

_Vous ne pouvez pas le voir ...

Et il l'entraine dehors vers le soleil de l'été :

_Regardez le soleil ...

_Mais ... je ne peux pas !
répond l'empereur ...

Et Rabbi Yehoshoua de répondre :

_Le soleil n'est pourtant que l'un des serviteurs du Dieu Saint - bénit soit-Il !
Et vous ne pouvez pas le fixer ...
Comment alors pourriez-vous voir Dieu Lui-même ?
"


Talmud
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Ven 25 Mai 2012, 07:30

Bonjour,




Poème oriental :


Kabïr dit :

"A quel rivage veux-tu atteindre, ô mon cœur ?

Il n'y a aucun voyageur.

Devant toi, il n'y a pas de route.

Où est l'action, où est le repos sur ce rivage ?

Il n'y a pas d'eau, aucun bateau, aucun marin ne sont en vue.

Il n'y a pas même de corde pour haler le bateau.

Réveille-toi, oh, réveille-toi.

Tu as dormi pendant des siècles innombrables.

Ce matin ne veux-tu pas te réveiller ?"


Kabïr 1440-1518
(musulman)
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Sam 26 Mai 2012, 00:51

Bonsoir,

Cherchez-moi et vous vivrez.

"Le petit-fils de Rabbi Baroukh, Yéhiel, se précipita en larmes dans sa chambre.

- Yéhiel, Yéhiel, pourquoi ces larmes ?
- Mon ami triche, ce n'est pas juste grand-père, ce n'est pas juste pour un ami de tricher !
- Mais qu'a-t-il donc fait, ton ami ?
- Nous jouions à cache-cache.
Je me suis si bien caché qu'il n'a pas pu me trouver ; alors, il s'est arrêté de jouer, il n'a plus cherché.
Tu comprends, grand-père ?
Moi, je me suis caché et, lui, il ne m'a pas cherché, ce n'est pas juste !


Rabbi Baroukh, bouleversé, se mit à caresser la tête du petit garçon, et des larmes lui coulèrent des yeux :

" Dieu aussi, Yéhiel
, murmura-t-il, Dieu aussi est malheureux.
Il se cache et l'homme ne Le cherche pas.
Tu comprends, mon petit Yéhiel ?
Dieu se cache et l'homme ne se donne même pas la peine de Le chercher.
"

D'après Elie Wiesel
Célébration hassidique, II.
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Dim 27 Mai 2012, 02:52

Bonsoir,


Un travail : le doigt pointé.


Nous mettons en péril l'unité, souvent, à cause de nos jugements téméraires, de nos critiques, de nos paroles à tort et à travers.
Cela vient de ce que nous souffrons tous, comme dit le psaume 19 (verset 13)
"d'un mal secret".
Pour nous en débarrasser, il faut que Dieu nous le montre, ce mal secret...
Il le fait d'une manière très simple quand nous disons :

"As-tu vu comment il est, celui-là?
C'est un égoïste, il est coléreux.
As-tu vu comment il se comporte avec sa femme ?
As-tu vu comment il se comporte avec ses enfants ?
Il est possessif, rien d'étonnant à ce que ses enfants soient comme ça...
As-tu vu ?"


Et puis :

"Et cet autre, mais ce n'est pas possible, c'est un orgueilleux."

Observez : quand on montre quelqu'un du doigt, il y a un doigt qui montre la personne et trois doigts qui nous montrent nous.
Quand je vois un défaut chez un autre, je dois me dire :

"C'est peut-être trois fois pire chez moi, mais je ne m'en rends pas compte.
Si Dieu m'a permis de voir chez l'autre un travers, un péché caché, une petite faiblesse, peut-être est-il chez moi à la puissance trois.
Il me l'a montré chez mon frère pour que je le découvre chez moi."


C'est ainsi qu'avec beaucoup de délicatesse Dieu me permet de faire la vérité en moi.
Ainsi je progresse dans l'amour et donc dans l'unité."

Source : paraboles d'un curé de campagne
Pierre Trevet, Editions de l'Emmanuel (numéro 137).
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Lun 28 Mai 2012, 07:37

Bonjour,

Le roi et le jardin :


Il y avait un jour un roi qui avait planté près de son château toutes sortes d'arbres, de plantes et son jardin était d'une grande beauté.
Chaque jour, il s'y promenait : c'était pour lui une joie et une détente.

