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 voilà une nde alors que la femme essayer d'avorter

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sonia



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MessageSujet: voilà une nde alors que la femme essayer d'avorter   Mar 11 Oct 2011, 12:34


Dieu l'a sauver de ce qu'elle voulait faire et son bébé également.
et ça montre à quel point il pardonne et il aime.

..

Citation :
Une Expérience de Mort Imminente

Alors que j’étais une jeune femme célibataire à Londres, ma ville en Angleterre, j’ai été admise au Memorial Hospital avec des complications graves à la suite d’une tentative d’avortement ratée que j’avais pratiquée dans la salle de bain de mon appartement. Ayant été éduquée comme catholique, j’ai cherché a faire face secrètement et seule à cette grossesse non désirée. Après avoir perdu une grande quantité de sang et ressentant un grand froid, j’ai appelé une ambulance pour qu’on m’emmène à l’hôpital.

Immédiatement après qu’on m’ait amenée précipitamment dans la salle des urgences, je me rappelle avoir vu le personnel courir dans la pièce en poussant des chariots avec du matériel, des flacons, des seringues, des aiguilles, des bandes des tubes, etc.. J’étais trempée de sang jusqu’au nombril et très faible. J’étais dans un état très critique qui menaçait ma vie. Le sang s’écoulait de mon corps tout comme ma volonté de vivre.

J’ai entendu un « pop » et soudain, la douleur a cessé. Je me suis sentie calme pour la première fois depuis 3 mois, depuis que j’avais appris ma grossesse à un homme qui m’avait menti en me disant qu’il m’aimait et qu’il voulait m’épouser, mais il avait une femme et 5 enfants dans une autre ville. Je voyais très clairement mon corps tandis qu’on travaillait de manière forcenée sur moi en posant une transfusion et d’autres tubes. Je me rappelle avoir pensé que je souhaitais juste qu’on arrête. Mon apparence était horrible et ma couleur était pitoyable. J’étais gênée d’être la cause de tout ce remue-ménage. J’avais péché et je ne méritais pas de vivre. Le fait d’avoir ces pensées à quelques centimètres du plafond ne me dérangeait ni ne me perturbait autant que de ressentir le stress que je provoquais pour ceux qui se trouvaient au dessous de moi. Je sais également que j’étais complètement consciente bien que j’aie entendu une infirmière, la seule en blouse bleue, dire aux médecins que j’avais perdu connaissance peu de temps après être entrée dans la salle des urgences. J’étais très consciente de chaque détail des évènements et de la pièce.

J’ai pris conscience d’un tunnel qui est apparu soudainement, j’ai été attirée à l’intérieur. J’étais heureuse de m’éloigner de cette scène de tension en bas. J’ai flotté vers le tunnel en passant directement à travers le plafond, tandis que je flottais vers le tunnel je suis passée en plein dans un ventilateur de plafond puis à travers le plafond. La noirceur du tunnel était épaisse, j’ai commencé à accélérer. J’ai éprouvé de la curiosité pour mon corps ou ma forme du moment et j’ai regardé mes bras et mes jambes. Ils semblaient s’étendre et émettre une légère lumière. Je ressentais un fort courant d’air et un bourdonnement sourd, comme une vibration tandis que je gagnais de la vitesse en direction d’une lumière brillante au loin. Alors que je continuais à un rythme plus rapide, j’ai senti une présence auprès de moi qui me calmait et émettait à la fois amour et sagesse. Je n’ai vu personne, mais j’ai senti l’essence de mon grand-père qui est mort lorsque j’avais 13 ans. J’avais conscience de sa présence réconfortante mais je n’ai rien vu, rien entendu.

Je suis finalement arrivée au bout et j’ai flotté dans un endroit immergé dans une lumière blanche rayonnante qui semblait incarner tous les concepts de l’amour. Un amour qui était inconditionnel et similaire à celui d’une mère pour son enfant. C’était une présence tout à fait chaleureuse et joyeuse, la même qui m’avait attirée à l’origine dans le tunnel. C’était comme un champ géant de force ou d’énergie qui rayonnait toutes les émotions bonnes et nobles connues de l’humanité. J’avais abandonné les préceptes de l’Eglise Catholique dès que j’avais quitté l’école paroissiale à 17 ans, sentant que j’avais été libérée d’une prison stérile, j’étais loin d’être religieuse, mais j’ai su dans mon cœur qu’il s’agissait de Dieu. Les mots ne peuvent décrire ma révérence en cette présence. C’était comme si je faisais partie de La Lumière puis la Lumière est devenue une part de moi-même. Nous ne faisions qu’un. J’ai soudain compris, sans le moindre doute, comment nous sommes tous interconnectés les uns avec les autres, avec Dieu et toutes les formes de vie dans l’Univers.

A ce moment là, je me souviens de m’être demandé si je serais punie pour avoir assassiné mon enfant, et, ce faisant, m’être tuée moi-même. J’étais consciente qu’Il connaissait chacune de mes pensées, chacun de mes sentiments. La première chose que j’ai vue ensuite, c’était un bébé endormi, dont je savais qu’il s’agissait de moi. J’ai regardé fascinée tandis que je voyais les moments forts de chaque étape de ma vie. C’était comme regarder un écran de cinéma circulaire avec une explosion de nombreuses scènes différentes passant à une vitesse énorme. Je ne sais comment, je pouvais voir et comprendre non seulement ce qui se passait, mais aussi les sentiments que j’avais vécus à l’époque ainsi que les émotions que j’avais provoquées chez autrui. J’ai vu et ressenti la honte de ma mère tandis qu’elle me portait hors des liens du mariage, jusqu’à l’exaltation de l’amour et la souffrance écrasante du rejet et de la trahison. J’ai compris les peurs et les incertitudes de l’homme qui avait causé ma souffrance, sa propre culpabilité pour la rupture avec moi en apprenant ma grossesse. J’ai ressenti toutes les bonnes et mauvaises actions que j’avais pu faire et leurs conséquences sur autrui. Cela a été un moment difficile pour moi, mais j’étais soutenue par l’amour inconditionnel et j’ai surmonté les parties difficiles.

Il m’a demandé télépathiquement si je voulais rester ou retourner à ma vie précédente à l’ « Ecole de la Terre ». Je suis tombée à genoux afin de montrer mon désir de rester avec Lui. Il m’a montré une belle bulle brillante qui flottait à côté de lui. A l’intérieur, j’ai vu un petit bébé en train de téter. Le bébé est devenu un bambin, il a commencé à marcher vers moi dans la bulle. Puis l’image du jeune garçon s’est convertie en adolescent et il a continué à avancer en âge jusqu’à devenir un homme adulte. Qui est-ce ? Ai-je demandé. Ton fils Michael, fut la réponse. Je me rappelle avoir été très soulagée de ne pas avoir détruit son opportunité de vie. Une flot de pensées affreuses s’est amoncelé dans mon esprit. Je n’étais même pas mariée et je pouvais à peine me supporter moi-même, comment pourrais-je élever un fils ? Pourrait-il jamais oublier ou me pardonner d’avoir essayé d’avorter alors qu’il avait quatre mois de vie ? Comment pourrais-je accomplir cela sans aide ? J’ai vu un instantané de moi avec un homme que je savais être mon futur mari, il tenait le garçon de 2 ans que j’avais vu dans l’image. Pour la première fois, je me suis autorisée à ressentir de l’amour pour le bébé que je portais. Toutes les difficultés, les complications et les épreuves que j’avais utilisées pour justifier mon avortement, ont paru bien faible et égoïstes.

