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 Crise économique : ALERTE !!

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SJA



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Jeu 17 Nov 2011, 14:08

Dromaeosaurus a écrit:
A propos de l'inflation, voici qui va faire plaisir à SJA :


J'imagine que c'est vous qu'on entend cher Dromaeosaurus.

Prochain coup, expliquez nous comment vous arrivez directement de "inflation" à "extermination de minorités ethniques ou religieuses".

Je n'ai d'ailleurs pas le souvenir que l'inflation des trente glorieuses ait provoqué, en France, les massacres dont vous parlez.


Par ailleurs, savez vous que la première Banque centrale a été crée en Angleterre justement parce qu'il n'y avait pas d'acheteur de dernier ressort de la Dette de la couronne qui était en guerre contre la France. La faillite ayant entrainé une guerre civile (et oui une guerre civile sans inflation préalable est possible), le nopuveau monarche de la maison d'Orange a crée une Banque d'angleterre pour racheter la dette.

La fonction première d'une banque centrale au dela de la compensation entre Banque est donc bien le rachat des dettes.



Mais vous n'avez toujours pas répondu à ma question. Comment ce fait-il que les libéraux qui sont pour la liberté partout refusent la liberté des employeurs et des salariés de signer des clauses d'échelle mobile et à tout à chacun d'indexer contractuellement des paiements sur l'inflation ?

La main invisible serait-elle inapte à juguler l'inflation ?

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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Jeu 17 Nov 2011, 22:40

Non, c'est flatteur mais ce n'est pas moi qu'on entend, le type est un expatrié à Londres qui émaille son discours d'anglicismes (standard or), moi je suis plus jeune que lui. Evidemment je partage ses prémisses.

Citation :
Prochain coup, expliquez nous comment vous arrivez directement de "inflation" à "extermination de minorités ethniques ou religieuses".

Il faut regarder ses autres vidéos. L'hyper inflation est la situation de non retour qui couronne une longue période d'irresponsabilité des peuples et de leurs dirigeants, or la même irresponsabilité pousse à rechercher des boucs émissaires, surtout dans une population peu cultivée économiquement. En ce moment les boucs émissaires existent déjà, ce sont les capitalistes, les banquiers, la finance, et les juifs. Quand l'hyper-inflation sera là, ce sera multiplié par 1000.

Citation :
Je n'ai d'ailleurs pas le souvenir que l'inflation des trente glorieuses ait provoqué, en France, les massacres dont vous parlez.

En réalité l'inflation des 30 glorieuses n'était pas tellement supérieure à ce qu'elle est aujourd'hui, regardez l'inflation qui a lieu sur les actifs (immobiler par exemple) ... tout dépend de la façon dont on la calcule : l'indice des prix ne mesurait pas l'amélioration qualitative des biens à un moment où on est passé de la misère à l'industrie de masse. S'il n'y avait pas eu d'inflation monétaire du tout (comme au XIXème siècle), la prospérité aurait été plus grande encore. Les choses se sont dégradées considérablement après 1971, l'abandon de l'étalon or et les taux de change flottants.

Citation :
Par ailleurs, savez vous que la première Banque centrale a été crée en Angleterre justement parce qu'il n'y avait pas d'acheteur de dernier ressort de la Dette de la couronne qui était en guerre contre la France. La faillite ayant entrainé une guerre civile (et oui une guerre civile sans inflation préalable est possible), le nopuveau monarche de la maison d'Orange a crée une Banque d'angleterre pour racheter la dette.

Je sais pertinement ce qui s'est passé en Angleterre. Le roi ne pouvait plus lever d'impôts, alors il a accordé à un banquier privé le droit d'émettre des billets de banque ex nihilo pour financer la dette, résultat, explosion de l'inflation et première ruée vers les banques en 1697. L'état a du intervenir pour forcer les créditeurs de la banque à passer à la caisse et éviter la faillite. Un exemple catastrophique d'irresponsabilité qui sera suivi par (presque) tous les gouvernements. L'écosse au XVIIIème et XIXème siècle n'avait pas de banque centrale, et tous ceux qui avaient le choix dans les territoires contigüs à l'Ecosse préféraient les billets écossais.

"[Nous n'avons jamais subi aucune perte -à une exception près- avec des billets écossais sur les 50 dernières années,] tandis que durant la même période les faillites des banques anglaises ont été nombreuses et ont occasionné des pertes ruineuses pour ceux qui ne pouvaient pas les supporter."


Evidemment, par la suite, pour financer une guerre, les états ont eu recours à la planche à billets, peu importe si ça détruit une économie, c'est pour ça que l'étalon or a été abandonné en 1914, de même pendant la guerre du Viet Nam aux Etats-Unis. Et avec ça vous persistez le plus sérieusement du monde à chanter les louanges de l'inflation et des banques centrales sans y voir aucun problème, je trouve ça complètement surréaliste ... drunken

Citation :
La fonction première d'une banque centrale au dela de la compensation entre Banque est donc bien le rachat des dettes.

Oui, à la base la banque centrale est une abomination, c'est pour ça qu'elles doivent être supprimées, elles ne sont qu'une application des théories économiques de centralisation et de planification qui ont fait le succès de l'URSS (pas de différence sur ce point entre politique couche-culottaire et politique monétaire) au domaine du crédit et de la monnaie. Les grandes théories sur les bienfaits de l'interventionnisme et de l'expansion monétaire ne sont venues qu'après, pour justifier un état de fait détestable, à savoir l'habitude des états de recourir à la planche à billets pour financer leur train de vie.

Citation :
Mais vous n'avez toujours pas répondu à ma question. Comment ce fait-il que les libéraux qui sont pour la liberté partout refusent la liberté des employeurs et des salariés de signer des clauses d'échelle mobile et à tout à chacun d'indexer contractuellement des paiements sur l'inflation ?

De quels libéraux parlez-vous ? Où avez vous vu que la liberté contractuelle existait en France sur la marché du travail ? Notamment le SMIC est indicé à la hausse des prix. Comment voulez vous qu'un entrepreneur puisse s'assurer contre les risques que l'état met en suspension au dessus de sa tête et dont la politique monétaire n'est qu'un des aspects ? Il est normal qu'un entrepreneur se réserve des degrés de libertés pour s'ajuster à la conjoncture, dans le cas contraire, c'est encore plus de chômage. Cela dit, dans un marché libre vous pouvez négocier le contrat que vous voulez, mais il y aura nécessairement des contreparties pour vous : salaire plus bas et risque accru de chômage.
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 18 Nov 2011, 00:02

Monétiser la dette publique, une catastrophe!


Publié le 16/11/2011

Plutôt que de chercher à retarder l’inexorable faillite de certains États par la monétisation, il faut chercher à encadrer la faillite.

Un article de Vincent Bénard

Ces derniers jours ont été l’occasion d’assister à une vague médiatique sans précédent en faveur d’une intervention massive de la BCE en tant qu’acheteur de dernier ressort des dettes souveraines de la zone euro. Autrement dit, si on en croit la sagesse des « experts », il faut MO-NE-TI-SER les dettes souveraines. À mort. Citons, entre autres, Martin Wolf, Paul Krugman, Nouriel Roubini, et en France, toute l’équipe de BFM, de Marc Fiorentino à Nicolas Doze, et nombre de leurs invités en plateau.

Leur raisonnement est le suivant : « si les investisseurs ont la certitude que toute dette souveraine un peu difficile à placer est achetée en dernier ressort par la BCE, le défaut de paiement devient impossible (Nd VB : exact), les emprunteurs rassurés reviennent sur les dettes souveraines, et il est possible de le faire sans inflation, puisque le Japon a pratiqué le quantitative easing pendant 20 ans sans inflation. Ainsi rassurés, les agents économiques pourront enfin se remettre à penser à l’avenir et à générer la croissance dont nous avons besoin pour dégonfler définitivement notre bulle de sur-endettement« .

Ce raisonnement est basé sur de fausses prémisses, et fort heureusement, l’idée ne semble pas très bonne aux premiers intéressés, à savoir certains membres du conseil d’administration de la BCE comme Jens Weidmann. Reste à savoir si son avis sera suffisant pour résister à la pression de tous les politiciens hors d’Allemagne, qui réclament tous leur shoot de monétisation. Si M. Weidmann venait à démissionner, comme avant lui d’autres conseillers allemands de la BCE, cela donnerait un signal très fort pro-monétisation aux marchés. Mais nous n’en sommes pas encore là.

Analysons d’abord le volet « Japonais » de l’équation, avant d’en aborder les éléments plus fondamentaux.
—–
Le Japon, une histoire Néo keynésienne
qui va mal se finir


La monétisation de la dette japonaise est secondaire…. Jusqu’ici

Quoique vous entendiez à ce sujet, la monétisation directe des dettes sur le marché primaire n’a jamais eu lieu au Japon. En revanche, la banque du Japon est un gros acheteur de titres sur le marché secondaire, pour maintenir effectivement les taux d’intérêts bas. La banque du japon a toujours limité ces achats a des titres ayant déjà eu une partie de leur maturité échue, afin d’éviter de donner l’impression de renoncer à la stabilité du Yen. (source : market watch)

Cette monétisation « discrète » n’en reste pas moins limitée en volume. La banque du Japon détient un peu moins de 650 milliards de dollars (50 mille milliards de yens) de dette domestique, soit environ 7,9% du total. Ce n’est pas négligeable, mais on est encore loin d’une politique de QE débridé. La Banque du Japon fait en sorte d’éviter de relancer l’inflation, se contentant de « lutter contre la déflation ». Une erreur, de mon point de vue, mais ce n’est pas la question qui nous occupe.

Source : Quarterly Newsletter of the ministry of finance of Japan, jan 2011

Mais la banque du japon est effectivement le monétiseur de la dette en dernier recours de l’empire. Si cette monétisation se produisait (et de nombreux chroniqueurs croient que le Japon, tôt ou tard, ne pourra plus y échapper), alors il est probable que l’économie japonaise deviendrait hautement inflationniste. Ce qui pourrait mettre en danger sa compétitivité… et ses excédents.

La même cause produirait évidemment les mêmes effets en zone Euro, comme elle a produit cet effet dans l’Allemagne de 1923, dans la Yougoslavie de la fin des années 80, en Amérique du sud dans les années 70, etc. Et malheureusement pour les japonais, le point de non retour, celui où même la plus rigoureuse des politiques budgétaires ne peut plus sauver la situation, semble dépassé. Voyons pourquoi.

Le surendettement japonais est une bombe à retardement, le japon ne peut être un exemple à suivre
Le Japon, bien que n’ayant pas relancé son inflation, s’est mis dans une situation inextricable : 228% de dette/PIB fin 2011 (contre 196% fin 2010 : +32% en un an ! La machine s’emballe…). En 2010, le Japon a dépensé 92.000 milliards de yens pour seulement 37.000 milliards de recettes (1 yen#1 centime d’euro). Voici a quoi ressemble le budget de l’État japonais depuis 1990 et l’éclatement mal géré de sa bulle de crédit, de sauvetages bancaires en plans de relance. À côté, les gouvernements français ont été des modèles de vertu budgétaire. Ceux qui croient que cela peut durer indéfiniment sont en situation de déni :

Source : V.Katsenelson

À ces déficits chroniques s’ajoutent une « bombe démographique » à gérer très prochainement.

En effet, une partie non négligeable de la dette japonaise (#11%) est détenue par l’organisme public de gestion du fonds de pension national, qui a thésaurisé ses excédents de collecte en bons du trésor pendant les années où le rapport démographique entre retraités et actifs était encore supportable. La banque postale et l’assurance postale, deux monstres étatiques, détiennent également environ 30% de cette dette. Nombre de fonds de placement alimentés par les individus à travers leurs banques ou assureurs en détiennent également.

Or, le fond de pension voit arriver prochainement à l’âge de la retraite (67 ans) toutes les générations du baby boom d’après guerre (2012-1945=67). A contrario, les jeunes générations sont beaucoup moins nombreuses (la démographie japonaise est une des plus faible du monde), et le taux d’emploi s’est dégradé ces 20 dernières années, car les politiques de relance n’ont pas permis de créer des emplois pérennes. La sécurité sociale japonaise a déjà fait savoir qu’elle allait devoir bientôt passer d’acheteur net à vendeur net de bons du trésor pour faire face à ses obligations*. Il est probable que les épargnants individuels âgés feront de même pour conserver un niveau de vie suffisant. D’ailleurs, le taux d’épargne des japonais est tombé de plus de 10% à 2,7%, sans doute du fait du vieillissement de la population, et des très faibles taux servis aux épargnants.

Conséquence : le Japon va devoir diversifier ses investisseurs, aujourd’hui à 95% japonais. Il sera intéressant de voir quel taux les épargnants du monde, échaudés par la quasi-faillite d’États moins endettés, demanderont à l’État japonais pour refinancer le roll over des tranches arrivées à échéance, avec un déficit égal au triple des recettes… Ouille.

*Incidemment, avant d’en arriver là, il est probable qu’elle soit aussi vendeuse nette de T-bonds… La FED monétisera aussi.

Les excédents commerciaux régleront-ils éternellement l’addition ?

Ajoutons que les japonais individuels et entreprises, qui ont également massivement acheté ces bons, ont d’abord investi dans cette dette leurs excédents commerciaux. Or, il semble que ces surplus se dégradent, même si le japon reste globalement exportateur net :

Cela annonce-t-il un retournement de tendance, lié à la dégradation de la compétitivité de l’industrie japonaise ? En tout cas, il faut s’attendre à ce que les bons japonais soient plus difficiles à écouler dans les prochaines années. Et avec une dette nominale de 228% du PIB croissant au rythme de 20% par an, la charge d’intérêt peut très vite devenir insupportable.

Le Japon - qui cherchera sans doute à tout prix à éviter un défaut, question d’honneur – va devoir, tôt ou tard, et plutôt tôt que tard, couper spectaculairement dans toutes ses dépenses publiques, et aussi, sans doute augmenter ses impôts, et ce dernier point ne sera pas bon pour l’économie en général. Mais ce sera le prix à payer pour 20 ans d’ineptie budgétaire. Il n’y a pas de faillite sans douleur.

La leçon japonaise est claire : même le pays le plus productif du monde ne peut espérer vivre par reconduction perpétuelle du surendettement. Ceux qui nous disent que la zone euro devrait suivre l’exemple japonais le connaissent bien mal.


——-

La monétisation des dettes publiques :
une soviétisation rampante de l’économie

J’ose par conséquent espérer que personne n’envisage, en zone Euro, une monétisation intégrale de la dette sur le marché primaire, synonyme de spirale zimbabwéenne pour nos économies. Admettons donc que la BCE puisse monétiser « juste ce qu’il faut » pour éviter qu’un État ne puisse plus placer ses bons, sans qu’elle ne perde le contrôle de l’inflation, et que cette monétisation « a minima » suffise à rassurer les investisseurs privés… Vous voyez que cela fait beaucoup de « si », mais bon, faisons semblant d’y croire.

Quels en seraient les effets économiques au-delà de quelques jours, à moyen et long terme ?

Plus de monnaie, pas plus de ressources !

Si la BCE annonce qu’elle monétisera la dette des États en dernier recours, quelles incitations les États de la zone Euro auront-ils à résoudre rapidement leurs problèmes structurels ? À équilibrer leurs budgets ? Il est probable que la mise en œuvre des plans dits « de rigueur » prendrait beaucoup de retard, et que, par exemple, en France, le retour à l’équilibre des comptes publics serait repoussé de plusieurs années.

Ah, s’il suffisait de jeter de l’argent créé à partir de rien pour régler les problèmes de l’économie… À ce compte là, les faux monnayeurs devraient être légalisés ! Mais dans le monde réel, hélas, les choses ne sont pas aussi simples.

Créer de la monnaie pour boucher le trou des débiteurs surendettés ne crée pas plus de nourriture, de machines, de béton, bref, de ressources dont l’économie a besoin pour produire ce que les individus lui demandent. Monétiser les dettes publiques au niveau nécessaire pour empêcher un krach obligataire souverain signifie donc de donner aux États les moyens de continuer à se porter acquéreurs des ressources dont ils ont besoin pour fonctionner.