Un jour, il dût partir en voyage.
A son retour, il s'empressa d'aller marcher dans le jardin.
Il fût surpris en constatant que les plantes et les arbres étaient en train de se dessécher.

Il s'adressa au pin, autrefois majestueux et plein de vie, et lui demanda ce qui s'était passé.
Le pin lui répondit :

"J'ai regardé le pommier et je me suis dit que jamais je ne produirais les bons fruits qu'il porte.
Je me suis découragé et j'ai commencé à sécher."


Le roi alla trouver le pommier : lui aussi se desséchait...
Il l'interrogea et il dit :

"En regardant la rose et en sentant son parfum, je me suis dit que jamais je ne serais aussi beau et agréable et je me suis mis à sécher."


Comme la rose elle-même était en train de dépérir, il alla lui parler et elle lui dit :

"Comme c'est dommage que je n'ai pas l'âge de l'érable qui est là-bas et que mes feuilles ne se colorent pas à l'automne.
Dans ces conditions, à quoi bon vivre et faire des fleurs?
Je me suis donc mise à dessécher."


Poursuivant son exploration, le roi aperçut une magnifique petite fleur.
Elle était toute épanouie.
Il lui demanda comment il se faisait qu'elle soit si vivante.
Elle lui répondit :

"J'ai failli me dessécher, car au début je me désolais.
Jamais je n'aurais la majesté du pin, qui garde sa verdure toute l'année; ni le raffinement et le parfum de la rose.
Et j'ai commencé à mourir mais j'ai réfléchi et je me suis dit :
"Si le roi, qui est riche, puissant et sage, et qui a organisé ce jardin, avait voulu quelque chose d'autre à ma place, il l'aurait planté.
Si donc, il m'a plantée, c'est qu'il me voulait, moi, telle que je suis."
Et à partir de ce moment, j'ai décidé d'être la plus belle possible ".


Anonyme
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Lun 28 Mai 2012, 22:51

Bonsoir,

Deux hommes à l’hôpital

Deux hommes, tous les deux gravement malades, occupaient la même chambre d'hôpital.
L'un d'eux devait s'asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi afin d'évacuer les sécrétions de ses poumons.
Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre.
L'autre devait passer ses journées couché sur le dos.
Les deux compagnons d'infortune se parlaient pendant des heures.
Ils parlaient de leurs épouses et familles, décrivaient leur maison, leur travail, leur participation dans le service militaire et les endroits où ils étaient allés en vacances.

Et chaque après-midi, quand l'homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s'asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu'il voyait dehors.
L'homme dans l'autre lit commença à vivre pour ces périodes d'une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur.
De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac.
Les canards et les cygnes jouaient sur l'eau tandis que les enfants faisaient voguer leurs bateaux modèles réduits.
Les amoureux marchaient bras dessus, bras dessous, parmi des fleurs aux couleurs de l'arc-en-ciel.
De grands arbres décoraient le paysage et on pouvait apercevoir au loin la ville se dessiner.

Pendant que l'homme près de la fenêtre décrivait tous ces détails, l'homme de l'autre côté de la chambre fermait les yeux et imaginait la scène pittoresque.
Lors d'un bel après-midi, l'homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait par là.
Bien que l'autre homme n'ait pu entendre l'orchestre, il pouvait le voir avec les yeux de son imagination, tellement son compagnon le dépeignait de façon vivante !

Les jours et les semaines passèrent.
Un matin, à l'heure du bain, l'infirmière trouva le corps sans vie de l'homme près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil.
Attristée, elle appela les préposés pour qu'ils viennent prendre le corps.
Dès qu'il sentit que le temps était approprié, l'autre homme demanda s'il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre.
L'infirmière, heureuse de lui accorder cette petite faveur, s'assura de son confort, puis elle le laissa seul.

Lentement, péniblement, le malade se souleva un peu, en s'appuyant sur un coude pour jeter son premier coup d’œil dehors.
Enfin, il aurait la joie de voir par lui-même ce que son ami lui avait décrit.
Il s'étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit.
Or, tout ce qu'il vit, fut un mur !

