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 Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)

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joker911



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Lun 05 Déc 2011, 16:27

Paris (awp/afp) – Nicolas Sarkozy reçoit lundi à l’Elysée Angela
Merkel pour tenter d’accoucher d’un plan de sauvetage franco-allemand de
la zone euro qu’ils proposeront jeudi aux dirigeants européens avec
l’espoir, enfin, d’éteindre l’incendie provoqué par la crise de la
dette.

Depuis des mois, les rencontres “de la dernière chance” succèdent aux
sommets “cruciaux” sans être jamais parvenus à sortir l’économie
européenne de la nasse financière dans laquelle l’a plongée la crise
grecque, pour la plus grande inquiétude du reste de la planète,
Etats-Unis en tête.

Le “déjeuner de travail” qui réunit lundi à 13H30 le président et la
chancelière n’échappe pas à la règle. Il s’agit officiellement de
peaufiner la fameuse “initiative commune” annoncée il y a quelques
semaines pour changer les traités européens en améliorant le
fonctionnement erratique de la zone euro et ainsi, selon Nicolas
Sarkozy, “garantir l’avenir de l’Europe”.

Les détails des discours prononcés la semaine dernière par les deux
dirigeants ont souligné le fossé qu’il leur reste à combler avant le
sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE),
jeudi à Bruxelles.

FORTE DÉTENTE DES TAUX EN ITALIE ET EN ESPAGNE

L’annonce lundi matin par l’Elysée que le déjeuner serait suivi d’une
conférence de presse conjointe suggère toutefois que des progrès ont
été faits.

Le marché obligataire européen était du reste marqué lundi par une
très forte détente des taux en Italie et en Espagne, à l’approche de ce
sommet bilatéral, et au lendemain de la présentation à Rome par le chef
du gouvernement italien Mario Monti de nouvelles mesures d’austérité.
Les Bourses européennes étaient aussi orientées à la hausse.

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel partagent un même objectif :
renforcer la gouvernance de la zone euro, la “refonder” dit Paris, en
imposant à ses dix-sept membres une plus grande discipline budgétaire
pour en faire, prône Berlin, une “Union budgétaire”.

Mais le couple franco-allemand, sous la pression de ses opinions
publiques, diverge encore largement sur l’architecture de ce futur
texte.

TOUR DE VIS BUDGÉTAIRE ET SOLIDARITÉ EUROPÉENNE

Comme il l’a dit jeudi à Toulon (sud-est), le président français
s’est rallié à l’idée d’un renforcement de la rigueur budgétaire, avec
sanctions contre les Etats “laxistes”. Mais, par souci de
“souveraineté”, il souhaite faire passer ce tour de vis par les Etats
membres et refuse tout virage “fédéraliste” de l’UE qui ferait de la
Commission ou de la Cour de justice, ainsi que le propose l’Allemagne,
un “super-gendarme” des budgets nationaux.

En échange de ce tour de vis budgétaire, Nicolas Sarkozy attend de sa
partenaire un geste en matière de “solidarité” européenne, en d’autres
termes d’aide aux pays en difficulté via un rachat de leur dette par la
Banque centrale européenne (BCE) ou l’émission “d’euro-obligations”.

Mais, comme elle l’a encore martelé vendredi devant le Bundestag,
Angela Merkel s’y refuse. Même si la trêve franco-allemande signée le 24
novembre à Strasbourg peut laisser penser que Berlin ne s’opposera pas
systématiquement à une intervention de la BCE sur le marché secondaire,
la chancelière a répété son refus de la voir dévier de sa mission de
combattre l’inflation.

Attendue dans le monde entier, l’issue du bras de fer s’est également
imposée comme un sujet de controverse politique. En France, à moins de
cinq mois du premier tour de la présidentielle, la gauche a fait feu de
tout bois contre le “diktat” imposé par l’Allemagne à l’Europe et à
Nicolas Sarkozy, au point de voir la droite instruire son procès en
“germanophobie”.

ENCORE UNE RÉUNION JEUDI

Depuis dimanche à Berlin, le candidat socialiste à la présidentielle
française François Hollande a nié toute dérive anti-allemande en
soulignant sa proximité avec ses amis sociaux démocrates, servi par les
critiques de l’ancien chancelier Helmut Schmidt contre la politique
d’Angela Merkel.

Quelle que soit l’issue du déjeuner de lundi, le président et la
chancelière auront encore une chance de peaufiner leur initiative jeudi à
Marseille, à l’occasion d’une réunion des partis de la droite
européenne (PPE), avant de rallier Bruxelles pour un dîner.

Dès vendredi, Angela Merkel a pris soin de refroidir les ardeurs de
ceux qui espèrent du conclave franco-allemand le “grand coup”
susceptible de calmer une fois pour toute les marchés. Le remède,
a-t-elle dit, “va prendre des années”.

Afp
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 08 Déc 2011, 00:32

L’euro contre la manipulation monétaire


Guenin Jacques (de) - mercredi 07 décembre 2011
euro, dette
La manipulation malhonnête de la monnaie est un instrument couramment utilisé par les États pour dépenser plus qu’ils ne perçoivent de leurs sujets sous forme d’impôts.

Si, au cours d’une année, un gouvernement reçoit 100 et dépense 110, il devra, soit emprunter les 10, soit émettre de la monnaie qui ne repose sur aucune contrepartie.

Le premier procédé n’est pas éternel. S’il est répété, la dette de l’État augmente, les prêteurs exigent des taux d’intérêt de plus en plus élevés, et des garanties de plus en plus solides, jusqu’au moment où ils ne prêtent plus.

La seconde méthode devient alors nécessaire. La monnaie se dévalue (son pouvoir d’achat diminue). Il y a inflation.
La stabilité d’une monnaie est d’autant plus précieuse que l’on est moins instruit et moins fortuné : les gens instruits trouvent des procédés pour se prémunir contre l’inflation et même en bénéficier. Les gens peu fortunés, qui mettent péniblement un peu d’argent de côté chaque mois, voient leurs économies rognées par la perte de valeur de la monnaie. L’inflation est donc un vol.

À partir de 1871, les banques centrales des grands États occidentaux adoptèrent l’une après l’autre le système de l’étalon-or, c’est-à-dire la libre convertibilité des billets en or. Au XIXe siècle, le franc valait 282 mg d’or et garda cette valeur jusqu’en 1914. L’étalon-or a permis aux peuples occidentaux d’avoir des monnaies, non seulement stables dans leurs valeurs intrinsèques, mais aussi dans leurs valeurs respectives. Jamais ces peuples ne se sont aussi bien portés sur le plan économique. À partir de 1914, la convertibilité fut supprimée, les États ont pu recommencer à manipuler la monnaie et les billets ne cessèrent de perdre de la valeur.

Avec l’étalon-or, l’argument, si souvent rabâché ces derniers temps, qu’on ne peut avoir une monnaie unique entre pays économiquement très différents tombe de lui-même.

Or, l’euro, avec les critères de Maastricht qui lui sont consubstantiels (pas plus de 3 % du PIB de déficit budgétaire, pas plus de 60 % du PIB de dette pour les pays membres), est le meilleur substitut à l’étalon-or que l’humanité ait jamais inventé afin d’enlever aux États la possibilité de manipuler leur monnaie.

Hélas, nombre d’États violent les critères de Maastricht depuis plusieurs années et font des pieds et des mains pour reprendre le contrôle de cette monnaie au travers d’une ridicule « gouvernance économique » (com­me si les États pouvaient faire mieux que le marché !). Heureu­sement que l’Allemagne est là pour les en empêcher. Il faut se féliciter que Nicolas Sarkozy, assez porté dans le passé au laxisme budgétaire, ait fini par se rallier aux arguments de Mme Merkel. Loin de considérer cela comme une « capitulation », il faut, au contraire, parler d’un progrès inespéré dans la compréhension du sujet.

Certes, le retour des monnaies nationales permettrait de faciliter la vie des États en leur permettant de faire de l’inflation au détriment de leurs citoyens. N’oublions jamais que, depuis la fin de la guerre jusqu’à la création de l’euro, nous n’avons pas eu une seule année sans inflation et la valeur du franc a été divisée par 373 !

La légèreté avec laquelle plusieurs États ont systématiquement emprunté pendant des décennies plutôt que de contrôler leurs dépenses a fini par in­quiéter les prêteurs, qui ont d’abord augmenté les taux d’intérêt, puis envisagé de ne plus prêter. C’est cette légèreté qui est la seule responsable de la crise. Ce ne sont ni les marchés, ni les agences de notation, qui ne font que constater la situation créée par les États.
Pour sortir de la crise, il n’existe que deux solutions : le retour au laisser-aller monétaire par l’érosion des règles de la BCE, avec l’appauvrissement des peuples par l’inflation, ou la réduction drastique des dépenses publi­ques.

La première est un expédient totalement immoral. La deuxième prendra du temps mais, si les États s’y engagent de manière crédible, la confiance reviendra vite.

Par conséquent, tous les économistes honnêtes, a fortiori s’ils sont libéraux, devraient utiliser leur influence pour faire respecter les critères de Maastricht, plutôt que de prôner l’érosion des règles de la BCE, ou pire la disparition de l’euro. C’est ce respect qui devrait être la fameuse règle d’or et non une addition de plus dans la Constitution.

http://www.les4verites.com/L-euro-contre-la-manipulation-monetaire-4196.html
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 08 Déc 2011, 01:10

Pas mal Droma ! vous n'allez pas me dire que vous adhérez à l'intégralité de l'article car vous avez simplement vu : " le retour au laisser-aller monétaire par l’érosion des règles de la BCE, avec l’appauvrissement des peuples par l’inflation, ou la réduction drastique des dépenses publi­ques."


L'article défend un fédéralisme intégral,l'étalon or est substitué par les critères de Maastricht,il ne parle pas des véritables causes de la crise financière qui a débuté en 2008....en gros l'article défend un système qui s'écroule sous nos yeux en ce moment...et la seule solution à cette crise qui est un tsunami il propose la règle d'or des 3% et la réduction drastique des dépenses publiques ! wahou ...! face à un tsounami il faut des moyens largement plus efficaces.Sortir de l'euro tout simplement et c'est ce que préconise Jacques Sapir un de nos meilleurs économistes...
C'est une énorme bourde cet article Mr.Red



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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 08 Déc 2011, 03:26

Alexis232 a écrit:
Pas mal Droma ! vous n'allez pas me dire que vous adhérez à l'intégralité de l'article car vous avez simplement vu : " le retour au laisser-aller monétaire par l’érosion des règles de la BCE, avec l’appauvrissement des peuples par l’inflation, ou la réduction drastique des dépenses publi­ques."


L'article défend un fédéralisme intégral,l'étalon or est substitué par les critères de Maastricht,il ne parle pas des véritables causes de la crise financière qui a débuté en 2008....en gros l'article défend un système qui s'écroule sous nos yeux en ce moment...et la seule solution à cette crise qui est un tsunami il propose la règle d'or des 3% et la réduction drastique des dépenses publiques ! wahou ...! face à un tsounami il faut des moyens largement plus efficaces.Sortir de l'euro tout simplement et c'est ce que préconise Jacques Sapir un de nos meilleurs économistes...
C'est une énorme bourde cet article Mr.Red




La solution n'est pas dans la sortie de l'Euro. Chaque monnaie serait alors détruite individuellement par les marchés, comme on le voit au RU puisque la cause de la crise est un surendettement des Etats accompagné d'une désindustrialisation de ces mêmes Etats.

