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 L'acceptation de la souffrance

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Clotilde
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MessageSujet: L'acceptation de la souffrance   Mar 25 Avr 2006, 01:51

La souffrance qui fait le plus mal, c'est celle que l'on refuse. Une souffrance paisible n'est plus une souffrance, disait le curé d'Ars.
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Jean-Yves Tarrade



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MessageSujet: Re: L'acceptation de la souffrance   Mar 25 Avr 2006, 09:06

sunny
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MessageSujet: Re: L'acceptation de la souffrance   Mar 25 Avr 2006, 09:40

sunny La souffrance acceptée par amour pour Dieu, pacifie l'âme... et apaise le corps...
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Jean-Yves Tarrade



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MessageSujet: Re: L'acceptation de la souffrance   Mar 25 Avr 2006, 14:21

Quelle paix sur ce fil !
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Théophane



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MessageSujet: Re: L'acceptation de la souffrance   Mar 25 Avr 2006, 17:02

Merci pour cette magnifique citation ! Saint Josémaría Escrivá a aussi écrit de très belles choses sur la souffrance, qui ont aidé beaucoup de personnes. Voici quelques citations qui me viennent à l'esprit :


Bénie soit la douleur. — Aimée soit la douleur. — Sanctifiée soit la douleur… Glorifiée soit la douleur !


Aime le sacrifice, source de vie intérieure. Aime la Croix, autel du sacrifice. Aime la douleur, au point de boire, comme le Christ, la lie du calice.


Quand viendront la souffrance, le mépris... la Croix, dis-toi: cela n'est rien auprès de ce que je mérite.


Je te veux heureux sur terre. — Tu ne le seras pas, si tu ne te délivres pas de cette peur de la souffrance. Car, tant que nous "cheminons", c'est précisément dans la souffrance que réside le bonheur.


Tu souffres! — Mais regarde: "Il" n'a pas le Coeur plus petit que le nôtre. — Tu souffres? Tant mieux!


Avec toi, Jésus, que la souffrance est douce, et lumineuse l'obscurité!


Si tu sais que ces souffrances — physiques ou morales — sont purification et mérite, bénis-les.


Ouvre docilement tes mains à ces clous..., et ta douleur deviendra ta joie.
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Clotilde
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MessageSujet: Re: L'acceptation de la souffrance   Mar 25 Avr 2006, 18:09

Chant de Reconnaissance de la Fiancée de Jésus
Ste Thérèse de l'Enfant Jésus

Tu m'as cachée pour toujours en ta Face!
Divin Jésus, daigne écouter ma voix
Je viens chanter l'inexprimable grâce
D'avoir souffert...d'avoir porté la Croix...

J'ai bu longtemps au calice des larmes
J'ai partagé ta coupe de douleurs
Et j'ai compris que souffrir a des charmes
Que par la Croix on sauve les pécheurs.

C'est par la Croix que mon âme agrandie
A vu s'ouvrir un horizon nouveau.
Sous les rayons de ta Face Bénie
Mon faible coeur s'est élevé bien haut.

Mon Bien-Aimé, ta douce voix m'appelle
Viens, me dis-tu, déjà l'hiver a fui
Pour toi commence une saison nouvelle
Enfin le jour va remplacer la nuit.

Lève les yeux vers la Sainte Patrie
Et tu verras sur des trônes d'honneur
Un Père aimé...Une Mère chérie
Auxquels tu dois ton immense bonheur!

Comme un instant s'écoulera ta vie
Sur le Carmel on est tout près des Cieux
Ma bien-aimée, mon amour t'a choisie
Je te réverse un trône glorieux!

5 février 1895
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Jean-Yves Tarrade



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MessageSujet: Re: L'acceptation de la souffrance   Mer 26 Avr 2006, 15:25

Marthe ROBIN citait souvent ceci de Paul CLAUDEL, extrait de l'annonce faite à Marie :

"Puissante est la souffrance quand elle est aussi volontaire que le péché !"