L'homme demanda à l'infirmière pourquoi son compagnon de chambre lui avait dépeint une toute autre réalité.
L'infirmière répondit que l'homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur.

"Peut-être a-t-il seulement voulu vous encourager...", commenta-t-elle.

Épilogue :
Il y a un bonheur extraordinaire à rendre d'autres heureux, en dépit de nos propres épreuves !
La peine partagée réduit de moitié la douleur, mais le bonheur, une fois partagé, s'en trouve doublé !

Source inconnue
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Mar 29 Mai 2012, 13:20

Bonjour,

Le diamant et la goutte de rosée

Un beau diamant, qui avait autrefois brillé au doigt d'une princesse, gisait dans un pré, à côté de pissenlits et de pâquerettes.
Juste au-dessus de lui, brillait une goutte de rosée qui s'accrochait timidement à un brin d'herbe.
Tout en haut, le brillant soleil du matin dardait ses rayons sur tous les deux, et les faisait étinceler.

La modeste goutte de rosée regardait le diamant, mais sans oser s'adresser à une personne d'aussi noble origine.
Un gros scarabée, en promenade à travers les champs aperçut le diamant et reconnut en lui quelque haut personnage.

- Seigneur, dit-il en faisant une grande révérence,
permettez à votre humble serviteur de vous offrir ses hommages.
- Merci, répondit le diamant avec hauteur.
En relevant la tête, le scarabée aperçut la goutte de rosée.
- Une de vos parentes, je présume, monseigneur ?
demanda-t-il avec affabilité en dirigeant une de ses antennes vers la goutte de rosée.

Le diamant partit d'un éclat de rire méprisant.

- Quelle absurdité ! déclara-t-il.
Mais qu'attendre d'un grossier scarabée ?
Passez votre chemin, monsieur.
Me mettre, moi, sur le même rang, dans la même famille qu'un être vulgaire, sans valeur !

et le diamant s'esclaffait.
- Mais, monseigneur, il me semblait.
Sa beauté n'est-elle pas égale à la vôtre ?

balbutia timidement le scarabée déconfit.

- Beauté, vraiment ?
Imitation, vous voulez dire.
En vérité, l'imitation est la plus sincère des flatteries, il y a quelque satisfaction à se le rappeler.
Mais cette beauté factice même est ridicule si elle n'est pas accompagnée de la durée.
Bateau sans rames, voiture sans chevaux, puits sans eau, voilà ce que c'est que la beauté sans la fortune.
Aucune valeur réelle là où il n'y a ni rang ni richesse.
Combinez beauté, rang et richesse, et le monde sera à vos pieds.
A présent, vous savez pourquoi on m'adore.


Et le diamant lança de tels feux que le scarabée dut en détourner les yeux, pendant que la pauvre goutte de rosée se sentait à peine la force de vivre, tant elle était humiliée.
Juste alors une alouette descendit comme une flèche, et vint donner du bec contre le diamant.

- Ah ! fit-elle désappointée, ce que je prenais pour une goutte d'eau n'est qu'un misérable diamant.
Mon gosier est desséché, je vais mourir de soif.

- En vérité ! Le monde ne s'en consolera jamais,
ricana le diamant.

Mais la goutte de rosée venait de prendre une soudaine et noble résolution.

- Puis-je vous être utile, moi ?
demanda-t-elle.

L'alouette releva la tête.

- Oh ! ma précieuse amie, vous me sauverez la vie.
- Venez, alors.
Et la goutte de rosée glissa du brin d'herbe dans le gosier altéré de l'alouette.


- Oh ! oh !
murmura le scarabée en reprenant sa promenade.
Voilà une leçon que je n'oublierai pas.
Le simple mérite vaut plus que le rang et la richesse sans modestie et sans dévouement ; il ne peut y avoir aucune réelle beauté sans cela.



Conte allemand.
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Mer 30 Mai 2012, 18:33

Bonsoir,

Toutes les forces :

Le père observait son petit garçon qui cherchait à déplacer un vase de fleurs très lourd.

L’enfant se fatiguait, haletait, et grommelait.

Il s’était acharné un bon moment, mais il ne réussit pas à bouger le vase d’un seul millimètre.

- As-tu vraiment utilisé toutes tes forces ?
demanda le père.

- Oh oui !
répondit l’enfant !