En contrepartie, les banques, échaudées par leurs déboires récents, devront renforcer leurs capitaux propres, avec ou sans Bâle III : elles vont donc devoir réduire leur bilan, leur exposition au risque. La masse monétaire correspondant à la création de crédit vers l’activité privée, va, elle, se réduire. On observe déjà un effet de substitution des bons d’États aux prêts à l’économie privée dans le bilan de nombreuses banques américaines, où la monétisation a déjà largement commencé (un exemple disséqué ici). C’est ce que l’on appelle « l’effet d’éviction ».

Affamer ceux qui produisent en récompensant le plus médiocre

En admettant même que l’inflation publique ne surpasse pas de beaucoup la déflation privée, et donc en supposant que l’inflation résultante soit faible (cela fait toujours autant de « si »…), nous obtiendrons donc un phénomène de confiscation des ressources disponibles par l’agent économique le plus pitoyablement sous performant, l’État. Il y aura donc, en termes relatifs, un renchérissement des coûts pour les agents privés, que ce soient les ménages ou les entreprises.

La monétisation des dettes publiques constitue donc, avant même de parler de résurgence inflationniste, une nationalisation, une soviétisation rampante de l’économie, ou plutôt une confiscation furtive d’une part croissante de la richesse du pays par l’État, qui en fera le plus mauvais usage, puisqu’il est destructeur net de valeur. La prime à la médiocrité dans toute sa plénitude.

Prétendre, comme le font certains, que « un retour à la croissance » permettra d’assainir les comptes, fait montre d’une incompréhension totale de ce qu’est l’économie. Aucune reprise durable ne peut se produire dans ces conditions. Si l’étatisation de l’économie fonctionnait, les pays les plus socialisés auraient été les plus riches du monde : inutile de rappeler que cela n’a pas été le cas. Au Japon, cela fait 20 ans qu’ils l’attendent, la croissance, malgré une ribambelle de plans de relance tous plus dispendieux les uns que les autres. Et ils vont finir par y arriver tout de même, à la faillite. Ou à la grosse inflation. Et pourtant, il y a encore des docteurs Knock qui nous affirment que si le Japon se traine, c’est parce qu’il n’a pas assez relancé !

Et donc, si nous monétisons les dettes publiques, l’économie privée sera incapable de créer assez de richesse pour fournir aux États assez de rentrées fiscales pour éponger les dettes passées, dettes qui ne feront que croître, puisque la monétisation rendra son expansion facile… Mais tôt ou tard, le système craquera, et soit la BCE (ou la FED, ou la Bank of Japan) devra monétiser à mort des centaines de milliards de roll’overs, transformant l’Europe en nouvelle Yougoslavie, soit elle devra se résoudre à laisser les États faire défaut, et nous serons revenus à la case départ, sauf que la faillite sera prononcée à un niveau d’endettement encore plus fort que maintenant : elle fera encore plus mal.

Conclusion : Gérer la faillite des États plutôt que la retarder

Laisser les États les plus faibles faire défaut maintenant, sous réserve que quelques précautions législatives soient prises pour éviter qu’un gel bancaire total en résulte (refrain lancinant), sera dur à vivre, mais permettra de dégonfler une grande partie des bulles de dettes accumulées jusqu’alors.

Le mouvement déflationniste qui en résultera permettra à certains prix d’atteindre un niveau suffisamment bas pour offrir aux entreprises, seules à pouvoir nous sortir du pétrin, des opportunités d’action que le niveau actuel des prix et des dettes ne rend plus possibles.

http://www.contrepoints.org/2011/11/16/55863-monetiser-la-dette-publique-une-catastrophe
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SJA



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 18 Nov 2011, 10:29

A voir, ça rend humble :


http://www.usdebtclock.org/
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 18 Nov 2011, 10:42

SJA a écrit:

Par ailleurs, savez vous que la première Banque centrale a été crée en Angleterre justement parce qu'il n'y avait pas d'acheteur de dernier ressort de la Dette de la couronne qui était en guerre contre la France. La faillite ayant entrainé une guerre civile (et oui une guerre civile sans inflation préalable est possible), le nopuveau monarche de la maison d'Orange a crée une Banque d'angleterre pour racheter la dette.

De quelle guerre civile en Angleterre parles-tu ?

_________________
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 18 Nov 2011, 10:54

Ainsi, pour les Etats Unis, on a une dette publique + privée de 54 000 Milliards de $,

pour un PIB de 15 000 milliards de $.


La dette par citoyen américain est de 174 000 $ pour un revenu annuel de 48 000 $.



C'est pas trop mal la grèce finalement.

On finit par ne plus savoir qui sont les pigs (les porcs) dans cette histoire.
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SJA



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 18 Nov 2011, 11:01

Philippe Fabry a écrit:
SJA a écrit:

Par ailleurs, savez vous que la première Banque centrale a été crée en Angleterre justement parce qu'il n'y avait pas d'acheteur de dernier ressort de la Dette de la couronne qui était en guerre contre la France. La faillite ayant entrainé une guerre civile (et oui une guerre civile sans inflation préalable est possible), le nopuveau monarche de la maison d'Orange a crée une Banque d'angleterre pour racheter la dette.

De quelle guerre civile en Angleterre parles-tu ?

Ché pas trop Embarassed

Le type qui présentait ça sur BFM buisiness parlait de l'accession au trone d'Angleterre de la famille d'Orange (hollande) au 17° s.

Cela doit être la glorieuse révolution:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Glorieuse_R%C3%A9volution
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 18 Nov 2011, 11:29

SJA a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
SJA a écrit:

Par ailleurs, savez vous que la première Banque centrale a été crée en Angleterre justement parce qu'il n'y avait pas d'acheteur de dernier ressort de la Dette de la couronne qui était en guerre contre la France. La faillite ayant entrainé une guerre civile (et oui une guerre civile sans inflation préalable est possible), le nopuveau monarche de la maison d'Orange a crée une Banque d'angleterre pour racheter la dette.

De quelle guerre civile en Angleterre parles-tu ?

Ché pas trop Embarassed

Le type qui présentait ça sur BFM buisiness parlait de l'accession au trone d'Angleterre de la famille d'Orange (hollande) au 17° s.

Cela doit être la glorieuse révolution:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Glorieuse_R%C3%A9volution

Ah ok.

Je croyais une guerre civile en Angleterre après la Glorieuse révolution, et j'avoue que cela me laissait perplexe. Laughing

Cela dit je ne sais de quel commentateur il est question, mais c'est bizarre de dire que la Glorieuse Révolution aurait été provoquée par une faillite.

_________________
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 18 Nov 2011, 11:47

Philippe Fabry a écrit:
SJA a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
SJA a écrit:

Par ailleurs, savez vous que la première Banque centrale a été crée en Angleterre justement parce qu'il n'y avait pas d'acheteur de dernier ressort de la Dette de la couronne qui était en guerre contre la France. La faillite ayant entrainé une guerre civile (et oui une guerre civile sans inflation préalable est possible), le nopuveau monarche de la maison d'Orange a crée une Banque d'angleterre pour racheter la dette.

De quelle guerre civile en Angleterre parles-tu ?

Ché pas trop Embarassed

Le type qui présentait ça sur BFM buisiness parlait de l'accession au trone d'Angleterre de la famille d'Orange (hollande) au 17° s.

Cela doit être la glorieuse révolution:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Glorieuse_R%C3%A9volution

Ah ok.

Je croyais une guerre civile en Angleterre après la Glorieuse révolution, et j'avoue que cela me laissait perplexe. Laughing

Cela dit je ne sais de quel commentateur il est question, mais c'est bizarre de dire que la Glorieuse Révolution aurait été provoquée par une faillite.

Chaque spécialiste explique la survenu des révolutions par les évènements de sa branche.

Si le type avait été médecin généraliste, il nous aurait expliqué que la revolution est arrivée aprés une épidémie de gastro.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 18 Nov 2011, 12:42

SJA a écrit:


Chaque spécialiste explique la survenu des révolutions par les évènements de sa branche.

Si le type avait été médecin généraliste, il nous aurait expliqué que la revolution est arrivée aprés une épidémie de gastro.

Mouais...

Je ne conteste pas que l'économie est un élément important dans l'histoire, mais la Glorieuse révolution, qui est la même chose que notre révolution de 1830 (qu'on appelle aussi glorieuse, d'ailleurs) est provoquée par un regain d'absolutisme.

Mais tu vas peut-être m'expliquer que je dis ça parce que je suis historien des idées et des institutions...

_________________
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 18 Nov 2011, 14:03

Philippe Fabry a écrit:
SJA a écrit:


Chaque spécialiste explique la survenu des révolutions par les évènements de sa branche.

Si le type avait été médecin généraliste, il nous aurait expliqué que la revolution est arrivée aprés une épidémie de gastro.

Mouais...

Je ne conteste pas que l'économie est un élément important dans l'histoire, mais la Glorieuse révolution, qui est la même chose que notre révolution de 1830 (qu'on appelle aussi glorieuse, d'ailleurs) est provoquée par un regain d'absolutisme.

Mais tu vas peut-être m'expliquer que je dis ça parce que je suis historien des idées et des institutions...

Comme je dis toujours, la science historique ne nous enseigne pas tant sur le passé que sur ce qui occupe notre présent.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 18 Nov 2011, 14:18

SJA a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
SJA a écrit:


Chaque spécialiste explique la survenu des révolutions par les évènements de sa branche.

Si le type avait été médecin généraliste, il nous aurait expliqué que la revolution est arrivée aprés une épidémie de gastro.

Mouais...

Je ne conteste pas que l'économie est un élément important dans l'histoire, mais la Glorieuse révolution, qui est la même chose que notre révolution de 1830 (qu'on appelle aussi glorieuse, d'ailleurs) est provoquée par un regain d'absolutisme.

Mais tu vas peut-être m'expliquer que je dis ça parce que je suis historien des idées et des institutions...

Comme je dis toujours, la science historique ne nous enseigne pas tant sur le passé que sur ce qui occupe notre présent.

Et je suis de ceux (enfin, peut-être le seul, d'ailleurs) qui pense qu'il est temps de hisser cette science au-dessus de ce qu'elle est pour qu'elle nous enseigne aussi notre avenir.
Mais bon, ce sera le boulot d'une vie, et je suis loin d'être certain de réussir.

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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 18 Nov 2011, 17:13

http://www.usdebtclock.org/gold-precious-metals.html


Tiens, la France est le 5° détenteur d'Or dans le monde juste derrière ... l'Italie.

Et trés loin devant la Chine.

USA : 286 million d'once
All : 119 million d'once
FMI : 95 million d'once
Italie : 86 million d'once
Fr : 85 million d'once
Ch : 37 million d'once

Et les Chinois sont censés sauver le monde !? Laissez moi rire !
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SJA



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 18 Nov 2011, 17:26

Que faut-il en conclure ?

Que si le système explose, les pays de tête seront les maitres.

Donc le jeu de l'UE et des USA serait donc bien de faire payer les pauvres (Chine, russie, Indes) pour sauver le système parce que se sont eux qui ont le plus intérêt à le sauver.

C'est assez incoryable. Les Brics travaillent et il nous payent pour continuer à travailler. C'est quand même cool d'être riche!
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 18 Nov 2011, 17:55

SJA a écrit:
Que faut-il en conclure ?

Que si le système explose, les pays de tête seront les maitres.

Donc le jeu de l'UE et des USA serait donc bien de faire payer les pauvres (Chine, russie, Indes) pour sauver le système parce que se sont eux qui ont le plus intérêt à le sauver.

C'est assez incoryable. Les Brics travaillent et il nous payent pour continuer à travailler. C'est quand même cool d'être riche!

C'est ce que je me tue à dire ! La domination de l'Occident est toujours écrasante. Les déclinistes sont des glands. Ils n'arrivent pas à voir que la Chine, ou même la Russie qui se "relève" sont des baudruches. Le jour où la Chine, bulle géopolitique, éclatera, la Russie se retrouvera à nouveau toute seule sur la scène internationale.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 18 Nov 2011, 18:29

Philippe Fabry a écrit:
SJA a écrit:
Que faut-il en conclure ?

Que si le système explose, les pays de tête seront les maitres.

Donc le jeu de l'UE et des USA serait donc bien de faire payer les pauvres (Chine, russie, Indes) pour sauver le système parce que se sont eux qui ont le plus intérêt à le sauver.

C'est assez incoryable. Les Brics travaillent et il nous payent pour continuer à travailler. C'est quand même cool d'être riche!

C'est ce que je me tue à dire ! La domination de l'Occident est toujours écrasante. Les déclinistes sont des glands. Ils n'arrivent pas à voir que la Chine, ou même la Russie qui se "relève" sont des baudruches. Le jour où la Chine, bulle géopolitique, éclatera, la Russie se retrouvera à nouveau toute seule sur la scène internationale.

Je dois dire que c'est un peu une découverte pour moi.

On se rends compte en lisant le classement que les Euro-américan (USA-UE-FMI) détienne une large majorité de l'Or.

Et par tête de pipe, la zone euro (All, Fr, Ita, Hollande) est largement devant tout le monde.

Et je ne m'amuse par à compter les tanks et les porte-avions comme vous.


Cela me fait voir la crise sous un jour nouveau.

Quand on pense que la Chine vit en fabriquant des choses dont on a finalement peu besoin et que n'importe qui d'autre peut faire à leur place, on se dit qu'ils n'ont pas d'autre choix que de payer.

Il y a quelques jour les USA on signé un accord de libre échange avec tout un tas de pays d'Asie sauf la Chine. J'imagine que cela vise à les mettre au pas.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 18 Nov 2011, 21:30

SJA a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
SJA a écrit:
Que faut-il en conclure ?

Que si le système explose, les pays de tête seront les maitres.

Donc le jeu de l'UE et des USA serait donc bien de faire payer les pauvres (Chine, russie, Indes) pour sauver le système parce que se sont eux qui ont le plus intérêt à le sauver.

C'est assez incoryable. Les Brics travaillent et il nous payent pour continuer à travailler. C'est quand même cool d'être riche!

C'est ce que je me tue à dire ! La domination de l'Occident est toujours écrasante. Les déclinistes sont des glands. Ils n'arrivent pas à voir que la Chine, ou même la Russie qui se "relève" sont des baudruches. Le jour où la Chine, bulle géopolitique, éclatera, la Russie se retrouvera à nouveau toute seule sur la scène internationale.

Je dois dire que c'est un peu une découverte pour moi.

On se rends compte en lisant le classement que les Euro-américan (USA-UE-FMI) détienne une large majorité de l'Or.

Et par tête de pipe, la zone euro (All, Fr, Ita, Hollande) est largement devant tout le monde.

Et je ne m'amuse par à compter les tanks et les porte-avions comme vous.


Cela me fait voir la crise sous un jour nouveau.

Quand on pense que la Chine vit en fabriquant des choses dont on a finalement peu besoin et que n'importe qui d'autre peut faire à leur place, on se dit qu'ils n'ont pas d'autre choix que de payer.

Il y a quelques jour les USA on signé un accord de libre échange avec tout un tas de pays d'Asie sauf la Chine. J'imagine que cela vise à les mettre au pas.

Personnellement, j'analyse en fonction de deux choses : les faits actuels, et mes travaux que vous connaissez bien.
Alors quand les deux concordent, que mes prévisions appellent une domination américaine encore accrue sur le monde et la mise au pas de la Chine, et que j'étudie la situation des rivaux actuels des USA, je me dis que je dois pas être loin du bon scénar.

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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Dim 20 Nov 2011, 11:30

Vidéo de Guy Sorman contre le keynésianisme de Sarkozy et Obama :

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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Dim 20 Nov 2011, 16:30

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SJA



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Lun 21 Nov 2011, 17:07

Mise en garde de Moody's sur le Aaa français
21/11/2011 à 16h26

PARIS (Reuters) - La mise en garde de Moody's sur le "triple A" de la France, en cas de hausse durable de ses coûts de financement, a ravivé lundi les tensions sur les dettes souveraines de la zone euro et fait plonger les Bourses européennes.

