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 Un universitaire égyptien prédit l’effondrement du monde musulman

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Chrysostome



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MessageSujet: Un universitaire égyptien prédit l’effondrement du monde musulman   Sam 30 Juil 2011, 22:17

Un universitaire égyptien prédit l’effondrement du monde musulman

Hélios d'Alexandrie a traduit de l'arabe cet article paru le 1er décembre 2010 dans le journal Al Marsd au sujet d'un livre du politologue allemand d'origine égyptienne, Abdel-Samad.

Abdel-Samad avait prédit, avant le déclenchement des révolutions arabes, l'effondrement du monde musulman sous le poids d'un islam incapable de prendre le virage de la modernité, et l'immigration massive vers l'Occident qui s'en suivrait.

L'Occident a intérêt à soutenir les forces laïques et démocratiques dans le monde musulman. Et chez nous, il faut encourager la critique de l'islam au lieu de la réprimer sous prétexte de discours de haine. En apaisant les islamistes et en accommodant leurs demandes obscurantistes dans nos institutions, on ne fait que retarder un processus qui serait salutaire pour les musulmans eux-mêmes, et pour l'humanité. On se comporte comme l'orchestre du Titanic...


Lire aussi :

Allemagne : Le politologue Abdel-Samad sur le déclin inévitable du monde musulman

Félicitations aux islamistes !, par Abdallah Abou Sharkh

_______________________

Hamed Abd el Samad [photo], chercheur et professeur d’université résidant en Allemagne, a publié en décembre 2010 un ouvrage qu’il a intitulé «la chute du monde islamique». Dans son livre il pose un diagnostic sans concessions sur l’ampleur de la catastrophe qui frappera le monde islamique au cours des trente prochaines années.

L’auteur s’attend à ce que cet évènement coïncide avec le tarissement prévisible des puits de pétrole au Moyen-Orient. La désertification progressive contribuerait également au marasme économique tandis qu’on assistera à une exacerbation des nombreux conflits ethniques, religieux et économiques qui ont actuellement cours. Ces désordres s’accompagneront de mouvements massifs de population avec une recrudescence des mouvements migratoires vers l’Occident, particulièrement en direction de l’Europe.

Fort de sa connaissance de la réalité du monde islamique, le professeur Abd el Samad en est venu à cette vision pessimiste. L’arriération intellectuelle, l’immobilisme économique et social, le blocage sur les plans religieux et politiques sont d’après lui les causes principales de la catastrophe appréhendée. Ses origines remontent à un millénaire et elle est en lien avec l’incapacité de l’islam d’offrir des réponses nouvelles ou créatives pour le bénéfice de l’humanité en général et pour ses adeptes en particulier.

À moins d’un miracle ou d’un changement de cap aussi radical que salutaire, Abd el Samad croit que l’effondrement du monde islamique connaîtra son point culminant durant les deux prochaines décennies. L’auteur égyptien a relevé plusieurs éléments lui permettant d’émettre un tel pronostic :

•Absence de structures économiques assurant un réel développement
•Absence d’un système éducatif efficace
•Limitation sévère de la créativité intellectuelle
Ces déficiences ont fragilisé à l’extrême l’édifice du monde islamique, le prédisposant par conséquent à l’effondrement. Le processus de désintégration comme on l’a vu plus haut a débuté depuis longtemps et on serait rendu actuellement à la phase terminale.

L’auteur ne ménage pas ses critiques à l’égard des musulmans : «Ils ne cessent de se vanter d’avoir transmis la civilisation grecque et romaine aux Occidentaux, mais s’ils étaient vraiment porteurs de cette civilisation pourquoi ne l’ont-ils pas préservée, valorisée et enrichie afin d’en tirer le meilleur profit ?» Et il pousse le questionnement d’un cran : «Pourquoi les diverses cultures contemporaines se fécondent mutuellement et s’épanouissent tout en se faisant concurrence, alors que la culture islamique demeure pétrifiée et hermétiquement fermée à la culture occidentale qu’elle qualifie et accuse d’être infidèle?» Et il ajoute : «le caractère infidèle de la civilisation occidentale n’empêche pas les musulmans de jouir de ses réalisations et de ses produits, particulièrement dans les domaines scientifiques, technologiques et médicaux. Ils en jouissent sans réaliser qu’ils ont raté le train de la modernité lequel est opéré et conduit par les infidèles sans contribution aucune des musulmans, au point que ces derniers sont devenus un poids mort pour l’Occident et pour l’humanité entière.»