La solution n'est pas non plus dans le seul fait de faire des économie.

Elle est dans la production de richesses accompagnée d'un dépense inférieure à ses gains.
C'est juste de la base économique;

_________________
Arnaud
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 08 Déc 2011, 15:22

La solution n'est pas non plus dans le seul fait de faire des économie.

Elle est dans la production de richesses accompagnée d'une dépense inférieure à ses gains. C'est juste de la base économique;

>>
Tout à fait de votre avis.

Elle est dans la production de richesses : donc réindustrialisation, secteur primaire, qui induit des emplois secondaires trés nombreux.
Puis-je parler de mon expérience perso. car j'ai travaillé en Lorraine, comme électricien et monteur électricien, à Frouard et aciéries de Pompei(à quelques kms de Nancy), qui fabriquaient les meilleurs aciers d'europe.Des milliers d'ouvriers avaient du travail;
Maintenant plus rien.
Le haut fourneau de Thionville vendu aux chinois; un des plus performants d'Europe.
Les mines de fer et de charbons fermés.
Usine de Rombas/Gandrange construite en 1970, j'y ai travaillé, certes c'était dur(les trois huits), mais on bossait, on croyait en un avenir meilleurs.

Peu de chomeurs et pas besoin de resto du coeur, pas de trous de la sécu. car peu de médicaments. Sommes_nous plus heureux, parcequ l'espérance de vie a augmenté ?
........
100.000=cent mille emplois supprimés.
Maintenant dans la vallée de la Fench, anciennement De Wendel, suppression de l'activité sidérurgique.
Puisque gouverner "c'est prévoir" on est en droit de demander des comptes à ceux (les élites qui ont fait les grandes écoles) d'avoir échoué dans leurs prévisions; qu'ils soient d'un bord ou d'un autre.
Que donc avons-nous fait de l'injonction "tu gagneras ton pain à la sueur de ton front"
Seigneur je te fais cette remarque humblement: des millions de tes enfants sont prêts à gagner leur pain à la sueur de leur front, mais on ne leur donne même pas de travail!


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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 08 Déc 2011, 18:17

Arnaud Dumouch a écrit:
Alexis232 a écrit:



La solution n'est pas dans la sortie de l'Euro. Chaque monnaie serait alors détruite individuellement par les marchés, comme on le voit au RU puisque la cause de la crise est un surendettement des Etats accompagné d'une désindustrialisation de ces mêmes Etats.

La solution n'est pas non plus dans le seul fait de faire des économie.

Elle est dans la production de richesses accompagnée d'un dépense inférieure à ses gains.
C'est juste de la base économique;


Tout est lié cher Arnaud,la désindustrialisation ou délocalisation est liée en partie à l'Euro qui est une monnaie forte....avec une monnaie forte l'on importe et avec une monnaie faible l'on produit et exporte.
(le cas Allemand est une exception car ils vendent des produits uniques et nécessaire à la production chinoise,machine outils à commande numérique entre autres )

Si l'on veut produire et exporter il faut faire des dévaluations compétitives (ajustés),chaque pays européen a une économie spécifique qui nécessite un ajustement monétaire
particulier...or avec l'Euro nous ne pouvons le faire.

(voir l'exemple de Boeing vs Airbus - dollar VS Euro
Déclaration de EADS édifiante
EADS, maison mère d'Airbus, affirme que l'avionneur européen devra délocaliser en zone dollar une partie de ses activités pour s'affranchir, au moins partiellement, de l'euro dont la flambée plombe sa compétitivité face à son rival américain. )
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 08 Déc 2011, 19:57

Citation :
Pas mal Droma ! vous n'allez pas me dire que vous adhérez à l'intégralité de l'article car vous avez simplement vu : " le retour au laisser-aller monétaire par l’érosion des règles de la BCE, avec l’appauvrissement des peuples par l’inflation, ou la réduction drastique des dépenses publi­ques."

Non, j'ai mis cet article parce que Jacques de Guénin est un économiste compétent et que cet article est une des analyses que font les libéraux qui mérite d'être prise en compte, l'autre étant l'analyse monétariste qui dit que l'euro est mauvais parce qu'il détruit le taux de change.

Citation :
L'article défend un fédéralisme intégral,l'étalon or est substitué par les critères de Maastricht,il ne parle pas des véritables causes de la crise financière qui a débuté en 2008....

Jacques de Guénin connait très bien les causes de la crise de 2008, mais il ne parle pas de ça. L'étalon or n'est pas substitué par les critères de Maastricht, mais par les sanctions des marchés, il est vrai que l'euro tout comme l'or oblige à un fonctionnement très souple et très libéral pour compenser la variable du taux de change, c'est à dire des salaires et des dépenses publiques qui peuvent baisser rapidement.

La dévaluation de la monnaie au contraire étant un encouragement à l'irresponsabilité, une première dévaluation appelle fatalement la suivante.
Citation :

en gros l'article défend un système qui s'écroule sous nos yeux en ce moment...et la seule solution à cette crise qui est un tsunami il propose la règle d'or des 3% et la réduction drastique des dépenses publiques ! wahou ...! face à un tsounami il faut des moyens largement plus efficaces.Sortir de l'euro tout simplement et c'est ce que préconise Jacques Sapir un de nos meilleurs économistes...
C'est une énorme bourde cet article Mr.Red

Pourquoi ? Divisez par 2 les dépenses publiques en France du jour au lendemain (pour commencer), et la crise est résolue.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 08 Déc 2011, 20:12

Citation :
La solution n'est pas non plus dans le seul fait de faire des économie.

Elle est dans la production de richesses accompagnée d'une dépense inférieure à ses gains. C'est juste de la base économique;

>>
Tout à fait de votre avis.

Elle est dans la production de richesses : donc réindustrialisation, secteur primaire, qui induit des emplois secondaires trés nombreux.

Je pense que vous vous trompez. On n'est plus à l'ère industrielle, quand Arnaud parle de produire plus, ça ne passe plus aujourd'hui par plus d'usines. La structure managériale pyramidale du 19ème et du 20ème siècle (l'usine) est rendue complètement obsolète aujourd'hui par le changement de paradigme, et il en va de même pour les structures politiques pyramidales où l'ordre est censé ruisseler du sommet vers la base (Union Européenne).

Même les chinois risquent de perdre leurs usines dans un avenir proche.

Citation :
Puis-je parler de mon expérience perso. car j'ai travaillé en Lorraine, comme électricien et monteur électricien, à Frouard et aciéries de Pompei(à quelques kms de Nancy), qui fabriquaient les meilleurs aciers d'europe.Des milliers d'ouvriers avaient du travail;
Maintenant plus rien.
Le haut fourneau de Thionville vendu aux chinois; un des plus performants d'Europe.
Les mines de fer et de charbons fermés.
Usine de Rombas/Gandrange construite en 1970, j'y ai travaillé, certes c'était dur(les trois huits), mais on bossait, on croyait en un avenir meilleurs.

Peu de chomeurs et pas besoin de resto du coeur, pas de trous de la sécu. car peu de médicaments. Sommes_nous plus heureux, parcequ l'espérance de vie a augmenté ?
........
100.000=cent mille emplois supprimés.
Maintenant dans la vallée de la Fench, anciennement De Wendel, suppression de l'activité sidérurgique.

Il faut faire autre chose, c'est tout ; ce n'est certainement pas les hommes politiques qui ne comprennent rien à l'économie réelle qui ont la solution, s'il y a du chômage, c'est uniquement parce que l'état étouffe tout et que les emplois ne peuvent pas se renouveler, il y avait déjà plus de 3 millions de chômeurs en 1993 quand la mondialisation n'était pas encore enclenchée.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 08 Déc 2011, 20:20

Citation :
Tout est lié cher Arnaud,la désindustrialisation ou délocalisation est liée en partie à l'Euro qui est une monnaie forte....avec une monnaie forte l'on importe et avec une monnaie faible l'on produit et exporte.

C'est pas vrai du tout. Des grands pays industriels ont tous eu une monnaie très forte et non manipulée (Allemagne avec le mark, le Japon avec le Yen, il y a aussi le cas de la Suisse actuellement). De plus quand vous importez, vous fournissez des moyens de paiments aux autres en monnaie nationale ou en euro qui seront fatalement un jour réinvestis dans votre propre économie.

Pour qu'une industrie marche bien, vous devez pouvoir importer des matières premières et des biens de capitaux à un prix compétitif, le fait que la monnaie soit faible est donc très néfaste pour l'industrie.
Citation :

(le cas Allemand est une exception car ils vendent des produits uniques et nécessaire à la production chinoise,machine outils à commande numérique entre autres )

Si l'on veut produire et exporter il faut faire des dévaluations compétitives (ajustés),chaque pays européen a une économie spécifique qui nécessite un ajustement monétaire
particulier...or avec l'Euro nous ne pouvons le faire.

Si on sort de l'euro, l'ajustement monétaire peut se faire de lui même sans que l'on imprime des tonnes de papier et qu'on ait des taux d'intérêts réels négatifs, l'idéal étant qu'on assainisse nos finances publiques avant de bidouiller la monnaie ; toute manipulation monétaire étant mauvaise (des taux d'intérêts artificiellement fixés trop bas comme en ce moment en réalité détruisent l'investissement)

Si la dévaluation était une solution, alors la Grande-Bretagne des années 70 aurait été un pays prospère.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 09 Déc 2011, 01:03

Dromaeosaurus a écrit:
Citation :
Pas mal Droma ! vous n'allez pas me dire que vous adhérez à l'intégralité de l'article car vous avez simplement vu : " le retour au laisser-aller monétaire par l’érosion des règles de la BCE, avec l’appauvrissement des peuples par l’inflation, ou la réduction drastique des dépenses publi­ques."

Non, j'ai mis cet article parce que Jacques de Guénin est un économiste compétent et que cet article est une des analyses que font les libéraux qui mérite d'être prise en compte, l'autre étant l'analyse monétariste qui dit que l'euro est mauvais parce qu'il détruit le taux de change.

Citation :
L'article défend un fédéralisme intégral,l'étalon or est substitué par les critères de Maastricht,il ne parle pas des véritables causes de la crise financière qui a débuté en 2008....

Jacques de Guénin connait très bien les causes de la crise de 2008, mais il ne parle pas de ça. L'étalon or n'est pas substitué par les critères de Maastricht, mais par les sanctions des marchés, il est vrai que l'euro tout comme l'or oblige à un fonctionnement très souple et très libéral pour compenser la variable du taux de change, c'est à dire des salaires et des dépenses publiques qui peuvent baisser rapidement.

La dévaluation de la monnaie au contraire étant un encouragement à l'irresponsabilité, une première dévaluation appelle fatalement la suivante.
Citation :

en gros l'article défend un système qui s'écroule sous nos yeux en ce moment...et la seule solution à cette crise qui est un tsunami il propose la règle d'or des 3% et la réduction drastique des dépenses publiques ! wahou ...! face à un tsounami il faut des moyens largement plus efficaces.Sortir de l'euro tout simplement et c'est ce que préconise Jacques Sapir un de nos meilleurs économistes...
C'est une énorme bourde cet article Mr.Red

Pourquoi ? Divisez par 2 les dépenses publiques en France du jour au lendemain (pour commencer), et la crise est résolue.


