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 Election présidentielle 2012

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boudo



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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Sam 04 Juin 2011, 21:57

J'ai retrouvé un débat sur le sujet :

http://pneumatis.over-blog.com/article-l-eglise-et-le-front-national-45442531-comments.html
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Sam 04 Juin 2011, 22:33

Les prêtres d'Alsace protestent contre le taux d'abstention aux élections de 2002 :


Nous sommes choqués par le taux d'abstentions et le score de l'extrême droite.
Nous connaissons tous des personnes en situations difficiles. Nous
savons que les inégalités se sont creusées. Nous souhaitons que des
solutions politiques soient mises en oeuvre avec
détermination. L'histoire nous a appris que des choix extrêmes n'ont
jamais rien réglé. Ils accentuent les haines, les divisions et les
malheurs. Nous faisons partie d'une province, l'Alsace, qui
a un riche passé d'accueil, d'ouverture et de tolérance.





Communiqué de la conférence épiscopale - Le résultat du premier tour des présidentielles nous a plongés dans le désarroi :


Nous sommes choqués de voir que de nombreux électeurs des
milieux ouvriers et populaires ont porté leur choix sur les candidats
d'extrême droite. [...] Une société démocratique se construit
par le dialogue, l'accueil, l'écoute, la tolérance. C'est en
mélangeant, au fil des siècles, les cultures de peuples différents que
la France est devenue ce pays de liberté et de fraternité
auquel nous tenons tant. Les droits sociaux, le droit au travail, à
l'éducation, à la santé se gagnent aussi par l'action collective au
quotidien. C'est là le vrai combat. Chrétiens, nous
ne supportons pas les mensonges du candidat de l'exclusion, du
mépris et de la haine, notamment quand il détourne l'Evangile à son
profit. Le projet de société qu'il propose n'a rien à voir avec
le message d'amour et d'espérance du Christ
.
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Sam 04 Juin 2011, 23:31

Je répète, je crois que les évêques sont complètement déconnectés de la souffrance et de ce que vivent beaucoup de gens en banlieue. Je peux parfaitement comprendre quelqu'un qui irait voter Le Pen pour sanctionner les politiques en place ou par colère. Il n'y a pas que des « nazis » au FN. Moi même, j'ai l'intention de m'abstenir, et ce ne sont pas les évêques qui vont m'en empêcher. Les évêques feraient mieux de rentrer dans leur rôle.

Le problème de la France, c'est qu'il faudrait y établir l'état de droit une bonne fois pour toutes, et ce n'est pas en se contentant de diaboliser le FN ou les abstentionnistes qu'on va faire avancer les choses. Voir la galère de Marie-Neige sardin en vidéo :

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boudo



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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Dim 05 Juin 2011, 06:42

Dromaeosaurus a écrit:
... je crois que les évêques sont complètement déconnectés de la souffrance et de ce que vivent beaucoup de gens en banlieue. ...

Ne croyez pas cela , cher Dromaeosaurus . Certains évêques sont attentifs au mouvement catholique ATD Quart-Monde du père Joseph Wresinski et connaissent donc les problèmes de banlieue . Ils ont aussi le souvenir des invasions " barbares " dans l'empire romain et de la dure mais efficace evangélisation qui s'en est suivie .
Ils parlent d'expérience , comme ils le disent .

Merci pour vos informations et la video .
Moi-même , en Belgique , ai souvent été abstentionniste . Les oligarchies qui tiennent le pouvoir en sous-main , tiennent rarement compte du résultat des élections ( voir , entre autres , le NON
au référendum français sur la constitution européenne ) .

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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Dim 05 Juin 2011, 11:56

[quote="Dromaeosaurus"]
Alexis232 a écrit:
Dromaeosaurus a écrit:
Argent métal...autrement pouvez-vous me donner le nom du meilleur candidat pour 2012 selon votre doctrine politique,vous allez peut être me dire qu'il n'existe pas...alors celui qui s'en rapproche le plus.. Smile

Voilà, argent métal, ou or. ;) Nous sommes déjà entrés avec les Etats-Unis d'Obama et son fameux « plan de stimulation », dans une période d'inflation. Sinon pour le candidat je suis bien en peine de vous répondre, en 2002 ç'aurait été Jean-Marie Le Pen ou Alain Madelin, mais alors là ... à moins d'un candidat représentant un groupuscule je n'irai pas voter, je ne veux en rien cautionner les gesticulations démagogiques de Sarkozy, pas plus que je n'accepte le national socialisme maternaliste de MLP ou les inepties d'une Martine Aubry.