Soudain, j’ai été propulsée à l’intérieur de mon corps et une douleur brûlante a déchiré le bas de mon corps. La même infirmière en blouse bleue me faisait une injection et me disait de me détendre, que l’antidouleur ferait bientôt effet. C’était comme si je n’avais pas été inconsciente plus de quelques minutes, alors que ma visite dans l’au-delà avait semblé durer des heures.

Pendant que j’étais hors de mon corps aux urgences, j’ai remarqué une étiquette rouge sur le côté d’une pale d’un ventilateur de plafond et faisant face au plafond. Quand on m’a emmenée en salle de réveil, on m’a dit que mon bébé était sauvé. J’ai répondu : « oui, je sais ? » J’ai demandé que quelqu’un veuille bien écouter mon incroyable expérience, on m’a répondu ne pas avoir le temps. Mon médecin a dit que c’était un miracle qu’il ait pu sauver le bébé et moi également. Il a dit avoir pensé nous perdre en deux occasions. J’ai essayé de lui parler de mon expérience, mais il a été appelé. Son sourire en partant ne laissait aucun doute sur son sentiment de perdre son temps à écouter les divagations induites par les drogues chez une femme folle. Ma mère est arrivée plus tard, avec des renforts « religieux » qui ont tenté d’obtenir une confession de mes péchés. J’étais un peu amusée lorsqu’une nonne est apparue et a commencé à prier pour moi, demandant à Dieu de me pardonner. Je savais que j’avais déjà été pardonnée. Ma punition est venue de mes émotions de culpabilité et de honte que j’avais vécues si douloureusement lors de la vision du film bulle sur ma vie passée. Seule une infirmière à l’hôpital m’a écoutée. Elle l’a fait après que je lui aie raconté quelques détails sur ce qu’elle avait dit aux médecins et aux infirmières pendant que j’étais inconsciente. Elle a dit avoir entendu parler d’autres personnes qui avaient été ramenées des rives de la mort avec des histoires similaires. Je l’ai finalement convaincue de prendre une grande échelle et de voir par elle-même l’étiquette rouge, dont j’ai décrit l’apparence avec force détails et qui se trouvait sur la face cachée du ventilateur de plafond aux urgences. L’infirmière et une aide-soignante ont vu l’étiquette, confirmant tous les détails que j’avais décrits sur son apparence. Je savais ce que je savais, mais je me suis sentie mieux qu’au moins deux personnes m’aient crue. Je n’ai jamais mentionné cette expérience à nouveau depuis.

J’ai avancé dans ma vie avec optimisme et une toute nouvelle attitude, j’ai donné naissance à un garçon 5 mois plus tard, je l’ai appelé Michael. Les dommages que je m’étais causés à moi-même ont empêché d’autres grossesses, Mais les liens spirituels et d’amour que j’ai vécus avec Michael sont un « don » de l’au-delà que je chéris vraiment.

L’expérience reste aussi réelle et nette maintenant qu’il y a 34 ans, elle a changé ma vie de nombreuses manières par élévation spirituelle.

http://www.nderf.org/French/mary's_emi.htm
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: voilà une nde alors que la femme essayer d'avorter   Mar 11 Oct 2011, 13:19

Merci pour ce témoignage ! Very Happy
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Abenader



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MessageSujet: Re: voilà une nde alors que la femme essayer d'avorter   Mar 11 Oct 2011, 15:16

Citation :
J’ai flotté vers le tunnel en passant directement à travers le plafond, tandis que je flottais vers le tunnel je suis passée en plein dans un ventilateur de plafond puis à travers le plafond.

Hihihi !
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: voilà une nde alors que la femme essayer d'avorter   Mar 11 Oct 2011, 16:28

Ça paraît drôle mais la décorporation est un fait. On devient comme un fantôme, passant à travers tout. What a Face
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FreedomForKingKong78



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MessageSujet: Re: voilà une nde alors que la femme essayer d'avorter   Mar 11 Oct 2011, 17:28

Oui merci pour ce partage !
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: voilà une nde alors que la femme essayer d'avorter   Mar 11 Oct 2011, 18:03

Chris Prols a écrit:
Citation :
J’ai flotté vers le tunnel en passant directement à travers le plafond, tandis que je flottais vers le tunnel je suis passée en plein dans un ventilateur de plafond puis à travers le plafond.

Hihihi !

Et cela change tout pour la théologie des âmes séparées : elles gardent leur psychisme, continuent de voir et d'entendre et se souviennent des parfums de la terre.

C'est extraordinaire. L'ancienne scolastique croyait que, avec les souvenirs sensibles, on oubliait le visage visible de sa propre mère.

_________________
Arnaud
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http://eschatologie.free.fr
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MessageSujet: Re: voilà une nde alors que la femme essayer d'avorter   Mar 11 Oct 2011, 19:14

C' est un magnifique témoignage !!

I love you M E R C I sunny
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Pierre75



Messages : 937
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MessageSujet: Re: voilà une nde alors que la femme essayer d'avorter   Mar 11 Oct 2011, 19:17

Chris Prols, quelle est votre interprétation de "l'Etre de Lumière" perçu dans de nombreuses NDE ?
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: voilà une nde alors que la femme essayer d'avorter   Mar 11 Oct 2011, 19:37

Julienne a écrit:
C' est un magnifique témoignage !!

I love you M E R C I sunny

Quand on lit un tel témoignage, on n'a qu'une envie: être avec Lui ! Very Happy I love you
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Espérance
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MessageSujet: Re: voilà une nde alors que la femme essayer d'avorter   Mar 11 Oct 2011, 19:45

Merci Sonia :angebig:

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MessageSujet: Re: voilà une nde alors que la femme essayer d'avorter   Mar 11 Oct 2011, 20:03

Simon1976 a écrit:
Julienne a écrit:
C' est un magnifique témoignage !!

I love you M E R C I sunny

Quand on lit un tel témoignage, on n'a qu'une envie: être avec Lui ! Very Happy I love you

Je suis bien de ton avis sunny I love you
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MessageSujet: Re: voilà une nde alors que la femme essayer d'avorter   Mar 11 Oct 2011, 20:58

Merci Sonia, magnifique.


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sonia



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MessageSujet: Re: voilà une nde alors que la femme essayer d'avorter   Mer 12 Oct 2011, 00:27

oui merci à Dieu d'avoir fait ce monde,d'aimer et à nous aider à etre meilleur et à aimer et d'exist.On a envie d'etre avec lui

J'ai un autre témoignage http://www.nderf.org/French/linda_b_emi_1030.htm mais il est assez long mais il est assez long mais il est très beau,c'est une femme qui hésiter à avorter alors elle a demandé l'avis de Dieu et s'en est remis à Lui,parce que c'était ou soit sa vie ou la celle de l'enfant..les médecins pensait que c'était impossible de sauver les deux..son témoignage est vraiment touchant et j'admire sa confiance en Dieu meme quand elle souffrait en attendant à l'hopital et sa superbe nde

juste un extrait parce que c'est très long

....


Citation :
« Prier » a crié la voix dans ma tête. J’avais la réponse à ma question.

* * *

Je n’avais jamais eu le sentiment de bien savoir prier. Si les mots ne sonnaient pas comme s’ils étaient extraits des pages de la bible de Jacob, ils ne me paraissaient pas assez bons pour moi. J’ai quand même voulu essayer. Je me suis mise à prier.

