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 Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 07 Sep 2011, 12:52

Philippe Fabry a écrit:
Ou les biperies de Soral...

La "perte" du privilège de battre monnaie date de la Révolution, qui a vu fleurir sous le Directoire et le Consulat les banques privées d'émission. Le monopole a ensuite été donné à la Banque de France, cartel de banques privées, en 1800 par Napoléon. Cette Banque de France privée a assuré la stabilité du Franc germinal jusqu'en 1914... Donc la France connaissait déjà un système analogue à la FED plus d'un siècle plus tôt.

Bref ce n'est pas avec ce genre de "pépites" que l'on fait fortune...


Cela n'a rien avoir avec la FED...qui aujourd'hui peut se permettre d’émettre des milliards de dollars à partir de rien,à l'époque de Napoléon les banques émettaient une monnaie ayant une véritable valeur via le bimétallisme Or-Argent.
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Philippe Fabry
Administrateur


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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 07 Sep 2011, 12:56

Au lieu de poster des âneries lisez donc quelque chose d'intelligent (note : l'article date d'avant l'Euro, d'où ses propositions à la fin) :

Citation :
Le secret de la liberté des banques et de la monnaie




Philippe Nataf
Introduction


Aujourd’hui on n’enseigne plus dans les manuels l’expérience de la
pluralité d’émission des banques sous le Directoire et le Consulat. Ce
phénomène s’est pourant beaucoup enseigné au XIXe siècle et même
jusqu’en 1914 ; cet enseignement s’est encore poursuivi au XXe siècle
grâce à Louis Lair et Edmond Servais de la Banque de France (le dernier
livre de Servais date de 1967). Dans ce livre, qui est l’histoire de la
Banque de France, on trouve une large place consacrée au système
bancaire précédant celui de la Banque de France, à savoir la pluralité
des instituts d’émission. Il est amusant d’observer que l’on présente
souvent la Banque de France comme le premier et le seul institut
d’émission en France alors que les étudiants préparant le concours
d’entrée de notre Banque centrale utilisent des manuels présentant le
système de la multiplicité des banques d’émission qui régna sous le
Directoire et ensuite le Consulat.

Pourquoi traiter un sujet comme celui-là ? Aujourd’hui l’idée
couramment admise est que si on laissait les banques libres d’émettre
des billets et complètement libres de leur gestion, il se produirait des
catastrophes. Il faudrait donc réglementer, contrôler et n’admettre
qu’un seul institut d’émission, à savoir une banque centrale. Voilà
l’idée contemporaine. L’idée est que s’il existait une pluralité de
banques d’émission il en résulterait le chaos ou des catastrophes tels
que l’inflation. On prétend donc que les banques libres n’ont jamais
existé - c’est le premier argument. Deuxième argument : "Oui, c’est vrai
ce système a existé, mais il a très mal fonctionné". Par exemple, aux
Etats-Unis dit-on, il existait de nombreuses banques d’émission faisant
fréquemment faillite. Il est donc intéressant d’observer ces différentes
expériences de pluralité d’instituts d’émission et d’en analyser le
fonctionnement en se posant deux questions :



  • Est-ce que ce système produit de l’inflation ?
  • Est-ce qu’il engendre des crises régulières ?

Dans un système de marché le processus est simple. L’offre s’ajuste à
la demande. L’allocation des ressources, précisément lorsque l’Etat
n’intervient pas, est la plus efficace ; elle se fait spontanément.
L’ordre spontané fonctionne bien. C’est en gros ce que l’on admet
aujourd’hui plus ou moins explicitement sauf pour la monnaie. On prétend
généralement que l’allocation naturelle des ressources ne se produit
plus et que l’équilibre ne s’établit pas spontanément. L’ajustement de
l’offre à la demande ne s’effectuerait plus. Au contraire, l’instabilité
s’installerait irrévocablement. Cette thèse correspond-elle à la
réalité historique ? C’est ce que l’on va tenter d’examiner avec
l’exemple français sous le Directoire et le Consulat.

Il existe naturellement plusieurs formes de systèmes bancaires.
Certains sont plus ou moins contrôlés par les gouvernements et les
parlements, d’autres sont peu ou pas réglementés du tout. Ainsi
l’histoire enregistre quelques expériences peu nombreuses mais à
l’évidence très concluantes de liberté bancaire. Dans ce cas les banques
peuvent librement émettre des billets convertibles et gérer leurs
actifs et leurs différents éléments de passif sans autre contrainte que
celle de la concurrence. L’exemple des banques multiples et réglementées
le plus intéressant est probablement celui des Etats-Unis au XIXe
siècle. Des crises cycliques réapparaissent à intervalles réguliers -
dans des périodes de sept à onze ans à peu près et même un petit peu
plus ; elles se caractérisaient par une amplitude significative.
Certaines ont été fortes, en 1837 et 1857 mais il fallut attendre 1907
pour qu’une crise assez importante fasse réfléchir un certain nombre de
responsables sur le thème "puisque le système multiple ne fonctionne pas
bien, il faut créer un institut pour éviter le retour périodique de ces
perturbations économiques". Il en résultat en 1913 la création de la
Federal Reserve System. Que s’est-il passé après ? En 1920, sept ans
plus tard : crise économique importante, ruée sur les banques et par
conséquent dépression économique comparable à celles du XIXe siècle.
Quant à la décennie qui suit, tout le monde connaît le krach de 1929 ;
ce qui est moins connu c’est que la crise s’est aggravée en 1930 puis en
1931, 32 et 33. Jamais les Etats-Unis n’avaient connu une crise
économique de pareille envergure. On pourrait multiplier les exemples de
systèmes bancaires dans lesquels l’Etat intervient beaucoup et montrer
qu’à chaque fois le dirigisme engendre des échecs retentissants. Tous
les échecs des systèmes réglementés ne pourront être abordés ici, mais
on citera quelques systèmes non réglementés pour en montrer la
diversité.


La liberté des banques écossaises


Commençons par le système écossais. Assez connu au XIXe siècle, son
mécanisme a été étudié en détail par l’économiste américain Lawrence
White. Le système écossais a duré plus d’un siècle. Il a commencé au
début du XVIIIe siècle et s’est terminé en 1845. Voilà un système où
toutes les banques, fort nombreuses, étaient pratiquement des banques
d’émission, c’est-à-dire qu’elles détenaient non seulement des dépôts,
c’est-à-dire de la monnaie scripturale, mais qu’elles émettaient des
billets remboursables, convertibles en métal, argent ou or. L’expérience
de l’Ecosse est tout à fait intéressante parce que dénuée de
fluctuation cyclique. Dès 1776, Adam Smith dans La Richesse des nations
fait référence à une perturbation intéressante : en Ecosse, une banque -
la Banque de Ayr - subit une faillite retentissante après deux ans et
demi d’existence. Quelle a été la réaction du système écossais dans son
ensemble ? Cette banque avait pratiqué de la surémission de billets,
mais d’autres banques, relativement conservatrices, émettant
relativement peu de billets ont eu une réaction de crainte. Par
conséquent, elles ont encore réduit leur émission de billets. La
conclusion d’Adam Smith (livre 2, chap. 2) est que la concurrence
bancaire est le système qui permet de réguler, de limiter au maximum et
au mieux l’émission des billets de banque.


Les systèmes américains


Observons à présent le système, ou plutôt les systèmes, aux
Etats-Unis. Il faut savoir qu’avant la guerre de Sécession il n’existait
pas de législation fédérale du tout pour les banques. Elles étaient
réglementées et soumises aux lois de chaque Etat. Autrement dit, il
existait autant de systèmes bancaires que d’Etats. Donc cela n’a aucun
sens de parler d’un système bancaire américain avant 1860-65, date de la
guerre de Sécession et des grandes lois bancaires fédérales. Ce qui
compte pour les banques d’avant 1860, c’est la législation de l’Etat où
elles fonctionnent. Il existe une quantité de banques, quantité de
systèmes bancaires aux Etats-Unis, en particulier des sytèmes assez
réglementés dans les Etats de New York, du Michigan, du New Jersey, ou
les Etats du Centre en général. Les Etats du Sud sont encore plus
strictement réglementés que les précédents ; ces systèmes dirigistes ne
produisent d’ailleurs pas de bons résultats et donnent lieu à des
surémissions de billets et souvent de dépôts. Ils engendrent ainsi des
crises assez graves : en particulier les paniques bancaires de 1837 et
1857 à New York. Mais la grande particularité des Etats-Unis c’est
justement qu’il existe un certain nombre d’Etats sans réglementation de
banques. On considère que les banques sont des établissements
commerciaux comme les autres et qu’en conséquence ils doivent être
soumis aux lois du commerce. La totalité des règlements bancaires de
l’Etat du Massachusetts tient en un petit livre de 37 pages. Les banques
ne sont soumises qu’aux lois générales des affaires. Aujourd’hui dans
le même Etat les règlements bancaires en vigueur remplissent les
rayonnages d’une pièce entière. Il est en effet indispensable pour les
banques commerciales de se tenir au courant des nouveaux règlements
apparaissant régulièrement.


La liberté des banques de la Nouvelle-Angleterre


Qu’advient-il dans les six Etats de la Nouvelle-Angleterre :
Massachusetts, Rhodes Island, Connecticut, et les trois Etats un peu
plus agricoles que sont le Maine, le New Hampshire et le Vermont ? Les
banques peuvent s’établir comme elles le veulent, elles n’ont qu’à
déclarer leur existence et une autorisation leur est accordée quasi
automatiquement. Un grand nombre de banques appraît possédant toutes le
droit d’émettre des billets. Cela fait partie de l’ensemble des libertés
dont elles jouissent et dont elles disposent. Qu’advient-il en 1837 et
en 1857 ? Crise à New York, panique, ruée sur les banques de l’Etat de
New York, et puis effondrement du système bancaire dans cet Etat puis
dans les Etats voisins. Où ces dépressions se transmettent-elles ? A
Paris et à Londres, mais ni en Ecosse ni dans les six Etats de la
Nouvelle-Angleterre. Autrement dit : une crise démarre à New York et se
propage de l’autre côté de l’océan Atlantique mais elle ne se transmet
pas dans la grande ville industrielle et bancaire qu’est Boston à
quelques centaines de kilomètres à peine. Ce phénomène si paradoxal
demande une explication.

Celle-ci est donnée par deux économistes de l’époque : Richard
Hildreth et Henry Charles Carey. Pour eux, les banques, lorsqu’elles
sont soumises à la libre concurrence au niveau de la gestion d’un côté
mais aussi au niveau de l’émission, possèdent la particularité très
curieuse d’être financées par des fonds propres extrêmement élevés.
Quelques exemples : en moyenne ceux des banques de l’Etat du
Massachusetts représentent plus de 60 % du passif. Dans l’Etat voisin du
Rhodes Island ce ratio est encore plus élevé à 72 %. Ce qui signifie
que lors de demandes de remboursement de billets ou de dépôts, la banque
dispose de liquidités non seulement sous forme de réserves, mais aussi
sous forme d’actifs réalisables très rapidement. Ces banques très
liquides se caractérisent également par une grande solvabilité.
Conclusion : même si elles perdaient une partie de leur actif elles
étaient protégées de la faillite. Et c’est cela qui caractérise les
banques libres de la Nouvelle-Angleterre : on ne constate que des
faillites sporadiques sans dommages pour les détenteurs de billets ou de
dépôts alors qu’à New York, à Paris et à Londres, instabilité,
dépression et faillites se reproduisent à intervalles réguliers. En
France aussi des banques d’émission libre se sont également développées
mais durant une période beaucoup plus courte, au demeurant tout aussi
intéressante. Elle se situe dans un contexte bien différent. La période
est connue mais les études précises n’ont été effectuées que récemment.
Le professeur Crouzet avait dans son dernier livre, La Grande inflation,
fait référence à ces expériences et Eugen White, professeur aux
Etats-Unis à l’Université de Rutgers, a fait plusieurs études sur cette
période. Il a même découvert que des "caisses patriotiques" entre 1790
et 1792 fonctionnaient comme des banques, accordaient des crédits et
émettaient des billets. Il en a recensé plusieurs centaines, dont
certaines sous forme de société commerciale dépendaient de nombreux
actionnaires et disposaient d’un bilan. Ce qui signifie qu’il exista
pendant une période une relative liberté d’établissement des banques.
Evidemment après 1792 cette expérience fut interrompue par l’inflation
des assignats et les mesures restrictives prises par la Convention.


