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 Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)

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SJA



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 02 Nov 2011, 18:30

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Ce n'est pas du mépris pour les peuples. C'est juste que les peuples n'ont pas tous les droits ! Ils n'ont pas plus le droit de voler et mettre en danger la vie d'autrui que n'importe quel individu.
Les Grecs ont été malhonnêtes (peu importe que ce soient leurs dirigeants, les Grecs en ont profité, en droit pénal cela s'appelle du recel-profit) donc maintenant ils doivent payer ; d'autant plus qu'on est déjà bien gentil avec eux : nos banques viennent de leur faire un cadeau de 100 Mds d'euros, et eux nous crachent à la gueule.

"ils n'ont pas tous les droits" vous dites ? même pas le droit à un référendum sur une question aussi cruciale?

Non. L'Etat grec a contracté des obligations, les dénoncer est malhonnête, et d'autant plus malhonnête que toute l'Europe met beaucoup de bonne volonté pour aider ces gens.


Je vous signale que le référendum est la plus haute expression de démocratie directe,jolie clin d'Oeil de la Grèce berceau de la démocratie...

Vous mélangez tout.

Pour un démocrate vous faites fort cher Philippe...

Je suis un démocrate responsable, et surtout je pense que le droit prime : il ne suffit pas d'un vote pour décider que les gens à qui on a emprunté n'ont qu'à aller se faire voir. C'est illégitime.

Cher Philippe,

Le peuple grec, comme nous tous, est libre.

S'il décide de quitter l'euro, il en subira les conséquences.

Il n'y a pas de souveraineté internationale. D'un point de vue juridique, le peuple grec n'est pas moins souverain que le peuple français.


Par ailleurs, lorsque les Français ont voté pour Maastrich, ils savaient qu'aucune procédure de sortie n'était envisagée.

Cette situation est le fruit de traités européens valablement ratifiés. Pourquoi s'en prendre aux grecs ?

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 02 Nov 2011, 18:36

SJA a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Ce n'est pas du mépris pour les peuples. C'est juste que les peuples n'ont pas tous les droits ! Ils n'ont pas plus le droit de voler et mettre en danger la vie d'autrui que n'importe quel individu.
Les Grecs ont été malhonnêtes (peu importe que ce soient leurs dirigeants, les Grecs en ont profité, en droit pénal cela s'appelle du recel-profit) donc maintenant ils doivent payer ; d'autant plus qu'on est déjà bien gentil avec eux : nos banques viennent de leur faire un cadeau de 100 Mds d'euros, et eux nous crachent à la gueule.

"ils n'ont pas tous les droits" vous dites ? même pas le droit à un référendum sur une question aussi cruciale?

Non. L'Etat grec a contracté des obligations, les dénoncer est malhonnête, et d'autant plus malhonnête que toute l'Europe met beaucoup de bonne volonté pour aider ces gens.


Je vous signale que le référendum est la plus haute expression de démocratie directe,jolie clin d'Oeil de la Grèce berceau de la démocratie...

Vous mélangez tout.

Pour un démocrate vous faites fort cher Philippe...

Je suis un démocrate responsable, et surtout je pense que le droit prime : il ne suffit pas d'un vote pour décider que les gens à qui on a emprunté n'ont qu'à aller se faire voir. C'est illégitime.

Cher Philippe,

Le peuple grec, comme nous tous, est libre.

S'il décide de quitter l'euro, il en subira les conséquences.

Il n'y a pas de souveraineté internationale. D'un point de vue juridique, le peuple grec n'est pas moins souverain que le peuple français.


Par ailleurs, lorsque les Français ont voté pour Maastrich, ils savaient qu'aucune procédure de sortie n'était envisagée.

Cette situation est le fruit de traités européens valablement ratifiés. Pourquoi s'en prendre aux grecs ?


Si l'article 50
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 02 Nov 2011, 18:41

[quote]
SJA a écrit:


Le peuple grec, comme nous tous, est libre.

S'il décide de quitter l'euro, il en subira les conséquences



Un peuple n'est pas libre puisque, pris par l'émotion, il est bête.


Citation :

Cette situation est le fruit de traités européens valablement ratifiés. Pourquoi s'en prendre aux grecs ?

Le malheurs des grecs vient des grecs : fraude, refus des réformes etc.

Il y a des fois où il faut savoir se regarder soi-même.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 02 Nov 2011, 18:49

[quote="Arnaud Dumouch"]
Citation :
SJA a écrit:


Le peuple grec, comme nous tous, est libre.

S'il décide de quitter l'euro, il en subira les conséquences



Un peuple n'est pas libre puisque, pris par l'émotion, il est bête.


Citation :

Cette situation est le fruit de traités européens valablement ratifiés. Pourquoi s'en prendre aux grecs ?

Le malheurs des grecs vient des grecs : fraude, refus des réformes etc.

Il y a des fois où il faut savoir se regarder soi-même.


Euh quel mépris Arnaud...ce peuple ringard et stupide...cher Arnaud nous ne vivons plus au moyen âge le peuple est instruit et l'émotion peut justement être un déclic utile et nécessaire dans ce cas de figure...il s'agit de sortir de la toute puissance bancaire à travers la vox populi .
P.S. c'est par l’émotion qu'on a construit l'union européenne suite à la deuxième guerre mondiale.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 02 Nov 2011, 18:55

ce peuple n'est pas plus ringard et stupide que le peuple français qui fait pareil et dépense depuis 25 ans plus qu'il ne gagne.

Il y a un moment où tout se paye.

Vous en doutez ?

_________________
Arnaud
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 02 Nov 2011, 19:01

Arnaud Dumouch a écrit:

Un peuple n'est pas libre puisque, pris par l'émotion, il est bête.

Il est libre parce qu'il est souverain. Ensuite que ses décisions soient guidée par l'émotion cela ne change rien au fait qu'il est libre.

Etre libre, c'est avoir le pouvoir de faire des choix idiots.


Citation :

Le malheurs des grecs vient des grecs : fraude, refus des réformes etc.

Il y a des fois où il faut savoir se regarder soi-même.

Oui mais cela n'enlève pas sa souveraineté au peuple grec.


Quant aux répercutions sur les autres pays de la zone euro. Ben on les a bien choisi les grecs. On a bien choisi la stabilité monnétaire qui au final ne profite qu'aux seuls allemands.
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SJA



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 02 Nov 2011, 19:04

Arnaud Dumouch a écrit:
ce peuple n'est pas plus ringard et stupide que le peuple français qui fait pareil et dépense depuis 25 ans plus qu'il ne gagne.

Il y a un moment où tout se paye.

Vous en doutez ?

Cher Alexis,

Il faut que sachiez qu'Arnaud a toujours dans sa cave quelques coupons d'emprunt russe.

Il attend avec impatience le jours où, puisque tout se paye, cet emprunt sera honoré. Mr.Red
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 02 Nov 2011, 19:23

SJA a écrit:


Il est libre parce qu'il est souverain.

Le pays dont le roi est un enfant !

_________________
Arnaud
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 02 Nov 2011, 19:58

SJA a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Ce n'est pas du mépris pour les peuples. C'est juste que les peuples n'ont pas tous les droits ! Ils n'ont pas plus le droit de voler et mettre en danger la vie d'autrui que n'importe quel individu.
Les Grecs ont été malhonnêtes (peu importe que ce soient leurs dirigeants, les Grecs en ont profité, en droit pénal cela s'appelle du recel-profit) donc maintenant ils doivent payer ; d'autant plus qu'on est déjà bien gentil avec eux : nos banques viennent de leur faire un cadeau de 100 Mds d'euros, et eux nous crachent à la gueule.

"ils n'ont pas tous les droits" vous dites ? même pas le droit à un référendum sur une question aussi cruciale?

Non. L'Etat grec a contracté des obligations, les dénoncer est malhonnête, et d'autant plus malhonnête que toute l'Europe met beaucoup de bonne volonté pour aider ces gens.


Je vous signale que le référendum est la plus haute expression de démocratie directe,jolie clin d'Oeil de la Grèce berceau de la démocratie...

Vous mélangez tout.

Pour un démocrate vous faites fort cher Philippe...

Je suis un démocrate responsable, et surtout je pense que le droit prime : il ne suffit pas d'un vote pour décider que les gens à qui on a emprunté n'ont qu'à aller se faire voir. C'est illégitime.

Cher Philippe,

Le peuple grec, comme nous tous, est libre.

S'il décide de quitter l'euro, il en subira les conséquences.


Mais pas seul, c'est ça le problème !

S'il s'agissait juste pour les Grecs de faire naufrage, libre à eux !
Mais il n'y a pas de raison que leur malhonnêteté, leur gabegie et leur paresse soit payée par les autres.

Christian Saint-Etienne notait tout à l'heure dans C dans l'air que les Portugais sont dans une situation aussi dure que les Grecs mais ils ne se plaignent pas et se serrent la ceinture, eux.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
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SJA



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 03 Nov 2011, 09:05

Arnaud Dumouch a écrit:
SJA a écrit:


Il est libre parce qu'il est souverain.

Le pays dont le roi est un enfant !

Vous pensez, comme Philippe, que le souverain devrait être un collège d'universitaires ? Mr. Green
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SJA



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 03 Nov 2011, 09:11

Philippe Fabry a écrit:
Mais pas seul, c'est ça le problème !

S'il s'agissait juste pour les Grecs de faire naufrage, libre à eux !
Mais il n'y a pas de raison que leur malhonnêteté, leur gabegie et leur paresse soit payée par les autres.


Nous avons choisi d'intégrer les grecs à l'euro que je sache.

Dans le vie, il faut éviter de se mairier avec la première venue.

Là, c'est pareil.

Maintenant que c'est fait, il faut accepter les grecs avec leurs travers de toujours.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 03 Nov 2011, 09:52

Philippe Fabry a écrit:
SJA a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:


"ils n'ont pas tous les droits" vous dites ? même pas le droit à un référendum sur une question aussi cruciale?

Non. L'Etat grec a contracté des obligations, les dénoncer est malhonnête, et d'autant plus malhonnête que toute l'Europe met beaucoup de bonne volonté pour aider ces gens.


Je vous signale que le référendum est la plus haute expression de démocratie directe,jolie clin d'Oeil de la Grèce berceau de la démocratie...

Vous mélangez tout.

Pour un démocrate vous faites fort cher Philippe...

Je suis un démocrate responsable, et surtout je pense que le droit prime : il ne suffit pas d'un vote pour décider que les gens à qui on a emprunté n'ont qu'à aller se faire voir. C'est illégitime.

Cher Philippe,

Le peuple grec, comme nous tous, est libre.

S'il décide de quitter l'euro, il en subira les conséquences.


Mais pas seul, c'est ça le problème !

S'il s'agissait juste pour les Grecs de faire naufrage, libre à eux !
Mais il n'y a pas de raison que leur malhonnêteté, leur gabegie et leur paresse soit payée par les autres.

Christian Saint-Etienne notait tout à l'heure dans C dans l'air que les Portugais sont dans une situation aussi dure que les Grecs mais ils ne se plaignent pas et se serrent la ceinture, eux.

non, si leur situation touche le reste ddes pays ce tout simplement que les autres pays sont presque dans la meme situation de dette voir dans une situation plus grave.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 03 Nov 2011, 10:08

SJA a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Mais pas seul, c'est ça le problème !

S'il s'agissait juste pour les Grecs de faire naufrage, libre à eux !
Mais il n'y a pas de raison que leur malhonnêteté, leur gabegie et leur paresse soit payée par les autres.


Nous avons choisi d'intégrer les grecs à l'euro que je sache.

Dans le vie, il faut éviter de se mairier avec la première venue.

Là, c'est pareil.

Maintenant que c'est fait, il faut accepter les grecs avec leurs travers de toujours.

Ok, donc SJA estime qu'aujourd'hui on doit juste s'aplatir bien comme il faut ?

_________________
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 03 Nov 2011, 10:57

Philippe Fabry a écrit:
SJA a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Mais pas seul, c'est ça le problème !

S'il s'agissait juste pour les Grecs de faire naufrage, libre à eux !
Mais il n'y a pas de raison que leur malhonnêteté, leur gabegie et leur paresse soit payée par les autres.


Nous avons choisi d'intégrer les grecs à l'euro que je sache.

Dans le vie, il faut éviter de se mairier avec la première venue.

Là, c'est pareil.

Maintenant que c'est fait, il faut accepter les grecs avec leurs travers de toujours.

Ok, donc SJA estime qu'aujourd'hui on doit juste s'aplatir bien comme il faut ?

S'applatir face à quoi ?

Comme on dit chez les huissiers: "on ne tond pas un oeuf".

La grêce ne peut rembourser l'argent que les banques française lui ont prété.

Si la Grêce décide de se mettre en faillite qu'y pouvons nous ?

A-t-on le droit de lui interdire ?


Et je me souviens qu'il n'y a pas si longtemps, vous souteniez, ici même, la procédure de rétablissement personnel.

Je vois que lorsque vous êtes créancier, votre avis change sur la question.


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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 03 Nov 2011, 11:09

SJA a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
SJA a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Mais pas seul, c'est ça le problème !

S'il s'agissait juste pour les Grecs de faire naufrage, libre à eux !
Mais il n'y a pas de raison que leur malhonnêteté, leur gabegie et leur paresse soit payée par les autres.


Nous avons choisi d'intégrer les grecs à l'euro que je sache.

Dans le vie, il faut éviter de se mairier avec la première venue.

Là, c'est pareil.

Maintenant que c'est fait, il faut accepter les grecs avec leurs travers de toujours.

Ok, donc SJA estime qu'aujourd'hui on doit juste s'aplatir bien comme il faut ?

S'applatir face à quoi ?