Cette page de qui-est-jesus.com sur "le mal" est très intéressante :

http://www.qui-est-jesus.com/sa_mort_2.asp
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: L'acceptation de la souffrance   Ven 28 Avr 2006, 18:23

Profonde pensée, Jean-Yves! j'apprécie beaucoup Claudel.

Je crois qu'il vaut mieux demeurer humble et délicat quand on évoque la souffrance : celui qui ne l'a pas vécue, ou qui ne la vit pas, ignore de quoi l'on parle. Seul celui qui l'a traversée ou la traverse, sait ce qu'elle implique de volonté d'aimer et de courage...

Un prêtre, accompagnateur de personnes atteintes de cancers, disait que le silence était alors préférable à toute parole - vaine -, et qu'une présence affectueuse et attentive valait mieux que tous les discours de réconfort. I love you
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Clotilde
Invité



MessageSujet: Re: L'acceptation de la souffrance   Sam 29 Avr 2006, 03:43

«...Tout jeune bébé, les suites d'une méningite, probablement, l'avaient laissée idiote. Christiane avait douze ans maintenant. Ele venait de faire sa première commmunion, parce qu'elle était si douce, si docile que mon amie avait cru aveuglément qu'une âme avide de Dieu pouvait se cacher derrière ces yeux éteints, ces yeux vrillés lun dans l'autre au point de ravager le petit visage, de le retourner à l'intérieur, le fermant totalement au monde extérieur. Christiane était à ce point démunie de possibilités qu'on avait dû renoncer à lui apprendre quoi que ce soit: simplement on l'asseyait des heures durant dans la classe des grandes, qu'elle ne dérangeait jamais du reste. Hélas! voulant rendre service, elle avait porté une bouteille d'essence à proximité d'un réchaud allumé, la bouteille lui avait échappé. Il ne restait du rideau de flamme qu'un petit arbre calciné comme on en voit dans les landes mais un petit arbre qui respirait encore...

Avant de la retrouver, tout au fond d'une grande salle d'enfants, cachée par le paravent des mourants, nous savions déjà qu'on n'avait pu l'anesthésier pour l'opérer, faute de trouver un petit carré de chair vive pour enfoncer l'aiguille. Mais, au chirurgien boulversé, elle avait répondu de sa voix cristalline: "ce n'est rien, notre Seigneur a souffert beaucoup plus que moi..." Pas une plainte, pas un soupir, mais pas non plus une absence, et cette voix, claire comme une aurore de montagne, détendue, énergique, fascinante.


A part moi, je pensais: "voilà comme se font les légendes: l'état de cette petite est si impressionnant qu'on en fait une icône..." Mais, quand je la vis, je changeai d'avis. Il ne semblait pas qu'elle piusse voir, car les yeux - comme le reste des traits - avaient été dévorés par la flamme; au sens strict, elle n'avait plus forme humaine. Mais avant que nous ayons parlé, elle savait qui nous étions, elle insistait: "vous allez vous fatiguer debout, il y a une chaise et un tabouret près du bureau de la Soeur..." et c'était vrai. Quand on voulait humecter ses lèvres, cette grande brulée disait: "si c'est permis, merci beaucoup." Et puis: "tu veux que nous jouions puisque tu es assez gentille pour rester là? Je vais te poser des colles, et tu répondras..."

Le lendemain matin, son médecin m'appelait: "savez-vous qui est cette enfant? On nous a dit qu'elle était idiote; quelle fraude a pu faire croire cela? Je n'ai jamais vu une telle intelligence, ni une telle force de caractère." Deux jours aprés, il avouait: "j'ai touché Dieu au bout de mon scalpel" et il reprenait une pratique religieuse longtemps interrompue. Il ne fut pas le seul: Christiane demanda qu'on lui envoie l'une des monitrices, elle voulut rester seule avec elle, et celle-ci, boulversée, racontait: "elle m'a demandé d'aller me confesser, elle m'a dit de ne pas avoir peur..."