Salut Droma,
Je suis curieux de connaitre votre lecture à propos de 2008,les causes techniques mis à part "oui vous savez les dépenses de l'état et des ménages etc." que je ne nie pas au passage.
Quels sont les acteurs responsables,vous avez une hiérarchie des responsabilités?avec une explication technique à l'appuis pour vérifier cette hiérarchie.
Merci.

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 09 Déc 2011, 20:19

Alexis232 a écrit:

Salut Droma,
Je suis curieux de connaitre votre lecture à propos de 2008,les causes techniques mis à part "oui vous savez les dépenses de l'état et des ménages etc." que je ne nie pas au passage.
Quels sont les acteurs responsables,vous avez une hiérarchie des responsabilités?avec une explication technique à l'appuis pour vérifier cette hiérarchie.
Merci.

Mais ... je les ai déjà expliquées des tonnes de fois depuis que je suis là !

La dernière fois, j'ai mis une conférence de Pascal Salin qui expliquait la crise de 2008, en insistant particulièrement sur les origines monétaires de la crise, je ne sais pas trop ce que vous en avez pensé. Vous voulez que je revienne sur quoi ? Les réglementations ? L'immobilier ? Les banques ? La Fed ? Freddie et Fannie ?
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Sam 10 Déc 2011, 02:50

Dromaeosaurus a écrit:
Alexis232 a écrit:

Salut Droma,
Je suis curieux de connaitre votre lecture à propos de 2008,les causes techniques mis à part "oui vous savez les dépenses de l'état et des ménages etc." que je ne nie pas au passage.
Quels sont les acteurs responsables,vous avez une hiérarchie des responsabilités?avec une explication technique à l'appuis pour vérifier cette hiérarchie.
Merci.

Mais ... je les ai déjà expliquées des tonnes de fois depuis que je suis là !

La dernière fois, j'ai mis une conférence de Pascal Salin qui expliquait la crise de 2008, en insistant particulièrement sur les origines monétaires de la crise, je ne sais pas trop ce que vous en avez pensé. Vous voulez que je revienne sur quoi ? Les réglementations ? L'immobilier ? Les banques ? La Fed ? Freddie et Fannie ?

Si vous avez le temps de façon pédagogique et sans langue de bois sur : L'immobilier,Les banques ,La Fed ,Freddie et Fannie.


& Goldman Sachs


Dernière édition par Alexis232 le Sam 10 Déc 2011, 05:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Sam 10 Déc 2011, 02:51

EURO: "L'Allemagne va faire faillite" & retour au franc selon Charles Gave.

« La seule forme de pensée économique qui soit conforme aux Évangiles, c'est le libéralisme ! »

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Dim 11 Déc 2011, 01:06

Les banques centrales européennes se préparent à l’après euro, selon le Wall Street Journal


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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Lun 12 Déc 2011, 16:47

Sortie de l'euro : les deux exemples historiques à méditer...

Malgré l'accord obtenu lors du sommet de Bruxelles vendredi, le scénario catastrophe d'une sortie de l'euro continue à obséder la presse anglo-saxonne. Qui ferait bien d'essayer de rassembler quelques souvenirs sur de précédentes sorties de zones monétaires intégrées...

Chaque sommet européen consacré au sauvetage de la zone euro, conduit - eu égard à la cacophonie qui l’entoure - au contraire de son objectif, c'est à dire à rendre de plus en plus crédibles ceux qui clament que la fin de l’euro est inéluctable. Au début, ce genre d’assertion était le fait des pessimistes organiques qui vivent de l’annonce de catastrophes, et des eurosceptiques qui attendent depuis longtemps le signe d’un effondrement des réalisations d’une Europe qu’ils détestent.

Aujourd’hui, il n’y a pas que les éditoriaux haineux du Financial Times vis-à-vis de l’Europe qui font de la mort de l’euro une certitude. Certains des partisans les plus convaincus de l’Europe commencent à se demander comment l’égratignure que représentait la dette grecque sur l’économie de la zone euro a pu devenir en deux ans une plaie béante, à même de tout emporter. Et déjà à Londres, non sans gourmandise, on rappelle à la France que sur le plan de la politique économique, l’Angleterre a toujours eu 20 ans d’avance. Or, les Allemands ont expulsé le Royaume-Uni et la livre du SME (Système monétaire européen), l’ancêtre de la zone euro, en 1992…

Il faudrait donc commencer à envisager une fin de la zone euro pour 2012. Pour la France, cela signifierait d’abord une dévaluation. Et comme une dévaluation ne peut fonctionner que si elle est appuyée sur un sévère plan d’austérité, la France aurait à la fois l’austérité que le maintien de la zone lui promet, et une perte de pouvoir d’achat supplémentaire liée à l’inflation, du fait de la dévaluation. Pour y voir plus clair, on peut prendre deux exemples historiques.

Revenons d’abord à septembre 1992, quand la livre quitte le SME. Dévaluée instantanément de 6%, elle continue à glisser face au pivot du SME jusqu’à perdre 30%. L’impact sur l’économie britannique est multiple. Le taux d’inflation qui était de 0,4% en 1992 monte à 7% en 1995. La balance courante s’améliore entre 1992 et 1994 : on passe d’un déficit de - 0,3% du PIB à un excédent de 0,1%, puis se détériore sous l’effet de l’inflation. On retrouve là le fait connu que l’impact positif sur les exportations d’une dévaluation est annulé par l’inflation. Une dynamique qui impose l'austérité pour que la dévaluation rétablisse durablement la compétitivité. La croissance britannique, repartie grâce au commerce extérieur, s’essouffle assez vite : négative à - 0,5% en 1992 elle atteint 4% en 1994, mais n’est plus que de 2,5% en 1995. La situation budgétaire reste ambigüe, le déficit est de 6,3% en 1992, 7,8% en 1993, 6,8% en 1994 et 5,6 % en 1995.

La sortie du SME a donné en fin de compte un gain de PIB de 0,8 point en 1993 et 1994, mais l’inflation qui aurait dû être nulle en 1995 était de 7%. Quant à la dette publique, elle est passée de 50% du PIB à 47% en 1995, avant de repartir à la hausse ensuite.

Autre exemple instructif, la sortie du Mali de la zone CFA (Zone franc des colonies françaises d'Afrique) en 1962. La population, convaincue que le nouveau franc malien est moins fiable que le franc CFA, garde ses billets en CFA et exporte son épargne vers le Sénégal. Si bien que le Mali impose un contrôle des changes très répressif. Il ne réussit pourtant à opérer complètement l’échange entre les anciens billets et les nouveaux francs maliens qu’en 1967, après une dévaluation violente et une stricte politique d’austérité.

Pour résumer, vous qui attendez avec impatience la mort de l’euro, sachez qu’elle est possible, peut-être souhaitable, mais qu’elle signifie dévaluation, inflation, austérité et peut-être réapparition du « carnet de change »...


http://www.atlantico.fr/decryptage/explosion-zone-euro-deficit-devaluation-inflation-austerite-carnet-change-lire-franc-jean-marc-daniel-243643.html

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Lun 12 Déc 2011, 18:08

Je ne crois pas du tout à une fin de l'euro, il y a une semaine j'ai regardé "c dans l'air" avec de nombreux économistes, pour eux la crise n'est pas économique mais politique. On n'arrête pas d'entendre que les marchés, le monde financier est à l'origine de tout çà, c'est faux, les marchés réagissent face à des états qui dépensent plus qu'ils ne gagnent, c'est tout !
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Lun 12 Déc 2011, 19:26

Alexis232 a écrit:
EURO: "L'Allemagne va faire faillite" & retour au franc selon Charles Gave.

« La seule forme de pensée économique qui soit conforme aux Évangiles, c'est le libéralisme ! »


J'ai déjà écouté cette émission avec Madelin et Gave, j'aime beaucoup les analyses financières de Charles Gave malgré le fait qu'il soit monétariste et qu'il ait la phobie de l'or ; sur l'euro il a un point de vue monétariste extrême dans cette émission (Madelin est plus modéré), en tout cas ça vaut toujours mieux que vos citations de Marine Le Pen et des "économistes" du FN !
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Lun 12 Déc 2011, 19:50

Alexis232 a écrit:
Citation :
Mais ... je les ai déjà expliquées des tonnes de fois depuis que je suis là !

La dernière fois, j'ai mis une conférence de Pascal Salin qui expliquait la crise de 2008, en insistant particulièrement sur les origines monétaires de la crise, je ne sais pas trop ce que vous en avez pensé. Vous voulez que je revienne sur quoi ? Les réglementations ? L'immobilier ? Les banques ? La Fed ? Freddie et Fannie ?

Si vous avez le temps de façon pédagogique et sans langue de bois sur : L'immobilier,Les banques ,La Fed ,Freddie et Fannie.


& Goldman Sachs

Alors très rapidement, vous avez une série de causes qui sont allées dans le même sens et qui se sont amplifiées les unes les autres, elles peuvent toutefois se résumer à une déresponsabilisation des acteurs institutionnels et des acteurs du marché par les états, autrement dit selon l'expression de Pascal Salin, un "manque de capitalisme".

1) Des réglementations sur le secteur du logement et de l'urbanisme, dans la plupart des grandes villes des Etats-Unis, qui ont eu pour effet de créer un rationnement artificiel et de fausser les prix.
2) La réglementation CRA (Acte de Réinvestissement Commun) de Carter à laquelle Clinton a "mis des dents", qui a eu pour effet de pousser les ménages américains au surendettement en forcant les banques à prêter à des gens insolvables sur critères éthniques et sociaux.
3) Le rachat de ces crédits pourris (sousprimes) par deux organismes paraétatiques garantis par l'état US, "trop gros pour faire faillite", la "Federal Home Loan Mortgage Corporation" (Freddi Mac) et la Federal National Mortgage Association (Fanny Mae)
4) Le fait que les banques ne risquent pas la faillite (sauvetage des états, renflouage par la FED et les banques centrales) les poussent à prendre des risques trop grands, le prétexte étant le pseudo "risque systémique". Le fait que les fonds propres des banques soient trop faibles et que les actionnaires soient trop dispersés a renforcé l'irresponsabilité.
5) Le fait que la politique sociale ait été acccompagnée par la FED au début des années 2000, avec la baisse des taux directeurs ; la FED a innondé le marché de l'immobilier d'argent gratuit et a donc fourni le combustible à la bulle immobilière qui aurait très vite plafonné sans cela ; c'est là qu'il faut aller plus en profondeur et relire les analyses des autrichiens sur la survenue des crises, pour eux toujours liées à des causes monétaires. En trafiquant le prix du temps, on distort toute la structure des prix relatifs. Plus d'argent court après des biens de capitaux plus rares => pas plus d'investissement, mais inflation sur les produits concernés, information faussées des acteurs économiques, mésinvestissements et mauvaise allocation du capital. Quand le marché reprend la main et qu'il devient évident qu'on a investi dans de mauvaises directions, que ce qui a été fait ne correspond pas à des désirs réels, la crise éclate au grand jour.