Le rendement des emprunts à 10 ans, dont l'évolution reflète de façon inversée l'appétit pour la dette française, a augmenté d'une vingtaine de points après la publication de cette note, avant de refluer graduellement, et les assurances contre le risque de défaut (CDS) ont atteint des records.

Le porte-parole de l'Agence France Trésor, qui gère la dette de l'Etat, a dit à Reuters que la France continuait de bénéficier de conditions de financement parmi les meilleures depuis la création de l'euro, les taux moyens restant inférieurs aux prévisions de l'agence.

Un argument repris dans un communiqué par le ministre des Finances, François Baroin, qui "rappelle que les conditions de financement de la France sont à des niveaux très favorables".

La France bénéficie de la note maximale donnée par les trois principales agences de notation - triple A avec perspective stable - mais Moody's a annoncé mi-octobre qu'elle se donnait trois mois pour évaluer cette perspective. Sa modification pourrait être suivie d'un abaissement de la note.

Soulignant le bond des rendements de la dette française la semaine dernière, Alexander Kockerbeck, analyste principal de Moody's sur la France, écrit dans sa note que "des coûts de financement durablement élevés amplifieraient les défis budgétaires auxquels est confronté le gouvernement français dans un contexte de détérioration des perspectives de croissance, avec des conséquences négatives sur le crédit".

LE "TRIPLE A" DÉJÀ PERDU ?

L'écart de rendement entre les emprunts français et allemand à 10 ans, qui était revenu sous 150 points, s'est élargi à 174 points après la publication de la note, comme celui de pays périphériques de la zone euro et d'autres pays "triple A" comme l'Autriche ou la Finlande. Ce "spread" France-Allemagne était à environ 160 points vers 15h00 GMT.

"Quand on regarde les valorisations (des obligations souveraines françaises) sur le marché, on voit que la France a de facto perdu son triple A", a dit Raphaël Gallardo, responsable de la recherche macroéconomique chez Axa IM, à des journalistes.

Les Bourses européennes ont accentué leurs pertes, suivie dans l'après-midi par les marchés américains, l'Eurostoxx 50 et le CAC 40 perdant chacun environ 2,5% vers 15h00 GMT, les valeurs bancaires comme BNP Paribas et Société générale perdant près de 5% et affichant pendant plusieurs heures les plus fortes baisses de l'indice parisien.

Rappelant que l'écart de rendement entre emprunts français et allemand a franchi le seuil des 200 points de base la semaine dernière, Alexander Kockerbeck souligne qu'à ces niveaux, le coût de financement à long terme est presque le double de celui de l'Allemagne et qu'une hausse de 100 points de base des rendements représente 3 milliards d'euros de surcoût annuel.

"Avec une prévision de croissance réelle de seulement 1% en 2012, une charge de la dette plus élevée rendra d'autant plus difficile la réalisation de l'objectif de réduction du déficit public", poursuit l'analyste.

LE MODÈLE SOCIAL SUR LA SELLETTE

Depuis 2008, le déficit et la dette de la France se sont "considérablement détériorés", note Moody's, qui reconnaît que les mesures d'austérité adoptées par les autorités françaises attestent de leur engagement à contrôler les finances publiques.

"Les perspectives de croissance économique et la crise (de confiance) sur la dette européenne - qui échappent toutes les deux au contrôle total du gouvernement - sont des facteurs de risque important pour son bilan", souligne Moody's.

"Le modèle social français ne peut pas être financé si le potentiel de l'économie française n'est pas préservé. Un nouvel affaiblissement de la croissance du PIB mettrait à l'épreuve la capacité politique du gouvernement à dégager de nouvelles économies", prévient l'agence alors que s'amorce la campagne pour l'élection présidentielle de 2012.

Selon Olivier Bizimana, économiste chez Morgan Stanley, "dans l'environnement actuel, les gens s'attendent à ce que la France soit dégradée, mais il n'y pas vraiment d'explication pourquoi, c'est simplement que la France est immobile".

"La situation budgétaire est probablement moins bonne que celles d'autres pays triple A", a-t-il dit à Reuters, mais "cette approche est incorrecte". "La France est probablement en meilleure forme que d'autres : une des raisons est son potentiel de croissance plus élevé, ce qui signifie des rentrées fiscales plus importantes à l'avenir, essentiellement parce que la trajectoire démographique est meilleure."

Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a estimé lundi qu'un déclassement de la deuxième économie de la zone euro serait inadapté à sa situation budgétaire et entraînerait la perte du triple A du fonds de sauvetage européen (FESF). "Je ne veux pas de ça", a-t-il dit.

La ministre française du Budget, Valérie Pécresse, a quant à elle une nouvelle fois exclu un tour de vis budgétaire supplémentaire, après deux plans d'austérité en moins de deux mois pour compenser l'impact du ralentissement économique sur les finances publiques.

"La croissance est ralentie mais elle existe encore, c'est pour cela qu'il faut qu'on la soutienne. Aujourd'hui, nous avons un budget qui est crédible, sincère", a-t-elle déclaré sur RTL.

Après un premier plan d'économies et d'impôts d'une ampleur de onze milliards d'euros pour 2012, le gouvernement a présenté début novembre un deuxième plan de 65 milliards d'euros d'ici 2016, dont 18,6 milliards pour la période 2012-2013.

La France s'est fixé pour objectif un déficit public équivalent à 4,5% du PIB en 2012, 3% en 2013 et 2% en 2014, jusqu'à l'équilibre en 2016.

Marc Joanny, Raoul Sachs, Daniel Flynn, Alexandre Boksenbaum-Granier et Jean-Baptiste Vey



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Lun 21 Nov 2011, 19:11

La presse financière américaine a expliqué ce week-end que les Européens, étant dans l’incapacité de résoudre leurs problèmes, on peut dès lors craindre une contagion de la situation européenne outre-Atlantique. C’est ainsi que le Standard & Poor’s 500 est à 1.215,65 points et cela cadre parfaitement avec les points de Trader Noé.



Si la Grèce et l’Italie font moins la Une des journaux depuis
l’arrivée de gouvernements dirigés par des techniciens de Goldman Sachs,
bien évidemment adoubés par les marchés, l’Espagne est revenue à
l’avant-plan, ainsi que la France, deuxième économie européenne. A la
fin de la semaine dernières, Madrid a dû accepter des taux proches de 7%
pour emprunter des titres à 10 ans sur le marché, un seuil jugé
ingérable dans la durée pour les pays très endettés. On a récemment vu
ce qui s’est produit pour l’Italie. Berlusconi a été menacé de dégager
et un salarié de la Firme de Wall Street a pris les commandes du pays…
sans la moindre élection «démocratique».

Pendant ce temps, Paris continue de bénéficier de sa précieuse note AAA, mais les taux français commencent à grimper dangereusement. A tel point que l’écart des taux obligataires entre la France et l’Allemagne vient de dépasser les 200 points de base.

Le conseil des financiers américains


Pour de nombreux analystes américains, la BCE ne peut plus s’obstiner
à suivre la ligne allemande de non-intervention. Elle doit agir
énergiquement comme le fait aux Etats-Unis la Réserve fédérale (Fed).
Incroyable déclaration de Frederick Dickson, stratège en chef chez DA
Davidson : « Il est probable de voir une panne générale du
système financier européen qui affecterait durement les économies
européenne et mondiale »
. Il a exhorté les Européens à permettre à la BCE d’acheter massivement de la dette des pays en difficulté.



Les économistes américains ont été subitement «éclairé»! Ils
commencent à dénoncer les politiques d’austérités unilatérales. Ils s’en
prennent vertement à l’ancienne leader de la jeunesse communiste Angela
Merkel (qui aurait changé de casquette), l’accusant « de ne rien
(avoir) compris ». Comment appliquer des politiques d’austérité dans des
pays qui ont 15% de chômage et où la croissance est en berne ? Solution
de ces grands génies de Wall Street : faire tourner la planche à
billet, comme chez eux.

En tout cas, les Américains ont tout à redouter d’un gros problème sur leur marché obligataire.
Cette inquiétude est d’autant plus grande que la « super-commission »
bipartite du Congrès américain, chargée d’identifier 1.500 milliards de
dollars d’économies d’ici au 23 novembre, semble pour l’heure incapable
de s’entendre. Il y a urgence, insiste Candi Wolff, analyste chez
Citigroup: « Le Congrès a dû remarquer ce qui se passe avec la crise
de la dette en Europe, en particulier en Grèce et en Italie. Nous
devons agir énergiquement pour éviter une crise similaire ici »
. La vérité est que le Congrès n’a aucun pouvoir face au cartel bancaire. Les politiciens sont à la solde de la Haute finance comme avait si bien décrit Jean Gabin dans ce film qu’il faut revoir… Le Président. Donc, tout est question de timing
dans le scénario de ces individus qui ont tant réclamé cette « bonne
crise majeure », nécessaire pour introduire leur Nouvel Ordre Mondial.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Mar 22 Nov 2011, 16:07

Lu sur le blog de Guy Sorman :

Citation :
Comment l'Europe perd la boule

Pire que la récession économique, depuis 2008, ont été les réactions irrationnelles et excessives à cette crise. La démission simultanée de la classe politique toute entière, en Grèce et en Italie, ne sont que les symptômes d'une menace sérieuse à la fois sur nos économies, notre démocratie et notre Europe. Il est grand temps de retrouver ses esprits et de proposer des analyses à la fois raisonnables et applicables, à la mesure de la crise : ni réaction excessive, ni démission, mais un retour au sens commun.



Rappelons tout d'abord que la crise financière de 2008, née aux Etats-Unis, était grave mais pas mortelle et, en tout cas, d'une intensité très inférieure à ce que le monde avait connu en 1930 et en 1974. La récession ne dure et ne s'aggrave qu'en raison des remèdes disproportionnés qui furent appliqués depuis 2008, à l'initiative du gouvernement des Etats-Unis : une relance par la dépense publique que, par paresse de l'esprit sans doute, les Européens ont suivi. Cette relance, nous assurent les ultimes Keynésiens, nous aurait épargné le pire : la récession aurait été plus profonde encore si les Etats n'y avaient pas englouti l'argent des contribuables ! On ne pourra jamais prouver l'efficacité théorique de la relance, mais nous avons la preuve incontestable sous les yeux, que son prix a dépassé les ressources disponibles aux Etats-Unis comme dans l'Europe du Sud.



Soyons honnêtes : les déficits publics ne sont pas seulement la facture de la relance. Celle-ci s'additionne à des années de gestion laxiste qui conduisent à s'interroger sur le fonctionnement même de nos démocraties. Celles-ci vivent à crédit, en permanence, non pas pour "stimuler" l'économie mais pour acheter les suffrages des électeurs. C'est bien la multiplication des promesses électorales et la création d'emplois publics sans nécessité absolue qui, d'année en année, creusent les déficits, quel que soit le parti politique au pouvoir. Pire, chaque élection conduit à une surenchère. Pire encore, les avantages sociaux en tout genre, dont bénéficient les Européens et que les Américains nous envient, furent configurés à une époque où la démographie était dynamique et la croissance forte. Les politiciens pouvaient donc multiplier les promesses puisque la génération suivante, plus nombreuse et plus prospère, serait à même de rembourser. La tendance démographique et économique s'étant inversée, le remboursement de la dette est devenu mathématiquement hors d'atteinte, sauf à s'endetter encore plus à des taux d'intérêt qui s'envolent.



Dans ces circonstances, les dirigeants des grands partis italiens et grecs ont choisi de déserter et de s'en remettre à des technocrates. Ce qui est particulièrement troublant dans ces deux pays qui ont une tradition pas si ancienne d'autoritarisme, fascisme en Italie et dictature militaire en Grèce. Devrait-on aussi s'inquiéter pour la démocratie espagnole ? Par-delà le risque théorique encore, d'une tentation autoritaire, on observera que le recours à des technocrates ne résoudra rien : ceux-ci ne disposent pas d'élixir magique qui ferait disparaître les dettes. Ils devront agir exactement comme le ferait un gouvernement démocratique, en réduisant les dépenses publiques de manière à libérer l'investissement privé, et en ramenant les protections sociales à un niveau compatible avec les contraintes démographiques et les ressources disponibles. Le seul avantage théorique du technocrate, c'est que, n'étant pas élu, il peut se permettre d'être impopulaire. Raisonnement étrange qui disqualifierait toute forme de démocratie : car, en principe, un gouvernement démocrate devrait être plus légitime que la technocratie pour expliquer d'abord, et appliquer ensuite, des mesures indispensables au bien-être collectif.

La rue grecque ou italienne va-t-elle s'assagir parce qu'un technocrate plutôt qu'un démocrate imposera, par exemple, un décalage de l'âge de la retraite ? La technocratie, sans la force, sera évidemment réfutée : le "modèle chinois", qui devient populaire dans certains milieux d'affaires en Europe, en raison de ses succès économiques apparents, ce n'est pas la technocratie ni le despotisme éclairé, mais la technocratie appuyée par l'armée et la police.



Le bon chemin pour l'Europe n'est pas de renouer avec l'autoritarisme passé, ni exotique, mais de modifier quelques règles du jeu de la démocratie, de manière à restaurer son efficacité. En d'autres termes, il convient de protéger la classe politique contre l'irrésistible tentation de dépenser pour gagner les élections ou s'éterniser au pouvoir. Cette immunisation contre la dépense exige une interdiction constitutionnelle qui devrait être générale dans l'Union européenne : un plafond contraignant de la dépense publique en proportion de la richesse nationale. Cette proposition est distincte de l'amendement proposé ( en 1970, aux Etats-Unis, par Milton Friedman) pour un budget nécessairement équilibré), proposition récemment reprise en France, par Nicolas Sarkozy sous le nom de "règle d'or". Mais cet amendement n'est pas cohérent puisqu'il suffirait d'augmenter les impôts pour équilibrer un budget. Le plafonnement de la dépense publique serait la véritable contrainte, salvatrice de l'économie et de la démocratie. La situation de départ en Europe étant variable, entre 40 et 52% de dépenses publiques, la convergence vers un plafond unique devrait être progressive, en commençant par un gel de la dépense, la première année. On objectera que cette règle constitutionnelle serait une atteinte à la liberté parlementaire, à la souveraineté nationale, etc. Mais on a entendu les mêmes protestations contre la création de l'euro, qui a effectivement interdit aux gouvernements de battre monnaie, sans limite. La création de l'euro, rappelons-le, a libéré l'Europe de la peste de l'inflation, qui était un impôt sur les plus pauvres et les plus âgés. L'euro a ensuite permis de développer des investissements publics et privés considérables, grâce à des taux d'intérêt plus bas que du temps des monnaies nationales. La situation s'est inversée, non pas en raison de l'euro, mais par suite à la transgression des règles budgétaires qui étaient pourtant inscrites dans les traités européens.

De nombreuses voix s'élèvent donc , en Allemagne en particulier, en faveur d'un Ministère des Finances unique pour l'ensemble de l'eurozone. Nous n'en sommes pas là, en tout cas pas encore : rien ne sert d'avancer des propositions fédéralistes puisque l'on sait par avance que les opinions nationales n'y sont pas disposées. Mieux vaut débattre de solutions acceptables : ainsi pourrait-on rétablir les règles de bonne gestion, communes, non pas en privant les Etats membres de leur souveraineté, mais en instaurant une véritable autorité judiciaire européenne qui ferait respecter ces règles. Une Cour économique européenne qui veillerait à la transparence des comptes publics, à l'adoption d'amendements constitutionnels dans chaque Etat pour contenir la dépense publique, qui pourrait sanctionner fortement les contrevenants - ne serait-ce qu'en les dénonçant - ceci serait acceptable par les opinions publiques, compatible avec la démocratie et les souverainetés nationales.