I. Le fonctionnement des banques d’émission sous le Directoire et sous le Consulat


Comment fonctionnaient les monnaies à l’époque ? Jusqu’en 1795
circulaient en France toutes sortes de monnaies et le système décimal
n’existait pas. En 1795 on crée le franc qui fait suite en quelque sorte
à la livre. La différence est extrêmement faible au niveau du poids. Le
franc est donc défini en 1795, comme 5 grammes d’argent avec 90 %
d’argent fin. Les pièces qui vont être frappées seront des pièces de 5
francs. Ces pièces de 5 francs argent vont se mettre à circuler assez
rapidement. Donc la monnaie maintenant a une unité, c’est le franc
argent. Mais il y a un problème : à ce moment-là les espèces c’est
l’argent et l’or. En ce qui concerne l’or, il faut savoir que le franc
or a été défini plus tard, à la fin de la période dont il va être
question. Il a été défini en 1803. On a frappé des pièces de 20, 40 et
50 francs en or avec un rapport fixe qui était de 15,5 entre l’or et
l’argent. On devait échanger un gramme d’or contre 15,5 grammes
d’argent. C’était donc la naissance du bimétallisme en France avec tous
les inconvénients entrant dans la fixité de ce rapport de valeur entre
les deux métaux. Mais en France les fluctuations de valeur entre l’or et
l’argent ne présentant au XIXe siècle que de faibles amblitudes
décelables généralement sur le long terme. Ce système n’a donc pas trop
mal fonctionné. En ce qui concerne les banques (1), il faut distinguer
plusieurs types de banques. Toutes les banques à l’époque émettaient des
billets convertibles qui circulaient. Certaines banques émettaient des
billets libellés en francs et remboursables en espèces, en argent ou
parfois en or. Dans certains cas les billets étaient remboursables en
monnaie de cuivre c’est-à-dire dans une monnaie divisionnaire. Il est
tout à fait intéressant de noter que ces billets de banque remboursables
en monnaie divisionnaire ne subissaient pas de décote par rapport aux
billets des banques convertibles directement en métal, argent ou or. Un
essai d’explication a été donné dans une thèse de doctorat en 1990 sur
cette question par Gilles Jacoud : il est plus facile de faire circuler
des billets que des pièces qui sont encombrantes, et c’est assez logique
que la décote ne se produise pas. La différence se trouve entre les
banques parisiennes et celles de province. Les banques parisiennes
pratiquent toutes l’émission. Elles émettent entre autres des billets de
banque de 500 francs, de 1 000 francs, et parfois même de 2 500 francs
ou moins. La plus connue est la Caisse des comptes courants, créée en
1796 en partie par les anciens dirigeants de la Caisse d’escompte qui
avait fonctionné de 1776 à 1793. C’est en quelque sorte la suite de
cette ancienne banque, mais surtout elle va apporter sa clientèle à la
Banque de France et fusionnera en 1800 avec elle pour devenir ensuite à
Paris l’Institut d’émission unique (1803). Fondée par des banquiers
privés, cette banque a donc une certaine importance. Quelle est la
différence entre un banquier privé, une banque commerciale et une banque
d’émission ? Tout d’abord il est bien rare que le banquier privé émette
des billets. Ensuite une banque commerciale fonctionnant sous forme de
société commeciale bénéficie nécessairement d’une assise financière
beaucoup plus grande que celle d’un simple banquier privé. Donc
l’intérêt des banques commerciales fonctionnant sous le statut de
société commerciale réside dans le grand avantage économique représenté
par sa forte surface financière.

Cette première banque présentait deux avantages parce qu’elle
permettait aux banquiers de pratiquer l’escompte sur une grande échelle
et en même temps de financer ce crédit par ses fonds propres ou par
émission de billets. Ces billets, en partie monnaie fiduciaire ne
financent qu’une faible proportion des crédits alloués à l’économie. La
majeure partie des fonds prêtés par cette banque, comme d’ailleurs par
ses concurrentes, proviennent des actionnaires, c’est-à-dire d’une
épargne réelle. A l’époque, la technique d’escompte des effets de
commerce représentait l’essentiel du crédit attribué. Il existe donc au
fond deux sortes de crédits alloués par cette banque : un crédit qu’on
peut appeler un crédit réel, fondé sur l’épargne réelle, et un crédit
fictif, dit de "circulation", accordé sans épargne préalable. Certains
dépôts ne sont pas rémunérés, mais d’autres dépôts sont effectivement
rémunérés. Le problème de cette banque c’est que c’est une banque de
banquiers. Cette "banque de banquiers" essaie de se constituer un
privilège à une époque qui vient de supprimer les privilèges. Ces
banquiers, pour se protéger, demandent aux escompteurs d’effets de
commerce non pas deux mais trois signatures sur leurs effets. En
conséquence de quoi les commerçants, même dans le commerce de gros, les
petits détaillants et les petits industriels, ne peuvent pas escompter
leurs effets (ou alors s’ils le font cela leur coûte beaucoup plus cher
car ils doivent utiliser un banquier privé pour apposer une troisième
signature qui coûte 1, 2 ou 3 %, ce qui est relativement cher). En
conséquence, cette banque voit donc sa clientèle limitée et les
commerçants importants, les industriels d’une certaine dimension pensent
qu’en s’associant, ils pourront financer une nouvelle banque pour
pratiquer l’escompte à deux signatures et donc à meilleur marché. Ils
pourront donc à la fois prêter et emprunter des fonds avec une meilleure
rentabilité globale de leurs transactions, sans avoir besoin de payer
les banquiers privés pour obtenir cette fameuse troisième signature.
Ainsi se crée une deuxième banque, la Caisse d’escompte du commerce,
localisée à peu près au même endroit que la Caisse des comptes courants.
Cette deuxième banque fait donc une concurrence très forte à la
première, émet des billets, prête des fons principalement par le
processus de l’escompte. C’est une banque de commerçants relativement
aisés. Ils ont échappé à l’emprise des banquiers et ils refusent de
prêter aux petits commerçants. De ce fait ils érigent à leur tour une
barrière : en effet, ne peuvent escompter leurs effets de commerce que
les actionnaires de cette banque à l’exclusion de tous les autres. La
valeur nominale des actions a été placée si haut que les petits
commerçants ne peuvent pas utiliser cette Caisse d’escmpte du commerce.
Par conséquent, Paris se retrouve avec deux banques, une banque de
banquiers et une banque de gros commerçants. Mais la liberté résultant
du 4 août 1789, de la chute de Robespierre en 1794 et de l’arrivée au
pouvoir du Directoire, toutes les lois restrictives sont devenues
caduques et n’existent plus. Des banques commerciales d’émission peuvent
en conséquence s’établir sous le régime courant du droit des affaires :
les petits commerçants décident à leur tour de créer leur banque, avec
des actions à valeur nominale plus faible. Cette banque, le Comptoir
commercial, escompte les effets des petits commerçants, des petits
industriels, et des artisans. Tout un chacun peut utiliser cette banque.
Cela fait trois banques créées précisément par la liberté
d’établissement dans ce secteur. Par la suite, trois autres banques
d’émission s’établissent dans la capitale. La première banque instituée
en août 1799 est la Banque territoriale. Cette banque comptait à son
actif non pas des effets de commerce mais des terrains, des biens
immobiliers ; avec la vente des biens nationaux, cela correspondait aux
besoins de l’époque. Cette banque émettait des billets, remboursables à
vue en métal. L’actif immobilier de cette banque, principalement des
terrains, était, évidemment, très peu liquide. En conséquence cette
banque n’a pas connu le même succès que les trois premières. Celles-ci
ont progressé considérablement, leur chiffre d’affaire et le nombre de
leurs clients progressèrent sensiblement en quelques années seulement.
La Banque territoriale, bien que relativement stagnante, n’a pas subi de
crise majeure. Deux autres banques d’émission parisiennes doivent aussi
être présentées : ce sont la Caisse d’échange des monnaies et la
Factorie du commerce. Ces deux institutions émettaient des billets
libellés en francs et remboursables à vue. Tout détenteur de ces billets
pouvait se présenter à son guichet pour s’en faire rembourser le
montant en monnaie de cuivre ou en billions, c’est-à-dire en une monnaie
divisionnaire. Apparemment ces billets de banque s’échangeaient sur
Paris exactement au même cours que les billets convertibles directement
en métal or ou argent.

Six banques d’émission fonctionnaient donc concurremment à Paris.
Les deux dernières furent appelées banques de sol car leurs billets
n’étaient pas directement convertibles en monnaie or ou argent. Ces
banques de sol furent nombreuses ; les historiens en ont recensé au
moins deux autres émettant à Paris et un grand nombre dans toute la
France. A l’extérieur de Paris, à Rouen, une grande ville sur le plan
monétaire, il existait plusieurs banques de sol dont une Caisse
d’échange des monnaies, ainsi qu’une banque plus classique, la banque de
Rouen, la Société générale de commerce de Rouen, qui émettait des
billets libellés en franc, en petites coupures remboursables en argent
et en or. En conséquence, il ne s’agissait pas d’une banque de sol mais
d’une banque commerciale analogue aux grandes banques parisiennes. Dans
certaines villes de province s’établirent des banques de sol pratiquant
l’émission, accordant du crédit et jouant ains un rôle d’intermédiaire
financier. Ces banques établissaient des succursales dans les
départements. Apparemment ce système de banque d’émission assez
généralisé exista partout en France et pas seulement à Paris. Cependant
la quantité de billets circulant en province était plus faible que celle
circulant à Paris. Mais, les chiffres restent discutables. Les
recherches continuent sur le rapport entre les banques parisiennes et
les banques de province. Rouen possédait une banque importante, Troyes
également. Il existait des différences de fonctionnement plus ou moins
grandes par rapport à celles de Paris.

Quelles sont les grandes caractéristiques de ces banques ? On
invoque souvent les "banques libres", ou la multiplicité des instituts
d’émission. Ces deux expressions sont identiques. Pour les économistes
français ceci est évident, car ils n’ont jamais utilisé le terme de
liberté bancaire autrement. Le terme de Free banking d’origine écossaise
n’a pas posé de problème en Angleterre non plus. En revanche, il a
engendré de nombreuses confusions aux Etats-Unis où le terme "Banque
libre" faisait référence à un système qui ne l’était pas du tout. Il
s’agissait au contraire d’un régime très réglementé appelé "Bond Deposit
System". Il est plus exact de parler de liberté des banques, de liberté
d’émission ou de multiplicité des instituts d’émission. Nous allons
voir comment fonctionnent les banques de ce type.

Dans ce système, la banque possède à son actif d’une part des
réserves en métal, et d’autre part, et cela représente l’essentiel, des
fonds prêtés sous forme d’effets de commerce. Le passif, quant à lui,
comprend tout d’abord les billets dont il vient d’être question, mais
aussi, dès cette époque, des dépôts non rémunérés. Certaines de ces
banques, la concurrence aidant, rémunèrent parfois les dépôts. Cette
rémunération coûtait relativement cher. Les taux des crédits prêtés ne
pouvaient donc pas être artificiellement baissés. Voilà une
caractéristique du passif. Les fonds propres représentaient, quant à
eux, 20, 30 ou 40 % (60 % dans un cas) du passif, c’est-à-dire une
partie très importante du passif. Ces fonds propres n’ont donc rien de
commun avec ceux des banques d’aujourd’hui. L’influence de ce phénmonène
agira profondément sur la régulation du système.

Est-ce que ce système présente des défauts de fonctionnement ?
Est-il susceptible d’engendrer de l’inflation ? La réponse est un non
catégorique. Les historiens ont constaté que ces banques n’amenèrent pas
d’inflation des prix. Les sources dont nous disposons montrent un
système de prix étonnament stable durant cette période. En ce qui
concerne le deuxième problème, dans la mesure où ces banques créent des
instruments fiduciaires, sous forme de billets ou de dépôts non couverts
par de la monnaie métallique, on pourrait s’attendre à des crises, des
ruées sur ces banques avec faillites éventuellement. L’histoire montre
qu’il n’en fut rien. On constate seulement qu’en 1798 il se produisit un
incident avec la Caisse des comptes courants, à laquelle fut volé une
partie de ses liquidités. Le directeur de la banque partit avec 10 % de
l’actif. Il est clair qu’aujourd’hui une perte de 10 % de ses actifs
rendrait toute banque automatiquement insolvable. Or la caractéristique
de la Caisse des comptes courants était précisément sa solvabilité.
Possédant 20 % de fonds propres, perdre 10 % signifiait en perdre la
moitié, sans faire faillite pour autant. Elle s’est donc engagée à
rembourser tous les détenteurs de billets et tous les déposants. En
conséquence, en un bref délai, la Caisse des comptes courants put faire
face à tous ses engagements. Sur cette période de sept ans, il ne s’est
produit qu’un autre incident. Il eut lieu aux alentours de 1802 avec la
Caisse d’escompte du commerce qui fut soumise à des demandes de
remboursement massives. Que firent les actionnaires ? Les réserves étant
insuffisantes, ils se sont engagés à vendre immédiatement autant
d’actifs qu’il faudrait pour pouvoir rembourser les détenteurs de
billets. Tous les créanciers furent payés et la confiance reparut à
nouveau. Quant aux autres établissements, ils n’ont en aucune façon été
touchés par ces deux mini-crises. Aujourd’hui le choc serait
considérable, mais à l’époque (1802) cette perte de 10 % de l’actif n’a
pas entraîné de perturbation majeure et la ruée ne se communiqua pas non
plus à l’ensemble du système. Ce n’est plus le cas aujourd’hui aux
Etats-Unis. Dans l’Etat du New Hampshire en 1991, la faillite d’une
banque a entraîné une dizaine d’autres dans sa chute. L’Etat du New
Hampshire s’est ainsi trouvé plongé en l’espace de quelques mois dans
une situation de crise économique et bancaire considérable. Au début des
années 1980 lors de la faillite de la banque Continental Illinois, le
président Reagan a nationalisé immédiatement cette institution de façon à
éviter la propagation à l’ensemble du secteur bancaire. Il s’agissait
d’éviter un effet "boule de neige" parfaitement possible à cette époque,
comme plus tard dans l’Etat du New Hampshire. A l’époque du Directoire
et du Consulat, la solvabilité des banques rendit cet effet "boule de
neige" tout à fait impossible. La première raison résidait dans la
liquidité des banques, dont les actifs, à part ceux de la Banque
territoriale, pouvaient se vendre, éventuellement à perte, mais
certainement très rapidement. En second lieu, la solvabilité de ces
banques était très forte, car leurs fonds propres suffisaient largement
pour faire face à n’importe quelle crise et même, le cas échéant à des
pertes très importantes, sans pour autant faire faillites.