Les petits enfants, comme les adultes de la salle, étaient attirés près du lit, tous disaient: "comme elle est belle!" et l'on s'arrêtait, surpris par l'énormité de cette assertion; puis chacun répétait doucement: "c'est vrai pourtant qu'elle est si belle!" Mais les mots manquent dans notre langage d'homme pour parler de cette beauté-là.

Pour essayer encore de la sauver, le docteur pensait l'amputer des jambes. Comment le lui dire? C'est elle qui nous prévint: "tu sais, j'ai un peu dormi; j'ai rêvé que je courais avec Jésus enfant, il me disait: veux-tu me donner une de tes jambes? J'ai dit: pas une, les deux! On va m'opérer de nouveau, n'est-ce pas?"

A son retour, on croyait qu'elle ne passerait pas la nuit, et la Soeur lui demanda: "qu'est-ce que tu préfèrerais, Christiane: rester avec nous, ou aller au Ciel?" J'entends encore le rire amusé de l'enfant: "ici, je suis avec Lui, au Ciel je serai avec Lui, c'est pareil; moi je préfère ce qu'Il voudra." Peu aprés elle était dans le coma, mais elle mit trente et un jours à mourir...

Pas une heure ne cessa ce rayonnement fascinant autour de ce petit corps martyrisé. Si bien qu'après sa mort elle fût exposée dans sa robe blanche de communiante dans le hall de l'hopital transformé en chapelle ardente. Et quand vinrent les Pompes funèbres, le directeur ne voulut pas les laisser porter le petit cercueil: c'est lui, aidé des médecins et de l'aumonier, qui portèrent la précieuse relique et l'ensevelirent dans la terre qu'elle allait sanctifier. Pourtant les photos de Christiane témoignaient encore de l'aspect misérable qu'elle avait toujours eu jusqu'à cet incendie de douleur et de gloire."


Cité dans "la vie spirituelle", octobre 1971.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L'acceptation de la souffrance   Sam 29 Avr 2006, 10:39

Cher amis,

Je pense que ce chant de la souffrance de saint Josemaria ne peut concerner QUE LES SOUFFRANCES QUI NOUS AGREENT QUELQUE PEU, car nous les comprenons.

Exemple: Une mère qui veille son enfant malade (d'une maladie dont il va guérir) est heureuse de vivre cette ascèse car elle manifeste tout son amour.

Mais il est impossible de chanter la VRAIE SOUFFRANCE, celle qui arrache le trésor auquel chacun tient.

Exemple: Une mère qui veille son enfant malade (d'une maladie dont il va mourir dans de grandes souffrances).

Si un poète chrétien chante cette souffrance (= nuit de l'esprit), ce ne peut être selon moi que pour deux raisons:

- Soit il l'a déjà vécu mais en est délivré. Il SAIS alors que le Seigneur formait son coeur. (saint Jean de la Croix)

- Soit il ne l'a pas encore vécu et est encore sûr de lui. Mais cela ne durera pas. Le Christ en est le modèle:
Citation :
"Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m'as tu abandonné?"

Qu'en pensez-vous?

_________________
Arnaud
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lucie



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MessageSujet: Re: L'acceptation de la souffrance   Sam 29 Avr 2006, 10:56

Je suis d'accord, tout à fait.

Une mère qui voit son enfant souffrir, qui sait que cette souffrance mènera à la mort, qui ne peut que l'entendre crier, pleurer, puis geindre de plus en plus faiblement, puis ne plus avoir la force de geindre, qui n'arrive à trouver dans le regard de cet enfant qu'une plainte, un reproche car elle ne peut rien faire... Non, chanter cette souffrance est impossible.

Dire à l'enfant dans cet état "tu souffres, tant mieux", dire la même chsoe à la mère est à mon avis odieux. Réellement odieux.

