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 Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 01 Sep 2011, 16:39

Ah, cette fois j'ai presque cru que vous expliqueriez vous-même quelque chose.

Mais non mieux vaut citer un article de Wikipedia, cela évite de risquer de montrer qu'on ne comprend pas ce dont on parle...
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 01 Sep 2011, 16:45

Philippe Fabry a écrit:
Ah, cette fois j'ai presque cru que vous expliqueriez vous-même quelque chose.

Mais non mieux vaut citer un article de Wikipedia, cela évite de risquer de montrer qu'on ne comprend pas ce dont on parle...



C'est cela oui...j'ai ouvert un sujet entier concernant cette question le 23 Août 2010 ...j'ai expliqué plusieurs fois le mécanisme qui est très simple à comprendre.
Wikipédia résume très bien la "chose" ça vous dérange?


Loi du 3 janvier 1973 Pompidou Giscard - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)


http://docteurangelique.forumactif.com/t10490-loi-du-3-janvier-1973-pompidou-giscard-creation-monetaireloi-n73-7-banque-de-france?highlight=loi+1973
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 01 Sep 2011, 16:52

Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Ah, cette fois j'ai presque cru que vous expliqueriez vous-même quelque chose.

Mais non mieux vaut citer un article de Wikipedia, cela évite de risquer de montrer qu'on ne comprend pas ce dont on parle...



C'est cela oui...j'ai ouvert un sujet entier concernant cette question le 23 Août 2010 ...j'ai expliqué plusieurs fois le mécanisme qui est très simple à comprendre.
Wikipédia résume très bien la "chose" ça vous dérange?


Ce qui me dérange c'est de ne jamais lire d'affilée deux lignes qui sont de vous.

Vous devriez faire vôtre cette habitude qu'avait Richelieu de toujours mettre ses idées par écrit afin de vérifier si elles étaient aussi intelligentes qu'elles en avaient l'air ou si elles étaient finalement absurdes.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 01 Sep 2011, 17:01

Cessez de pourrir ce sujet car on a bien compris que vous êtes vexé de voir que de plus en plus de personnalités défendent l'idée de monétisation de la dette à la suite du prix nobel Maurice Allais.
Votre sujet sur la Libye est une suite de dépêches AFP,très bien...ici on parle de la dette et de sa monétisation avec une éventuelle sortie de l'euro,il est donc normal de relayer les analyses de Sapir des économistes de la Fondation Hulot,de MLP de Allais etc etc.
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 01 Sep 2011, 17:04

[quote]
Alexis232 a écrit:
Concernant les propositions de Jacques Sapir vous avez une synthèse ici sur ce blog :

Extrait:

La monétisation de la dette publique

Dans la partie concernant la préparation pratique de l'éventuelle sortie de la zone euro. Jacques Sapir propose une émission de crédit public à hauteur de 500 milliards d'euros à titre d'avance sur le trésor public. Il propose de rayer une partie de la dette par le rachat direct d'une partie d'entre elles.

N'est-ce pas payer la dette avec une dette?
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 01 Sep 2011, 17:04

Alexis232 a écrit:
Cessez de pourrir ce sujet car on a bien compris que vous êtes vexé de voir que de plus en plus de personnalités défendent l'idée de monétisation de la dette à la suite du prix nobel Maurice Allais.
Votre sujet sur la Libye est une suite de dépêches AFP,très bien...ici on parle de la dette et de sa monétisation avec une éventuelle sortie de l'euro,il est donc normal de relayer les analyses de Sapir des économistes de la Fondation Hulot,de MLP de Allais etc etc.

Je ne vous reproche pas de relayer des analyses, je vous reproche de ne pas y réfléchir et de ne même pas écouter les objections que l'on vous oppose, tant sur les fâcheuses conséquences économiques de la monétisation que son caractère malhonnête, ou encore sur le caractère purement idéologique du contrôle total de l'Etat sur la monnaie.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 01 Sep 2011, 17:15

[quote="Karl"]
Citation :
Alexis232 a écrit:
Concernant les propositions de Jacques Sapir vous avez une synthèse ici sur ce blog :

Extrait:

La monétisation de la dette publique

Dans la partie concernant la préparation pratique de l'éventuelle sortie de la zone euro. Jacques Sapir propose une émission de crédit public à hauteur de 500 milliards d'euros à titre d'avance sur le trésor public. Il propose de rayer une partie de la dette par le rachat direct d'une partie d'entre elles.

N'est-ce pas payer la dette avec une dette?


Actuellement nous empruntons sur les marchés pour payer le seul service de la dette...l'idée de la monétisation est avant tout de sortir de notre dépendance intégrale aux marchés (qui spéculent sur la dette) et cela peut se faire que si l'on emprunte à nouveau à la banque de France. (monétisation)
En revenant sur ces bonnes bases (avec des taux préférentiel et l'avantage de seigneuriage) un plan de rassasiement /redressement (des finances publiques) sur 20 ans est envisageable.
Nous constatons que beaucoup d'économistes & hommes politiques font cette analyse qu'ils soient de droite ou de gauche.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 01 Sep 2011, 17:25

[quote="Alexis232"]
Karl a écrit:
Citation :
Alexis232 a écrit:
Concernant les propositions de Jacques Sapir vous avez une synthèse ici sur ce blog :

Extrait:

La monétisation de la dette publique

Dans la partie concernant la préparation pratique de l'éventuelle sortie de la zone euro. Jacques Sapir propose une émission de crédit public à hauteur de 500 milliards d'euros à titre d'avance sur le trésor public. Il propose de rayer une partie de la dette par le rachat direct d'une partie d'entre elles.

N'est-ce pas payer la dette avec une dette?


Actuellement nous empruntons sur les marchés pour payer le seul service de la dette...l'idée de la monétisation est avant tout de sortir de notre dépendance intégrale aux marchés (qui spéculent sur la dette) et cela peut se faire que si l'on emprunte à nouveau à la banque de France. (monétisation)

Non, cela peut se faire aussi en diminuant le train de vie de l'Etat, en mettant fin à notre modèle socialiste et en revenant à l'équilibre budgétaire. Et tout ça sans inflation.

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 01 Sep 2011, 17:25

[quote]
Alexis232 a écrit:
Karl a écrit:
Citation :


N'est-ce pas payer la dette avec une dette?


Actuellement nous empruntons sur les marchés pour payer le seul service de la dette...l'idée de la monétisation est avant tout de sortir de notre dépendance intégrale aux marchés (qui spéculent sur la dette) et cela peut se faire que si l'on emprunte à nouveau à la banque de France. (monétisation)
En revenant sur ces bonnes bases (avec des taux préférentiel et l'avantage de seigneuriage) un plan de rassasiement /redressement (des finances publiques) sur 20 ans est envisageable.
Nous constatons que beaucoup d'économistes & hommes politiques font cette analyse qu'ils soient de droite ou de gauche.


Je vois: il s'agit de rompre avec un cercle vicieux; de créer une sorte de cycle vertueux... Encore faut-il que les français se serrent la ceinture pour ne pas retomber ds les facilités offertes par la monétisation.

A Philippe: la monétisation est en effet du vol au final, mais les créanciers bancaires qui percoivent des intérêts maximaux, ne volent-ils pas un peu aussi?
Si malgré les monétisations du passé, l'Etat trouve encore des bailleurs, c'est qu'il n'est pê pas si voleur que cela ou que les bailleurs s'y retrouvent...
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 01 Sep 2011, 17:31

Citation :
Philippe Fabry a écrit:


Non, cela peut se faire aussi en diminuant le train de vie de l'Etat, en mettant fin à notre modèle socialiste et en revenant à l'équilibre budgétaire. Et tout ça sans inflation.


Certes, et cela implique de réduire bien des subventions à des assocs inutiles autant que subversives; la fin de la politique d'achat de la paix sociale ds les banleues; la fin du financement de l'immigration et du remboursement intégral de l'avortement, etc.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 01 Sep 2011, 17:31

Par exemple ici vous avez un extrait des propositions des économistes de la Fondation Nicolas Hulot pour les présidentielles de 2012.




http://www.scribd.com/doc/51704006/Financer-l-avenir-sans-creuser-la-dette-Proposition-de-la-Fondation-Nicolas-Hulot-sur-l-emprunt-a-la-banque-centrale#archive





Les économistes de la Fondation Nicolas Hulot travaillent et proposent une monétisation directe de la Banque de France à hauteur de 600 milliards d'euros entre 2012 et 2020 (environ 70 Md€ par an) afin d'augmenter les disponibilités budgétaires.

Financer l'avenir sans creuser la dette - Proposition de la Fondation Nicolas Hulot sur l'emprunt à la banque centrale



http://www.scribd.com/doc/51704006/Financer-l-avenir-sans-creuser-la-dette-Proposition-de-la-Fondation-Nicolas-Hulot-sur-l-emprunt-a-la-banque-centrale#archive
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 01 Sep 2011, 17:32

Karl a écrit:

A Philippe: la monétisation est en effet du vol au final, mais les créanciers bancaires qui percoivent des intérêts maximaux, ne volent-ils pas un peu aussi?

Non, ils suivent la loi de l'offre et de la demande, et ils n'exigent rien de plus que ce que leur contrat prévoit. Alors que par la monétisation, un Etat piétine ses obligations.

Je me permets de rappeler qu'en France on paie des intérêts très raisonnables grâce à notre AAA. Si on en est à ce niveau d'intérêts à payer, ce n'est pas parce que les taux sont démesurément élevés, mais parce que l'assiette (notre dette) est énorme.

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Jeu 01 Sep 2011, 17:58

on peut même dire que les taux sont bas.
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 02 Sep 2011, 09:16

alors pas de problème, on continue comme ça?
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 02 Sep 2011, 10:11

ben on n'imagine pas des solutions folkloriques qui plongent dans l'inconnu comme votre candidate,
on commence par faire comme au Canada il y a 15 ans.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 02 Sep 2011, 10:40

Karl a écrit:
alors pas de problème, on continue comme ça?

Le problème il est dans la mauvaise gestion des finances publiques et la vie à crédit d'un Etat pléthorique.

C'est cela qu'il faut changer.

Mais Marine Le Pen n'a pas plus de courage politique que les autres, et elle ne propose que des expédients pour pouvoir continuer à dépenser autant. Mais on paye toujours la note, d'une manière ou d'une autre.

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Ven 02 Sep 2011, 21:17

un spécialiste de plus.


"Il faudrait nationaliser les banques pendant 3 ou 4 ans"

Publié le 18-08-11 à 20:32 Modifié à 23:07 par Le Nouvel Observateur






Extrait:

Mais si on restructure les dettes publiques, on plombe les banques qui les détiennent. Et on se retrouve comme après la faillite de Lehman, avec une paralysie complète du marché du crédit...

- Justement, ce qui est incroyable, c’est que les leaders du G20, après avoir raté l’occasion de réformer le système en 2008, sont en train de recommencer ! La "sortie par le haut" de cette crise demande une vision, du courage politique et des mesures radicales au niveau planétaire.

Il faudrait que le G20 décide d’une grande conférence mondiale pour restructurer la dette publique. Puis décide que chacun doit retrouver l’équilibre budgétaire en 3 ans, et que le déficit doit devenir illégal.

Evidemment, cela suppose de nationaliser les banques pendant 3 ou 4 ans, et de faire enfin ce qu’on aurait dû faire en 2008, au lieu de les renflouer sans contrepartie. C’est-à-dire interdire aux banques les activités de marché et les concentrer sur leur métier de base : prêter de l’argent aux entreprises et aux particuliers



Mais nationaliser les banques, cela coûterait très cher aux Etats : il faut indemniser les actionnaires…

- Sauf que personne ne sait, actuellement, combien valent les banques occidentales. Et c’est cette incertitude, qui leur vaut d’être ciblées par les marchés boursiers. Quel est exactement l’exposition de chaque établissement aux dettes souveraines de chaque pays ? Et combien vaut cette dette, actuellement comptabilisée à 100% de sa valeur, sauf pour la dette grecque ?

Si, dans le bilan du Crédit Agricole, de la Société Générale ou de BNP Paribas, on ne compte la dette grecque que pour 60% de sa valeur faciale, la dette italienne pour 80%, etc... leurs bilans serait sûrement moins solides. Et les Etats pourraient prendre le contrôle de leur capital, contre de simples garanties de financement.


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20110818.OBS8772/il-faudrait-nationaliser-les-banques-pendant-3-ou-4-ans.html
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Sam 03 Sep 2011, 14:52

Quand Christine Lagarde défends la nationalisation des banques,quand ces banques sont en faillite la nationalisation a bon dos...il faudra peut-être se demander un jour pourquoi elle ont fait faillite ces banques.

Lagarde plaide la nationalisation des banques en faillite


http://www.france24.com/fr/20090220-ministre-economie-christine-lagarde-nationalisation-etablissements-faillite-crise-financiere-banques
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Sam 03 Sep 2011, 16:17

beranger a écrit:
En Grèce, malgré les plans d'austérité, la dette continue de s'envoler, le même souci que l'on va rencontrer en France,
des plans d'austérité qui s'en prennent aux plus démunis ne font qu'alimenter la récession, à conséquence de quoi les dettes se creusent.