L'Euro et l'Europe en sortiraient renforcés, sauvés, en vérité, par le gel constitutionnel des dépenses et par la Cour économique : ces propositions simples contournent les dilemmes en cours, tels que "démocratie ou technocratie", et "dilution de l'Europe ou Fédération immédiate". La fin de la crise passe, me semble-t-il, par l'imagination institutionnelle, ce qui, depuis son origine, a été la marque distinctive de l'Union européenne.

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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Mar 22 Nov 2011, 16:21

Philippe Fabry a écrit:
Lu sur le blog de Guy Sorman :

La technocratie, sans la force, sera évidemment réfutée : le "modèle chinois", qui devient populaire dans certains milieux d'affaires en Europe, en raison de ses succès économiques apparents, ce n'est pas la technocratie ni le despotisme éclairé, mais la technocratie appuyée par l'armée et la police.

Cela a toujours été le cas mais la situation devenant grave les véritables dirigeants prennent directement les commandes.



Citation :
De nombreuses voix s'élèvent donc , en Allemagne en particulier, en faveur d'un Ministère des Finances unique pour l'ensemble de l'eurozone.

Le problème : en démocratie, c'est le parlement qui vote le budget.

L'eurozone n'a pas de parlement.

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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Lun 28 Nov 2011, 11:08

(Swingbourse.com)-
La semaine passée, les
yeux étaient rivés vers la très forte hausse des taux de la Belgique
(+22,50%) en 5 séances ayant aboutit vendredi à la dégradation de la
note souveraine Belge d'un cran par S&P.



- La semaine passée, les yeux
étaient rivés vers les taux à 10 ans de l'Allemagne en hausse de 15,05%
sur la semaine ayant entrainé des difficultés à se
financer. En effet, l'émission obligataire de mercredi s'est mal
passée et Berlin n'a pas réussi à lever les montants espérés.
- La semaine passée, les yeux étaient
rivés vers les taux à 10 ans de l'Italie en hausse de 9,32% sur la
semaine. L'endettement effraye !! Et pas plus tard que hier
dimanche, le président français fait la déclaration suivante "Si il y a un problème italien, c'est le cœur de la zone euro qui est atteint"

Et cette semaine, à quoi doit on s'attendre?

Probablement à rien de bon de la part
de l'Italie. Une telle déclaration émanent de l'Elysée n'est pas monnaie
courante. Faut-il y voir un signe ?
Dimanche, l'agence de notation financière Moody's avertit que les notes de tous les pays de l'UE sont menacées !!! Pays-Bas, l'Autriche, la Finlande,
Italie, Luxembourg ainsi que des pays jugés plus solides comme la France ou l'Allemagne. (liste non exhaustive)

Selon Moody's "une nouvelle
accélération de la hausse des coûts de financement dans la zone euro est
susceptible de conduire à des changements de notation
sélectifs
" en d'autre termes, il va falloir surveiller de
très près les taux à 10 ans. Une hausse trop prononcées de ces derniers
entrainera irrémédiablement une dégradation de la note
souveraine comme ce fut le cas pour la Belgique vendredi.
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Mar 06 Déc 2011, 18:38

Dette : France, Allemagne et 13 pays de la zone euro sous surveillance négative


Dans un communiqué, l'agence de notation Standard & Poor's annonce qu'elle place sous surveillance négative les notes de 15 pays de la zone euro, dont la France et l'Allemagne. Ces dernières voient leur triple A menacé.



http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/12/05/97002-20111205FILWWW00651-dette-france-allemagne-et-13-pays-sous-surveillance-negative.php
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Mar 06 Déc 2011, 19:23

Alexis232 a écrit:
Dette : France, Allemagne et 13 pays de la zone euro sous surveillance négative


Dans un communiqué, l'agence de notation Standard & Poor's annonce qu'elle place sous surveillance négative les notes de 15 pays de la zone euro, dont la France et l'Allemagne. Ces dernières voient leur triple A menacé.



http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/12/05/97002-20111205FILWWW00651-dette-france-allemagne-et-13-pays-sous-surveillance-negative.php

Ce qui est bien, c'est que tous les pays seront d'ici quelques semaines sous perspectives négatives.

Ainsi que toutes les banques.

Il parait même que S&P se prépare à placer la Planète Terre sous perspective négative.

Mercure et Pluton qui sont en perspective stable pour encore 300 bonnes années devrait en profiter.

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Jeu 08 Déc 2011, 12:04

Déficit de la sécu : Bismarck et Montebourg sont dans un bateau, qui fait plouf ?

En Alsace, la sécu est excédentaire et les cotisations des salariés baissent. Il est grand temps de reprendre cette région en main et de lui expliquer comment on fait.

Je sais bien que le trou de la sécu n’a strictement rien à voir avec une quelconque mauvaise gestion et tout à voir avec la spéculation internationale et l’ultranéolibéralisme (j’adore ce mot. J’espère qu’il va passer dans le langage courant et que l’on m’en attribuera un jour la paternité), mais je me demande si quelqu’un ne pourrait pas se dévouer pour mettre les Alsaciens au courant.

C’est vrai quoi, maintenant que le TGV va jusqu’à Strasbourg, un technocrate parigot pourrait se fendre d’un aller-retour dans la journée histoire d’aller leur remettre les idées en place… Parce que nous faire un coup pareil, hein, annoncer que le système de santé local ― hérité de ce bismarckisme qui fait si peur à Arnaud Montebourg ―, est en excédent pour la deuxième année consécutive, c’est à la limite du comportement antipatriotique !

De toute manière, les Alsaciens, ils ont toujours été un peu louches. Leur concordat élimine les trois-quarts de nos angoisses laïcistes dans le calme et la sérénité, leur pinard et leur foie gras ridiculise les gastronomes qui pensent que l’on ne fait bonne chère qu’en dessous de la Loire, leur souci de l’environnement agace les décroissants qui affirment qu’on ne peut pas avoir des usines qui tournent à plein rendement et des pistes cyclables…

Mais là, franchement, ils exagèrent. Car enfin, une sécu régionale dont les recettes sont supérieures aux dépenses de 5,5 millions d’euros et des cotisations salariales qui baissent de 1,6% à 1,5%, quel message ça envoie au reste du pays ?

Bon, OK, leur martingale est assez transparente : ils consomment moins de médicaments que les autres, lorsqu’ils sont forcés d’avaler la pilule, ils privilégient le produit générique sur la marque de designer et ils y vont mollo sur les arrêts maladie.

C’est sûr, si on va par là, n’importe qui peut le faire, hein…

Et en plus, les brouzoufs économisés, au lieu de les placer sur des machins obscurs indexés sur l’évolution de la parité roupie indienne-bath thaïlandais sur trois semaines, ils les mettent dans des trucs de pères de famille qui produisent des intérêts (18 millions d’euros en 2011). Mais ça ne s’arrête pas là parce que les Alsaciens, quand ils ont une idée derrière la tête, ils ne l’ont pas ailleurs : ça marche tellement comme sur des roulettes que leur taux de remboursement des actes médicaux est à 90% au lieu de 70% dans le reste de l'Hexagone.

Donc, ils payent moins, ils sont aussi bien soignés et la Caisse dispose d’une trésorerie confortable juste au cas où… Le Montebourg, on comprend que ça lui fiche un peu les jetons, lui qui table essentiellement sur l’arrivée groupée des quatre cavaliers de l’apocalypse pour faire remonter sa cote. Ah, vivement qu’on les remette sur le droit chemin, ces Alsaciens !

http://www.atlantico.fr/decryptage/excedent-securite-sociale-alsace-baisse-cotisations-240730.html

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Jeu 08 Déc 2011, 13:11

Very Happy salut

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Arnaud
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Jeu 08 Déc 2011, 14:24

Vous allez dire que c'est une obsession chez moi, et c'est sûrement vrai, mais en ouvrant pas mal de liens disponibles via ce sujet http://docteurangelique.forumactif.com/t13188-que-penser-du-partage-du-travail#444578 je trouve une bonne partie des explications à cette crise.

Je n'ose pas copier/coller ceci dans la rubrique "Viens Esprit Saint" Smile
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Espérance
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Jeu 08 Déc 2011, 14:28

Philippe, vous avez vraiment l'Art de trouver des solutions : pouvez pas vous présenter aux prochaines élections présidentielles et prendres des alsaciens comme ministres ? Laughing

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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Jeu 08 Déc 2011, 15:09

Espérance a écrit:
Philippe, vous avez vraiment l'Art de trouver des solutions : pouvez pas vous présenter aux prochaines élections présidentielles et prendres des alsaciens comme ministres ? Laughing

gne Je viens de perdre une voix ?

Moi qui n'espérais plus qu'en Espérance... :help:

:mdr:. . . . . bounce
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Jeu 08 Déc 2011, 18:01

Hors artifices comptables, la dette allemande serait de 185% du PIB (soit autant que la Grèce...)


A propos de l’Allemagne qui s’apprête à proposer l’automatisation des sanctions financières pour les pays non vertueux, les analystes commencent à dénoncer les artifices utilisés par Berlin dans la présentation son déficit (« honteusement truqué » selon l'un d'eux), le Handelsblatt lui-même pointe que la dette allemande n'intègre pas la majeure partie des dépenses prévues pour les retraités, les malades et les personnes dépendantes, et que son vrai montant n’est pas de 2000 milliards, mais de 5000 Mds d’euros soit 185% du PIB… comme la Grèce.

http://www.atlantico.fr/decryptage/hors-artifices-comptables-dette-allemande-serait-equivalente-celle-grece-228867.html

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SJA



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Jeu 08 Déc 2011, 18:11

Philippe Fabry a écrit:
Hors artifices comptables, la dette allemande serait de 185% du PIB (soit autant que la Grèce...)


A propos de l’Allemagne qui s’apprête à proposer l’automatisation des sanctions financières pour les pays non vertueux, les analystes commencent à dénoncer les artifices utilisés par Berlin dans la présentation son déficit (« honteusement truqué » selon l'un d'eux), le Handelsblatt lui-même pointe que la dette allemande n'intègre pas la majeure partie des dépenses prévues pour les retraités, les malades et les personnes dépendantes, et que son vrai montant n’est pas de 2000 milliards, mais de 5000 Mds d’euros soit 185% du PIB… comme la Grèce.

Sauf que les allemands n'ont pas les Olives, le poisson grillé, la Feta et le Tzatziki.

Bref, c'est la loose.
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Jeu 08 Déc 2011, 23:12

La crise va ruiner les bases de l’État-providence


Dumait Alain - mercredi 07 décembre 2011
monnaie
Le système économico-financier mondial est plus que lézardé. Va-t-il s’effondrer ? Une crise majeure, « systémique », s’annonce, sans doute pour le premier semestre de 2012. Déjà, les prévisions de croissance, en l’espace de quelques semaines, sont passées du vert au rouge. Même les pays émergents sont touchés.

Tout se passe comme si la destruction de valeur des patrimoines et des encaisses se propageait, au fur et à mesure que les banques centrales ouvrent les robinets de la création monétaire, en rachetant des titres de dettes publiques ad libitum.
Dans ces conditions, convient-il de le replâtrer ou de le remplacer ? C’est la question de fond.
Pour l’instant, on replâtre.

Tous les moyens semblent bons pour sauver les banques, les États surendettés et l’euro. Y compris les montages les plus hasardeux. Comme celui imaginé, semble-t-il, la semaine dernière, d’un prêt de la BCE au FMI, pour financer ou garantir l’émission de nouveaux titres de dettes…
Il y a longtemps que les banques centrales couvrent de piteuses opérations de cavalerie, mais avec ce cynisme, c’est nouveau !…
Dans ce contexte de défiance généralisée, les agents économiques ne peuvent que « mettre à la cape ». Et en économie, attentisme = récession…

En même temps que le pouvoir oligarchique, aux abois, cherche des liquidités à tout prix (les banques, pour maintenir leurs fonds propres ; les États, pour assurer leurs fins de mois ; les particuliers, pour tenir l’hiver…), ce pouvoir est bien obligé de réduire la voilure de l’État-providence. Preuve, si l’en fallait une, qu’il y a bien une relation directe entre le développement de celui-ci et la crise de la dette. Mais cette relation, à l’exception de David Cameron, personne ne veut la reconnaître. Du coup, on rabote, quand il faudrait trancher.

Attention : il sera difficile de réduire les dimensions de l’État-providence, sans revenir sur les fausses valeurs qui le sous-tendent (à savoir : le nivellement social, l’aide sociale pour chacun, l’éducation gratuite, le droit au logement, à la retraite, à la médecine pour tous…).
Sans rétablir les vraies valeurs de responsabilité individuelle. Pour les personnes physiques aussi bien que morales. Même les banques, même les États – et donc les hommes politiques – doivent répondre de leurs choix, sans pouvoir se retrancher derrière quelque aléa moral que ce soit.

Sans revenir, en définitive, sur le primat de « l’altruisme égalisateur », fondement du socialisme. En réhabilitant donc, symétriquement, « l’égoïsme créateur », fondement de l’entreprise libre…

Quand on arrêtera de replâtrer, parce que les rafistolages ne tiendront pas, après être passé de la déflation à la récession (phase actuelle), on passera à la phase suivante, celle de l’hyper-inflation. Il n’y aura alors plus de problème de dettes souveraines. Ni d’aucune autre sorte de dettes, d’ailleurs… Il n’y aura sans doute plus d’euro, ni même de dollar. Il n’y aura plus que les valeurs réelles. Car la valeur ultime de toute monnaie est celle de la marchandise qui en est le sous-jacent. La fausse monnaie de papier a vocation à ne valoir que ce que vaut le papier !
Pour reconstruire sur du solide, il faudra bien en revenir à la monnaie naturelle, basée sur l’or. Puisque l’or a été choisi comme monnaie naturelle par 3 000 ans d’histoire. Les cent dernières années de folie monétaire n’étant qu’une brève et funeste parenthèse.

Et cela se fera avec ou sans les États, avec ou sans les banques centrales, qui ne sont que leurs valets ! Les uns et les autres complices, au sein de la même oligarchie.
On peut objecter beaucoup d’arguments contre le retour à la monnaie-or, ou contre l’avènement de la monnaie libre. Aussi nombreux soient-ils, ils ne pèsent pas lourd au regard de l’argument favorable essentiel : seule une telle monnaie permettra aux générations futures d’échapper aux prédateurs de l’oligarchie politico-financière.

Et imposera un retour immédiat, contraint et forcé, à l’observance des règles économiques élémentaires que dicte le bon sens, en tête desquelles la nécessité d’équilibrer ses comptes et de n’investir que de l’argent préalablement honnêtement gagné.

J’entends bien les arguments de nombreux amis qui disent, en simplifiant : « Ce n’est pas parce que le système de la monnaie de papier a été mal géré qu’il est à rejeter. Il est possible de le faire fonctionner autrement. »

Je crois, pour ma part, que ce mauvais fonctionnement était inscrit dans ses gènes. Tout comme la faillite de l’État-providence et de tous les avatars du socialisme. Car ils prétendent tous affranchir l’homme de ses lourdes et merveilleuses responsabilités…

http://www.les4verites.com/La-crise-va-ruiner-les-bases-de-l-Etat-providence-4201.html
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joker911



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Dim 11 Déc 2011, 20:48





Si vous avez suivi le cirque
du énième sommet anti-apocalypse destiné à poursuivre l'acharnement
thérapeutique de l'Euro en salle de réanimation, oubliez
tout ce que les médias publics vous ont servi durant vos repas
quotidiens. Le problème de fond n'est pas réglé, le surendettement des
États pèse de plus en plus lourd et il représente l'outil
rêvé pour instaurer les nouvelles règles de l'Union Soviétique
Européenne : affaiblir nos libertés, la démocratie et la taille de notre
épargne...





Je ne ferai aucun commentaire sur les "solutions" en bois que les "medias" français savent vous présenter à longueur de journée à propos d'un
sommet totalement stérile en "solution concrète et immédiate".




Nous pouvons cependant toujours en discuter dans les commentaires.