L’auteur constate l’impossibilité de réformer l’islam tant que la critique du coran, de ses concepts, de ses principes et de son enseignement demeure taboue ; cet état de fait empêche tout progrès, stérilise la pensée et paralyse toute initiative. S’attaquant indirectement au coran. l’auteur se demande quels changements profonds peut-on s’attendre de la part de populations qui sacralisent des textes figés et stériles et qui continuent de croire qu’ils sont valables pour tous les temps et tous les lieux. Ce blocage n’empêche pas les leaders religieux de répéter avec vantardise et arrogance que les musulmans sont le meilleur de l’humanité, que les non-musulmans sont méprisables et ne méritent pas de vivre ! L’ampleur de la schizophrénie qui affecte l’oumma islamique est remarquable.

L’auteur s’interroge : «comment l’élite éclairée dans le monde islamique et arabe saura-t-elle affronter cette réalité ? Malgré le pessimisme qui sévit parmi les penseurs musulmans libéraux, ceux-ci conservent une lueur d’espoir qui les autorise à réclamer qu’une autocritique se fasse dans un premier temps avec franchise, loin du mensonge, de l’hypocrisie, de la dissimulation et de l’orgueil mal placé. Cet effort doit être accompagné de la volonté de se réconcilier avec les autres en reconnaissant et respectant leur supériorité sur le plan civilisationnel et leurs contributions sur les plans scientifiques et technologiques. Le monde islamique doit prendre conscience de sa faiblesse et doit rechercher les causes de son arriération, de son échec et de sa misère en toute franchise afin de trouver un remède à ses maux.

Le professeur Abd el Samad ne perçoit aucune solution magique à la situation de l’oumma islamique tant que celle-ci restera attachée à la charia qui asservit, stérilise les esprits, divise le monde entre croyants musulmans et infidèles non-musulmans ; entre dar el islam et dar el harb (les pays islamiques et les pays à conquérir). L’auteur croit qu’il est impossible pour l’oumma islamique de progresser et d’innover avant qu’elle ne se libère de ses démons, de ses complexes, de ses interdits et avant qu’elle ne transforme l’islam en religion purement spirituelle invitant ses adeptes à une relation personnelle avec le créateur sans interférence de la part de quiconque fusse un prophète, un individu, une institution ou une mafia religieuse dans sa pratique de la religion ou dans sa vie quotidienne.

Source : أستاذ جامعي مصري يتنبأ بسقوط العالم الإسلامي خلال 30 سنة, par Abdel-Samad, Al-Masrd, 1 décembre 2010. Traduction de l'arabe par Hélios d'Alexandrie pour Poste de veille

http://www.postedeveille.ca/2011/07/un-universitaire-egyptien-predit-leffondrement-du-monde-musulman.html
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MessageSujet: Re: Un universitaire égyptien prédit l’effondrement du monde musulman   Sam 30 Juil 2011, 22:34

Ça ne fait que corroborer ce que disent les géopoliticiens occidentaux les plus sérieux.

Monde arabe : le bruit et la fureur ne font que commencer


La situation en Egypte ne fait plus les gros titres des journaux. Bashar El Assad continue à massacrer des Syriens par centaines, avec l’aide de gens du Hezbollah, sans grandes conséquences internationales. La guerre civile continue en Libye, avec contributions de la France, du Royaume-Uni, et, de loin, des Etats-Unis. Un changement de régime s’opère dans le tumulte au Yemen. L’Autorité Palestinienne et le Hamas se rapprochent et glissent ensemble vers des positions qui sont celles du Hamas.

J’ai noté, déjà, que l’avantage, partout, allait aux tenants de l’islam radical, que le pays dominant derrière tout cela apparaissait être l’Iran. Un autre pays a de nettes prétentions à domination : la Turquie. Ces deux pays ne sont pas des pays arabes. Ce sont des pays plus développés économiquement que les pays du monde arabe. Si l’Iran et la Turquie sont les pays les plus dangereux dans l’immédiat, il ne faut pas, pour autant se désintéresser de ce qui se passe dans le monde arabe lui-même en son ensemble. Une Turquie échappant à l’emprise islamiste pourrait renouer avec la modernité. Il en va de même pour l’Iran.