Voilà pour les banques de la place de Paris. Il faut en tirer un
enseignement quant aux quantités d’instruments monétaires émises. On
peut observer que les quantités d’instruments monétaires produites sont
indépendantes du pouvoir politique et qu’il en est de même des pièces de
monnaie (or, argent, ou divisionnaire). Si le public n’en veut plus,
s’il en veut moins, les pièces s’exportent ou sont thésaurisées, leur
quantité n’est pas directement contrôlable par un gouvernement. D’autre
part, les dépôts rémunérés ou non, ou les billets, les quantités
utilisées dépendent de la production de ces instruments monétaires par
les banques, et cette production dépend de la demande des utilisateurs
de billets ou de monnaie scripturale. Si certains préfèrent les pièces,
d’autres les chèques, fonctionnant à l’époque sous forme de transferts,
ou si d’autres préfèrent les billets, la quantité de chacun de ces
moyens monétaires dépend exclusivement de la demande des utilisateurs.
Donc, aucune espèce de réglementation par un gouvernement n’est
nécessaire. Il est intéressant de constater que la régulation se fait
tout à fait spontanément. L’inflation des assignats et des mandats
territoriaux a disparu, la déflation n’existe pas non plus. La seule
chose que l’on puisse avancer c’est la brièveté de la période et par
conséquent, que ce bon fonctionnement a été limité dans le temps. Il
reste à savoir pour quelles raisons cette expérience a été interrompue
et ce qui s’est produit dans les pays possédant un système bancaire à
peu près analogue. On a examiné succintement l’Ecosse et les six Etats
de la Nouvelle-Angleterre, mais le Canada et un certain nombre de pays
sont également passés par des expériences analogues s’étendant sur des
plus longues périodes. En Nouvelle-Angleterre la liberté bancaire a duré
cinq décennies, en Ecosse plus d’un siècle, on peut donc constater que
dans ces différents pays, peu nombreux mais très concluants sur une
période de temps assez importante, des expériences analogues ont produit
exactement la même stabilité, la même prospérité économique.
L’accroissement considérable de la clientèle de ces banques permit le
financement de l’économie française dans un contexte politique
particulièrement troublé. Pourtant ces banques s’établirent facilement
et financèrent efficacement l’économie de la région parisienne. La
question reste de savoir pourquoi l’expérience n’a pas duré plus
longtemps. Un nouveau régime monétaire fut établi en 1795 fondé sur des
pièces en argent. Le franc fut défini par un poids d’argent métal. L’or
n’était pas encore utilisé d’une façon officielle. Le franc or ne débuta
qu’en 1803, ce qui n’empêcha pas l’utilisation des pièces d’or de
l’époque (2).


II. Le contexte idéologique dans lequel s’est présentée cette expérience


Cette expérience s’est effectuée dans le contexte suivant : le
philosophe économiste de Gournay a popularisé la formule :
"Laissez-faire, laissez-passer", qui signifiait laisser produire,
libre-échange, mais ce principe ne s’arrêtait pas aux biens et aux
services. Il existe des textes, de Turgot notamment, montrant que de
Gournay était totalement opposé au contrôle des taux d’intérêt par
l’Etat. Et comme Turgot fut son premier disciple, on voit très bien la
filiation intellectuelle. Turgot, disciple de Gournay applique les
principes physiocratiques du "laissez-faire et laissez-passer" au
système bancaire. Il autorise donc l’établissement d’une première
banque, la Caisse d’escompte, en 1776. Dans l’esprit de Gournay, il ne
s’agissait pas de créer une banque centrale, il s’agissait simplement
d’ouvrir la France à un système moderne comme existant à l’époque en
Ecosse. L’exemple écossais était présent, et par conséquent l’idée de
Turgot était de laisser se développer en France un système analogue, où
toutes les banques pourraient se former et émettre des billets partout
où les utilisateurs en auraient besoin. Après de Gournay et Turgot, on
aperçoit d’autres influences, en particulier celle du comte de Mirabeau,
mort en 1791. Dans son livre De la Caisse d’escompte (1785), il prend
aussi position pour la multiplicité des instituts d’émission. Il est
intéressant de noter, qu’il lie aussi ce problème à celui des
fluctuations cycliques qui n’apparaîtra régulièrement qu’un peu plus
tard : Mirabeau fait remarquer que de fait il ne fonctionne qu’une seule
banque et que cette banque se permet de temps en temps des facilités.
Alors que s’il existait plusieurs banques concurrentes ces "facilités"
ne pourraient franchir des limites très étroites. En conséquence de quoi
Mirabeau explique qu’on assiste à des petites fluctuations cycliques
qui sont sans conséquences parce que ses billets étant convertibles, la
Caisse d’escompte doit faire face à toutes les demandes de
remboursement. Après Mirabeau, il faut citer un autre grand économiste :
Du Pont de Nemours. Lui aussi est un physiocrate ; il occupera quelques
temps la présidence de l’Assemblée nationale constituante. Dans cette
assemblée, Du Pont fait un grand discours sur les banques, dans lequel
il explique que les banques doivent être libres. Ce discours est très
apprécié à l’Assemblée, qui décide immédiatement de le publier sous la
forme d’un petit livre qui paraîtra en novembre 1789. Ce petit ouvrage
de Du Pont de Nemours paraît et c’est juste après que commence cette
expérience de caisses patriotiques prêtant du crédit et émettant des
billets. Cette expérience a été analysée par Eugen White. Cette
expérience limitée, probablement à cause des assignats et de
l’incertitude régnant à l’époque, il n’était sans doute pas commode de
faire fonctionner des banques dans un contexte de cette nature où
l’instabilité des prix, due à la production d’assignats, devait
singulièrement gêner le calcul économique prévisionnel des banques. Le
livre d’Adam Smith, La Richesse des Nations, publié en 1776, avait subi
au moins trois traductions, et au moins six éditions circulaient au
début de la Révolution française. Or Adam Smith était tout à fait
favorable à la liberté d’émission qu’il voyait fonctionner tous les
jours dans son pays d’Ecosse. Il en avait conclu que ce système
fonctionnait beaucoup mieux que les autres systèmes existants à son
époque, y compris la Banque d’Angleterre et celle d’Amsterdam. Un autre
auteur appartient à cette tradition des grands économistes, Camille
Saint-Aubin. Il est un peu moins connu aujourd’hui qu’autrefois. Dans un
petit livre, Des banques particulières, il défend, pour la France, un
système à l’écossaise. Son importance a été soulignée par l’économiste
français Alphonse Courtois dès 1875.


III. L’abolition politique du système bancaire libre


Si ce système fonctionnait efficacement, comment expliquer sa
disparition ? Les historiens de cette période concluent tous que la fin
de ce régime bancaire n’est pas spontanée, mais résulte au contraire
d’une décision du pouvoir politique. Il s’agit de Bonaparte, qui malgré
les organes législatifs, décide de tout. Il initie une loi en 1803,
accordant le privilège exclusif d’émission des billets à une seule
banque. De 1800 à 1803, il existait plusieurs banques d’émission dont
l’une se nommait la Banque de France. Au départ simple société
commerciale elle ne disposait d’aucune clientèle (cf. Gabriel Ramon,
auteur d’une monumentale Histoire de la Banque de France). Il lui a donc
fallu fusionner avec une autre banque, la Caisse des comptes courants,
qui lui apporta la clientèle. Le premier actionnaire de la Banque de
France fut Bonaparte. Il fut entouré d’anciens partisans de la liberté
des banques qui participèrent au coup d’Etat du 18-brumaire trois ans
auparavant. On accusa les banques concurrentes de la Caisse des comptes
courants et maintenant de la Banque de France d’engendrer des sérieux
inconvénients. Le premier était l’émission des billets. Le billet
possède la caractéristique de ne pas coûter cher. Lorsqu’une banque
dispose à son passif de beaucoup de billets, elle peut prêter des fonds
qui ne lui coûtent presque rien et qu’elle peut reprêter à un taux
d’intérêt très rentable. La concurrence tend à augmenter le coût des
fons d’une part et à diminuer le revenu de ces fonds d’autre part.
C’est-à-dire que la marge entre le revenu des fonds et le coût tend par
la concurrence à devenir très faible. En conséquence la multiplicité des
banques d’émission diminue la rentabilité des billets pour chacune
d’entre elles. Tel est le résultat de l’absence de privilèges. En
revanche, dès qu’une banque dispose d’un privilège d’émission elle peut
prêter des fonds qui ne coûtent pas grand chose et qui rapportent
beaucoup. Cette situation de monopole lui permet d’augmenter
sensiblement la rentabilité de ses fonds propres et donc les dividendes
de ses actionnaires. Le taux de rentabilité des actions des banques
libres de la Nouvelle-Angleterre ou même d’Ecosse tournait autour de 6
ou 7 % tendant ainsi vers le "taux naturel" de l’intérêt de l’époque
dans ces pays. En revanche, l’attribution du privilège d’émission à la
Banque de France permit à ses actionnaires de bénéficier de taux très
élevés passant parfois les 25 % ou 28 %.

Quelles sont les raisons qui justifient l’abolition de ce
système ? Elle sont au nombre de quatre. La première raison invoquée,
est le goût excessif de la centralisation chez Bonaparte. La deuxième
vient tient au fait que pour financer ses guerres il avait besoin de
contrôler une banque (il appelait d’ailleurs la Banque de France "ma
banque"). Troisième motivation : Bonaparte et plusieurs de ses proches
étaient actionnaires de cette banque. Ils estimaient, à juste titre, que
la suppression du droit d’émission des banques concurrentes permettrait
une augmentation sensible de la rentabilité financière de leurs
actions. La quatrième raison, apparemment la seule à être dotée d’une
certaine justification théorique, a été avancée par un des responsables
de la Commission qui travaillait à la préparation de la loi, M. Cretet.
Dans un long rapport il explique que le système en question provoque un
inconvénient majeur. La concurrence, explique-t-il, limite radicalement
l’émission de monnaie fiduciaire, en particulier de billets. Par
conséquent si l’on souhaite pratiquer une politique monétaire
expansionniste ou inflationniste, il est indispensable de supprimer la
pluralité de l’émission. La raison invoquée en 1803 pour détruire la
liberté d’émission est donc exactement la raison inverse de celle donnée
à partir de 1860. A cette époque un débat se développe sur cette
question et l’on affirme l’impossibilité de laisser la liberté
d’émission (par exemple à la banque de Savoie) car celle-ci engendrerait
nécessairement l’inflation. En 1867, l’économiste Edouard Horn,
remarqua dans La Liberté des banques qu’il fallait choisir. On ne peut
pas reprocher à une banque libre d’une part d’être inflationniste,
d’autre part d’empêcher toute inflation. Or la raison donnée en 1803
fait valoir que la concurrence entre les banques limite très strictement
la production de monnaie fiduciaire. Voilà pour les grandes raisons de
cette loi de 1803 qui détruisit le système par son article 1er accordant
le privilège exclusif d’émission de billets à la Banque de France en
pénalisant toutes les autres banques. L’article 30 supprime expressément
le droit d’émission de tous les concurrents et leur demande nommément
de bien vouloir retirer leurs billets de la circulation. En conclusion
nous affirmerons, comme Gilles Jacoud à la fin de ses travaux, que

la Banque de France est aussi l’établissement qui se prête le
mieux à des opérations de secours au Trésor. L’Etat a donc intérêt à son
renforcement. Or ce renforcement passe par l’attribution d’un privilège
qui amènera la suppression d’une concurrence dommageable à la Banque.
Les considérations politiques l’emportent sur une rationalité économique
qui aurait sans doute consisté à laisser subsister les divers
diffuseurs de crédit. (3)

"L’hérésie économique que constitue la mise au pas des
concurrents de la Banque de France transparaît dans les difficultés que
connaît le commerce parisien après l’attribution du privilège" (4).


IV. La tradition monétaire des économistes français au XIXe siècle


La tradition de la liberté des banques domine largement chez les
économistes français du XIXe siècle. Le premier à la défendre est
Jean-Baptiste Say, en 1803, dans son Traité d’économie politique. Ce
point de vue de Jean-Baptiste Say intéresse d’autant plus l’historien de
la théorie économique que dans les années qui suivent Say développe une
théorie des fluctuations cycliques. La première crise vraiment sérieuse
apparaît dès 1805, deux ans seulement après l’abolition de la liberté
d’émission ; c’est une crise de surémission de billets. Surémission qui
ne s’est pas produite pendant l’époque de la libre concurrence bancaire,
mais après et à cause de sa suppression. La théorie des fluctuations
cycliques élaborée par J-B Say attribue une origine bancaire à ces
dérèglements, mais il ne montre pas clairement le rapport avec l’absence
de libre concurrence.

Un autre économiste, Cahrles Coquelin, auteur du très remarquable
Dictionnaire de l’Economie politique (plus de 1800 pages, publié en
1854) analyse les problèmes liés à la liberté ou monopole de l’émission
et conclut très nettement que le système engendrant le plus haut niveau
de prospérité et de stabilité, est incontestablement la libre
concurrence de plusieurs instituts d’émission. Il défend cette position
avec une cohérence croissante de 1828 à 1852. Il décède relativement
jeune (1852), ainsi que son ami Bastiat deux ans auparavant. Georges de
Nouvion note que Bastiat partageait la même analyse que Coquelin sur
cette question, comme sur beaucoup d’autres d’ailleurs. Ils ont eu de
nombreux disciples sur le plan monétaire, dont Michel Chevalier. Ancien
saint-simonien, les argumentations de Coquelin l’ont convaincu non
seulement pour la France, mais aussi sur l’Ecosse et sur la
Nouvelle-Angleterre. Pour ce partisan du libre-échange, la liberté
économique doit s’étendre aux banques pour les stabiliser et mieux
financer le commerce et l’industrie. Dans les années 1860, avec le
rattachement de la Savoie à la France, la question va se poser et le
débat sera réouvert lors d’une enquête parlementaire sur la question. A
cette époque, la Société d’économie politique regroupait l’ensemble des
économistes français, soit à peu près deux cent membres. Parmi ceux-ci,
Michel Chevalier débattra avec Louis Wolowski, le seul économiste à
défendre le principe de l’unicité d’émission en France. Dans ce débat
les économistes sont donc tous d’accord, à cette exception près, pour
estimer la banque libre plus efficace que le monopole d’émission.
Certains mêlaient à cet argument d’efficacité et de stabilité monétaire
celui du droit naturel des banques d’émettre des billets. Mais
l’argument central, essentiel reste celui de l’utilité.