Pour faire face à ses engagements,
alors que les agences de notations menacent, les États européens doivent
trouver sans cesse plus de revenus pour faire face à
l'augmentation des taux d'emprunts.




En parallèle, les banques du pays
doivent emprunter leurs liquidités à un coût plus élevé et la facilité
d'accès à l'emprunt se dégrade pour les entreprises et les
particuliers.





La première ressource des États de



l'Union Soviétique Européenne est donc menacée : la TVA !










Nous entrons à présent dans un véritable cercle vicieux : l’État devra dépenser plus d'argent pour honorer ses emprunts avec de moins en
moins de revenus
=> LA FAILLITE ASSURÉE !






Voici pourquoi cette faillite organisée est sur le point de siphonner vos économies :




Un "bank run" gigantesque en préparation



La hausse surréaliste des indices bancaires durant la semaine passée fera chuter les actions de BNP, Société Générale et Crédit Agricole d'encore
plus haut. Et la chute sera fracassante !




Hier, Moody's (complice de l'élite financière) a abaissé la note de crédit de nos 3 banques
adorées.





Par ailleurs, la faillite de Groupama sera ressenti comme un électrochoc : le premier assureur des collectivités est également le 3ème actionnaire de la banque rouge et noire (regardez dans la
liste des actionnaires en bas à gauche)...




Si on s'acharne à sauver Groupama, c'est pour sauver la Société Générale !




Le problème est que personne ne
veut récupérer Cerise dans son portefeuille
: elle pue la faillite.




Je vous rappelle que Groupama est aussi........ une banque !




Ajoutez à cela, une dégradation imminente de la
note de crédit de la France
, et nous voici en route vers un bank run généralisé. Les banques n'ayant plus accès à de la liquidité bon marché, elles impactent la
hausse de leurs coûts de financement sur leurs clients...







Le prix Nobel d'Economie, Paul
Krugman, prévoit une gigantesque panique bancaire généralisée et imminente:




"A ce stade, je suppose une flambée des taux sur la dette italienne conduisant à une panique bancaire gigantesque, tant en raison des
craintes de solvabilité sur les banques italiennes qu'en raison de la crainte sur le fait que l'Italie va finir par quitter la zone euro. Cela conduira alors à la
fermeture des banques en urgence, et une fois que
cela se produit, c'est la décision d'abandonner l'euro et d'installer
la nouvelle lire qui s'impose. Le prochain sur la liste,
la France."








Et lorsque vous êtes confronté à une
hausse des taux d'emprunt (immobilier, entreprise, consommation...) et
que vous souhaitez réaliser un achat important, que
faîtes-vous ?





Solution 1 : Vous reportez votre achat et attendez d'avoir la trésorerie suffisante



Solution 2 : Vous piochez dans votre trésorerie




Ce que vous achetiez à crédit



devra être financé au comptant...



Les vendeurs d'actifs (immobilier,
actions...) devront donc revoir leur copie s'ils veulent réaliser leurs
transactions avec des acheteurs serrés au manque de
crédit.




La voilà la fameuse spirale déflationniste mortelle et la Suisse (pays du chocolat et des banquiers) semble la constater avant tout le
monde !












Le 28 septembre, je vous parlais de
l'analyse de Mike Maloney que j'avais reçu dans sa newsletter :








"D'abord une menace de déflation, suivie par une chute
vertigineuse des prix, suivie par une forte inflation, suivie par une déflation
réelle,
et ensuite par l'hyperinflation."






Nous y sommes :



La déflation réelle se met en place
!












Le double-effet Kiss-Cool de la déflation



1er effet: Le vidage de votre épargne



Dans les 2 cas, la solution adoptée
engendre un ralentissement des échanges commerciaux et incite la
population à puiser dans leurs ressources financières : l'accès
au crédit devient de plus en plus difficile et la séquence de vidage
de l'épargne commence.





2ème effet: La faillite bancaire



Comme nous le savons, le "rallye"
de fin d'année des indices boursiers permet de préparer le maquillage
des bilans de fin d'exercice en sauvegardant les apparences.




En revanche, le vidage de "l'épargne à consommer" sera dévastateur pour les réserves fractionnaires nécessaires aux opérations de crédits.








Si les banques ont moins d'argent en réserve,
elles auront encore moins d'argent à prêter !



Certaines d'entre elles seront incapables de se refinancer sur les marchés et s'exposeront à un risque important de défaut.




En résumé, l'Union Soviétique
Européenne ne vous le demande pas directement : si son économie est de
moins en moins financée par ses banques, il ne lui
reste que votre épargne pour la faire tourner
.




Elle vous joue le coup de la
rigueur budgétaire pour détourner votre regard afin de plonger sa main
discrètement dans votre poche... pour ensuite vous
achever avec l'hyperinflation...
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joker911



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Dim 11 Déc 2011, 20:50


Les USA extraordinairement inquiets pour l'avenir de l'euro





WASHINGTON - Les Etats-Unis sont
extraordinairement inquiets pour l'avenir de l'euro, a déclaré vendredi
le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey, en
évoquant les risques que feraient peser un éclatement de l'Union
monétaire européenne pour l'Amérique.

Nous sommes extraordinairement
inquiets de la santé et de la viabilité de l'euro parce que nous sommes
d'un certain côté exposés, a-t-il expliqué devant l'Atlantic
Council, un cercle de réflexion de Washington, rappelant
l'importance du commerce entre Europe et Etats-Unis et le risque de
désordres civils et d'éclatement de l'Union.

L'armée américaine est engagée dans
une révision de sa stratégie pour s'adapter aux coupes budgétaires
destinées à endiguer le déficit budgétaire des Etats-Unis. Le
chef d'état-major interarmées, principal conseiller militaire du
président, s'est exprimé sur l'avenir de l'euro alors qu'il passait en
revue les risques stratégiques posés par les différentes
régions du monde.

Selon lui, l'Eurozone est en grand
danger. Je sais que les 17 membres de la zone euro ont pris quelques
mesures pour mieux aligner et surveiller leur politique
budgétaire mais il est n'est pas sûr, de mon point de vue en tout
cas, que cela suffise, a estimé le général Dempsey, reconnaissant qu'il
n'était pas lui-même spécialiste de
macro-économie.

Les 17 pays de l'Eurozone et tous les
autres pays de l'UE à l'exception du Royaume-Uni se sont mis d'accord
pour renforcer nettement la discipline budgétaire de la
zone euro et négocier un pacte d'union de stabilité budgétaire dans
l'espoir de circonscrire l'interminable crise de la dette.

Dans une étude publiée jeudi, le Council on Foreign Relations (CFR), un influent cercle de réflexion de Washington, a
classé l'Eurozone parmi les principales menaces potentielles pour les Etats-Unis.

Il existe un risque d'intensification
de la crise de la dette souveraine européenne qui aboutirait à un
effondrement de l'euro et provoquerait une nouvelle
récession aux Etats-Unis limitant davantage les ressources
budgétaires américains, explique le CFR.

Les autres
zones les plus dangereuses et/ou vitales pour les Etats-Unis, selon le
CFR, sont le Mexique, l'Arabie saoudite, l'Iran, le
Pakistan, la Chine ou encore la Corée du Nord.

En début de semaine, le président
Barack Obama avait reçu les dirigeants de l'Union européenne à la Maison
Blanche, les appelant à agir avec force et détermination
dès maintenant pour résoudre une crise de la dette de plus en plus
aiguë.


(©AFP / 09 décembre 2011 18h20)
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joker911



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Lun 12 Déc 2011, 23:53





Moody’s reverra les notes attribuées aux dettes souveraines des pays
de la zone euro et de l’Union européenne au premier trimestre 2012.
L’agence d’évaluation financière invoque l’absence de “mesures
décisives” prises lors du sommet européen la semaine passée.

Moody’s avait indiqué fin novembre que l’aggravation rapide de la
crise de la dette dans la zone euro menaçait les notes de solvabilité de
tous les pays européens. Pour l’agence, aucun pays de la zone euro, ni
la France ni ceux jugés les plus solides, comme les Pays-Bas,
l’Autriche, la Finlande, voire l’Allemagne, ne sont à l’abri d’un
abaissement de note.

A propos du sommet européen et des pays de la zone euro vendredi,
Moody’s a indiqué que les mesures annoncées par les décideurs européens
présentent peu de nouveauté et sont souvent similaires à celles déjà
annoncées précédemment.



La Bourse de Paris a ouvert en baisse lundi, fragilisée par l’annonce
de l’agence Moody’s qui estime que le sommet de Bruxelles n’a pas
produit de résultat décisif pour sortir de la crise et envisage donc
toujours d’abaisser les notes des dettes souveraines des pays de l’Union
européenne.

A 09H03 (08H03 GMT), le CAC 40 cédait 0,91% à 3144,02 points

Afp
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giacomorocca



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Mer 14 Déc 2011, 02:20

Un débat des plus intéressant sur la crise actuelle entre Paul Jorion et Guy Sorman, 2 visions opposées:
http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/uploads/Congres-du-CNER-CR-chapitre-4.pdf
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joker911



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 16 Déc 2011, 17:30




BRUXELLES – La Commission européenne et le FMI ont décidé
d’interrompre vendredi une mission en Hongrie pour discuter d’une aide
financière au pays, en raison de leur préoccupation concernant l’avenir
de l’indépendance de la banque centrale nationale, a annoncé vendredi un
porte-parole de l’UE.
La Commission européenne a décidé, en coordination étroite avec le FMI,
d’interrompre la mission préparatoire, a indiqué à l’AFP Amadeu Altafaj
porte-parole du commissaire aux Affaires économiques Olli Rehn,
confirmant des informations parues dans la presse hongroise.
La Commission européenne est préoccupée par l’intention des autorités
hongroises de pousser à l’adoption de lois qui peuvent potentiellement
saper l’indépendance de la banque centrale du pays, a expliqué M.
Altafaj.
De plus, poursuit-il, nous regrettons que les dernières versions en date
de ces projets de loi n’aient pas donné lieu à des consultations avec
la Banque centrale européenne à Francfort.
Le porte-parole a rappelé que la Commission européenne et le FMI ont
manifesté leur intention de discuter de l’indépendance de la banque
centrale au cours des négociations formelles prévues au début de l’année
prochaine sur une possible aide financière de précaution à la Hongrie.
Or, de manière surprenante, les autorités ont soumis le projet de loi au
parlement et demandé une procédure d’urgence juste au moment où les
deux institutions arrivaient en Hongrie pour des discussions
préparatoires, a-t-il souligné.
Le FMI, l’UE et la BCE avaient déjà exprimé jeudi leur préoccupation
concernant le projet de réforme de la Banque centrale nationale (MNB).
Le texte prévoit de retirer au gouverneur de la MNB la prérogative de
choisir ses deux adjoints, au profit du chef du gouvernement.
Par ailleurs, il préconise l’élargissement du conseil monétaire, qui
décide tous les mois de la politique de taux d’intérêt, de sept à neuf
personnes, augmentant ainsi de quatre à six le nombre des membres
extérieurs nommés par le parlement, où le parti Fidesz de Viktor Orban
détient une majorité des deux-tiers.
Pour le gouverneur de la MNB Andras Simor, notoirement en conflit avec
le Premier ministre, le projet s’apparente à une totale prise de pouvoir
de la banque centrale par le gouvernement.

Afp
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 16 Déc 2011, 18:03

joker911 a écrit:




Pour le gouverneur de la MNB Andras Simor, notoirement en conflit avec
le Premier ministre, le projet s’apparente à une totale prise de pouvoir
de la banque centrale par le gouvernement.

Afp

Ah bah oui dans ce cas ça devient dangereux pour le System "oligarchotechnocratobancaire",le petit grain de sable hongrois est révélateur...attention danger pour le FMI et la commission,c'est tout le système d’émission monétaire & monopole qui est visé par la petite Hongrie
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joker911



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 17 Déc 2011, 10:40

L’agence d’évaluation financière Moody’s a abaissé vendredi la note
attribuée à la dette de la Belgique de deux crans, à “Aa3″. Elle avait
placé la note de ce pays sous surveillance en octobre.

Moody’s a invoqué la détérioration des conditions de financement pour
les Etats de la zone euro, les risques pour la croissance de l’économie
belge et le coût budgétaire que pourrait avoir le sauvetage de banques,
dont Dexia.

“La fragilité des marchés de la dette publique est de plus en plus
accusée et a peu de chances de s’arrêter dans un avenir proche. Cela se
traduit dans un potentiel accru de tensions sur le financement des pays
de la zone euro avec une dette publique et des besoins de refinancement
comme la Belgique”, a indiqué l’agence dans un communiqué.

Risques à moyen terme

“Le deuxième motif de la décision de Moody’s est la hausse
considérable des risques à moyen terme pour la croissance économique,
bien au-delà de tout ajustement cyclique normal, dans la petite et très
ouverte économie belge”, a poursuivi Moody’s.

Enfin, l’agence a relevé “l’émergence de nouveaux risques qui créent
une plus grande incertitude quant aux implications d’engagements
conditionnels en faveur du secteur bancaire pour les finances de
l’Etat”.

Une note “Aa3″, la quatrième meilleure sur son échelle, correspond à
un émetteur de dette de bonne qualité. La perspective est “négative”, ce
qui signifie que l’agence pense qu’elle pourrait encore abaisser la
note.

Le pays est noté “AA” par Standard and Poor’s (la troisième meilleure
note possible), et “AA+” par Fitch (deuxième meilleure note).

Afp
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 17 Déc 2011, 19:02

Crise systémique globale - USA 2012/2016 : Un pays insolvable et ingouvernable


Comme annoncé dans de précédents GEAB, notre équipe présente dans ce GEAB N°60 ses anticipations sur l'évolution des Etats-Unis pour la période 2012-2016. Ce pays, épicentre de la crise systémique globale et pilier du système international depuis 1945, va traverser une période particulièrement tragique de son histoire au cours de ces cinq années. Déjà insolvable il va devenir ingouvernable, entraînant pour les Américains et ceux qui dépendent des Etats-Unis des chocs économiques, financiers, monétaires, géopolitiques et sociaux violents et destructeurs. Si les Etats-Unis d'aujourd'hui sont déjà bien différents de l' « hyper-puissance » de 2006, année de publication des premiers GEAB annonçant la crise systémique globale et la fin de la toute-puissance US, les changements que nous anticipons pour la période 2012-2016 sont encore plus importants, et vont transformer radicalement le pays, son système institutionnel, son tissu social et son poids économique et financier.

Parallèlement, comme à chaque mois de Décembre, nous évaluons nos anticipations pour l'année écoulée. Cet exercice trop rarement pratiqué par les think-tanks, experts et médias (1) est un instrument permettant à nos abonnés (2) comme à nos chercheurs de vérifier que notre travail garde bien une forte valeur-ajoutée et qu'il est en prise directe avec la réalité. Cette année notre score s'est légèrement amélioré et LEAP/E2020 atteint ainsi un résultat de 82% de succès dans ses anticipations pour 2011.

Nous détaillons par ailleurs nos recommandations concernant les devises, l'or, les bourses et les conséquences de la marginalisation du Royaume-Uni au sein de l'UE (3) sur la Livre, les Gilts et la dette britannique et nous formulons quelques conseils concernant les évolutions du système institutionnel américain (4).

Dans ce communiqué public nous avons choisi de présenter un extrait de notre anticipation sur l'évolution des Etats-Unis pour la période 2012-2016.

Mais avant d'aborder le cas américain, nous souhaitons faire le point sur la situation européenne (5).