Comme on dit chez les huissiers: "on ne tond pas un oeuf".

La grêce ne peut rembourser l'argent que les banques française lui ont prété.

Si la Grêce décide de se mettre en faillite qu'y pouvons nous ?

A-t-on le droit de lui interdire ?


Et je me souviens qu'il n'y a pas si longtemps, vous souteniez, ici même, la procédure de rétablissement personnel.

Je vois que lorsque vous êtes créancier, votre avis change sur la question.



Non, pas du tout.
Ce que je défendais c'était l'idée d'appliquer une forme de procédure collective aux particuliers, et ce dans l'intérêt des créanciers, précisément, afin que la plus grande partie possible de leur créance soit sauvegardée. Je suis don totalement cohérent.

Or ici qu'avons-nous ? Un pays auquel les créanciers privés ont accepté de remettre 50% de sa dette, en contrepartie de quoi il sera aidé à se redresser pour honorer les 5% restants.
Et que fait ce pays ? Remercie-t-il ces créanciers (qui soit dit en passant sont de grosses banques, le "capital apatride" soupçonné de s'amuser à pressurer les états, qui fait un cadeau de 100Mds, je prie les anticapitalistes de le noter) de ce geste ?
Non, il relance l'idée de se tirer sans rien payer, ou en payant en monnaie de singe.
C'est-à-dire qu'un pays qui pourrait honorer une partie de ses engagements se réserve la possibilité de n'en rien faire.

Vous qui hurliez contre la possibilité pour les particuliers de se déclarer surrendettés pour échapper à leurs créanciers, pourquoi n'êtes-vous pas choqué ?

_________________
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 03 Nov 2011, 11:46

Philippe Fabry a écrit:
Non, pas du tout.
Ce que je défendais c'était l'idée d'appliquer une forme de procédure collective aux particuliers, et ce dans l'intérêt des créanciers, précisément, afin que la plus grande partie possible de leur créance soit sauvegardée. Je suis don totalement cohérent.

Or ici qu'avons-nous ? Un pays auquel les créanciers privés ont accepté de remettre 50% de sa dette, en contrepartie de quoi il sera aidé à se redresser pour honorer les 5% restants.
Et que fait ce pays ? Remercie-t-il ces créanciers (qui soit dit en passant sont de grosses banques, le "capital apatride" soupçonné de s'amuser à pressurer les états, qui fait un cadeau de 100Mds, je prie les anticapitalistes de le noter) de ce geste ?
Non, il relance l'idée de se tirer sans rien payer, ou en payant en monnaie de singe.
C'est-à-dire qu'un pays qui pourrait honorer une partie de ses engagements se réserve la possibilité de n'en rien faire.

Vous qui hurliez contre la possibilité pour les particuliers de se déclarer surrendettés pour échapper à leurs créanciers, pourquoi n'êtes-vous pas choqué ?

La différence entre les particuliers et les Etats relève du rapport d'allégeance.

Un particulier fait allégeance à l'Etat ainsi l'Etat peut lui imposé le respect de certaines règles morales nécessaire à la bonne marche de l'Etat.

L'Etat Grec n'a pas prété allégeance à l'Euroland. C'est tout le problème !

Au début du manifeste du parti communiste (ne partez pas, vous allez voir c'est interressant) Marx explique que les rapports d'allégeance prévalaient dans les relations humaines jusqu'à la fin du moyen age. Et pour lui, ce monde fait allégeances avec sa logique propre a disparu et un monde nouveau fait de rapport de production de matière est né.

Nous voyons avec le cas grec qu'on ne peut faire l'économie des rapports d'allégeance.

Résumer les rapports entre les individus et entre les Etats à des échanges biens est une impasse.

C'est rasurant seulement parce que ça se met en équation mais c'est une illusion.


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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 03 Nov 2011, 12:10

SJA a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
ce peuple n'est pas plus ringard et stupide que le peuple français qui fait pareil et dépense depuis 25 ans plus qu'il ne gagne.

Il y a un moment où tout se paye.

Vous en doutez ?

Cher Alexis,

Il faut que sachiez qu'Arnaud a toujours dans sa cave quelques coupons d'emprunt russe.

Il attend avec impatience le jours où, puisque tout se paye, cet emprunt sera honoré. Mr.Red

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 03 Nov 2011, 15:39

SJA a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Non, pas du tout.
Ce que je défendais c'était l'idée d'appliquer une forme de procédure collective aux particuliers, et ce dans l'intérêt des créanciers, précisément, afin que la plus grande partie possible de leur créance soit sauvegardée. Je suis don totalement cohérent.

Or ici qu'avons-nous ? Un pays auquel les créanciers privés ont accepté de remettre 50% de sa dette, en contrepartie de quoi il sera aidé à se redresser pour honorer les 5% restants.
Et que fait ce pays ? Remercie-t-il ces créanciers (qui soit dit en passant sont de grosses banques, le "capital apatride" soupçonné de s'amuser à pressurer les états, qui fait un cadeau de 100Mds, je prie les anticapitalistes de le noter) de ce geste ?
Non, il relance l'idée de se tirer sans rien payer, ou en payant en monnaie de singe.
C'est-à-dire qu'un pays qui pourrait honorer une partie de ses engagements se réserve la possibilité de n'en rien faire.

Vous qui hurliez contre la possibilité pour les particuliers de se déclarer surrendettés pour échapper à leurs créanciers, pourquoi n'êtes-vous pas choqué ?

La différence entre les particuliers et les Etats relève du rapport d'allégeance.

Un particulier fait allégeance à l'Etat ainsi l'Etat peut lui imposé le respect de certaines règles morales nécessaire à la bonne marche de l'Etat.

L'Etat Grec n'a pas prété allégeance à l'Euroland. C'est tout le problème !

Au début du manifeste du parti communiste (ne partez pas, vous allez voir c'est interressant) Marx explique que les rapports d'allégeance prévalaient dans les relations humaines jusqu'à la fin du moyen age. Et pour lui, ce monde fait allégeances avec sa logique propre a disparu et un monde nouveau fait de rapport de production de matière est né.

Nous voyons avec le cas grec qu'on ne peut faire l'économie des rapports d'allégeance.

Résumer les rapports entre les individus et entre les Etats à des échanges biens est une impasse.

C'est rasurant seulement parce que ça se met en équation mais c'est une illusion.



Oublieriez-vous, mon ami, qu'un pacte d'allégeance n'est pas autre chose qu'un rapport contractuel ? Depuis les clients des sénateurs romains jusqu'aux liens féodo-vassaliques, tout rapport d'allégeance consiste en obligations réciproque : subsistance contre soutien politique, protection contre nourriture...

Tout rapport d'obligations, tout contrat est une forme d'allégeance, qui ne peut être soldée que par accomplissement des obligations des parties.

La Grèce a fait allégeance à l'Europe en acceptant son argent pour payer ses dettes, les pays font allégeance aux marchés financiers en leur empruntant, et la puissance du co-contractant est d'autant plus grande que les obligations envers lui s'accumulent.

L'Etat grec est éminemment l'obligé de l'Euroland. Et s'il ne le reconnaît pas, il sera félon. Pourquoi parle-t-on de jeter la Grèce dehors, à votre avis ? Si Sarko et Merkel le pouvaient, depuis samedi, ils auraient accroché Papandréou à une claie et l'auraient promené dans les rues de Bruxelles !

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 03 Nov 2011, 15:49

Dans toute cette histoire de crise de l'Euro, ce que je constate c'est qu'on s'est fait .... par les Grecs ! Mr.Red
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SJA



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 03 Nov 2011, 16:50

Philippe Fabry a écrit:
Oublieriez-vous, mon ami, qu'un pacte d'allégeance n'est pas autre chose qu'un rapport contractuel ? Depuis les clients des sénateurs romains jusqu'aux liens féodo-vassaliques, tout rapport d'allégeance consiste en obligations réciproque : subsistance contre soutien politique, protection contre nourriture...

Tout rapport d'obligations, tout contrat est une forme d'allégeance, qui ne peut être soldée que par accomplissement des obligations des parties.

La Grèce a fait allégeance à l'Europe en acceptant son argent pour payer ses dettes, les pays font allégeance aux marchés financiers en leur empruntant, et la puissance du co-contractant est d'autant plus grande que les obligations envers lui s'accumulent.

L'Etat grec est éminemment l'obligé de l'Euroland. Et s'il ne le reconnaît pas, il sera félon. Pourquoi parle-t-on de jeter la Grèce dehors, à votre avis ? Si Sarko et Merkel le pouvaient, depuis samedi, ils auraient accroché Papandréou à une claie et l'auraient promené dans les rues de Bruxelles !

Dans la série Borgia, on a droit à quelques suplices moyenageux dont l'idée pourrait faire marcher droit Papandréou.

Celui où on attache les suppliciés la tête en bas, les jambes écartées et où on les coupe en deux au moyen d'une scie employée au niveau de l'entre jambe pourrait se révéler d'une redoutable efficassité.


Plus sérieusement, ce que vous dites est vrai mais n'est que trés imparfait dans le cadre européen. C'est pourquoi il y a tant de problème.
Si la grèce était engagée envers une structure supranationale et démocratiquement légitime les choses se passeraient mieux. Le problème est qu'elle subit en réalité les remontrances de deux autres Etats.

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 03 Nov 2011, 17:24

Conférence de presse de Marine Le Pen au National Press Club de Washington

Mesdames, Messieurs,

Je vous remercie de votre présence à cette conférence de presse exceptionnelle au cœur de la capitale des Etats-Unis d’Amérique, consacrée à la question de la crise mondiale, à la veille d’un nouveau sommet du G20, un énième sommet du G20, qui se tiendra en France, pour clore la présidence française.

Je souhaite aujourd’hui prendre un peu de hauteur en vous parlant du système économique mondial, qui me paraît totalement déréglé. Devenu fou, il produit dans les régions du monde les plus affaiblies, on pense bien sûr en premier à la zone euro plombée par une monnaie imbécile, ses pires effets. Il produit misère, chômage, désindustrialisation, explosion des inégalités, et partout, désespoir. Au désespoir succède parfois la colère, qui est salutaire si elle permet de changer les choses, mais qui peut tout aussi bien produire le chaos et le désordre si elle ne trouve aucune force pour l’orienter vers une alternative crédible.

Il n’est donc plus temps de parler, et sans cesse parler, de faire de la communication. Le G20 pour l’heure n’a servi à rien, je le regrette profondément. Il n’a servi qu’à tromper les peuples, mais rien de concret n’en est sorti.

A une époque cruciale pour l’avenir des nations, se réuniront donc demain une nouvelle fois à Cannes les dirigeants du G20 pour convenir de la stratégie à tenir dans cette désagrégation de l’économie réelle qui échappe à tout contrôle. Cette désagrégation qui frappe de plein fouet nos économies, et en particulier celles de la zone euro, que rien ne protège : ni frontières, ni monnaie digne de ce nom, ni vision stratégique d’Etat.

Au vu de l’efficacité des précédents sommets du G20 depuis 2008, sommets qui font mine de fustiger la spéculation financière et les rémunérations des banquiers tout en poursuivant leur plan ruineux de renflouement des banques insolvables au détriment des peuples de plus en plus surtaxés et désespérés, il y a beaucoup de raisons de craindre un nouvel échec, si les mêmes méthodes et les mêmes moyens sont utilisés face à cette crise monumentale.

Aucun des sujets abordés, et seulement abordés lors des derniers G20, n’a progressé d’un iota. On a beaucoup parlé, on se réunit, on palabre, et l’année qui s’achève aura été celle d’une présidence du G20 aussi inefficace qu’incapable. Ainsi, rien de concret sur le front des quelques sujets abordés mais pas traités : je pense aux faramineux bonus des traders, aux paradis fiscaux, à l’harmonisation comptable mondiale, au renforcement des fonds propres bancaires, à la taxation bancaire ou au contrôle des fonds spéculatifs. Les promesses des précédents G20 n’ont pas été tenus, il suffit de voir le montant des bonus des traders encore l’an dernier : 2 milliards d’euros dans mon pays la France, soit autant qu’avant la crise. Et ce phénomène est partout le même.

Pire, les racines de la crise et les solutions aux problèmes fondamentaux que nous traversons ne sont toujours pas évoquées :

- La réforme du Système Monétaire International (quel étalon monétaire, quelles places pour les Banques Centrales, quid du dollar ?). On s’interdit d’évoquer en particulier la question de l’euro, alors que cette monnaie, que beaucoup d’économistes avaient jugé avec raison, comme nous, non viables depuis le départ, est en train de produire ses pires effets : chômage, dette en explosion, et incapacité de sortir du marasme.

- La réforme du modèle du “libre échange” incontrôlé qui soumet nos pays à une concurrence déloyale synonyme de désindustrialisation. Je suis ici dans un pays qui sait se protéger quand nécessaire, et qui sait favoriser ses producteurs nationaux et ses PME, mais force est de constater que ce n’est pas le cas partout, et sûrement pas du continent d’où je viens, continent qui s’est enferré dans une idéologie dévastatrice, qui refuse toute protection, qui se jette sans réfléchir dans le grand bain de la mondialisation débridée.

En effet, sans changement radical du modèle économique ultralibéral mondialiste, une longue période d’instabilité globale de toutes natures verra le jour, pour au moins une décennie. Beaucoup l’annoncent, et j’en suis convaincue moi aussi. Nous en vivons bien sûr déjà les prémisses.

D’ailleurs, à l’heure même où je vous parle, même le Pape proteste contre les dérives du système économique actuel et sensibilise l’opinion publique pour obtenir un discernement approfondi des principes, des valeurs culturelles et morales qui sont à la base de la vie sociale en commun ».