La seule possibilité de s'en sortir, c'est de prendre l'argent aux gens qui en ont, les hyper riches,

Les pays ne sons pas pauvres, au contraire, il n'y a jamais eu autant de liquidités, en revanche ce sont les états qui se sont ruinés pour alimenter cette croissance. Une croissance qui a profité principalement aux plus riches, qui eux ne payent pas d'impôts.

Il suffirait de prendre juste un petit peu aux hyper riches. Mais la cupidité des uns et la corruption des autres ....

C'est une vision socialiste, complètement fausse et très dangereuse. La Grèce ne s'en sort pas pour une raison simple : parce que les réformes n'avancent pas et que (tout comme nous) elle privilégie les hausses d'impôts par rapport à la réduction des dépenses publiques, ce qui est suicidaire. L'Irlande fait en ce moment exactement l'inverse et cela commence à porter ses fruits.

L'idée que la rigueur serait mauvaise parce qu'elle frapperait la consommation est une idée de naze malheureusement partagée par tous ; or c'est totalement l'inverse qui est vrai. Il faut que les gens réduisent leur consommation, épargnent, de son côté l'état doit réduire son train de vie, amenuiser la progressivité de l'impôt et restaurer la liberté économique, et alors le problème des dettes souveraine sera résolu en même temps que celui de la croissance.

En Israël, vous avez un état qui n'a pas proposé de plan de relance par la consommation suite à la crise et qui a mis en place des réformes libérales depuis 10 ans, résultat aujourd'hui il y a 5,5% de croissance par an et un chômage sous les 6%.
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Lun 05 Sep 2011, 09:04

[quote]
Philippe Fabry a écrit:
Karl a écrit:
alors pas de problème, on continue comme ça?

Le problème il est dans la mauvaise gestion des finances publiques et la vie à crédit d'un Etat pléthorique.

C'est cela qu'il faut changer.

Et vous voyez un seul candidat qui le propose? Ce serait suicidaire, électoralement parlant.


Citation :
Mais Marine Le Pen n'a pas plus de courage politique que les autres, et elle ne propose que des expédients pour pouvoir continuer à dépenser autant. Mais on paye toujours la note, d'une manière ou d'une autre.

Je reconnais volontiers que certaines mesures sont démagogiques et aléatoires, comme le maintient de la retraite à 60 ans, qui serait financé par la suppression de la participation financière aux institutions européennes.

Mais vous êtes à côté de la réalité qd vous ne lui accordez aucun courage politique: qui propose de réduire les subventions exorbitantes à tout un ensemble d'associations antiracistes qui sont des sangsues à fonds perdus pour l'état? Qui propose de réduire réellement l'immigration et de revoir le remboursement intégral de l'IVG par la Sécu? Etc.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Lun 05 Sep 2011, 11:45

israël, de bons chiffres, mais bc de gens dans la rue.
à tort ou à raison, il y a toujours le facteur humain.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 12:47

nilamitp a écrit:
israël, de bons chiffres, mais bc de gens dans la rue.
à tort ou à raison, il y a toujours le facteur humain.

Israël vient de loin, n'oublions pas que les premiers colons étaient communistes, que ça reste un pays très étatisé et qu'il lui est imposé une économie de guerre. Le secteur du logement reste ultra-réglementé à ce que j'ai pu comprendre, je pourrais trouver des articles dessus.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 13:20

Alexis232 a écrit:
D’accord et ça vous pose un problème ou vous trouvez ça normal ?

Non pas du tout sauf quand ce sont des états qui sont en défaut de paiement...et que ce sont des créanciers (avec le jeu des agences de notations) qui in fine se retrouvent au dessus des gouvernements.

Je ne comprends plus rien : pourquoi ce qui est légitime avec un individu deviendrait illégitime avec un état ? Pourquoi vous pouvez foutre une famillle à la rue en toute bonne conscience si elle ne paie plus, mais que l'état serait intouchable et que pire, c'est lui qui pourrait se retourner avec un flingue contre ses créanciers ? Expliquez-vous !

Citation :
D’accord, la FED a un monopole bien qu'elle soit privée. Et d’où vient ce monopole ?

Après la crise de 1929,vous allez voir après la grave crise que nous traversons il est fort probable que le processus de monopole s’accélère ou alors (miracle) c'est le retour à des devises nationales (avec une monnaie commune et non unique...) & banques centrales nationales (avec abrogation de facto de l'article 123)

Là encore vous répondez n'importe quoi et complètement hors sujet, à une question très simple. Je vous demande quelque chose de clair : d'où vient que les banques centrales soient en situation de monopole ? Quel est ce « truc » qui bloque la concurrence d'autres acteurs ? Indice : ça commence par un « é » et ça finit par un « t »...

Citation :
Dans ce cas vous voulez dire qu’il existe un troisième moyen qui est plus souhaitable et que ce troisième moyen est d’emprunter à des taux qui ne sont pas ceux du marché, soit une combinaison du premier (emprunt) et du deuxième moyen (création monétaire) ?

Le problème est que les taux du marché sont dictés par la BCE & FED (monopole) qui fixent le taux directeur, en effet si vous regardez la crise de 2008 est étroitement liée à la politique monétaire menée par Bernanke...non seulement il n'existe pas de réelle concurence mais en plus de ça via ce système les états ont perdu tout moyen de manœuvre.

Là encore vous n'avez pas répondu à la question : en résumé, vous avez admis que toute dépense publique est équivalente en fin de compte à un impôt. On a parlé de l'impôt direct, et pour contourner celui-ci, de la création monétaire, de l'emprunt, et « des emprunts aux banques nationales (à des taux preferentiels avec droit/avantage de seigneuriage )comme avant 1973 ou la version légèrement alternative via un projet de loi (porté par le premier ministre gaulliste Pierre Messmer) avorté... » (sic), donc une combinaison de création monétaire et d'emprunt.

Donc admettez vous oui ou non que « des emprunts aux banques nationales (à des taux preferentiels avec droit/avantage de seigneuriage )comme avant 1973 ou la version légèrement alternative via un projet de loi (porté par le premier ministre gaulliste Pierre Messmer) avorté... » (sic) constitue un moyen équivalent à un impôt de contourner l'impôt direct ? Réponse par oui ou par non.

Citation :
Donc il faut absolument revenir à nos banques nationales,emprunter à ces banques à des taux préférentiels avec "avantage de seigneuriage" .

Je suis désolé, mais j'ai pas envie de votre société féodale avec des « seigneurs » qui manipulent la monnaie.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 13:38

Alexis232 a écrit:
Cependant la question n'était pas de savoir pourquoi il est intéressant de prêter mais plutôt de savoir:
citation
" Qu’est-ce qui fonde la légitimité des prêts à intérêts ?"

La prise de risque est ce qui légitime l’intérêt

Je note que vous avez admis la légitimité des prêts à intérêt. Donc deux parties qui décident de contracter entre elles librement doivent tenir leurs engagements ou non ? J'ai cru comprendre que pour vous les individus étaient tenus par de tels engagements, mais pas les états ...

Sinon, c'est effectivement le temps qui fonde la légitimité théorique du prêt à intérêt, et non le risque. Toutes choses égales par ailleurs, un bien présent est toujours préférable à un bien futur. Si un bien futur était équivalent à un bien présent, alors vos bien pourraient avoir une valeur infinie, ce qui est absurde, car vous êtes un homme mortel. Une telle agricole dans 150 ans n'a que peu de valeur pour vous (surtout si l'état vous spolie de vos droits de succession et de décider de l'affectation de votre capital après votre mort). Le taux d'intérêt du marché ne fait qu'exprimer le fait la préférence temporelle entre des biens futurs et des biens présents. Un tel échange favorise une bonne allocation du capital, la division de travail et la prospérité, il est donc légitime et souhatable.

De plus, le taux d'intérêt, comme tout prix, a une fonction d'information. S'il n'est pas trafiqué, il renseigne efficacement l'entrepreneur sur la rentabilité éventuelle d'un investissement. Il permet, en allouant l'épargne de façon efficace, de transférer de façon fructueuse les resssources du « consommateur » (qui a été incité à épargner) à l'« investisseur » sans spolier personne. A noter que dans un marché normal, le taux d'intérêt ne rend pas intéressant l'emprunt pour des dépenses de consommation qui ont pour effet de détruire le capital et n'avantage qu'une seule des deux parties (le prêteur)

Donc comme n'importe quelle transaction libre, un emprunt à intérêt est un échange contractuel qui doit être respectée par les deux parties. Si ce n'est pas le cas, il y a toujours quelqu'un qui est spolié dans l'affaire, comme l'épargnant détenteur de liquidités (et donc la croissance économique) si les taux de l'intérêt sont trafiqués artificiellement vers le bas.

Êtes vous d'accord avec ça ?
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SJA



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 16:12

Dromaeosaurus a écrit:
Alexis232 a écrit:
Cependant la question n'était pas de savoir pourquoi il est intéressant de prêter mais plutôt de savoir:
citation
" Qu’est-ce qui fonde la légitimité des prêts à intérêts ?"

La prise de risque est ce qui légitime l’intérêt

Je note que vous avez admis la légitimité des prêts à intérêt. Donc deux parties qui décident de contracter entre elles librement doivent tenir leurs engagements ou non ? J'ai cru comprendre que pour vous les individus étaient tenus par de tels engagements, mais pas les états ...

Sinon, c'est effectivement le temps qui fonde la légitimité théorique du prêt à intérêt, et non le risque comme vous l'a expliqué SJA Mr. Green . Toutes choses égales par ailleurs, un bien présent est toujours préférable à un bien futur. Si un bien futur était équivalent à un bien présent, alors vos bien pourraient avoir une valeur infinie, ce qui est absurde, car vous êtes un homme mortel. Une telle agricole dans 150 ans n'a que peu de valeur pour vous (surtout si l'état vous spolie de vos droits de succession et de décider de l'affectation de votre capital après votre mort). Le taux d'intérêt du marché ne fait qu'exprimer le fait la préférence temporelle entre des biens futurs et des biens présents. Un tel échange favorise une bonne allocation du capital, la division de travail et la prospérité, il est donc légitime et souhatable.

De plus, le taux d'intérêt, comme tout prix, a une fonction d'information. S'il n'est pas trafiqué, il renseigne efficacement l'entrepreneur sur la rentabilité éventuelle d'un investissement. Il permet, en allouant l'épargne de façon efficace, de transférer de façon fructueuse les resssources du « consommateur » (qui a été incité à épargner) à l'« investisseur » sans spolier personne. A noter que dans un marché normal, le taux d'intérêt ne rend pas intéressant l'emprunt pour des dépenses de consommation qui ont pour effet de détruire le capital et n'avantage qu'une seule des deux parties (le prêteur)

Donc comme n'importe quelle transaction libre, un emprunt à intérêt est un échange contractuel qui doit être respectée par les deux parties. Si ce n'est pas le cas, il y a toujours quelqu'un qui est spolié dans l'affaire, comme l'épargnant détenteur de liquidités (et donc la croissance économique) si les taux de l'intérêt sont trafiqués artificiellement vers le bas.

Êtes vous d'accord avec ça ?

Il est évident que l'emprunteur doit respecter ses engagements car, comme chacun sait, la fidélété à son obligation libère.

De même que la Foi libère.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 16:32

@Droma

On ne peut pas s'entendre car vous éludez complètement la notion de quatrième pouvoir régalien qui est celui de l'émission monétaire...votre système qui est le libéralisme absolu (issu de l'école autrichienne) rejette ce principe régalien par réaction épidermique à la doctrine opposée à la votre,le socialisme. Personnellement je suis favorable à un libéralisme légèrement régulé par un état souverain ayant la complète maîtrise des quatre fonctions régaliennes fondamentales.(la souveraineté économique est une des 4 fonctions régaliennes)
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 16:50

Alexis232 a écrit:
@Droma

On ne peut pas s'entendre car vous éludez complètement la notion de quatrième pouvoir régalien qui est celui de l'émission monétaire...votre système qui est le libéralisme absolu (issu de l'école autrichienne) rejette ce principe régalien par réaction épidermique à la doctrine opposée à la votre,le socialisme. Personnellement je suis favorable à un libéralisme légèrement régulé par un état souverain ayant la complète maîtrise des quatre fonctions régaliennes fondamentales.(la souveraineté économique est une des 4 fonctions régaliennes)

Et comme d'habitude, quand Alexis est largué, il retourne chez maman.

_________________
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 16:57

http://www.pluzz.fr/mots-croises.html
une bonne emision qui date de 5/09/11
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 16:58

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
@Droma

On ne peut pas s'entendre car vous éludez complètement la notion de quatrième pouvoir régalien qui est celui de l'émission monétaire...votre système qui est le libéralisme absolu (issu de l'école autrichienne) rejette ce principe régalien par réaction épidermique à la doctrine opposée à la votre,le socialisme. Personnellement je suis favorable à un libéralisme légèrement régulé par un état souverain ayant la complète maîtrise des quatre fonctions régaliennes fondamentales.(la souveraineté économique est une des 4 fonctions régaliennes)

Et comme d'habitude, quand Alexis est largué, il retourne chez maman.

