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 FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION

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julia



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MessageSujet: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Ven 14 Oct 2011, 23:21

Confession - hébreu : IDeH (verbe) , grec : οµολογεω (omologéô) latin : confiteor
Ce vocable mérite d'être étudié, car il fut employé couramment dans le
vocabulaire chrétien, surtout lorsqu'il s'agissait "d'aller à confesse", pour "se
confesser", obtenir le pardon de ses péchés et retrouver ainsi la fraîcheur de l'état de
grâce. En effet le pénitent commençait par le "Confiteor" :"Je confesse à Dieu tout
puissant, à la bienheureuse Marie, toujours vierge... " Il se mettait ainsi en présence
de l'Eglise triomphante pour "avouer" sincèrement, qu'il avait manqué à l'honneur
d'être chrétien et qu'il ne s'était pas comporté d'une manière digne de la Bienheureuse
Vierge Marie, de Jean-Baptiste, des Apôtres, et de tous les saints qui l'avaient
précédé dans une authentique "confession" de la foi. Avec eux, le disciple de JésusChrist est en effet responsable de la foi qu'il a reçue.
La "confession" fréquente, gardée dans l'Eglise catholique depuis le Concile de
Trente, jusqu'à Vatican II, était une force invincible contre les embûches du Diable,
une grande consolation, un puissant réconfort, d'autant plus que le prêtre qui donnait
l'absolution ajoutait des paroles d'enseignement et d'encouragement d'une grande
efficacité. En effet, dans l'administration de ce sacrement, le Saint Esprit était là pour
suggérer et inspirer au "confesseur" les conseils et les avis appropriés pour chaque
personne - on disait chaque "âme" - le prêtre avait "charge d'âmes", responsabilité
qu'il acceptait volontiers, car il éprouvait toujours la satisfaction d'avoir bien oeuvré
pour le Seigneur.
Le mot "confession" est un mot latin, qui a le sens, en effet, "d'attester avec",
d'approuver la validité d'un témoignage, de reconnaître un fait, et par suite ses
péchés. Il a aussi le sens de "professer", dans un sens plus didactique. Et de ce fait,
dans l'Eglise, les "confesseurs de la foi" ont une place toute spéciale: confesseurs
pontifes, non pontifes, et les "martyrs", illustres par leurs souffrances et leur mort
héroïque qui attestaient leur confession de foi.. Avec ce mot "martyr", nous trouvons
le vocable grec: "µαρτυρειν" qui signifie précisément "porter témoignage", selon la
définition même que Notre Seigneur donne de ses disciples :"vous serez mes
t émoins " . En effet, les pontifes et scribes juifs purent un instant se réjouir : le
" blasphémateur n'était pas descendu de sa croix"; mais du fait qu'il ressuscita
d'entre les morts, le procès doit reprendre: c'est le crucifié qui avait raison: il est
vraiment fils de Dieu, comme il l'avait dit en prononçant le serment: "Tu l'as dit, je le
suis, et vous verrez le fils de l'homme revenir sur les nuées du ciel". (Mt.26/63-68;
Mc.14/61-65; Luc 22/67-71)


Ainsi le témoignage apostolique est d'attester que Jésus de Nazareth est bien,
comme il l'a dit, fils de Dieu, par sa génération virginale et sainte. D'où l'importance
capitale de la Parole de Paul, au ch.10/10 de son épître aux Romains:"C'est la foi du
coeur qui justifie, mais c'est la confession de la foi par la bouche qui procure le
salut" (salut = vie impérissable, voir le mot "salut")2
Le vocable grec "οµο λ ο γ ε ω" = parler en accord avec, d'où reconnaître,
confesser, avouer, a donné les mots français homologuer, homologue... "Confessez
les uns aux autres vos péchés" dit saint Jacques (5/16).
L'hébreu IDeH, qui traduit confesser, signifie aussi professer, faire sortir de
soi, soit la louange, soit l'aveu de ses fautes, mot que les psychiatres connaissent sans
doute. Voici quelques références : Pr.28/13; Ps.32/5; Lv. 5/5; Dn 9
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julia



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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Ven 14 Oct 2011, 23:29

Bon c'est dommage, mais je n'arrive pas à remanier ce beau texte qui est devenu illisible (il y a une partie du corps du texte au milieu qu'on peut lire, mais bon)

Je vous mets autre chose sur comment bien se confesser, intéressant aussi :