La situation globale dans laquelle se trouve le monde arabe est plus complexe. Pour l’essentiel, le monde arabe reste extérieur à la modernité.

Le monde arabe est une zone du monde qui est enlisée depuis des siècles dans une inertie et une décrépitude qui se poursuivent et atteignent en ce moment leur point de rupture.

L’islam est né en terre arabe, mais est passé sous la coupe de musulmans non arabes dès 1055, lorsque le califat Abbasside est pris en main par les Turcs Seldjoukides, auxquels succéderont, un siècle et demi plus tard, les Ottomans. Jusqu’au vingtième siècle, les peuples arabes ne seront plus maîtres de leur destin. On y cultivera la nostalgie d’un âge d’or révolu à faire renaître, un sentiment d’humiliation et de frustration qui s’accentuera encore lorsque les Ottomans seront remplacés par des colonisateurs européens. C’est dans le monde arabe que naîtra l’intégrisme, avec l’enseignement de Muhammad ibn Abd al-Wahhab au dix-huitième siècle. Les autres formes d’intégrisme musulman viendront plus tard.

Lorsque l’empire ottoman sera démantelé, des pays arabes naîtront, dans des frontières découpées par les puissances européennes. Lorsque la décolonisation s’opèrera, trente à quarante années plus tard, les anciennes colonies deviendront des pays, dans les frontières dessinées par les anciens colonisateurs. Les seuls régimes politiques à avoir pris forme en ces deux phases furent des monarchies et des dictatures.

Les monarchies ont été, ou sont presque toutes, relativement artificielles. La dynastie au pouvoir en Jordanie était celle au pouvoir en Arabie avant que l’Arabie soit cédée au clan Saoud : la population de Jordanie est à quatre-vingt pour cent arabe palestinienne. Le roi Farouk Premier, en Egypte, renversé en 1952, était en réalité le descendant d’une lignée de wali, dirigeants de province ottomane, née avec Méhémet Ali. La dynastie la plus solide est celle existant au Maroc où le roi vient d’une lignée de sultans en place depuis trois siècles. Les rois arabes tirent leur prétention à légitimité du fait qu’ils sont censés descendre de Mahomet.

Les dictatures sont toutes issues d’une forme ou une autre du nationalisme arabe, né dans les années 1920-1930, qui fut et reste très imprégné des doctrines fascistes et national socialistes.

Un fonctionnement démocratique n’a existé dans le monde arabe que de façon très brève, ici ou là, et de façon très limitée : la seule exception ayant été le Liban, qui a été une exception surtout parce que la population y était majoritairement chrétienne, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

Les dictatures arabes et le nationalisme arabe ayant échoué, toutes les dictatures arabes sont menacées par le virus intégriste.

Les monarchies elles-mêmes sont en position chancelante et menacées par le même virus.

L’idée même de démocratie est une idée essentiellement étrangère à la culture arabe, jusqu’à ce jour. L’idée que le peuple peut disposer de la liberté de choisir est une idée qui reste essentiellement absente, comme dans l’ensemble du monde musulman, mais plus encore qu’ailleurs dans le monde musulman, en raison de l’idée d’ "âge d’or" à retrouver, de la nostalgie et de la frustration.

L’idée que le pouvoir vient d’Allah est toujours omniprésente.

Elle se trouve ébranlée, dans les monarchies, par la fréquente artificialité de celles-ci. Le monarque doit s’appuyer, en général, sur un clan, et s’il ne parvient plus à rétribuer celui-ci, des fissures et des dissensions apparaissent, et le virus peut se propager.

Dans les dictatures, l’idée subsiste, mais voit se superposer à elle la résignation au pouvoir d’un homme fort et brutal. Tout en se réclamant d’un nationalisme arabe, cet homme fort et brutal s’appuie lui-même sur un clan, ou sur des tribus ralliées à lui. S’il n’arrive plus à rétribuer efficacement le clan et les tribus ralliées, la contestation peu surgir, et le virus se propager là aussi.

L’alternative aux monarchies et aux dictatures est l’anarchie, l’émeute, l’islamisme, l’idée de djihad et, parfois, la concrétisation de celle-ci. Pas la démocratie libérale.

Ni les monarchies ni les dictatures n’étant à même d’impulser le moindre dynamisme, ni les unes ni les autres n’étant compatibles avec un plein exercice de la liberté de parole et de la liberté d’entreprendre sans lesquelles le développement est impossible, on peut raisonnablement penser que le pire est à venir.