Pas du tout,je ne vais pas répondre à toutes les remarques de "Droma" si à la base de son raisonnement nous avons des divergences insurmontables...donc je maintiens ce que j'ai dit plus haut:



On ne peut pas s'entendre car vous éludez complètement la notion de quatrième pouvoir régalien qui est celui de l'émission monétaire...votre système qui est le libéralisme absolu (issu de l'école autrichienne) rejette ce principe régalien par réaction épidermique à la doctrine opposée à la votre,le socialisme. Personnellement je suis favorable à un libéralisme légèrement régulé par un état souverain ayant la complète maîtrise des quatre fonctions régaliennes fondamentales.(la souveraineté économique est une des 4 fonctions régaliennes)
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 17:08

Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
@Droma

On ne peut pas s'entendre car vous éludez complètement la notion de quatrième pouvoir régalien qui est celui de l'émission monétaire...votre système qui est le libéralisme absolu (issu de l'école autrichienne) rejette ce principe régalien par réaction épidermique à la doctrine opposée à la votre,le socialisme. Personnellement je suis favorable à un libéralisme légèrement régulé par un état souverain ayant la complète maîtrise des quatre fonctions régaliennes fondamentales.(la souveraineté économique est une des 4 fonctions régaliennes)

Et comme d'habitude, quand Alexis est largué, il retourne chez maman.

Pas du tout,je ne vais pas répondre à toutes les remarques de "Droma" si à la base de son raisonnement nous avons des divergences insurmontables...donc je maintiens ce que j'ai dit plus haut:



On ne peut pas s'entendre car vous éludez complètement la notion de quatrième pouvoir régalien qui est celui de l'émission monétaire...votre système qui est le libéralisme absolu (issu de l'école autrichienne) rejette ce principe régalien par réaction épidermique à la doctrine opposée à la votre,le socialisme. Personnellement je suis favorable à un libéralisme légèrement régulé par un état souverain ayant la complète maîtrise des quatre fonctions régaliennes fondamentales.(la souveraineté économique est une des 4 fonctions régaliennes)

Si vous êtes largué, puisque vous n'avez même pas compris que ce que vous dit Droma se place en amont de l'idée de pouvoir régalien, et disqualifie largement la légitimité du droit de battre monnaie comme pouvoir régalien. Droma discute la légitimité de l'Etat dans certains domaines, vous lui répondez en partant du principe, sans l'argumenter, que l'Etat est légitime. Vous faites de l'idéologie étatiste, pas de la discussion rationnelle.

On ne vous demande pas quelles sont les fonctions régaliennes, mais sur quel droit elles s'appuient, quelle est leur légitimité.

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 17:16

Dromaeosaurus a écrit:
...

Je suis désolé, mais j'ai pas envie de votre société féodale avec des « seigneurs » qui manipulent la monnaie.

Parce que vous croyez vraiment que la dure mais pure loi économique peut exister .
Désolé pour vous mais je crois qu'il y a toujours un " seigneur " qui manipule . Je sais , je suis un affreux conspirationniste .

Roosevelt a résolu la crise de 1929 par le compromis keynésien , contre l'avis de ses économistes .

Dans " Le Monde diplomatique " de septembre 2011 ( horresco referens ? ) , dans son éditorial " La raison du plus fou " , Pierre Rimbert écrit in fine :

" Dans le conte célèbre d'Antoine de Saint-Exupéry , le lecteur apprend que la planète du Petit prince , l'astéroïde B 612 avait été repérée par un astronome turc auquel nul ne prêta attention
jusqu'au jour où il présenta sa découverte habillé à l'européenne . En économie , le costume de la respectabilité porte d'autres rayures : il faut s'être beaucoup trompé ( ou beaucoup enrichi ) pour espérer se faire entendre . "

Je vous rassure , cher Dromaeosaurus , je ne suis pas abonné à " Le Monde diplomatique " .
Je l'achète au numéro , suivant mon ( ? ) inspiration .
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 17:18

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
@Droma

On ne peut pas s'entendre car vous éludez complètement la notion de quatrième pouvoir régalien qui est celui de l'émission monétaire...votre système qui est le libéralisme absolu (issu de l'école autrichienne) rejette ce principe régalien par réaction épidermique à la doctrine opposée à la votre,le socialisme. Personnellement je suis favorable à un libéralisme légèrement régulé par un état souverain ayant la complète maîtrise des quatre fonctions régaliennes fondamentales.(la souveraineté économique est une des 4 fonctions régaliennes)

Et comme d'habitude, quand Alexis est largué, il retourne chez maman.

Pas du tout,je ne vais pas répondre à toutes les remarques de "Droma" si à la base de son raisonnement nous avons des divergences insurmontables...donc je maintiens ce que j'ai dit plus haut:



On ne peut pas s'entendre car vous éludez complètement la notion de quatrième pouvoir régalien qui est celui de l'émission monétaire...votre système qui est le libéralisme absolu (issu de l'école autrichienne) rejette ce principe régalien par réaction épidermique à la doctrine opposée à la votre,le socialisme. Personnellement je suis favorable à un libéralisme légèrement régulé par un état souverain ayant la complète maîtrise des quatre fonctions régaliennes fondamentales.(la souveraineté économique est une des 4 fonctions régaliennes)

Si vous êtes largué, puisque vous n'avez même pas compris que ce que vous dit Droma se place en amont de l'idée de pouvoir régalien, et disqualifie largement la légitimité du droit de battre monnaie comme pouvoir régalien. Droma discute la légitimité de l'Etat dans certains domaines, vous lui répondez en partant du principe, sans l'argumenter, que l'Etat est légitime. Vous faites de l'idéologie étatiste, pas de la discussion rationnelle.

On ne vous demande pas quelles sont les fonctions régaliennes, mais sur quel droit elles s'appuient, quelle est leur légitimité.


Les fonctions régaliennes sont au nombre de quatre et Droma en compte seulement trois (apparemment).
La fonction régalienne fondamentale qu'il ne considère pas est celle de la souveraineté économique via l'émission monétaire,cette fonction est largement légitime car elle permet de protéger les citoyens des abus économiques et financiers.


Dernière édition par Alexis232 le Mar 06 Sep 2011, 17:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 17:20

Ouais. Donc, il faut du libéralisme, toujours plus de libéralisme.
Dans une Europe toujours plus ouverte à tous les vents, toujours plus dirigiste et technocratique, plus immorale et moins démocratique que jamais.
N'est-ce pas contradictoire? Le libéralisme érigé en dogme l'est-il encore?
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 17:27

Alexis232 a écrit:

Les fonctions régaliennes sont au nombre de quatre et Droma en compte seulement trois (apparemment).
La fonction régalienne fondamentale qu'il ne considère pas est celle de la souveraineté économique via l'émission monétaire,cette fonction est largement légitime car elle permet de protéger les citoyens des abus économiques et financiers.

Parce que l'économie n'est pas l'affaire de l'Etat mais de la société civile. Le rôle de l'Etat ne saurait être autre chose que de protéger la société civile.
Le monopole étatique de création monétaire peut être admis si l'Etat se borne à mettre à la disposition de la société civile la monnaie dont elle a besoin pour faire tourner son économie, ni plus, ni moins. Dans ce cas l'Etat est dans son rôle de création et de maintien d'un espace d'échange sécurisé (mais nul ne dit que l'Etat est le plus apte à faire cela).

En revanche, la manipulation monétaire au bénéfice de l'Etat est inadmissible. Ce n'est pas une fonction régalienne mais un abus de fonction régalienne.

Et ce serait bien que vous commenciez à faire le distinguo.

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 17:49

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:

Les fonctions régaliennes sont au nombre de quatre et Droma en compte seulement trois (apparemment).
La fonction régalienne fondamentale qu'il ne considère pas est celle de la souveraineté économique via l'émission monétaire,cette fonction est largement légitime car elle permet de protéger les citoyens des abus économiques et financiers.

Parce que l'économie n'est pas l'affaire de l'Etat mais de la société civile. Le rôle de l'Etat ne saurait être autre chose que de protéger la société civile.
Le monopole étatique de création monétaire peut être admis si l'Etat se borne à mettre à la disposition de la société civile la monnaie dont elle a besoin pour faire tourner son économie, ni plus, ni moins. Dans ce cas l'Etat est dans son rôle de création et de maintien d'un espace d'échange sécurisé (mais nul ne dit que l'Etat est le plus apte à faire cela).

En revanche, la manipulation monétaire au bénéfice de l'Etat est inadmissible. Ce n'est pas une fonction régalienne mais un abus de fonction régalienne.

Et ce serait bien que vous commenciez à faire le distinguo.


Très bien vous avez enfin intégré cette notion de pouvoir régalien concernant la maîtrise monétaire,il en a fallu du temps c'est pourtant une fonction régalienne fondamentale bien connue.
Maintenant concernant la manipulation monétaire nous n'avons jamais vu autant d'abus depuis que cette fonction a été déléguée à des banques privées qui créent de la monnaie ex nihilo.

Voici quelques livres qui expliquent bien cette dérive:

Ron Paul
End the Fed

G. Edward Griffin
A Second Look at the Federal Reserve

Maurice Allais
La Crise mondiale aujourd'hui
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 17:50

Mais si l'Etat est seulement garant d'un "espace d'échange sécurisé", il n'a pas à emprunter, non plus, jusqu'à s'endetter lourdement, surtout, comme il l'a fait en France. Il faut être logique: en France, l'état est plus, qu'on soit ou non d'accord, qu'un simple garant: il est un acteur de la vie économique; c'est lui qui a décidé de passer à l'euro; il peut donc revenir sur cette décision, s'il apparait que la monnaie européenne ne convient pas à la Nation. Et dévaluer si besoin est: les marchés ont été bien contents de lui bailler des fonds; ils lui font payer le prix du risque.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 17:57

Karl a écrit:
Mais si l'Etat est seulement garant d'un "espace d'échange sécurisé", il n'a pas à emprunter, non plus, jusqu'à s'endetter lourdement, surtout, comme il l'a fait en France.

Il n'aurait pas eu à le faire s'il était resté dans ses fonctions régaliennes.

Qu'au reste, dépassé par les dépenses inutiles, il n'assume plus convenablement : l'armée, la police et la justice manquent chroniquement de moyens.

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 17:59


La cigale et la fourmi
Version allemande et version française

> >
Citation :
> > *VERSION ALLEMANDE *
> >
> > Une fourmi travaille dur tout l'été dans la canicule.
> >
> > Elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l'hiver.
> >
> > La cigale pense que la fourmi est stupide, elle rit, danse et joue.
> >
> > Une fois l'hiver venu, la fourmi est au chaud et bien nourrie.
> >
> > La cigale grelottante de froid n'a ni nourriture ni abri, et meurt de froid.
> >
> > FIN.
> > ________________________________________________
> >
Citation :
> > *VERSION FRANCAISE*
> >
> > La fourmi travaille dur tout l'été dans la canicule.
> >
> > Elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l'hiver.
> >
> > La cigale pense que la fourmi est stupide, elle rit, danse et joue tout l'été.
> >
> > Une fois l'hiver venu, la fourmi est au chaud et bien nourrie.
La cigale grelottante de froid organise une conférence de presse et demande pourquoi la fourmi a le droit d'être au chaud et bien nourrie tandis que les autres, moins chanceux comme elle, ont froid et faim.
> >
> > La télévision organise des émissions en direct qui montrent la cigale grelottante de froid et qui passent des extraits vidéo de la fourmi bien au chaud dans sa maison confortable avec une table pleine de provisions.
> >
> > Les Français sont frappés que, dans un pays si riche, on laisse souffrir cette pauvre cigale tandis que d'autres vivent dans l'abondance.
> >
> > Les associations contre la pauvreté manifestent devant la maison de la fourmi.
> >
> > Les journalistes organisent des interviews, demandant pourquoi la fourmi est devenue riche sur le dos de la cigale et interpellent le gouvernement pour augmenter les impôts de la fourmi afin qu'elle paie 'sa juste part'.
> >
> > La CGT , Le Parti Communiste, la Ligue Communiste Révolutionnaire, les Verts, le Modem, la Nouvelle Gauche, la Nouvelle Droite, le Juste Centre, organisent seat-in et manifestations devant la maison de la fourmi.
> >
> > Les fonctionnaires décident de faire une grève de solidarité de 59 minutes par jour pour une durée illimitée.
> >
> > Un philosophe à la mode écrit un livre démontrant les liens de la fourmi avec les tortionnaires d'Auschwitz.
> >
> > En réponse aux sondages, le gouvernement rédige une loi sur l'égalité économique et une loi (rétroactive à l'été) d'anti-discrimination.
> >
> > Les impôts de la fourmi sont augmentés et la fourmi reçoit aussi une amende Pour ne pas avoir embauché la cigale comme aide.
> >
> > La maison de la fourmi est préemptée par les autorités car la fourmi n'a pas assez d'argent pour payer son amende et ses impôts.
> >
> > La fourmi quitte la France pour s'installer en Suisse où elle contribue à la richesse économique.
> >
> > La télévision fait un reportage sur la cigale maintenant engraissée.
> >
> > Elle est en train de finir les dernières provisions de la fourmi bien que le printemps soit encore loin.
> >
> > Des rassemblements d'artistes et d'écrivains de gauche, se tiennent régulièrement dans la maison de la fourmi.
> >
> > Le chanteur Renaud compose la chanson 'Fourmi, barre-toi!'...
> >
> > L'ancienne maison de la fourmi, devenue logement social pour la cigale, se détériore car cette dernière n'a rien fait pour l'entretenir.
> >
> > Des reproches sont faits au gouvernement pour le manque de moyens.
> >
> > Une commission d'enquête est mise en place, ce qui coûtera 10 millions d'euros.
> >
> > La cigale meurt d'une overdose.
> >
> >
> > Libération et L'Humanité commentent l'échec du gouvernement à redresser sérieusement le problème des inégalités sociales.
> >
> > La maison est squattée par un gang de cafards immigrés.
> >
> > Les cafards organisent un trafic de marijuana et terrorisent la communauté...
> >
> > Le gouvernement se félicite de la diversité multiculturelle de la France.