« Seigneur je t’en prie ; je suis mourante. Je ne veux pas mourir. Viens et guéris-moi, je t’en prie. »

Je priais à voix haute et j’entendais l’écho de ma voix sur les murs. Au début le son m’a gêné, mais ensuite il m’a réconforté. Si je pouvais ouvrir la bouche et entendre le son en sortir, alors j’étais encore en vie. J’avais besoin de faire du bruit car je voulais me concentrer sur le son afin d’y mettre ma douleur au lieu du plafond maintenant.

Laissant échapper un long soupir de déception, je me souviens avoir pensé : « Cela ne va pas marcher, j’ai l’air tellement stupide. ». Je ne me sentais pas à l’aise avec ce genre de prière, cela ne me correspondait tout simplement pas. J’ai décidé de mettre la prière de côté pour un temps.

Je me suis mise à chanter. Je chantais en direction de ces fameuses dalles d’isolation que j’avais emplies de tant de douleur. Elles n’étaient pas visibles dans le noir mais je savais qu’elles étaient toujours là, pleines de souffrance, attendant maintenant que je les remplisse de sons. J’ai donc chanté.

J’avais changé ma méditation et ma concentration en déplaçant ma douleur dans chaque son. J’ai alors empli chaque trou de chacune des ombres de la salle. Les paroles et la mélodie des chants montaient alors vers le plafond, traversaient le toit vers le ciel et les oreilles de Dieu. Il me fallait sortir la douleur de mon corps épuisé et tourmenté, je l’ai donc envoyée alors vers Dieu.

Je n’avais pas passé beaucoup de dimanches à l’église dans ma vie, mais j’avais appris quelques chants (en tous cas c’est ce que je pensais). J’ai chanté : « Jésus aime les petits enfants du monde. ». Bien que j’aie pu commencer bon nombre de chants du catéchisme, il est vite devenu évident que j’avais vraiment des problèmes pour me rappeler de toutes les paroles, sans parler de la mélodie. Me concentrer sur les chants ne soulageait absolument pas ma souffrance. Chanter ne m’aidait pas ! Tandis que la douleur augmentait, ma capacité à me souvenir de quoi que ce soit s’amenuisait, à part inspirer et expirer.

« Continue à respirer ! Continue à respirer ! Si tu respires encore, tu es toujours vivante » me rappelais-je à moi-même.

J’étais passée des chants du catéchisme aux chants de noël, pourtant ma tâche n’en était pas plus facile. Etant incapable de me rappeler les simples paroles des chants de noël, ma frustration avait augmenté et mes pleurs ne me facilitaient pas la respiration. J’ai dit dans la pièce sombre : « Seigneur, tu sais ce qui est en mon cœur et mon esprit, même si je ne peux pas l’exprimer. S’il te plaît Seigneur, entends ma prière ! ».

Il était alors plus qu’évident pour moi que j’étais mourante, qu’aucun grand chevalier blanc n’allait venir dans cette salle lugubre et me sauver. Admettre la vérité fut ravageur. J’étais en train de mourir. J’avais de la difficulté à respirer, à penser, à parler, à me souvenir ou même à soulever la main pour essuyer les larmes sur mon visage.

La douleur était devenue tellement forte qu’elle roulait en vagues balayant tout mon corps, de la tête aux pieds. Chaque vague menaçait de m’arracher à cette vie et de me jeter dans les bras de la mort, mais je persistais à lutter, espérant toujours un miracle quelconque. Miracle dont je pensais qu’on nous l’avait promis.

Dans cette brume de douleur, je me suis rendu compte que j’avais totalement cessé de chanter. Ayant toujours le sentiment qu’il me restait encore quelque chose à faire, j’ai recherché dans mon esprit, m’efforçant de me rappeler certains versets de la bible que j’avais appris en camp d’étude biblique. Je me suis mise à réciter des versets de façon audible dans le silence obscur, mais la douleur ne me permettait pas de m’en souvenir. Même en faisant tous les efforts, j’arrivais à peine à me rappeler d’une ligne ou deux.

J’ai été forcée de me confronter à une certitude. Je ne pouvais plus vivre avec la douleur. Il valait mieux mourir que souffrir ainsi. Mourir n’était plus à redouter. Je craignais alors plus la douleur que la mort. J’avais combattu la mort autant que je l’avais pu ; j’étais maintenant quasiment prête à l’accepter. J’étais prête à prier.



« Notre Père qui es aux cieux. Que ton nom soit sanctifié. Que ton règne vienne. Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel… »

J’ai subi un blanc dans mes pensées. La douleur ne me laissait même pas dire un dernier « Notre Père ». J’ai essayé encore et encore. Pendant un court instant, l’espace d’un battement de cœur, une frustration et une colère telles m’ont submergée qu’elles l’ont emporté sur la douleur atroce.

« Comment as-tu pu laisser cela se produire ? » ai-je crié à Dieu. « Je suis trop jeune pour mourir ! Mon bébé n’est même pas encore né ! Pourquoi ne peux-tu nous laisser vivre ? Qu’avons nous fait de mal ? Pourquoi me fais-tu cela ? Suis-je punie à cause de quelque chose ? » ai-je crié dans la pièce vide dans une flambée de rage.

Désespérée, j’ai tenté de me calmer afin de pouvoir penser suffisamment longtemps pour faire un marché avec Dieu.

« Mon Dieu ! Tu pourrais laisser vivre le bébé et prendre ma vie ! Qu’en penses-tu, est-ce possible ? Mon Dieu ! Tu pourrais me laisser vivre et j’aurais d’autres bébés. Je pourrais passer ma vie à ton service. Est-ce possible ? Non, idiote, on ne peut pas marchander avec Dieu ! J’ai dû apprendre cela au catéchisme non ? Est-ce vrai mon Dieu, tu ne marchandes pas ? » ai-je plaidé dans cette pièce déserte.

« Dieu fait ce qu’il fait pour une raison mystérieuse. Lui seul le sait. Ce n’est pas à moi de mettre en question ce que Dieu fait.» ai-je continué, dans une tentative de me convaincre et d’abandonner ma déception et ma colère.

Puis, en guise de réconfort ou prix de consolation, j’ai soudain compris cette voix paisible qui me murmurait au début de cette longue épreuve : « Tu mourras, mais n’aie pas peur ! Attends, aie foi, ne crains pas, prie – meurs. »

Maintenant j’entendais tout clairement. Si j’avais tout entendu distinctement la première fois, les choses se seraient certainement passées différemment ai-je théorisé.

« Tout cela c’était pour mourir ? » ai-je dit hargneusement dans la pièce vide. « Mon Dieu, c’est mon heure pour mourir, que cela me plaise ou non ? ». J’ai tenté de me calmer, « Bon, très bien, je vais mourir alors ! »

« Seigneur bien-aimé, tu sais que je t’ai toujours appartenu, donc, avec beaucoup de réticence et un grand chagrin, je remets mon âme entre tes mains. » J’ai entamé ma prière finale avec colère et peine. « Seigneur, mon âme t’appartient. Tu peux la reprendre maintenant. Je suis désolée de ne pas avoir été la fille parfaite que j’aurais dû être. » ai-je dit en pleurant. Mon Dieu, je te donne aussi mon bébé. Je suis prête, fais donc vite et arrête cette douleur ! ».

Je me suis mise autant à l’aise que possible sur ce lit d’hôpital. J’ai tenté d’arrêter mes pleurs et j’ai vidé mon esprit. Lorsque j’ai senti que mon corps et mes pensées étaient aussi calmes que possible compte tenu des circonstances, j’ai commencé à me concentrer sur la douleur. J’ai laissé la totalité de la souffrance m’envelopper. J’ai serré les dents et laissé la douleur se saisir de ce qui restait de moi. J’ai vu retomber en moi toute la souffrance que j’avais chassée dans les dalles de plafond, dans les cieux et vers Dieu. J’ai lutté pour étouffer les hurlements qui menaçaient de s’échapper de mes lèvres.