Un danger guette la confession fréquente : la routine. Il arrive alors qu'on se décourage parce qu'on ne sait plus quoi dire. On a l'impression de toujours répéter les mêmes choses et que ça ne change rien. Et pourtant, la confession fréquente est indispensable au chrétien qui veut suivre le Christ de près, approfondir sa vie en Dieu et son amour fraternel. Pour qu'elle soit profitable au maximum, permettez-moi de vous suggérer quelques conseils pratiques pour un renouveau de ce sacrement dans votre vie. Je ne vous indique pas une méthode, mais un esprit qui vous permette de vous ouvrir au maximum au don de Dieu.
1. Avant de vous mettre à examiner votre conscience, commencez par prier l'Esprit Saint et contemplez longuement l'Amour du Père. Se confesser ne consiste pas d'abord à apporter des péchés à Dieu, mais c'est, avant toute chose, aller à la rencontre d'un Père qui nous aime et qui nous attend. C'est lui apporter toute notre vie, ce qu'il y a de bon et ce qu'il y a de mauvais. Regardons Marie-Madeleine: «Parce qu'elle a montré beaucoup d'amour, ses nombreux péchés lui sont remis.» (Lc 7, 47). Elle est pardonnée, non parce qu'elle a fait une accusation parfaite de tous ses péchés, mais parce qu'elle a beaucoup aimé. Avant de faire la comptabilité de nos péchés, prenons donc le temps de nous laisser aimer par Dieu et laissons notre cœur se remplir de confiance et d'amour envers Lui.
2. Quand cela est fait, examinez simplement votre conscience, soit en vous servant d'un examen de conscience, soit en prenant l'un des textes bibliques (Les 10 commandements, ou la Parole de Jésus). Confrontez votre vie aux exigences de l'Evangile. Lisez ce texte, réfléchissez, priez et vous découvrirez petit à petit ce qu'il y a à changer dans votre vie et dans votre comportement. Et quand vous irez vous réconcilier, si le prêtre en a la possibilité, lisez ensemble le texte biblique que vous avez choisi comme base d'examen de conscience. Partagez cet évangile avec lui, faites votre confession et continuez votre action de grâce après la Réconciliation, en vous servant de ce texte.
3. Voici encore une suggestion qui semble très utile à plusieurs. Comme on ne vit pas avec ses péchés, il arrive souvent qu'au moment où on désire s'en confesser, on ne s'en rappelle plus. Pour pallier cette difficulté, beaucoup de chrétiens ont pris l'habitude de mettre par écrit, jour après jour, les fautes principales qu'ils découvrent dans leur vie. Je pense que c'est là un excellent moyen. Quand vous irez vous confesser, il ne vous restera plus qu'à prendre votre papier et à partager simplement votre vie pour la mettre tout entière dans la miséricorde du Père.
4. Il faut faire confiance à Dieu. Nos péchés ne l'intéressent pas. Ce qui compte pour lui, c'est l'amour qu'il y a dans notre coeur. Il est plus important de croire à sa Miséricorde qui pardonne tout et qui va même jusqu'à payer nos dettes, que d'avoir la certitude que nous avons tout dit. Tout ce qu'on a désiré mettre dans son pardon est pardonné, même si on a oublié quelque chose. Quand Dieu pardonne et qu'on a voulu tout lui dire, tout est pardonné. Ce que Dieu ne pardonne pas, c'est ce qu'on lui cache volontairement. Alors rien n'est pardonné.
5. Il est bon de prier pour le prêtre qui sera l'intermédiaire de votre réconciliation et demandez-lui aussi de prier avec vous. Le prêtre, au moment où il pardonne, participe à la paternité de Dieu. N'ayez pas peur de faire appel à cette paternité et il sera sans aucun doute pour vous un instrument merveilleux au service de l'Esprit Saint.
6. Quand on se confesse fréquemment, pour éviter que toutes nos confessions soient identiques et pour que notre conversion soit réelle et efficace, il est nécessaire de prendre une résolution, un point précis sur lequel on va porter son effort de conversion. Dans la confession suivante, on demandera d'abord pardon pour les manquements que l'on a constatés sur ce point précis et ensuite pour toutes les autres fautes volontaires dont on est conscient au moment où l'on se confesse. Si.on ne prend pas un point précis, on reste dans le vague et on ne progresse pas. Ce point me paraît très important. C'est souvent l'occasion de réparer et de croître dans une vie chrétienne plus authentique. Soyez réguliers dans vos réconciliations.
7. Pour bien se confesser, choisissez le moment où le prêtre est le plus disponible. N'allez pas forcément les veilles de fêtes! Et, personnellement, je trouve qu'il vaut la peine de se confesser dans un dialogue fraternel avec le prêtre, afin qu'il puisse non seulement écouter vos péchés, mais vous aider à prendre conscience des vraies racines, des causes réelles de vos fautes. Étant donné que les prêtres sont de moins en moins nombreux et de plus en plus occupés, préparez soigneusement vos rencontres de Réconciliation afin de ne pas accaparer inutilement le prêtre qui vous accueille. Cela fait, n'hésitez pas à demander aux prêtres de vous donner ce temps. Ils ont le devoir de vous l'accorder. C'est si beau la réconciliation avec Dieu et pour le pécheur et pour le prêtre!
8. Je vous conseille aussi de participer aux liturgies pénitentielles où sont développés des examens de conscience collectifs. Cela évite la routine et aide à découvrir la dimension sociale du péché, ainsi que la nécessité de se réconcilier en Église. Préparer son examen de conscience ensemble, sur la base d'un texte évangélique, est un excellent moyen de se laisser interpeller par la Parole de Dieu.
9. Rappelons-nous encore que la confession peut être difficile et qu'on ne sent pas toujours cette joie de la libération, surtout quand la réconciliation est le point de départ d'une conversion exigeante et parfois douloureuse: une rupture à opérer, une liaison à rompre, une décision lourde de conséquences à prendre, la peur de sa faiblesse, etc. Dieu ne demande pas de «pleurer» ses péchés, mais de «changer» son coeur. Dieu pardonne même si nous ne « sentons» rien, même si nous avons l'impression que nous n'arrivons pas à regretter notre péché. Demandons humblement au Seigneur d'être toujours vrais et clairs dans nos réconciliations. Nous n'avons pas à avoir honte de nos péchés. Dieu n'a pas honte de nous. Il nous aime, même dans notre péché. Ne laissons pas Satan nous enfermer dans le silence et la honte.
10. Il me semble enfin que, quelle que soit la forme ou la manière de nous confesser, chacune sera bonne dans la mesure où on prend la chose au sérieux. Tous ces conseils ne sont pas exhaustifs, et il ne faut pas croire qu'une confession n'est pas «réussie» s'il manque tel ou tel point. Dieu seul sait si une confession est bonne ou non. Ce qui est important, c'est la foi et l'amour avec lesquels on s'approche de la miséricorde du Père et le désir sincère de conversion qui nous anime. Alors, la confession fréquente ne sera jamais une routine, mais un moyen, sans doute toujours difficile, mais efficace, de nous faire grandir dans «la sainteté, la paix et la joie».
Une suggestion:
Il est bon, dans la mesure du possible, de rencontrer toujours le même prêtre. Nous connaissant mieux, il pourra mieux nous aider à avancer. Il faut pour cela que nous soyons très ouverts avec lui. Si à chaque consultation, pour la même maladie, nous changeons de médecin, nous risquons bien de ne jamais guérir. Il en est de même pour la confession. Il est clair que si nous allons nous confesser uniquement pour nous « débarrasser de notre misère », comme on jette les déchets dans une poubelle, on peut bien changer chaque fois de confesseur. Mais, si nous envisageons ce sacrement comme une rencontre et un approfondissement de notre vie chrétienne, il est préférable de rencontrer toujours le même prêtre. A ce sujet, il n'est peut-être pas inutile de souligner la possibilité et la valeur, dans le cadre de la Réconciliation individuelle, de l'accompagnement spirituel. Je pense que cet accompagnement trouve parfaitement place à l'intérieur du sacrement de la Réconciliation. C'est un moment privilégié de vérité et de lumière où le prêtre peut nous aider à discerner dans la trame de notre vie ce que Dieu attend de nous, afin d'y répondre avec plus de générosité. Cependant, cet accompagnement spirituel demeure facultatif et ne fait pas partie intégrante du sacrement. Les deux choses ne sont pas à confondre. Si, dans la plupart des cas, avec raison on les dissocie, on peut fort bien les harmoniser dans la mesure où le prêtre auquel nous nous adressons est le même que celui que nous avons choisi pour être notre accompagnateur spirituel. Puissent ces conseils nous inviter à emprunter plus souvent ce chemin de vie qu’est ce sacrement de la Miséricorde du Père, nous permettant de faire un petit pas vers notre Sauveur
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Sam 15 Oct 2011, 02:58

Merci ! J'ai corrigé le message de départ !