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 18:04

Alexis232 a écrit:


Très bien vous avez enfin intégré cette notion de pouvoir régalien concernant la maîtrise monétaire,il en a fallu du temps c'est pourtant une fonction régalienne fondamentale bien connue.

Avec un paquet de nuances, et en rappelant que la fonction régalienne n'était plus légitime dès lors que le pouvoir est détourné de sa fin.

Maintenant concernant la manipulation monétaire nous n'avons jamais vu autant d'abus depuis que cette fonction a été déléguée à des banques privées qui créent de la monnaie ex nihilo.

Si votre problème c'est l'ex nihilo, militez pour l'étalon-or, ou n'importe quel autre. Mais cela n'a rien à voir avec le monopole étatique ou privé : un Etat qui fait jouer la planche à billet crée aussi de la monnaie ex nihilo.

Je vous demande une réponse claire : un Etat est-il légitime à payer ses dettes en manipulant la monnaie, c'est-à-dire en flouant ses créanciers ?


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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 18:29

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:


Très bien vous avez enfin intégré cette notion de pouvoir régalien concernant la maîtrise monétaire,il en a fallu du temps c'est pourtant une fonction régalienne fondamentale bien connue.

Avec un paquet de nuances, et en rappelant que la fonction régalienne n'était plus légitime dès lors que le pouvoir est détourné de sa fin.

Vous avez sacrément évolué félicitations !

Maintenant concernant la manipulation monétaire nous n'avons jamais vu autant d'abus depuis que cette fonction a été déléguée à des banques privées qui créent de la monnaie ex nihilo.

Si votre problème c'est l'ex nihilo, militez pour l'étalon-or, ou n'importe quel autre. Mais cela n'a rien à voir avec le monopole étatique ou privé : un Etat qui fait jouer la planche à billet crée aussi de la monnaie ex nihilo.

Bien entendu qu'il faut revenir à l'étalon or et dans le même temps se réapproprier la maîtrise monétaire.


Je vous demande une réponse claire : un Etat est-il légitime à payer ses dettes en manipulant la monnaie, c'est-à-dire en flouant ses créanciers ?


Actuellement cette question ne se pose pas pour l'état mais plutôt pour la FED (ensemble de banque privées) devenue indépendante via le Banking Act.
Je parle de la FED car en définitive c'est elle qui a le plus d'impact sur l'économie mondiale,pour la France il faudra plutôt parler de la loi Loi n°73-7 & l'article 123 du traité de Lisbonne.

Si ce rôle redevient celui de l'état (fonction régalienne) en utilisant l'étalon or il sera très difficile de faire n'importe quoi avec la planche à billets.





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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 18:33

Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:


Très bien vous avez enfin intégré cette notion de pouvoir régalien concernant la maîtrise monétaire,il en a fallu du temps c'est pourtant une fonction régalienne fondamentale bien connue.

Avec un paquet de nuances, et en rappelant que la fonction régalienne n'était plus légitime dès lors que le pouvoir est détourné de sa fin.

Vous avez sacrément évolué félicitations !

Je n'ai jamais dit le contraire de ce que je dis là.

Maintenant concernant la manipulation monétaire nous n'avons jamais vu autant d'abus depuis que cette fonction a été déléguée à des banques privées qui créent de la monnaie ex nihilo.

Si votre problème c'est l'ex nihilo, militez pour l'étalon-or, ou n'importe quel autre. Mais cela n'a rien à voir avec le monopole étatique ou privé : un Etat qui fait jouer la planche à billet crée aussi de la monnaie ex nihilo.

Bien entendu qu'il faut revenir à l'étalon or et dans le même temps se réapproprier la maîtrise monétaire.

Les deux n'ont rien à voir.

Je vous demande une réponse claire : un Etat est-il légitime à payer ses dettes en manipulant la monnaie, c'est-à-dire en flouant ses créanciers ?


Actuellement cette question ne se pose pas pour l'état mais plutôt pour la FED (ensemble de banque privées) devenue indépendante via le Banking Act.
Je parle de la FED car en définitive c'est elle qui a le plus d'impact sur l'économie mondiale,pour la France il faudra plutôt parler de la loi Loi n°73-7 & l'article 123 du traité de Lisbonne.

Si ce rôle redevient celui de l'état (fonction régalienne) en utilisant l'étalon or il sera très difficile de faire n'importe quoi avec la planche à billets.


Vous ne répondez pas à la question.
Je ne vous demande pas s'il est possible ou difficile de manipuler la monnaie pour payer ses dettes, je vous demande si c'est légitime.





_________________
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 18:58

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:



Je n'ai jamais dit le contraire de ce que je dis là.


On ne va quand même pas ressortir toutes vos déclarations concernant la création monétaire et l'Etat....



Les deux n'ont rien à voir.

Bien entendu que oui ! si l'Etat retrouve son pouvoir régalien de battre monnaie et que l'on réutilise l'étalon or toutes les dérives seront jugulées (ex. voir Ron Paul)




Vous ne répondez pas à la question.
Je ne vous demande pas s'il est possible ou difficile de manipuler la monnaie pour payer ses dettes, je vous demande si c'est légitime.

C'est aussi une question de politique monétaire par exemple le Yuan est sous évalué pour des raisons stratégiques & commerciales,c'est la responsabilité des hommes politiques.
Maintenant si l'on érige la manipulation monétaire comme un dogme afin d'avoir moins de dette et seulement ça,non je ne le légitime pas et c'est "suicidaire" sur le long terme.











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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mar 06 Sep 2011, 19:11

Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:



Je n'ai jamais dit le contraire de ce que je dis là.


On ne va quand même pas ressortir toutes vos déclarations concernant la création monétaire et l'Etat....


1) Je vous parlais essentiellement de la manipulation, pas de la seule fourniture de monnaie à l'économie
2) Je n'ai pas dit que la création monétaire devait être un monopole étatique. Tout ce que doit faire l'Etat c'est surveiller la stabilité et la disponibilité de la monnaie, c'est à cela que se borne la fonction régalienne, et il peut le faire alors qu'elle est créée par des banques privées, avec une législation et des organismes de contrôles adéquats.
Bref il n'a pas plus besoin de s'y coller lui-même que pour l'enseignement ou les transports.


Les deux n'ont rien à voir.

Bien entendu que oui ! si l'Etat retrouve son pouvoir régalien de battre monnaie et que l'on réutilise l'étalon or toutes les dérives seront jugulées (ex. voir Ron Paul)

Non, cela n'a rien à voir. Il peut y avoir étalon-or avec création de la monnaie par des banquiers privés. C'est sous ce régime qu'a vécu la France entre Napoléon et 1936.

Vous ne répondez pas à la question.
Je ne vous demande pas s'il est possible ou difficile de manipuler la monnaie pour payer ses dettes, je vous demande si c'est légitime.

C'est aussi une question de politique monétaire par exemple le Yuan est sous évalué pour des raisons stratégiques & commerciales,c'est la responsabilité des hommes politiques.
Maintenant si l'on érige la manipulation monétaire comme un dogme afin d'avoir moins de dette et seulement ça,non je ne le légitime pas et c'est "suicidaire" sur le long terme.


Je ne vous demande pas si c'est une question de politique monétaire. Vous pouvez aussi me dire que c'est une question de politique étrangère quand Hitler envahissait la Pologne, cela ne dit pas si c'était légitime ou pas.
Donc je vous repose la question : le simple fait de manipuler la monnaie pour payer ses dettes, que ce soit habituel ou ponctuel, est-il légitime ? (sachant que le problème du Yuan est du même ordre, mais en sens inverse).










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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 07 Sep 2011, 09:06

Philippe Fabry a écrit:
Karl a écrit:
Mais si l'Etat est seulement garant d'un "espace d'échange sécurisé", il n'a pas à emprunter, non plus, jusqu'à s'endetter lourdement, surtout, comme il l'a fait en France.

Il n'aurait pas eu à le faire s'il était resté dans ses fonctions régaliennes.

Qu'au reste, dépassé par les dépenses inutiles, il n'assume plus convenablement : l'armée, la police et la justice manquent chroniquement de moyens.


Justement, en France l'Etat s'occupe de tout; c'est de tradition jacobine. Dès lors, le libéralisme en France a ses limites: on en appelle à l'Etat pour bcp de choses: ce sont les français, les patrons aussi qui le veulent ainsi; dès lors, soyons logiques: on ne peut pas demander tout à l'Etat et lui contester les moyens de sortir d'une situation où les français l'ont mis, fût-ce en manipulant la monnaie; ce n'est pas seulement l'Etat le faussaire, mais la nation entière.
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 07 Sep 2011, 09:30

Philippe Fabry a écrit:

Donc je vous repose la question : le simple fait de manipuler la monnaie pour payer ses dettes, que ce soit habituel ou ponctuel, est-il légitime ? (sachant que le problème du Yuan est du même ordre, mais en sens inverse). [/color]


Il faut reconnaitre que si on conteste la surévaluation du yuan, le retour au franc et une dévaluation de la monnaie française dans le contexte d'endettement actuel surtout le serait aussi. Mais ce ne serait que rendre aux chinois la monnaie de leur pièce. Si je puis dire.







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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 07 Sep 2011, 10:18

Arnaud Dumouch a écrit:

La cigale et la fourmi
Version allemande et version française

> >
Citation :
> > *VERSION ALLEMANDE *
> >
> > Une fourmi travaille dur tout l'été dans la canicule.
> >
> > Elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l'hiver.
> >
> > La cigale pense que la fourmi est stupide, elle rit, danse et joue.
> >
> > Une fois l'hiver venu, la fourmi est au chaud et bien nourrie.
> >
> > La cigale grelottante de froid n'a ni nourriture ni abri, et meurt de froid.
> >
> > FIN.
> > ________________________________________________
> >
Citation :
> > *VERSION FRANCAISE*
> >
> > La fourmi travaille dur tout l'été dans la canicule.
> >
> > Elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l'hiver.
> >
> > La cigale pense que la fourmi est stupide, elle rit, danse et joue tout l'été.
> >
> > Une fois l'hiver venu, la fourmi est au chaud et bien nourrie.
La cigale grelottante de froid organise une conférence de presse et demande pourquoi la fourmi a le droit d'être au chaud et bien nourrie tandis que les autres, moins chanceux comme elle, ont froid et faim.
> >
> > La télévision organise des émissions en direct qui montrent la cigale grelottante de froid et qui passent des extraits vidéo de la fourmi bien au chaud dans sa maison confortable avec une table pleine de provisions.
> >
> > Les Français sont frappés que, dans un pays si riche, on laisse souffrir cette pauvre cigale tandis que d'autres vivent dans l'abondance.
> >
> > Les associations contre la pauvreté manifestent devant la maison de la fourmi.
> >
> > Les journalistes organisent des interviews, demandant pourquoi la fourmi est devenue riche sur le dos de la cigale et interpellent le gouvernement pour augmenter les impôts de la fourmi afin qu'elle paie 'sa juste part'.
> >
> > La CGT , Le Parti Communiste, la Ligue Communiste Révolutionnaire, les Verts, le Modem, la Nouvelle Gauche, la Nouvelle Droite, le Juste Centre, organisent seat-in et manifestations devant la maison de la fourmi.
> >
> > Les fonctionnaires décident de faire une grève de solidarité de 59 minutes par jour pour une durée illimitée.
> >
> > Un philosophe à la mode écrit un livre démontrant les liens de la fourmi avec les tortionnaires d'Auschwitz.
> >
> > En réponse aux sondages, le gouvernement rédige une loi sur l'égalité économique et une loi (rétroactive à l'été) d'anti-discrimination.
> >
> > Les impôts de la fourmi sont augmentés et la fourmi reçoit aussi une amende Pour ne pas avoir embauché la cigale comme aide.
> >
> > La maison de la fourmi est préemptée par les autorités car la fourmi n'a pas assez d'argent pour payer son amende et ses impôts.
> >
> > La fourmi quitte la France pour s'installer en Suisse où elle contribue à la richesse économique.
> >
> > La télévision fait un reportage sur la cigale maintenant engraissée.
> >
> > Elle est en train de finir les dernières provisions de la fourmi bien que le printemps soit encore loin.
> >
> > Des rassemblements d'artistes et d'écrivains de gauche, se tiennent régulièrement dans la maison de la fourmi.
> >
> > Le chanteur Renaud compose la chanson 'Fourmi, barre-toi!'...
> >
> > L'ancienne maison de la fourmi, devenue logement social pour la cigale, se détériore car cette dernière n'a rien fait pour l'entretenir.
> >
> > Des reproches sont faits au gouvernement pour le manque de moyens.
> >
> > Une commission d'enquête est mise en place, ce qui coûtera 10 millions d'euros.
> >
> > La cigale meurt d'une overdose.
> >
> >
> > Libération et L'Humanité commentent l'échec du gouvernement à redresser sérieusement le problème des inégalités sociales.
> >
> > La maison est squattée par un gang de cafards immigrés.
> >
> > Les cafards organisent un trafic de marijuana et terrorisent la communauté...
> >
> > Le gouvernement se félicite de la diversité multiculturelle de la France.


affraid WOUAAAAH!!! Arnaud, vous n'avez pas peur???