6) La crise pourrait se résoudre facilement si on laissait les prix se réajuster et les entreprises (banques y compris) faire faillite proprement, au lieu de ça, on continue à agir comme des pompiers pyromanes, en mettant les taux au plancher et en exacerbant les dépenses publiques, de là, la crise deviant chronique, on en est là aujourd'hui.

Il faut ajouter que la crise est devenue mondiale pour des raisons similaires, à savoir que la BCE a suivi la politique de la FED dans les années 2000, et qu'il y a eu des plans de relance coordonnés à l'échelle mondiale en 2008 à l'exemple de celui d'Obama, par admiration de tout ce qui se fait aux Etats-Unis, ou comme dit Guy Sorman, par paresse intellectuelle.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 13 Déc 2011, 02:45

Ok très bien,je suis globalement d'accord propos à des causes,vraiment rien à dire c'est exactement ma grille de lecture.
Le rôle de la FED,les taux directeurs extrêmement bas afin de favoriser le crédit à des personnes (très) souvent insolvables(Bernanke a une grande responsabilité) ,
la réduction des risques via des produits financiers sophistiqués etc.

Constat:il s'agit d'un système semi-libéral complètement biaisé dont les acteurs sont la FED (cartel de banques privées) les politiques et les marchés...selon vous la solution réside dans un système économique auto régulé par les marchés et seulement eux...
Je pense personnellement et très sincèrement que votre modèle vaut mieux que le système hybride que nous avons actuellement aux USA (que vous venez de décrire rapidement ) car il a tous les défauts d'une économie "libre" et à la fois tous les défauts d'une économie dirigée (et de façon pervertie).
Mon modèle à moi est très classique,il se situe avant 1973 (avec une banque centrale réellement étatique à contrario de la FED)...et dans ce modèle les marchés ont leur rôle à jouer aussi !
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 13 Déc 2011, 02:51

Conférence à l'université d'Avignon d'Olivier Delamarche (mauvaise prise de son)




Conférence économique du 30 novembre 2011 à l'université d'Avignon sur les conséquences de la crise de 2008 analysées à la lumière des compétences d'Olivier Delamarche (associé gérant de Platinium Gestion)
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 13 Déc 2011, 07:47

Alexis232 a écrit:
Les partisans de l’euro « à tout prix » martèlent une contre-vérité pour tenter de faire peur aux Français et les dissuader de choisir le changement : la sortie de l’euro serait à l’origine d’une envolée de notre dette publique.
Nicolas Sarkozy a même évoqué un « doublement ou un triplement » de la dette…
Il faut sortir du mensonge et de la manipulation.


Cliquez sur le document ci-dessous pour lire la suite.


http://www.frontnational.com/pdf/euro-dette.pdf

le lien ne fonctionne plus ( il ne donne pas le Pdf ) Exclamation


Thumright
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 13 Déc 2011, 09:08

Alexis232 a écrit:

Mon modèle à moi est très classique,il se situe avant 1973 (avec une banque centrale réellement étatique à contrario de la FED)...et dans ce modèle les marchés ont leur rôle à jouer aussi !

Ce n'est pas un modèle "classique". Il n'a été en vigueur qu'entre 1936 et 1973. Instauré par le Front Populaire. Quand on vous dit que le programme économique de Marine est d'extrême-gauche.

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 13 Déc 2011, 09:29

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:

Mon modèle à moi est très classique,il se situe avant 1973 (avec une banque centrale réellement étatique à contrario de la FED)...et dans ce modèle les marchés ont leur rôle à jouer aussi !

Ce n'est pas un modèle "classique". Il n'a été en vigueur qu'entre 1936 et 1973. Instauré par le Front Populaire. Quand on vous dit que le programme économique de Marine est d'extrême-gauche.


Le Japon et l'Angleterre sont d’extrême gauche? et les Usa via le plan QE1 QE2 et bientôt le QE3 sont d'extrême gauche? l'assouplissement quantitatif ou Quantitative easing c'est exactement ce que propose de faire MLP afin d'éviter d'emprunter à des taux prohibitifs...la loi de 1973 nous empêche de faire cela en France et la BCE ne peut pas le faire non plus.
Apparemment certains fédéralistes européens veulent faire "péter" ce verrou afin de permettre à la BCE de faire des assouplissement quantitatif...et donc modifier l’article 123 (équivalent de la loi de 1973 au niveau européen ).
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 13 Déc 2011, 10:10

Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:

Mon modèle à moi est très classique,il se situe avant 1973 (avec une banque centrale réellement étatique à contrario de la FED)...et dans ce modèle les marchés ont leur rôle à jouer aussi !

Ce n'est pas un modèle "classique". Il n'a été en vigueur qu'entre 1936 et 1973. Instauré par le Front Populaire. Quand on vous dit que le programme économique de Marine est d'extrême-gauche.


Le Japon et l'Angleterre sont d’extrême gauche? et les Usa via le plan QE1 QE2 et bientôt le QE3 sont d'extrême gauche? l'assouplissement quantitatif ou Quantitative easing c'est exactement ce que propose de faire MLP afin d'éviter d'emprunter à des taux prohibitifs...la loi de 1973 nous empêche de faire cela en France et la BCE ne peut pas le faire non plus.
Apparemment certains fédéralistes européens veulent faire "péter" ce verrou afin de permettre à la BCE de faire des assouplissement quantitatif...et donc modifier l’article 123 (équivalent de la loi de 1973 au niveau européen ).

La BCE peut c'est juste qu'elle ne veut pas.

J'ignore comment cela est fait au Japon et en Angleterre, mais aux USA comme vous l'avez dit la FED n'est pas étatique. Or en France, alors que vous dites que c'est classique, la Banque de France n'a été nationalisée qu'entre 1936 et 1973 ; auparavant elle était privée, comme aux USA ; et le Front Populaire l'a nationalisée pour les mêmes motifs que ceux invoqués par MLP : les méchants banquiers qui s'enrichissent aux dépens du peuple, blablabla...
Donc oui Marine Le Pen est d'extrême-gauche.
Comme Hitler.

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 13 Déc 2011, 10:44

Philippe Fabry a écrit:
Or en France, alors que vous dites que c'est classique, la Banque de France n'a été nationalisée qu'entre 1936 et 1973 ; auparavant elle était privée, comme aux USA ; et le Front Populaire l'a nationalisée pour les mêmes motifs que ceux invoqués par MLP : les méchants banquiers qui s'enrichissent aux dépens du peuple, blablabla...
tu admettras que ça n'a pas empêché les Trente Glorieuses...
qu'on soit pour ou contre, le problème, notre problème, est ailleurs.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 13 Déc 2011, 11:15

Scrogneugneu a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Or en France, alors que vous dites que c'est classique, la Banque de France n'a été nationalisée qu'entre 1936 et 1973 ; auparavant elle était privée, comme aux USA ; et le Front Populaire l'a nationalisée pour les mêmes motifs que ceux invoqués par MLP : les méchants banquiers qui s'enrichissent aux dépens du peuple, blablabla...
tu admettras que ça n'a pas empêché les Trente Glorieuses...
qu'on soit pour ou contre, le problème, notre problème, est ailleurs.

Ouais, le problème est que l'on vit à crédit, ce qu'on ne faisait pas pendant les Trente Glorieuses.

Qu'on le paye par des intérêts ou par de l'inflation, cela ne change pas le problème de fond. Une seule solution : une gestion rigoureuse, pas de déficit. C'est ce que je répète depuis le début de ces types de fils, mais Alexis n'a toujours pas compris le message.

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 13 Déc 2011, 18:18

Eurozone: le fantasme de la monétisation des dettes souveraines


L’Europe ne trouvera pas de solution à sa crise dans la fuite en avant : la monétisation directe des dettes souveraines n’est pas économiquement viable.

Partout dans la presse, de prétendus économistes, des politiciens, des managers de fonds d’investissements, réclament une monétisation des dettes souveraines par la BCE, par le biais d’achats directs d’obligations d’État sur le marché « primaire », c’est-à-dire à l’émission de ces obligations. Le pilonnage médiatique est incessant, aussi un de mes correspondants, de parfaite bonne foi mais perplexe face à l’apparent consensus « pro-monétisation », me demande : « Au fond, pourquoi dites-vous que l’achat direct de dettes européennes par la BCE serait inflationniste, alors que le Quantitative Easing pratiqué par la FED, la Banque du Japon, ou la Banque centrale anglaise, n’ont pas eu un tel effet ? »

« Où elle est, l’inflation » ?

C’est effectivement une excellente question. La réponse comporte plusieurs volets :

- Tout d’abord, la « monétisation » pratiquée par la banque du Japon est très limitée en volume (cf. mon précédent article sur le sujet), et surtout, ne concerne que des rachats de dettes dont une bonne partie de la maturité a déjà été échue. La BOJ remet juste un peu de « liquidité » dans le système pour faire baisser le taux de la dette souveraine de l’empire (abyssale, 200% du PIB) lorsqu’elle sent une légère tension.

- La banque d’Angleterre pratique de la même façon, mais sur une échelle plus large. Les derniers chiffres de l’inflation (+5%) témoignent de ce que le Royaume Uni se rapproche d’une zone dangereuse. Cependant, aujourd’hui, les investisseurs ne paniquent pas.

Ces monétisations ont pour objectif affiché de résoudre des problèmes de « liquidité » sur le marché de la dette, et pour l’instant, les investisseurs pensent que la stérilisation* de la monnaie émise aura lieu, c’est-à-dire qu’à un moment donné, « lorsque l’économie repartira », les États rembourseront les banques centrales, et que celles-ci n’auront pas besoin de recréer la monnaie qu’ils ont émise pour permettre le remboursement de la dette, les agents privés prenant le relais. Je pense qu’à moyen terme, ils se trompent, mais passons.

* Le terme me parait impropre mais est utilisé par la finansphère anglo-saxonne.

- La FED émet des dollars, et le dollar reste la principale monnaie de réserve du commerce mondial. Aussi les injections de dollars effectuées par la FED sont-elles progressivement diluées dans une « base commerciale » très supérieure à celle que représenterait les USA à eux seuls. Il est donc probable que les injections monétaires de la FED augmentent non seulement le prix des obligations américaines (dont le taux baisse) mais empêche le prix de nombreuses commodities (pétrole, gaz, cuivre, etc.) de s’ajuster à la baisse autant que la baisse des échanges internationaux ne l’aurait laisser supposer. Mais à ce stade, les investisseurs ne sont pas alarmés. Ou du moins pas encore, mais là aussi, je ne parierais pas sur la perpétuité de cette confiance relative…

Le problème d’une monétisation : liquidité ou solvabilité ?

Tant que les investisseurs seront persuadés que le Japon, les USA, et le Royaume uni traitent leur monnaie comme un bien à gérer sérieusement, malgré une certaine prise de risque liée à un passage économique difficile, ils espéreront qu’une reprise économique, doublée de plans de réduction des dépenses publiques, permettra de stériliser le surcroit de monnaie émise. Ils pensent que lorsque les titres de dettes qui ont été achetés avec cette monnaie viendront à échéance, le Roll Over pourra être assuré intégralement (ou quasi intégralement), par des agents économiques privés et leurs intermédiaires (banques, fonds de pension, etc.), ce qui évitera un emballement de la masse monétaire totale.