_________________
Arnaud
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Rose



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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Sam 15 Oct 2011, 12:21

Je rajoute un petit conte qui illustre bien la grâce que nous avons de pouvoir nous confesser:

Le vieux curé était resté au confessionnal jusqu’à la tombée de la nuit, jusqu’à ce que le dernier pécheur eût quitté l’église. Cependant, il décida d’attendre encore un peu, au cas où un pénitent en retard se présenterait encore.
Il était fatigué et malgré lui ses paupières se fermaient.
Tout à coup, il sursauta. La porte de l’église avait bougé ; peut-être n’était-ce qu’un coup de vent car la tempête faisait rage autour de la maison de Dieu. Mais une silhouette se détachait sur le mur : un homme s’avançait. Son pas résonnait de façon étrange sur les dalles, comme s’il avait une jambe de bois. Il avait relevé le col de son manteau, et à travers les grilles du confessionnal, le prêtre ne put distinguer du visage que deux yeux au regard sombre. L’étranger entra dans le confessionnal après une brève hésitation et s’agenouilla.
« Quand vous êtes-vous confessé pour la dernière fois ? » demanda le prêtre.
« Je n’ai encore jamais reçu ce sacrement » répliqua l’homme d’une voix étouffée.
« Jamais, dites-vous ? »
« Jamais. »
« Quel âge avez-vous donc ? »
« Je ne sais pas, il y a beau temps que j’ai cessé de compter les années. »
« Mais vous devez bien savoir à peu près votre âge ? » « Une demi-éternité. »
« Bien, disons alors soixante-dix ans ! De quoi vous accusez-vous ? »
« J’ai été orgueilleux » répliqua le pécheur.
« Rien d’autre ? » insista le prêtre, étonné. « Vous n’avez été orgueilleux qu’une seule fois durant toutes ces années ? »
« Oui, une seule fois seulement. »
« Et rien d’autre ? »
« J’ai été envieux. »
« Envieux ? »
« Oui, envieux. J’étais jaloux de tout le monde. »
« De tout le monde ? »
« Oui, de tout le monde. »
« Et pourtant, il y a tant de pauvres humains qui ont à peine de quoi pour vivre. Et il y a des malades qui souffrent terriblement, des aveugles, des lépreux, des fous. Vous ne pouvez tout de même pas envier tous ceux-là ? »
« Pourtant, je les envie tellement. »
« Étrange » dit le prêtre, en hochant la tête, « Qu’avez-vous encore fait, à part cela ? »
« J’ai tenté les autres et me suis réjoui lorsqu’ils maudissaient Dieu. »
« Combien en avez-vous séduits, et à quels péchés ? » « Des foules ! à tous les péchés qui existent ! Ce qui me réjouissait le plus, c’est quand j’arrivais à faire tomber une âme d’enfant dans le péché mortel ».
« Mais c’est épouvantable ! » gémit le prêtre. « Avez- vous encore quelque chose à confesser ? Avez-vous volé ? »
« Non, jamais ! »
« Menti ? »
« Oui, très souvent. »
« Juré ? »
« Toujours. »
« Manqué la sainte messe ? »
« Je ne peux supporter la vue de l’Hostie ou du calice. »
« Dans ce cas, vous n’avez sans doute pas été souvent dans une église ? »
« Si, très souvent. »
« Qu’avez-vous donc fait, à l’église ? »
« J’ai séduit les gens. »
« A l’église ? »
« Oui, à l’église. »
« Mais à quoi donc ? »
« Au confessionnal, je leur ai conseillé de passer sous silence les péchés graves. »
« Avez-vous péché contre le sixième commandement ? » « Non, jamais » répondit l’homme avec un sourire de mépris.
« En pensées non plus ? »
« Non, jamais. »
« Étrange. Avez-vous tué ? »
« Non ! J’ai seulement incité les autres au crime et à l’assassinat. C’est de ma faute aussi que beaucoup d’humains aient perdu la vie de la grâce. »
« Avez-vous péché contre votre mère ? »
« Je n’ai jamais eu de mère. »
« Mais chaque homme a une mère ! Peut-être la vôtre est-elle morte peu après votre naissance ? »
« Non, je n’ai jamais eu de mère. »
« J’ai à faire à un fou ! » pensa le prêtre, que cet étrange pénitent commençait par inquiéter. Qu’allait-il pouvoir lui dire ?
« Regrettez-vous au moins vos péchés ? » demanda-t-il.
« Dieu m’a lourdement puni pour ma première faute. »
« Vous regrettez donc ? »
« Parce que j’ai été puni. »
« Et non pas par amour de Dieu ? »
« Non, pas par amour. Je ne peux pas aimer. »
« Vous ne pouvez pas aimer ? »
« Non, cela m’est impossible. Je hais tous les hommes et les anges. Je hais toute la création. Et je hais Dieu par-dessus tout. »
« Vous haïssez Dieu ? » balbutia le prêtre, bouleversé.
« Oui, je le hais. Mais si vous me donnez l’absolution de mes péchés, je vais l’aimer et ne cesserai plus de chanter ses louanges. »
« Il faut d’abord que vous aimiez ! Car si vous n’aimez pas Dieu, je ne peux vous donner l’absolution. »
« Donnez-moi une très dure pénitence, je veux bien la faire. Je suis prêt à donner beaucoup d’argent pour les pauvres, autant de millions que vous voulez ! Je vous construirai une nouvelle église, une cathédrale plus splendide que Saint Pierre de Rome ! »
« Aucun homme ne possède cette fortune. »
« Moi, si. »
« Oui, c’est bien un fou », pensa le curé. Puis il dit :
« Même si vous déposiez tous les trésors du monde à mes pieds, je ne peux vous donner l’absolution, parce que vous n’aimez pas Dieu. Pourquoi le haïssez-vous ainsi ? Dieu est pourtant si bon et si juste ! »
« Je le sais. »
« Son Fils est mort pour nous sur la croix. »
« Je sais. »
« Pourquoi donc haïssez-vous Dieu ? »
« Je voulais être comme Dieu ! Et Il me repoussa. »
« Qui êtes-vous ? » sursauta le prêtre. « Ce que vous venez de dire là, un seul peut le dire : le diable. »
« Je suis le diable ! S’il vous plaît, donnez-moi l’absolution. »
« Je ne peux pas te donner l’absolution. Je peux absoudre le plus grand pécheur, mais pas toi. »
« J’en avais le pressentiment. C’est cela mon malheur. »
« Quoi ? »
« De ne pouvoir me confesser. Oh ! monsieur le Curé, » dit Satan, respirant avec difficulté « comme j’envie les hommes de pouvoir le faire. Comme j’échangerais volontiers mon sort avec celui du dernier des mendiants, avec n’importe quel assassin condamné à mort. Tous ceux-là peuvent se confesser ! Moi, je ne le peux pas ! C’est pourquoi je les envie ! C’est pourquoi j’exhorte les hommes, se préparant à la confession, à cacher leurs plus gros péchés et comme je me réjouis alors, quand j’y réussis, car alors j’ai trouvé quelqu’un que je n’ai plus besoin d’envier. Tous les cent ans j’essaie une fois de me confesser, mais jamais encore aucun prêtre ne m’a donné l’absolution. Je vais donc continuer ma route, haïssant Dieu et les hommes. »
Avec un soupir de désespoir sans nom, l’homme se leva et repartit sur sa jambe de bois. Profondément bouleversé, le prêtre leva la tête. Il passa la main sur ses yeux… véritablement, il avait dû rêver.
Un jeune homme, agenouillé devant le confessionnal, s’avança et avoua ses péchés. A l’un des commandements les plus importants, il hésita un instant.
« As-tu tout avoué ? » demanda le prêtre.
« Oui, tout. »
« N’as-tu rien omis, par hasard ? Réfléchis encore une fois. Tu sais qu’une mauvaise confession est un malheur terrible, qu’un confesseur n’a jamais le droit de parler de ce qui lui a été dit… Et maintenant, dis-moi, n’as-tu pas caché quelque chose quand même ? »
« Comment savez-vous cela, Monsieur le Curé ? » balbutia le jeune homme.
« J’en ai eu le pressentiment. »
« Oui, j’ai dissimulé quelque chose » répondit le pénitent. « J’avais honte de l’avouer. » Puis il avoua un très grand péché.
« Dieu merci, tu as finalement été sincère » dit le prêtre, ému. « N’oublie jamais qu’une bonne confession est un grand bienfait. Tu n’as qu’à reconnaître honnêtement ta faute, et tu connais la sentence avant même d’être entré dans le confessionnal. C’est un acquittement et une grâce, voilà ce qu’est l’absolution de ta faute. Que ne donnerait le diable, pour pouvoir se confesser. »
Bouleversé, le jeune homme quitta le confessionnal. Après un moment, le Curé se leva à son tour, fit la génuflexion devant l’autel. Sous le confessionnal, un vieux maître avait dessiné, quelque cent ans auparavant, le démon. Le prêtre jeta un coup d’œil à cette peinture du diable, et il lui sembla l’entendre grincer des dents.
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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Sam 15 Oct 2011, 13:21