Karl Marx constate le même phénomène et fait l’éloge des grandes banques libres d’Ecosse :

Ce sont avant tout les banques écossaises que l’on présente à
juste titre comme modèles ... Il n’en reste pas moins que l’Ecosse n’a
pas connu de crise monétaire proprement dite... L’Ecosse est importante
ici parce que d’une part elle montre comment le système monétaire peut
sur la base actuelle être parfaitement réglé - et supprimés tous les
défauts que déplore Darimon - sans abandonner la base sociale (5) -
c’est-à-dire le système économique libéral dans lequel on vivait à
l’époque.

En France la tradition de la banque libre remonte à bien avant la
Révolution française ; elle a perduré pendant tout le XIXe siècle, et
même au début du XXe siècle. La pertinence de la banque libre pour les
problèmes d’aujourd’hui peut être résumée comme suit :

Dans un marché banciare libre, 1) les mauvais billets de banque
ne chassent pas les bons ; 2) la fausse monnaie ne constitue pas un
problème important ; 3) les banques ne sont pas intrinsèquement
disposées à la surémission et à la suspension des paiements ; 4) les
banques ne tiendront pas des résèrves chroniquement insuffisantes ou
excessives ; 5) les ruées sur les banques ne sont pas un problème
endémique ; 6) il n’y a pas un besoin réel d’un prêteur en dernier
ressort ; 7) pas de réserves pyramidales, ce qui évite de rendre le
crédit instable ; 8) aucun monopole naturel n’existe dans la production
de papier-monnaie ; et 9) la prolifération de billets d’émetteurs
différents ne pose aucun problème (L. White, 1996, p. 147).


V. Demain, la liberté monétaire


Les expériences de liberté bancaire ne peuvent être considérées comme
une réponse toute faite aux problèmes d’aujourd’hui. Néanmoins, elles
montrent que le régime de la banque centrale est inutile pour résoudre
les problèmes monétaires et qu’au contraire la libre concurrence
bancaire offre des solutions alternatives et plus attrayantes. Une
monnaie commune est-elle utile ? Peut-on imaginer l’introduction d’un
étalon privé parallèle ? Réponse : oui, sans aucun doute. L’introduction
de la concurrence des monnaies frayerait un chemin pour au moins une
monnaie commune et parallèle. Après une période de transformation
progressive et spontanée, une dernière mesure pourrait éradiquer la
concurrence injuste de la monnaie fiduciaire par la vente des réserves
en or de la banque centrale.


LA CONCURRENCE DES MONNAIES


Pour franchier cette première étape, il est nécessaire d’abolir les
obstacles qui entravent les droits de propriété et la liberté des
contrats dans le domaine monétaire. Ceci permettrait à la concurrence
monétaire de se développer librement, comme l’ont proposé des
économistes éminents dans les années 1970. Cela implique :



  • A. L’abolition du cours forcé des papiers-monnaie nationales
    (devises) * B. Pour l’or, cela signifie : * 1. L’abolition de l’impôt
    sur l’or * 2. Liberté de faire des contrats en or, en particulier : a)
    la liberté des transactions commerciales (achat et vente) et b) la
    liberté des banques d’ouvrir des dépôts rémunérés ou non rémunérés. A ce
    stade, dans le pays qui suivrait ce schéma, un étalon-or parallèle
    faisant concurrence à la "monnaie nationale" se développerait
    progressivement et de manière spontanée. Si seulement deux pays de
    l’Union européenne devaient emprunter ce chemin, la monnaie-or privée
    devienderait la monnaie commune de ces deux pays, avec la possibilité de
    s’étendre à l’ensemble des quinze pays membres. * 3. La liberté de
    frapper des pièces d’or pour les émetteurs existants * 4. Le droit de
    ces utilisateurs de déterminer librement les unités de poids (onces ou
    grammes) qui conviennent le mieux à leurs besoins.

Pour les pays qui adoptent ce système, l’or viendrait progressivement
à circuler à la fois en tant que monnaie parallèle et monnaie commune.
Cette monnaie-or commune serait en concurrence avec les "monnaies
nationales" non convertibles. Toute expansion du volume de ces
papiers-monnaies non convertibles provoquerait progressivement une
évolution vers le remplacement de la "monnaie nationale" par une
monnaie-or commune.


LA PRIVATISATION DE LA MONNAIE


Afin d’éviter la concurrence injuste venant du papier-monnaie géré
par des institutions publiques (banques centrales ou d’autres) : a) une
ou plusieurs banques centrales pourraient entreprendre de vendre ses
réserves en or (moyennant retour des billets ou remboursement des
créances des banques à la banque centrale), b) les billets de 200 F et
de 500 F pourraient être échangés contre des pièces d’une valeur
équivalente, libellés en francs et en grammes d’or. La parité serait
déterminée par le marché, après une période de stabilité suffisante. A
ce stade, les billets et les dépôts seraient échangés contre des pièces
en or, libellées en francs ou en unités de poids d’or. Ainsi, l’once ou
le gramme d’or seraient l’unité de compte, à la place du franc actuel.
Si deux pays adoptaient ce système, l’or ferait d’abord figure de
monnaie commune. Plus tard, au moment de la convertibilité à une parité
de marché, la monnaie-or commune serait de facto une monnaie-or unique
pour chaque pays ayant adopté la convertibilité métallique. Ainsi les
monnaies nationales inconvertibles seraient radicalement transformées,
passant du stade de papier-monnaie fiduciaire (après abolition de
l’inconvertibilité et du cours forcé) en des créances par rapport à la
monnaie unique, c’est-à-dire l’or. Les utilisateurs seraient toujours
libres de compter en francs, mais ils pourraient également utiliser des
unités telles que l’once ou le gramme d’or. Ils seraient libres
d’utiliser des pièces, des billets convertibles ou des dépôts bancaires,
rémunérés ou non. Cela permettrait de maintenir la diversité des
instruments monétaires, laquelle serait un résultat du libre choix des
utilisateurs. On verrait émerger plusieurs types de monnaies privées,
avec de nouvelles exigences monétaires. Il est probable cependant que
les quantités considérables d’or déjà entre les mains de millions de
personnes seraient d’abord utilisées.

Ce système ne conduirait pas à l’une ou l’autre des régimes de
l’étalon-or du passé, mais du moins à un étalon-or privé d’un genre
nouveau, à l’abri des manipulations du pouvoir politique. En tant que
propriété des utilisateurs, la masse monétaire serait déterminée par les
détenteurs de pièces ou de titres monnayables en or (billets ou
dépôts). Libérée de la tutelle étatique, la nouvelle monnaie (ou les
nouvelles monnaies) seraient à l’origine d’une unification (intégration)
monétaire progressive et spontanée en Europe, sans recours au
constructivisme étatique. Elle ne serait pas assujettie à des taux
administrés et exercerait un effet stabilisateur sur les taux de change
des autres papiers-monnaies (en particulier le dollar et le yen). Or, de
par sa dispersion géographique, l’or tendrait probablement à devenir
une monnaie commune universelle, et peut-être à retrouver son rôle
traditionnel de monnaie-marchandise à l’échelle mondiale. Les peuples
disposeraient alors d’un étalon-or privé, source de stabilité monétaire
et de progrès économique. A l’intérieur de ce système, la production de
monnaie métallique de base serait libre. Puisque la frappe des pièces
d’or serait également libre, l’offre s’ajusterait à la demande. La
nouvelle concurrence des monnaies aurait fait de l’or au minimum une
monnaie commune parallèle. La vente par les banques centrales de leurs
importantes réserves d’or et la convertibilité des billets élimineraient
de facto leur pouvoir d’accroître artificiellement l’offre de monnaie
et le crédit bancaire. Ce serait en effet la création d’un régime proche
de celui de la banque libre. Libéré du fardeau des fluctuations des
taux de change et des changes administrés, ainsi que de la "mauvaise
allocation des investissements" qui en résultent, le commerce
international se développerait de manière considérable et soutenue. Les
risques de protectionnisme et de guerres commerciales diminueraient
rapidement. La disparition de la dépréciation monétaire tendrait à
pousser fortement les taux d’intérêt vers le bas, et à accroître le taux
d’épargne. L’étalon-or privé aurait pour conséquence l’émergence d’une
croissance non inflationniste réelle et continue. L’unification
monétaire spontanée et progressive s’établirait en Europe, sans recours à
une banque centrale "européenne". En réalité, ces mesures représentent
le chemin le plus rapide et le plus simple pour sortir du chaos
monétaire actuel.



http://www.librairal.org/wiki/Collectif:Aux_sources_du_mod%C3%A8le_lib%C3%A9ral_fran%C3%A7ais_-_Le_secret_de_la_libert%C3%A9_des_banques_et_de_la_monnaie

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 07 Sep 2011, 12:58

Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Ou les biperies de Soral...

La "perte" du privilège de battre monnaie date de la Révolution, qui a vu fleurir sous le Directoire et le Consulat les banques privées d'émission. Le monopole a ensuite été donné à la Banque de France, cartel de banques privées, en 1800 par Napoléon. Cette Banque de France privée a assuré la stabilité du Franc germinal jusqu'en 1914... Donc la France connaissait déjà un système analogue à la FED plus d'un siècle plus tôt.

Bref ce n'est pas avec ce genre de "pépites" que l'on fait fortune...


Cela n'a rien avoir avec la FED...qui aujourd'hui peut se permettre d’émettre des milliards de dollars à partir de rien

Que fait un Etat qui monétise sa dette, selon vous ?
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 07 Sep 2011, 13:07

Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Ou les biperies de Soral...

La "perte" du privilège de battre monnaie date de la Révolution, qui a vu fleurir sous le Directoire et le Consulat les banques privées d'émission. Le monopole a ensuite été donné à la Banque de France, cartel de banques privées, en 1800 par Napoléon. Cette Banque de France privée a assuré la stabilité du Franc germinal jusqu'en 1914... Donc la France connaissait déjà un système analogue à la FED plus d'un siècle plus tôt.

Bref ce n'est pas avec ce genre de "pépites" que l'on fait fortune...


Cela n'a rien avoir avec la FED...qui aujourd'hui peut se permettre d’émettre des milliards de dollars à partir de rien,à l'époque de Napoléon les banques émettaient une monnaie ayant une véritable valeur via le bimétallisme Or-Argent.


Justement...

LA PRIVATISATION DE LA MONNAIE


Afin d’éviter la concurrence injuste venant du papier-monnaie géré
par des institutions publiques (banques centrales ou d’autres) : a) une
ou plusieurs banques centrales pourraient entreprendre de vendre ses
réserves en or (moyennant retour des billets ou remboursement des
créances des banques à la banque centrale), b) les billets de 200 F et
de 500 F pourraient être échangés contre des pièces d’une valeur
équivalente, libellés en francs et en grammes d’or. La parité serait
déterminée par le marché, après une période de stabilité suffisante. A
ce stade, les billets et les dépôts seraient échangés contre des pièces
en or, libellées en francs ou en unités de poids d’or. Ainsi, l’once ou
le gramme d’or seraient l’unité de compte, à la place du franc actuel.
Si deux pays adoptaient ce système, l’or ferait d’abord figure de
monnaie commune. Plus tard, au moment de la convertibilité à une parité
de marché, la monnaie-or commune serait de facto une monnaie-or unique
pour chaque pays ayant adopté la convertibilité métallique. Ainsi les
monnaies nationales inconvertibles seraient radicalement transformées,
passant du stade de papier-monnaie fiduciaire (après abolition de
l’inconvertibilité et du cours forcé) en des créances par rapport à la
monnaie unique, c’est-à-dire l’or.
Les utilisateurs seraient toujours
libres de compter en francs, mais ils pourraient également utiliser des
unités telles que l’once ou le gramme d’or. Ils seraient libres
d’utiliser des pièces, des billets convertibles ou des dépôts bancaires,
rémunérés ou non. Cela permettrait de maintenir la diversité des
instruments monétaires, laquelle serait un résultat du libre choix des
utilisateurs. On verrait émerger plusieurs types de monnaies privées,
avec de nouvelles exigences monétaires. Il est probable cependant que
les quantités considérables d’or déjà entre les mains de millions de
personnes seraient d’abord utilisées.