De la non-dislocation de l’Euroland à la dislocation du Royaume Uni


Comme anticipé par notre équipe, le sommet européen de Bruxelles des 7 et 8 Décembre derniers a bien débouché sur deux évènements-clés :

. la poursuite de l'intégration de l'Euroland avec une accélération et un renforcement des intégrations budgétaires et financières et l'amorce d'une intégration fiscale (6). Les gouvernements de la zone Euro, Allemagne en tête, ont confirmé leur volonté d'aller jusqu'au bout de ce processus, contrairement à tous les discours anglo-saxons et eurosceptiques qui depuis deux ans prédisaient que l'Allemagne abandonnerait l'Euro. Parallèlement, ils refusent de suivre le chemin de la Fed et de la Banque d'Angleterre en s'interdisant de faire tourner la planche à billets (Quantitative Easing) tant que la discipline budgétaire n'est pas assurée au sein de l'Euroland (7). Les échecs évidents des QE aux Etats-Unis comme au Royaume-Uni (8) confirment la pertinence de ce choix qui permettra fin 2012 d'initier la création d'Eurobonds (9).



Evolution des bilans des banques centrales américaine, britannique, japonaise et européenne (2007-2011, base 100 en Juin 2008) - Source : Société Générale, 11/2011

En revanche, l' « assurance » que le cas grec, d' « imposition volontaire » d'une décote de 50% aux créanciers privés du pays, restera une exception est une promesse qui n'engage que ceux qui la croient. Elle a d’ailleurs été poussée par le président français Nicolas Sarkozy dont les concitoyens savent très bien, après cinq ans de pratique, que ses engagements n'ont aucune valeur durable et sont toujours de nature tactique (10).

. la marginalisation durable (au moins 5 ans) du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne confirmant de manière éclatante que c'est bien l'Euroland dorénavant qui dirige les affaires européennes. L'incapacité de David Cameron à pouvoir rassembler ne serait-ce que deux ou trois des « alliés traditionnels » du Royaume-Uni (11) illustre l'affaiblissement structurel de la diplomatie britannique et le manque de confiance général en Europe sur la capacité du Royaume-Uni à surmonter la crise (13). C'est aussi un indicateur fiable de la perte d'influence des Etats-Unis sur le continent puisque l'envoi du Secrétaire au Trésor Tim Geithner et du vice-président Joe Biden en maraude sur le continent quelques jours avant le sommet n'a servi à rien et n'a pas permis d'éviter l'échec britannique (13).



Comparaison des taux d'intérêts sur la dette actuelle et à 10 ans - Source : Figaro, 11/2011

Ce sommet aura donc en effet été historique, mais pas encore parce qu'il aura réglé les problèmes financiers et budgétaires européens. Comme nous l'avions anticipé en Décembre 2010, et comme Angela Merkel vient de le rappeler au Bundestag, le chemin de l'Euroland est un parcours long, complexe, et chaotique, à l'image de la route parcourue depuis les années 1950 en matière d'intégration européenne (14). Mais c'est un chemin qui renforce notre continent et va placer l'Euroland au cœur du monde d'après la crise (15). Si les marchés ne sont pas contents de cette réalité, c'est leur problème. Ils vont continuer à voir leurs actifs-fantômes s'envoler en fumée, leurs banques et hedge funds faire faillite, essayant en vain de faire grimper les taux sur les dettes européennes (16) avec pour résultat de voir les notes des agences de crédit anglo-saxonne perdre toute crédibilité (17).



Evolution des donations des principaux hedge funds au parti conservateur britannique (2001-2011) - Source : Financial Times, 12/2011

Ce sommet est historique car il confirme et dynamise le retour des pays fondateurs de l'UE aux commandes du projet européen et car il montre que loin d'assister à une dislocation de la zone Euro, le choc qu'a tenté David Cameron sur ordre des financiers de la City (18), aboutit à une accélération de la dislocation du Royaume-Uni (19). Outre l'affrontement entre Libéraux-Démocrates et Conservateurs qu'a initié l'attitude de Cameron, fragilisant toujours plus une coalition déjà bien mal en point, cette marginalisation britannique suscite une opposition farouche en Ecosse et au Pays de Galles dont les dirigeants proclament leur attachement à l'UE et leur volonté, pour ce qui est de l'Ecosse (20), de rejoindre l'Euro une fois le processus d'indépendance mis en route vers 2014 (21).

Et, cerise sur le gâteau, la collusion entre la City et le gouvernement britannique est désormais un thème qui dépasse les frontières britanniques et renforce la détermination du continent à mettre sous contrôle définitif cette entité « hors la loi ». Comme nous l'avons décrit depuis Décembre 2009 et le début des attaques contre la Grèce et l'Euroland, la City, effrayée par les conséquences de la crise en matière de réglementation européenne, s'est lancée dans une attaque contre l'Euroland en gestation, mettant à son service le parti Conservateur et les médias financiers anglo-saxons (22). L'épisode du récent sommet de Bruxelles marque une défaite majeure pour la City dans cette guerre de plus de plus publique, exposant au passage la rancœur d'une majorité de Britanniques non pas contre l'Euroland mais contre la City (23) accusée de parasiter le pays (24).

Avec 1 800 milliards £ d'argent public investis dans les banques pour éviter leur effondrement en 2008, les contribuables britanniques sont en effet ceux qui ont payé le plus cher le sauvetage des établissements financiers. Et le gouvernement anglais peut bien continuer à exclure cette somme du calcul de son endettement public en prétendant qu'elle est un « investissement », de facto, de moins en moins de monde imagine que les banques de la City se remettront de la crise, surtout depuis l'aggravation du second semestre 2011 : les actions achetés par l'Etat ne valent en fait déjà plus rien. Le « hedge fund UK » est au bord du précipice (25)… et grâce à David Cameron et à la City, il est isolé, sans personne pour lui venir en aide, ni en Europe ni aux Etats-Unis.

Avec la bulle chinoise (26) sur le point de rejoindre la récession européenne et la dépression américaine, la tempête de 2012 va déterminer si David Cameron et son ministre des Finances George Osborne sont de dignes descendants des grands navigateurs britanniques.



Evolution des coûts du frêt maritime Chine/Europe (en bleu) et Chine/USA (en rouge) (Septembre-Novembre 2011) - Source : Phantonomics, 12/2011

Mais revenons maintenant à l'extrait de notre anticipation sur l'avenir des Etats-Unis pour la période 2012-2016.

USA 2012/2016 : Un pays insolvable et ingouvernable

Dans ce GEAB N°60, notre équipe présente donc ses anticipations à propos de l'avenir des Etats-Unis pour la période 2012-2016. Nous rappelons que depuis 2006 et les premiers GEAB, LEAP/E2020 a décrit la crise systémique globale comme un phénomène caractérisant la fin du monde tel qu'on le connaît depuis 1945, marquant l'effondrement du pilier américain sur lequel cet ordre mondial a reposé depuis près de sept décennies. Dès 2006, nous avions identifié les années 2011-2013 comme étant celles au cours de laquelle le « Mur Dollar » sur lequel est assise la puissance des Etats-Unis allait se disloquer. L'été 2011, avec la dégradation de la note de crédit des USA par l'agence S&P a marqué un tournant historique et a confirmé que l' « impossible » (27) était bien en train de se concrétiser. Il nous paraît donc essentiel de fournir aujourd'hui à nos lecteurs une vision anticipatrice claire sur ce qui attend le « pilier » du monde d'avant la crise au moment où cette crise est passée à la « vitesse supérieure » depuis l'été 2011 (28).

Ainsi, selon LEAP/E2020, l'année électorale 2012 qui s'ouvre sur fond de dépression économique et sociale, de paralysie complète de l'appareil d'état fédéral (29), de fort rejet du bipartisme traditionnel et de questionnements croissants sur la pertinence de la Constitution, inaugure une période cruciale de l'histoire des Etats-Unis. Au cours des prochaines quatre années, le pays va être soumis à des chocs politiques, économiques, financiers et sociaux comme il n'en a pas connu depuis la fin de la Guerre de Sécession qui, hasard de l'Histoire, débuta très exactement il y a 150 ans en 1861. Au cours de cette période, les Etats-Unis vont être simultanément insolvables et ingouvernables, transformant en « bateau-ivre » ce qui fut le « navire-amiral » du monde de ces dernières décennies.

Pour rendre compréhensible la complexité des processus en cours, notre équipe a choisi d'organiser ses anticipations en la matière autour de trois grands pôles :
1. La paralysie institutionnelle US et la dislocation du bipartisme traditionnel
2. La spirale économique infernale US: récession/dépression/inflation
3. La décomposition du tissu socio-politique US

La spirale économique infernale US: récession/dépression/inflation (extrait)

En effet, les Etats-Unis terminent l'année 2011 dans un état de faiblesse sans équivalent depuis la Guerre de Sécession. Ils n'exercent plus aucun leadership significatif au niveau international. La confrontation entre blocs géopolitiques s'aiguise et ils se trouvent confrontés à presque tous les grands acteurs du monde : Chine, Russie, Brésil (et plus généralement quasiment toute l'Amérique du Sud) et désormais l'Euroland (30). Parallèlement, ils n'arrivent pas à maîtriser un chômage dont le taux réel stagne autour de 20% sur fond d'une réduction continue et sans précédent de la population active (qui est tombée désormais à son niveau de 2001 (31)).

L'immobilier, fondement de la richesse des ménages US avec la Bourse, continue à voir ses prix chuter année après année malgré les tentatives désespérées de la Fed (32) de faciliter les prêts à l'économie via son taux zéro. La Bourse a repris sa baisse interrompue artificiellement par les deux Quantitative Easing de 2009 et 2010. Les banques américaines, dont les bilans sont beaucoup plus chargés en produits financiers dérivés que leurs homologues européennes, s'approchent dangereusement d'une nouvelle série de faillites dont MF Global est un signe avant-coureur, démontrant l'inexistence des procédures de contrôle ou d'alerte trois ans après l'effondrement de Wall Street en 2008 (33).

La pauvreté s'étend chaque jour un peu plus dans le pays où un Américain sur six dépend désormais des bons d'alimentation (34) et où un enfant sur cinq connaît des épisodes de vie dans la rue (35). Les services publics (éducation, social, police, voirie, …) ont été considérablement réduits dans tout le pays pour éviter les faillites de villes, comtés ou Etats. Le succès rencontré par la révolte des classes moyennes et des jeunes (TP et OWS) s'explique par ces évolutions objectives. Et les années à venir vont voir ces tendances s'aggraver.

L'état de faiblesse de l'économie et de la société US de 2011 est paradoxalement le résultat des tentatives de « sauvetage » conduites en 2009/2010 (plans de stimulation, QE, …) et de la dégradation d'une situation « normale » pré-2008. 2012 va marquer la première année de dégradation à partir d'une situation déjà très détériorée (36).

Les PME, les ménages, les collectivités locales (37), les services publics, … n'ont plus de « matelas » pour atténuer le choc de la récession dans laquelle le pays est à nouveau tombé (38). Nous avons anticipé que l'année 2012 allait voir une baisse de 30% du Dollar US par rapport aux principales devises mondiales. Dans cette économie qui importe l'essentiel de ses biens de consommation, cela se traduira par une baisse quasiment équivalente du pouvoir d'achat des ménages US sur fond d'inflation à deux chiffres.

TP et OWS ont donc de beaux jours devant eux car la colère de 2011 va devenir de la rage en 2012/2013…

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Notes:

(1) Sans même parler des agences de notation qui passent leur temps à modifier leurs évaluations, preuve qu'elles ne disposent d'aucune méthodologie fiable et qu'elles voguent au gré des pressions et des modes.

(2) Qui peuvent juger ainsi directement à la fois la pertinence de nos anticipations et l'honnêteté de nos évaluations.

(3) Une évolution anticipée de longue date par notre équipe.

(4) A la demande de nombreux lecteurs US.

(5) C'est dans le GEAB 61 ou 62 que nous présenterons nos anticipations pour l'UE 2012-2016.

(6) Le président de l'UE, Herman Van Rompuy, a presque raison de dire que dans quelques années on jugera cette fin d'année 2011 comme une « annus mirabilis » pour l'Europe. Pour notre équipe, c'est 2012 qui sera en fait l'année clé. Source : Le Soir, 13/12/2011

(7) Source : New York Times, 10/12/2011

(8) La Banque des Règlements Internationaux vient de signaler au Royaume-Uni que sa politique de Quantitative Easing était en train d'échouer. Source : Telegraph, 12/12/2011

(9) Quoiqu'en dise Angela Merkel aujourd'hui.

(10) Les Allemands, Néerlandais et autres pays excédentaires sont d'ailleurs bien décidés à revenir sur ce point le jour venu. Et nous maintenons notre anticipation sur le fait que 30% des dettes occidentales publiques ne seront pas remboursées en 2012 : en Europe, au Japon et aux Etats-Unis.

(11) C'est-à-dire les pays européens encore inféodés à Washington comme la Tchéquie de Vaclav Klaus, les pays baltes ou la Suède.

(12) Tous les pays hors zone Euro, sauf le Royaume-Uni, se sont sagement rangés derrière la bannière de la monnaie unique européenne. Mais bien entendu, ils sont sans aucun doute « irresponsables », « idiots » ou « inconscients »… à la différence des chroniqueurs des médias anglo-saxons qui eux savent que tout cela est condamné à l'échec. Tout comme avant 2008, ils étaient persuadés de l'invincibilité de la finance anglo-saxonne ou, jusqu'au second semestre 2011, que la crise était sous contrôle ! Source : Libération, 13/12/2011

(13) Ce type de visites US de haut rang ou de coup de téléphones présidentiels, largement relayés par la presse US, juste avant un sommet européen est devenu une caractéristique de l'administration Obama. Faute de pouvoir influer sur les événements - puisque les Eurolandais ont bien fait comprendre à Washington de s'occuper de ses propres affaires, cela permet de faire croire à l'opinion publique américaine que Washington est toujours le « deus ex machina » des affaires européennes ; alors même que jamais depuis 1945, l'influence US n'aura été aussi faible sur l'évolution de l'Europe. C'est vrai que sans argent, sans menace commune et sans crédibilité en matière économique et financière, la tâche des envoyés américains n'est pas facile !

(14) Source : Euronews, 14/12/2011

(15) Selon LEAP/E2020, Angela Merkel est sans conteste aujourd'hui le seul « homme d'état » européen, et même occidental. Elle n'est pas une grande visionnaire mais c'est la seule responsable politique mariant la nécessité de politiques difficiles avec une vision positive de l'avenir. Et quoiqu'on en pense, elle fait preuve d'une indéniable détermination, une qualité nécessaire pour réaliser les choses qui ont de l’importance en politique et qui sont toujours des choses difficiles.

(16) Nous disons « en vain » pour deux raisons. D'une part, parce que les taux réels actuels ne sont pas du tout ceux qu'utilise la presse (voir graphique ci-dessus) ; et d'autre part, parce que, selon nos analyses, l'Euroland en 2012 ou début 2013, si les taux continuent à monter, va entreprendre de collecter directement une partie de l'immense épargne européenne pour se désengager à ses conditions des marchés financiers anglo-saxons … qui devront accepter une grosse décote.

(17) A ce propos, la composition de l'actionnariat des trois agences éclaire l'absence totale d'indépendance de leurs décisions puisqu'elles sont aux mains de quelques grandes banques et fonds d'investissements US (source : Bankster. Il est temps qu'elle dégrade la note de l'Euroland de plusieurs points … pour que les investisseurs fassent leurs choix : croire les notes des agences ou se fier à leurs propres opinions (source : CNBC, 15/12/2011). Il y aura une différence in fine. Selon LEAP/E2020, ceux qui suivront les agences seront les plus gros perdants de cette crise financière. Et la tentative des gouvernements européens de « garder à tout prix leur AAA », comme c'est le cas de Nicolas Sarkozy, démontre une seule chose : ils ne font qu'écouter leurs amis financiers. Quand on est l'Euroland et qu'on est le premier bloc commercial mondial, le détenteur de la plus grosse épargne mondiale, etc…, on se moque complètement des agences de notation. On les ignore ou on leur casse les reins. Deux choses qui seront au programme de 2012 d'ailleurs.