Puis, très rapidement tout s’est terminé. Je suis morte.



* * *



En un instant, j’ai été transportée dans un tunnel ou un couloir empli d’une belle et pure lumière bleue/blanche. Elle était tellement vive qu’elle aurait dû me blesser les yeux, ce n’était pourtant pas le cas.

J’ai baissé les yeux vers mon corps et découvert que j’étais habillée d’une longue robe blanche. J’étais debout, fixant mes pieds nus, cherchant dans mes pensées si je pouvais me souvenir comment j’étais passée d’allongée sur le dos dans un lit d’hôpital à debout dans cet endroit nouveau et magnifique. J’ai ri à la vue de mes pieds nus.

Je n’avais pas peur. J’étais pleine de joie et d’émerveillement. Je me rappelais parfaitement de tout ce qui s’était passé avant que je n’entre dans cet endroit de lumière. Je savais absolument qu’il s’agissait de la première minute d’une nouvelle et magnifique journée. Je ne pleurais pas, je riais.

J’ai commencé à faire une check-list mentale. Suis-je enceinte ? J’ai abaissé mon regard sur moi-même : « Non ! » je l’ai biffé. « Est-ce que je ressens de la peur, de la douleur, du chagrin, de la frustration, de la confusion et de la colère ? NON ! » J’ai tout rayé.

Que ressentais-je donc ? J’étais heureuse, au chaud, détendue, confiante, aimée, on s’occupait de moi et j’étais très curieuse et en attente. J’étais heureuse de simplement me trouver où on m’avait placée avec tant de douceur et d’attention, baignant simplement dans la chaleur et le confort que fournissait cette lumière. Je ne souffrais pas, j’aimais cet endroit. J’étais aimée. Quelque chose de merveilleux se produisait et plus restait à venir. Je le sentais.

Ma curiosité s’est décuplée. « Suis-je vivante ou morte ? Qu’est-ce que cet endroit, le paradis ? » Je ne cessais de me poser des questions sans réponses. Je me suis torturé l’esprit en essayant de me rappeler d’une leçon de catéchisme apprise dans l’enfance, traitant de la mort ou du paradis. La pensée que cet endroit merveilleux soit l’enfer ne m’a absolument pas traversé l’esprit, je n’avais jamais étudié le purgatoire. A ce moment là, je n’étais pas sûre de ce que c’était censé être.

« Voyons les portes nacrées ? Rien ! » ai-je pensé en démarrant une autre check-list. J’ai regardé aussi loin que possible dans la lumière et je n’ai rien vu ressemblant de près ou de loin à l’ombre d’une porte. « Des anges ? » ai-je pensé, « Non, aucun non plus. »

Je ne voyais rien d’autre que la lumière depuis l’endroit où je me trouvais. Le seul fait alors à ma connaissance, c’était que cette lumière rayonnante et impressionnante s’occupait de moi, me caressait, et m’enveloppait.

Je ne me sentais ni solitaire ni fatiguée. Je me sentais aimée et protégée. J’étais à l’aise et sereine. Je me sentais vivante, vraiment vivante mais je me souvenais que quelques secondes auparavant j’avais grincé des dents de douleur, sachant que j’allais mourir. J’avais prié pour que la mort me prenne en pitié et fasse rapidement son œuvre.

Je me rappelais tout ce que je venais de traverser, j’avais donc cette conviction en moi-même : « Je suis morte. ». Et ce n’était pas si mal. En fait je pensais que c’était très bien.

Le seul mystère était alors : que va-t-il se passer ensuite ? J’étais prête, je souhaitais et je pouvais le découvrir.

J’ai eu le souvenir d’avoir entendu dire que lorsqu’on meurt, des membres de la famille, décédés avant vous, se rassemblent pour vous accueillir. Allaient-ils venir et m’accompagner au paradis ? Je l’ignorais, j’ai donc simplement attendu.

J’ai attendu que quelqu’un vienne à ma rencontre et me montre le chemin vers le paradis. Qui cela pouvait-il être, ai-je pensé. Je ne parvenais pas à me souvenir d’un seul membre de ma famille qui serait décédé, que je reconnaîtrais et qui me connaîtrait. J’ai continué à réfléchir : « Qui va donc venir pour moi ? ».

« Un ange peut-être ? » J’ai envisagé la possibilité qu’en l’absence d’un membre de la famille pour me guider, un ange allait le faire. J’ai commencé à me poser des questions. L’ange allait-il être de sexe masculin ou féminin ? Allait-il avoir des ailes ? Allait-il arriver en volant ? Allait-il m’appeler par mon nom ? Tant de questions et si peu de réponses. La pensée de voir un ange m’enthousiasmait. Cet endroit m’exaltait et me donnait de l’énergie. Mais aucun ange n’est venu.

J’étais prête pour l’étape suivante, quelle qu’elle soit. Mon esprit continuait à galoper, je me posais des questions puis je tentais d’y répondre. Quelle théologie va se révéler être juste au paradis ? De quelles histoires du catéchisme dois-je me souvenir ? Dois-je rester ici et continuer à attendre des instructions ou dois-je progresser seule et voir ce qui va se passer ? J’avais encore beaucoup d’autres questions mais toujours aucune réponse. Le fait d’avoir tant de questions m’amusait et me faisait sourire. J’étais comme un enfant exubérant se préparant pour sa première visite à la confiserie, tout excité d’y aller.

J’ai attendu, calmé mes pensées et simplement passé du temps à écouter ce calme. Il n’y avait absolument aucun son. J’étais enveloppée par un silence incroyable. Je me suis rendu compte que jamais de ma vie je n’avais vécu sans bruit. Dans cet endroit le silence était absolu. Lorsque j’étais vivante, il y avait du bruit même dans l’endroit le plus tranquille que j’aurais pu trouver. Le son de ma propre respiration et les battements de mon cœur. De petits bourdonnements dans les oreilles ou les gargouillis du système digestif auraient sonorisé l’endroit le plus tranquille. Mais là, il n’y avait que ce silence paisible. J’aimais cela !

Tout comme il n’y avait aucun son dans cet endroit de lumière, il n’y avait pas de mouvement. De là où je me trouvais, le tunnel paraissait infini. Je ne voyais ni porte ni fenêtre, ni plafond, ni installation de quelque sorte que ce soit. Il n’y avait ni ombre ni mouvement qui aurait pu attirer mon attention. Mais cet endroit ne paraissait absolument pas vide. Il était plein de vie, j’ai donc cessé de jouer au jeu des 1000 Euros avec moi-même, je me suis lancée dans l’aventure pour trouver des réponses. Je m’étais toujours posé des questions dans la vie, pourquoi en aurait-il été autrement dans la mort, n’est-ce pas ? Je ne savais pas à quoi m’attendre, mais je n’avais pas peur de le découvrir.

J’ai décidé de commencer ma recherche en marchant directement vers le centre du tunnel, pour avoir une meilleure idée de sa taille et de sa longueur. J’ai gardé les yeux ouverts et les oreilles aux aguets tandis que je marchais joyeusement vers le centre du tunnel en criant : « Hé Ho, il y a quelqu’un ? ». Je m’attendais à ce que quelqu’un apparaisse d’une seconde à l’autre et se présente, peut-être Saint Pierre ?