Notez que c'est superbienvu... salut Thumright
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 07 Sep 2011, 11:22

Alexis232 a écrit:
A propos de la dette et de la loi de 1973 nous avons posé la question à Sébastien Copin conseiller régional FN.




Pour corroborer les propos Sébastien Copin voici une petite "pépite" de Soral (excellent condensé en 6 minutes)


Alain Soral - Le pouvoir de la Banque par _PhiX_
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 07 Sep 2011, 11:49

Ou les biperies de Soral...

La "perte" du privilège de battre monnaie date de la Révolution, qui a vu fleurir sous le Directoire et le Consulat les banques privées d'émission. Le monopole a ensuite été donné à la Banque de France, cartel de banques privées, en 1800 par Napoléon. Cette Banque de France privée a assuré la stabilité du Franc germinal jusqu'en 1914... Donc la France connaissait déjà un système analogue à la FED plus d'un siècle plus tôt.

Bref ce n'est pas avec ce genre de "pépites" que l'on fait fortune...

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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 07 Sep 2011, 12:52

Philippe Fabry a écrit:
Ou les biperies de Soral...

La "perte" du privilège de battre monnaie date de la Révolution, qui a vu fleurir sous le Directoire et le Consulat les banques privées d'émission. Le monopole a ensuite été donné à la Banque de France, cartel de banques privées, en 1800 par Napoléon. Cette Banque de France privée a assuré la stabilité du Franc germinal jusqu'en 1914... Donc la France connaissait déjà un système analogue à la FED plus d'un siècle plus tôt.

Bref ce n'est pas avec ce genre de "pépites" que l'on fait fortune...


Cela n'a rien avoir avec la FED...qui aujourd'hui peut se permettre d’émettre des milliards de dollars à partir de rien,à l'époque de Napoléon les banques émettaient une monnaie ayant une véritable valeur via le bimétallisme Or-Argent.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 07 Sep 2011, 12:56

Au lieu de poster des âneries lisez donc quelque chose d'intelligent (note : l'article date d'avant l'Euro, d'où ses propositions à la fin) :

Citation :
Le secret de la liberté des banques et de la monnaie




Philippe Nataf
Introduction


Aujourd’hui on n’enseigne plus dans les manuels l’expérience de la
pluralité d’émission des banques sous le Directoire et le Consulat. Ce
phénomène s’est pourant beaucoup enseigné au XIXe siècle et même
jusqu’en 1914 ; cet enseignement s’est encore poursuivi au XXe siècle
grâce à Louis Lair et Edmond Servais de la Banque de France (le dernier
livre de Servais date de 1967). Dans ce livre, qui est l’histoire de la
Banque de France, on trouve une large place consacrée au système
bancaire précédant celui de la Banque de France, à savoir la pluralité
des instituts d’émission. Il est amusant d’observer que l’on présente
souvent la Banque de France comme le premier et le seul institut
d’émission en France alors que les étudiants préparant le concours
d’entrée de notre Banque centrale utilisent des manuels présentant le
système de la multiplicité des banques d’émission qui régna sous le
Directoire et ensuite le Consulat.

Pourquoi traiter un sujet comme celui-là ? Aujourd’hui l’idée
couramment admise est que si on laissait les banques libres d’émettre
des billets et complètement libres de leur gestion, il se produirait des
catastrophes. Il faudrait donc réglementer, contrôler et n’admettre
qu’un seul institut d’émission, à savoir une banque centrale. Voilà
l’idée contemporaine. L’idée est que s’il existait une pluralité de
banques d’émission il en résulterait le chaos ou des catastrophes tels
que l’inflation. On prétend donc que les banques libres n’ont jamais
existé - c’est le premier argument. Deuxième argument : "Oui, c’est vrai
ce système a existé, mais il a très mal fonctionné". Par exemple, aux
Etats-Unis dit-on, il existait de nombreuses banques d’émission faisant
fréquemment faillite. Il est donc intéressant d’observer ces différentes
expériences de pluralité d’instituts d’émission et d’en analyser le
fonctionnement en se posant deux questions :



  • Est-ce que ce système produit de l’inflation ?
  • Est-ce qu’il engendre des crises régulières ?

Dans un système de marché le processus est simple. L’offre s’ajuste à
la demande. L’allocation des ressources, précisément lorsque l’Etat
n’intervient pas, est la plus efficace ; elle se fait spontanément.
L’ordre spontané fonctionne bien. C’est en gros ce que l’on admet
aujourd’hui plus ou moins explicitement sauf pour la monnaie. On prétend
généralement que l’allocation naturelle des ressources ne se produit
plus et que l’équilibre ne s’établit pas spontanément. L’ajustement de
l’offre à la demande ne s’effectuerait plus. Au contraire, l’instabilité
s’installerait irrévocablement. Cette thèse correspond-elle à la
réalité historique ? C’est ce que l’on va tenter d’examiner avec
l’exemple français sous le Directoire et le Consulat.

Il existe naturellement plusieurs formes de systèmes bancaires.
Certains sont plus ou moins contrôlés par les gouvernements et les
parlements, d’autres sont peu ou pas réglementés du tout. Ainsi
l’histoire enregistre quelques expériences peu nombreuses mais à
l’évidence très concluantes de liberté bancaire. Dans ce cas les banques
peuvent librement émettre des billets convertibles et gérer leurs
actifs et leurs différents éléments de passif sans autre contrainte que
celle de la concurrence. L’exemple des banques multiples et réglementées
le plus intéressant est probablement celui des Etats-Unis au XIXe
siècle. Des crises cycliques réapparaissent à intervalles réguliers -
dans des périodes de sept à onze ans à peu près et même un petit peu
plus ; elles se caractérisaient par une amplitude significative.
Certaines ont été fortes, en 1837 et 1857 mais il fallut attendre 1907
pour qu’une crise assez importante fasse réfléchir un certain nombre de
responsables sur le thème "puisque le système multiple ne fonctionne pas
bien, il faut créer un institut pour éviter le retour périodique de ces
perturbations économiques". Il en résultat en 1913 la création de la
Federal Reserve System. Que s’est-il passé après ? En 1920, sept ans
plus tard : crise économique importante, ruée sur les banques et par
conséquent dépression économique comparable à celles du XIXe siècle.
Quant à la décennie qui suit, tout le monde connaît le krach de 1929 ;
ce qui est moins connu c’est que la crise s’est aggravée en 1930 puis en
1931, 32 et 33. Jamais les Etats-Unis n’avaient connu une crise
économique de pareille envergure. On pourrait multiplier les exemples de
systèmes bancaires dans lesquels l’Etat intervient beaucoup et montrer
qu’à chaque fois le dirigisme engendre des échecs retentissants. Tous
les échecs des systèmes réglementés ne pourront être abordés ici, mais
on citera quelques systèmes non réglementés pour en montrer la
diversité.


La liberté des banques écossaises


Commençons par le système écossais. Assez connu au XIXe siècle, son
mécanisme a été étudié en détail par l’économiste américain Lawrence
White. Le système écossais a duré plus d’un siècle. Il a commencé au
début du XVIIIe siècle et s’est terminé en 1845. Voilà un système où
toutes les banques, fort nombreuses, étaient pratiquement des banques
d’émission, c’est-à-dire qu’elles détenaient non seulement des dépôts,
c’est-à-dire de la monnaie scripturale, mais qu’elles émettaient des
billets remboursables, convertibles en métal, argent ou or. L’expérience
de l’Ecosse est tout à fait intéressante parce que dénuée de
fluctuation cyclique. Dès 1776, Adam Smith dans La Richesse des nations
fait référence à une perturbation intéressante : en Ecosse, une banque -
la Banque de Ayr - subit une faillite retentissante après deux ans et
demi d’existence. Quelle a été la réaction du système écossais dans son
ensemble ? Cette banque avait pratiqué de la surémission de billets,
mais d’autres banques, relativement conservatrices, émettant
relativement peu de billets ont eu une réaction de crainte. Par
conséquent, elles ont encore réduit leur émission de billets. La
conclusion d’Adam Smith (livre 2, chap. 2) est que la concurrence
bancaire est le système qui permet de réguler, de limiter au maximum et
au mieux l’émission des billets de banque.


Les systèmes américains


Observons à présent le système, ou plutôt les systèmes, aux
Etats-Unis. Il faut savoir qu’avant la guerre de Sécession il n’existait
pas de législation fédérale du tout pour les banques. Elles étaient
réglementées et soumises aux lois de chaque Etat. Autrement dit, il
existait autant de systèmes bancaires que d’Etats. Donc cela n’a aucun
sens de parler d’un système bancaire américain avant 1860-65, date de la
guerre de Sécession et des grandes lois bancaires fédérales. Ce qui
compte pour les banques d’avant 1860, c’est la législation de l’Etat où
elles fonctionnent. Il existe une quantité de banques, quantité de
systèmes bancaires aux Etats-Unis, en particulier des sytèmes assez
réglementés dans les Etats de New York, du Michigan, du New Jersey, ou
les Etats du Centre en général. Les Etats du Sud sont encore plus
strictement réglementés que les précédents ; ces systèmes dirigistes ne
produisent d’ailleurs pas de bons résultats et donnent lieu à des
surémissions de billets et souvent de dépôts. Ils engendrent ainsi des
crises assez graves : en particulier les paniques bancaires de 1837 et
1857 à New York. Mais la grande particularité des Etats-Unis c’est
justement qu’il existe un certain nombre d’Etats sans réglementation de
banques. On considère que les banques sont des établissements
commerciaux comme les autres et qu’en conséquence ils doivent être
soumis aux lois du commerce. La totalité des règlements bancaires de
l’Etat du Massachusetts tient en un petit livre de 37 pages. Les banques
ne sont soumises qu’aux lois générales des affaires. Aujourd’hui dans
le même Etat les règlements bancaires en vigueur remplissent les
rayonnages d’une pièce entière. Il est en effet indispensable pour les
banques commerciales de se tenir au courant des nouveaux règlements
apparaissant régulièrement.


La liberté des banques de la Nouvelle-Angleterre


Qu’advient-il dans les six Etats de la Nouvelle-Angleterre :
Massachusetts, Rhodes Island, Connecticut, et les trois Etats un peu
plus agricoles que sont le Maine, le New Hampshire et le Vermont ? Les
banques peuvent s’établir comme elles le veulent, elles n’ont qu’à
déclarer leur existence et une autorisation leur est accordée quasi
automatiquement. Un grand nombre de banques appraît possédant toutes le
droit d’émettre des billets. Cela fait partie de l’ensemble des libertés
dont elles jouissent et dont elles disposent. Qu’advient-il en 1837 et
en 1857 ? Crise à New York, panique, ruée sur les banques de l’Etat de
New York, et puis effondrement du système bancaire dans cet Etat puis
dans les Etats voisins. Où ces dépressions se transmettent-elles ? A
Paris et à Londres, mais ni en Ecosse ni dans les six Etats de la
Nouvelle-Angleterre. Autrement dit : une crise démarre à New York et se
propage de l’autre côté de l’océan Atlantique mais elle ne se transmet
pas dans la grande ville industrielle et bancaire qu’est Boston à
quelques centaines de kilomètres à peine. Ce phénomène si paradoxal
demande une explication.

Celle-ci est donnée par deux économistes de l’époque : Richard
Hildreth et Henry Charles Carey. Pour eux, les banques, lorsqu’elles
sont soumises à la libre concurrence au niveau de la gestion d’un côté
mais aussi au niveau de l’émission, possèdent la particularité très
curieuse d’être financées par des fonds propres extrêmement élevés.
Quelques exemples : en moyenne ceux des banques de l’Etat du
Massachusetts représentent plus de 60 % du passif. Dans l’Etat voisin du
Rhodes Island ce ratio est encore plus élevé à 72 %. Ce qui signifie
que lors de demandes de remboursement de billets ou de dépôts, la banque
dispose de liquidités non seulement sous forme de réserves, mais aussi
sous forme d’actifs réalisables très rapidement. Ces banques très
liquides se caractérisent également par une grande solvabilité.
Conclusion : même si elles perdaient une partie de leur actif elles
étaient protégées de la faillite. Et c’est cela qui caractérise les
banques libres de la Nouvelle-Angleterre : on ne constate que des
faillites sporadiques sans dommages pour les détenteurs de billets ou de
dépôts alors qu’à New York, à Paris et à Londres, instabilité,
dépression et faillites se reproduisent à intervalles réguliers. En
France aussi des banques d’émission libre se sont également développées
mais durant une période beaucoup plus courte, au demeurant tout aussi
intéressante. Elle se situe dans un contexte bien différent. La période
est connue mais les études précises n’ont été effectuées que récemment.
Le professeur Crouzet avait dans son dernier livre, La Grande inflation,
fait référence à ces expériences et Eugen White, professeur aux
Etats-Unis à l’Université de Rutgers, a fait plusieurs études sur cette
période. Il a même découvert que des "caisses patriotiques" entre 1790
et 1792 fonctionnaient comme des banques, accordaient des crédits et
émettaient des billets. Il en a recensé plusieurs centaines, dont
certaines sous forme de société commerciale dépendaient de nombreux
actionnaires et disposaient d’un bilan. Ce qui signifie qu’il exista
pendant une période une relative liberté d’établissement des banques.
Evidemment après 1792 cette expérience fut interrompue par l’inflation
des assignats et les mesures restrictives prises par la Convention.