Bonjour,

Merci Julia d'avoir ouvert ce sujet et pour les deux textes très intéressants.

Merci Rose pour avoir partagé ce petit conte qui m'a beaucoup touché !

Pour ma part, voici ce que j'ai lu hier soir :

Proverbes 28,13/14 :
"Qui cache ses fautes ne réussira pas,
mais qui les confesse et y renonce sera pris en pitié.
Heureux l'homme qui tremble constamment !
Mais qui endurcit son cœur tombera dans le malheur."
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julia



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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Sam 15 Oct 2011, 13:50

Oui mon cher; le sacrement de pénitence (ou confession) est une des merveilles que la Sainte Eglise nous donne.

Lorsque nous avouons humblement nos fautes à Notre Seigneur, le prêtre nous remet nos fautes, par les mérites que Notre Seigneur Jésus Christ a acquis si chérement à la croix.

Par son sang, Par sa mort et sa résurection, nous sommes lavés, n'est-pas vraiment extraordinaire ?

C'est pourquoi l'Eglise et Notre Dame, à chaque apparition, rappelle la nécessité de la confession fréquente, afin de pouvoir communier dignement, sans offenser Notre Seigneur.

Notre Dame a parlé de la confession fréquente (au moins une fois par mois), comme d'un "remède à notre temps", à la tiédeur des chrétiens, à l'abandon de la foi.

La confession est déjà mentionnée dans l'Ancien Testament, notamment dans plusieurs psaumes, comme le psaume 32 :

1


De David. Cantique. Heureux celui à qui la transgression est remise, A qui le péché est pardonné !


2
Heureux l'homme à qui l'Éternel n'impute pas d'iniquité, Et dans l'esprit duquel il n'y a point de fraude !
3
Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, Je gémissais toute la journée ;
4
Car nuit et jour ta main s'appesantissait sur moi, Ma vigueur n'était plus que sécheresse, comme celle de l'été. -Pause.
5
Je t'ai fait connaître mon péché, je n'ai pas caché mon iniquité ; J'ai dit : J'avouerai mes transgressions à l'Éternel ! Et tu as effacé la peine de mon péché. -Pause.
6
Qu'ainsi tout homme pieux te prie au temps convenable ! Si de grandes eaux débordent, elles ne l'atteindront nullement.
7
Tu es un asile pour moi, tu me garantis de la détresse, Tu m'entoures de chants de délivrance.
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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Sam 15 Oct 2011, 14:15



Ma "reconversion" comme je dis, et les grâces du ciel m'ont été envoyés après une confession auprès d'un prêtre (je ne m'étais jamais confessée auprès d'un prêtre avant, sauf une fois dans un cadre particulier donc ça ne compte pas vraiment). Ce fût DETERMINANT pour moi, et je suis certaine que c'est essentiel pour tout chrétien. Sauf ceux pour qui justement c'est devenu la routine, une sorte de passe droit qui donne bonne conscience.
Beaucoup de chrétiens pratiquent uniquement la confession "collective" de Pâques, sans jamais parler ouvertement à un prêtre. Quel dommage !

J'aimerais que l'Eglise remette la confession à l'honneur. C'est une grâce. On y entre à genoux, on en ressort debout. Cela viderait les cabinets de psy, et allègerait les coeurs.

Mais il faut aussi que les prêtres soient formés. Certains prêtres ne sont pas très habiles à recevoir les confessions. J'ai entendu des témoignages de confession qui m'ont laissée sans voix. Le prêtre banalisait le péché confessé, ou au contraire manquait de miséricorde, ou semblait pressé de finir...
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FreedomForKingKong78



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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Sam 15 Oct 2011, 15:35

Merci Julia pour cette référence de la confession dans l'Ancien Testament.

La confession mène à l'humilité, à ce "cœur brisé" que ne refuse pas Dieu, invitation à changer sa vie, à se convertir, à ne plus être aveugle à notre sujet mais à se voir vraiment tel qu' on est.
La pire chose est de se croire faisant parti des justes alors que l'humanité entière est pécheresse.

"Repentez-vous car le Royaume des cieux est proche."
Saint Matthieu 3,2
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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Sam 15 Oct 2011, 18:08

Oui, Notre Seigneur est vraiment le Bon pasteur...

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julia



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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Lun 17 Oct 2011, 15:04

Examen de conscience pour Adultes


Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.
"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez."
(Jean XX : 21-23)
"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)
"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.
Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:


  1. Matière grave
  2. Pleine connaissance
  3. Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires :


  1. Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
    Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession étant donné que la confession est secrète sous le sceau de la Confession c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
  2. Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
  3. Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
  4. Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)


  1. Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
  2. Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
  3. Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
  4. Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
  5. Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
  6. Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
  7. Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
  8. Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
  9. Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
  10. Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
  11. Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
  12. Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
  13. Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
  14. Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
  15. Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
  16. Ai-je trahi Dieu?
  17. Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.


  1. Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
  2. Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
  3. Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
  4. Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
  5. Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.


  1. Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
  2. Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
  3. Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
  4. Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
  5. Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
  6. Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.


  1. Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
  2. Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
  3. Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
  4. Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
  5. Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
  6. Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
  7. En ce qui concerne mes enfants:
    Ai-je négligé leurs besoins matériels?
    Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
    Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
    Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
    Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
    Ai-je veillé à leurs compagnies?
    Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
    Leur ai-je donné un mauvais exemple?
    Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
    Ai-je gardé la modestie à la maison?
    Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
    Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

______________________________________
1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.



Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.


  1. Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
  2. Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
  3. Ai-je opprimé quelqu’un?
  4. Ai-je désiré la vengeance?
  5. Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
  6. Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
  7. Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
  8. Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
  9. Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
  10. Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
  11. Ai-je été jaloux ou envieux?
  12. Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
  13. Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
  14. Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
  15. Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
  16. Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement ? (c’est à dire avec des aliments sains)
  17. Ai-je manqué à la correction fraternelle?
  18. Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple ?
  19. Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?



Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.


  1. Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
  2. Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
  3. Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
  4. Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
  5. Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
  6. Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
  7. Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés?
  8. Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
  9. Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
  10. Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
  11. Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
  12. Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet?
  13. Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
  14. Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
  15. Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
  16. Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
  17. Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
  18. Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
  19. Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
  20. Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
  21. Ai-je consenti à des regards impudiques?
  22. Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
  23. Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
  24. Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
  25. Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
  26. Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé?
Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.


  1. Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
  2. Ai-je endommagé le bien des autres?
  3. Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
  4. Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
  5. Ai-je triché ou fraudé?
  6. Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
  7. Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
  8. Ai-je acquis un bien notoirement volé?
  9. Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
  10. Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
  11. Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
  12. Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
  13. Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
  14. Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
  15. Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
  16. Ai-je été avare?
  17. Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.


  1. Ai-je menti à propos de quelqu’un?
  2. Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
  3. Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
  4. Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
  5. Ai-je révélé les péchés d’autrui?
  6. Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
  7. Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
  8. Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
  9. Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
  10. Ai-je flatté les autres?



Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.


  1. Orgueil..............................................Humilité
  2. Avarice............................................Libéralité
  3. Luxure.............................................Chasteté
  4. Colère...............................................Douceur
  5. Gourmandise....................................Tempérance
  6. Jalousie...........................................Amour fraternel
  7. Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil


  1. La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
  2. Ambition
  3. Mépris des autres
  4. Colère / Vengeance / Ressentiment
  5. Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?


  1. Le conseil
  2. Le commandement
  3. Le consentement
  4. La provocation
  5. La louange ou la flatterie
  6. La dissimulation
  7. La participation
  8. Le silence
  9. La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.


  1. Le meurtre volontaire
  2. La Sodomie ou le Lesbianisme
  3. L’oppression des pauvres
  4. La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.


  1. Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
  2. Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
  3. Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
  4. Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
  5. Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
  6. Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?



Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.


  1. Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
  2. Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
  3. Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
  4. Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
  5. L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.
L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:


  1. Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
  2. Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
  3. Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
  4. Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
  5. Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
  6. Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
  7. Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
  8. Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
  9. La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).
Prière pour une bonne confession
O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.
Note Finale
N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.
Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen
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Fox77



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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Lun 17 Oct 2011, 16:30

C'est le QCM officiel de l'église romaine avant une confession Question
Vous devez vous en servir systématiquement ?
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julia



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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Lun 17 Oct 2011, 16:50

Au moins pour une confession générale, lorsqu'on est resté très loin de la Sainte Eglise catholique...

Vous avez tout lu Fox ?
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Fox77



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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Lun 17 Oct 2011, 16:56

Oui. Ca a été fait pour être quasi exhaustif.
Ca me parait intéressant pour quelqu'un qui ne connait pas Dieu.
Sinon c'est heureusement pas utile, si le croyant a péché, sa conscience est marquée au fer rouge, il le sait très bien.
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julia



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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Lun 17 Oct 2011, 16:59

C'est toujours utile de se rafraîchir la mémoire, l'examen de conscience est pour le chrétien un moyen de "garder le cap", et surtout de revenir souvent demander pardon à Notre Seigneur et de recevoir, par le sacrement de pénitence, la grâce et la force de renoncer au péché, car comme vous le savez cher Fox,
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julia



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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Lun 17 Oct 2011, 17:01

SANS NOTRE SEIGNEUR JESUS CHRIST, NOUS NE POUVONS RIEN FAIRE !

Et surtout pas nous changer nous-même, ni corriger nos mauvais penchant par nos propres forces, mais par Sa grâce !
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Fox77



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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Lun 17 Oct 2011, 17:05

Je suis entièrement d'accord avec vous Julia. salut
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julia



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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Lun 17 Oct 2011, 17:07

ça s'arrose !!Very Happy Wink
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Rose



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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Lun 17 Oct 2011, 21:09

Je rajoute un petit texte qui aborde la question de la Contrition Parfaite.
Si la Confession des péchés à un ministre ordonné pour recevoir l'absolution est une nécessité, la Contrition l'est tout autant, voir davantage car elle donne à la confession tout son sens. De même, l'auteur nous rapelle que la Contrition Parfaite nous obtient, en cas d'impossibilité de se confesser bien qu'en ayant le désir ( chose courante aujourd'hui Sad ) )le pardon des péchés commis.


L’auteur, dans son introduction, nous rappelle que, sans la pénitence, il n’y a pas de pardon possible pour nos fautes : « Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous… » (Luc, XIII, v. 3). Cette pénitence s’exerce de deux façons : par le sacrement de pénitence ou par la contrition parfaite qui renferme au moins implicitement le désir de se confesser. Ces deux manières de faire pénitence remettent infailliblement le péché commis. C’est l’enseignement formel de l’Église et de ses Docteurs.
"Après le péché, il n’y a que deux moyens pour une âme d’obtenir le pardon : la confession ou le repentir. Qu’elle se confesse avec au moins la contrition imparfaite ou qu’elle tire de son cœur un acte de contrition parfaite." Saint Alphonse de Liguori.

La contrition parfaite est l’une des doctrines les plus méconnues chez les catholiques. Dans les années 20, Mgr. de Ségur disait qu’il mourait 150 personnes par minute et que les 3/5 de ces morts étaient des morts imprévues. Combien, sur ce nombre, sont surpris dans la disgrâce de Dieu ? Dans un temps de tradition, la plupart mourait sans l’assistance d’un prêtre et sans les derniers sacrements ! Que dire aujourd’hui ! ! !
"La contrition parfaite intéresse au plus haut point la vie pratique ; elle est donc d’une extrême importance pour les fidèles puisque le bonheur et le salut éternels d’un grand nombre d’âmes en dépendent. Aussi le pasteur a-t-il le devoir rigoureux, dans les classes et en chaire, au confessionnal et auprès du lit des malades, d’expliquer avec soin ce que l’Église enseigne sur ce moyen de salut qui, souvent, est le dernier et unique moyen ; il doit soigneusement apprendre au peuple chrétien tout ce qui est nécessaire pour la véritable contrition et quels sont les moyens de l’obtenir." Dr. Nicolas Gihr, Les Sacrements de l’Église catholique.


"Il y a beaucoup de choses que nous savons mal et qu’il est très bon qu’on redise" (Vauvenargues). La contrition semble faire partie de ces choses. Avant de parler de la contrition parfaite, revoyons les notions générales de la contrition.

1. - NATURE

Le saint Concile de Trente définit la contrition :"Une douleur de l’âme et une détestation du péché commis avec le propos de ne plus le commettre à l’avenir." La douleur et la détestation du péché impliquent la résolution ferme de ne plus le commettre à l’avenir. Celui-là ne déteste pas sincèrement ses péchés qui n’est pas déterminé à ne plus les renouveler. Un vrai regret suppose nécessairement la volonté de ne plus pécher. Il serait indigne du pardon celui qui ne voudrait pas se corriger.