J’ai marché pendant un moment jusqu’à ce que j’aie l’impression d’être au milieu du tunnel. Bien sûr, je n’avais aucun moyen d’en être sûre, mais j’étais satisfaite. Je me suis arrêtée et j’ai commencé à regarder le tunnel dans le sens de la longueur afin de voir si quelque chose se tenait dans la lumière brillante. Encore rien. J’ai donc décidé de simplement progresser au centre pour voir ce que je pouvais discerner.

Avant que mes pieds ne traversent la longueur d’un premier terrain de football, je me suis retrouvée en l’air. J’ai eu l’impression que des élastiques gigantesques m’entouraient la taille, qu’avec le dernier pas en avant j’avais atteint la limite de l’élasticité de ce lien. J’ai été arrachée tellement vite et tirée en arrière si rapidement que j’ai été pliée en deux, mes doigts pouvaient quasiment toucher mes orteils. Je me suis sentie balayée vers l’arrière à grande vitesse.

Je n’ai pas eu le temps de me demander où j’allais, ni pourquoi, j’ai découvert que j’étais revenue à l’hôpital, j’avais été replacé dans la salle d’accouchement, suspendue horizontalement, en apesanteur au dessus de mon propre corps.

J’ai fermé les yeux tandis que mon corps entamait un mouvement de flottement d’avant en arrière comme une plume qui descend avec légèreté vers le sol. Au début je n’ai pas du tout eu l’impression d’avoir été replacée dans mon corps, mais toutes les sensations sont revenues lentement. Tout d’abord j’ai senti mes mains, puis mes pieds, puis tout le poids de la chair et des os reposant sur le dos dans le lit d’hôpital. J’ignorais combien de temps j’avais été hors de mon corps. Je savais que cela pouvait avoir été court mais durant cette période, j’avais perdu la sensation de poids et de masse. Mon corps paraissait maintenant extrêmement lourd et inconfortable. J’entendais ma respiration, mes battements de cœur, je sentais le gonflement des poumons dans la poitrine. J’entendais des sons qui pénétraient dans la chambre en provenance du couloir, en passant sous la porte fermée.

J’étais revenue dans mon corps et le monde bruyant m’agressait les oreilles. Cela ne m’intéressait pas du tout et je me suis à nouveau posé des questions : « Suis-je en vie ? Suis-je de retour à l’hôpital ? ». Je sentais mon corps mais je ne souffrais pas du tout. La question numéro un était donc : « Que viens-je donc de vivre ? ».

A travers mes yeux clos, je voyais de la lumière, un forte lumière. Réponse numéro un : « Je suis en vie ! Je me suis sans doute simplement endormie. J’ai rêvé. » J’ai ri de moi-même intérieurement. « Le médecin a dû revenir dans la chambre et allumer la lumière, en le faisant cela a interrompu mon rêve merveilleux. J’avais vraiment besoin de dormir. Je me sens mille fois mieux ! Il a dû revenir pour vérifier si je suis morte maintenant .» ai-je pensé avec amusement.

J’ai attendu, écoutant le médecin, guettant le contact de ses mains. J’ai cherché à savoir si ma peur de cette réalité ou de la mort était revenue. Absolument rien pour le moment. La joie et la paix que j’avais éprouvées dans le rêve persistaient encore, alors même que j’étais complètement éveillée depuis plusieurs minutes.

J’ai recherché une sensation d’épuisement ou de douleur que je n’ai pas décelée, j’ai donc ouvert les yeux afin de voir le médecin et lui parler. J’ai levé les yeux vers le plafond que j’avais mémorisé pendant des heures, emplissant les petites perforations des dalles isolantes avec ma douleur, j’ai découvert que la lumière n’était pas allumée. Cela m’a surprise. Je n’étais pas censée vivre un jour de plus, c’était pourtant le cas. « C’est sans doute le matin. » ai-je pensé.

La pièce était totalement illuminée par une lumière blanche agréable. Je me suis dit qu’il devait s’agir d’une nouvelle matinée et qu’un soleil radieux devait déverser sa lumière par la fenêtre de la salle. « Quelle façon agréable de se réveiller et de commencer une nouvelle journée. » me suis-je dit.

L’adrénaline a inondé mes veines lorsque je me suis rendu compte qu’il n’était pas possible que le soleil matinal illumine la pièce. Je me suis assise toute droite dans le lit.

J’ai pris acte de la situation. « Je suis totalement réveillée. Je ne rêve pas. Je suis toujours enceinte. » J’ai jeté un coup d’œil à la porte de la salle pour voir si elle était toujours fermée. Elle l’était. J’étais toujours à l’hôpital dans une salle d’accouchement localisée au centre du cinquième étage. Dans la pièce, il n’y avait pas de fenêtre qui aurait permis au soleil de pénétrer. Non, pas même une seule.

La lumière n’était pas allumée mais je pouvais compter chaque petit creux ou défaut dans le sol, les murs et le plafond. J’ai lentement examiné l’intégralité de la pièce. Tout y était. L’évier, la paillasse, la perche métallique qui soutenait la poche de liquide « viande et pomme de terres », sous celle-ci pendaient les tubes transparents qui avaient été reliés à mon bras. J’ai alors remarqué la douleur à la main et au bras, là où les aiguilles étaient restées bien trop longtemps. J’ai examinée ma main enflée. Je pouvais tout voir parfaitement dans cette lueur blanche et brillante.

La seule différence dans la pièce, c’est qu’il ne s’agissait plus d’un espace froid, hostile et effrayant. La brillante lumière blanche qui emplissait la salle avait amené cette transformation. Il s’agissait de la même lumière que celle de mon rêve. Elle emplissait la salle d’une telle brillance qu’elle aurait dû me blesser les yeux, mais ce n’était pas le cas et … je n’étais pas seule.



* * *



J’ai entendu et ressenti une voix tonitruante : « TU NE PEUX ME LE DONNER CAR IL EST DEJA MIEN ! ». Les mots résonnaient dans ma tête et mes oreilles. Le bruit faisait vibrer mes dents. Les paroles secouaient mon corps, me faisant m’asseoir encore plus droite dans le lit. Je n’avais aucun doute, absolument aucun sur qui j’étais, l’endroit où je me trouvais et sur le fait que j’étais tout à fait éveillée et vivante. J’accordais toute mon attention à cette voix désincarnée. Elle émanait de la lumière brillante qui emplissait la pièce et inondait mon lit.

Avant de pouvoir ouvrir la bouche et poser les questions les plus évidentes, l’impact et le sens intégral de ces paroles retentissantes ont commencé à inonder mon cerveau plus vite que je ne pouvais en saisir tout le sens. J’étais un ordinateur qui bénéficiait d’un téléchargement tout neuf.

Il était répondu librement à des questions que je n’avais pas encore formées dans mes pensées, sans que j’aie à les poser. Je n’allais pas mourir (au moins pas ce jour là). Mon bébé était un garçon qui non seulement n’allait pas mourir, mais encore n’allait pas avoir de dommages au cerveau. Ce bébé que je portais toujours dans mon corps, allait naître en vie, intègre et sain. Il allait naître par césarienne.

J’avais correctement entendu le message, je devais « Attendre, avoir la foi, ne pas craindre, prier et mourir. ». J’avais observé la plupart de ces choses. Je l’avais fait à contrecœur bien sûr mais cela n’entrait pas en ligne de compte. C’était un message incroyable.

J’ai aimé ce que j’entendais et j’étais prête à en entendre plus encore, les larmes de joie coulaient sans retenue sur mon visage, je n’ai même pas essayé de les arrêter. J’ai absorbé toutes les informations que je pouvais retenir, elles ont continué d’affluer.