Bref, ils estiment que l’actuelle monétisation ne sert qu’à surmonter un problème passager de liquidité du marché de la dette.

Mais que les investisseurs soupçonnent que ces émissions de monnaie servent à couvrir un problème d’insolvabilité de grande ampleur, et leur attitude changera du tout au tout : ils se débarrasseront de leurs créances sur les États ainsi disgraciés, forçant soit leur faillite, soit, plus probablement, un changement d’échelle de la monétisation. Cela pourrait conduire les épargnants à se débarrasser de tout titre (créance publique ou privée) rémunéré à taux fixe, dont la valeur serait menacée, pour tenter de convertir ces avoirs promis à une rapide dépréciation en actifs tangibles (or, argent, parts d’entreprises très internationalisées, gisements de gaz, de pétrole, immobilier de qualité, etc.) mais aussi en biens de consommation fixes (équipement du ménage, voire… conserves), poussant à la hausse les prix, et entamant une spirale inflationniste dont personne ne peut dire à quelle niveau elle s’arrêtera.

Voilà pourquoi l’Angleterre a mis en œuvre un plan d’austérité majeur, voilà pourquoi les USA jouent la crédibilité du dollar sur leur capacité à réduire effectivement leurs déficits dans des proportions drastiques – et on n’en prend pas le chemin. Voilà pourquoi le Japon devrait lui aussi annoncer des mesures d’austérité dans les mois à venir.

L’Euro ou la « tragédie du bien commun »

Or, l’Europe n’aura pas, en cas de rachat direct de dettes souveraines par la BCE, le bénéfice du doute sur la nature de ces rachats. Ils ne seront pas perçus comme une aide à la liquidité du marché obligataire, mais comme un signe de reconnaissance de l’insolvabilité de certains grands États européens.

Les programmes actuels de rachats par la BCE de dettes de PIIGS sur le marché secondaires (200 milliards tout de même, mais cela reste encore assez limité), n’ont rien à voir avec une telle monétisation directe : ils suivent le même principe que ceux opérés par la banque du Japon, et jusqu’ici, les titres rachetés par ce biais ont toujours pu être à nouveau retransférés à des investisseurs privés avant échéance. Tant que les investisseurs seront persuadés que les opérations de la BCE obéiront à ce principe et ne changeront pas d’échelle, il n’y aura pas grand chose à craindre. Mais peut on compter sur une gestion sérieuse de l’Euro par la BCE ad vitam aeternam ?

Car là où on suppose que la FED, la BOJ, ou la BOE seront sérieuses avec leurs monnaies, les investisseurs douteront de la volonté des Italiens ou des Français, ou des Grecs, à se montrer dignes de confiance avec la monnaie des Allemands et des Néerlandais. Avec à leur disposition un outil, la monétisation directe, qui leur offrirait un aléa moral majeur, les États souverains les plus dispendieux n’auraient aucune incitation forte à remettre de l’ordre dans leurs finances publiques. Par conséquent, les vertueux Allemands ne pouvant, comme je l’ai déjà dit, envoyer les chars dans les rues d’Athènes pour empêcher les Grecs et autres passagers clandestins de la monnaie unique de détruire la valeur de leur devise, n’auront d’autre choix que de quitter d’urgence la monnaie unique.

Et dans ce cas, les investisseurs vendront à la désespérée non seulement leurs titres souverains promis à être payés en monnaie de singe, mais aussi, lorsqu’ils le pourront, leurs créances à taux fixes et à moyen et long terme, vouées à perdre leur valeur. Et dans ce cas, ils provoqueront le mouvement haussier décrit au paragraphe précédent : tout instrument financier à rémunération fixe devra être converti d’urgence en biens d’équipement ou en actifs tangibles, provoquant une forte ruée inflationniste.

Une zone euro dotée d’un mécanisme de mutualisation des dettes serait comme une pâture où tout le monde pourrait venir faire brouter son troupeau gratuitement mais dont personne ne se sentirait responsable. Elle subirait ainsi ce que l’on appelle la « tragédie des biens communs », dont chacun essaie d’extraire un maximum de valeur pour soi avant le passage des autres.

L’intégration budgétaire européenne : un leurre

Certains nous disent : « Mais alors, créons une Europe fiscalement intégrée, convertissons les dettes souveraines locales en dette européenne, adoptons une règle d’or budgétaire pour tous les États membres, et nous pourrons, par analogie avec les USA, demander à la BCE de jouer le rôle de la FED et d’injecter de la liquidité pour passer le mauvais moment actuel, sachant que la reprise, qui viendra bien un jour, nous permettra de stériliser les surplus monétaires mis en service dans les moments difficiles ». Yaka, Fokon…

Désolé, mais les investisseurs ne goberaient pas un tel tour de passe-passe, car l’analogie ne tient pas.

Aux USA, les États fédérés ne peuvent pas présenter un budget en déficit, du moins théoriquement, et en tout cas, les moyens de tricher avec cette règle sont très limités**. Et la justice fédérale peut faire acte de rétorsion contre un pouvoir local qui se situerait trop en marge de la loi.

** Les parlementaires US peuvent voter des subventions fédérales aux grands projets locaux. Mais sauf fraude caractérisée, ces subventions ne peuvent pas servir à financer des déficits courants. Pas encore.

Aussi tous les États et de nombreuses villes, au bord de la faillite principalement parce que les régimes de pensions de leurs fonctionnaires sont très gravement sous-provisionnés, et aussi parce qu’ils ont lancé des programmes de dépenses trop ambitieux quand les taxes calculées sur la valeur d’un immobilier bullaire tombaient à plein régime, doivent-ils adopter à l’heure actuelle des plans d’austérité qui n’ont rien à envier à ceux de la Grèce ou de l’Irlande. Et l’État Fédéral s’est bien gardé de toute annonce de « bailout » des collectivités. Pas question de déclencher un effet « passager clandestin » qui décrédibiliserait le dollar : à ce jour, l’État fédéral n’est pas solidaire des dettes locales, point final. En outre, aux USA, le budget fédéral représente environ 20-22% du PIB, et celui des collectivités locales un peu plus de 12%. Ces ordres de grandeur rendent encore possible des ajustements d’urgence…

Europe fiscale, une crédibilité égale à zéro

Dans une Europe « intégrée » fiscalement, les « collectivités locales », à savoir les États actuellement souverains, auraient un poids de l’ordre de 40 à 50% du PIB, et l’Europe, qui ne pourrait guère prétendre à plus de 5% du gâteau, sauf transferts de souveraineté politiquement inimaginables, serait supposée être solidaire des gabegies locales, et n’aurait aucun moyen réellement efficace de faire respecter les règles d’or qui ne seraient que de papier ! Comment des investisseurs rationnels pourraient-ils accorder la moindre confiance à l’Europe dans de telles conditions ?

Aux USA, une très large intégration politique a été rendue possible à la fois par l’histoire du pays, et par le fait que l’on est américain avant d’être texan ou floridien, changer d’État de résidence ne vous fait que marginalement changer de culture ou de système juridique, et un soldat du Kansas est prêt à mourir pour défendre la liberté d’un fermier de l’Idaho. Rien de tel en Europe. Un Allemand ne se sent pas solidaire du malheur des grecs, les politiciens français se fichent comme d’une guigne de l’intérêt des lituaniens…

Ainsi par exemple, l’opposition polonaise a fait savoir au premier ministre Donald Tusk que la participation de la Pologne au dernier plan de sauvetage de la zone euro, via le FMI, à hauteur d’un tiers de son budget annuel, lui vaudrait une sévère campagne de la part de l’opposition. Ces réactions vont se multiplier dans les semaines à venir, et rendront caducs les rêves du couple Merkel-Sarkozy.

Les consciences nationales, les systèmes politiques, les constructions institutionnelles des États plus ou moins providence sont trop différentes pour envisager une Europe politique solidaire où chacun renoncerait à sa souveraineté pour le « bien commun ».

Conclusion : la monétisation n’est pas une option

Non, décidément, l’Europe ne trouvera pas de solution à sa crise dans la fuite en avant : la monétisation directe des dettes souveraines n’est pas économiquement viable, c’est une voie sans issue, et les allemands de la BCE (Weidmann, et avant lui Weber) ont eu parfaitement raison de s’y opposer.

http://www.contrepoints.org/2011/12/13/60201-eurozone-le-fantasme-de-la-monetisation-des-dettes-souveraines
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 13 Déc 2011, 18:18

Eurozone: le fantasme de la monétisation des dettes souveraines


L’Europe ne trouvera pas de solution à sa crise dans la fuite en avant : la monétisation directe des dettes souveraines n’est pas économiquement viable.

Partout dans la presse, de prétendus économistes, des politiciens, des managers de fonds d’investissements, réclament une monétisation des dettes souveraines par la BCE, par le biais d’achats directs d’obligations d’État sur le marché « primaire », c’est-à-dire à l’émission de ces obligations. Le pilonnage médiatique est incessant, aussi un de mes correspondants, de parfaite bonne foi mais perplexe face à l’apparent consensus « pro-monétisation », me demande : « Au fond, pourquoi dites-vous que l’achat direct de dettes européennes par la BCE serait inflationniste, alors que le Quantitative Easing pratiqué par la FED, la Banque du Japon, ou la Banque centrale anglaise, n’ont pas eu un tel effet ? »

« Où elle est, l’inflation » ?

C’est effectivement une excellente question. La réponse comporte plusieurs volets :

- Tout d’abord, la « monétisation » pratiquée par la banque du Japon est très limitée en volume (cf. mon précédent article sur le sujet), et surtout, ne concerne que des rachats de dettes dont une bonne partie de la maturité a déjà été échue. La BOJ remet juste un peu de « liquidité » dans le système pour faire baisser le taux de la dette souveraine de l’empire (abyssale, 200% du PIB) lorsqu’elle sent une légère tension.

- La banque d’Angleterre pratique de la même façon, mais sur une échelle plus large. Les derniers chiffres de l’inflation (+5%) témoignent de ce que le Royaume Uni se rapproche d’une zone dangereuse. Cependant, aujourd’hui, les investisseurs ne paniquent pas.

Ces monétisations ont pour objectif affiché de résoudre des problèmes de « liquidité » sur le marché de la dette, et pour l’instant, les investisseurs pensent que la stérilisation* de la monnaie émise aura lieu, c’est-à-dire qu’à un moment donné, « lorsque l’économie repartira », les États rembourseront les banques centrales, et que celles-ci n’auront pas besoin de recréer la monnaie qu’ils ont émise pour permettre le remboursement de la dette, les agents privés prenant le relais. Je pense qu’à moyen terme, ils se trompent, mais passons.

* Le terme me parait impropre mais est utilisé par la finansphère anglo-saxonne.