(18) Les « hedge funds » de la City sont devenus les plus gros donateurs du parti conservateur (voir graphique ci-dessus) qui de facto est leur relais politique. Et ces mêmes « hedge funds » ont bien entendu une tendresse particulière pour les Eurosceptiques britanniques dont Roger Cohen brosse un tableau particulièrement édifiant dans le New York Times du 13/12/2011 Ce que reproche les eurosceptiques britanniques à Angela Merkel, ce n'est pas qu'elle soit allemande, mais c'est qu'elle ne soit pas nazie. Si c'était le cas, leurs idées de « race supérieure » pourraient s'exprimer plus aisément au sein de l'UE.

(19) Qui se retrouve privé d'influence sur les décisions qui l'affecteront de toute manière. Source : Guardian, 10/12/2011

(20) Sources : Scottish TV, 12/12/2011 ; Wales Online, 10/12/2011 ; Independent, 05/12/2011

(21) A ce propos, notre équipe en profite pour partager ses réflexions sur l'utilisation du terme « Uni » dans les noms de pays. Nous considérons que tous les pays ou entités politiques qui mettent le mot Uni ou Union dans leur nom sont condamnés à la désunion le jour où une crise grave modifie les équilibres internes. Le fait d'utiliser le terme « Uni » masque en fait un problème fondamental d'identité commune. C'est pour cela que l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques s'est effondrée ; que les Provinces Unies se sont désunies et que les Etats-Unis comme le Royaume-Uni font face à des tendances centrifuges croissantes. C'est aussi pour cela que l'Union européenne n'est pas une entité politique viable (elle est vouée à n'être qu'un grand marché, source : Spiegel, 18/11/2011)… à la différence de l'Euroland qui n'a pas besoin de rajouter Union ou Uni pour avoir une identité commune. Franck Biancheri, directeur de LEAP/E2020, avait ainsi exprimé, pour ces raisons, son opposition à l'adoption du terme Union européenne à la place de Communauté européenne au début des années 1990.

(22) Et utilisant pleinement sa capacité à manipuler les cours des devises et autres actifs financiers. Une aptitude en rapide déclin du fait de la crise et du dévoilement croissant de la manipulation en cours.

(23) Source : Independent, 10/12/2011

(24) La City est une survivance féodale qui échappe à toute réglementation sérieuse au sein du Royaume-Uni. Ne serait-ce que parce qu'elle est un immense centre financier que trop peu de contrôleurs « contrôlent », appuyé sur le vaste réseau des paradis fiscaux formé des confettis de l'ancien empire britannique. Pour information, France Télévisions vient de diffuser un remarquable reportage sur la City en date du 11/2011. On pourrait dire que la City est une sorte de base « pirates » à l'image des côtes barbaresques que les puissances européennes ont finalement mâtées par des campagnes militaires au XIX° siècle, après des siècles de piratages et de trafics en tous genres.

(25) Que soit du fait de la dette publique ou de la dette privée. Ainsi, en 2012 les investisseurs immobiliers britanniques vont être incapables de refinancer 156 milliards USD de prêts. Source : Bloomberg, 09/12/2011

(26) Sources : Telegraph, 14/12/2011 ; Les Echos, 01/12/2011

(27) Souvenons-nous qu'un an auparavant seulement il paraissait totalement farfelu d'anticiper une telle dégradation. Les experts financiers, médias spécialisés et autres spécialistes de « l'avenir comme copie conforme du passé » estimaient impossible une telle dégradation, ou éventuellement à terme de cinq ou dix ans si la situation financière du pays continuait à se dégrader.

(28) Cette exigence est d'autant plus forte que les sphères médiatiques et financières sont totalement parasitées par le « leurre » que constitue la « crise de l'Euro », destiné, comme nous le soulignons depuis deux ans, à cacher la gravité de la situation au cœur du système financier mondial, à savoir à Wall Street et à la City. Le retentissant échec de David Cameron à Bruxelles la semaine dernière illustre d'ailleurs l'affolement qui règne au cœur de la finance anglo-saxonne.

(29) L'Euroland, malgré ses « handicaps » rappelés à longueur de médias anglo-saxons et les quolibets hystériques des relais de Wall Street et la City, réussit depuis près de deux ans à construire tout un nouvel appareillage politico-institutionnel pour traverser la crise et se préparer au monde d'après. Les Etats-Unis au contraire s'avèrent totalement incapables de la moindre initiative pour s'adapter à la nouvelle donne mondiale comme l'a montré encore récemment l'échec de la super-commission de réduction du déficit malgré son objectif bien limité de 1 500 milliards de réductions sur 10 ans (voir le graphique ci-dessus). L'Histoire des Etats comme des espèces montre pourtant que la capacité d'adaptation est essentielle à la survie ; et que c'est une loi qui ne souffre aucune exception.

(30) Dans son superbe poème « Tu seras un Homme, mon fils », Rudyard Kipling écrivait « … Si tu peux supporter d’entendre tes paroles / Travesties par des gueux pour exciter des sots, / Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles / Sans mentir toi-même d’un mot... Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire / Seront à tous jamais tes esclaves soumis ». Et ce conseil vaut pour les collectivités aussi bien que pour les individus car la lecture de la presse anglo-saxonne à propos de l'Euro et de l'Euroland fait irrésistiblement penser à notre équipe à ce passage du poème. Cependant, avec la marginalisation du Royaume-Uni au sein de l'UE et l'accélération de l'intégration de l'Euroland (conformément à nos anticipations), nous constatons le franchissement d'une barrière psychologique dans l'Euroland : le temps n'est plus à ménager les susceptibilités de nos « alliés » anglo-saxons, mais tout simplement à se protéger des attaques de nos adversaires anglo-saxons. A la différence des médias et experts « mainstream » de Wall Street et la City, les Eurolandais ne perdent pas de temps « à travestir les paroles pour exciter des sots » ; ils se contentent de prendre en compte la réalité, d'avancer en faisant le « gros dos » et de couper un par un les cordes qui les reliaient aux places financières (et demain politiques) britanniques et américaines. Notre équipe ne peut pas résister au plaisir de présenter une nouvelle illustration de la manipulation quotidienne d'information dont se sont fait une spécialité la plupart des médias britanniques et américains. Ainsi, dans le cadre de notre rubrique « les gueux parlent aux sots », MarketWatch publiait un article le 14/12/2011 intitulé « Les gestionnaires de fonds craignent une dislocation de la zone Euro ». Or, que découvrait-on à l'intérieur de l'article ? Que leur principale crainte (pour 75% d'entre eux) était une nouvelle dégradation de la note US (48% pensant que cela arrivera en 2012) et que seulement 44% d'entre eux pensaient qu'il y avait un risque qu'un pays sorte un jour de la zone Euro, sans mention de délai. Un titrage honnête aurait donc dû être « Les gestionnaires de fond craignent une nouvelle dégradation de la note US ». Mais comme on dit en Français: « à la guerre, comme à la guerre ! »

(31) Alors que dans le même temps la population US s'est accrue de 30 millions de personnes, soit une hausse de 10%. Source : Washington Post, 02/12/2011

(32) Pour notre équipe, 2013/2014 va offrir, via le Congrès et du fait d'un soutien massif dans l'opinion publique, une occasion sans précédent de réclamer un démantèlement de la Fed. Les convictions anti-fédérales des Tea Parties et celles anti-Wall Street d'OWS trouveront là un irrésistible point de convergence.

(33) A ce sujet, il est particulièrement intéressant de constater que les agences de notation, Moody's en tête, n'ont à nouveau rien vu venir puisque, jusqu'à la fin de l'été 2011, MF Global était recommandé par ces agences … alors même que la société était déjà en train de ponctionner les comptes de ses clients pour tenter de survivre. Que ceux qui croient que leurs investissements sont mieux protégés à Wall Street ou la City méditent sur ce « détail ».

(34) Sources : MSNBC, 11/2011 ; RT, 08/12/2011

(35) Ce sont des chiffres qui classent dorénavant le pays intégralement dans la catégorie « tiers-monde » en matière sociale. Source : Beforeitsnews, 29/11/2011

(36) Le pays ne parvient plus à générer de la croissance comme l'explique Gregor McDonald dans SeekingAlpha du 05/12/2011.

(37) Source : Washington Post, 29/11/2011

(38) En fait, il ne l'a jamais quitté depuis 2008, sauf techniquement du fait des mesures macro-économiques. Mais personne ne se nourrit de macro-économie … sauf les économistes.

Jeudi 15 Décembre 2011
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Lun 19 Déc 2011, 13:30





Le président de la Banque centrale allemande a minimisé, lundi dans
un entretien aux Echos, l’impact d’une perte pour l’Allemagne de la note
triple A qu’il juge improbable et jugé pas nécessairement insupportable
des taux obligataires plus élevés pour certains pays.
C’est très improbable, que l’Allemagne perde son triple A, a déclaré
Jens Weidmann au quotidien économique français. Et après la dégradation
des Etats-Unis (par Standard and Poor’s le 6 août, ndlr), on peut se
demander si cela aurait un effet si dramatique.
De nombreux pays de la zone euro sont sous la pression des agences de
notation qui menacent de les dégrader en raison de la crise de la dette
souveraine et du ralentissement économique.
Standard and Poor’s a placé sous surveillance négative 15 des 17 pays
membres de la zone euro, dont l’Allemagne, le 5 décembre, et doit
prendre une décision sous peu.
M. Weidman a par ailleurs jugé pas nécessairement insupportable des taux
obligataires plus élevés pour certains pays, au moment où les plus
fragiles de la zone euro se financent chèrement. Les taux sont plus
élevés pour quelques pays, sans que cela soit nécessairement
insupportable, a estimé M. Weidmann, dont le pays, considéré comme le
plus sûr de la zone euro emprunte lui à des taux très bas.
L’idée qu’au delà d’un certain taux, on entre dans des problèmes
irrémédiables est à mon sens, simpliste, a-t-il ajouté, alors que
certains pays, comme l’Italie notamment, sont confrontés à des taux
nettement plus élevés, voire parfois intenables selon de nombreux
observateurs.
Vendredi soir sur le marché secondaire, le rendement du titre allemand à
10 ans, le Bund était à 1,864%. Les taux espagnols étaient à 5,264% et
les italiens à 6,550%.
Au plus fort des inquiétudes sur la zone euro et pour l’Italie sur sa
capacité à surmonter une dette représentant plus de 120% de son produit
intérieur brut, les taux à 10 ans de ce pays avaient largement dépassés
les 7%.
Selon certains économistes, des taux à 10 ans se situant à ces niveaux peuvent compromettre la viabilité financière d’un pays.

Afp



Ils essaient tous de se rassurer ou de rassurer les marchés au choix…!

Ce matin tous les taux à 10 ans ont grimpés et l’Italie est de nouveau proche des 7%,voir ici:

http://www.pigbonds.info/
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Mar 20 Déc 2011, 22:18

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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Mar 20 Déc 2011, 23:20

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=JA1pRW10Dqo#!
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 23 Déc 2011, 13:02

Invité ce 23 décembre de la Radio Télévision Belge Francophone, l'économiste français Pierre Larrouturou dresse un double constat sur l’austérité en Europe :

1. Les remèdes contre la crise ne font qu’aggraver le mal.

2. Les solutions pour sortir de la crise existent, mais.....


Fichier audio : http://www.rtbf.be/info/economie/detail_on-peut-preter-aux-etats-europeens-a-du-0-02-sans-changer-les-traites?id=7288313
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Lun 26 Déc 2011, 12:16

Alain Madelin : « La décennie 2020-2030 va être extraordinaire »


Le logiciel libéral à l’heure de la mondialisation et de l’économie de la connaissance par l’un de ses plus ardents promoteurs


Retraité de la politique, peut-être, mais pas retraité du combat des… idées. Alain Madelin, s’il reste fidèle au libéralisme, s’emploie désormais à en moderniser le logiciel. Pour lui, pas de doute, l’économie de la connaissance dans laquelle nous entrons va placer les acteurs privés – leur créativité, leur motivation -au centre du jeu à la place des Etats : “Le monde va entrer dans une période d’hypercroissance. Bonne nouvelle car nous avons une hyperdette à payer”, pronostique-t-il. “Toute la question est de savoir si la France sera en mesure de participer à cette hyper-croissance”. Alain Madelin veut y croire. Mais il n’en tacle pas moins fortement les hommes politiques qui préfèrent surfer sur les peurs plutôt que de faire la pédagogie de la mondialisation. Et il met en garde, sans les nommer, contre le retour des charlatans.

La crise, loin de remettre en question l’exigence libérale, l’a au contraire accélérée. Nous vivons, du fait de la mondialisation, de l’irruption des nouvelles technologies de l’information et de la communication, une profonde mutation de nos sociétés. Cette mutation a pour effet de remettre en cause radicalement le pouvoir des Etats, tant il est vrai que les structures politiques ont toujours un soubassement économique. La société agricole était allée de pair avec des structures féodales et monarchiques, la révolution industrielle avec les Etats-nations. L’économie de la connaissance nous fait entrer dans une nouvelle forme d’organisation de la société. C’est l’achèvement de la “Grande société” esquissée par Bergson ou celle de la “Société ouverte” de Carl Popper contre la société close. Cette transformation implique des changements considérables. Le XXe siècle a été un siècle d’organisation verticale de la société, tant sur le plan politique qu’économique et industriel. Aux hommes qui travaillent à la chaîne comme des robots dans le cadre de la division taylorienne du travail correspondaient une centralisation politique et un pouvoir national souverain. Au tournant des années 1990, cette construction s’effondre sous la pression de cette fameuse “troisième vague” chère à Tofler – c’est-à-dire de la société civile. D’où la remise en cause très profonde de l’ordre juridique et philosophique dans lequel nous avions vécu jusque-là. Dans l’ordre précédent, les droits de l’homme étaient certes reconnus mais ils étaient placés au-dessous de la souveraineté des Etats. La chute du Mur a remis la souveraineté des individus au-dessus de celle des Etats. On passe ainsi des Etats qui possèdent les peuples aux peuples qui possèdent les Etats. C’est le triomphe de Locke sur Hobbes : le pouvoir soumis au droit et non pas le pouvoir fabriquant le droit !

La spécificité étatique française
Or, et c’est là où réside notre difficulté, la France a un problème avec l’Etat. Les Etats-Unis, c’est l’idée de la liberté, l’Allemagne, c’est un peuple, l’Angleterre, c’est une idée de la démocratie, la France, c’est une idée… de l’Etat. Dès lors que la mondialisation remet en cause les Etats, la France et les Français sont les premiers concernés. Les politiques français vivent cette évolution comme une émasculation de leur pouvoir, tandis que la société la vit comme une atteinte à l’identité nationale. Face à une telle “idéologisation” de l’Etat, il n’est pas étonnant que la mutation soit plus difficile à faire chez nous. Et que le libéralisme qui l’accompagne soit aussi difficile à acclimater. Les Français, au lieu d’entreprendre par eux-mêmes la réforme libérale, se la sont fait imposer par l’Europe, si bien que la libéralisation de l’économie a été vécue comme une punition imposée par d’autres. Quand la crise survient en 2008, la France n’était pas encore complètement sortie de cette idéologie étatique. Résultat : le Président annonce, bénédiction, le retour de l’Etat ! Les événements en ont décidé autrement : au lieu d’observer le retour du grand gentil Etat pour discipliner les marchés, nous avons celui des marchés financiers pour discipliner les Etats irresponsables. Voilà comment la crise a accéléré l’exigence libérale.