Le Vatican met en garde contre « l’idolâtrie du marché » et « l’idéologie néo-libérale » selon laquelle les problèmes actuels seraient exclusivement d’ordre technique. Le Conseil pontifical pour la Justice et la Paix a déclaré : »Les gens à Wall Street doivent s’asseoir et réfléchir avec discernement pour savoir si leur gestion actuelle des finances mondiales sert les intérêts de l’humanité et l’intérêt général » ou encore « les économies mondiales devraient assumer une éthique de la solidarité entre pays pauvres et riches ».


Et que nous disent les « indignés de Wall Street », avec leurs mots et selon leurs propres traditions ? La même chose : ce même besoin de rebâtir un monde libéré du règne de l’argent-roi, de la finance et de la spéculation. La nécessité de parler aux vrais gens de leurs vrais problèmes. C’est mon ambition.

Pour ma part, je considère que le diagnostic du Saint Siège, de nombreux économistes et des mouvements qui tendent à définir une nouvelle vision de l’homme est le bon :

Ainsi ce jugement qui me paraît très juste :
« En matière économique et financière, les difficultés plus importantes proviennent de l’absence d’un ensemble efficace de structures capable de garantir, en plus d’un système de gouvernance, un système de gouvernement de l’économie et de la finance internationale. »

Le monde a besoin « d’un corpus minimum, partagé, de règles nécessaires à la gestion du marché financier mondial. »

Je le dis solennellement, ce G20 de Cannes doit être celui de la dernière chance pour éviter l’entrée dans un « scénario tragique », même si le bilan des précédents G20, et l’idéologie qui l’anime, ne me permettent pas d’être très optimiste sur ce point.

A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. Il est essentiel que les nations les plus influentes du monde décident ensemble de façonner un nouveau monde, de nouvelles règles du jeu qui permettront de sortir enfin du marasme actuel et dessiner un avenir meilleur, un véritable avenir pour nos peuples. Cet avenir meilleur passera notamment par de nouvelles règles du commerce international, où l’OMC et son libre-échange dogmatique ne feront plus la loi, par l’instauration d’une nouvelle monnaie internationale de référence à la place du Dollar et par le contrôle strict du système bancaire mondial.

C’est une exigence morale pour les chefs d’Etats mondiaux, une exigence qui devrait imprégner toute leur action au G20.

En qualité de candidate à la présidence de la République française, je me considère politiquement sur la même ligne que tous les acteurs internationaux qui rechercheront cette concorde mondiale tout en préservant les intérêts nationaux.
Aussi, dans le cadre d’une vision stratégique globale à moyen et long termes, je lance un appel aux dirigeants politiques présents aux G20 : tournez le dos au modèle destructeur de l’économie réelle et mettez en place ensemble un nouveau modèle socio-économique sans crises, un modèle qui garantisse la paix entre les nations et les peuples, un modèle qui se fera dans l’intérêt de ces vrais gens que j’évoquais tout à l’heure.

A ce titre, je propose 3 solutions essentielles pour stopper la crise systémique mondiale actuelle et orienter le monde vers une plus grande justice et une plus grande prospérité :

• La réintroduction d’un « étalon polymétallique » dans le Système Monétaire International comme étalon mondial de référence et d’échanges afin d’établir un « ordre monétaire libre » : cet étalon chassera toute possibilité de spéculation, et obligera l’économie financière à rester connectée avec l’économie réelle, celle qui fait tourner nos entreprises, crée des richesses, de l’innovation et de l’emploi. Halte à la spéculation monétaire, halte aux bulles financières qui emportent tout quand elles explosent, qui ruinent nos ouvriers, nos employés, nos salariés et nos retraités, qui créent des millions de chômeurs !

• La ratification de la « Charte de la Havane » (suspendue en 1951 par les Etats-Unis) modernisée par les nations signataires de 1948 et les nouveaux pays émergents entrants, pour un protectionnisme raisonné qui privilégie une coopération dans les échanges commerciaux entre nations par la fin du « libre-échange sauvage » (celui que prône l’OMC) . Une Organisation Internationale du Commerce fondée sur les principes sains de protection, d’intérêt des peuples et de soutien aux PME, aux petits face aux gros et aux cartels, doit prendre le relais d’une OMC à bout de souffle, à laquelle l’Union européenne se soumet d’ailleurs comme aucune autre zone du monde.

• L’application de la loi du «Glass Steagall Act », pour reprendre le nom de la célèbre loi américaine, au système bancaire de chaque nation. Au moment où la crise devient systémique, en Europe et dans le monde, il est d’une urgence absolue de rétablir par la loi la séparation entre les banques de dépôt qui servent l’économie et les ménages, d’une part, et les banques d’affaires, d’autre part. Les comptes des épargnants doivent être garantis, et protégés de l’ambiance sulfureuse des salles de marché, mais il n’y a pas de raison de continuer sans cesse à renflouer, avec l’argent de l’économie réelle et des contribuables, les banques qui ne produisent rien d’autre que des bulles spéculatives.

Ces solutions, qui font partie du projet que la France portera haut et fort dans le monde si je suis élue à sa tête en 2012, seront de nature à soutenir globalement :

- L’emploi : L’intégration du « plein emploi » est dans les objectifs principaux de la Charte de la Havane que je vous ai citée, que j’ai déjà mentionnée en France dans une conférence de presse en juin 2011, et que je vous incite à lire attentivement. C’est l’absence de protectionnisme, c’est la concurrence déloyale qu’on laisse prospérer, qui causent les pertes d’emplois. Et mon pays la France, le continent dont je viens, le savent peut-être mieux que n’importe quel autre pays du monde, parce que chez moi, chez nous, les principes fous de l’OMC et du libre-échange total sont appliqués avec une brutalité et un dogmatisme inouïs. La Charte de La Havane concilie le commerce international et l’emploi ; son article 1,qui en fixe l’objet, est particulièrement clair : « Atteindre les objectifs fixés par la Charte des Nations unies, particulièrement le relèvement des niveaux de vie, le plein emploi et les conditions de progrès et de développement ». L’OMC actuel n’a jamais eu comme objectif le plein emploi !

- Soutien aussi à l’industrie : l’autorisation des aides de l’État pour soutenir son industrie est un principe qui doit être légal, et non illégal comme aujourd’hui. L’article 13 de la Charte de la Havane indique que« les États membres reconnaissent que, pour faciliter l’établissement, le développement ou la reconstruction de certaines branches d’activité industrielle ou agricole, il peut être nécessaire de faire appel à une aide spéciale de l’État et que, dans certaines circonstances, l’octroi de cette aide sous la forme de mesures de protection est justifié. ». Encore une fois, mon pays et le continent d’où je viens, l’Europe, sont frappés par un dogmatisme terrible sur ce sujet, qui nous a déjà obligés à laisser mourir des pans entiers de notre industrie, comme le textile par exemple et demain l’automobile. Il faut changer ces règles absurdes dans le sens que j’ai défini.

Contrairement à une idée reçue, des mesures protectionnistes respectant scrupuleusement la Charte de La Havane, ne sont pas synonymes de relations conflictuelles entre Etats, bien au contraire. On voit bien que c’est la loi de la jungle actuelle qui réveille les tensions entre les peuples : la zone euro en sait quelque chose, où les dirigeants s’envoient les uns aux autres des noms d’oiseaux, parce que leur système est devenu fou.

Ni non plus créatrices d’une dynamique de repli du commerce international, aboutissant peu à peu à des formes d’autarcie. Ce n’est là que propagande destinée à protéger les intérêts des puissances d’argent qui n’ont intérêt à aucun changement de fond. Le contenu de la Charte de La Havane a été élaboré dans un esprit pacificateur (juste au sortir de la 2ème guerre mondiale) et montre même que le protectionnisme fonctionne justement pleinement quand il est universel.

Ce qu’il y a de radicalement nouveau dans la Charte de La Havane par rapport à la situation actuelle (celle de l’OMC), c’est la recherche permanente de l’équilibre de la balance des paiements (pas d’excédent, pas de déficit) comme principe général. La zone euro, en crise terrible aujourd’hui comme vous le savez, aurait été bien inspirée de se fixer cette règle. Les règles de ce nouveau commerce mondial, respectueux de l’intérêt des peuples et des bonnes relations entre les nations, sont remarquables d’humanisme et répondent, peut-être même sans le savoir, à une recherche d’optimisation écologique, de prise en compte du risque environnemental et de concorde mondiale !

Le pouvoir de la Charte de la Havane reste encore intact de nos jours, même si celle-ci nécessite bien sûr une modernisation, par l’intégration franche et explicite de la dimension écologique et environnementale notamment, visant à contrer tous les dumpings et à faire progresser notre planète vers un mieux-être.

La crise systémique mondiale est un drame, mais doit être analysée par des responsables politiques dignes de ce nom comme une occasion historique de briser le tabou du protectionnisme, de rétablir un « ordre monétaire libre » et de réguler vraiment le système bancaire.

Une fois ces solides fondations posées, celles qui permettront vraiment de changer les règles du jeu économique et financier mondial, un cercle vertueux s’ouvrira : les paradis fiscaux n’auront plus de raison d’exister, alors qu’ils prospèrent aujourd’hui, les bonus extravagants des traders s’évanouiront en même temps que les bulles spéculatives. Chaque nation sera libre de fixer des règles allant en ce sens plus vite, comme je compte le faire pour la France si je suis élue à la présidence de la République. Mais ces nations sauront qu’au niveau international les règles ont profondément changé.

Je vous remercie.

Marine Le Pen, Présidente du Front National, au National Press Club de Washington
3 novembre 2011
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 09 Nov 2011, 16:49

L'Allemagne réimprimerait des Marks, selon une ex-conseillère du Président Bush

09/11/2011

La nouvelle devrait faire l'effet d'une bombe si cela est avéré : l'Allemagne réimprimerait des Marks, selon les affirmations du Dr Pippa Malmgren sur son blog. L’Américaine Pippa Malmgren, 49 ans, n’est pas n’importe qui, experte du monde politique et économique, ancienne conseillère économique du Président américain Georges W. Bush, elle a une connaissance pointue de la Deutsche Bank. Que nous apprend-elle sur son blog ?Selon elle, les Allemands auraient annoncé qu’ils comptent réintroduire le Deutsche Mark sur les marchés. Ils ont déjà commandé la nouvelle monnaie et ont même demandé à leurs imprimeurs de se dépêcher. Le Vice-chancelier allemand, Philippe Roesler, a prononcé un discours en septembre dans lequel il dit qu’il n’y aura pas un sauvetage de plus d’un pays de la zone euro. Cette déclaration intervient alors que tout le monde sait qu’il faudra bientôt venir en aide à l’Italie et à l’Espagne. Cette déclaration est en totale cohérence avec la position du peuple Allemand qui selon un sondage récent est à 70 % opposé à transférer les richesses allemandes pour sauver les nations sur-endettées. L’Allemagne a annoncé également qu’elles soutiendra ou nationalisera une partie voire toutes ses banques pour les sauver mais seulement ses banques. Ceci augmente donc le risque d’un défaut de paiement des pays de la zone euro qui sont affaiblis. Ce qui a amené Pippa Malmgren à ce constat c’est la déclaration récente de Christine Lagarde à Jackson Hole qui a reconnu que l’Allemagne ne pourra faire un « chèque » de renflouement pour aider les membres de la zone euro. Elle a dit "quelqu'un doit faire un chèque ou bien nous allons avoir des défaillances bancaires historiques multiples". Dans l’assistance tout le monde a bien entendu qu’il n’y avait aucun chèque à venir. Pippa Malmgren ajoute qu’il y aurait bien une garantie, celle des réserves d’or mais ces réserves sont insuffisantes. L’autre solution est la remise de propriété de l’actif des nations industrielles ce qui revient à dire une nationalisation des industries par un pays et donc d’un gouvernement étranger. Il n’y a pas pour Pippa Malmgrem de véritables garanties significatives. Et même la Chine ne peut faire un chèque assez gros pour remplir le trou des dettes cumulées des pays de la zone euro. Donc l’Allemagne réimprime ses Deutsche Mark pour se prémunir de la disparition de l’euro, afin de rester souveraine… Qu’attend donc Nicolas Sarkozy pour réimprimer notre monnaie nationale, le franc, et sortir de ce système d’emprunt sur les marchés qui date de 1973 et qui nous a sur-endetté ? (Source Pippa Malmgren citée par nationspresse.info et http://www.moneynews.com )


http://www.observatoiredeleurope.com/notes/L-Allemagne-reimprimerait-des-Marks_b3419059.html
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 09 Nov 2011, 16:53

De grands économistes pour une sortie urgente du "piège mortel" de l'euro

Deux économistes américains parmi les plus respectés, le "Prix Nobel" d'économie Paul Krugman et Dani Rodrik, ainsi que le chroniqueur du Financial Times Gideon Rachman, viennent de conclure différents articles souhaitant la fin rapide de l'euro : "l'élite européenne, de toute son arrogance, a bloqué le continent en un système monétaire qui a recréé la rigidité du modèle d'excellence, et - tout comme le modèle d'excellence des années 30 - celui-ci s'est transformé en piège mortel (...) l'Europe se porterait sans doute mieux s'il s'écroulait plutôt aujourd'hui que demain." écrit Krugman dans un jugement sans appel.


http://www.observatoiredeleurope.com/De-grands-economistes-pour-une-sortie-urgente-du-piege-mortel-de-l-euro_a1655.html
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 09 Nov 2011, 16:57

Un forum franco-allemand d’économistes envisage les alternatives à l’euro

Un panel d’économistes de premier rang, français et allemands, a débattu pendant une journée de la crise de l’euro et de l’organisation monétaire qu’il convient de substituer à l’euro, dont l’éclatement est apparu inéluctable aux participants.