2. - NÉCESSITÉ

Sans la contrition, dit Saint Alphonse, Dieu ne peut nous accorder le pardon de nos fautes. Elle est une condition essentielle et indispensable et une nécessité absolue ; une nécessité de moyen et de précepte.
Nécessité de moyen : c’est-à-dire que rien ne peut y suppléer, pas même la confession. Sans elle, Dieu ne peut nous pardonner.
Nécessité de précepte : c’est Dieu lui-même qui veut et ordonne la contrition. Les Saintes Écritures sont un appel constant à la pénitence, or toute conversion réelle et toute pénitence impliquent la contrition, donc la contrition est un précepte divin. Personne n’a obtenu le pardon sans contrition, ni avant, ni après Jésus-Christ. C’est un article de Foi, comme l’a affirmé le Concile de Trente dans sa Session 14, chapitre 4.

3. - QUALITÉS

La contrition, pour être véritable, exige deux choses : la douleur et la détestation du péché, et la résolution de ne plus le commettre à l’avenir. La première regarde le passé, c’est la contrition proprement dite ; la seconde regarde l’avenir, c’est le bon propos.

Qualités de la contrition.
Intérieure : Cela veut dire que la douleur doit être au dedans, dans l’âme et non pas seulement dans les paroles, sur le bout des lèvres. En vain réciterait-on l’acte de contrition ; pousserait-on des gémissements ; verserait-on des larmes, si on n’avait pas, au fond du cœur, un regret sincère d’avoir offensé Dieu.
Surnaturelle : Au-dessus de la nature, parce qu’elle est un don de Dieu et que ses motifs proviennent exclusivement de la Foi.
Universelle : Elle doit s’appliquer à tous les péchés mortels commis, sans exception. Celui qui en exclurait, ne fut-ce qu’un seul de son repentir, serait indigne de pardon. Son cœur restant attaché au péché, Dieu en peut lui pardonner.
Souveraine : Une douleur souveraine est celle qui l’emporte sur toutes les autres douleurs. Pourquoi ? Parce que le péché est le plus grand de tous les maux ; il offense et outrage une Majesté Infinie et fait perdre le ciel et mériter l’enfer.

Qualités du bon propos.
Ferme : Saint Thomas définit le propos : un acte déterminé de la volonté de faire une action future. Ce n’est pas un désir vague, une pensée quelconque. Il ne suffit pas de dire : je voudrais bien, je ferai mon possible ; car l’enfer est rempli de gens qui ont bien voulu, mais qui n’ont rien fait. Seuls ceux qui disent : c’est fini, je veux me corriger, sont dignes du royaume des cieux.
Universel : Cette volonté doit s’étendre à tous les péchés mortels : en omettre un, c’est se condamner à l’enfer.
Efficace : Il importe de prouver, par des actes, notre bonne volonté. Un amendement sérieux de la vie, montre que l’âme est déterminée à ne plus offenser Dieu et à prendre tous les moyens pour ne plus retomber. Saint Ambroise raconte qu’un jeune homme qui vivait une vie complètement dissolue, touché par la grâce, se convertit et fit une sincère pénitence. Revenu dans son pays, une complice de ses anciennes débauches se trouva devant lui. Il ne la regarda pas. Étonnée de tant de froideur, elle lui dit : "C’est moi." Le jeune homme de lui répondre : "C’est vous ! et bien ! moi, ce n’est plus moi."
Il y a deux sortes de contrition : parfaite et imparfaite. La seule différence qui existe entre ces deux contritions est le motif : l’un étant parfait (regret d’avoir offensé Dieu parce qu’Il est infiniment Bon et Aimable) ; l’autre imparfait (regret d’avoir offensé Dieu à cause des châtiments dont Il peut nous punir) ; l’un provient de l’amour, l’autre de la crainte. Dans le Saint Évangile, Saint Pierre et Marie-Madeleine sont deux modèles de contrition parfaite. Est-ce à dire que les larmes sont un gage de contrition parfaite ? Non. La contrition parfaite doit se trouver, avant tout, dans la volonté.

Les effets de la contrition parfaite.
La contrition parfaite justifie immédiatement le pécheur avant même la réception du sacrement de Pénitence. En d’autres termes, à l’instant même où le pénitent la conçoit dans son cœur, ses péchés lui sont pardonnés ; il redevient l’enfant de Dieu. La contrition parfaite est un acte qui provient de l’amour ; or, il est dit dans les Saintes Écritures que l’amour justifie le pécheur : "J’aime ceux qui m’aiment" (Prov. VIII, v. 7) ; "Celui qui m’aime sera aimé de mon Père et je l’aimerai moi aussi" (Jean XIV, v. 21). Comme Dieu est bon envers nous ! et comme il suffit de peu pour toucher son Cœur et être son ami ; car, quoi de plus facile et de plus naturel pour l’âme que d’aimer tendrement Celui qui l’a créée et qui la comble de bienfaits.
Voyons un peu ce qu’enseigne l’Église :

"La contrition perfectionnée par la charité réconcilie l’homme avec Dieu, avant même la réception du sacrement de Pénitence."
Concile de Trente, Session 14, chapitre 4.

"Tous les maux sont enlevés quand la charité règne dans un cœur."
Saint Jean Chrysostome.

"La véritable conversion ne souffre pas de retard, puisque l’Esprit-Saint a dit : Quand le repentir gémissant te tournera vers Dieu, tu seras sauvé."
Saint Léon.

"La charité ne peut exister avec le péché mortel."
Saint Thomas d’Aquin.

Sous la loi ancienne, la contrition opérait cet effet (rémission du péché mortel) absolument et sans condition. Sous la loi nouvelle, elle ne l’opère qu’avec le vœu ou le désir de recevoir le sacrement de Pénitence. Ce point est expressément enseigné par le Concile de Trente. Procédant de l’amour, il est évident que celui qui aime est nécessairement dans la disposition d’accomplir toute la loi or la loi de Dieu veut que, contrition parfaite ou non, nous accusions en confession tous péchés mortels. On peut dire que celui qui fait un acte de contrition parfaite, a, en même temps, la volonté, au moins implicite, de recourir au sacrement de Pénitence dès qu’il le pourra.

Les degrés de la contrition parfaite.
1.- L’âme se repent de ses fautes par pur amour de Dieu et elle est fermement résolue à éviter tous péchés mortels.
2.-L’âme se repent de ses fautes par pur amour de Dieu et elle est résolue à éviter tous péchés mortels et véniels.
3.-L’âme se repent de ses fautes et elle est fermement résolue à éviter toutes fautes quelle qu’elle soit, même toute imperfection et à embrasser les souffrances, les croix, que la Providence pourrait lui envoyer, dans le seul but de plaire à Dieu.
Quel degré est requis pour le pardon d’une faute mortelle ? Saint Thomas enseigne : "Quelle que petite que soit la contrition, elle remet tout péché". Il enseigne aussi que Dieu peut remettre en partie ou complètement la peine due au péché, selon le degré de ferveur de la contrition qui se trouve dans l’âme et il cite, comme exemple, le bon Larron qui eut une telle contrition qu’elle lui obtint le paradis aussitôt après sa mort. Il est donc bon de faire souvent des actes de contrition parfaite et cela avec le plus de ferveur possible.