Ce système ne conduirait pas à l’une ou l’autre des régimes de
l’étalon-or du passé, mais du moins à un étalon-or privé d’un genre
nouveau, à l’abri des manipulations du pouvoir politique.
En tant que
propriété des utilisateurs, la masse monétaire serait déterminée par les
détenteurs de pièces ou de titres monnayables en or (billets ou
dépôts). Libérée de la tutelle étatique, la nouvelle monnaie (ou les
nouvelles monnaies) seraient à l’origine d’une unification (intégration)
monétaire progressive et spontanée en Europe, sans recours au
constructivisme étatique. Elle ne serait pas assujettie à des taux
administrés et exercerait un effet stabilisateur sur les taux de change
des autres papiers-monnaies (en particulier le dollar et le yen). Or, de
par sa dispersion géographique, l’or tendrait probablement à devenir
une monnaie commune universelle, et peut-être à retrouver son rôle
traditionnel de monnaie-marchandise à l’échelle mondiale. Les peuples
disposeraient alors d’un étalon-or privé, source de stabilité monétaire
et de progrès économique. A l’intérieur de ce système, la production de
monnaie métallique de base serait libre. Puisque la frappe des pièces
d’or serait également libre, l’offre s’ajusterait à la demande. La
nouvelle concurrence des monnaies aurait fait de l’or au minimum une
monnaie commune parallèle. La vente par les banques centrales de leurs
importantes réserves d’or et la convertibilité des billets élimineraient
de facto leur pouvoir d’accroître artificiellement l’offre de monnaie
et le crédit bancaire. Ce serait en effet la création d’un régime proche
de celui de la banque libre. Libéré du fardeau des fluctuations des
taux de change et des changes administrés, ainsi que de la "mauvaise
allocation des investissements" qui en résultent, le commerce
international se développerait de manière considérable et soutenue. Les
risques de protectionnisme et de guerres commerciales diminueraient
rapidement. La disparition de la dépréciation monétaire tendrait à
pousser fortement les taux d’intérêt vers le bas, et à accroître le taux
d’épargne. L’étalon-or privé aurait pour conséquence l’émergence d’une
croissance non inflationniste réelle et continue. L’unification
monétaire spontanée et progressive s’établirait en Europe, sans recours à
une banque centrale "européenne". En réalité, ces mesures représentent
le chemin le plus rapide et le plus simple pour sortir du chaos
monétaire actuel.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 07 Sep 2011, 13:11

De Gaulle -l'étalon or - le dollar



De Gaulle Or et dollar par Hugues2
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 07 Sep 2011, 13:59

Alexis232 a écrit:
Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Ou les biperies de Soral...

La "perte" du privilège de battre monnaie date de la Révolution, qui a vu fleurir sous le Directoire et le Consulat les banques privées d'émission. Le monopole a ensuite été donné à la Banque de France, cartel de banques privées, en 1800 par Napoléon. Cette Banque de France privée a assuré la stabilité du Franc germinal jusqu'en 1914... Donc la France connaissait déjà un système analogue à la FED plus d'un siècle plus tôt.

Bref ce n'est pas avec ce genre de "pépites" que l'on fait fortune...


Cela n'a rien avoir avec la FED...qui aujourd'hui peut se permettre d’émettre des milliards de dollars à partir de rien,à l'époque de Napoléon les banques émettaient une monnaie ayant une véritable valeur via le bimétallisme Or-Argent.


Justement...

LA PRIVATISATION DE LA MONNAIE


Afin d’éviter la concurrence injuste venant du papier-monnaie géré
par des institutions publiques (banques centrales ou d’autres) : a) une
ou plusieurs banques centrales pourraient entreprendre de vendre ses
réserves en or (moyennant retour des billets ou remboursement des
créances des banques à la banque centrale), b) les billets de 200 F et
de 500 F pourraient être échangés contre des pièces d’une valeur
équivalente, libellés en francs et en grammes d’or. La parité serait
déterminée par le marché, après une période de stabilité suffisante. A
ce stade, les billets et les dépôts seraient échangés contre des pièces
en or, libellées en francs ou en unités de poids d’or. Ainsi, l’once ou
le gramme d’or seraient l’unité de compte, à la place du franc actuel.
Si deux pays adoptaient ce système, l’or ferait d’abord figure de
monnaie commune. Plus tard, au moment de la convertibilité à une parité
de marché, la monnaie-or commune serait de facto une monnaie-or unique
pour chaque pays ayant adopté la convertibilité métallique. Ainsi les
monnaies nationales inconvertibles seraient radicalement transformées,
passant du stade de papier-monnaie fiduciaire (après abolition de
l’inconvertibilité et du cours forcé) en des créances par rapport à la
monnaie unique, c’est-à-dire l’or.
Les utilisateurs seraient toujours
libres de compter en francs, mais ils pourraient également utiliser des
unités telles que l’once ou le gramme d’or. Ils seraient libres
d’utiliser des pièces, des billets convertibles ou des dépôts bancaires,
rémunérés ou non. Cela permettrait de maintenir la diversité des
instruments monétaires, laquelle serait un résultat du libre choix des
utilisateurs. On verrait émerger plusieurs types de monnaies privées,
avec de nouvelles exigences monétaires. Il est probable cependant que
les quantités considérables d’or déjà entre les mains de millions de
personnes seraient d’abord utilisées.

Ce système ne conduirait pas à l’une ou l’autre des régimes de
l’étalon-or du passé, mais du moins à un étalon-or privé d’un genre
nouveau, à l’abri des manipulations du pouvoir politique.
En tant que
propriété des utilisateurs, la masse monétaire serait déterminée par les
détenteurs de pièces ou de titres monnayables en or (billets ou
dépôts). Libérée de la tutelle étatique, la nouvelle monnaie (ou les
nouvelles monnaies) seraient à l’origine d’une unification (intégration)
monétaire progressive et spontanée en Europe, sans recours au
constructivisme étatique. Elle ne serait pas assujettie à des taux
administrés et exercerait un effet stabilisateur sur les taux de change
des autres papiers-monnaies (en particulier le dollar et le yen). Or, de
par sa dispersion géographique, l’or tendrait probablement à devenir
une monnaie commune universelle, et peut-être à retrouver son rôle
traditionnel de monnaie-marchandise à l’échelle mondiale. Les peuples
disposeraient alors d’un étalon-or privé, source de stabilité monétaire
et de progrès économique. A l’intérieur de ce système, la production de
monnaie métallique de base serait libre. Puisque la frappe des pièces
d’or serait également libre, l’offre s’ajusterait à la demande. La
nouvelle concurrence des monnaies aurait fait de l’or au minimum une
monnaie commune parallèle. La vente par les banques centrales de leurs
importantes réserves d’or et la convertibilité des billets élimineraient
de facto leur pouvoir d’accroître artificiellement l’offre de monnaie
et le crédit bancaire. Ce serait en effet la création d’un régime proche
de celui de la banque libre. Libéré du fardeau des fluctuations des
taux de change et des changes administrés, ainsi que de la "mauvaise
allocation des investissements" qui en résultent, le commerce
international se développerait de manière considérable et soutenue. Les
risques de protectionnisme et de guerres commerciales diminueraient
rapidement. La disparition de la dépréciation monétaire tendrait à
pousser fortement les taux d’intérêt vers le bas, et à accroître le taux
d’épargne. L’étalon-or privé aurait pour conséquence l’émergence d’une
croissance non inflationniste réelle et continue. L’unification
monétaire spontanée et progressive s’établirait en Europe, sans recours à
une banque centrale "européenne". En réalité, ces mesures représentent
le chemin le plus rapide et le plus simple pour sortir du chaos
monétaire actuel.

Je n'ai rien contre l'étalon-or, moi.

En revanche, vous, avez-vous compris que ce qu'explique ici l'auteur c'est que toute banque privée devrait avoir le droit d'émettre sa propre monnaie, c'est-à-dire que le pouvoir de battre monnaie soit totalement soustrait à l'Etat, et que cela régulerait bien mieux la masse monétaire, sans inflation ni déflation, que ne le fera jamais une institution étatique ou même une banque centrale monopolistique ?

_________________
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 07 Sep 2011, 14:20

Oui j'ai bien compris et je trouve que c'est un très bon système,de bon sens...c'est ce que désire Ron Paul aux USA.
*Si personne ne détient le monopole monétaire et que la concurrence est totale pourquoi pas...l'idée de banque centrale nationale n'est pas un dogme mais plutôt une protection vis à vis d’un autre monopole privé se substituant à l’état en créant de la "fausse monnaie" terme employé par Maurice Allais.


citation article:

*"Cela permettrait de maintenir la diversité des
instruments monétaires, laquelle serait un résultat du libre choix des
utilisateurs. On verrait émerger plusieurs types de monnaies privées,
avec de nouvelles exigences monétaires."
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 07 Sep 2011, 17:17

Quand, même, vous citez le docteur Ron Paul qui est libertarien, mais franchement, c'est bien la position qui est la plus aux antipodes possibles de celle des partisans du monopole d'état sur la monnaie ...

Au sujet de l'étalon-or, c'est bien, mais ce n'est pas un système plus défendable qu'un autre. Le pseudo étalon-or du XIXème siècle n'a vraiment rien de désirable ; ce qui compte, la distinction réelle, c'est une politique monétaire menée par des gens responsables (des banques privées menacées par la concurrence et la faillite, avec des gens qui risquent de perdre les fonds propres investis), et une politique monétaire dicrétionnaire, laissée à l'arbitraire et à la barbarie (monopoles étatiques, réglementations débiles, système de banque centrale). Un étalon-or garanti par une banque centrale ne vaut pas grand-chose.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 07 Sep 2011, 18:04

Dromaeosaurus a écrit:


Au sujet de l'étalon-or, c'est bien, mais ce n'est pas un système plus défendable qu'un autre. Le pseudo étalon-or du XIXème siècle n'a vraiment rien de désirable ; ce qui compte, la distinction réelle, c'est une politique monétaire menée par des gens responsables (des banques privées menacées par la concurrence et la faillite, avec des gens qui risquent de perdre les fonds propres investis), et une politique monétaire dicrétionnaire, laissée à l'arbitraire et à la barbarie (monopoles étatiques, réglementations débiles, système de banque centrale). Un étalon-or garanti par une banque centrale ne vaut pas grand-chose.

Ce qui est assez désespérant, cf l'article posté plus haut, c'est que la multiplicité des instituts d'émission est vraiment un fait historiquement ultra-minoritaire.

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 07 Sep 2011, 18:32

Dromaeosaurus a écrit:
Quand, même, vous citez le docteur Ron Paul qui est libertarien, mais franchement, c'est bien la position qui est la plus aux antipodes possibles de celle des partisans du monopole d'état sur la monnaie ...

J'aime bien les déclarations de Ron Paul à propos de la FED ainsi que sa proposition d'audit auprès de ce cartel de banques privées,les partisans d'un monopole d'Etat sur la monnaie (avec étalon or) ne sont pas favorables à une banque centrale de type FED ("faux monnayeurs").
Le statut de la FED est difficile à cerner car c'est une institution hybride qui a la particularité d'être une entité privée mais le Bureau des gouverneurs (membres nommés pendant 14 ans...) donne le sentiment que c'est une banque d'Etat classique.



Au sujet de l'étalon-or, c'est bien, mais ce n'est pas un système plus défendable qu'un autre. Le pseudo étalon-or du XIXème siècle n'a vraiment rien de désirable ; ce qui compte, la distinction réelle, c'est une politique monétaire menée par des gens responsables (des banques privées menacées par la concurrence et la faillite, avec des gens qui risquent de perdre les fonds propres investis), et une politique monétaire dicrétionnaire, laissée à l'arbitraire et à la barbarie (monopoles étatiques, réglementations débiles, système de banque centrale). Un étalon-or garanti par une banque centrale ne vaut pas grand-chose.

Un audit régulier auprès de la banque centrale pour vérifier si les réserves d'or sont proportionnelles à la monnaie émise c'est une bonne garantie...

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 07 Sep 2011, 19:22

Argenteuil fragilisé par des emprunts toxiques








Résumé : Certaines communes, comme Argenteuil en région parisienne, sont asphyxiées par des emprunts toxiques. Elles ont contracté des prêts quand tout allait bien. Mais aujourd'hui, avec la crise, les taux d'intérêts s'envolent.


http://videos.tf1.fr/infos/2011/argenteuil-fragilise-par-des-emprunts-toxiques-6676592.html
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 08 Sep 2011, 18:53

L’hôpital de Sevrey piégé par les taux bancaires «toxiques»

Un taux d’emprunt qui passe de 4 à 12 % et des centaines de milliers d’euros à rembourser en plus. L’hôpital de Sevrey est au bord du gouffre.



Ce prêt ne finance aucun projet, c’est un emprunt renégocié d’un emprunt qui devient aujourd’hui une bombe ». Le directeur depuis 2008 du centre hospitalier spécialisé (CHS) de Sevrey en région chalonnaise, Philippe Collange, est inquiet mais reste combatif.

Comme tous les établissements de santé bénéficiant d’une dotation publique, le sien né il y a 40 ans, est sur la corde raide et les taux d’intérêts de l’emprunt contracté en juin 2007 qui sont passés de 4 à 12 % font vaciller financièrement l’équilibre budgétaire du centre. « C’est comme si on devait rembourser 300 000 euros au lieu de 100 000 € », explique le responsable, pour mieux imaginer la situation.

http://www.lejsl.com/faits-divers/2011/09/07/l-hopital-de-sevrey-piege-par-les-taux-bancaires-toxiques
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 08 Sep 2011, 20:15

Belle prestation après le débat face à NKM MLP développe un peu plus le programme économique du Front,la loi Pompidou est une fois de plus citée dans le cadre d' une réforme globale après la sortie progressive de l'Euro.

8 septembre 2011


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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Lun 12 Sep 2011, 23:07

Montage à peine terminé;c'était hier à Nice acropolis.