I. Le fonctionnement des banques d’émission sous le Directoire et sous le Consulat


Comment fonctionnaient les monnaies à l’époque ? Jusqu’en 1795
circulaient en France toutes sortes de monnaies et le système décimal
n’existait pas. En 1795 on crée le franc qui fait suite en quelque sorte
à la livre. La différence est extrêmement faible au niveau du poids. Le
franc est donc défini en 1795, comme 5 grammes d’argent avec 90 %
d’argent fin. Les pièces qui vont être frappées seront des pièces de 5
francs. Ces pièces de 5 francs argent vont se mettre à circuler assez
rapidement. Donc la monnaie maintenant a une unité, c’est le franc
argent. Mais il y a un problème : à ce moment-là les espèces c’est
l’argent et l’or. En ce qui concerne l’or, il faut savoir que le franc
or a été défini plus tard, à la fin de la période dont il va être
question. Il a été défini en 1803. On a frappé des pièces de 20, 40 et
50 francs en or avec un rapport fixe qui était de 15,5 entre l’or et
l’argent. On devait échanger un gramme d’or contre 15,5 grammes
d’argent. C’était donc la naissance du bimétallisme en France avec tous
les inconvénients entrant dans la fixité de ce rapport de valeur entre
les deux métaux. Mais en France les fluctuations de valeur entre l’or et
l’argent ne présentant au XIXe siècle que de faibles amblitudes
décelables généralement sur le long terme. Ce système n’a donc pas trop
mal fonctionné. En ce qui concerne les banques (1), il faut distinguer
plusieurs types de banques. Toutes les banques à l’époque émettaient des
billets convertibles qui circulaient. Certaines banques émettaient des
billets libellés en francs et remboursables en espèces, en argent ou
parfois en or. Dans certains cas les billets étaient remboursables en
monnaie de cuivre c’est-à-dire dans une monnaie divisionnaire. Il est
tout à fait intéressant de noter que ces billets de banque remboursables
en monnaie divisionnaire ne subissaient pas de décote par rapport aux
billets des banques convertibles directement en métal, argent ou or. Un
essai d’explication a été donné dans une thèse de doctorat en 1990 sur
cette question par Gilles Jacoud : il est plus facile de faire circuler
des billets que des pièces qui sont encombrantes, et c’est assez logique
que la décote ne se produise pas. La différence se trouve entre les
banques parisiennes et celles de province. Les banques parisiennes
pratiquent toutes l’émission. Elles émettent entre autres des billets de
banque de 500 francs, de 1 000 francs, et parfois même de 2 500 francs
ou moins. La plus connue est la Caisse des comptes courants, créée en
1796 en partie par les anciens dirigeants de la Caisse d’escompte qui
avait fonctionné de 1776 à 1793. C’est en quelque sorte la suite de
cette ancienne banque, mais surtout elle va apporter sa clientèle à la
Banque de France et fusionnera en 1800 avec elle pour devenir ensuite à
Paris l’Institut d’émission unique (1803). Fondée par des banquiers
privés, cette banque a donc une certaine importance. Quelle est la
différence entre un banquier privé, une banque commerciale et une banque
d’émission ? Tout d’abord il est bien rare que le banquier privé émette
des billets. Ensuite une banque commerciale fonctionnant sous forme de
société commeciale bénéficie nécessairement d’une assise financière
beaucoup plus grande que celle d’un simple banquier privé. Donc
l’intérêt des banques commerciales fonctionnant sous le statut de
société commerciale réside dans le grand avantage économique représenté
par sa forte surface financière.

Cette première banque présentait deux avantages parce qu’elle
permettait aux banquiers de pratiquer l’escompte sur une grande échelle
et en même temps de financer ce crédit par ses fonds propres ou par
émission de billets. Ces billets, en partie monnaie fiduciaire ne
financent qu’une faible proportion des crédits alloués à l’économie. La
majeure partie des fonds prêtés par cette banque, comme d’ailleurs par
ses concurrentes, proviennent des actionnaires, c’est-à-dire d’une
épargne réelle. A l’époque, la technique d’escompte des effets de
commerce représentait l’essentiel du crédit attribué. Il existe donc au
fond deux sortes de crédits alloués par cette banque : un crédit qu’on
peut appeler un crédit réel, fondé sur l’épargne réelle, et un crédit
fictif, dit de "circulation", accordé sans épargne préalable. Certains
dépôts ne sont pas rémunérés, mais d’autres dépôts sont effectivement
rémunérés. Le problème de cette banque c’est que c’est une banque de
banquiers. Cette "banque de banquiers" essaie de se constituer un
privilège à une époque qui vient de supprimer les privilèges. Ces
banquiers, pour se protéger, demandent aux escompteurs d’effets de
commerce non pas deux mais trois signatures sur leurs effets. En
conséquence de quoi les commerçants, même dans le commerce de gros, les
petits détaillants et les petits industriels, ne peuvent pas escompter
leurs effets (ou alors s’ils le font cela leur coûte beaucoup plus cher
car ils doivent utiliser un banquier privé pour apposer une troisième
signature qui coûte 1, 2 ou 3 %, ce qui est relativement cher). En
conséquence, cette banque voit donc sa clientèle limitée et les
commerçants importants, les industriels d’une certaine dimension pensent
qu’en s’associant, ils pourront financer une nouvelle banque pour
pratiquer l’escompte à deux signatures et donc à meilleur marché. Ils
pourront donc à la fois prêter et emprunter des fonds avec une meilleure
rentabilité globale de leurs transactions, sans avoir besoin de payer
les banquiers privés pour obtenir cette fameuse troisième signature.
Ainsi se crée une deuxième banque, la Caisse d’escompte du commerce,
localisée à peu près au même endroit que la Caisse des comptes courants.
Cette deuxième banque fait donc une concurrence très forte à la
première, émet des billets, prête des fons principalement par le
processus de l’escompte. C’est une banque de commerçants relativement
aisés. Ils ont échappé à l’emprise des banquiers et ils refusent de
prêter aux petits commerçants. De ce fait ils érigent à leur tour une
barrière : en effet, ne peuvent escompter leurs effets de commerce que
les actionnaires de cette banque à l’exclusion de tous les autres. La
valeur nominale des actions a été placée si haut que les petits
commerçants ne peuvent pas utiliser cette Caisse d’escmpte du commerce.
Par conséquent, Paris se retrouve avec deux banques, une banque de
banquiers et une banque de gros commerçants. Mais la liberté résultant
du 4 août 1789, de la chute de Robespierre en 1794 et de l’arrivée au
pouvoir du Directoire, toutes les lois restrictives sont devenues
caduques et n’existent plus. Des banques commerciales d’émission peuvent
en conséquence s’établir sous le régime courant du droit des affaires :
les petits commerçants décident à leur tour de créer leur banque, avec
des actions à valeur nominale plus faible. Cette banque, le Comptoir
commercial, escompte les effets des petits commerçants, des petits
industriels, et des artisans. Tout un chacun peut utiliser cette banque.
Cela fait trois banques créées précisément par la liberté
d’établissement dans ce secteur. Par la suite, trois autres banques
d’émission s’établissent dans la capitale. La première banque instituée
en août 1799 est la Banque territoriale. Cette banque comptait à son
actif non pas des effets de commerce mais des terrains, des biens
immobiliers ; avec la vente des biens nationaux, cela correspondait aux
besoins de l’époque. Cette banque émettait des billets, remboursables à
vue en métal. L’actif immobilier de cette banque, principalement des
terrains, était, évidemment, très peu liquide. En conséquence cette
banque n’a pas connu le même succès que les trois premières. Celles-ci
ont progressé considérablement, leur chiffre d’affaire et le nombre de
leurs clients progressèrent sensiblement en quelques années seulement.
La Banque territoriale, bien que relativement stagnante, n’a pas subi de
crise majeure. Deux autres banques d’émission parisiennes doivent aussi
être présentées : ce sont la Caisse d’échange des monnaies et la
Factorie du commerce. Ces deux institutions émettaient des billets
libellés en francs et remboursables à vue. Tout détenteur de ces billets
pouvait se présenter à son guichet pour s’en faire rembourser le
montant en monnaie de cuivre ou en billions, c’est-à-dire en une monnaie
divisionnaire. Apparemment ces billets de banque s’échangeaient sur
Paris exactement au même cours que les billets convertibles directement
en métal or ou argent.

Six banques d’émission fonctionnaient donc concurremment à Paris.
Les deux dernières furent appelées banques de sol car leurs billets
n’étaient pas directement convertibles en monnaie or ou argent. Ces
banques de sol furent nombreuses ; les historiens en ont recensé au
moins deux autres émettant à Paris et un grand nombre dans toute la
France. A l’extérieur de Paris, à Rouen, une grande ville sur le plan
monétaire, il existait plusieurs banques de sol dont une Caisse
d’échange des monnaies, ainsi qu’une banque plus classique, la banque de
Rouen, la Société générale de commerce de Rouen, qui émettait des
billets libellés en franc, en petites coupures remboursables en argent
et en or. En conséquence, il ne s’agissait pas d’une banque de sol mais
d’une banque commerciale analogue aux grandes banques parisiennes. Dans
certaines villes de province s’établirent des banques de sol pratiquant
l’émission, accordant du crédit et jouant ains un rôle d’intermédiaire
financier. Ces banques établissaient des succursales dans les
départements. Apparemment ce système de banque d’émission assez
généralisé exista partout en France et pas seulement à Paris. Cependant
la quantité de billets circulant en province était plus faible que celle
circulant à Paris. Mais, les chiffres restent discutables. Les
recherches continuent sur le rapport entre les banques parisiennes et
les banques de province. Rouen possédait une banque importante, Troyes
également. Il existait des différences de fonctionnement plus ou moins
grandes par rapport à celles de Paris.

Quelles sont les grandes caractéristiques de ces banques ? On
invoque souvent les "banques libres", ou la multiplicité des instituts
d’émission. Ces deux expressions sont identiques. Pour les économistes
français ceci est évident, car ils n’ont jamais utilisé le terme de
liberté bancaire autrement. Le terme de Free banking d’origine écossaise
n’a pas posé de problème en Angleterre non plus. En revanche, il a
engendré de nombreuses confusions aux Etats-Unis où le terme "Banque
libre" faisait référence à un système qui ne l’était pas du tout. Il
s’agissait au contraire d’un régime très réglementé appelé "Bond Deposit
System". Il est plus exact de parler de liberté des banques, de liberté
d’émission ou de multiplicité des instituts d’émission. Nous allons
voir comment fonctionnent les banques de ce type.

Dans ce système, la banque possède à son actif d’une part des
réserves en métal, et d’autre part, et cela représente l’essentiel, des
fonds prêtés sous forme d’effets de commerce. Le passif, quant à lui,
comprend tout d’abord les billets dont il vient d’être question, mais
aussi, dès cette époque, des dépôts non rémunérés. Certaines de ces
banques, la concurrence aidant, rémunèrent parfois les dépôts. Cette
rémunération coûtait relativement cher. Les taux des crédits prêtés ne
pouvaient donc pas être artificiellement baissés. Voilà une
caractéristique du passif. Les fonds propres représentaient, quant à
eux, 20, 30 ou 40 % (60 % dans un cas) du passif, c’est-à-dire une
partie très importante du passif. Ces fonds propres n’ont donc rien de
commun avec ceux des banques d’aujourd’hui. L’influence de ce phénmonène
agira profondément sur la régulation du système.