La fin de l'euro ne serait pas la fin de la coopération franco-allemande

Les silences de la presse officielle ne signifient pas nécessairement que les informations tues sont subversives. Il suffit quelles n’entrent pas dans les schémas habituels pour faire l’objet d’une censure, pas toujours consciente : ainsi une grève d’une semaine de la fonction publique allemande, il y a quelques années, avait été à peine évoquée en France tant elle heurtait le préjugé de la discipline allemande. La même en France aurait fait la une de la presse internationale.

Ce mois d’octobre, s’est produit à Lyon, dans la même discrétion, un événement extrêmement important pour l’avenir de l’euro et peut-être même de l’Europe.

Un panel d’économistes de premier rang, français et allemands, a débattu pendant une journée de la crise de l’euro et des moyens d’en sortir : plus exactement de l’organisation monétaire qu’il convient de substituer à l’euro, dont l’éclatement est apparu inéluctable aux participants.

Côté français, Jean-Pierre Vesperini, membre du Conseil d’analyse économique, Gérard Lafay, Gabriel Colletis, André Vianès .
Côté allemand , une délégation de haut niveau comprenant le Professeur Joachim Starbatty de l’Université de Tübingen, Wilhelm Nölling, doyen de l’Académie des sciences politiques de l’Université de Hambourg, ancien député ( SPD ) et membre du conseil de la Bundesbank et Bruno Bandulet, consultant indépendant et éditeur à Münich , ancien collaborateur du président du Land de Bavière (CSU). Comme on le voit, il ne s’agit pas d’extrémistes. Les deux premiers appartiennent au cercle qui a entrepris autour du juriste Karl Schachtschneider de contester les plans de soutien à la Grèce auprès du Tribunal constitutionnel de Karlsruhe.

Les débats ont mis en relief les contradictions internes de l’union monétaire européenne, dont les chances de succès, à supposer quelles aient jamais existé, ont été obérées au départ par la féroce déflation des coûts salariaux menée par le gouvernement Schroeder en Allemagne et par la politique de l’euro fort consécutive à l’arrivée de Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque centrale européenne en novembre 2003 : son prédécesseur Duisemberg avait eu soin au contraire de maintenir le cours de l’euro au plus bas et donc à portée des pays les plus vulnérables.

Parmi les solutions alternatives, les participants ont envisagé, sans en exclure aucun, différents scenarios, depuis le plus libéral : retour au monnaies nationales avec flottement généralisé, jusqu’aux plus structurés : monnaie commune, nouveau système monétaire européen de parités fixes et ajustables, sans oublier la possibilité d’une Europe multizone ( un euro du Nord et un euro du Sud, qui pose la question de ce que serait la place de la France.)

L’événement qui s’est produit à Lyon contrefit bien des idées reçues.

Contrairement à la doxa officielle qui tend à opposer aux Allemands, premiers de la classe, les Français mauvais élèves de l’euro , l’opposition à l’ euro est au moins aussi forte en Allemagne qu’en France, non seulement dans l’opinion mais aussi parmi les experts : les positons du Pr Hans Werner Sinn, président de l’IFO de Münich, le plus important institut de recherche économique allemand sont ainsi de plus en plus critiques vis-à-vis de la monnaie unique.

Mais face à cette division de l’opinion, le prisme politique a, des deux côtés du Rhin, le même effet déformant : l’opposition ouverte à l’euro est cantonnée aux partis extrémistes ( surtout l’extrême gauche en Allemagne) et à quelques personnalités atypiques du « mainstream » , les participants allemands (et naturellement français) au colloque de Lyon se rattachant à celles-ci. Mais dans les partis classiques, UMP et PS ici, CDU et SPD là, la pression de la pensée unique est au moins aussi forte en Allemagne qu’en France.

A l’encontre du stéréotype qui voudrait que les anti-euros ne soient que des franchouillards chauvins sans ouverture internationale, le forum de Lyon montre que ce sont eux au contraire qui font preuve d’une vraie capacité de dialogue européen : aussi curieux que cela paraisse, après cinquante ans d’une construction européenne marquée par le primat de l’économie, le monde des économistes français et celui des économistes allemands s’ignorent largement. Qu’une rencontre de ce type ait pu avoir lieu sous les auspices non point de la monnaie unique mais du souci de la dépasser n’est un paradoxe qu’en apparence.

Le forum de Lyon montre en même temps que la fin de l’euro, si elle se traduirait sans nul doute par un séisme financier de première magnitude, ne serait pas, pour l’Europe et en particulier pour la coopération franco-allemande, la catastrophe que l’on redoute. Que les participants à ce forum aient promis de se revoir pour étudier notamment comment pourrait s’opérer une sortie ordonnée de l’euro, est singulièrement prometteur pour cette coopération.

C’est pourquoi les eurocritiques allemands comptent beaucoup sur les Français : « L’Allemagne a provoqué d’immenses dégâts en 1914, elle a détruit l’Europe en 1940, elle ne peut se permettre la moindre initiative qui pourrait laisser penser qu’elle veut mettre à bas l’édifice européen actuel : c’est aux Français de prendre l’ initiative », dit un des participants allemands. « Si on regarde les chiffres de PIB, l’euro, c’est d’abord l’Allemagne et la France, les autres ne comptent guère, c’est à eux qu’il convient de prendre les choses en mains », dit un autre.

Il pourrait montrer que la fin de l’euro ne signifie pas nécessairement la fin d’une Europe fondée sur une étroite coopération franco-allemande. Pour tous ceux qui pensent que l’euro est non une protection mais un insupportable carcan, c’est un signe d’espoir.


Roland HUREAUX


http://www.observatoiredeleurope.com/Un-forum-franco-allemand-d-economistes-envisage-les-alternatives-a-l-euro_a1653.html
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SJA



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 09 Nov 2011, 19:19

Alexis232 a écrit:
L'Allemagne réimprimerait des Marks, selon une ex-conseillère du Président Bush

09/11/2011

La nouvelle devrait faire l'effet d'une bombe si cela est avéré : l'Allemagne réimprimerait des Marks, selon les affirmations du Dr Pippa Malmgren sur son blog. L’Américaine Pippa Malmgren, 49 ans, n’est pas n’importe qui, experte du monde politique et économique, ancienne conseillère économique du Président américain Georges W. Bush, elle a une connaissance pointue de la Deutsche Bank. Que nous apprend-elle sur son blog ?Selon elle, les Allemands auraient annoncé qu’ils comptent réintroduire le Deutsche Mark sur les marchés. Ils ont déjà commandé la nouvelle monnaie et ont même demandé à leurs imprimeurs de se dépêcher. Le Vice-chancelier allemand, Philippe Roesler, a prononcé un discours en septembre dans lequel il dit qu’il n’y aura pas un sauvetage de plus d’un pays de la zone euro. Cette déclaration intervient alors que tout le monde sait qu’il faudra bientôt venir en aide à l’Italie et à l’Espagne. Cette déclaration est en totale cohérence avec la position du peuple Allemand qui selon un sondage récent est à 70 % opposé à transférer les richesses allemandes pour sauver les nations sur-endettées. L’Allemagne a annoncé également qu’elles soutiendra ou nationalisera une partie voire toutes ses banques pour les sauver mais seulement ses banques. Ceci augmente donc le risque d’un défaut de paiement des pays de la zone euro qui sont affaiblis. Ce qui a amené Pippa Malmgren à ce constat c’est la déclaration récente de Christine Lagarde à Jackson Hole qui a reconnu que l’Allemagne ne pourra faire un « chèque » de renflouement pour aider les membres de la zone euro. Elle a dit "quelqu'un doit faire un chèque ou bien nous allons avoir des défaillances bancaires historiques multiples". Dans l’assistance tout le monde a bien entendu qu’il n’y avait aucun chèque à venir. Pippa Malmgren ajoute qu’il y aurait bien une garantie, celle des réserves d’or mais ces réserves sont insuffisantes. L’autre solution est la remise de propriété de l’actif des nations industrielles ce qui revient à dire une nationalisation des industries par un pays et donc d’un gouvernement étranger. Il n’y a pas pour Pippa Malmgrem de véritables garanties significatives. Et même la Chine ne peut faire un chèque assez gros pour remplir le trou des dettes cumulées des pays de la zone euro. Donc l’Allemagne réimprime ses Deutsche Mark pour se prémunir de la disparition de l’euro, afin de rester souveraine… Qu’attend donc Nicolas Sarkozy pour réimprimer notre monnaie nationale, le franc, et sortir de ce système d’emprunt sur les marchés qui date de 1973 et qui nous a sur-endetté ? (Source Pippa Malmgren citée par nationspresse.info et http://www.moneynews.com )


http://www.observatoiredeleurope.com/notes/L-Allemagne-reimprimerait-des-Marks_b3419059.html

Mais la Chine est un pays surendetté puisque ses actifs sont composés de bond US qui ne valent rien et de les américains comptent payer en monnaie de singe.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 09 Nov 2011, 21:39

SJA a écrit:

Mais la Chine est un pays surendetté puisque ses actifs sont composés de bond US qui ne valent rien et de les américains comptent payer en monnaie de singe.

Et un pays pauvre où encore un milliard d'individus vivent dans la misère et où il y aura, en 2030, un inactif pour un actif.

A ce moment-là, la Chine se cassera la gueule. Et encore plus vite si en plus les bons US ne valent plus rien.

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 09 Nov 2011, 23:26

SJA a écrit:
Alexis232 a écrit:
L'Allemagne réimprimerait des Marks, selon une ex-conseillère du Président Bush

09/11/2011

La nouvelle devrait faire l'effet d'une bombe si cela est avéré : l'Allemagne réimprimerait des Marks, selon les affirmations du Dr Pippa Malmgren sur son blog. L’Américaine Pippa Malmgren, 49 ans, n’est pas n’importe qui, experte du monde politique et économique, ancienne conseillère économique du Président américain Georges W. Bush, elle a une connaissance pointue de la Deutsche Bank. Que nous apprend-elle sur son blog ?Selon elle, les Allemands auraient annoncé qu’ils comptent réintroduire le Deutsche Mark sur les marchés. Ils ont déjà commandé la nouvelle monnaie et ont même demandé à leurs imprimeurs de se dépêcher. Le Vice-chancelier allemand, Philippe Roesler, a prononcé un discours en septembre dans lequel il dit qu’il n’y aura pas un sauvetage de plus d’un pays de la zone euro. Cette déclaration intervient alors que tout le monde sait qu’il faudra bientôt venir en aide à l’Italie et à l’Espagne. Cette déclaration est en totale cohérence avec la position du peuple Allemand qui selon un sondage récent est à 70 % opposé à transférer les richesses allemandes pour sauver les nations sur-endettées. L’Allemagne a annoncé également qu’elles soutiendra ou nationalisera une partie voire toutes ses banques pour les sauver mais seulement ses banques. Ceci augmente donc le risque d’un défaut de paiement des pays de la zone euro qui sont affaiblis. Ce qui a amené Pippa Malmgren à ce constat c’est la déclaration récente de Christine Lagarde à Jackson Hole qui a reconnu que l’Allemagne ne pourra faire un « chèque » de renflouement pour aider les membres de la zone euro. Elle a dit "quelqu'un doit faire un chèque ou bien nous allons avoir des défaillances bancaires historiques multiples". Dans l’assistance tout le monde a bien entendu qu’il n’y avait aucun chèque à venir. Pippa Malmgren ajoute qu’il y aurait bien une garantie, celle des réserves d’or mais ces réserves sont insuffisantes. L’autre solution est la remise de propriété de l’actif des nations industrielles ce qui revient à dire une nationalisation des industries par un pays et donc d’un gouvernement étranger. Il n’y a pas pour Pippa Malmgrem de véritables garanties significatives. Et même la Chine ne peut faire un chèque assez gros pour remplir le trou des dettes cumulées des pays de la zone euro. Donc l’Allemagne réimprime ses Deutsche Mark pour se prémunir de la disparition de l’euro, afin de rester souveraine… Qu’attend donc Nicolas Sarkozy pour réimprimer notre monnaie nationale, le franc, et sortir de ce système d’emprunt sur les marchés qui date de 1973 et qui nous a sur-endetté ? (Source Pippa Malmgren citée par nationspresse.info et http://www.moneynews.com )


http://www.observatoiredeleurope.com/notes/L-Allemagne-reimprimerait-des-Marks_b3419059.html

Mais la Chine est un pays surendetté puisque ses actifs sont composés de bond US qui ne valent rien et de les américains comptent payer en monnaie de singe.

exactly SJA
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 11 Nov 2011, 14:26

SJA a écrit:


Mais la Chine est un pays surendetté puisque ses actifs sont composés de bond US qui ne valent rien et de les américains comptent payer en monnaie de singe.

J'avoue honnêtement que je ne comprends strictement rien à ce que font les chinois : pourquoi investir les yeux fermés dans des monnaies fiduciaires expansionnistes comme le dollar ou l'euro ? confused

A leur place, j'achèretais des actions hors zone euro (pays asiatiques notamment), et des métaux précieux.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 11 Nov 2011, 15:21

Dromaeosaurus a écrit:
SJA a écrit:


Mais la Chine est un pays surendetté puisque ses actifs sont composés de bond US qui ne valent rien et de les américains comptent payer en monnaie de singe.

J'avoue honnêtement que je ne comprends strictement rien à ce que font les chinois : pourquoi investir les yeux fermés dans des monnaies fiduciaires expansionnistes comme le dollar ou l'euro ? confused

A leur place, j'achèretais des actions hors zone euro (pays asiatiques notamment), et des métaux précieux.