Mais bon, si vous insistez, je vous dirais qu'il est évident que Martine Aubry serait pire que Sarkozy ... :|


Si je comprends bien vous auriez préféré Bruno Gollnisch-Flourens à la place de Marine Le Pen?et à ce moment la vous auriez voté FN en 2012 car Gollnisch était dans la lignée de JMLP... personnellement je pense me tourner vers Marine Le Pen même si apparemment une partie de son entourage ressemble à la "cage aux folles"...
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Paco



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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Dim 05 Juin 2011, 13:19

[quote="TOBIE"]Les prêtres d'Alsace protestent contre le taux d'abstention aux élections de 2002 :


[i] Nous souhaitons que des
solutions politiques soient mises en oeuvre avec
détermination. L'histoire nous a appris que des choix extrêmes n'ont
jamais rien réglé. Ils accentuent les haines, les divisions et les
malheurs. quote]

Je suis tout à fait d'accord avec cet homme. En effet les derniers gouvernements français ont manqué de détermination et de sévérité. En même temps nous savons que le "choix des extrèmes" n'est jamais bon.
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Dim 05 Juin 2011, 14:39

Dromaeosaurus a écrit:
nilamitp a écrit:
Dromaeosaurus a écrit:
Je suis favorable à la désétatisation de la monnaie
la monnaie privée!
What a Face affraid
Ça a toujours existé, avec les orfèvres-banquiers. La monnaie est un phénomène sociétal qui s'est en premier lieu développé de façon spontanée.
remarque,
si ça coince (l’État à la merci des banques), et ça ne manquera pas un jour ou l'autre, tu nationalises les banques privées, c'est facile. Bon faut pas avoir une lopette pour chef de l'état, c'est tout.

c'est simple, tu fais pas de politique sans pouvoir, et le pouvoir c'est l'argent et les armes.

Dromaeosaurus a écrit:
Avouez que si on avait permis ne serait-ce que la libre coexistence et concurrence entre l'euro et les monnaies nationales, au lieu de remplacer un monopole par un autre, ça n'aurait pas été pire. ;)
après le serpent monétaire européen qui cherchait à limiter les fluctuations entre monnaies, puis la mise en place du système monétaire européen, les monnaies européennes ont été fixées.

ce que tu imagines n'aurais jamais pu exister. On ne peut pas avoir d'une part des banques centrales nationales qui auraient des politiques monétaires de leur côté, et d'autre part une banque centrale européenne qui aurait la sienne, qui devrait être la synthèse alors que c'est de fait, impossible. Du point de vue de la politique économique, c'est n'importe quoi, et ça ne veut rien dire.

Ou alors tu crée une vraie monnaie privée: l'euro en l'occurrence. Mais tu ne cherches pas forcément à avoir une politique économique harmonisée entre les pays européens. Alors là, oui. Mais est-ce que cet euro servirait à quelque chose ? Je ne pense pas. Il serait juste en cas de troubles, une sorte de placement, de valeur refuge, si les monnaies nationales sont bien défoncées.
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Dim 05 Juin 2011, 21:47

Alexis232 a écrit:
Si je comprends bien vous auriez préféré Bruno Gollnisch-Flourens à la place de Marine Le Pen?et à ce moment la vous auriez voté FN en 2012 car Gollnisch était dans la lignée de JMLP... personnellement je pense me tourner vers Marine Le Pen même si apparemment une partie de son entourage ressemble à la "cage aux folles"...