Dire à l'enfant de trois ans qui souffre d'un cancer du cerveau métastasé et qui va mourrir, dont toute la vie est douleur : "bénie soit la douleur".... ARK, il faut n'avoir jamais tenu dnas ses bras quelqu'un qui souffre.
Dire à sa mère "sanctifiée soit la douleur" passerait pour le comble de la méchanceté.



Arnaud Dumouch a écrit:
Cher amis,

Je pense que ce chant de la souffrance de saint Josemaria ne peut concerner QUE LES SOUFFRANCES QUI NOUS AGREENT QUELQUE PEU, car nous les comprenons.

Exemple: Une mère qui veille son enfant malade (d'une maladie dont il va guérir) est heureuse de vivre cette ascèse car elle manifeste tout son amour.

Mais il est impossible de chanter la VRAIE SOUFFRANCE, celle qui arrache le trésor auquel chacun tient.

Exemple: Une mère qui veille son enfant malade (d'une maladie dont il va mourir dans de grandes souffrances).

Si un poète chrétien chante cette souffrance (= nuit de l'esprit), ce ne peut être selon moi que pour deux raisons:

- Soit il l'a déjà vécu mais en est délivré. Il SAIS alors que le Seigneur formait son coeur. (saint Jean de la Croix)

- Soit il ne l'a pas encore vécu et est encore sûr de lui. Mais cela ne durera pas. Le Christ en est le modèle:
Citation :
"Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m'as tu abandonné?"

Qu'en pensez-vous?
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MessageSujet: Re: L'acceptation de la souffrance   Sam 29 Avr 2006, 11:52

Entièrement de l'avis d'Arnaud et Lucie.
Rien d'autre à ajouter,pour ma part!
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monge



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MessageSujet: Re: L'acceptation de la souffrance   Dim 19 Jan 2014, 14:04

lucie a écrit:
Je suis d'accord, tout à fait.

Une mère qui voit son enfant souffrir, qui sait que cette souffrance mènera à la mort, qui ne peut que l'entendre crier, pleurer, puis geindre de plus en plus faiblement, puis ne plus avoir la force de geindre, qui n'arrive à trouver dans le regard de cet enfant qu'une plainte, un reproche car elle ne peut rien faire... Non, chanter cette souffrance est impossible.

Dire à l'enfant dans cet état "tu souffres, tant mieux", dire la même chsoe à la mère est à mon avis odieux. Réellement odieux.

De toutes les façons on ne peut pas dire à quelqu'un qui souffre- que sa souffrance nous semble supportable ou non- que ce qui lui arrive est bien, on doit plutôt tout faire pour soulager sa souffrance

Par contre si pour vous la souffrance insupportable est de voir son enfant mourir dans d'atroces souffrances, alors désolé j'ai envie de dire de ne pas limiter tout le monde à ce que vous, vous pouvez supporter ou non.

La mère des frères Macchabées encourageait plutôt ses enfants à accepter de mourir dans des souffrances atroces.

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adamev



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MessageSujet: Re: L'acceptation de la souffrance   Dim 19 Jan 2014, 15:04

Par contre si pour vous la souffrance insupportable est de voir son enfant mourir dans d'atroces souffrances, alors désolé j'ai envie de dire de ne pas limiter tout le monde à ce que vous, vous pouvez supporter ou non.

  En d'autres termes laissez votre enfant crever comme un chien et ne nous e....dez pas... Belle mentalité chrétienne. Quand je lis ça me viens l'envie d'allumer un bûcher pour voir comment se tortille un filetmignon dans d'atroces souffrances.

La mère des frères Macchabées encourageait plutôt ses enfants à accepter de mourir dans des souffrances atroces.  clown

Toutes façons n'en n'avaient plus rien à faire puisqu'ils étaient déjà macchabées.
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L'acceptation de la souffrance
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