Les Chinois n'ont pas le choix. C'est ça le côté marrant de l'affaire : bien que n'ayant jamais été colonisée, et bien qu'ayant des ambitions nationales, la Chine est depuis trente ans dans un processus de bonne grosse exploitation occidentale : on fait travailler les chinois pour rien pour nous habiller et nous équiper à pas cher, et comme, de toute façon, sans nos marchés pour écouler leurs produits ils ne sont rien, on leur pique leur épargne derrière pour maintenir la puissance d'achat des marchés occidentaux.

Si les Chinois achètent des actions dans les pays asiatiques et des métaux précieux, cela leur fera une belle jambe quand tous les marchés occidentaux se fermeront et qu'ils se retrouveront avec un stock de métaux et une économie sans débouchés.

Personnellement, la seule chose que je ne comprends pas avec la Chine, c'est la bêtise de la plupart des analystes qui la voient comme la future première puissance mondiale, comme si un wagon, si gros soit-il, pouvait remplacer la locomotive.
On vous dit "quand la Chine renforcera sa consommation intérieure, elle aura un marché si gros qu'elle sera indétrônable. Sauf qu'en 2030 - c'est demain ! - il y aura un inactif pour un actif, et avec cette situation le rêve consumériste s'évaporera. La Chine va complètement imploser.

Et personne ne le dit parce que tout ce que savent faire les analystes journaleux à deux balles, le seul type de projection dont ils sont capables c'est de faire de la projection simpliste : "à ce rythme, dans 20 ans la Chine, etc..." et aucun pratiquement ne se demande si "ce rythme" peut vraiment durer.

Bref la Chine est une bulle géopolitique. Et les dirigeants chinois essaient désespérément de faire durer leur système foireux en perfusant leurs acheteurs, parce que si la Chine implose, tous ces mecs y laissent leur tête. Littéralement.

Alors quand les Chinois nous donnent des leçons d'économie, ça me fait rire, parce qu'ils font comme nous, mais dans l'autre sens : nous nous sommes endettés pour maintenir notre pouvoir d'achat, et aujourd'hui ils dépensent leurs excédents pour... maintenir notre pouvoir d'achat, et donc leur activité économique.

Les Chinois sont keynésiens !

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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 11 Nov 2011, 17:46

Intéressant !

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 11 Nov 2011, 17:51

Et en plus cela confirme ma théorie selon laquelle les USA seront obligés d'intervenir militairement en Chine dans les 25 prochaines années, en faisant une nouvelle province de l'Empire.

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 11 Nov 2011, 18:23

Dans ce paradigme, l'effondrement de la Chine irait de pair avec un effondrement économique en Occident, non ?
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 11 Nov 2011, 18:38

Dromaeosaurus a écrit:
Dans ce paradigme, l'effondrement de la Chine irait de pair avec un effondrement économique en Occident, non ?

Je ne pense pas. Il faudrait un temps d'adaptation, mais on relocaliserait beaucoup et on s'en sortirait. Ne serait-ce que parce que tout l'argent dû aux chinois, on pourrait décider, vu leur état de délabrement, qu'ils n'auront qu'à s'asseoir dessus.

J'ajoute une donnée économique importante : de plus en plus d'industriels du textile européens retirent leurs usines de Chine pour les relocaliser en Europe de l'Est, plus près de leurs marchés, parce qu'ils ont constaté la réussite du modèle de réactivité de Zara, qui produit en Espagne (mon père a eu l'occasion d'aborder le sujet avec un professionnel qui est dans ce cas de figure). Dans dix ans, une bonne partie des industries pourraient être relocalisées, pas nécessairement en Europe occidentale, mais dans sa périphérie. Ce qui va à la fois préparer l'Europe à un défaut économique de la Chine, mais aussi précipiter ce défaut en privant les Chinois de travail.

Il faut se souvenir que la main-d'oeuvre a beau ne pas coûter grand-chose, la Chine pose des problèmes de corruption, mais surtout d'importants frais de transport (la moitié du monde à traverser) et un temps qui rend la réactivité très faible (6 semaines pour un porte-conteneur partant de Chine pour arriver en Europe).

S'il y a un fait certain dans le monde d'aujourd'hui, c'est que la Chine a beaucoup plus besoin de l'Occident que l'inverse. La chute de la Chine ne coûtera à l'Occident qu'une perte mesurée de niveau de vie (on trouvera toujours des plus pauvres que nous pour fabriquer à pas cher, et oui c'est horrible), alors que la chute de l'Occident coûterait tout à la Chine. Sans l'Occident, adieu Mao, vaches, cochons...

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 11 Nov 2011, 18:48

Citation :
S'il y a un fait certain dans le monde d'aujourd'hui, c'est que la Chine a beaucoup plus besoin de l'Occident que l'inverse. La chute de la Chine ne coûtera à l'Occident qu'une perte mesurée de niveau de vie (on trouvera toujours des plus pauvres que nous pour fabriquer à pas cher, et oui c'est horrible), alors que la chute de l'Occident coûterait tout à la Chine.

Non, c'est pas horrible du tout, les délocalisations sont un processus fécond. Mais bon n'oublions pas que les produits chinois montent en gamme. Ce qui manque pour en faire le moteur d'une économie véritablement moderne, c'est le capital humain, les innnovation, les initiatives privées, processi qui peuvent difficilement prendre pleinement leur essort dans une société pyramidale et fermée comme le reste la Chine.

De plus il est vrai que la valeur ajoutée chinoise dans les produits que nous consommons reste faible. Un autre problème, c'est en cas de tension géopolitiques majeures, les routes maritimes dont les Chinois sont largement dépendants (une fermeture du Canal de Suez par exemple).
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 11 Nov 2011, 18:54

Dromaeosaurus a écrit:
Citation :
S'il y a un fait certain dans le monde d'aujourd'hui, c'est que la Chine a beaucoup plus besoin de l'Occident que l'inverse. La chute de la Chine ne coûtera à l'Occident qu'une perte mesurée de niveau de vie (on trouvera toujours des plus pauvres que nous pour fabriquer à pas cher, et oui c'est horrible), alors que la chute de l'Occident coûterait tout à la Chine.

Non, c'est pas horrible du tout, les délocalisations sont un processus fécond.


Oui, je sais, je parlais d'un point de vue chrétien, la remarque faisait un peu cynique. Remarque, le Christ lui-même nous a dit "les pauvres, vous en aurez toujours". Autant les faire travailler pour les sortir de leur pauvreté.


Mais bon n'oublions pas que les produits chinois montent en gamme. Ce qui manque pour en faire le moteur d'une économie véritablement moderne, c'est le capital humain, les innnovation, les initiatives privées, processi qui peuvent difficilement prendre pleinement leur essort dans une société pyramidale et fermée comme le reste la Chine.

Certes. Et comme vraisemblablement le système politique ne va pas changer du jour au lendemain, parions que la Chine n'aura pas le temps de faire sa mutation avant de s'effondrer.


De plus il est vrai que la valeur ajoutée chinoise dans les produits que nous consommons reste faible. Un autre problème, c'est en cas de tension géopolitiques majeures, les routes maritimes dont les Chinois sont largement dépendants (une fermeture du Canal de Suez par exemple).

Oui. D'où l'intérêt de rapprocher la production du marché européen. Et comme ça cela donnera du travail aux nouveaux entrants dans l'UE, et peut-être aux arabes, qui en auront bien besoin pour ne pas sombrer dans la frustration et l'islamisme.

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 25 Nov 2011, 20:08

Communiqué de presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National, candidate à l’élection présidentielle


Les taux d’intérêt que paie le Royaume-Uni pour financer sa dette sont désormais inférieurs à ceux que paie l’Allemagne, pourtant le meilleur élève de la zone euro.

S’il en fallait encore une, voici la meilleure preuve de la nocivité de l’euro, une monnaie qui plombe tous les pays qui l’ont adoptée, même l’Allemagne, et qui facilite la captation de richesse par les marchés financiers, amenés à exiger des taux d’intérêt toujours plus élevés.

Le Royaume-Uni et l’ensemble des pays européens qui ont fait le choix de conserver leur monnaie nationale profitent aujourd’hui de ce choix judicieux, le choix de la raison. Après avoir bénéficié de 10 ans de croissance supérieure, ils jouissent désormais d’une dette moins chère : pour être protégé de la crise, mieux vaut être hors de l’euro qu’à l’intérieur.

Cette situation justifie aussi la proposition de Marine Le Pen de permettre à la Banque de France, restaurée dans ses prérogatives, de prêter directement à taux très bas au Trésor français.
Il est temps de nous arracher de l’emprise des marchés financiers, et pour cela de mettre fin à l’euro, la monnaie des marchés et des spéculateurs.

http://www.frontnational.com/2011/11/taux-d%E2%80%99interet-britanniques-inferieurs-aux-taux-allemands-la-preuve-de-l%E2%80%99echec-total-de-l%E2%80%99euro/
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 25 Nov 2011, 23:03

Alexis232 a écrit:


Le Royaume-Uni et l’ensemble des pays européens qui ont fait le choix de conserver leur monnaie nationale profitent aujourd’hui de ce choix judicieux, le choix de la raison. Après avoir bénéficié de 10 ans de croissance supérieure, ils jouissent désormais d’une dette moins chère : pour être protégé de la crise, mieux vaut être hors de l’euro qu’à l’intérieur.

Si le RU a eu 10 ans de croissance supérieure c'est parce qu'ils sont libéraux. Ils n'ont pas les 35 heures, ils n'ont pas notre droit du travail rendant le licenciement impossible et ils ont une mentalité qui leur permet, comme il y a quelques mois, de décider du jour au lendemain de supprimer 500 000 emplois publics.

Si Sarko faisait ça demain, je vous garantis que nos taux baisseraient !

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 25 Nov 2011, 23:19

Le RU utilise sa banque centrale afin de monétiser une partie de sa dette et faire ainsi baisser les taux,c'est exactement ce que veut faire MLP.
Et c'est aussi ce que veut faire N. Sarkozy à l’échelle européenne (votre candidat),sauf que l'euro est mort et son sauvetage de quelques mois coûte une fortune.

(Voir aussi l'exemple de l'Islande...très mais alors là très instructif !)

Donc oui les faits nous montrent que ce que propose MLP depuis longtemps est juste:


Cette situation justifie aussi la proposition de Marine Le Pen de permettre à la Banque de France, restaurée dans ses prérogatives, de prêter directement à taux très bas au Trésor français.








Solutions


Une intervention musclée de la Banque centrale européenne

La première, notamment défendue par les Français et les pays du Sud, est celle d’une intervention systématique de la BCE lorsque les taux d’intérêts sur les marchés deviennent insupportables. L’économiste américain Roubini, explique que sans une politique dite "expansionniste" de la BCE – baisse des taux directeurs et "monétisation" des dettes, - aucun désendettement n’est possible, quels que soient les plans de rigueur mis en place. La BCE a recommencé à baisser ses taux, ramené à 1,25% le 3 novembre dernier.

Objectif ? Permettre aux particuliers mais surtout aux entreprises d’emprunter à bas coût. Indispensable pour espérer relancer la croissance au moment où la croissance bat de l’aile. Ensuite, "monétiser". Qu’est-ce à dire ? La BCE pourrait racheter massivement des emprunts d'Etats en délicatesse et, pour ce faire, faire tourner à plein la planche à billet.


Retrouvez l'éclairage de notre correspondant en Allemagne.

La plupart des concurrents de la zone euro ont déjà recours à cette solution. Libération rappelle que la banque du Japon a lancé un programme d'acquisition de 470 milliards d'euros de titres (dont une partie d'obligations nationales). A la fin de l'année, la banque d'Angleterre aura racheté 320 milliards d'euros de dette depuis 2009. La Fed américaine, enfin, prévoit d'investir 600 milliards de dollars dans les bons du trésor d'ici à juin 2012.

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MIKAELE



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Sam 26 Nov 2011, 09:19

Voir aussi la courte mais édifiante interview de Jacques Attali dans le journal 20 minutes du 25 novembre:
"Une chance sur deux pour que l'euro n'existe plus avant Noẽl"... échange dans lequel il propose un plan urgent à trois niveaux, dont celui à caractère immédiat, de permettre à la BCE de racheter des obligations d'Etat, puis, un contrôle réciproque des déficits budgétaires en abandonnant sa souveraineté non plus au bénéfice des marchés, mais à celui des autres pays, et mise en place enfin d'une réforme des traités pour qu'il y ait des recettes fiscales d'une part, et de prêt d'obligations émises par la zone Europe d'autre part.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 29 Nov 2011, 18:30

Pour en finir avec la loi de 1973



Régulièrement, on voit fleurir, dans les commentaires ici ou ailleurs, une délicieuse référence à la fameuse Loi Giscard-Pompidou de 1973, qui interdirait à l’Etat de se financer sans intérêt, et qui serait directement responsable de son endettement total (ou pas loin). Et régulièrement, on indique en support à ces assertions les travaux de doctes économistes improvisés et autres vidéos palpitantes expliquant par le menu pourquoi l’Etat s’est vendu aux marchés et comment tout ceci est très méchant. Et là, je crie « foutaises ! »…

Pour le détail sur cette loi et les graphiques fantaisistes représentant la part d’intérêts dans les dettes de l’état français, je vous reporte à l’article du Parisien Libéral (aussi paru sur Contrepoints.org). L’article y décrit la loi, qui dit en substance :

« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. »

Il fournit également quelques éléments de réflexions, qui ne semblent pas effleurer les tenants de la théorie quasi-conspirationniste de l’Etat vendant sa monnaie aux intérêts privés : pour ces derniers, avec une telle loi, l’Etat a abdiqué sa souveraineté et ne peut plus battre monnaie comme bon lui semble. Pire, il doit s’acquitter en plus d’un montant de plus en plus énorme d’intérêts (le pov’chou) créés de toute pièce par le méchant système bancaire.