Pas forcément. Peut être, car il y a de la colère. Je ne connais pas suffisamment les idées de Gollnich et j'ai assez de choses à reprocher au FN par ailleurs, notamment en termes de droit, de politique étrangère et de nationalisme économique. C'est juste qu'avec marine les discours économiques me sont devenus « inaudibles » par dessus le marché. Franchement, flatter les fonctionnaires, défendre la progressivité de l'impôt, défendre les services publics, la retraite à 60 ans, le volontarisme et limite la planification industrielle ... Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Dim 05 Juin 2011, 22:07

Citation :
après le serpent monétaire européen qui cherchait à limiter les fluctuations entre monnaies, puis la mise en place du système monétaire européen, les monnaies européennes ont été fixées.

ce que tu imagines n'aurais jamais pu exister. On ne peut pas avoir d'une part des banques centrales nationales qui auraient des politiques monétaires de leur côté, et d'autre part une banque centrale européenne qui aurait la sienne, qui devrait être la synthèse alors que c'est de fait, impossible. Du point de vue de la politique économique, c'est n'importe quoi, et ça ne veut rien dire.

Ou alors tu crée une vraie monnaie privée: l'euro en l'occurrence. Mais tu ne cherches pas forcément à avoir une politique économique harmonisée entre les pays européens. Alors là, oui. Mais est-ce que cet euro servirait à quelque chose ? Je ne pense pas. Il serait juste en cas de troubles, une sorte de placement, de valeur refuge, si les monnaies nationales sont bien défoncées.

C'est ce que voulaient les Anglais, c'était peut être la solution la moins pire. On ne peut pas déterminer à l'avance la zone géographique optimale pour l'utilisation d'une monnaie, ça devient assez visible maintenant même si la crise de la Grèce est avant tout une crise de l'état grec, qui aurait pu (douloureusement) s'y adapter. Les monnaies qui sont délaissées parce qu'elles sont mal gérées ou perçues comme peu utiles, disparaissent effectivement en situation de concurrence, on n'est plus obligé de subir l'utilisation d'une monnaie de singe due à des politiques monétaires arbitraires au service d'un état irresponsable. Le minimum serait d'avoir la liberté de régler les contrats en or ou dans une autre monnaie nationale, mais seuls les contrats en euros sont valides. Ce qu'il faut voir c'est que l'apparition d'éventuelles monnaies privées n'est qu'une conséquence éventuelle de la fin d'un monopole, pas quelque chose de nécessaire, ni qui peut se produire rapidement.

D'autre part, je ne suis pas du tout favorable à avoir des politiques économiques harmonisées entre les états européens, mais un maximum de concurrence d'où effectivement ma position contre un monopole de l'euro. Une politique harmonisée par en haut consiste souvent à forcer les autres à s'aligner sur le plus médiocre, à instaurer des « rentes », la concurrence est un processus de découverte par essais et erreurs, qui permet à tout le monde de bénéficier de l'expérience acquise, s'il le veut bien.
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Lun 06 Juin 2011, 20:14

Une autre analyse intéressante du programme socialiste. Very Happy



Zéro propositions socialistes, çà va, vingt propositions socialistes, bonjour les dégâts


Je sais, je rêve : zéro propositions socialistes, c’est envisageable pour un autre pays, les Etats-Unis, le Canada, la Chine, peut-être, mais pas la France. Le choix sera entre un socialisme atténué et un socialisme à haute dose. Le Parti socialiste vient de donner, à ceux qui tiennent à choisir à quelle sauce ils seront mangés, d’excellentes raisons pour choisir le socialisme atténué : ils se sont dotés d’un programme. Et quel programme ! A combien se sont-ils mis pour faire çà ? Combien de temps leur a-t-il fallu pour produire cette navrante copie pour attardé mental ? Plusieurs mois ? Un étudiant me rendrait un pareil torchon, je ne pourrais, avec toute la gentillesse du monde, pas lui mettre la moyenne.

Voyons. Création de trois cent mille postes d’emplois jeunes. Voilà la solution au chômage ! Trois cent mille jeunes fonctionnaires de plus. C’est attirant, non ? Cela ne fera pas un seul emploi productif de plus. Cela devrait faire même des emplois productifs de moins, parce qu’il faut trouver l’argent pour payer les emplois improductifs. Encore quelques mesures comme celle-là et on pourra parvenir au plein emploi et à la réalisation de la prophétie du socialiste Jacques Attali, « tous ruinés dans dix ans ». Si ce genre de mesure géniale est mise en œuvre, on pourra même raccourcir le délai et ne pas avoir à attendre une décennies.