Est-ce que ce système présente des défauts de fonctionnement ?
Est-il susceptible d’engendrer de l’inflation ? La réponse est un non
catégorique. Les historiens ont constaté que ces banques n’amenèrent pas
d’inflation des prix. Les sources dont nous disposons montrent un
système de prix étonnament stable durant cette période. En ce qui
concerne le deuxième problème, dans la mesure où ces banques créent des
instruments fiduciaires, sous forme de billets ou de dépôts non couverts
par de la monnaie métallique, on pourrait s’attendre à des crises, des
ruées sur ces banques avec faillites éventuellement. L’histoire montre
qu’il n’en fut rien. On constate seulement qu’en 1798 il se produisit un
incident avec la Caisse des comptes courants, à laquelle fut volé une
partie de ses liquidités. Le directeur de la banque partit avec 10 % de
l’actif. Il est clair qu’aujourd’hui une perte de 10 % de ses actifs
rendrait toute banque automatiquement insolvable. Or la caractéristique
de la Caisse des comptes courants était précisément sa solvabilité.
Possédant 20 % de fonds propres, perdre 10 % signifiait en perdre la
moitié, sans faire faillite pour autant. Elle s’est donc engagée à
rembourser tous les détenteurs de billets et tous les déposants. En
conséquence, en un bref délai, la Caisse des comptes courants put faire
face à tous ses engagements. Sur cette période de sept ans, il ne s’est
produit qu’un autre incident. Il eut lieu aux alentours de 1802 avec la
Caisse d’escompte du commerce qui fut soumise à des demandes de
remboursement massives. Que firent les actionnaires ? Les réserves étant
insuffisantes, ils se sont engagés à vendre immédiatement autant
d’actifs qu’il faudrait pour pouvoir rembourser les détenteurs de
billets. Tous les créanciers furent payés et la confiance reparut à
nouveau. Quant aux autres établissements, ils n’ont en aucune façon été
touchés par ces deux mini-crises. Aujourd’hui le choc serait
considérable, mais à l’époque (1802) cette perte de 10 % de l’actif n’a
pas entraîné de perturbation majeure et la ruée ne se communiqua pas non
plus à l’ensemble du système. Ce n’est plus le cas aujourd’hui aux
Etats-Unis. Dans l’Etat du New Hampshire en 1991, la faillite d’une
banque a entraîné une dizaine d’autres dans sa chute. L’Etat du New
Hampshire s’est ainsi trouvé plongé en l’espace de quelques mois dans
une situation de crise économique et bancaire considérable. Au début des
années 1980 lors de la faillite de la banque Continental Illinois, le
président Reagan a nationalisé immédiatement cette institution de façon à
éviter la propagation à l’ensemble du secteur bancaire. Il s’agissait
d’éviter un effet "boule de neige" parfaitement possible à cette époque,
comme plus tard dans l’Etat du New Hampshire. A l’époque du Directoire
et du Consulat, la solvabilité des banques rendit cet effet "boule de
neige" tout à fait impossible. La première raison résidait dans la
liquidité des banques, dont les actifs, à part ceux de la Banque
territoriale, pouvaient se vendre, éventuellement à perte, mais
certainement très rapidement. En second lieu, la solvabilité de ces
banques était très forte, car leurs fonds propres suffisaient largement
pour faire face à n’importe quelle crise et même, le cas échéant à des
pertes très importantes, sans pour autant faire faillites.

Voilà pour les banques de la place de Paris. Il faut en tirer un
enseignement quant aux quantités d’instruments monétaires émises. On
peut observer que les quantités d’instruments monétaires produites sont
indépendantes du pouvoir politique et qu’il en est de même des pièces de
monnaie (or, argent, ou divisionnaire). Si le public n’en veut plus,
s’il en veut moins, les pièces s’exportent ou sont thésaurisées, leur
quantité n’est pas directement contrôlable par un gouvernement. D’autre
part, les dépôts rémunérés ou non, ou les billets, les quantités
utilisées dépendent de la production de ces instruments monétaires par
les banques, et cette production dépend de la demande des utilisateurs
de billets ou de monnaie scripturale. Si certains préfèrent les pièces,
d’autres les chèques, fonctionnant à l’époque sous forme de transferts,
ou si d’autres préfèrent les billets, la quantité de chacun de ces
moyens monétaires dépend exclusivement de la demande des utilisateurs.
Donc, aucune espèce de réglementation par un gouvernement n’est
nécessaire. Il est intéressant de constater que la régulation se fait
tout à fait spontanément. L’inflation des assignats et des mandats
territoriaux a disparu, la déflation n’existe pas non plus. La seule
chose que l’on puisse avancer c’est la brièveté de la période et par
conséquent, que ce bon fonctionnement a été limité dans le temps. Il
reste à savoir pour quelles raisons cette expérience a été interrompue
et ce qui s’est produit dans les pays possédant un système bancaire à
peu près analogue. On a examiné succintement l’Ecosse et les six Etats
de la Nouvelle-Angleterre, mais le Canada et un certain nombre de pays
sont également passés par des expériences analogues s’étendant sur des
plus longues périodes. En Nouvelle-Angleterre la liberté bancaire a duré
cinq décennies, en Ecosse plus d’un siècle, on peut donc constater que
dans ces différents pays, peu nombreux mais très concluants sur une
période de temps assez importante, des expériences analogues ont produit
exactement la même stabilité, la même prospérité économique.
L’accroissement considérable de la clientèle de ces banques permit le
financement de l’économie française dans un contexte politique
particulièrement troublé. Pourtant ces banques s’établirent facilement
et financèrent efficacement l’économie de la région parisienne. La
question reste de savoir pourquoi l’expérience n’a pas duré plus
longtemps. Un nouveau régime monétaire fut établi en 1795 fondé sur des
pièces en argent. Le franc fut défini par un poids d’argent métal. L’or
n’était pas encore utilisé d’une façon officielle. Le franc or ne débuta
qu’en 1803, ce qui n’empêcha pas l’utilisation des pièces d’or de
l’époque (2).


II. Le contexte idéologique dans lequel s’est présentée cette expérience


Cette expérience s’est effectuée dans le contexte suivant : le
philosophe économiste de Gournay a popularisé la formule :
"Laissez-faire, laissez-passer", qui signifiait laisser produire,
libre-échange, mais ce principe ne s’arrêtait pas aux biens et aux
services. Il existe des textes, de Turgot notamment, montrant que de
Gournay était totalement opposé au contrôle des taux d’intérêt par
l’Etat. Et comme Turgot fut son premier disciple, on voit très bien la
filiation intellectuelle. Turgot, disciple de Gournay applique les
principes physiocratiques du "laissez-faire et laissez-passer" au
système bancaire. Il autorise donc l’établissement d’une première
banque, la Caisse d’escompte, en 1776. Dans l’esprit de Gournay, il ne
s’agissait pas de créer une banque centrale, il s’agissait simplement
d’ouvrir la France à un système moderne comme existant à l’époque en
Ecosse. L’exemple écossais était présent, et par conséquent l’idée de
Turgot était de laisser se développer en France un système analogue, où
toutes les banques pourraient se former et émettre des billets partout
où les utilisateurs en auraient besoin. Après de Gournay et Turgot, on
aperçoit d’autres influences, en particulier celle du comte de Mirabeau,
mort en 1791. Dans son livre De la Caisse d’escompte (1785), il prend
aussi position pour la multiplicité des instituts d’émission. Il est
intéressant de noter, qu’il lie aussi ce problème à celui des
fluctuations cycliques qui n’apparaîtra régulièrement qu’un peu plus
tard : Mirabeau fait remarquer que de fait il ne fonctionne qu’une seule
banque et que cette banque se permet de temps en temps des facilités.
Alors que s’il existait plusieurs banques concurrentes ces "facilités"
ne pourraient franchir des limites très étroites. En conséquence de quoi
Mirabeau explique qu’on assiste à des petites fluctuations cycliques
qui sont sans conséquences parce que ses billets étant convertibles, la
Caisse d’escompte doit faire face à toutes les demandes de
remboursement. Après Mirabeau, il faut citer un autre grand économiste :
Du Pont de Nemours. Lui aussi est un physiocrate ; il occupera quelques
temps la présidence de l’Assemblée nationale constituante. Dans cette
assemblée, Du Pont fait un grand discours sur les banques, dans lequel
il explique que les banques doivent être libres. Ce discours est très
apprécié à l’Assemblée, qui décide immédiatement de le publier sous la
forme d’un petit livre qui paraîtra en novembre 1789. Ce petit ouvrage
de Du Pont de Nemours paraît et c’est juste après que commence cette
expérience de caisses patriotiques prêtant du crédit et émettant des
billets. Cette expérience a été analysée par Eugen White. Cette
expérience limitée, probablement à cause des assignats et de
l’incertitude régnant à l’époque, il n’était sans doute pas commode de
faire fonctionner des banques dans un contexte de cette nature où
l’instabilité des prix, due à la production d’assignats, devait
singulièrement gêner le calcul économique prévisionnel des banques. Le
livre d’Adam Smith, La Richesse des Nations, publié en 1776, avait subi
au moins trois traductions, et au moins six éditions circulaient au
début de la Révolution française. Or Adam Smith était tout à fait
favorable à la liberté d’émission qu’il voyait fonctionner tous les
jours dans son pays d’Ecosse. Il en avait conclu que ce système
fonctionnait beaucoup mieux que les autres systèmes existants à son
époque, y compris la Banque d’Angleterre et celle d’Amsterdam. Un autre
auteur appartient à cette tradition des grands économistes, Camille
Saint-Aubin. Il est un peu moins connu aujourd’hui qu’autrefois. Dans un
petit livre, Des banques particulières, il défend, pour la France, un
système à l’écossaise. Son importance a été soulignée par l’économiste
français Alphonse Courtois dès 1875.


III. L’abolition politique du système bancaire libre


Si ce système fonctionnait efficacement, comment expliquer sa
disparition ? Les historiens de cette période concluent tous que la fin
de ce régime bancaire n’est pas spontanée, mais résulte au contraire
d’une décision du pouvoir politique. Il s’agit de Bonaparte, qui malgré
les organes législatifs, décide de tout. Il initie une loi en 1803,
accordant le privilège exclusif d’émission des billets à une seule
banque. De 1800 à 1803, il existait plusieurs banques d’émission dont
l’une se nommait la Banque de France. Au départ simple société
commerciale elle ne disposait d’aucune clientèle (cf. Gabriel Ramon,
auteur d’une monumentale Histoire de la Banque de France). Il lui a donc
fallu fusionner avec une autre banque, la Caisse des comptes courants,
qui lui apporta la clientèle. Le premier actionnaire de la Banque de
France fut Bonaparte. Il fut entouré d’anciens partisans de la liberté
des banques qui participèrent au coup d’Etat du 18-brumaire trois ans
auparavant. On accusa les banques concurrentes de la Caisse des comptes
courants et maintenant de la Banque de France d’engendrer des sérieux
inconvénients. Le premier était l’émission des billets. Le billet
possède la caractéristique de ne pas coûter cher. Lorsqu’une banque
dispose à son passif de beaucoup de billets, elle peut prêter des fonds
qui ne lui coûtent presque rien et qu’elle peut reprêter à un taux
d’intérêt très rentable. La concurrence tend à augmenter le coût des
fons d’une part et à diminuer le revenu de ces fonds d’autre part.
C’est-à-dire que la marge entre le revenu des fonds et le coût tend par
la concurrence à devenir très faible. En conséquence la multiplicité des
banques d’émission diminue la rentabilité des billets pour chacune
d’entre elles. Tel est le résultat de l’absence de privilèges. En
revanche, dès qu’une banque dispose d’un privilège d’émission elle peut
prêter des fonds qui ne coûtent pas grand chose et qui rapportent
beaucoup. Cette situation de monopole lui permet d’augmenter
sensiblement la rentabilité de ses fonds propres et donc les dividendes
de ses actionnaires. Le taux de rentabilité des actions des banques
libres de la Nouvelle-Angleterre ou même d’Ecosse tournait autour de 6
ou 7 % tendant ainsi vers le "taux naturel" de l’intérêt de l’époque
dans ces pays. En revanche, l’attribution du privilège d’émission à la
Banque de France permit à ses actionnaires de bénéficier de taux très
élevés passant parfois les 25 % ou 28 %.

Quelles sont les raisons qui justifient l’abolition de ce
système ? Elle sont au nombre de quatre. La première raison invoquée,
est le goût excessif de la centralisation chez Bonaparte. La deuxième
vient tient au fait que pour financer ses guerres il avait besoin de
contrôler une banque (il appelait d’ailleurs la Banque de France "ma
banque"). Troisième motivation : Bonaparte et plusieurs de ses proches
étaient actionnaires de cette banque. Ils estimaient, à juste titre, que
la suppression du droit d’émission des banques concurrentes permettrait
une augmentation sensible de la rentabilité financière de leurs
actions. La quatrième raison, apparemment la seule à être dotée d’une
certaine justification théorique, a été avancée par un des responsables
de la Commission qui travaillait à la préparation de la loi, M. Cretet.
Dans un long rapport il explique que le système en question provoque un
inconvénient majeur. La concurrence, explique-t-il, limite radicalement
l’émission de monnaie fiduciaire, en particulier de billets. Par
conséquent si l’on souhaite pratiquer une politique monétaire
expansionniste ou inflationniste, il est indispensable de supprimer la
pluralité de l’émission. La raison invoquée en 1803 pour détruire la
liberté d’émission est donc exactement la raison inverse de celle donnée
à partir de 1860. A cette époque un débat se développe sur cette
question et l’on affirme l’impossibilité de laisser la liberté
d’émission (par exemple à la banque de Savoie) car celle-ci engendrerait
nécessairement l’inflation. En 1867, l’économiste Edouard Horn,
remarqua dans La Liberté des banques qu’il fallait choisir. On ne peut
pas reprocher à une banque libre d’une part d’être inflationniste,
d’autre part d’empêcher toute inflation. Or la raison donnée en 1803
fait valoir que la concurrence entre les banques limite très strictement
la production de monnaie fiduciaire. Voilà pour les grandes raisons de
cette loi de 1803 qui détruisit le système par son article 1er accordant
le privilège exclusif d’émission de billets à la Banque de France en
pénalisant toutes les autres banques. L’article 30 supprime expressément
le droit d’émission de tous les concurrents et leur demande nommément
de bien vouloir retirer leurs billets de la circulation. En conclusion
nous affirmerons, comme Gilles Jacoud à la fin de ses travaux, que

la Banque de France est aussi l’établissement qui se prête le
mieux à des opérations de secours au Trésor. L’Etat a donc intérêt à son
renforcement. Or ce renforcement passe par l’attribution d’un privilège
qui amènera la suppression d’une concurrence dommageable à la Banque.
Les considérations politiques l’emportent sur une rationalité économique
qui aurait sans doute consisté à laisser subsister les divers
diffuseurs de crédit. (3)

"L’hérésie économique que constitue la mise au pas des
concurrents de la Banque de France transparaît dans les difficultés que
connaît le commerce parisien après l’attribution du privilège" (4).