Dieu nous donne des enfants mais jamais ils ne nous appartiennent, ils Lui appartiennent. Il nous a été accordé le privilège de les élever, de les instruire et de les aimer pour une courte période seulement, nous devons ensuite les laisser faire l’expérience du monde. Nous devons remettre nos enfants entre les mains de Dieu, que leurs vies dans ce monde durent l’espace d’une brève respiration ou aussi longtemps qu’une centaine d’années.

Chaque vie intervient dans ce monde avec un but, un plan et un motif pour naître. Nous pouvons totalement ignorer ce qu’est le plan de nos vies, mais Dieu le sait.

Des anges sont envoyés à chacune des personnes nées sur cette planète, afin de délivrer le message de la présence de Dieu parmi nous. Les anges nous parlent et tentent de nous aider à accomplir notre dessein dans cette vie. Nous devons apprendre à écouter, être capables de faire ce qu’il faut pour trouver le silence en nous-même.

La mort… même le chemin le plus horrible, cruel et vil que l’on puisse emprunter avant le moment de sa mort a un but. La mort d’un seul peut sauver de nombreuses personnes (ceci a de très nombreux sens que l’on m’a montrés). La mort quelle qu’elle soit n’est pas une punition, ce n’est jamais une punition. La mort c’est fermer les yeux et marcher à nouveau dans la vie. La mort c’est retourner au commencement. La mort c’est le début, pas la fin. Dieu ne provoque pas notre mort, nous l’acceptons. Nous l’avons acceptée il y a très très longtemps, dès notre création en tant qu’êtres spirituels. Dieu prend acte que nous avons choisi de quitter cette vie. Il est rare qu’Il ne nous permette pas de mourir au moment que nous avons choisi. Il nous a été accordé le don (ou la malédiction) du libre arbitre et cela ne change pas lorsque nous prenons la décision de mourir. C’est notre droit de rester en vie aussi longtemps que nous le pouvons, au niveau spirituel s’entend, j’ai lutté pour cette vie.

J’étais en extase. Mon miracle s’était produit et bien plus encore. Il était répondu à tant de mes questions, j’avais même des réponses à des questions auxquelles je n’avais pas encore pensé. Mais je voulais plus encore. Je sentais la présence d’êtres debout autour de mon lit, à portée de main. J’avais tant de questions. Je ne pouvais voir ni visage ni silhouette, juste cette exquise lumière, les voix sont devenues claires comme de l’eau de roche.

Une autre voix a commencé à se distinguer. Elle m’était très familière. Je l’avais entendue toute ma vie. J’ai pensé qu’elle avait la même intonation que la mienne. En entendant les paroles, j’ai été emplie de souvenirs nets. C’était ma vie passée qui défilait devant mes yeux tels des dessins animés que j’avais vus ? C’était remarquablement proche. Je pouvais voir, sentir, entendre et vivre le passé, totalement en tant qu’observateur cependant, sans peur.

Un exemple de ce que j’ai revécu s’est produit alors que j’étais enfant, mais cette fois j’ai pu voir l’ange qui se tenait derrière moi, la main posée sur mon épaule droite. L’ange, mon ange me parlait doucement.

« Est-ce que tu vois la petite fille blonde là bas de l’autre côté du terrain de jeux » a murmuré la voix.

« Oui je la vois. » ai-je répondu en pensée. « Je ne l’ai jamais vue à l’école avant. Elle doit être nouvelle. ». Je pensais répondre à mes propres pensées, à ma propre voix.

« Elle a un drôle d’air. » Je me suis rappelé m’être demandé si elle était malade. Elle avait des ronds noirs sous les yeux.

L’ange a continué à parler à mon esprit, paraissant être ma propre voix. « Pourquoi n’irais-tu pas lui parler ? Elle à l’air tellement seule et effrayée, non ? »

« Lui parler, pourquoi ? Elle n’est pas dans ma classe. J’ai peur. Je n’aime pas parler aux gens que je ne connais pas. Je ne sais pas quoi dire. ». J’ai continué ce que je pensais être une conversation avec moi-même. Les enfants peuvent être redoutables et cruels, je n’étais pas différente. Mais l’ange a insisté.

« Va simplement jusqu’à elle, tends la main et dis bonjour. Dis-lui ton nom, demande-lui le sien. Cela ne va pas te faire mal. Elle a besoin d’un sourire. N’aie pas peur, elle ne te fera pas de mal. ». L’ange parlait avec douceur puis il m’a légèrement poussée en direction de la petite fille.

J’ai écouté, je me suis déplacée lentement, mais j’ai finalement traversé la cour de l’école jusqu’à la fille blonde. J’ai tendu la main et avec beaucoup de gêne, je me suis présentée. Nous avons juste parlé brièvement pendant la récréation, elle m’a dit qu’elle n’était pas allée à l’école pendant une longue période car elle avait eu la polio. Ainsi que l’ange l’avait dit, elle se sentait seule et effrayée, j’ai pu voir dans ses yeux que le simple fait de bavarder avec moi lui donnait de la force et calmait ses peurs. En voyant qu’elle avait tout autant peur que moi des situations inaccoutumées, cela m’a mise plus à l’aise et rendue moins maladroite. Cela m’a aussi fait me sentir plus courageuse et importante.

Alors que j’entrais dans ma salle de classe et elle dans la sienne, je me souviens m’être rengorgée, m’être félicitée pour avoir surmonté ma peur cette fois, m’être dit de faire quelque chose que je n’aurais normalement pas fait. Je m’en étais sentie bien et j’espérais qu’à l’avenir j’allais à nouveau surmonter mes peurs. Je m’en étais accordé tout le crédit. Quelle ironie !

Depuis ma nouvelle perspective, j’ai vu que l’ange avait gardé une main sur mon épaule tout le temps de cette rencontre. Il m’avait donné du courage et de la force intérieure. J’étais censée apprendre une leçon et grandir en amour envers autrui.

On m’a ensuite montré d’autres moments où j’avais été incitée, par la présence d’esprits célestes, à parler ou aider quelqu’un en de petites choses, mais en ces occasions j’avais ignoré la voix, le contact amical et doux. On m’a dit que ces simples choses peuvent provoquer un changement d’un moment, d’un jour ou d’une vie pour celui qui refuse d’agir et celui qui devait être l’objet de l’action. Nous refusons si souvent dans cette vie de donner de nous-même, ne serait-ce que le peu de temps et d’effort nécessaires pour une récompense qui serait tellement immense. J’ai senti mon visage rougir de honte. Je me souvenais de tant de moments où j’avais refusé d’écouter, de bouger et d’agir. Tous ces précieux moments où la crainte et mes occupations m’avaient poussée à tourner le dos à la possibilité d’accomplir un acte simple de gentillesse qui aurait touché la vie de quelqu’un d’autre autant que la mienne. J’avais des regrets.

On m’a ensuite montré les fois où j’avais été incitée par ce doux être à m’éloigner ou fuir des personnes qui allaient, plus tard, se révéler être mauvaises et qui auraient pu me causer des dommages extrêmes avec des séquelles durables. Avec grande tristesse, j’ai vu les moments ou l’ange a tenté à de nombreuses reprises de me remettre sur le bon chemin, mais avec une grande obstination j’ai refusé et j’ai marché délibérément vers des voies dommageables. Combien les humains sont têtus ! A quel point ai-je été obstinée et irréfléchie !