En Union soviétique, le saviez-vous, il y avait le plein emploi. Dans les immeubles officiels à Moscou, il y avait plusieurs portiers pour une seule porte. Comme me l’avait dit un dissident, l’Etat faisait semblant de payer tout le monde, tout le monde faisait semblant de travailler. L’avenir était radieux.

Comme il faut penser aussi à ceux qui ne travaillent pas et créer une mentalité d’assisté dès le plus jeune âge, le Parti socialiste prévoit ce qu’il appelle pudiquement une allocation d’autonomie : une sorte de Revenu de « solidarité » qu’on pourra toucher dès dix-huit ans. Le RSA, c’était la retraite à vingt-cinq ans, les socialistes veulent créer la retraite à dix-huit ans. Il restera un peu de progrès à faire : la retraite dès la naissance pourrait être une idée neuve. Je la soumettrai à Martine Aubry. On me dira qu’avec le RSA, on vit mal et dans la misère, mais ne sommes-nous pas tous destinés à finir dans la misère grâce au socialisme ?

Voyons encore. Une réforme fiscale visant à créer un grand impôt progressif qui s’appliquerait aussi aux revenus de l’épargne et qui verrait apparaître une nouvelle tranche destinée à rendre l’impôt encore plus progressif. En parallèle, l’impôt sur les dividendes versés aux actionnaires serait doublé, la TVA sur la restauration repasserait à son taux initial.

La simple expression « grand impôt progressif » devrait combler d’aise tous les contribuables.

Les nouvelles concernant la taxation de l’épargne devraient inciter fortement à épargner, celles concernant les dividendes devraient inciter à investir. Un impôt plus progressif devrait attirer les détenteurs de fortunes et les inciter et retourner vers la France. Quant aux restaurateurs et aux clients des restaurants, ils auront de quoi être heureux. Chacun le sait : un pays où on détruit l’épargne est un pays promis à la prospérité, un pays où les détenteurs de capitaux n’investissent pas est un pays d’innovation entrepreneuriale extraordinaire. Un pays que les détenteurs de fortune quittent est un pays riche. Un pays où les restaurants se vident fait plaisir à voir. Les socialistes ont tout compris. Tout, vous dis-je !

Continuons. Une sortie du nucléaire est programmée. Et c’est bien normal. La France est un pays situé dans une zone de sismicité forte. Les tremblements de terre de force 9 sont fréquents, dans la vallée de la Loire surtout. Les tsunamis sont redoutables. Nul avant les socialistes ne s’était aperçu de ces détails majeurs. Heureusement qu’ils sont là !

Par quoi remplacer le nucléaire ? Par de l’énergie solaire, par des éoliennes. Cela ne suffira pas ? Le vent ne souffle pas assez et de manière assez continue ? Comptez sur les socialistes pour brasser du vent et pour vous expliquer les bienfaits de la pénurie. Regardez François Hollande : il mange un jour sur deux pour donner l’exemple, et il est, en ce domaine, plus crédible que Martine Aubry et Dominique Strauss Kahn.

« Les produits dont la fabrication et le transport polluent le plus seraient frappés d'une TVA plus importante » : je ne connais pas de pays où l'on fabrique sans qu’il y ait des externalités, donc de la pollution, de même pour les moyens de transport. On peut en déduire que la TVA va augmenter globalement. Après avoir asphyxié l’épargne et l’investissement privé, les socialistes veulent asphyxier la consommation : cela a le mérite de la cohérence et nous promet de bien beaux jours.

Les salaires des grands patrons seraient plafonnés : ce qui les poussera à choisir la France. Les conseils d’administration devront s’ouvrir aux représentants syndicaux : j’imagine un Cégétiste contribuer à gérer une entreprise, cela devrait être beau. Vue la compréhension de l’économie dont dispose un Cégétiste, cela promet un dynamisme fulgurant.