L’une des vidéos en vogue sur le sujet (et que vous trouverez sans problème) relate correctement le mécanisme de réserve fractionnaire et la création monétaire par les banques commerciales, sans cependant détailler pourquoi ce système existe, pourquoi il fonctionne ainsi et quel rôle l’état a eu pour en arriver exactement à ça. C’est assez dommage, du reste, la démonstration gagnerait un angle intéressant si ce « petit » détail n’avait été omis. On y apprendrait par exemple le rôle primordial — démesuré, même — de l’état dans la façon dont fonctionnent les banques. Le code bancaire, maquis touffu et particulièrement complexe, est à lui seul la preuve (notamment par l’accroissement rocambolesque de sa taille pendant les trente dernières années) que le premier acteur dans le domaine bancaire est et reste l’état, tout puissant pour décider comment sa monnaie sera utilisée.

A ce sujet, la fumeuse vidéo n’évoque en rien l’aspect totalement monopolistique de la monnaie étatique : certes, les banques commerciales produisent une partie de la monnaie scripturale, mais force est de constater que c’est sous l’oeil parfaitement politique des états qui en décident unilatéralement la dénomination et la force, par une pure politique monétariste.

En effet, avant 1973, la capacité de création monétaire de l’Etat était limitée par les accords de Bretton Woods, c’est-à-dire par le dollar américain, lui-même convertible en or. La fameuse loi de 1973 a été mise en place juste avant l’effondrement du système pour éviter, justement, que nos joyeux gouvernements n’usent et n’abusent de la planche à billet, à l’occasion de la fermeture de la gold-window par Nixon…

Evidemment, abroger la loi de 1973 ne redonnerait à l’Etat qu’une seule capacité : celle de faire exploser l’inflation comme bon lui semble, ce qui n’a jamais constitué une source de richesse. Dévaluer une monnaie (= en diminuer la qualité) n’a jamais provoqué autre chose, à moyen ou long terme, que la ruine des épargnants.

Ce que les tenants de la belle théorie exposée dans ces vidéos et dans ces graphiques ne comprennent pas, c’est que les monnaies fiat qui existent actuellement ne reposent que sur une unique valeur : la confiance qu’on leur donne. Lorsque les états ont, progressivement, décidé d’abandonner ouvertement la possibilité d’imprimer des billets de Monopoly, ils l’ont fait en échange de la confiance dans leur monnaie.

C’est exactement ce que traduisent les taux d’intérêts des banques privées lors des emprunts contractés par ces états.

Autrement dit, à la fermeture de la gold-window, les états ont décidé de passer par le marché essentiellement pour augmenter la confiance des prêteurs dans leur monnaie. Et c’était indispensable : moins une monnaie inspire confiance, plus l’ensemble de l’économie qui l’utilise peine a générer de la richesse, chaque échange étant alors entaché d’une prime de risque de plus en plus grande (ça se traduit par une monnaie faible, fluctuante sur les marchés des devises, par des taux d’intérêts élevés pour les états et les entreprises, et par une inflation importante).

L’inflation importante provoque une baisse de l’épargne, baisse qui se traduit directement par un manque à gagner en capital dans les entreprises. Ce manque de capital finit tôt ou tard par se traduire par des pertes d’emplois, des délocalisations, une baisse d’innovations et une fuite des cerveaux. Si cela vous rappelle quelque chose, c’est normal.

Dans ces vidéos et autres articles, on ne parle du reste jamais de l’éléphant dans le salon. Pourtant, il fait de joyeuses claquettes et se résume à deux questions :
a/ qui, exactement, choisit de faire de la dette ?
b/ qui, exactement, prête les sommes dont l’état a besoin ?

Là encore, c’est furieusement dommage de ne pas aborder les réponses à ces deux questions parce qu’elles éclairent d’un jour limpide ce qui se passe sous nos petits yeux ébahis.

En effet, il n’y a aucune raison pour un état de créer de la dette. C’est tellement vrai que des douzaines d’états dans le monde ont l’équivalent de la loi tant décriée, mais qu’ils ont pourtant cette capacité de faire des budgets équilibrés. Et ces budgets équilibrés, ne créant pas de dette, n’entraînent en rien cette accumulation sur quarante années d’une masse colossale à devoir pour les trois ou quatre prochaines générations (en imaginant qu’on puisse vraiment rembourser, ce qui est un doux rêve).

Pour répondre à la première question, ce sont les politiciens qui ont choisi, clairement, de faire de la dette. Et ils l’ont choisi pour une seule raison : les électeurs ont trépigné pour. Evidemment, c’est nettement moins facile de cogner ensuite unilatéralement sur le système bancaire qui a été pressé d’un côté par l’état et de l’autre par les citoyens pour aboutir au système qu’on connaît maintenant.

Quant à la seconde question, la réponse est, là encore, très éclairante : ceux qui ont, massivement, prêté à l’état, ce sont … les citoyens eux-mêmes (de leur propre pays au départ, du reste du monde progressivement), tant que la confiance dans l’état et sa monnaie était bonne. Et si ces citoyens l’ont fait, c’est que ces fameux intérêts (qui remplissent d’effroi les vidéastes et économistes amateurs) constituaient pour eux … une échappatoire à l’inflation subie par la création monétaire pas du tout avisée de ces mêmes états.

Autrement dit, les assurances-vie, les fonds de pension ont massivement utilisé les émissions de dette des états pour obtenir un rendement raisonnable qui permettait de rémunérer ceux qui prêtaient et de leur éviter, tout simplement … de perdre de l’argent.

Pour résumer jusqu’ici, nous avons donc un état qui ne se gêne pas pour excréter de la dette comme un gros pachyderme mou et complaisant parce que ses citoyens en réclament à qui mieux-mieux, et de l’autre, des intérêts absolument nécessaire pour assurer que la monnaie fasse un minimum confiance, et qu’elle ne spolie pas complètement les épargnants.

Mais le pompon, c’est de comprendre que l’Etat a poussé le vice de la création de dette à son paroxysme en créant de la dette à chaque remboursement (ce qu’on appelle un roll-over). Ce roll-over peut fonctionner tant que la croissance est bonne (ce qui veut dire que l’inflation et la création réelle de richesse aident à gommer le montant des intérêts sur la nouvelle dette contractée). Evidemment, comme la croissance se réduit au fur et à mesure que l’état grossit (et pour cause), le montant des intérêts n’est plus gommé et vient s’empiler.

Là encore, conclure que l’Etat paye maintenant très majoritairement des intérêts, c’est une erreur grossière : l’Etat paye un credit-revolving qui a très mal tourné parce que ses revenus n’augmentent pas aussi vite que ses dettes. Et ses revenus n’augmentent pas assez vite parce que l’épargne a été, consciencieusement, sabotée pendant toutes ces années, par l’inflation et des taux d’emprunts artificiellement bas (là encore, demandez-vous qui, au final, fixe les taux directeurs, si ce n’est … des politiciens).

Autrement dit, l’Etat a absolument tout fait pour que le capitalisme soit découragé, et il a atteint la « vitesse de libération » lorsqu’il est clairement intervenu directement dans les banques commerciales les plus joufflues pour en éviter la faillite : théoriquement, la création monétaire est limitée par le ratio minimum de réserves, mais dans la pratique, l’existence même du nouveau paradigme introduit par nos politocards alter-comprenant du Too Big To Fail a fait sauter cette obligation en un clin d’oeil.

Dès lors, le reste n’est qu’histoire : au fur et à mesure que les problèmes de dettes se sont faits plus aigus, la capacité de l’état à assurer ses remboursements s’est érodée, et avec, la confiance dans la monnaie qu’il utilise. Les notes des agences de notations ne sont qu’une traduction de cette érosion ; et les taux d’emprunt qui grimpent en flèche en sont une autre. Et le retrait de plus en plus important des fonds des assurances vie, constaté actuellement, en est une troisième.

De tous ces éléments, il n’est nulle trace dans les discours léni(ni)fiants de nos apprentis monétaristes. Pour eux, le retour à la souveraineté de l’état, c’est le retour d’un âge d’or (!) largement fantasmé : comment croire que des politiciens qui nous ont trimbalé de déficits en déficits, de crises en crises, de bobards en bobards, seraient à même de revenir à une situation saine, subitement ?

Et conséquemment, ce qui nous pend au nez, à présent, est évident : lorsque la base de la monnaie étatique, la confiance, s’évapore, la monnaie papier revient rapidement à sa valeur intrinsèque.

Zéro.

http://h16free.com/2011/11/28/11407-pour-en-finir-avec-la-loi-de-1973
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joker911



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 01 Déc 2011, 13:36





L’agence de notation américaine Egan-Jones a abaissé, mercredi, la
note attribuée à la dette de la France à “A”, cinq crans en dessous du
“triple A” des trois grandes du secteur, Standard & Poor’s, Moody’s
et Fitch. La note, qui était jusque-là de “AA-”, a été abaissée de deux
crans au vu des perspectives pour la croissance économique, les finances
publiques et le secteur bancaire du pays. La France avait perdu son
“AAA” chez cette agence en juillet.

Pour la dette publique, Egan-Jones a constaté une “tendance
désastreuse et le pire est encore à venir”. Elle table sur une dette
publique à 108,6 % du produit intérieur brut en juin 2012, et à 117,1 %
en juin 2013, contre 100 % en juin 2011. “À mesure que la croissance de
l’UE ralentira et que le chômage en France montera, les pressions
budgétaires augmenteront”, a estimé Egan-Jones.

L’agence parie sur une intervention du gouvernement pour renflouer
une ou plusieurs banques du pays d’ici à la fin de l’année. Elle a
souligné “la propension de la France à soutenir ses banques”, même si
l’ampleur des problèmes chez celles-ci est “difficile à quantifier”. “Un
déclencheur important sera probablement la clôture des comptes en fin
d’année des banques françaises ; préparez-vous à ce qu’un programme de
soutien important soit annoncé dans les quelques semaines à venir”, a
expliqué l’agence.

Afp
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 02 Déc 2011, 19:48

2012 Le Projet de Marine Le Pen



Dossier:la dette

Le poids de la dette publique en France est devenu insupportable, fruit de trois décennies de dérives, de la crise financière et européenne ouverte en 2008, d’une dépendance inadmissible vis-à-vis des marchés financiers et d’une gestion calamiteuse des finances publiques dans les cinq dernières années. Sous la pression grandissante des marchés et des agences de notation, c’est la souveraineté de la France qui est menacée. En 2012, la maîtrise de notre dette est un impératif national urgent, qui rend nécessaire une rupture avec les politiques passées d’irresponsabilité.



ANALYSE


La dette publique de la France avoisinera fin 2011 1700 milliards d’euros soit 85% de la richesse nationale produite chaque année. Fin 2010, elle représentait 59000€ par ménage. Fin 2012, elle devrait approcher 1800 milliards d’euros.

Le quinquennat de Nicolas Sarkozy marquera un record historique pour l’accroissement de l’endettement public. Fin 2006, la dette atteignait déjà 1150 milliards d’euros, soit 64% du PIB. En cinq ans, la dette a donc été accrue de plus de 500 milliards d’euros soit +47%. Le Président sortant restera comme « le Président de la dette ». La crise explique bien entendu une partie de cette dérive sans précédent, mais elle est loin de tout expliquer. La Cour des Comptes a souligné la mauvaise gestion des deniers publics par Nicolas Sarkozy : le déficit structurel (5% du PIB en 2010), non lié à la crise, représente deux tiers du déficit actuel et provient directement de la politique irresponsable menée en 2007 et 2008 qui a baissé les recettes de l’Etat sans baisser significativement ses mauvaises dépenses et qui a laissé les collectivités territoriales dépenser toujours plus.


L’endettement de la France est un péril national. Sans changement de cap vigoureux et sans efforts dans la durée, la dette publique atteindra mécaniquement 110% du PIB en 2020 soit le niveau actuel de la dette des pays en crise comme l’Italie. La France est dans une situation de grande vulnérabilité vis à vis de ses créanciers. Les institutions financières françaises ont délaissé le placement de l’épargne des Français vers la dette de l’Etat. En 2011, la part de notre dette détenue par des étrangers atteint 67%, ce qui rend la France particulièrement vulnérable à une crise de la dette externe.


La reprise en main des finances du pays passe par une politique responsable de la dépense publique : réduction de la mauvaise dépense, préservation de la bonne dépense utile et efficace. Nicolas Sarkozy s’est attaqué aveuglement à la bonne dépense publique par une politique comptable à courte vue (école, sécurité, justice, défense, santé) alors qu’il faut au contraire la protéger en priorité parce qu’elle assure le bien-être des Français, notre prospérité et notre avenir. En revanche, la mauvaise dépense publique devra enfin être combattue sans faiblesse.


Pour recouvrer sa souveraineté financière, la France doit cesser d’être dépendante des banques internationales et des marchés financiers pour son financement. Depuis une loi de 1973, confirmée par les Traités européens depuis Maastricht, notre pays n’a plus la possibilité d’emprunter directement à taux très bas à la Banque de France comme cela se pratique dans de nombreux pays du monde dont les Etats-Unis et le Royaume-Uni (dans ce dernier pays, la Banque d’Angleterre détient 25% de la dette publique). Fruit d’une idéologie périmée, cette interdiction du financement monétaire de la dette renchérit la charge d’intérêts de la dette et place l’Etat dans la dépendance exclusive de ses créanciers privés, de surcroît largement étrangers.