En un instant j’ai vu toutes ces choses et d’autres encore. L’ange était avec moi quand j’étais blessée, triste, solitaire et troublée. Il était avec moi que je sois bonne ou mauvaise, que je choisisse de l’écouter ou de l’ignorer, il demeurait toujours juste derrière moi. J’ai vu tout cela et plus encore. L’ange restait avec moi, peu importe que je l’aie écouté ou non, il m’aimait. Son amour n’était qu’un pâle reflet de l’amour de Celui qui me l’avait envoyé, l’amour de Dieu.

A quel point ma vie aurait pu être différente si j’avais écouté lorsqu’il était en train d’essayer de me guider. C’est exactement ce que je lui ai dit : « Pourquoi ne me l’as-tu pas dit ? Pourquoi ne le savais-je pas ? ».

« Tu le savais » a été sa réponse, je la connaissais avant qu’elle ne me soit fournie. Mon esprit le savait, il l’avait toujours su. Il avait su tout au long de ma vie que cette présence était avec moi. J’ai alors reconnu la vérité envers les lumières et moi-même. Il était tellement important que je comprenne et que j’accepte la vérité.

Cet être de lumière m’avait amené à la compréhension et à l’acceptation du fait qu’il soit le messager de Dieu et mon messager vers Dieu, je l’ai appelé mon Ange Gardien. Il avait toujours été avec moi. Il avait toujours été aimant, m’aidant et m’orientant. Je n’avais jamais accepté ce que j’avais ressenti. Il m’a révélé ces moments, lorsqu’étant enfant, je faisais plus que détecter sa présence. En tant qu’enfant, je savais ! Quand, comment et plus important encore « pourquoi » avais-je perdu cette capacité ?

Avant de pouvoir poser des milliers de questions, j’ai entendu une autre voix. Cette voix paraissait semblable, pourtant, je ne sais comment, j’ai ressenti une différence. J’ai su sans le demander qu’il s’agissait également de la voix d’un ange, un messager de Dieu.

Au lieu de m’emmener dans le passé, cet ange m’a montré l’avenir. Il m’a fallu quelques temps pour que je comprenne bien ce qu’était ce qu’on me montrait. Tout passait en accéléré et je me voyais dans l’avenir. Cela allait trop vite pour que je le saisisse complètement, mais ce fut le cas bien plus tard dans ma vie lorsque des évènements que j’avais vus se sont finalement produits.

A l’époque, je ne ressentais pas ce que cette femme (moi dans l’avenir) éprouvait, mais je sentais qu’elle luttait et qu’elle avait peur. On m’a dit de simplement observer et de mémoriser.

J’était plutôt contente de moi au début. Je pensais comprendre les faits fondamentaux de ce qu’on me montrait. La vie n’est pas facile et peut parfois être vraiment pénible.

Je pensais que les évènements de la journée avaient dorénavant changé tout cela pour moi, car j’avais entendu la voix de Dieu. J’étais en présence des anges. Je ne voyais pas comment tout ce que le monde pourrait me jeter à la tête après ce jour pourrait jamais m’abattre. Pourquoi aurais-je jamais une raison de ressentir de la peur, de la déception ou de la tristesse à nouveau ? Je devais découvrir que ces pensées étaient tout à fait fausses également.

A quel point je suis orgueilleuse et arrogante ! Quelle jeune idiote j’étais. Je fais partie de l’espèce humaine qui est pleine d’arrogance et d’ego. Dans la bible, les Israélites ont été libérés du joug égyptien. Dieu a ouvert la mer Rouge afin qu’ils puissent s’enfuir. Et qu’ont-ils fait ? Quand Moïse les a laissés seuls pendant quelques jours, ils ont réalisé un veau d’or afin de l’adorer.

Les Israélites craignaient de mourir de faim dans le désert. Ils se sont ensuite lassés de la manne et s’en sont plaints : « Pauvre de moi. Que je suis malheureux. » « Quoi ! Encore de la manne ! ».

Rien n’a changé. Il allait me falloir quelques temps pour me rendre compte que je n’étais pas différente des Israélites de l’antiquité. Tu as fait autrefois un miracle pour moi Seigneur, mais qu’as-tu fait pour moi récemment ? C’est un grand piège dans lequel tous les humains chutent et je ne suis pas différente. Il est important que nous travaillions chaque jour pour l’éviter. Il est encore plus important que nous ne soyons pas celui qui le creuse. Le monde est suffisamment habile pour creuser des pièges afin que nous y tombions. Il n’est pas nécessaire que nous l’y aidions. Un vieux dicton dit : « Lorsque tu tombes dans une fosse, apprends à cesser de creuser. ». Je ne l’avais jamais compris jusqu’alors.

J’ai déclaré aux lumières de façon arrogante que je n’allais pas tomber dans les pièges que le monde allait me tendre à l’avenir. Je n’allais pas creuser mes propres fosses. Je leur ai dit que je n’allais plus pouvoir ressentir autre chose que du bonheur, que je n’allais plus jamais perdre la foi. Je me suis ensuite vue à un certain moment dans l’avenir en train de pleurer. Je me voyais assise seule sur un banc de bois dans ce qui semblait être une église, pleurant de manière incontrôlable, comme si ma meilleure amie venait de mourir. Je pouvais entendre mes propres pensées. J’étais en colère contre Dieu, je Lui criais : « Tu as fait cela ! Je ne t’écouterai pas ! Je ne ferai pas ce que tu veux ! Tu m’as donné le libre arbitre, maintenant laisse-moi l’utiliser. J’ai le droit de faire ce que je veux et tu n’es pas censé m’arrêter ni interférer. » Je hurlais en pensée.

J’ai été choquée de me voir dans l’avenir, faisant montre d’une telle colère et d’une telle désobéissance envers Dieu. Cela ne pouvait pas être moi. Je ne pouvais pas, après cette journée des miracles, faire quoi que ce soit de ce genre, peu importe ce qui allait se passer ou qui allait mourir. Cela ne pouvait pas être moi. Je suis certaine que les anges étaient amusés.

Je continuais à hurler contre Dieu, puis une voix semblable à celle que je venais d’entendre, m’a dit avec douceur que le chemin que je voulais prendre allait être jonché de douleur et de souffrance. Cela m’a encore plus fait pleurer et enrager.

En pensée j’ai dit à la voix : « Comment crois-tu que je me sente à présent ? Ce que je veux faire ne me causera pas plus de douleur et de souffrance que celle que j’éprouve actuellement. Laisse-moi faire ».

Aucune voix ne m’a plus parlé, cela a semblé me rendre encore plus furieuse que je ne l’étais déjà. Mais j’ai senti que j’avais éprouvé quelque chose : « Très bien, très bien, tu veux que j’aille dans cette direction, d’accord, je vais le faire, mais il y aura un prix à payer. A partir d’aujourd’hui, je ne remettrai plus les pieds dans cette église ! ». Avec ces mots de colère et d’autres encore, mon moi à venir était tellement bruyant et hargneux que je n’ai plus entendu la conversation. Mais j’ai pu ressentir le sentiment absolu de désespoir, d’impuissance, d’entêtement et de détermination. Eh bien, quelle combinaison fatale !

Ensuite, j’ai vu un ange qui se tenait derrière mon moi à venir colérique, la main sur mon épaule droite. Puis un autre ange est apparu, la main sur mon épaule gauche. Ensuite, d’autres anges sont apparus assis, agenouillés et debout tout autour de moi. Ils n’étaient pas là pour critiquer, réprimander ou punir, ils étaient là pour me donner de la force, du réconfort et me guider. Ils étaient là pour me montrer l’amour de Dieu. Ils étaient là pour m’apporter le réconfort, la compréhension et l’amour de Dieu.