IV. La tradition monétaire des économistes français au XIXe siècle


La tradition de la liberté des banques domine largement chez les
économistes français du XIXe siècle. Le premier à la défendre est
Jean-Baptiste Say, en 1803, dans son Traité d’économie politique. Ce
point de vue de Jean-Baptiste Say intéresse d’autant plus l’historien de
la théorie économique que dans les années qui suivent Say développe une
théorie des fluctuations cycliques. La première crise vraiment sérieuse
apparaît dès 1805, deux ans seulement après l’abolition de la liberté
d’émission ; c’est une crise de surémission de billets. Surémission qui
ne s’est pas produite pendant l’époque de la libre concurrence bancaire,
mais après et à cause de sa suppression. La théorie des fluctuations
cycliques élaborée par J-B Say attribue une origine bancaire à ces
dérèglements, mais il ne montre pas clairement le rapport avec l’absence
de libre concurrence.

Un autre économiste, Cahrles Coquelin, auteur du très remarquable
Dictionnaire de l’Economie politique (plus de 1800 pages, publié en
1854) analyse les problèmes liés à la liberté ou monopole de l’émission
et conclut très nettement que le système engendrant le plus haut niveau
de prospérité et de stabilité, est incontestablement la libre
concurrence de plusieurs instituts d’émission. Il défend cette position
avec une cohérence croissante de 1828 à 1852. Il décède relativement
jeune (1852), ainsi que son ami Bastiat deux ans auparavant. Georges de
Nouvion note que Bastiat partageait la même analyse que Coquelin sur
cette question, comme sur beaucoup d’autres d’ailleurs. Ils ont eu de
nombreux disciples sur le plan monétaire, dont Michel Chevalier. Ancien
saint-simonien, les argumentations de Coquelin l’ont convaincu non
seulement pour la France, mais aussi sur l’Ecosse et sur la
Nouvelle-Angleterre. Pour ce partisan du libre-échange, la liberté
économique doit s’étendre aux banques pour les stabiliser et mieux
financer le commerce et l’industrie. Dans les années 1860, avec le
rattachement de la Savoie à la France, la question va se poser et le
débat sera réouvert lors d’une enquête parlementaire sur la question. A
cette époque, la Société d’économie politique regroupait l’ensemble des
économistes français, soit à peu près deux cent membres. Parmi ceux-ci,
Michel Chevalier débattra avec Louis Wolowski, le seul économiste à
défendre le principe de l’unicité d’émission en France. Dans ce débat
les économistes sont donc tous d’accord, à cette exception près, pour
estimer la banque libre plus efficace que le monopole d’émission.
Certains mêlaient à cet argument d’efficacité et de stabilité monétaire
celui du droit naturel des banques d’émettre des billets. Mais
l’argument central, essentiel reste celui de l’utilité.

Karl Marx constate le même phénomène et fait l’éloge des grandes banques libres d’Ecosse :

Ce sont avant tout les banques écossaises que l’on présente à
juste titre comme modèles ... Il n’en reste pas moins que l’Ecosse n’a
pas connu de crise monétaire proprement dite... L’Ecosse est importante
ici parce que d’une part elle montre comment le système monétaire peut
sur la base actuelle être parfaitement réglé - et supprimés tous les
défauts que déplore Darimon - sans abandonner la base sociale (5) -
c’est-à-dire le système économique libéral dans lequel on vivait à
l’époque.

En France la tradition de la banque libre remonte à bien avant la
Révolution française ; elle a perduré pendant tout le XIXe siècle, et
même au début du XXe siècle. La pertinence de la banque libre pour les
problèmes d’aujourd’hui peut être résumée comme suit :

Dans un marché banciare libre, 1) les mauvais billets de banque
ne chassent pas les bons ; 2) la fausse monnaie ne constitue pas un
problème important ; 3) les banques ne sont pas intrinsèquement
disposées à la surémission et à la suspension des paiements ; 4) les
banques ne tiendront pas des résèrves chroniquement insuffisantes ou
excessives ; 5) les ruées sur les banques ne sont pas un problème
endémique ; 6) il n’y a pas un besoin réel d’un prêteur en dernier
ressort ; 7) pas de réserves pyramidales, ce qui évite de rendre le
crédit instable ; 8) aucun monopole naturel n’existe dans la production
de papier-monnaie ; et 9) la prolifération de billets d’émetteurs
différents ne pose aucun problème (L. White, 1996, p. 147).


V. Demain, la liberté monétaire


Les expériences de liberté bancaire ne peuvent être considérées comme
une réponse toute faite aux problèmes d’aujourd’hui. Néanmoins, elles
montrent que le régime de la banque centrale est inutile pour résoudre
les problèmes monétaires et qu’au contraire la libre concurrence
bancaire offre des solutions alternatives et plus attrayantes. Une
monnaie commune est-elle utile ? Peut-on imaginer l’introduction d’un
étalon privé parallèle ? Réponse : oui, sans aucun doute. L’introduction
de la concurrence des monnaies frayerait un chemin pour au moins une
monnaie commune et parallèle. Après une période de transformation
progressive et spontanée, une dernière mesure pourrait éradiquer la
concurrence injuste de la monnaie fiduciaire par la vente des réserves
en or de la banque centrale.


LA CONCURRENCE DES MONNAIES


Pour franchier cette première étape, il est nécessaire d’abolir les
obstacles qui entravent les droits de propriété et la liberté des
contrats dans le domaine monétaire. Ceci permettrait à la concurrence
monétaire de se développer librement, comme l’ont proposé des
économistes éminents dans les années 1970. Cela implique :



  • A. L’abolition du cours forcé des papiers-monnaie nationales
    (devises) * B. Pour l’or, cela signifie : * 1. L’abolition de l’impôt
    sur l’or * 2. Liberté de faire des contrats en or, en particulier : a)
    la liberté des transactions commerciales (achat et vente) et b) la
    liberté des banques d’ouvrir des dépôts rémunérés ou non rémunérés. A ce
    stade, dans le pays qui suivrait ce schéma, un étalon-or parallèle
    faisant concurrence à la "monnaie nationale" se développerait
    progressivement et de manière spontanée. Si seulement deux pays de
    l’Union européenne devaient emprunter ce chemin, la monnaie-or privée
    devienderait la monnaie commune de ces deux pays, avec la possibilité de
    s’étendre à l’ensemble des quinze pays membres. * 3. La liberté de
    frapper des pièces d’or pour les émetteurs existants * 4. Le droit de
    ces utilisateurs de déterminer librement les unités de poids (onces ou
    grammes) qui conviennent le mieux à leurs besoins.

Pour les pays qui adoptent ce système, l’or viendrait progressivement
à circuler à la fois en tant que monnaie parallèle et monnaie commune.
Cette monnaie-or commune serait en concurrence avec les "monnaies
nationales" non convertibles. Toute expansion du volume de ces
papiers-monnaies non convertibles provoquerait progressivement une
évolution vers le remplacement de la "monnaie nationale" par une
monnaie-or commune.


LA PRIVATISATION DE LA MONNAIE


Afin d’éviter la concurrence injuste venant du papier-monnaie géré
par des institutions publiques (banques centrales ou d’autres) : a) une
ou plusieurs banques centrales pourraient entreprendre de vendre ses
réserves en or (moyennant retour des billets ou remboursement des
créances des banques à la banque centrale), b) les billets de 200 F et
de 500 F pourraient être échangés contre des pièces d’une valeur
équivalente, libellés en francs et en grammes d’or. La parité serait
déterminée par le marché, après une période de stabilité suffisante. A
ce stade, les billets et les dépôts seraient échangés contre des pièces
en or, libellées en francs ou en unités de poids d’or. Ainsi, l’once ou
le gramme d’or seraient l’unité de compte, à la place du franc actuel.
Si deux pays adoptaient ce système, l’or ferait d’abord figure de
monnaie commune. Plus tard, au moment de la convertibilité à une parité
de marché, la monnaie-or commune serait de facto une monnaie-or unique
pour chaque pays ayant adopté la convertibilité métallique. Ainsi les
monnaies nationales inconvertibles seraient radicalement transformées,
passant du stade de papier-monnaie fiduciaire (après abolition de
l’inconvertibilité et du cours forcé) en des créances par rapport à la
monnaie unique, c’est-à-dire l’or. Les utilisateurs seraient toujours
libres de compter en francs, mais ils pourraient également utiliser des
unités telles que l’once ou le gramme d’or. Ils seraient libres
d’utiliser des pièces, des billets convertibles ou des dépôts bancaires,
rémunérés ou non. Cela permettrait de maintenir la diversité des
instruments monétaires, laquelle serait un résultat du libre choix des
utilisateurs. On verrait émerger plusieurs types de monnaies privées,
avec de nouvelles exigences monétaires. Il est probable cependant que
les quantités considérables d’or déjà entre les mains de millions de
personnes seraient d’abord utilisées.

Ce système ne conduirait pas à l’une ou l’autre des régimes de
l’étalon-or du passé, mais du moins à un étalon-or privé d’un genre
nouveau, à l’abri des manipulations du pouvoir politique. En tant que
propriété des utilisateurs, la masse monétaire serait déterminée par les
détenteurs de pièces ou de titres monnayables en or (billets ou
dépôts). Libérée de la tutelle étatique, la nouvelle monnaie (ou les
nouvelles monnaies) seraient à l’origine d’une unification (intégration)
monétaire progressive et spontanée en Europe, sans recours au
constructivisme étatique. Elle ne serait pas assujettie à des taux
administrés et exercerait un effet stabilisateur sur les taux de change
des autres papiers-monnaies (en particulier le dollar et le yen). Or, de
par sa dispersion géographique, l’or tendrait probablement à devenir
une monnaie commune universelle, et peut-être à retrouver son rôle
traditionnel de monnaie-marchandise à l’échelle mondiale. Les peuples
disposeraient alors d’un étalon-or privé, source de stabilité monétaire
et de progrès économique. A l’intérieur de ce système, la production de
monnaie métallique de base serait libre. Puisque la frappe des pièces
d’or serait également libre, l’offre s’ajusterait à la demande. La
nouvelle concurrence des monnaies aurait fait de l’or au minimum une
monnaie commune parallèle. La vente par les banques centrales de leurs
importantes réserves d’or et la convertibilité des billets élimineraient
de facto leur pouvoir d’accroître artificiellement l’offre de monnaie
et le crédit bancaire. Ce serait en effet la création d’un régime proche
de celui de la banque libre. Libéré du fardeau des fluctuations des
taux de change et des changes administrés, ainsi que de la "mauvaise
allocation des investissements" qui en résultent, le commerce
international se développerait de manière considérable et soutenue. Les
risques de protectionnisme et de guerres commerciales diminueraient
rapidement. La disparition de la dépréciation monétaire tendrait à
pousser fortement les taux d’intérêt vers le bas, et à accroître le taux
d’épargne. L’étalon-or privé aurait pour conséquence l’émergence d’une
croissance non inflationniste réelle et continue. L’unification
monétaire spontanée et progressive s’établirait en Europe, sans recours à
une banque centrale "européenne". En réalité, ces mesures représentent
le chemin le plus rapide et le plus simple pour sortir du chaos
monétaire actuel.



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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)   Mer 07 Sep 2011, 12:58

Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Ou les biperies de Soral...

La "perte" du privilège de battre monnaie date de la Révolution, qui a vu fleurir sous le Directoire et le Consulat les banques privées d'émission. Le monopole a ensuite été donné à la Banque de France, cartel de banques privées, en 1800 par Napoléon. Cette Banque de France privée a assuré la stabilité du Franc germinal jusqu'en 1914... Donc la France connaissait déjà un système analogue à la FED plus d'un siècle plus tôt.

Bref ce n'est pas avec ce genre de "pépites" que l'on fait fortune...


Cela n'a rien avoir avec la FED...qui aujourd'hui peut se permettre d’émettre des milliards de dollars à partir de rien

Que fait un Etat qui monétise sa dette, selon vous ?

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Sortir de l’euro fera baisser notre dette (Marine Le Pen)
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