- La FED émet des dollars, et le dollar reste la principale monnaie de réserve du commerce mondial. Aussi les injections de dollars effectuées par la FED sont-elles progressivement diluées dans une « base commerciale » très supérieure à celle que représenterait les USA à eux seuls. Il est donc probable que les injections monétaires de la FED augmentent non seulement le prix des obligations américaines (dont le taux baisse) mais empêche le prix de nombreuses commodities (pétrole, gaz, cuivre, etc.) de s’ajuster à la baisse autant que la baisse des échanges internationaux ne l’aurait laisser supposer. Mais à ce stade, les investisseurs ne sont pas alarmés. Ou du moins pas encore, mais là aussi, je ne parierais pas sur la perpétuité de cette confiance relative…

Le problème d’une monétisation : liquidité ou solvabilité ?

Tant que les investisseurs seront persuadés que le Japon, les USA, et le Royaume uni traitent leur monnaie comme un bien à gérer sérieusement, malgré une certaine prise de risque liée à un passage économique difficile, ils espéreront qu’une reprise économique, doublée de plans de réduction des dépenses publiques, permettra de stériliser le surcroit de monnaie émise. Ils pensent que lorsque les titres de dettes qui ont été achetés avec cette monnaie viendront à échéance, le Roll Over pourra être assuré intégralement (ou quasi intégralement), par des agents économiques privés et leurs intermédiaires (banques, fonds de pension, etc.), ce qui évitera un emballement de la masse monétaire totale.

Bref, ils estiment que l’actuelle monétisation ne sert qu’à surmonter un problème passager de liquidité du marché de la dette.

Mais que les investisseurs soupçonnent que ces émissions de monnaie servent à couvrir un problème d’insolvabilité de grande ampleur, et leur attitude changera du tout au tout : ils se débarrasseront de leurs créances sur les États ainsi disgraciés, forçant soit leur faillite, soit, plus probablement, un changement d’échelle de la monétisation. Cela pourrait conduire les épargnants à se débarrasser de tout titre (créance publique ou privée) rémunéré à taux fixe, dont la valeur serait menacée, pour tenter de convertir ces avoirs promis à une rapide dépréciation en actifs tangibles (or, argent, parts d’entreprises très internationalisées, gisements de gaz, de pétrole, immobilier de qualité, etc.) mais aussi en biens de consommation fixes (équipement du ménage, voire… conserves), poussant à la hausse les prix, et entamant une spirale inflationniste dont personne ne peut dire à quelle niveau elle s’arrêtera.

Voilà pourquoi l’Angleterre a mis en œuvre un plan d’austérité majeur, voilà pourquoi les USA jouent la crédibilité du dollar sur leur capacité à réduire effectivement leurs déficits dans des proportions drastiques – et on n’en prend pas le chemin. Voilà pourquoi le Japon devrait lui aussi annoncer des mesures d’austérité dans les mois à venir.

L’Euro ou la « tragédie du bien commun »

Or, l’Europe n’aura pas, en cas de rachat direct de dettes souveraines par la BCE, le bénéfice du doute sur la nature de ces rachats. Ils ne seront pas perçus comme une aide à la liquidité du marché obligataire, mais comme un signe de reconnaissance de l’insolvabilité de certains grands États européens.

Les programmes actuels de rachats par la BCE de dettes de PIIGS sur le marché secondaires (200 milliards tout de même, mais cela reste encore assez limité), n’ont rien à voir avec une telle monétisation directe : ils suivent le même principe que ceux opérés par la banque du Japon, et jusqu’ici, les titres rachetés par ce biais ont toujours pu être à nouveau retransférés à des investisseurs privés avant échéance. Tant que les investisseurs seront persuadés que les opérations de la BCE obéiront à ce principe et ne changeront pas d’échelle, il n’y aura pas grand chose à craindre. Mais peut on compter sur une gestion sérieuse de l’Euro par la BCE ad vitam aeternam ?

Car là où on suppose que la FED, la BOJ, ou la BOE seront sérieuses avec leurs monnaies, les investisseurs douteront de la volonté des Italiens ou des Français, ou des Grecs, à se montrer dignes de confiance avec la monnaie des Allemands et des Néerlandais. Avec à leur disposition un outil, la monétisation directe, qui leur offrirait un aléa moral majeur, les États souverains les plus dispendieux n’auraient aucune incitation forte à remettre de l’ordre dans leurs finances publiques. Par conséquent, les vertueux Allemands ne pouvant, comme je l’ai déjà dit, envoyer les chars dans les rues d’Athènes pour empêcher les Grecs et autres passagers clandestins de la monnaie unique de détruire la valeur de leur devise, n’auront d’autre choix que de quitter d’urgence la monnaie unique.

Et dans ce cas, les investisseurs vendront à la désespérée non seulement leurs titres souverains promis à être payés en monnaie de singe, mais aussi, lorsqu’ils le pourront, leurs créances à taux fixes et à moyen et long terme, vouées à perdre leur valeur. Et dans ce cas, ils provoqueront le mouvement haussier décrit au paragraphe précédent : tout instrument financier à rémunération fixe devra être converti d’urgence en biens d’équipement ou en actifs tangibles, provoquant une forte ruée inflationniste.

Une zone euro dotée d’un mécanisme de mutualisation des dettes serait comme une pâture où tout le monde pourrait venir faire brouter son troupeau gratuitement mais dont personne ne se sentirait responsable. Elle subirait ainsi ce que l’on appelle la « tragédie des biens communs », dont chacun essaie d’extraire un maximum de valeur pour soi avant le passage des autres.

L’intégration budgétaire européenne : un leurre

Certains nous disent : « Mais alors, créons une Europe fiscalement intégrée, convertissons les dettes souveraines locales en dette européenne, adoptons une règle d’or budgétaire pour tous les États membres, et nous pourrons, par analogie avec les USA, demander à la BCE de jouer le rôle de la FED et d’injecter de la liquidité pour passer le mauvais moment actuel, sachant que la reprise, qui viendra bien un jour, nous permettra de stériliser les surplus monétaires mis en service dans les moments difficiles ». Yaka, Fokon…

Désolé, mais les investisseurs ne goberaient pas un tel tour de passe-passe, car l’analogie ne tient pas.

Aux USA, les États fédérés ne peuvent pas présenter un budget en déficit, du moins théoriquement, et en tout cas, les moyens de tricher avec cette règle sont très limités**. Et la justice fédérale peut faire acte de rétorsion contre un pouvoir local qui se situerait trop en marge de la loi.

** Les parlementaires US peuvent voter des subventions fédérales aux grands projets locaux. Mais sauf fraude caractérisée, ces subventions ne peuvent pas servir à financer des déficits courants. Pas encore.

Aussi tous les États et de nombreuses villes, au bord de la faillite principalement parce que les régimes de pensions de leurs fonctionnaires sont très gravement sous-provisionnés, et aussi parce qu’ils ont lancé des programmes de dépenses trop ambitieux quand les taxes calculées sur la valeur d’un immobilier bullaire tombaient à plein régime, doivent-ils adopter à l’heure actuelle des plans d’austérité qui n’ont rien à envier à ceux de la Grèce ou de l’Irlande. Et l’État Fédéral s’est bien gardé de toute annonce de « bailout » des collectivités. Pas question de déclencher un effet « passager clandestin » qui décrédibiliserait le dollar : à ce jour, l’État fédéral n’est pas solidaire des dettes locales, point final. En outre, aux USA, le budget fédéral représente environ 20-22% du PIB, et celui des collectivités locales un peu plus de 12%. Ces ordres de grandeur rendent encore possible des ajustements d’urgence…

Europe fiscale, une crédibilité égale à zéro

Dans une Europe « intégrée » fiscalement, les « collectivités locales », à savoir les États actuellement souverains, auraient un poids de l’ordre de 40 à 50% du PIB, et l’Europe, qui ne pourrait guère prétendre à plus de 5% du gâteau, sauf transferts de souveraineté politiquement inimaginables, serait supposée être solidaire des gabegies locales, et n’aurait aucun moyen réellement efficace de faire respecter les règles d’or qui ne seraient que de papier ! Comment des investisseurs rationnels pourraient-ils accorder la moindre confiance à l’Europe dans de telles conditions ?

Aux USA, une très large intégration politique a été rendue possible à la fois par l’histoire du pays, et par le fait que l’on est américain avant d’être texan ou floridien, changer d’État de résidence ne vous fait que marginalement changer de culture ou de système juridique, et un soldat du Kansas est prêt à mourir pour défendre la liberté d’un fermier de l’Idaho. Rien de tel en Europe. Un Allemand ne se sent pas solidaire du malheur des grecs, les politiciens français se fichent comme d’une guigne de l’intérêt des lituaniens…

Ainsi par exemple, l’opposition polonaise a fait savoir au premier ministre Donald Tusk que la participation de la Pologne au dernier plan de sauvetage de la zone euro, via le FMI, à hauteur d’un tiers de son budget annuel, lui vaudrait une sévère campagne de la part de l’opposition. Ces réactions vont se multiplier dans les semaines à venir, et rendront caducs les rêves du couple Merkel-Sarkozy.

Les consciences nationales, les systèmes politiques, les constructions institutionnelles des États plus ou moins providence sont trop différentes pour envisager une Europe politique solidaire où chacun renoncerait à sa souveraineté pour le « bien commun ».

Conclusion : la monétisation n’est pas une option

Non, décidément, l’Europe ne trouvera pas de solution à sa crise dans la fuite en avant : la monétisation directe des dettes souveraines n’est pas économiquement viable, c’est une voie sans issue, et les allemands de la BCE (Weidmann, et avant lui Weber) ont eu parfaitement raison de s’y opposer.

http://www.contrepoints.org/2011/12/13/60201-eurozone-le-fantasme-de-la-monetisation-des-dettes-souveraines
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joker911



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 13 Déc 2011, 18:44

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=biGkEptqR9I
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joker911



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Lun 19 Déc 2011, 13:31





L’ex-chef du FMI, Dominique Strauss-Kahn a effectué, lundi 19
décembre à Pékin, son retour à la vie publique dans un forum économique
au cours duquel il a comparé la zone euro à un “radeau sur le point de sombrer”,
en refusant de commenter ses propres déboires. Après plus de sept mois
de turbulences personnelles, DSK a choisi une conférence économique dans
la capitale chinoise pour retrouver son statut de spécialiste en
macro-économie, fort de son expérience à la tête du FMI.



Aux journalistes étrangers qui lui posaient des questions plus
personnelles, sur son actualité judiciaire, sur son état d’esprit ou sur
son choix de la Chine pour revenir sur le devant de la scène, il a
systématiquement opposé la même réponse :“aucun commentaire.”


Sur un ton docte d’expert au-dessus de la mêlée, il a distribué bons et mauvais points. “Nous
voyons les pays européens passer d’un plan (de sauvetage) à un autre,
d’un sommet de la dernière chance à un autre, toujours sans admettre les
pertes, toujours sans permettre une reprise de la croissance et
toujours en échouant à restaurer la confiance”
, a déclaré M. Strauss-Kahn.

UN EURO “TRÈS TRÈS VULNÉRABLE”

Invité par le groupe NetEase, l’un des géants de l’Internet en Chine,
DSK a prononcé un discours en anglais de quarante-cinq minutes, dans
lequel il a été très critique envers les mesures de sauvetage prises à
Bruxelles. Il s’est montré, par ailleurs, plutôt tendre avec ses hôtes
chinois. Il a ensuite répondu à des interrogations d’internautes
transmises par le biais d’un animateur du forum.