Un axe gauche-droite caduc

La droite aime un peu le libéralisme économique, pas le libéralisme social et politique. La gauche aime bien le libéralisme social et de mœurs, pas le libéralisme économique. Il est temps pour les libéraux de redevenir eux-mêmes et d’occuper leur place. Nous avons tendance à juger la politique sur l’axe gauche-droite. Une vision absurde à l’ère de la mondialisation. Le libéral ne se situe pas sur l’axe gauche-droite. Désormais, nous sommes tous devenus bidimensionnels. La nouvelle économie née avec Internet en est une bonne illustration. Elle est à la fois un espace de liberté et de gratuité. Cet univers de liberté, dans lequel tout ne relève donc pas de l’échange marchand, doit néanmoins être régi par des règles. Nous sommes ici au cœur de la démarche libérale. Le libéralisme ne récuse pas l’univers non-marchand. Lorsque Nicolas Sarkozy veut élargir l’appréhension de l’économie au-delà de la définition du PIB, son intuition est bonne, même si la démarche a donné inévitablement l’impression qu’il cherchait à échapper à la réalité de la crise. La reconstruction libérale repose sur une règle simple, pratiquée en Europe : le principe de subsidiarité. L’idée de base est qu’il faut toujours laisser aux citoyens ce qu’ils peuvent faire par eux-mêmes. Dans ce schéma, le pouvoir est un pouvoir remontant qui n’accomplit que ce qui n’a pas pu être fait à l’échelon inférieur. Voilà qui redonne à la démocratie tout son sens : un peuple libre qui se réunit pour définir les pouvoirs qu’il confère à l’Etat.

La reconnaissance du social

On a oublié l’héritage libéral de la Révolution française. Elle a certes été brutale et source de déracinement. Il fallait abolir les privilèges et instaurer les libertés économiques et politiques, ce qui s’est traduit dans les faits par la destruction des corps intermédiaires. Depuis lors, les libéraux n’ont eu de cesse que d’œuvrer à la reconstitution de ces corps intermédiaires. La protection sociale n’est pas le résultat d’une conquête de la gauche, c’est une création libérale. La loi Waldeck Rousseau qui reconnaît les syndicats est aussi d’inspiration libérale. Toutes les lois sociales – les bourses du travail, les premières assurances, les retraites ouvrières et paysannes – ont été portées par les libéraux. On l’oublie parce que ces institutions ont été étatisées à la Libération. Les libéraux sont très conscients de la nécessité de satisfaire le besoin de sécurité. Bastiat disait : “La crainte du lendemain – l’insécurité – est le pire des maux.” Mais pour les libéraux, la solution ne passe pas par l’instauration d’un Etat-providence. Aujourd’hui, les Etats-providence sont en crise et en échec : crise financière, crise d’efficacité, crise morale. Au lieu d’émanciper les gens, ils les enferment dans des ghettos et dans des mécanismes d’assistance dont ils n’arrivent pas à sortir. Les libéraux plaident pour introduire des mécanismes de concurrence dans la protection sociale, l’assurance maladie, les retraites – ce qu’ont d’ailleurs fait les sociaux-démocrates d’Europe du Nord.

La société civile contre le “Big Government”

La voie ouverte en Grande-Bretagne est de ce point de vue intéressante à suivre – ce pays est toujours précurseur, il l’a été avec la démocratie parlementaire et les droits individuels, avec Thatcher et la déréglementation, et aujourd’hui avec le concept de Big Society mis en avant par David Cameron. Le terme de “Big Society” n’est pas aisément traduisible. Il s’oppose au “Big Government”, le “grand gouvernement” qui a en Grande-Bretagne une connotation péjorative. Alors qu’elle est positive en France. Chez nous, le gouvernement met nécessairement en œuvre une “grande” politique industrielle, une “grande” politique de sécurité. Tout est “grand” chez nous, forcément ! Il faut inverser radicalement l’optique, l’Etat doit faire moins pour faire mieux. Mais pour cela, il faut accepter de faire “grandir” la société civile et les corps intermédiaires. Cette vision libérale est à l’opposé d’une société d’individus isolés. Toutes les solidarités ne sont pas des solidarités marchandes. Les individus ne sont pas mûs que par des sentiments égoïstes.

L’Etat doit encourager ces solidarités naturelles. Cette voie peut porter différents noms. Un socialiste parlera du “care”, un républicain des Etats-Unis du “conservatisme compassionnel”, les sociologues du besoin naturel d’empathie de l’être humain. Au fur et à mesure que la société s’affranchit de la contrainte de la rareté, la place réservée au souci de l’autre s’agrandit.

Le TGV de la croissance plutôt que la redistribution

L’essence du libéralisme est le partage de la prospérité. Cela n’a rien à voir avec l’idée d’un gâteau fini à distribuer. En France, plus qu’ailleurs, le profit est perçu comme étant le résultat d’un mécanisme d’exploitation d’autrui ou d’extorsion. Hier, le servage, le pillage, aujourd’hui la prédation. Voilà pourquoi il est condamné sur le plan de la morale. Or dans nos économies développées, le profit de l’un ne résulte pas de la perte de l’autre car il est le gain résultant d’un surplus de croissance. Ainsi peut-on échapper à la condamnation morale du profit. Aujourd’hui, le renouveau des idées malthusiennes – “au banquet de la nature, il n’y a pas assez de couverts pour tout le monde” – fausse le jugement et encombre les esprits avec sa conception du partage d’une quantité restreinte. Les libéraux n’ont pas cette vision. S’il n’y a “pas assez de place au banquet de la nature”, ils disent que ce n’est pas grave car on peut toujours dresser une table supplémentaire. En France, la justice sociale est considérée non pas comme l’art d’enrichir les plus pauvres mais l’art de répartir la richesse en appauvrissant les plus riches. Il faut sortir de cette conception. S’il est vrai que la richesse peut avoir parfois un côté choquant et insolent, particulièrement dans les périodes d’innovation comme actuellement, ces débordements doivent être admis. Le fait que les grands innovateurs tels Bill Gates, Steve Job ou que certains financiers peuvent devenir très riches dans les phases d’expansion n’a rien d’anormal. Mais comment expliquer que la solution du partage est inepte à la France “des fins de mois difficiles” choquée pat le spectacle de l’argent facile ? Il faut lui rappeler la “règle des 72”. Avec une croissance de 10 % par an, le pouvoir d’achat double en 7 ans. Avec 1 % de croissance seulement, le pouvoir d’achat met 72 ans à doubler. Dans le premier cas, la population a le sentiment d’être dans un TGV – les pauvres s’enrichissent, les jeunes générations progressent -, dans l’autre elle est dans un “tortillard”. Et dans le TGV, les voyageurs acceptent que ceux qui sont dans le wagon de tête ou dans la locomotive gagnent beaucoup d’argent. Cela prouve que le sentiment de justice sociale est corrélé à la croissance. John Rawls, philosophe social-démocrate accepté par les libéraux, a développé une vision consensuelle de la justice sociale qui repose d’abord sur une société de liberté dynamique propice à la croissance, puis sur des institutions qui veillent à ne laisser personne sur le bas-côté. La mise en œuvre de cette forme de justice passe par une révision très profonde des structures de l’Etat autour de principe de subsidiarité.

Les atouts français

Je suis un hyperoptimiste. En France coexistent d’un côté un Etat qui stérilise les talents – ou qui les bloque – et de l’autre côté, une extrême ingéniosité des Français. Or la maîtrise du “système D” est un atout essentiel pour réussir dans le “nouveau monde”. Quels sont en effet les facteurs clés du succès dans cet univers ? La finance ? Oui évidemment, le capital est essentiel, mais celui-ci est mobilisable en quelques fractions de seconde. Ce qui importe, c’est plus que jamais le capital humain. Dans une économie de la connaissance, ce sont l’innovation et la créativité qui font la différence. Or pendant ce temps, de quoi nous parlent les politiques ? De copier l’exemple allemand et de limiter les salaires ? C’est absurde, les bonnes rémunérations sont nécessaires pour récompenser les individus les plus innovants. On n’a pas besoin de copier les Allemands, on a besoin de copier l’iPad, ou la friteuse sans huile de Seb, bel exemple d’ingéniosité française. Le nouveau monde se fera en ajoutant de l’intelligence aux produits. Nous avons énormément d’atouts. L’Etat vit au-dessus des moyens des Français, l’économie tourne en revanche en dessous des talents des Français. Un potentiel qui n’attend qu’une levée des freins pour se déployer.

Le “nouveau monde”
Le nouveau monde qui s’offre à nous est extraordinaire. Deux moteurs à la croissance tournent de plus en plus à plein régime. Il y a d’abord la croissance “ricardienne”, pour faire référence à l’économiste David Ricardo. Fondée sur la loi des avantages comparatifs, son ressort est l’optimisation des talents à l’échelle de la planète. Nous sommes différents les uns des autres et cette différence est une source d’énergie. Le deuxième moteur de croissance relève de la logique “schumpetérienne” de la destruction créatrice et de l’innovation technologique. Dans ce domaine, nous n’avons encore rien vu ! La décennie 2020-2030, sera, je vous l’annonce, extraordinaire. Il va s’opérer une convergence de technologies arrivées à maturité : nouveaux matériaux, nanotechnologies, génétique, nouvelles sources d’énergie. Ces technologies vont se croiser et se féconder – connectique, génétique, etc. -, ce qui nous amènera à nous poser de grandes questions : jusqu’où pouvons-nous aller dans l’amélioration de l’espèce humaine ? Comment coexisteront les enfants du tri génétique et les enfants du hasard ? Ce type de question vertigineuse nous fait entrer dans la troisième dimension – philosophique – de la politique, après l’économique et le social. Le monde va entrer dans une période d »hypercroissance. Bonne nouvelle car nous avons une hyperdette à payer. Toute la question est de savoir si la France sera en mesure de participer à cette hypercroissance.

Les réformes nécessaires

A gauche comme à droite, tout le monde continue à se positionner sur la promesse qui n’est plus crédible d’un Etat protecteur. Résultat : après le temps des médecins qui échouent, voici venu celui des charlatans, des rebouteux. La solution est dans la libération des énergies de la société civile. Les deux réformes qui ont bien embrayé dans le pays – l’autonomie des universités et l’auto-entrepreneuriat – ont un point commun : celui de s’appuyer sur la société civile, sur le principe de l’autonomie. C’est un signe fort. L’Etat est plus efficace quand il donne les outils aux acteurs que lorsqu’il cherche à réparer lui-même la société. La voie est là : recentrer l’Etat sur ses vraies missions – la misère actuelle de la justice est quelque chose d’invraisemblable pour tous ceux qui sont attachés, comme je peux l’être, à l’Etat de droit -, mettre en concurrence des activités qui demeurent encore sous l’égide de l’Etat, choisir les talents contre la rente. Mieux vaut laisser les personnes s’enrichir et ne pas instaurer un taux marginal d’imposition dissuasif, puis récupérer l’argent au moment des successions, comme aux Etats-Unis.

La responsabilité des politiques

Il faut changer radicalement le point de vue. Aujourd’hui, le “tout-Etat” domine, or il faut accepter l’idée que l’Etat ne peut pas tout. Personne ne fait la pédagogie de la mondialisation. Cette dernière est vécue comme une peur, une contrainte. J’accuse la classe politique d’instrumentaliser les peurs : peur écologique, peur de l’islam, peur de l’autre. Comment justifier en effet le pouvoir quand tout se dérobe ? En se posant en protecteur ! Il s’établit une connivence de fait entre les fabricants de peur relayés par les médias et les marchands de sécurité que sont par nature les politiques. Comment s’étonner dans ces conditions que l’on ait une France anxiogène ? Au lieu d’avoir la pédagogie de la raison, nous avons la démagogie de la peur.

Par Phillipe Plassart
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Lun 26 Déc 2011, 12:23

Il a raison ! Tant de choses sont à inventer. L'informatique, la robotique, n'en sont qu'à leur début.

La vie de nos descendants sera MATERIELLEMENT formidable.

(Hélas, on ne peut en dire de même pour ce qui sera de leurs angoisses et mal-être SPIRITUELS Mais ce n'est pas ici le sujet).

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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Lun 26 Déc 2011, 12:25

Arnaud Dumouch a écrit:
Il a raison ! Tant de choses sont à inventer. L'informatique, la robotique, n'en sont qu'à leur début.

La vie de nos descendants sera MATERIELLEMENT formidable.

(Hélas, on ne peut en dire de même pour ce qui sera de leurs angoisses et mal-être SPIRITUELS Mais ce n'est pas ici le sujet).

Disons qu'il a tort sur l'optimisme en ce qui concerne la France, et qu'il a tort sur l'impôt sur les successions.

Mais ce qu'il dit sur la mondialisation, la mutation du monde ou l'obsolescence des structures politiques et entrepreuneuriales du siècle dernier, strictement aucun homme politique en France ne porte ces idées là aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Jeu 05 Jan 2012, 11:47

Sauvetage de l'euro : ce qu'en pense Michel Rocard

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/sauvetage-de-l-euro-la-solution-rocard-au-banc-d-essai_277175.html
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Jeu 05 Jan 2012, 18:55

Valse des étiquettes dans les grandes surfaces : +6,8% en un an !



Publié le 3 janvier 2012 par realinfos







Le magazine Que Choisir fait le point sur les prix dans la grande
distribution : son chariot témoin a augmenté de 6.8% en un an, une
hausse bien supérieure à l’inflation.

Dans son numéro de janvier,
le magazine a relevé les prix d’un chariot rempli d’une trentaine de
produits de marques pour pouvoir comparer d’une enseigne à l’autre.
Ce sont des produits de grande consommation : des rayons épicerie,
boissons, ultra frais, surgelés mais également des rayons
hygiène-beauté, entretien, bébé et animaux domestiques.

Avec cette liste de courses, Que choisir a relevé les
prix dans plus de 1.700 grandes surfaces, aussi bien des hypers que des
supermarchés, dans pratiquement toute la France. Au final, plus de
120.000 prix ont été décortiqués.

Entre 2010, date d’un précédent relevé, et 2011, les prix ont
augmenté de 6,8 %. Alors que le chariot coûtait en moyenne 46,74 € en
2010, en 2011, il a fallu débourser 49,93 € pour acheter les mêmes
produits.

Comparé à l’inflation officielle calculée par l’Insee qui est de l’ordre de 2,5 % en 2011, c’est plus du double.

Parmi les produits ayant le plus augmenté, on peut citer la
viande, surtout la viande bovine, mais aussi le café, l’huile, les
produits laitiers, les céréales, les biscuits, les boissons aux fruits
et sodas. Avec pour certains de ces produits des hausses à deux
chiffres : + 23 % pour certaines marques de café, + 15 % pour de l’huile
de tournesol ou de colza, + 12 % pour certains desserts lactés ou des
pâtes à tartiner aux noisettes.

Quelques baisses aussi, moins de 1 % de diminution, donc il
vaudrait mieux parler de prix qui stagnent. La seule véritable baisse
relevée concerne de la charcuterie, des rillettes du Mans, en baisse de 4
%.

L’envolée des cours de certaines matières premières ces
deux dernières années a indiscutablement renchéri le coût de
fabrication.
C’est le cas pour le café, le blé… Pour autant les
industriels n’en ont-ils pas profité pour accroître leur prix de
vente ? La grande distribution l’affirme. Et Michel-Edouard Leclerc a
été le premier à monter au créneau pour dénoncer ces hausses
inadmissibles qui venaient amputer le pouvoir d’achat des ménages. Et,
pour rendre encore plus crédibles ces propos, il a refusé par exemple de
vendre dans ses magasins les produits Lactalis, c’est-à-dire le lait
Lactel, le beurre et le camembert Président.

Mais la grande distribution ne mérite pas pour autant un prix de vertu. Que choisir
constate que dans un contexte de hausse des prix de fabrication,
l’occasion est trop belle pour les grandes surfaces d’en profiter pour
pousser les étiquettes et accuser l’industrie agro-alimentaire.

Le rapport Chalmin remis d’ailleurs en juin dernier au Président de la République ne fait que confirmer les analyses de Que Choisir
: Quand les prix augmentent au niveau de la production, la grande
distribution profite de l’aubaine pour accroître ses marges. Quand
les prix baissent à la production, les prix dans les grandes surfaces
baissent rarement, au mieux, ils stagnent.

FRANCE-INFO
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Jeu 05 Jan 2012, 22:52

Le monde marche sur la tête. Quelque part c'est sa vocation, mais des gens comme Delors, Rocard,… en nous montrant qu’il y a toujours des solutions, retarderont peut-être un peu le clash – espérons-le en tout cas. Et, au moins, ces gens honnêtes justifient les enthousiastes.
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Crise économique : ALERTE !!
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