Les pays du monde arabe qui sont riches le sont en raison du fait qu’on y produit des matières premières. Ils sont pauvres lorsqu’on n’y produit pas de matières premières.

Aucun pays arabe ne dispose d’industries de transformation, ou seulement de manière embryonnaire.

La possibilité de vivre de la rente fournie par les matières premières, là où elles existent, s’épuise et, en raison de la démographie, se trouve face à une situation où les sommes à redistribuer se font, par tête d’habitant, moins importantes.

Là où les matières premières n’existent pas, la pauvreté s’accroît jusqu’à l’intolérable.

La substitution d’une perfusion financière occidentale devient de plus en plus difficile à envisager et la perfusion ne peut remplacer le manque d’industries.

Les émeutes qui ont eu lieu et ont encore lieu n’ont pas été et ne sont pas des révolutions. Elles peuvent déboucher sur des coups d’Etat, sur le maintien du pouvoir en place, au prix du sang. Des élections peuvent être organisées ici ou là : elles déboucheront sur un pouvoir plus islamique ou plus nationaliste radical, mais sur rien d’autre.

Le fondement du mécontentement, l’étincelle qui partout a mis le feu au poudre, n’a pas été un soudain désir de liberté, comme on l’a dit parfois, mais la hausse des prix de l’alimentation, la faim, le désespoir, la frustration.

Sans développement économique, les mêmes causes reproduiront tôt ou tard les mêmes effets. Or les possibilités de développement économique sont quasiment nulles.

Le point de rupture est atteint, disais-je. Le bruit et la fureur ne font très vraisemblablement que commencer.

Ce qui s’opère est la phase finale d’un effondrement du monde arabe. Cette phase finale pourra durer des décennies.

Pendant ces décennies, le monde occidental devra être vigilant et lucide : les chances d’une démocratisation conduisant à la liberté de parole et d’entreprise sont absentes. Les réactions de rage sont plus vraisemblables. La volonté de trouver des boucs émissaires restera forte : ceux-ci pourront être le détenteur du pouvoir en place, de nouveau Israël, l’Amérique, l’Occident.

Les incitations et la dissuasion seront les meilleurs leviers disponibles pour Israël, l’Europe, l’Amérique. Inciter à des attitudes amicales, et, en ce cas, récompenser et assister. Dissuader fermement toute attitude hostile. Renverser un régime très hostile et très dangereux.

En ce cadre, le changement de régime en Irak faisait sens. L’action menée contre Kadhafi en Libye est, elle, insensée.

Une action en Syrie ferait davantage sens que l’action en Libye, mais serait très risquée, et pourrait embraser toute la région, sauf si elle était rapide et très ciblée.

La création d’un deuxième Etat palestinien, venant s’ajouter au royaume palestinien de Jordanie, serait bien davantage qu’insensée, et ne pourrait faire sens que pour qui veut détruire Israël.

Dans le cadre que j’ai dessiné, l’attitude de l’Europe en général est absurde, dangereuse, voire suicidaire. L’Europe ne pratique pas les incitations à l’amitié. Elle ne dissuade pas les attitudes hostiles. Elle n’a ni les moyens ni la volonté de renverser des régimes hostiles et dangereux. Elle apaise servilement ses ennemis, démontre son impuissance en général, n’agit que là où elle a l’approbation du monde islamique, et se révèle prête à sacrifier ses amis.

L’attitude des Etats-Unis était davantage porteuse de lucidité jusqu’à une période récente : il y avait eu, certes, les calamiteuses années Carter. Aujourd’hui, nous sommes dans les années Obama. Une présidence des Etats-Unis désastreuse coïncide avec la phase finale de l’effondrement du monde arabe. Jamais la situation n’a été plus lourde de périls majeurs.

Israël, dois-je le dire, ne peut et ne doit, en ce contexte, strictement rien céder.
Guy Millière

http://www.drzz.fr/monde-arabe-le-bruit-et-la-fureur-ne-font-que-commencer-par-guy-milliere/
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Un universitaire égyptien prédit l’effondrement du monde musulman   Dim 31 Juil 2011, 01:06

Dromaeosaurus a écrit:

L’islam est né en terre arabe, mais est passé sous la coupe de musulmans non arabes dès 1055, lorsque le califat Abbasside est pris en main par les Turcs Seldjoukides, auxquels succéderont, un siècle et demi plus tard, les Ottomans. Jusqu’au vingtième siècle, les peuples arabes ne seront plus maîtres de leur destin. On y cultivera la nostalgie d’un âge d’or révolu à faire renaître, un sentiment d’humiliation et de frustration qui s’accentuera encore lorsque les Ottomans seront remplacés par des colonisateurs européens. C’est dans le monde arabe que naîtra l’intégrisme, avec l’enseignement de Muhammad ibn Abd al-Wahhab au dix-huitième siècle. Les autres formes d’intégrisme musulman viendront plus tard.