“Avec la récente tempête, le radeau semble ne plus être assez résistant, a-t-il affirmé en parlant de l’eurozone. Le
fait que l’euro soit encore au milieu de la rivière et que l’union
budgétaire ne soit pas réalisée le rend très très vulnérable, et le
radeau semble sur le point de sombrer. (…)
Je ne suis pas persuadé que (le président français) M. Sarkozy et (la chancelière allemande) Mme
Merkel se comprennent bien entre eux et c’est probablement une des
raisons pour lesquelles le système européen a des problèmes pour
avancer”
, a-t-il affirmé.

Il a estimé, en revanche, que le gouvernement chinois avait “particulièrement bien tiré son épingle du jeu” lors de la crise de 2008-2009.

http://www.lemonde.fr/
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 12 Jan 2012, 15:58


Entre "bonnes" et "mauvaises" dépenses, Marine Le Pen chiffre son projet





La candidate du FN à la présidentielle a présenté jeudi le chiffrage de son projet, opposant "bonne" et "mauvaise" dépense publique, et promettant de désendetter la France grâce à la sortie de l'euro et au protectionnisme national. Inventaire.

Pour son projet présidentiel, Marine Le Pen jongle avec les milliards. La candidate du FN à la présidentielle a présenté jeudi le chiffrage de son projet, opposant "bonne" et "mauvaise" dépense publique, et promettant de désendetter la France grâce à la sortie de l'euro et au protectionnisme national.



Au chapitre de la "bonne" dépense publique, Marine Le Pen a promis des budgets en hausse à horizon 2017 notamment pour la sécurité (+1,2 milliard d'euros), la justice (+8,5 mds d'euros) ou le pouvoir d'achat (+64,6 mds d'euros). Ainsi, elle a réaffirmé sa volonté d'augmenter de 200 euros net tous les salaires inférieurs à 1,4 fois le Smic (environ 1.500 euros net par mois), grâce à une exonération de charges sociales du même montant que l'Etat prendrait en charge. La mesure serait financée par une taxe de 3% "sur l'ensemble des biens et des services importés" en France, qui rapporterait 74 mds EUR. A noter que selon L'institut de l'entreprise, citée par Le Figaro, cette seule mesure coûterait 200 milliards d'euros aux finances publiques.

Au chapitre des économies sur la "mauvaise" dépense publique, une moindre contribution de la France au budget de l'Union européenne est censée rapporter 11,7 milliards d'euros à horizon 2017, le retour à la monnaie nationale 87,6 mds EUR, la lutte contre les fraudes sociales et fiscales 67,2 mds d'euros et l'immigration 40,8 mds EUR. Le total des gains grâce au protectionnisme atteindrait 115 mds d'euros. Sur le volet immigration, "l'expulsion systématique de tout clandestin" est censée rapporter 2,5 milliards d'euros sur cinq ans. La suppression des allocations familiales aux étrangers rapporterait pas moins de 18 mds EUR.

Marine Le Pen a fait valoir qu'elle avait un "projet complet, cohérent et fourni" face au "flou des autres" candidats, accusés d'entretenir "volontairement l'opacité". Alors que l'un de ses conseillers économiques, Thibaut de la Tocnaye, a parlé de "sortie de l'Europe de Bruxelles", elle a plutôt promis de "déconstruire" ce modèle européen à travers des "renégociations" des traités.

Pour résorber la dette de l'Etat français -environ 1.700 mds d'euros aujourd'hui-, le projet frontiste passe par le retour au franc et la possibilité pour la banque de France de créer de la monnaie à hauteur de 100 mds d'euros par an. Marine Le Pen a réfuté les risques d'inflation mis en avant par les économistes en cas de fonctionnement de "la planche à billets". De même, le projet ne prend pas en compte les éventuelles mesures de rétorsion que pourraient prendre d'autres pays contre une France protectionniste. "Mettre en place un protectionnisme intelligent est une mesure de rétorsion. Nous sommes les seuls à ne pas le faire", a répondu Mme Le Pen.

le 12 janvier 2012 à 15:31


http://lci.tf1.fr/politique/entre-bonnes-et-mauvaises-depenses-marine-le-pen-chiffre-son-6933823.html
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 12 Jan 2012, 16:14

Florian Philippot invite de LCP Info

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Sam 21 Jan 2012, 11:44

Marine Le Pen aux fonctionnaires :

« Confrontés comme tous les Français aux terribles difficultés que traverse notre pays, plus que les autres peut-être, vous percevez les causes de son affaissement. » affraid


drunken drunken I don't want that I don't want that I don't want that I don't want that I don't want that I don't want that I don't want that I don't want that I don't want that I don't want that I don't want that
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Lun 23 Jan 2012, 13:20

[quote]
Dromaeosaurus a écrit:
Marine Le Pen aux fonctionnaires :

« Confrontés comme tous les Français aux terribles difficultés que traverse notre pays, plus que les autres peut-être, vous percevez les causes de son affaissement. » affraid


Pourquoi affraid ?

C'est si ridicule de vouloir rendre à la fonction publique un prestige qu'elle a perdu?
Mlp ne propose pas comme d'autres d'embaucher à tour de bras par simple démagogie.

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Ray



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Lun 23 Jan 2012, 15:44

La fonction publique ne peut "avoir du prestige" que lorsque les gens ont de l'argent. Ce qui n'est plus le cas.

"Le socialisme (national-socialisme également) s'arrête lorsque l'argent des autres est épuisé."

Nous y sommes.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Lun 23 Jan 2012, 18:20

Vous savez combien coûte à la France la technocratie européenne?les péréquations,plans de sauvetage,organismes,institutions (européenne) coûtent une fortune et en plus de ça nous aliènent ! (+ une croissance la plus faible au monde)


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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Lun 23 Jan 2012, 20:00

Karl a écrit:
Pourquoi affraid ?

C'est si ridicule de vouloir rendre à la fonction publique un prestige qu'elle a perdu?
Mlp ne propose pas comme d'autres d'embaucher à tour de bras par simple démagogie.

Vous avez vraiment bien écouté la vidéo ? C'est hallucinant d'aveuglement, en fait de candidate anti-système, c'est la plus étatiste de tous les candidats, toujours plus d'état, toujours plus de système, elle brosse les fonctionnaires-privilégiés dans le sens du poil alors que le salut ne viendra que des entrepreneurs.

Bref un maternalisme insupportable, ni plus ni moins que du bolchevisme national. Idea
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 24 Jan 2012, 08:48

Citation :
Dromaeosaurus a écrit:
Karl a écrit:
Pourquoi affraid ?

C'est si ridicule de vouloir rendre à la fonction publique un prestige qu'elle a perdu?
Mlp ne propose pas comme d'autres d'embaucher à tour de bras par simple démagogie.

Vous avez vraiment bien écouté la vidéo ? C'est hallucinant d'aveuglement, en fait de candidate anti-système, c'est la plus étatiste de tous les candidats, toujours plus d'état, toujours plus de système, elle brosse les fonctionnaires-privilégiés dans le sens du poil alors que le salut ne viendra que des entrepreneurs.

Bref un maternalisme insupportable, ni plus ni moins que du bolchevisme national. Idea


MLP ne propose pas, encore une fois, d'embaucher à tour de bras... Mais de restaurer la fonction publique, de mieux la rétribuer (elle en a besoin), de lui donner de meilleures conditions de travail... Ce n'est pas plus d'état, mais un meilleur état.
Le plus d'état, vous l'aurez avec Hollande et Mélanchon, sûr. Avec Sarko, un peu moins d'état et moins bon, parce qu'il n'aura jamais le courage de s'attaquer aux féodalités locales nées de la décentralisation et aujourd'hui aux mains des socialistes pour un tjrs plus grand endettement intérieur et une fonction publique ^aussi pléthorique qu'inutile...
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 24 Jan 2012, 12:01

Karl a écrit:
Citation :
Dromaeosaurus a écrit:
Karl a écrit:
Pourquoi affraid ?

C'est si ridicule de vouloir rendre à la fonction publique un prestige qu'elle a perdu?
Mlp ne propose pas comme d'autres d'embaucher à tour de bras par simple démagogie.

Vous avez vraiment bien écouté la vidéo ? C'est hallucinant d'aveuglement, en fait de candidate anti-système, c'est la plus étatiste de tous les candidats, toujours plus d'état, toujours plus de système, elle brosse les fonctionnaires-privilégiés dans le sens du poil alors que le salut ne viendra que des entrepreneurs.

Bref un maternalisme insupportable, ni plus ni moins que du bolchevisme national. Idea


MLP ne propose pas, encore une fois, d'embaucher à tour de bras... Mais de restaurer la fonction publique, de mieux la rétribuer (elle en a besoin), de lui donner de meilleures conditions de travail... Ce n'est pas plus d'état, mais un meilleur état.
Le plus d'état, vous l'aurez avec Hollande et Mélanchon, sûr. Avec Sarko, un peu moins d'état et moins bon, parce qu'il n'aura jamais le courage de s'attaquer aux féodalités locales nées de la décentralisation et aujourd'hui aux mains des socialistes pour un tjrs plus grand endettement intérieur et une fonction publique ^aussi pléthorique qu'inutile...

cheers Thumright thumleft
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 24 Jan 2012, 12:08

Clair, net et précis. A méditer...

http://www.michaeljournal.org/ilenauf.htm
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 24 Jan 2012, 12:47

Si l’État francais était l’un de ses contribuables…

Publié le 11/10/2011

Les mises en perspective permettent de mieux saisir le délire de la dépense publique en France.

Par Aster, du site Sulfure et contre-culture

Si l’État français était l’un de ses contribuables il prendrait un crédit à la consommation à chaque fin de mois pour réussir à payer son accès internet, son alimentation et son loyer. Cette situation perdurerait depuis 40 ans. Chaque mois, son plus gros budget serait le remboursement de ses crédits.

Le problème de la dette c’est celui-là ; chaque année on creuse un peu plus le trou à l’aide d’un déficit de plusieurs milliards, et on ne creuse pas ce trou parce qu’on investit. Si l’investissement en était la cause ce ne serait pas un problème si important, car pour commencer à rembourser la dette, il suffirait que notre contribuable cesse de placer en bourse ou d’acheter de l’immobilier. Le problème c’est que dans son état actuel, si notre contribuable-État veut arrêter d’emprunter il faut qu’il arrête de manger.

Les espoirs sur la dette ?

La croissance : que notre contribuable arrive à avoir une augmentation salariale sans rien consommer de plus.

L’inflation à travers l’impression monétaire : que notre contribuable se mette discrètement dans sa cave à imprimer des petits billets, environ l’équivalent de son salaire annuel, pour satisfaire ses créanciers.

Dans la réalité ?

L’hypothèse de croissance signifierait que la France devrait viser la croissance chinoise. Ça signifierait un léger changement de paradigme par rapport à la situation actuelle ; comme au gouvernement et ailleurs on n’envisage la croissance que comme le fruit d’un plan quinquennal vertueux, on proposerait donc de tripler le problème de la dette avant de le résoudre (oui c’pas facile à saisir conceptuellement).