Est-ce difficile de faire un acte de contrition parfaite ?
"Par suite d’un préjugé trop répandu, on croit que l’acquisition de la contrition parfaite est d’une difficulté désespérante. Erreur pernicieuse : pourquoi enlever ainsi aux pauvres âmes qu’une surprise, une tentation violente trouve faibles, l’espoir de se relever sans retard ; pourquoi refuser à celui qu’un accident subit jette dans les bras de la mort, la consolation de pouvoir se repentir assez pour trouver miséricorde auprès de son Juge ?"
Abbé F. Maucourant,Le Sacrement de Pénitence.

"Même après l’institution des sacrements chrétiens, la contrition parfaite est, pratiquement pour le grand nombre, l’unique voie de salut. Les erreurs sur ce point et surtout les exagérations du rigorisme peuvent être fort dangereuses pour les âmes."
Dr. Gihr, Les Sacrements de l’Église catholique.

La dernière raison est que beaucoup confondent la contrition parfaite véhémente, ou à un haut degré d’intensité, avec la contrition parfaite elle-même. La sensibilité et l’intensité de la contrition ne sont pas requises. On peut les désirer et y tendre mais elles ne sont pas nécessaires. Dieu n’exige pas de nous la contrition véhémente et intense de certains saints. Tout ce qu’il demande, c’est que la volonté regrette ses fautes, parce qu’elles ont offensé un Dieu infiniment bon et aimable, c’est à dire qu’on se repente pour un motif d’amour.
Comme l’amour appelle l’amour et qu’il est naturel au cœur de l’homme d’aimer, il est donc facile pour l’homme d’aimer Dieu, car, en Lui, il trouve manifesté à son égard, le plus grand, pur, infini et sans retour amour que le cœur de l’homme, en quête d’amour, puisse concevoir ; or, quand il est facile d’aimer, il est aussi facile de se repentir par amour.

La contrition, de par la bonté de Dieu, est facile d’accès, car elle ne requiert aucun sentiment, mais un acte de la volonté. Pour dire vrai, il est plus facile à une âme, vivant de façon habituelle dans la grâce de Dieu, de faire un acte de contrition parfaite qu’imparfaite, car il est plus facile d’aimer Dieu que de le craindre.

Moyens d’obtenir la contrition parfaite
1. - La prière. Dieu est toujours prêt à donner à qui lui demande. Saint Bernard disait : "Comment Dieu pourrait-il refuser nos demandes, lui qui, quand nous ne demandons rien, nous provoque lui-même à demander ?" Demandons lui souvent, avec ardeur, la grâce de la contrition parfaite.

2. - Méditation des motifs de contrition. On en trouve 6 :
laideur du péché ;
ciel perdu, enfer mérité ;
Majesté de Dieu outragée ;
Bonté méprisée ;
Passion et mort de Jésus.
Les trois premiers ne produiront que la contrition imparfaite ; il est donc mieux de s’appliquer à méditer sur les trois derniers.

Majesté de Dieu outragée
"Eh ! qu’est-ce que cela, ô mon Dieu, mon amour, ma gloire ? Non, ce n’est point là ce que vous êtes : nous ne faisons que bégayer quand nous voulons parler de vous." (Saint Augustin). Les Anges, saisis de respect, l’adorent avec crainte et tremblement, et l’homme, ce misérable ver de terre, ose lui résister en face. Il pousse l’insolence jusqu’à se révolter audacieusement contre Lui en violant ses commandements. Ah ! comme il est facile de détester le péché, et de s’en repentir avec amour.

Bonté de Dieu méprisée
Il serait bien plus facile de compter les étoiles du firmament que les bienfaits dont Dieu nous a comblé et nous avons osé mépriser cette bonté en nous révoltant contre ses ordres.

Passion et mort de Jésus
"Dieu nous a aimés jusqu’à sacrifier son Fils unique." (Jean III, v. 16). Cette seule phrase devrait blesser notre cœur d’une douleur inconsolable. Le seul coupable de la Passion du Christ, c’est le péché. Saint Paul est formel : ceux qui se livrent au péché, attachent de nouveau Jésus-Christ à la Croix sur le Calvaire de leur cœur. Ils le crucifient et le font mourir de nouveau (Hébreux VI, v. 6). Ne pas se repentir d’amour équivaut à avoir une pierre à la place du cœur.

Quand faire des actes de contrition parfaite ?
Quand on est en état de péché mortel (celui qui, en état de péché mortel, voudrait réciter l’acte de charité doit, auparavant, s’il ne peut se confesser, faire un acte de contrition parfaite) ;
en danger de mort ;
dans les tentations ;
enfin, plusieurs fois par jour : c’est une sainte habitude que nous devons prendre.
La contrition parfaite est très utile aux chrétiens qui vivent en état de grâce, car nul, en effet, ne sait s’il est digne d’amour ou de réprobation. Si vous êtes en état de grâce, chaque acte de contrition parfaite vous obtiendra une rémission complète ou partielle des peines dues à vos péchés, selon votre degré de ferveur ; il vous procurera le pardon de vos péchés véniels dont vous vous repentirez et enfin il augmentera constamment en vous la grâce sanctifiante et assurera votre persévérance.
La contrition parfaite est donc souverainement importante. On peut affirmer, en toute vérité, que l’acte de contrition parfaite est, de tous les moyens de rentrer en grâce avec Dieu et d’échapper à l’enfer, le premier, le plus universel et parfois le dernier.

Conclusion

Je pense que cela est suffisant pour développer en nous la pratique de l’acte de contrition parfaite. Dans la privation actuelle des sacrements, cette pratique ne pourra être que salutaire pour nos âmes. Une dernière chose : l’auteur recommande, si jamais nous nous trouvions sur les lieux d’un accident et que nous pouvions approcher la victime, de réciter, à haute voix, pour elle ou avec elle, l’acte de contrition et ce, même si la personne appartient à une autre religion ; c’est peut être la grâce de conversion qui fera la différence entre le ciel ou l’enfer pour elle. Il va s’en dire que si nous devons assister un malade en danger de mort, la même pratique est recommandée.
"La contrition parfaite est une faveur si grande qu’elle suffit pour faire d’un homme diabolique un homme divin. Sur le bord de la tombe, un seul mouvement de ce repentir complet transporte le pécheur du vestibule de l’enfer dans le ciel."
"Saint Alphonse attache une importance particulière à l’acte de contrition parfaite. Même tout ordinaire, cet acte est déjà un trésor et une merveille. C’est quelque chose du Cœur de Jésus tombant dans le cœur de l’homme."




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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Lun 17 Oct 2011, 21:20

Bonsoir,

Merci Julia pour ce partage, c'est assez intéressant, ça m'a rappelé deux trois trucs un peu oubliés ...

C'est amusant, l'acte de contrition que je connais diffère quelque peu :
"Mon Dieu, j'ai le très grand regret de vous avoir offensé, vous qui êtes infiniment bon et à qui le péché déplaît.
Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre Sainte Grâce de ne plus vous offensez et de faire pénitence".