Mon cher Droma/Wang, je crois que durant ton absence tu as manqué un apport considérable que j'ai fait à ma théorie des cycles : j'ai ajouté deux cycles (C et D).

L'un des deux nouveaux cycles (C) nous montre que la culture arabo-musulmane suit exactement le même trajet que la culture juive antique. Le panarabisme et les nationalismes arabes, c'étaient les Maccabées et la dynastie des Hasmonéens, en réaction aux Européens comme les Juifs ont rejeté les Grecs. Avec la guerre contre le terrorisme c'est à l'équivalent de la guerre judéo-romaine que nous avons assisté. Les zélotes ont été, ou sont sur le point d'être vaincus.
L'Islam va en arriver au temps des pharisiens de Jaffa et l'apparition du judaïsme rabbinique, un judaïsme spiritualisé après son humiliation par le glaive romain.
Le printemps arabe en est, je crois, un signe. Je n'adhère pas à l'idée selon laquelle ce ne sont que des putsh déguisés. La vérité est que, comme tout mouvement révolutionnaire, le pouvoir va passer successivement à diverses tendances qui chercheront toute à tirer leur épingle du jeu.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
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MessageSujet: Re: Un universitaire égyptien prédit l’effondrement du monde musulman   Mar 02 Aoû 2011, 21:14

Non j'ai tout lu, y compris les révolutions anglaises/françaises, Sparte/Prusse.

Je ne crois pas que ce soit aussi rapide. Entre les Hassmonéens et la révolte de Bar Khokba il s'est quand même passé 270 ans ...

Pour l'instant l'islam modéré reste un concept inexistant depuis l'époque Mutazilite et la fin de l'ijtihad (à réinventer) et les doctrines actuelles sont sans exception porteuses de stérilité, surtout dans le monde arabe. C'est pas deux 3 jeunes hipis avec des lunettes de soleil qui ont un portable et qui utilisent fasbouc qui vont changer la donne, même si leur désespoir est compréhensible. Il reste trop de travail à accomplir. Il faut d'abord me montrer où sont ces nouveaux théoriciens de l'islam modéré et le poids des partis libéraux dans les processi électoraux.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Un universitaire égyptien prédit l’effondrement du monde musulman   Mar 02 Aoû 2011, 23:28

Dromaeosaurus a écrit:
Non j'ai tout lu, y compris les révolutions anglaises/françaises, Sparte/Prusse.

Je ne crois pas que ce soit aussi rapide. Entre les Hassmonéens et la révolte de Bar Khokba il s'est quand même passé 270 ans ...

Oui enfin là c'est histoire de grossir les chiffres : Bar Khokba c'était une réplique. Le vrai séisme était en 70, 60 ans plus tôt.
Et surtout les cycles ont toujours à peu près la même durée globale, mais cela ne présuppose pas une identité de durée des faits particuliers (la même étape peut durer longtemps chez l'un et peu chez l'autre, sans changer la durée du cycle. Exemple : le mouvement de révolution anglais et français dure le même temps alors que la dictature militaire de Napoléon dure pendant 20 ans et celle de Monck quelques années).


Pour l'instant l'islam modéré reste un concept inexistant depuis l'époque Mutazilite et la fin de l'ijtihad (à réinventer) et les doctrines actuelles sont sans exception porteuses de stérilité, surtout dans le monde arabe. C'est pas deux 3 jeunes hipis avec des lunettes de soleil qui ont un portable et qui utilisent fasbouc qui vont changer la donne, même si leur désespoir est compréhensible. Il reste trop de travail à accomplir. Il faut d'abord me montrer où sont ces nouveaux théoriciens de l'islam modéré et le poids des partis libéraux dans les processi électoraux.

Il vont émerger. Mais cela prendra plus de six mois.
D'ici dix-quinze ans, on devrait y voir plus clair.

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