Pour reconquérir l’épargne nationale, l’Etat doit inciter fortement les institutions financières à allouer en priorité l’épargne à long terme des Français à la dette publique. La détention domestique de la dette constitue une protection très efficace contre une crise brutale de la dette, comme le montre le cas du Japon (92% de la dette est détenue par les épargnants domestiques). La France jouit d’un fort taux d’épargne (16% du revenu disponible brut des ménages soit plus de 200 milliards d’euros par an) qui doit être mobilisé en soutien de notre indépendance nationale.


La refondation de notre croissance, condition indispensable à un désendettement dans la durée, reposera sur la politique volontariste de souveraineté monétaire retrouvée, de réindustralisation et de protection aux frontières qui sera mise en œuvre.


POSITIONS

La maîtrise dans la durée de l’endettement public sera inscrite dans une loi cadre qui instaurera à terme l’obligation d’un déficit structurel égal à zéro afin qu’aucune mesure budgétaire ne soit gagée par la croissance.

Le monopole des marchés financiers et des banques en ce qui concerne le financement de nos emprunts sera supprimé et la possibilité pour la Banque de France de détenir des titres de la dette publique sera rétablie.

Un plan d’action volontariste sera mis en œuvre pour identifier et réduire drastiquement les dépenses inutiles et néfastes pour le pays : fraude sociale et fiscale, niches fiscales inefficaces (comme la niche dite « Copé » au bénéfice des grands groupes), coûts de la décentralisation, poids de l’immigration incontrôlée sur les budgets sociaux.

Une réforme fiscale de grande ampleur sera mise en œuvre dans les premiers mois du quinquennat et restaurera l’égalité des Français devant l’impôt et une répartition juste des efforts nécessaires au redressement entre petites et grandes entreprises.

L’allocation privilégiée de l’épargne des Français à la dette publique sera encouragée par des mesures fiscales et réglementaires et la Banque de France prendra des mesures similaires en direction des banques et des assurances.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 02 Déc 2011, 19:58

Citation :
L’allocation privilégiée de l’épargne des Français à la dette publique sera encouragée par des mesures fiscales et réglementaires et la Banque de France prendra des mesures similaires en direction des banques et des assurances.

Tout est super naze de A à Z, ramassis d'anneries communistes, j'y reviendrai peut être plus tard dessus, mais là c'est le pompom :

Si toute l'épargne des Français est siphonée par l'état, eh bien les boîtes, elles les trouvent où les capitaux indispensables pour financer l'économie productive, le secteur marchand ? What the fuck ?!? drunken
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 02 Déc 2011, 20:04

Dromaeosaurus a écrit:
Citation :
L’allocation privilégiée de l’épargne des Français à la dette publique sera encouragée par des mesures fiscales et réglementaires et la Banque de France prendra des mesures similaires en direction des banques et des assurances.

Tout est super naze de A à Z, ramassis d'anneries communistes, j'y reviendrai peut être plus tard dessus, mais là c'est le pompom :

Si toute l'épargne des Français est siphonée par l'état, eh bien les boîtes, elles les trouvent où les capitaux indispensables pour financer l'économie productive, le secteur marchand ? What the fuck ?!? drunken

Le Japon est un pays communiste ?

lisez ça avant de vous agiter


Elle pourrait également inciter à méditer le cas singulier du Japon, un pays aussi superlativement endetté... qu’il est absent de la chronique des crises de dette souveraine. Car si l’on fait grand cas de la dette grecque, son encours (270 milliards d’euros, soit 113 % du produit intérieur brut [PIB] en 2009, 130 % prévus pour 2010) reste pourtant des plus modestes comparé à celui de la dette japonaise, dont le ratio atteindrait les 200 points de PIB en 2010 — record incontesté parmi les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Comment comprendre que le détenteur de la plus importante dette publique au monde, affligé en outre de la solvabilité apparente la plus dégradée (si on lui donne pour mesure sommaire son ratio sur PIB), soit à ce point ignoré des investisseurs internationaux ?
La réponse, simplissime, est : parce que les investisseurs internationaux ne sont pas les souscripteurs de la dette publique japonaise. Laquelle est détenue à plus de 95 % par les épargnants nationaux.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Sam 03 Déc 2011, 13:03

Oui, et le Japon, malgré un secteur public beaucoup plus maigre qu'en France, est en crise chronique depuis plus de 20 ans.

Les Japonais sont biens c.o.ns de prêter toutes leurs économies à leur état.

Vous ne répondez pas à ma remarque. Comment financer la croissance sans épargne privée ? Avec des plans quinquennaux ? I don't want that
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Sam 03 Déc 2011, 14:58

Dromaeosaurus a écrit:
Oui, et le Japon, malgré un secteur public beaucoup plus maigre qu'en France, est en crise chronique depuis plus de 20 ans.

Les Japonais sont biens c.o.ns de prêter toutes leurs économies à leur état.

Comment ça oui? le Japon n'est pas un pays communiste ! ce sont des c.o.ns? ils sont plus endettés que la Grèce mais ils ne subissent aucune pression de la part des agences de notation et les marchés ne peuvent spéculer sur le Japon car justement ils financent leur dette via l’épargne des citoyens.


Vous ne répondez pas à ma remarque. Comment financer la croissance sans épargne privée ? Avec des plans quinquennaux ? I don't want that

Vous ne devriez pas aimer les monopoles en tant que libéral...il s'agit de financer la dette de façon mixte en réintroduisant le levier qui existait avant 1973.
Comment font les Anglais ou les Japonais pour financer leur croissance ?Et l'Islande comment elle fait...depuis qu'elle a fait exactement ce que propose MLP?bref je cite ces pays mais c'est le cas de la plupart des nations hors UE...

Arrêtez avec vos clichés ou réactions pavlovienne,vous vous enfermez dans un logiciel ou doctrine qui vous empêche de voir ce qui se passe concrètement et donc de saisir quels sont les bons modèles à "suivre".


Rappel


Le monopole des marchés financiers et des banques en ce qui concerne le financement de nos emprunts sera supprimé et la possibilité pour la Banque de France de détenir des (pas tout les titres ) titres de la dette publique sera rétablie.


Pour recouvrer sa souveraineté financière, la France doit cesser d’être dépendante des banques internationales et des marchés financiers pour son financement. Depuis une loi de 1973, confirmée par les Traités européens depuis Maastricht, notre pays n’a plus la possibilité d’emprunter directement à taux très bas à la Banque de France comme cela se pratique dans de nombreux pays du monde dont les Etats-Unis et le Royaume-Uni (dans ce dernier pays, la Banque d’Angleterre détient 25% de la dette publique). Fruit d’une idéologie périmée, cette interdiction du financement monétaire de la dette renchérit la charge d’intérêts de la dette et place l’Etat dans la dépendance exclusive de ses créanciers privés, de surcroît largement étrangers.


Pour reconquérir l’épargne nationale, l’Etat doit inciter fortement les institutions financières à allouer en priorité (il s'agit d'une priopité pas d'une loi qui impose comme celle 1973) l’épargne à long terme des Français à la dette publique. La détention domestique de la dette constitue une protection très efficace contre une crise brutale de la dette, comme le montre le cas du Japon (92% de la dette est détenue par les épargnants domestiques). La France jouit d’un fort taux d’épargne (16% du revenu disponible brut des ménages soit plus de 200 milliards d’euros par an) qui doit être mobilisé en soutien de notre indépendance nationale.



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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Sam 03 Déc 2011, 15:05

Alexis232 a écrit:

Comment ça oui? le Japon n'est pas un pays communiste ! ce sont des c.o.ns? ils sont plus endettés que la Grèce mais ils ne subissent aucune pression de la part des agences de notation et les marchés ne peuvent spéculer sur le Japon car justement ils financent leur dette via l’épargne des citoyens.

Vous n'avez rien compris à la question de Droma. La question est : où les entreprises privées trouvent-elles des capitaux si l'Etat pompe toute l'épargne ? C'est précisément cela qui asphixie l'économie japonaise.



[color=red]Vous ne devriez pas aimer les monopoles en tant que libéral...il s'agit de financer la dette de façon mixte en réintroduisant le levier qui existait avant 1973.

Rappel

Le monopole des marchés financiers et des banques

Cette expression est aussi stupide que de parler de monopole des viticulteurs dans la production de vin et des boulangers dans la fabrication du pain.

[/quote]

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Sam 03 Déc 2011, 15:07



Serait-ce la catastrophe annoncée si la France sortait de la Zone Euro ?





La sortie de l’euro, qui paraissait impossible voici encore quelques mois, devient une hypothèse sérieuse à laquelle il convient de se préparer. Jacques Attali, par exemple, partisan inconditionnel de la monnaie unique, écrit que l'euro a une chance sur deux de disparaître avant Noël. La sortie de l'euro est présentée tous les jours comme une catastrophe allant de soi. Philippe Murer, professeur vacataire de Finance à la Sorbonne, président de l’association Manifeste pour un débat sur le Libre Echange, essaye d’examiner la question froidement, de façon technique.








Conclusion



De nombreuses personnes considèrent que la sortie d’un pays de la Zone Euro est impossible car : • il faudrait négocier la sortie de l’euro avec tous les autres Etats.
• ce serait un désastre pour les banques puis cela entraînerait des restrictions de crédits.
• il y aurait beaucoup d’inflation.
• les monnaies faibles entraîneraient une désagrégation du tissu social.


---> « il faudrait négocier la sortie de l’euro » ? Il est toujours possible de rompre un traité international de manière unilatéral. Pour ne pas se mettre en porte-à-faux vis-à-vis de l’ensemble de la Zone Euro, le gouvernement français peut proposer à d’autres pays de la Zone Euro de sortir de l’Euro avec la France et surtout, expliquer sa sortie par le refus de faire payer aux populations des plans d’austérités budgétaires qui étouffent les plus faibles.

---> « Ce serait un désastre pour certaines banques » ? Le choix de les fermer une semaine permettra à l’Etat de recapitaliser le système bancaire à un niveau normal. Il n’y aura pas de restrictions de crédits. L’Etat devenant propriétaire de certaines banques aura une certaine influence sur le système du crédit.

---> « Il y aurait beaucoup d’inflation ». Il y aura de l’inflation pour des pays comme l’Espagne et l’Italie du fait de la forte dévaluation de leurs monnaies s’ils sortaient de l’euro. Cependant, l’Italie avait vu sa monnaie dévaluée de 30% en 1992 par rapport au Deutsche Mark sans qu’un pic d’inflation important ne se déclenche. Pour la France, cette dévaluation serait certainement très raisonnable comme nous l’avons montré plus haut. L’inflation serait donc elle aussi raisonnable et l’adoption d’une règle d’or sur le budget ancrerait les anticipations d’inflations et de dévaluations sur des niveaux assez faibles.

---> « la désagrégation du tissu social qu’entraînerait des monnaies faibles » ? On est dans le pur fantasme. La Grèce voit son tissu social se désagréger avec les plans d’austérité adoptés, dans le but de tenir sa dette et de rester dans l’Euro. Dans une moindre mesure, il y a aussi une grande souffrance sociale au Portugal, en Irlande, en Espagne et en Italie. La désagrégation du tissu social que l’on voit actuellement vient de la nécessité de plans d’austérité pour rester dans l’euro, pas d’une sortie de l’Euro telle qu’on l’a envisagée.

Nous l’avons montré dans ce document, la France si elle le souhaite pourrait techniquement, assez facilement réussir à revenir au Franc. Est-ce la solution que le pays souhaite prendre, nous ne nous permettons pas de juger de la pertinence politique de cette décision.

Mais il n’y aurait pas de catastrophe et l’Europe pourrait continuer d’exister. L’expérience de l’Euro aurait été un échec mais cela ne condamnerait pas l’Europe. En revanche, si « l’Europe » continuait pour sauver l’Euro à demander pendant une longue période de temps des plans d’austérité très dures aux populations, le risque de rejet de l’Europe par les citoyens est sans conteste un danger majeur pour sa survie à terme.



Voir l'article intégral de Philippe Murer (professeur vacataire de Finance à la Sorbonne, président de l’association Manifeste pour un débat sur le Libre Echange):

http://www.marianne2.fr/Serait-ce-la-catastrophe-annoncee-si-la-France-sortait-de-la-Zone-Euro_a213023.html
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Sam 03 Déc 2011, 23:45

Le magazine suisse “Bilan” dresse un inventaire non exhaustif
des 300 plus riches exilés fiscaux installés en Suisse. Et notamment
les 44 Français… Les classiques Wertheimer, Castel ou Rothschild, mais
aussi ceux qui viennent de passer la frontière.











Par ici la sortie ! Les grosses fortunes quittent à nouveau la France. C’est la conclusion de l’étude que vient de publier le magazine économique de suisse romande, Bilan,
sur la présence des exilés fiscaux en Suisse, et intitulée “Les 300
plus riches de Suisse”. Le magazine, qui publie cette enquête chaque
année depuis douze ans, ne mesure pas le flux d’entrants, mais affirme
que sur les 300 plus grosses fortunes résidant en Suisse, comptabilisées
avec un patrimoine d’au moins 100 millions de francs suisses (81,5
millions d’euros), il y a aujourd’hui 44 exilés français pour un
patrimoine total de 36,5 milliards de francs suisses, soit un peu moins
de 30 milliards d’euros. Il y a dix ans, on en comptait dix-sept. Et sur
ces quarante-quatre, on compte treize milliardaires en francs suisses.
Secret et discrétion

Le classement du magazine n’est pas exhaustif. Sa rédaction estime
qu’en réalité le nombre total de personnes, toutes nationalités
confondues, disposant d’une fortune supérieure à 100 millions de francs
suisses dépasse le millier, soit plus de trois fois les fortunes
identifiées. Secret et discrétion restent donc la règle. L’évaluation
des fortunes, très impactée par les cours de Bourse, marque donc un
recul par rapport à 2010, recul qui serait très net si l’opération de
mise en Bourse de Glencore n’avait artificiellement boosté l’évaluation
globale. “Alors que le montant de la fortune totale stagne autour de 544
milliards, le nombre de milliardaires progresse pour atteindre 140
familles, contre 135 en 2010, signe que les plus riches des plus riches
s’en sortent globalement mieux que les autres” conclut le magazine.