Par contre ceci, je ne suis pas sûr de comprendre :
"Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé? "

Doit-on en conclure que l'amitié entre sexe opposé est à proscrire ?
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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Lun 17 Oct 2011, 21:42

C'est une très bonne question, mon cher !

Je pense en effet que dans nos époques tellement confuses, nous chrétiens devont faire preuve de prudence et de discernement en ce qui concerne nos rapports avec le sexe opposé.

L'amitié entre homme et femme est possible, certes, mais qui connaît vraiment le secret des coeurs ?

Ainsi nos jeunes générations, qui venons souvent d'un monde païen, nous connaissons toutes et tous le dilemne de la jeune épouse, obligée de frayer avec les (ex) copines de son mari, à se demander si unetelle n'était pas un amie-amoureuse, une autre une maîtresse etc...

Même chose pour l'époux...:|

Et les relations conjugales vont être abîmées dès le départ par ces choses douloureuses au final.

Je pense sincèrement que, même si l'on est de bonne foi, on prend toujours le risque de troubler l'autre personne soi-disant "amie", la prudence s'impose donc.
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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Lun 17 Oct 2011, 21:58

Merci pour la réponse, j'ai eu un peu peur un instant d'une affirmation péremptoire d'un principe exagérément rigide.
Je suis ami avec une camarade rencontrée dans un logement étudiant depuis 13 ans et ce qu'il faut c'est être clair dans sa relation à l'autre, il n'y a pas de passé en dehors du cadre de l'amitié.
Je lui ai dit à l'époque qu'elle était comme une nouvelle sœur pour moi.
Je pense qu'il n'y a pas d’ambiguïté.
On a très souvent de longues conversations, son compagnon et ses enfants le vivent bien.
Je fais un peu partie de la famille.

"Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé? "
En relisant cette phrase, c'est le "sans nécessité" qui me saute aux yeux maintenant.
La nuance est là.
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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Lun 17 Oct 2011, 22:03

S'il n'y a aucune ambiguïté et que l'époux de votre amie est OK, alors, en principe il n'y a pas de soucis.

Notre Seigneur sonde les coeurs.I love you
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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Jeu 20 Oct 2011, 17:58

Bonjour,

Citations pour alimenter la réflexion :

" Ta misère fait naufrage dans l'abîme de ma Miséricorde. "
Sainte Faustine

" Lorsque Dieu pardonne sa faute à un pécheur qui la confesse humblement, le Diable perd sa souveraineté sur le cœur qu’il s’était annexé. "

Saint Bernard

" Courage, âme éprouvée, et vous pauvre pécheur, courage et confiance dans la bonté d’un tel Dieu ! Le nombre de vos péchés sera grand, mais sachez que sa Miséricorde, si vous vous repentez, les surpasse. "

Saint Jean Bosco
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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Jeu 20 Oct 2011, 21:41

FreedomForKingKong78 a écrit:
Bonjour,

Citations pour alimenter la réflexion :

" Ta misère fait naufrage dans l'abîme de ma Miséricorde. "
Sainte Faustine

" Lorsque Dieu pardonne sa faute à un pécheur qui la confesse humblement, le Diable perd sa souveraineté sur le cœur qu’il s’était annexé. "

Saint Bernard

" Courage, âme éprouvée, et vous pauvre pécheur, courage et confiance dans la bonté d’un tel Dieu ! Le nombre de vos péchés sera grand, mais sachez que sa Miséricorde, si vous vous repentez, les surpasse. "

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MessageSujet: Re: FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION   Dim 06 Mai 2012, 17:33

Bonjour,

Comment se confesser ?

Une suggestion du cardinal Martini.


"Je ne veux pas faire ici une étude pastorale, mais simplement faire une suggestion à ceux qui ont peut-être, à un moment donné, espacé de plus en plus leurs confessions sans réussir à bien analyser le pourquoi et sont dans l'incapacité de reprendre une pratique désormais formelle à cause d'un certain malaise intérieur.
Je voudrais proposer une suggestion uniquement parce qu'elle m'a été utile.

Il me semble qu'il s'agit avant tout d'un dialogue avec un frère qui représente l’Église, donc un prêtre, en qui je vois un représentant direct de Dieu ; un dialogue fait en priant ensemble, dans lequel je présente ce que je sens en moi, en ce moment : je me présente tel que je suis, devant l’Église et devant Dieu.

Reconnaître ce qui me donne de la joie

A mon avis, ce dialogue comporte essentiellement deux parties : la première que j'appelle "confessio laudis", c'est à dire confession d'après le sens primitif du terme.
Là aussi, on peut partir d'un paradoxe : s'il est chaque fois si pénible et si difficile de dire mes péchés, pourquoi ne pas commencer par les bonnes actions ?
Saint Ignace lui-même le suggérait dans les Exercices, prenant comme premier point l'action de grâce (n°43) :
"Seigneur, je veux d'abord Te remercier parce que Tu m'as aidé, telle chose a eu lieu, j'ai pu me rapprocher de telle personne, je me sens plus serein, j'ai dépassé un moment difficile, j'ai pu mieux prier ; reconnaître ce qui maintenant, devant Dieu, me donne la joie."

Il est important que ces choses émergent devant le Seigneur : la reconnaissance de Sa bonté pour nous, de Sa puissance, de Sa miséricorde.

Reconnaître ce qui me met mal à l'aise

Cela fait, on peut passer à une "confessio vitae" que je définirai comme ceci : plus qu'une recherche et qu'une énumération de péchés formels, c'est à dire devant Dieu ce qui maintenant me met mal à l'aise, ce que je voudrais faire disparaître.
Souvent, ce sont des façons 'être plus que des péchés formels, mais au fond les causes sont les douze attitudes que répertorie Saint Marc (7,21) : orgueil, envie, cupidité ...

Ou bien, je dirai devant Dieu : je regrette de ne pas pouvoir parler sincèrement avec telle personne, mon rapport n'est pas authentique avec tel groupe, je ne sais par où commencer.
Je regrette de ne pas réussir à prier, je me sens mal à l'aise d'être pris par ma sensualité, par des désirs que je ne voudrais pas avoir, des fantasmes qui me troublent.
Je ne m'accuse peut-être d'aucun péché en particulier, mais je me mets devant le Seigneur et Lui demande qu'Il me guérisse.

Il ne s'agit pas vraiment de mettre sur la table trois ou quatre péchés, pour qu'ils soient annulés, mais d'une immersion baptismale dans la puissance de l'Esprit : Seigneur, purifie-moi, éclaire-moi, illumine-moi.
Que mon cœur soit changé, qu'il n'y ait en moi moins de douleur, moins de tristesse, moins de scepticisme, moins d'orgueil.
Je ne sais peut-être par où commencer, mais je mets tout cela dans la puissance du Crucifié et du Ressuscité par la puissance de l’Église.


Osservatore Romaro, 21,02,1995 (extraits)
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FORCE INVINCIBLE DE LA CONFESSION
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