Table ronde sous la présidence de Jean-Richard SULZER
« Subir la crise financière ou anticiper le redressement économique national ? »
(avec Nicolas PAVILLON, Bruno LE MAIRE,
Bernard Prudhon, Jean-Paul LETOMBE)




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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 13 Sep 2011, 13:37


Quelle rigolade cette interview :mdr: :rigolo:









GOURBI = vieille case ou maison délabrée en Arabe et JMLP insiste exprès :mdr: :mdr:
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 13 Sep 2011, 13:49

Citation :
Alexis232 a écrit:

Quelle rigolade cette interview :mdr: :rigolo:









GOURBI = vieille case ou maison délabrée en Arabe et JMLP insiste exprès :mdr: :mdr:


EXCELLENT!!! Thumright
JMLP n'a rien perdu de sa verve.
Que n'inventera-t-on pas pour nuire au FN...

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 13 Sep 2011, 15:24

Personnellement je ne serais guère étonné que JMLP ait touché de l'argent de la Françafrique. L'élection évoquée est celle de 1988, c'est-à-dire l'époque où Mitterrand utilisait Le Pen comme épouvantail pour diviser et affaiblir la droite. Il est parfaitement plausible que, dans cet ordre d'idée, La Mite ait "suggéré" à Bongo d'arroser le leader de l'extrême-droite pour faciliter sa propre réélection.

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 13 Sep 2011, 15:50

Personnellement je trouve cette histoire assez louche.

1. Pourquoi Mr Bourgi se met à parler de la manière la plus étrange qu'il soit, maintenant ?
Il faut savoir qu'étant commis des présidents africains, ses "clients", il se tire d'une façon abracadabrante une balle dans le pied. Lui qui était réputé pour sa discrétion...
2. Qu'est-ce que Le Pen vient faire la-dedans ? SI Chirac et Le pen ont touché de cet argent, comment croire que d'autres personnes du spectre politique échappent à ces "avantages".
3. Ce genre d'annonce sans preuve matérielle mène où ?...
4. Pourquoi affirmer avec autant de véhémence l'absence totale de gain par Sarkozy ?
Certes, on comprends qu'il ne veuille pas le mouiller (président actuel !), mais sa parole, dont le crédit doit être établi, est si risquée !

Cette histoire n'a aucun sens...
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 13 Sep 2011, 16:57

Citation :
Philippe Fabry a écrit:
Personnellement je ne serais guère étonné que JMLP ait touché de l'argent de la Françafrique. L'élection évoquée est celle de 1988, c'est-à-dire l'époque où Mitterrand utilisait Le Pen comme épouvantail pour diviser et affaiblir la droite. Il est parfaitement plausible que, dans cet ordre d'idée, La Mite ait "suggéré" à Bongo d'arroser le leader de l'extrême-droite pour faciliter sa propre réélection.


UN tas de choses plausibles ne sont pas pour autant véridiques.
Ce gourbi détourne très opportunément l'attention sur une personnalité qui fait consensus négatif entre la gauche et la pseudo droite...
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 13 Sep 2011, 22:43

Pour la légion d'honneur, ça ne veut tellement rien dire que je ne sais pas s'il faut y accorder de l'importance.

J'ai mis ici ce reportage sur la Françafrique où j'ai pour la première fois entendu parler de ce Mr Bourgi :
http://docteurangelique.forumactif.com/t12662-francafrique

Autant dire que ce personnage est au coeur du système. Quel intérêt à le faire exploser au vol !?
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 15 Sep 2011, 10:30

OUI, IL FAUT QUITTER L'EURO - Jean-Jacques Rosa





Pour l'économiste Jean-Jacques Rosa, spécialiste de théorie financière et professeur émérite à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris (Sciences-Po) la crise de la zone euro était prévisible et d'ailleurs prévue. Et la seule solution pour beaucoup de ses membres serait d'en sortir...

TF1 News : Est-il possible pour un pays de quitter l'euro?

Jean-Jacques Rosa, spécialiste de théorie financière : Bien sûr. Il n'y a pas de droit en la matière et rien n'a été prévu à la création de l'euro. Mais le choix d'une monnaie est encore celui du gouvernement national légitime. Si un pays a choisi de rejoindre une alliance monétaire, il peut aussi la quitter, par exemple s'il risque la faillite ou une grave dépression.

TF1 News : La France devrait donc quitter l'euro?

J.-J. R. : Oui, car la France doit se poser la question de ses propres intérêts dans l'euro. Il peut être intéressant de partager une monnaie avec des pays aux économies semblables car la bonne gestion de la monnaie est alors la même pour tous les partenaires. En cas de récession ou de dépression, une politique monétaire plus expansive est souhaitable. Au contraire, en cas de surchauffe, l'instrument monétaire sert à freiner l'activité. Dans des pays aux conjonctures divergentes, cela devient impossible car la politique qui convient à l'un ne peut pas convenir à l'autre.


TF1 News : Que serait l'avantage d'un retour au franc?


J.-J. R. : L'euro est très surévalué par rapport aux autres monnaies du monde, et d'environ 35% par rapport au dollar. Cela pénalise nos exportations et cela accroit nos importations. C'est donc très préjudiciable aux industries implantées en France. Un franc recréé rétablirait donc notre compétitivité. Sachant que le commerce extérieur représente un tiers de la production en France, son bon équilibre est très important.

TF1 News : Quel impact sur la dette?

J.-J. R. : C'est la grande question. Les partisans de l'euro disent que c'est ce qui rend une sortie de l'euro impossible car nos dettes étant libellées en euro, une dévaluation du franc les renchérirait d'autant. Ma réponse c'est qu'il faudrait d'abord déprécier l'euro à parité avec le dollar et en sortir après. C'est une décision qui ne dépend pas de nous seuls. Mais à part l'Allemagne, tous les autres pays y auraient intérêt. Nous pourrions donc trouver des alliés. Et ils pourraient d'ailleurs sortir de l'euro avec nous!


Suite

http://www.tf1.fr/parole-directe/la-france-peut-elle-quitter-l-euro-l-avis-de-deux-economistes-6705369.html


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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 15 Sep 2011, 19:05

voila le terme de "guerre" a était évoqué par plusieurs dirigent des pays de l'europe, si il y a la faillite de la grece et chute de l’Europe .
france television.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Sam 17 Sep 2011, 22:16

1 contre 6


PS ou FN ? Les deux France de l’Audimat


Le score avantageux du débat à la primaire socialiste sur France 2 ne doit pas faire oublier celui de Marine Le Pen sur TF1.


(Six personnalités) Le débat de la primaire sur France 2 près de 5 millions de téléspectateurs.

Interviewée sur TF1 dans "Parole directe", Marine Le Pen 6 millions de téléspectateurs
avec un pic à plus de 7 millions.


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/primaire-socialiste/20110916.OBS0504/les-deux-france-de-l-audimat.html
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Sam 17 Sep 2011, 22:26

Chevènement, Dupont-Aignan, Montebourg : quel protectionnisme ?

Le 14 septembre 2011, l’association "manifeste pour un débat sur le libre-échange" organisait un colloque, auquel étaient invités des économistes et des politiques, parmi lesquels les présidentiables Montebourg, Chevènement et Dupont-Aignan. Les intervenants étaient invités à exposer leurs pistes pour "protéger les intérêts économiques de la France".

Nicolas Dupont-Aignan pose comme préalable à toute action efficace la sortie de l’étau de l’Union européenne et de l’OMC, et prône l’abrogation de la loi de 1973. Le président de Debout la République se lâche en fin de réunion sur la confiscation politique et médiatique du débat. "En 2005, ils ont compris qu’ils étaient minoritaires dans ce pays et sont devenus plus agressifs", déclare-t-il.





Jean-Pierre Chevènement, sceptique sur l’application d’un protectionnisme européen entre des pays hétérogènes, privilégie la "mutation" de l’euro en monnaie commune sur son éclatement. "Jamais la solidarité européenne ne remplacera la solidarité nationale", estime-t-il.

Arnaud Montebourg veut le retour du pouvoir politique sur la violence des marchés, avec des mesures radicales "à prendre sans concertation avec nos voisins" : mise sous tutelle politique du secteur bancaire, Glass-Seagall act, Taxe Tobin, Transfert de l’AMF au gouvernement, sortie de l’OMC... "La fin de l’OMC n’est pas l’anarchie", affirme-t-il.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Lun 19 Sep 2011, 20:57

Sur zerohedge ils ont fait un premier diagramme des dettes entre les pays européens.Vous aimerez peut-être.

Le deuxieme diagramme represente ces mêmes dettes, si on aggregent les dettes réciproques ou croisées. Par exemple, l’Irlande doit 80 millions d’Euro a l’Allemagne et l’Allemagne doit 50 millions a l’Irlande. Autant simplifer par l’Irlande doit 30 millions a l’Allemagne.

Apres 3 iterations, en incluant des aggrégations triangulaires (le Portugal doit a l’Espagne qui doit a la France, simplifie par le Portugal doit a la France), il est beaucoup plus clair de voir qui est vraiment endetté.

Au final, la France n’est quasiment pas endettée et c’est l’Angleterre qui est a la ramasse, quasiment autant que tous les PIIGS reunis !!! Et vu la situation économique là-bas, ça m’etonerrait fort qu’ils arrivent a rembourser tout ça…

Mais j’imagine qu’il est hors de question de raisonner comme cela car les banques ne percevraient plus leurs intermédiaires.

S’ils disent vrai, c’est une belle arnaque que ces dettes europeennes.

Source : commentaire L.I.E.S.I

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Lun 19 Sep 2011, 20:57

Vous imaginez, même DSK a expliqué hier sur TF1 que la Grèce va faire un défaut de paiement. Et avant lui, c’étaient les ministres allemand, autrichien, finnois, anglais, responsables suédois, etc., etc. qui avaient dit la même chose. Et cela fait presque deux ans que le cirque du sauvetage grec dure. Alors pourquoi Nicolas Sarkozy et Angela Merkel continuent-ils à nous expliquer que la Grèce ne fera pas défaut et qu’elle restera dans la zone euro? Clairement, quelque chose nous échappe, nous, le peuple stupide, à qui on explique toujours les bienfaits de l’Europe. Oui, quelque chose ne colle pas. Même Gordon Brown a déclaré que « Crisis worse than 2008 in Europe as rescue options dim ». Herman von Serpillère est arrivé à toute vitesse visiter Sarkozy (pour nettoyer les comptes des Français?), et il est reparti sans une déclaration. Inhabituel. Ensuite, vous savez par exemple que « German Banks Need 175 billion dollars more in capital »… A croire que Sarkozy et Merkel cherchent simplement à gagner du temps, en fait à préparer le terrain aux banques allemandes et françaises pour le passage chez le coiffeur, coupe incorpo, et trouver la bonne date pour annoncer le defaut… Regardez ces tableaux de Reuters repris par ZH, un par un, et vous allez tout de suite comprendre l’étendue des dégâts. Bref, au cours des jours et semaines qui suivent, les traders et les banquiers feront la queue chez les coiffeurs, puisque le chiffre de 85% est avancé. Cela veut dire que pour chaque million d’euros que doit la Grèce, ils ne reverront que 150.000 euros, le reste passant en pertes et profits.

OUI MAIS… Ce que la presse éco ne vous dit pas, c’est qu’il y a des credit default swaps sur ces montants. Par exemple, le tableau montre que la France est exposée à 57 milliards d’euros à la Grèce. Donc avec un rasage de près au Neptune Hydro Grec 5 lames, eh bien ce seront 48,4 milliards d’euros qui seront officiellement perdus. Sauf que les banques, hedge funds, etc. qui ont signé les CDS sur les obligations d’Athènes seront obligées de passer à la caisse. Et là, on ne sait absolument pas QUI SONT LES contreparties qui devront passer à la caisse. Vous me suivez? Autrement dit, quand vous avez le patron de la SG, ou de la Lloyds, ou de la Citi qui vous dit que son exposition à la Grèce est très faible, en revanche IL SE GARDE BIEN DE VOUS DIRE à combien il est exposé sur la Grèce par le biais des CDS (qui par définition sont hors bilan…) signés avec d’autres banques et hedge funds. Et là on touche du doigt la folie de ces permutations d’impayés. Vous pensez que la SG est exposée à la Grèce, et en réalité c’est la BNP ou la RBS qui va tomber parce que contractuellement elle doit prendre l’impayé de la SG ou d’une autre à sa charge. Et là, on est en plein brouillard puisque personne ne sait vraiment qui couvre qui et pour combien. Comme on l’a vu avec Lehman Brothers le jeu des contreparties sur la Grèce risque d’être tout aussi mortel. A ce propos, écoutez-bien notre ami Nigel Farage ci-dessous. Il parle (sous titré) aussi de la Grèce, et bien mieux que DSK. Aussi: 63% des Français sont contre le sauvetage de la Grèce.

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 21 Sep 2011, 01:31




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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 21 Sep 2011, 01:38

Débat Estrosi/Marine Le Pen

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 21 Sep 2011, 08:55



Les pieds nickelés

C’est une mauvaise nouvelle de plus pour la zone euro. Alors que le sommet des ministres des Finances de l’Union européenne organisé en fin de semaine dernière en Pologne n’a débouché sur aucune décision susceptible de rassurer les marchés, Standard & Poor’s (S&P) a dégradé lundi soir la note de l’Italie. De quoi laisser craindre une contagion vers les autres pays du sud en difficulté.

La décision de S&P a en partie pris les investisseurs de court. D’abord parce que la note attribuée par l’agence américaine n’était pas sous surveillance – signe d’un abaissement probable -, mais seulement sous perspective négative. Ensuite parce que S&P était déjà plus pessimiste que ses concurrentes sur la situation financière de Rome. Après ce nouveau « downgrade », l’Italie bénéficie de la sixième meilleure note, A (contre AAA pour la France), seulement cinq petits crans au-dessus de la pire des notations possibles. Et avec perspective négative. Les investisseurs misaient plus sur une dégradation de la part de Moody’s, qui accordait encore à la péninsule une note de deux crans plus élevée que celle de sa concurrente.