Quelle surprise ce fut pour moi qu’on me montre que les anges et Dieu tiennent un rôle si important dans nos vies. Comment pourrais-je jamais être effrayée, triste ou solitaire ? Comment pourrais-je jamais dire non à quoi que ce soit demandé par Dieu à l’avenir ? Comment pourrais-je jamais perdre la foi ? Comment pourrais-je jamais pécher ? Mais les anges m’ont montré que je pouvais faire et ressentir ces choses, que j’allais toutes les réaliser. Mais Dieu et Ses anges allaient toujours être là avec moi pour m’aider.

Je ressentais l’amour, la compréhension et la gaîté que les anges éprouvaient tandis que je continuais à marmonner que je ne pourrai jamais être cette personne et que j’allais changer. J’ai commencé à passer plus de temps à me défendre qu’à écouter.

Après avoir vécu tous les miracles de cette journée, j’allais quand même voir mon avenir se dérouler tel que je l’avais vu. Avec le temps j’allais connaître la peur, la tristesse, le manque de foi exactement comme ils l’avaient prédit. J’allais pécher et plus encore. Les anges savaient cela, mais il allait me falloir des années pour totalement saisir tout ce qu’ils m’avaient montré, ce qu’ils voulaient que je comprenne. Ils ont tout le temps su que je n’allais pas me convertir en une sainte parfaite. Ils m’aimaient simplement telle que j’étais. Dieu m’aime toujours, pas seulement quand je suis obéissante et parfaite. Quel merveilleux sentiment. Il me suffit de me rappeler qu’Il est là, d’apprendre à me taire suffisamment longtemps pour entendre Sa voix.

J’avais l’impression d’avoir été égoïste. J’avais vu une partie du passé et de l’avenir, qu’allait-il se passer maintenant ?

J’avais des milliers de questions mais avant de pouvoir en poser une seule, la seconde voix a cessé de parler et la voix masculine émanant de la lumière s’est exprimé à nouveau. Cette voix ne ressemblait pas à celle des anges. Ce n’était pas le timbre de la première voix qui avait attiré mon attention. Il s’agissait de la voix qui m’avait dit que le bébé Lui appartenait. Elle ne me faisait plus vibrer les dents. Elle était pleine d’amour, de douceur et de compréhension. J‘étais prête à écouter : « Je t’ai donné un nom à ta naissance. Quand tu entendras prononcer ce nom, tu sauras que je suis avec toi. ». A l’époque, je n’avais aucune idée de ce dont Il parlait, mais j’ai écouté. Il a prononcé ce nom, absolument pas inhabituel, mais lorsque je l’ai entendu, le nom à coulé directement jusque dans mon cœur comme une chose vivante. J’ai été emplie d’amour et de joie. Je n’ai jamais vécu quoi que ce soit, ni avant ni depuis, qui fournisse un tel accomplissement ou une telle puissance. Les larmes continuaient de couler de mes yeux et menaçaient de me consumer. J’ai gardé les yeux et les oreilles ouverts afin d’entendre chacune des paroles que Sa voix me disait. Sa voix seule était immensément puissante. Je savais que ce qui était dit était extrêmement important. Tandis qu’Il parlait, ce n’était pas seulement Ses mots que j’entendais ; je recevais des impressions et une compréhension au delà de ce que je pouvais saisir à l’époque. J’ai tenté de m’en imprégner le mieux possible. Tandis qu’Il me parlait, pour la première fois de ma vie je suis restée sans voix.

« Tu as recherché la vérité. Il n’y a pas de péché à chercher. Rechercher fait partie de ton dessein. Cherche Mon Visage. Recherche Ma vérité. Tu ne trouveras pas toute la vérité durant ta vie sur terre. Continue à chercher tous les jours de ta vie, n’arrête jamais de te poser des questions. Quand tu seras à l’aise avec une philosophie, conserve-la pour un temps. Si plus tard tu découvre qu’elle est fausse, alors cherche encore. N’aie pas peur. Les vérités peuvent avoir des provenances inhabituelles. Apprends tout ce que tu peux de toutes les choses, les endroits, les personnes et les évènements. Ecoute ton cœur, ta pensée et tes oreilles. Tu sauras quand tu auras trouvé une vérité. Je t’aiderai. Tu es ma … » Il a prononcé le nom particulier qu’Il me donne.). Il a parlé, j’ai écouté de l’intérieur car c’est là qu’Il me touchait et Son contact était chaleureux et aimant.

La compréhension totale était hors de ma portée. J’ai saisi moins de 10 % de ce qui m’était fourni à l’époque, il y a plus de 30 ans. J’en apprends plus chaque jour sur son sens. Je vais apprendre tous les jours de ma vie et au delà.

J’ai continué à écouter la voix et à me concentrer avec tous mes sens jusqu’à ce que les mots, les visions et les impressions cessent abruptement. J’espérais encore plus. J’ai vu que la brillante lumière blanche, qui avait empli l’obscurité, s’affaiblissait lentement. J’étais extrêmement déçue. Je voulais vivre cela, que ces sentiments se prolongent durant toute ma vie. Je voulais que la chaleur, l’amour et la sérénité qui m’enveloppaient ne me quittent jamais ! J’éprouvais une telle paix, je voulais qu’elle ne s’arrête jamais. Je voulais que la lumière m’environne le reste de ma vie.

J’ai crié à la lumière : « Attends, attends. ». Je riais et je pleurais, des larmes de joie se déversaient sur mon visage. « J’ai tant de questions. ».

Avec une grande gaieté, on m’a incité à prendre le bouton d’appel des infirmières, il ne se trouvait plus dans ma main, il était maintenant sur le lit à côté de moi.

Au début j’ai été troublée, je ne voulais faire venir personne dans la chambre. Je voulais rester dans la lumière. J’ai trouvé le bouton d’appel et je l’ai pris au moment même où la pièce est devenue obscure. J’ai imploré la lumière : « Ne pars pas maintenant, reste. ».

Même lorsque la salle est revenue à un noir d’encre, j’ai continué à ressentir beaucoup de joie, d’amour et de paix. La lumière était partie, mais je savais que je n’étais pas seule et que plus jamais je n’allais être seule. Même si je ne pouvais pas le voir, je savais que mon ange était là et que Dieu m’aime quoi qu’il en soit. Et la chose la plus importante que j’ai apprise, c’est que DIEU EXISTE !

Mais le miracle ne s’est pas arrêté là.



* * *

Le moment était venu pour moi d’appuyer sur le bouton d’appel, ainsi qu’on m’avait indiqué de le faire, c’est ce que j’ai fait. J’ai pressé le pouce dessus et je n’ai pas lâché. J’ai attendu dans l’obscurité totale, j’ai attendu encore. De longues minutes se sont écoulées pendant lesquelles j’ai réfléchi à tout ce qui s’était produit dans cette salle d’accouchement, dans ce lit d’hôpital. Je me suis également demandé ce qui les empêchait si longtemps de répondre à la sonnerie du bouton d’appel. A quel point l’infirmière ou le médecin allait être surpris de me voir assise sur le lit, en vie et en train de rire ? Je me posais la qu
estion.
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MessageSujet: Re: voilà une nde alors que la femme essayer d'avorter   Mer 12 Oct 2011, 23:52


Un très grand merci pour avoir donné le lien vers ce témoignage.
Je viens de le lire en entier, cela vaut vraiment la peine.
C'est un vrai cadeau.

I love you I love you I love you
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voilà une nde alors que la femme essayer d'avorter
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