La création monétaire, ça revient globalement à léser les créanciers : ils n’aiment pas trop. Si la quantité monétaire augmente pour une même quantité de biens, le prix des biens augmentent. Si votre baguette coute 3€, c’est moins drôle de revoir les 20€ que vous avancez à votre voisin à l’époque où la baguette coutait 0,80€.

Hypothèse non-envisagée

Si notre contribuable regarde un petit peu son style de vie, il peut s’apercevoir qu’il s’achète des sous-vêtements Versace, qu’il donne tous les jours 2€ au clochard qui est au pied de l’immeuble où il travaille, qu’il achète 15 DVD par mois et que son alimentation foie gras/caviar laisse à désirer.

S’il pratique la méthode de l’administration française, il vous expliquera que le prix de ses slips ne représente que 3% du problème. Un peu plus tard, le sujet de l’alimentation viendra, certes c’est 10% des dépenses mais ça en impose autour de lui. Quand on parlera du sujet des DVDs, il s’étendra sur l’importance de son rayonnement culturel auprès des pecnots qui, comme lui, vivent au-dessus de leur moyens. Sur le point de la charité il sera intraitable, son statut d’être humain en dépend et lui interdit d’ignorer son prochain.

Notons que ce contribuable aurait la délicatesse, à la différence de l’État, de ne payer ces extravagances qu’avec son propre argent.

http://www.contrepoints.org/2011/10/11/50076-si-letat-francais-etait-lun-de-ses-contribuables

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 24 Jan 2012, 14:27

[quote="Philippe Fabry"]

Citation :
Notons que ce contribuable aurait la délicatesse, à la différence de l’État, de ne payer ces extravagances qu’avec son propre argent.

Rolling Eyes
Oui, dans la mesure où les banques y mettraient le holà... On se demande d'ailleurs bien pourquoi?
Le contribuable ne serait donc pas, comme l'état en est l'émanation, un ensemble abstrait d'entités concrètes, tout aussi pusillanime et irresponsable?
Ne lui arrive-t-il pas de se surendetter? de surconsommer? de vivre au-dessus de ses moyens en usant d'expédients divers et plus ou moins honnêtes?

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 24 Jan 2012, 15:26

[quote="Karl"]
Philippe Fabry a écrit:


Citation :
Notons que ce contribuable aurait la délicatesse, à la différence de l’État, de ne payer ces extravagances qu’avec son propre argent.

Rolling Eyes
Oui, dans la mesure où les banques y mettraient le holà... On se demande d'ailleurs bien pourquoi?
Le contribuable ne serait donc pas, comme l'état en est l'émanation, un ensemble abstrait d'entités concrètes, tout aussi pusillanime et irresponsable?
Ne lui arrive-t-il pas de se surendetter? de surconsommer? de vivre au-dessus de ses moyens en usant d'expédients divers et plus ou moins honnêtes?


Sans vouloir vous offenser, je pense que vous n'avez pas bien lu.

_________________
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« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 24 Jan 2012, 17:11

Piqûre de rappel...

Citation

Colbert: Pour trouver de l'argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m'explique comment on s'y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou

Mazarin: Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l'État, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l'État en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les États font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d'autres.

Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c’est impossible.

Colbert: Alors, les riches ?

Mazarin: Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin: Colbert, tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d'un malade) ! il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches Des Français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant d'être pauvres ! c'est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser c'est un réservoir inépuisable.

Extrait du "Diable Rouge" - C'était il y a 4 siècles !
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 25 Jan 2012, 19:37

Citation :
Colbert: Alors, les riches ?

Mazarin: Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres

Même les riches qui ne dépensent pas un rond font vivre des centaines de gens. Idea
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ptrem



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 27 Jan 2012, 18:39

La cause de la crise de 2008 jusqu'à aujourd'hui
Le surendettement; pas l'euro.
Voici un lien:


http://www.libertepolitique.com/L-information/La-Parole-a/Le-blog-de-Francois-de-Lacoste-Lareymondie/Faut-il-sortir-de-l-Euro
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 27 Jan 2012, 19:19

Dromaeosaurus a écrit:
Citation :
Colbert: Alors, les riches ?

Mazarin: Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres

Même les riches qui ne dépensent pas un rond font vivre des centaines de gens. Idea

Mr. Green Mr. Green Mr. Green
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Sam 28 Jan 2012, 10:40

Loup Ecossais a écrit:
Dromaeosaurus a écrit:
Citation :
Colbert: Alors, les riches ?

Mazarin: Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres

Même les riches qui ne dépensent pas un rond font vivre des centaines de gens. Idea

Mr. Green Mr. Green Mr. Green

Ce n'est pas drôle ; un riche est quelqu'un qui produit plus qu'il ne consomme. Quelqu'un qui consomme moins qu'il ne le pourrait, fait que des ressources sont non pas stérilisées, mais mises à la disposition d'autres personnes dans la société.

Comment cela se passe-t-il ? Il n'y a pas de viol des droits de propriété : la sous-consommation permet une baisse des prix des biens de consommation, une accumulation de capital, et une baisse du taux de l'intérêt qui rend possible davantage d'investissement, donc davantage de croissance économique.
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Sam 28 Jan 2012, 11:52

Il n'en demeure pas moins que tout le système est corrompu, d'ailleurs, l'économie mondiale repose sur la corruption. Il n'est pas besoin de sortir d'HEC pour savoir que, lorsque l'on a 100 euros, on ne peut pas en dépenser 200, que si vous endettez votre ménage au-delà de 33%, vous vous retrouvez en surendettement. C'est ce qu'on fait les Etats européens.
Non seulement le nombre de fonctionnaires est trop élevé dans tous les pays, mais on a ajouté une couche avec les députés européens, qui encaissent 300 € par jour, sans compter la piscine qui a coûté 9 millions d'euros, payée par les contribuables, pour que ces traine savates puissent se détendre...

L'Etat ploutocrate, ne sais plus comment s'en sortir, alors on nous abreuve journellement avec des envolées lyriques assenées par les idiots de service, économistes, directeurs d'observatoires fantômes et autres politologues, aussi incompétents que menteurs, grassement payés avec l'argent des contribuables, pour nous expliquer qu'il va falloir se serrer la ceinture. Tous ces discours, y compris le votre, sont d'une bêtise étonnamment achevée...
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Lun 30 Jan 2012, 12:40

http://www.dailymotion.com/video/xo1gkm_table-ronde-idees-nation-avec-marine-le-pen-comment-surmonter-la-crise_news
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Ray



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Lun 30 Jan 2012, 14:31

Loup Ecossais a écrit:
Il n'en demeure pas moins que tout le système est corrompu, d'ailleurs, l'économie mondiale repose sur la corruption. Il n'est pas besoin de sortir d'HEC pour savoir que, lorsque l'on a 100 euros, on ne peut pas en dépenser 200, que si vous endettez votre ménage au-delà de 33%, vous vous retrouvez en surendettement. C'est ce qu'on fait les Etats européens.
Non seulement le nombre de fonctionnaires est trop élevé dans tous les pays, mais on a ajouté une couche avec les députés européens, qui encaissent 300 € par jour, sans compter la piscine qui a coûté 9 millions d'euros, payée par les contribuables, pour que ces traine savates puissent se détendre...

L'Etat ploutocrate, ne sais plus comment s'en sortir, alors on nous abreuve journellement avec des envolées lyriques assenées par les idiots de service, économistes, directeurs d'observatoires fantômes et autres politologues, aussi incompétents que menteurs, grassement payés avec l'argent des contribuables, pour nous expliquer qu'il va falloir se serrer la ceinture. Tous ces discours, y compris le votre, sont d'une bêtise étonnamment achevée...
D'accord avec tout.
Sauf sur le terme corruption. Pour moi c'est plus simplement de l'irresponsabilité à visées électoralistes.
(Je ne dis pas qu'il y a pas corruption au sein de cette république bien sûr. Il n'y a qu'à voir le rapport Perruchot enterré.)
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 22 Juin 2012, 17:19

Berlusconi fossoyeur de l'euro ?
Le Point.fr - Publié le 21/06/2012 à 14:13

Le Cavaliere pourrait prendre la tête d'une coalition faisant campagne pour l'abandon de l'euro par l'Italie.



"On criera au scandale, mais aujourd'hui, l'hypothèse de l'abandon de l'euro par l'Italie n'est pas un blasphème ". C'est Silvio Berlusconi qui a jeté mercredi ce pavé dans la mare de la crise européenne. Ce n'est pas la première fois que l'homme qui présidait aux destinées de la péninsule jusqu'au 16 novembre dernier prend ses distances de l'euro. Le 1er juin, le Cavaliere avait écrit sur sa page Facebook : "Si Angela Merkel refuse que la BCE fasse marcher la planche à billets, on devrait avoir le courage de dire ciao et d'abandonner l'euro tout en restant dans l'Union. Ou alors c'est l'Allemagne qui devrait quitter la zone euro."

Un scénario qui donne des sueurs froides aux économistes. La sortie de l'Italie de l'euro serait immédiatement suivie d'une dévaluation de 20 à 40 % de la "nouvelle lire". Si l'exportation en bénéficierait, le coût de la facture énergétique et du financement de la dette exploserait, l'inflation s'emballerait. Mais le Cavaliere persiste et signe. Il organisera le 15 juillet prochain un séminaire auquel il a annoncé la participation de "plusieurs Prix Nobel d'économie".

Ultimatum

Berlusconi n'a jamais été un ardent défenseur de l'euro. En 1996, il a milité contre l'adhésion de l'Italie à la monnaie commune et contre la "taxe européenne" instaurée par Romano Prodi afin de permettre à la péninsule de rentrer dans le club de l'euro. Durant son dernier mandat, entre 2008 et 2011, il a régulièrement accusé l'euro d'être responsable de la faible croissance de l'Italie, car il empêchait de recourir à la dévaluation.

Et qu'on ne s'y trompe pas : les propos de Berlusconi ne sont pas les divagations d'un leader rangé des affaires qui occupe son temps à écrire ses mémoires. Le gouvernement Monti dépend, en effet, au Parlement des voix des élus du Peuple de la liberté (PDL), formation de Berlusconi. Or la crise économique et financière provoque un mécontentement général et les électeurs du PDL ne comprennent pas que leur parti soutienne le gouvernement Monti. Non seulement ce dernier a, de leur point de vue, usurpé le pouvoir, mais sa politique d'austérité saigne les ménages italiens. Résultat : les intentions de vote en faveur du PDL ont chuté de 35 % en 2009 à 17 % aujourd'hui. Le parti de Berlusconi est désormais la troisième formation du pays, derrière le Mouvement à 5 étoiles (M5S) du comique Beppe Grillo !

Silvio Berlusconi doit stopper cette hémorragie. Il a donc fixé un ultimatum à Mario Monti : si, au sommet de Bruxelles des 28 et 29 juin, Angela Merkel n'assouplit pas la politique financière européenne, il fera tomber le gouvernement en vue d'élections anticipées à l'automne. Et il prendrait alors la tête d'une coalition qui fera campagne pour l'abandon de l'euro.

http://www.lepoint.fr/economie/berlusconi-fossoyeur-de-l-euro-21-06-2012-1476108_28.php
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celtica



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MessageSujet: supprimer le    Ven 29 Juin 2012, 20:50

supprimer le fN nous sortirait il du facisme ?????
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Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)
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