Instabilité politique

Au-delà du timing surprenant, la décision de S&P reflète un certain scepticisme vis-à-vis d’un plan d’austérité massif de 54,2 milliards d’euros censé permettre à Rome de parvenir à l’équilibre budgétaire en 2013 et de réduire une dette de 120 % du PIB. Ce dispositif pourrait étouffer la croissance déjà atone de la troisième économie de la zone euro, dans un contexte d’affaiblissement de la demande extérieure (lié au ralentissement observé en zone euro) et de « pression sur les coûts de financement » : malgré les rachats de la BCE, les obligations italiennes à 10 ans s’échangent à 5,59 % selon Reuters, soit pratiquement le niveau observé avant le début du programme. Autant de facteurs qui pourraient faire replonger l’Italie en récession en 2012 (- 0,6 %), selon le pire scénario envisagé par S&P.

D’autant que « le gouvernement de Silvio Berlusconi est trop faible pour faire passer des réformes structurelles susceptibles de relancer la croissance », souligne Fabio Liberti, spécialiste de l’Italie et des questions européennes à l’Institut de relations internationales et stratégiques. La libéralisation « des ordres » (dockers, avocats…) pour faciliter l’insertion des jeunes sur le marché du travail a, par exemple, été bloquée.

Risque d’explosion de la zone euro

S&P fait bien du manque de crédibilité du gouvernement italien un des principaux problèmes du pays. Alors que la Ligue du Nord menace de quitter le gouvernement de centre-droit, l’agence souligne ainsi : « La fragilité de la coalition au pouvoir et les divergences politiques au Parlement vont probablement continuer à limiter la capacité de l’État à répondre de manière décisive à un environnement macroéconomique difficile sur le plan intérieur et extérieur. »

L’enjeu dépasse la seule péninsule. Avec ses 1 900 milliards de dette, l’Italie fait peser sur la zone euro un risque autrement plus important que celui de la Grèce (350 milliards), même si les Italiens en détiennent eux-mêmes plus de 60 %. C’est pourquoi les Européens se sont engagés le 21 juillet dernier à ce qu’il n’y ait pas d’autre restructuration de dette que celle de la Grèce.

Les banques françaises fragilisées

Mais le Fonds européen de secours (FESF), qui peut mobiliser jusqu’à 440 milliards d’euros de prêts, pourrait ne pas suffire pour venir au secours de Rome si les investisseurs ne prêtaient plus au pays à un coût raisonnable. En clair, si l’Italie chutait, c’est l’ensemble de la zone euro qui pourrait éclater.

Les banques françaises seraient les premières à trinquer. Non seulement par la valeur de leur portefeuille d’obligations italiennes (voir ci-dessous), mais aussi parce qu’elles possèdent des filiales dans la péninsule. BNP a racheté en 2006 la Banca nazionale del lavoro (BNL) et le Crédit agricole dispose d’un réseau bancaire avec Cariparma. Seule la Société générale s’en sort mieux en raison d’une moindre exposition à la péninsule italienne.

Mardi, à la clôture de la Bourse de Paris, BNP Paribas baisse de 6,51 %, Crédit agricole de 2,11 %, Société générale de 3,08 % et Natixis de 4,30 %. Elles étaient parmi les seules valeurs du CAC en baisse dans un marché en hausse de 1,50 %.



au 31 décembre 2010

http://www.lepoint.fr/
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 21 Sep 2011, 11:45

Votre commune a-t-elle été ruinée par les "emprunts toxiques" ?


Selon un document confidentiel de la banque Dexia cité par Libération, pas moins de 5500 collectivités locales et établissements publics ont été victimes de ces emprunts.

Claude Bartolone, président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, avait été le premier à évoquer ouvertement le problème des "emprunts toxiques", contractés au plus fort de la bulle spéculative qui avait précédé la crise financière de 2008-2009 : avec 97% de ses emprunts appuyés sur ces produits dits "toxiques", qui ont vu leurs taux enfler vertigineusement lorsque la bulle avait éclaté, son département se retrouvait dans l'obligation de rembourser une dette devenue exponentielle. Claude Bartolone avait donc décidé de s'attaquer directement... à Dexia, banque spécialisée dans les prêts aux collectivités, responsable selon lui de cette situation devenue inextricable, par son "défaut de conseil". Et combien d'autres collectivités dans le même cas ? Si quelques situations emblématiques avaient été révélées, comme celle de Saint-Etienne, beaucoup de municipalités ou départements préféraient jouer profil bas en espérant bénéficier de l'appui de personnalités politiques locales afin de pouvoir négocier.

Ces chiffres qui faisaient défaut, Libération affirme y avoir eu accès, en se procurant un document confidentiel de la banque Dexia. Il recense, selon le quotidien, "les 5500 collectivités locales et établissements publics ayant souscrit les fameux prêts toxiques entre 1995 et 2009". "Ce listing... atteste qu'au plus fort de la bulle, DCL avait distribué pour 25 milliards d'euros à ses clients", ajoute Libération qui souligne que "selon l'estimation faite par la banque, le surcoût de ces emprunts était évalué à 3,9 milliards d'euros à la fin 2009. Ce qui veut dire que les collectivités devraient payer une pénalité de cet ordre".

"Double menace sur les contribuables"

Le document de Dexia "montre que tout le monde est concerné: collectivités de droite comme de gauche, grandes communautés urbaines comme petites villes", souligne encore Libération. Le quotidien cite l'exemple d'Antibes "qui avait emprunté 60 millions, paierait 21 millions en plus de cette somme". "Le département de la Loire règlerait, lui, une ardoise de 22 millions en sus des 96 millions de prêts toxiques et l'hôpital de Dijon devrait s'acquitter de 31 millions d'intérêts pour un emprunt toxique de 111 millions", écrit encore Libération.

Parmi les mécanismes de ces emprunts toxiques, le quotidien cite les emprunts pour partie à taux fixe et pour partie à taux variable "qui est, par exemple indexée sur la parité euro-franc suisse". "Quand la parité passe au dessous d'un certain seuil, les taux augmentent en proportion", précise Libération. "Avec la crise de l'été ... à cause de la hausse du franc suisse, de nombreuses communes ont vu leur taux d'intérêt passer à 10 ou 15%", écrit-il.

"L'addition pourrait encore grimper avec des prêts qui courent jusqu'en 2025 ou 2030", souligne Libération qui conclut que "ces emprunts toxiques n'ont pas fini de pourrir la vie des collectivités. Et des contribuables, sur qui pèse une double menace : l'augmentation des impôts locaux et un déficit de services publics".


http://lci.tf1.fr/economie/conjoncture/votre-commune-a-t-elle-ete-ruinee-par-les-emprunts-toxiques-6719891.html
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 21 Sep 2011, 22:59

Standard & Poor’s a annoncé ce mercredi avoir abaissé la note de
crédit de sept banques italiennes, dont Mediobanca et Intesa Sanpaolo ,
au lendemain du déclassement de la note de l’Italie par l’agence de
notation.

Cette dernière a également revu en baisse sa perspective, de stable à
négative, sur huit autres banques, dont Unicredit , premier
établissement bancaire du pays en termes d’actifs.

«Les perspectives négatives sur les notes à long terme des 15 banques
réflètent la possibilité que nous pourrions abaisser encore leurs notes
si, toutes choses restant égales par ailleurs, nous devions abaisser
une nouvelle fois la note de l’Italie», précise S&P.

Standard & Poor’s a accentué mardi la pression sur la zone euro,
toujours empêtrée dans la crise de la dette, en abaissant d’un cran la
note de crédit de l’Italie pour la ramener à un niveau inférieur à celle
de la Slovaquie. (voir )

Reuters
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 12 Oct 2011, 14:35

Crise de l’euro : la Slovaquie doit résister aux pressions des ennemis de la démocratie

Marine Le Pen salue le vote lucide du parlement slovaque, qui a refusé que son peuple se fasse tondre pour renflouer une nouvelle fois la Grèce et l’euro, sans aucun résultat. Le parlement français lui n’avait pas hésité en septembre dernier à jeter 15 milliards d’euros français par les fenêtres.
Seul, le Front National avait dénoncé ce gâchis en pleine crise et rappelé que l’argent des Français doit rester en France.
Comme on pouvait s’y attendre, la machine européiste se met déjà en marche pour écraser le vote démocratique de la Slovaquie, et imposer ses plans, quitte à faire revoter le parlement slovaque. Sortant complètement de ses fonctions, Alain Juppé vient ainsi d’appeler à un second vote.
Engagés dans une fuite en avant purement idéologique, les dirigeants de la zone euro ont perdu tout sens des réalités démocratiques. Ils n’hésitent plus à imposer leurs décisions contre l’avis des peuples. Cette dérive est très grave.
Marine Le Pen appelle à une profonde restauration démocratique, qui passera notamment par une refonte complète de l’Europe, pour arracher le pouvoir des mains des technocrates et des idéologues et le rendre aux peuples.


http://www.frontnational.com/?p=7588
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 13 Oct 2011, 11:46

http://www.dailymotion.com/video/xllzal_olivier-delamarche-le-fesf-mes-c-est-la-dictature-des-banquiers-11-10-2011-bfm-business-11-octobre-2_news?start=200#from=embed


Dernière édition par joker911 le Jeu 13 Oct 2011, 18:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 13 Oct 2011, 18:04





Le Parlement slovaque a approuvé jeudi le renforcement du Fonds
européen de stabilité financière (FESF), permettant ainsi l’entrée en
vigueur de cet instrument. Les députés avaient mardi dans un premier
vote rejeté la mesure. La Slovaquie était le dernier des 17 pays membres
de la zone euro à se prononcer.

Afp
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 19 Oct 2011, 16:36

Comment sortir de l'euro ? 300.000 euros de récompense pour la solution

le 19 octobre 2011 à 15h43 , mis à jour le 19 octobre 2011 à 15h55

Un riche eurosceptique britannique a lancé mercredi un prix doté de 250.000 livres pour récompenser l'économiste qui trouverait un scénario de sortie en douceur de l'euro.





Contrairement au Prix Nobel, le Prix Wolfson de l'Economie ne sera remis qu'une fois, début 2012. Un riche eurosceptique britannique, Lord Wolfson, a lancé mercredi ce prix doté de 250.000 livres (286.500 euros) pour récompenser l'économiste qui trouverait un scénario de sortie en douceur de l'euro. Les candidats ont jusqu'au 31 janvier 2012 pour répondre à la question suivante: "comment gérer une sortie ordonnée d'un ou de plusieurs Etats membres de l'Union monétaire européenne?"




"Il est aujourd'hui tout à fait possible d'envisager que les pressions politiques et économiques forcent un ou plusieurs Etats à quitter la zone euro", a-t-il expliqué. Le prix vise à "motiver les économistes les plus éminents à trouver des solutions" et "éviter un chaos financier qui détruirait les économies, les emplois et la cohésion sociale". Le groupe de réflexion "Policy Exchange", qui joue le rôle de secrétaire du prix, compte s'adresser aux principaux économistes du milieu universitaire du monde entier. Lord Simon Wolfson est directeur général de la chaîne britannique de vêtements Next nommé à la chambre des Lords par le gouvernement conservateur en juin 2010.

Les eurosceptiques britanniques sont actuellement dopés par les turbulences de la zone euro. Les députés doivent voter le 27 octobre pour ou contre un référendum sur le maintien de la Grande-Bretagne au sein de l'UE, après une pétition de 100.000 personnes réclamant une telle consultation. L'initiative est surtout symbolique, compte tenu de l'arithmétique parlementaire et de l'opposition du Premier ministre David Cameron à une telle initiative.


http://lci.tf1.fr/economie/conjoncture/comment-sortir-de-l-euro-300-000-euros-de-recompense-pour-la-solution-6771046.html
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 19 Oct 2011, 19:20

Tout catholique, véritable, qui se respecte, ne peut que voter FN, donc Marine.
Le FN, est le seul parti à défendre l'église catholique et, à lutter contre l'offensive islamiste en France.
En 2012, votez Marine...
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 20 Oct 2011, 08:39

286500 euros, ce serait bien ds la caisse de Marine... Son projet se tient, il me semble.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Sam 22 Oct 2011, 22:47

Loup Ecossais a écrit:
Tout catholique, véritable, qui se respecte, ne peut que voter FN, donc Marine.
Le FN, est le seul parti à défendre l'église catholique et, à lutter contre l'offensive islamiste en France.
En 2012, votez Marine...

N'importe quoi.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Sam 22 Oct 2011, 22:49

Karl a écrit:
286500 euros, ce serait bien ds la caisse de Marine... Son projet se tient, il me semble.

Malheureusement son programme est socialiste, donc porteur d'un désastre économique et tout aussi orwellien que celui du parti officiellement socialiste.

Désastre que nous aurons en fin de compte je vous l'accorde, et ce quel que soit le candidat qui sera élu ...

J'ajouterais que Marine Le Pen comprend encore moins le monde et les enjeux du XXIème siècle que la plupart des hommes politiques Français, ce qui n'est pas peu dire ...
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Lun 24 Oct 2011, 10:19

Citation :
Dromaeosaurus a écrit:
Karl a écrit:
286500 euros, ce serait bien ds la caisse de Marine... Son projet se tient, il me semble.

Malheureusement son programme est socialiste, donc porteur d'un désastre économique et tout aussi orwellien que celui du parti officiellement socialiste.

Désastre que nous aurons en fin de compte je vous l'accorde, et ce quel que soit le candidat qui sera élu ...