- Non !
reprit le père,
car tu ne m’as pas demandé mon aide…


Prier, c’est utiliser toutes nos forces ...
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MessageSujet: Re: Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines   Jeu 31 Mai 2012, 18:56

Bonsoir,


Que se passe -t-il au ciel quand nous prions?

J'ai rêvé que j'étais au paradis et un ange me faisait visiter les lieux.

Nous marchions côte à côte dans une grande salle de travail où s' activaient beaucoup d'anges.
L'ange qui me guidait s'arrêta au 1er département dit celui de réception.
Il me dit que c'est ici que sont reçues toutes les requêtes faites à Dieu en prières.
Je regardais tout autour et les anges étaient très affairés, sortant des volumineux classeurs, des requêtes écrites, venant du monde entier.

Nous longeâmes un long couloir avant d'atteindre le second département.
L'ange me dit qu'il s'agissait du département d'emballage et de livraison.
Ici, sont traitées les grâces et les bénédictions demandées par les Hommes, ensuite, elles leur sont livrées.
Je remarquais aussi que les anges étaient très très affairés à cet endroit et cela à cause des milliers de requêtes de bénédictions à emballer et livrer sur terre.

Finalement, plus loin à la fin du couloir, nous nous arrêtâmes à la porte d'une toute petite salle, et à ma grande surprise un seul ange y était assis, n'ayant pratiquement rien à faire.
Mon ange guide était gêné de me dire qu'ici, c'était... le département de "la Reconnaissance".

Je lui demandais comment se faisait-il qu'il n'y ait rien à faire?
L'ange soupira et me dit qu'une fois que les Hommes reçoivent les bénédictions qu'ils demandent au Père, très peu Lui en sont reconnaissants.

Je lui demandais comment pouvons-nous être reconnaissants envers Dieu pour ses bénédictions?
C'est très simple, me répondit l'ange, il suffit juste de dire " Merci Seigneur".

Je lui demandais ensuite, pour quelles bénédictions, les Hommes doivent-ils être reconnaissants envers Dieu?

- Si tu as de quoi manger dans ton réfrigérateur,des vêtements sur toi, un toit au-dessus de ta tête, une place pour te coucher, tu es donc plus riche que 75% d'Hommes sur terre.

- Si tu as de l'argent dans ton compte bancaire, dans ton porte-monnaie et un surplus pour t'abonner aux chaines de TV cablées, tu es parmi les 8% des riches de ce monde.

- Et si tu as reçu ce mail, sur ton ordinateur, tu fais parti du 1% d'hommes de ce monde qui ont eu cette opportunité.

- Si, ce matin, tu t'es levé en bonne santé, tu es plus béni que ceux qui sont malades et certains même ne survivront pas à la fin de la journée.

- Si tu n'as jamais expérimenté la peur dans la bataille, la solitude de l'emprisonnement, l'agonie de la torture, la souffrance de la famine, tu es donc, aux premières lignes des 700 millions de personnes de ce monde.

- Si tu peux tranquillement te rendre à l'église sans aucune crainte, d'être embêté, arrêté, torturé ou tué, tu es donc envié par, et plus béni que 3 milliards de personnes de ce monde.

- Si tes parents sont vivants et encore mariés, tu fais parti de ceux qui sont rares dans ce monde.

- Si tu peux tenir ta tête haute et sourire au monde, tu es hors norme, tu es unique par rapport à ceux qui sont dans le doute et désespérés.

- Si tu peux lire ce message, c'est que tu es doublement béni, parce que quelqu'un a pensé que tu es très spécial, et que tu es plus béni que plus de 2 milliards de personnes sur terre qui ne savent pas lire du tout.

Ok! qu'est ce qui suit ? par quoi commencer?

Passe une très bonne journée, compte tes bénédictions, et si cela te plait, transfère ce mail aux autres, afin que tous, nous réalisions combien nous sommes bénis.

A L'ATTENTION DU DEPARTEMENT DE LA RECONNAISANCE :

Merci Seigneur pour la grâce que Vous me faites par ce message
et de pouvoir le partager,
merci aussi de l'apporter à toutes ces personnes merveilleuses
qui en seront touchées et qui le partageront à leur tour.
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Parabole et conte religieux (ou non) de toutes origines
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