Parmi ceux-ci, on compte chez les Français, la famille Wertheimer,
propriétaire de Chanel, mais aussi les familles Castel (vins), Primat
(héritier Schlumberger),
et Benjamin de Rothschild (Compagnie financière Edmond de Rothschild),
toutes quatre basées à Genève et dotées d’un patrimoine supérieures à 2
milliards de francs suisses (1,63 milliards d’euros), jusqu’à 4 à 5
milliards, estime le magazine, pour les familles Wertheimer et Castel (voir le détail de chaque famille dans le tableau ci-dessous).

Nouveaux entrants dans la famille des “trois cents”

Si ces grandes familles du capitalisme français avaient quitté la
France depuis longtemps, l’intérêt de l’enquête menée par le magazine
Bilan réside dans l’identification de nouveaux entrants dans la liste
des 300. Une entrée qui ne signifie pas nécessairement qu’ils viennent
de passer la frontière, car ils peuvent être résidents suisses depuis
dix ans et n’avoir été identifiés que récemment par le magazine. Ainsi
en est-il de la famille de Nicolas Puech, qui a fait parler d’elle en se
désolidarisant du reste de la famille Hermès lors de l’entrée par
surprise de LVMH
au capital de la maison de luxe, des frères Zorbibe qui ont vendu il y a
longtemps Lancel au groupe Richemont, ou encore des frères Gabriel et
Raphaël Harari, qui ont cédé en 2007 leur laboratoire pharmaceutique
Negma à un génériqueur indien.

Ceux qui ont passé la frontière…

En revanche, d’autres sont bien arrivés récemment en Suisse, comme le
français Denis Dumont, qui a fait fortune en créant et rachetant des
enseignes de produits frais de qualité à prix discount, via son enseigne
Grand Frais, ou Bruno Moineville, actionnaire aux côtés de Patrick
Drahi et du fonds Cinven de Numericable, et arrivé discrètement à Vaud
il y a près de trois ans.

Au secours, la gauche revient !

Si le flux s’accélère nettement depuis dix-huit mois, c’est en raison
de la suppression du bouclier fiscal, que l’on voit venir depuis 2010,
et de la perspective de voir revenir la gauche au pouvoir lors des
élections de 2012 : “comme en 1981, la crainte de l’élection d’un
président de gauche en France qui va devoir accroître la pression
fiscale sur les plus riches pour satisfaire son électorat, incite nombre
de Français à organiser leur sortie de France avant même l’élection”,
affirme, après moults entretiens avec les intéressés, le rédacteur en
chef du magazine Bilan, Stéphane Benoît-Godet.





http://www.latribune.fr/
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Dim 04 Déc 2011, 01:56

Bon je comprends que l'on puisse fuir la France,perso j'ai reçu 10 000 euros de RSI le mois dernier... nous vivons dans un pays qui a tous les défauts d'un pays ultra-libéral et tous les défauts d'un régime "soviet". Bientôt les élections,ça va être enthousiasment...!


(le problème est que ceux qui fuient la France sur cette liste,sont ceux qui organisent ce système hybride semi soviet & libéral)
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Lun 05 Déc 2011, 16:27

Paris (awp/afp) – Nicolas Sarkozy reçoit lundi à l’Elysée Angela
Merkel pour tenter d’accoucher d’un plan de sauvetage franco-allemand de
la zone euro qu’ils proposeront jeudi aux dirigeants européens avec
l’espoir, enfin, d’éteindre l’incendie provoqué par la crise de la
dette.

Depuis des mois, les rencontres “de la dernière chance” succèdent aux
sommets “cruciaux” sans être jamais parvenus à sortir l’économie
européenne de la nasse financière dans laquelle l’a plongée la crise
grecque, pour la plus grande inquiétude du reste de la planète,
Etats-Unis en tête.

Le “déjeuner de travail” qui réunit lundi à 13H30 le président et la
chancelière n’échappe pas à la règle. Il s’agit officiellement de
peaufiner la fameuse “initiative commune” annoncée il y a quelques
semaines pour changer les traités européens en améliorant le
fonctionnement erratique de la zone euro et ainsi, selon Nicolas
Sarkozy, “garantir l’avenir de l’Europe”.

Les détails des discours prononcés la semaine dernière par les deux
dirigeants ont souligné le fossé qu’il leur reste à combler avant le
sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE),
jeudi à Bruxelles.

FORTE DÉTENTE DES TAUX EN ITALIE ET EN ESPAGNE

L’annonce lundi matin par l’Elysée que le déjeuner serait suivi d’une
conférence de presse conjointe suggère toutefois que des progrès ont
été faits.

Le marché obligataire européen était du reste marqué lundi par une
très forte détente des taux en Italie et en Espagne, à l’approche de ce
sommet bilatéral, et au lendemain de la présentation à Rome par le chef
du gouvernement italien Mario Monti de nouvelles mesures d’austérité.
Les Bourses européennes étaient aussi orientées à la hausse.

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel partagent un même objectif :
renforcer la gouvernance de la zone euro, la “refonder” dit Paris, en
imposant à ses dix-sept membres une plus grande discipline budgétaire
pour en faire, prône Berlin, une “Union budgétaire”.

Mais le couple franco-allemand, sous la pression de ses opinions
publiques, diverge encore largement sur l’architecture de ce futur
texte.

TOUR DE VIS BUDGÉTAIRE ET SOLIDARITÉ EUROPÉENNE

Comme il l’a dit jeudi à Toulon (sud-est), le président français
s’est rallié à l’idée d’un renforcement de la rigueur budgétaire, avec
sanctions contre les Etats “laxistes”. Mais, par souci de
“souveraineté”, il souhaite faire passer ce tour de vis par les Etats
membres et refuse tout virage “fédéraliste” de l’UE qui ferait de la
Commission ou de la Cour de justice, ainsi que le propose l’Allemagne,
un “super-gendarme” des budgets nationaux.

En échange de ce tour de vis budgétaire, Nicolas Sarkozy attend de sa
partenaire un geste en matière de “solidarité” européenne, en d’autres
termes d’aide aux pays en difficulté via un rachat de leur dette par la
Banque centrale européenne (BCE) ou l’émission “d’euro-obligations”.

Mais, comme elle l’a encore martelé vendredi devant le Bundestag,
Angela Merkel s’y refuse. Même si la trêve franco-allemande signée le 24
novembre à Strasbourg peut laisser penser que Berlin ne s’opposera pas
systématiquement à une intervention de la BCE sur le marché secondaire,
la chancelière a répété son refus de la voir dévier de sa mission de
combattre l’inflation.

Attendue dans le monde entier, l’issue du bras de fer s’est également
imposée comme un sujet de controverse politique. En France, à moins de
cinq mois du premier tour de la présidentielle, la gauche a fait feu de
tout bois contre le “diktat” imposé par l’Allemagne à l’Europe et à
Nicolas Sarkozy, au point de voir la droite instruire son procès en
“germanophobie”.

ENCORE UNE RÉUNION JEUDI

Depuis dimanche à Berlin, le candidat socialiste à la présidentielle
française François Hollande a nié toute dérive anti-allemande en
soulignant sa proximité avec ses amis sociaux démocrates, servi par les
critiques de l’ancien chancelier Helmut Schmidt contre la politique
d’Angela Merkel.

Quelle que soit l’issue du déjeuner de lundi, le président et la
chancelière auront encore une chance de peaufiner leur initiative jeudi à
Marseille, à l’occasion d’une réunion des partis de la droite
européenne (PPE), avant de rallier Bruxelles pour un dîner.

Dès vendredi, Angela Merkel a pris soin de refroidir les ardeurs de
ceux qui espèrent du conclave franco-allemand le “grand coup”
susceptible de calmer une fois pour toute les marchés. Le remède,
a-t-elle dit, “va prendre des années”.

Afp
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 08 Déc 2011, 00:32

L’euro contre la manipulation monétaire


Guenin Jacques (de) - mercredi 07 décembre 2011
euro, dette
La manipulation malhonnête de la monnaie est un instrument couramment utilisé par les États pour dépenser plus qu’ils ne perçoivent de leurs sujets sous forme d’impôts.

Si, au cours d’une année, un gouvernement reçoit 100 et dépense 110, il devra, soit emprunter les 10, soit émettre de la monnaie qui ne repose sur aucune contrepartie.

Le premier procédé n’est pas éternel. S’il est répété, la dette de l’État augmente, les prêteurs exigent des taux d’intérêt de plus en plus élevés, et des garanties de plus en plus solides, jusqu’au moment où ils ne prêtent plus.

La seconde méthode devient alors nécessaire. La monnaie se dévalue (son pouvoir d’achat diminue). Il y a inflation.
La stabilité d’une monnaie est d’autant plus précieuse que l’on est moins instruit et moins fortuné : les gens instruits trouvent des procédés pour se prémunir contre l’inflation et même en bénéficier. Les gens peu fortunés, qui mettent péniblement un peu d’argent de côté chaque mois, voient leurs économies rognées par la perte de valeur de la monnaie. L’inflation est donc un vol.

À partir de 1871, les banques centrales des grands États occidentaux adoptèrent l’une après l’autre le système de l’étalon-or, c’est-à-dire la libre convertibilité des billets en or. Au XIXe siècle, le franc valait 282 mg d’or et garda cette valeur jusqu’en 1914. L’étalon-or a permis aux peuples occidentaux d’avoir des monnaies, non seulement stables dans leurs valeurs intrinsèques, mais aussi dans leurs valeurs respectives. Jamais ces peuples ne se sont aussi bien portés sur le plan économique. À partir de 1914, la convertibilité fut supprimée, les États ont pu recommencer à manipuler la monnaie et les billets ne cessèrent de perdre de la valeur.

Avec l’étalon-or, l’argument, si souvent rabâché ces derniers temps, qu’on ne peut avoir une monnaie unique entre pays économiquement très différents tombe de lui-même.

Or, l’euro, avec les critères de Maastricht qui lui sont consubstantiels (pas plus de 3 % du PIB de déficit budgétaire, pas plus de 60 % du PIB de dette pour les pays membres), est le meilleur substitut à l’étalon-or que l’humanité ait jamais inventé afin d’enlever aux États la possibilité de manipuler leur monnaie.

Hélas, nombre d’États violent les critères de Maastricht depuis plusieurs années et font des pieds et des mains pour reprendre le contrôle de cette monnaie au travers d’une ridicule « gouvernance économique » (com­me si les États pouvaient faire mieux que le marché !). Heureu­sement que l’Allemagne est là pour les en empêcher. Il faut se féliciter que Nicolas Sarkozy, assez porté dans le passé au laxisme budgétaire, ait fini par se rallier aux arguments de Mme Merkel. Loin de considérer cela comme une « capitulation », il faut, au contraire, parler d’un progrès inespéré dans la compréhension du sujet.

Certes, le retour des monnaies nationales permettrait de faciliter la vie des États en leur permettant de faire de l’inflation au détriment de leurs citoyens. N’oublions jamais que, depuis la fin de la guerre jusqu’à la création de l’euro, nous n’avons pas eu une seule année sans inflation et la valeur du franc a été divisée par 373 !

La légèreté avec laquelle plusieurs États ont systématiquement emprunté pendant des décennies plutôt que de contrôler leurs dépenses a fini par in­quiéter les prêteurs, qui ont d’abord augmenté les taux d’intérêt, puis envisagé de ne plus prêter. C’est cette légèreté qui est la seule responsable de la crise. Ce ne sont ni les marchés, ni les agences de notation, qui ne font que constater la situation créée par les États.
Pour sortir de la crise, il n’existe que deux solutions : le retour au laisser-aller monétaire par l’érosion des règles de la BCE, avec l’appauvrissement des peuples par l’inflation, ou la réduction drastique des dépenses publi­ques.

La première est un expédient totalement immoral. La deuxième prendra du temps mais, si les États s’y engagent de manière crédible, la confiance reviendra vite.

Par conséquent, tous les économistes honnêtes, a fortiori s’ils sont libéraux, devraient utiliser leur influence pour faire respecter les critères de Maastricht, plutôt que de prôner l’érosion des règles de la BCE, ou pire la disparition de l’euro. C’est ce respect qui devrait être la fameuse règle d’or et non une addition de plus dans la Constitution.

http://www.les4verites.com/L-euro-contre-la-manipulation-monetaire-4196.html
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 08 Déc 2011, 01:10

Pas mal Droma ! vous n'allez pas me dire que vous adhérez à l'intégralité de l'article car vous avez simplement vu : " le retour au laisser-aller monétaire par l’érosion des règles de la BCE, avec l’appauvrissement des peuples par l’inflation, ou la réduction drastique des dépenses publi­ques."


L'article défend un fédéralisme intégral,l'étalon or est substitué par les critères de Maastricht,il ne parle pas des véritables causes de la crise financière qui a débuté en 2008....en gros l'article défend un système qui s'écroule sous nos yeux en ce moment...et la seule solution à cette crise qui est un tsunami il propose la règle d'or des 3% et la réduction drastique des dépenses publiques ! wahou ...! face à un tsounami il faut des moyens largement plus efficaces.Sortir de l'euro tout simplement et c'est ce que préconise Jacques Sapir un de nos meilleurs économistes...
C'est une énorme bourde cet article Mr.Red



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Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)
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