J'ajouterais que Marine Le Pen comprend encore moins le monde et les enjeux du XXIème siècle que la plupart des hommes politiques Français, ce qui n'est pas peu dire ...

Pour accuser Maine Le Pen de socialisme, il faudrait que le socialisme existât encore au PS... (Je veux dire, un parti qui se préoccupe du tissu social et du bien-être des citoyens français).
Vous ne devez pas l'écouter ni la lire...
Programme social, certes, et il serait bien temps, mais certainement pas socialiste, puisque les socialistes ne feront rien pour s'opposer à l'ultra-libéralisme européen dans le cadre duquel les chinois nous taillent des croupières, sans que nous ayons le droit de nous défendre, Maastricht et Lisbonne obligent; les grands groupes font pê leur beurre dans l'afaire mais pas les PME-PMI qui sont les plus susceptibles de créer des emplois; le système européen libre-échangiste ne convient pas à tous les pays européens, c'est un fait; l'euro est une monnaie utilisée par des pays de niveau économique trop divers pour être viable: l'Europe fédérale est un leurre dont il faut sortir.
Les socialistes ne feront rien non plus pour seulement diminuer l'immigration incontrôlée que subit notre pays, alors qu'il faudrait la limiter drastiquement, tout en promouvant du même coup une véritable politique familiale (avec révision de la loi sur l'avortement, la limitation au moins de son remboursement), seule capable d'assurer l'équilibre démographique.
Les socialistes ne feront rien pour diminuer le gaspillage de nos ressources budgétaires notamment en direction des multiples associations (antiracistes, etc.) qui ne font que jeter de l'huile sur le feu des problèmes sociaux.
Ils ne feront rien pour que la République et ses représentants soient à nouveau respectés dans toutes les portions du territoires, pour réduire les voyous des banlieues en coupant à la base l'immigration incessante et croissante qui alimente des situations explosives dans des zones urbaines entières qu'aucune "politique de la ville" ni aucun replâtrage type "emplois-jeunes" ne pourra jamais gérer convenablement tant qu'on laissera se remplir indéfiniment le tonneau des danaides...
Ils ne feront rien pour redonner le moral à notre pays qu'ils ont tout fait pour démoraliser, en dépit des atouts formidables qui sont les siens, parce qu'ils sont à l'origine, par intellectuels faussaires interposés, de la perte de ses valeurs chrétiennes, de l'oubli de son histoire, de la désinformation ambiante qui n'a pas d'autres but que de lobotomiser les citoyens en les empêchant de raisonner clair -sous couvert d'humanisme.
Voilà 40 ans que le chômage endémique gangrène notre société et sape le moral des français: on nous dit que le plein emploi est une réalité du passé, qu'il ne reviendra jamais, mais on oublie de dire qu'il existe dans d'autres pays où nos entrepreneurs délocalisent, quand même ils n'en n'auraient pas absolument besoin: M. Sarkozy laisse faire après avoir promis de limiter les abus en ce domaine; croyez-vous que les socialistes vont y remédier? En laissant la (dés-)armada européenne voguer vers les récifs de la mondialisation dont plusieurs voix s'élèvent pour dénoncer les excès?
Marine Le Pen est une des rares voix qui s'élèvent pour parler haut et fort contre cette situation où nous nous sommes laissés lier les mains et les pieds, situations que ni la droite molle ni les socialistes dénaturés n'osent dénoncer, frileux qu'ils sont de faire le constat qui s'impose et qui obligerait à changer VRAIMENT de politique?
Et vous accusez Marine de SOCIALISME, quand elle ne veut que rendre la France aux français? Reprendre barre sur sur ce qui nous échappe?
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 27 Oct 2011, 19:01

D'accord, vous aussi êtes socialiste, moi je ne le suis pas, je suis libéral, c'est toute la différence. Je ne me plains pas que le socialisme n'existe plus au PS ou que Sarkozy ne lutte pas assez contre les délocalisations (très fécondes soit dit au passage). Le socialisme ne change pas fondamentalement, qu'il soit internationaliste ou appliqué à un cadre strictement national ...

Votre message est une illustration de ce que devient la France, une réaction nationaliste crispée et myope réclamant toujours plus d'état et de protection, qui fait pendant au socialisme progressiste, mais qui fondamentalement ne change en rien les recettes qui nous mènent à la ruine, et l'incapacité française à poser les vrais problèmes du XXIème siècle.

L'ultra-libéralisme européen, est-ce que je suis censé rire ou pleurer ? On croirait entendre MLP... Cela dit, je suis prêt à discuter de tout ça avec vous.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 02 Nov 2011, 16:19

Marine 2012: Euro & Grèce


Referendum Grèce - Marine Le Pen pour la démocratie





Référendum grec : soutien de Marine Le Pen face au mépris de Sarkozy pour les peuples

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 02 Nov 2011, 17:05

Ce n'est pas du mépris pour les peuples. C'est juste que les peuples n'ont pas tous les droits ! Ils n'ont pas plus le droit de voler et mettre en danger la vie d'autrui que n'importe quel individu.
Les Grecs ont été malhonnêtes (peu importe que ce soient leurs dirigeants, les Grecs en ont profité, en droit pénal cela s'appelle du recel-profit) donc maintenant ils doivent payer ; d'autant plus qu'on est déjà bien gentil avec eux : nos banques viennent de leur faire un cadeau de 100 Mds d'euros, et eux nous crachent à la gueule.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 02 Nov 2011, 17:34

Dromaeosaurus a écrit:
Alexis232 a écrit:
mais aussi pourquoi des gens comme Louis Thomas McFadden,Ron Paul ou Charles August Lindbergh on écrit des livres à propos de la FED et ses mécanismes pervers.

Ce qui est ahurissant, c'est que vous mettiez sur le même plan les propos d'un libertarien comme Ron Paul et des charlatans anti-mondialistes, c'est le signe que vos propos n'ont strictement aucune cohérence idéologique.

Personnellement, je fais mienne les critiques d'un Ron Paul sur les banques centrales, mais alors si vous imaginez un seul instant que Ron Paul prône la monétisation des dettes, c'est que vous êtes complètement à l'ouest ...

Peut-être...cependant qui va rencontrer Ron Paul today cher Droma ?


MERCREDI 02 NOVEMBRE 2011
09:00 : Marine Le Pen aux États-Unis d'Amérique : Washington
Marine Le Pen, présidente du Front national et candidate à la présidentielle de 2012, se rendra au USA dans le cadre de ses activités internationales.

09:00 / 11:00 – Visite de Washington

12:00 / 15:00 – Au Capitole
Rencontre avec Ron Paul, candidat à la présidentielle américaine
Rencontre avec des élus et conseillers républicains et démocrates


16:00 – Point presse sur la situation économique mondiale devant le siège du FMI

17:30 – Grande conférence de presse internationale au « Press Club » du Congrès américain
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 02 Nov 2011, 17:41

Philippe Fabry a écrit:
Ce n'est pas du mépris pour les peuples. C'est juste que les peuples n'ont pas tous les droits ! Ils n'ont pas plus le droit de voler et mettre en danger la vie d'autrui que n'importe quel individu.
Les Grecs ont été malhonnêtes (peu importe que ce soient leurs dirigeants, les Grecs en ont profité, en droit pénal cela s'appelle du recel-profit) donc maintenant ils doivent payer ; d'autant plus qu'on est déjà bien gentil avec eux : nos banques viennent de leur faire un cadeau de 100 Mds d'euros, et eux nous crachent à la gueule.

"ils n'ont pas tous les droits" vous dites ? même pas le droit à un référendum sur une question aussi cruciale?
Je vous signale que le référendum est la plus haute expression de démocratie directe,jolie clin d'Oeil de la Grèce berceau de la démocratie...
Pour un démocrate vous faites fort cher Philippe...
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 02 Nov 2011, 17:51

Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Ce n'est pas du mépris pour les peuples. C'est juste que les peuples n'ont pas tous les droits ! Ils n'ont pas plus le droit de voler et mettre en danger la vie d'autrui que n'importe quel individu.
Les Grecs ont été malhonnêtes (peu importe que ce soient leurs dirigeants, les Grecs en ont profité, en droit pénal cela s'appelle du recel-profit) donc maintenant ils doivent payer ; d'autant plus qu'on est déjà bien gentil avec eux : nos banques viennent de leur faire un cadeau de 100 Mds d'euros, et eux nous crachent à la gueule.

"ils n'ont pas tous les droits" vous dites ? même pas le droit à un référendum sur une question aussi cruciale?

Non. L'Etat grec a contracté des obligations, les dénoncer est malhonnête, et d'autant plus malhonnête que toute l'Europe met beaucoup de bonne volonté pour aider ces gens.


Je vous signale que le référendum est la plus haute expression de démocratie directe,jolie clin d'Oeil de la Grèce berceau de la démocratie...

Vous mélangez tout.

Pour un démocrate vous faites fort cher Philippe...

Je suis un démocrate responsable, et surtout je pense que le droit prime : il ne suffit pas d'un vote pour décider que les gens à qui on a emprunté n'ont qu'à aller se faire voir. C'est illégitime.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 02 Nov 2011, 17:56

Je ne mélange rien du tout à propos du caractère vertueux & démocratique du référendum.

Ce qui est illégitime (pour les français) ce sont les plans de sauvetage (à répétition) inutiles et ruineux pour tenter de sauver à tout prix l'EURO...
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SJA



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 02 Nov 2011, 18:30

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Ce n'est pas du mépris pour les peuples. C'est juste que les peuples n'ont pas tous les droits ! Ils n'ont pas plus le droit de voler et mettre en danger la vie d'autrui que n'importe quel individu.
Les Grecs ont été malhonnêtes (peu importe que ce soient leurs dirigeants, les Grecs en ont profité, en droit pénal cela s'appelle du recel-profit) donc maintenant ils doivent payer ; d'autant plus qu'on est déjà bien gentil avec eux : nos banques viennent de leur faire un cadeau de 100 Mds d'euros, et eux nous crachent à la gueule.

"ils n'ont pas tous les droits" vous dites ? même pas le droit à un référendum sur une question aussi cruciale?

Non. L'Etat grec a contracté des obligations, les dénoncer est malhonnête, et d'autant plus malhonnête que toute l'Europe met beaucoup de bonne volonté pour aider ces gens.


Je vous signale que le référendum est la plus haute expression de démocratie directe,jolie clin d'Oeil de la Grèce berceau de la démocratie...

Vous mélangez tout.

Pour un démocrate vous faites fort cher Philippe...

Je suis un démocrate responsable, et surtout je pense que le droit prime : il ne suffit pas d'un vote pour décider que les gens à qui on a emprunté n'ont qu'à aller se faire voir. C'est illégitime.

Cher Philippe,

Le peuple grec, comme nous tous, est libre.

S'il décide de quitter l'euro, il en subira les conséquences.

Il n'y a pas de souveraineté internationale. D'un point de vue juridique, le peuple grec n'est pas moins souverain que le peuple français.


Par ailleurs, lorsque les Français ont voté pour Maastrich, ils savaient qu'aucune procédure de sortie n'était envisagée.

Cette situation est le fruit de traités européens valablement ratifiés. Pourquoi s'en prendre aux grecs ?

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 02 Nov 2011, 18:36

SJA a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Ce n'est pas du mépris pour les peuples. C'est juste que les peuples n'ont pas tous les droits ! Ils n'ont pas plus le droit de voler et mettre en danger la vie d'autrui que n'importe quel individu.
Les Grecs ont été malhonnêtes (peu importe que ce soient leurs dirigeants, les Grecs en ont profité, en droit pénal cela s'appelle du recel-profit) donc maintenant ils doivent payer ; d'autant plus qu'on est déjà bien gentil avec eux : nos banques viennent de leur faire un cadeau de 100 Mds d'euros, et eux nous crachent à la gueule.

"ils n'ont pas tous les droits" vous dites ? même pas le droit à un référendum sur une question aussi cruciale?

Non. L'Etat grec a contracté des obligations, les dénoncer est malhonnête, et d'autant plus malhonnête que toute l'Europe met beaucoup de bonne volonté pour aider ces gens.


Je vous signale que le référendum est la plus haute expression de démocratie directe,jolie clin d'Oeil de la Grèce berceau de la démocratie...

Vous mélangez tout.

Pour un démocrate vous faites fort cher Philippe...

Je suis un démocrate responsable, et surtout je pense que le droit prime : il ne suffit pas d'un vote pour décider que les gens à qui on a emprunté n'ont qu'à aller se faire voir. C'est illégitime.

Cher Philippe,

Le peuple grec, comme nous tous, est libre.

S'il décide de quitter l'euro, il en subira les conséquences.

Il n'y a pas de souveraineté internationale. D'un point de vue juridique, le peuple grec n'est pas moins souverain que le peuple français.


Par ailleurs, lorsque les Français ont voté pour Maastrich, ils savaient qu'aucune procédure de sortie n'était envisagée.

Cette situation est le fruit de traités européens valablement ratifiés. Pourquoi s'en prendre aux grecs ?


Si l'article 50
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 02 Nov 2011, 18:41

[quote]
SJA a écrit:


Le peuple grec, comme nous tous, est libre.

S'il décide de quitter l'euro, il en subira les conséquences



Un peuple n'est pas libre puisque, pris par l'émotion, il est bête.


Citation :

Cette situation est le fruit de traités européens valablement ratifiés. Pourquoi s'en prendre aux grecs ?

Le malheurs des grecs vient des grecs : fraude, refus des réformes etc.

Il y a des fois où il faut savoir se regarder soi-même.

_________________
Arnaud
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Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)
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