Poursuivons. Pour remédier à la pénurie de logements, les socialistes ne prévoient pas de libérer le secteur et de le déréglementer, non, vous n’y pensez pas ! Les loyers seraient « encadrés », terme chaste pour dire qu’ils seraient strictement contrôlés. L’effet le plus probable sera de pousser ceux qui voudraient investir dans l’immobilier locatif à ne pas le faire ? Bien évidemment. Il en résultera une pénurie supplémentaire de logements ? Bien évidemment, là encore. Il ne sera pas dit que les socialistes ne s’y connaissent pas en manières de créer de la pénurie. Certaines mauvaises langues disent que si on confiait le Sahara aux socialistes français, on n’y trouverait bientôt plus un grain de sable. Mais ce sont de mauvaises langues.

Des emplois de fonctionnaires supplémentaires seraient créés dans la magistrature, dans la police, dans le secteur scolaire. On n’a jamais assez de fonctionnaires dans une société socialiste, nul ne doit l’ignorer.

Puisque les investissements de capitaux privés seront dissuadés, les socialistes prévoient un investisseur de remplacement. Qui ? Une grande banque publique qui regrouperait le Fonds stratégique d'investissement, la Banque postale et la Caisse des dépôts. Des investissements confiés à des fonctionnaires, c’est quand même mieux que des investissements laissés à des capitalistes, non ? Bien que dirigée officiellement par un Parti communiste, la Chine base son développement sur des investissements capitalistes, mais c’est parce que la Chine n’a pas d’excellents fonctionnaires à la française. C’est sans doute ce qu’on pense au Parti Socialiste.

Je passe sur divers détails : ainsi les retraites, censées être sauvées par le fruit des multiples impôts et taxes supplémentaires. Les socialistes français donnent même les chiffres et semblent sûrs que y% de prélèvements supplémentaires représentera une recette fiscale supplémentaire de x milliards. Ils n’ont toujours pas compris ce que les dirigeants russes ont parfaitement compris, eux, après l’effondrement du communisme : qu’augmenter les impôts modifie les comportements à un degré tel, que toute prévision chiffrée est fantaisiste.

Martine Aubry, en présentant ce fatras dogmatique et niais, a dit qu’il s’agissait d’un « projet bien à gauche et moderne ». Si le mot gauche est synonyme de faillite, d’asservissement, de destruction et d’accélération du déclin, il ne fait aucun doute que c’est là un projet bien à gauche. Le mot « moderne » peut sembler déplacé, mais pour un parti qui a cessé de penser depuis un peu plus d’un siècle, et qui ignore, depuis, la réalité du monde, c’est un projet « moderne », oui.

« Moderne » comme l’était la pensée de Lénine avant la Première Guerre Mondiale.

On pourrait songer que le Parti Socialiste vient d’entrer en campagne pour assurer la réélection de Nicolas Sarkozy, mais le plus navrant est que non : les socialistes ont de la cohérence. Non seulement ils énoncent des idées absolument débiles et définitivement nocives, mais en supplément, ils y croient.

Et il semble qu’un nombre important d’électeurs en France y croient aussi. L’éducation nationale a remarquablement fait son travail. Les grands médias aussi. Quelques journalistes font exception, mais je l’ai déjà dit : qu’on ne compte pas sur moi pour les dénoncer.

http://www.drzz.info/article-zero-propositions-socialistes-a-va-vingt-propositions-socialistes-bonjour-les-degats-par-guy-milliere-71252164.html
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Mar 07 Juin 2011, 10:09

Dromaeosaurus a écrit:
Alexis232 a écrit:
Si je comprends bien vous auriez préféré Bruno Gollnisch-Flourens à la place de Marine Le Pen?et à ce moment la vous auriez voté FN en 2012 car Gollnisch était dans la lignée de JMLP... personnellement je pense me tourner vers Marine Le Pen même si apparemment une partie de son entourage ressemble à la "cage aux folles"...

Pas forcément. Peut être, car il y a de la colère. Je ne connais pas suffisamment les idées de Gollnich et j'ai assez de choses à reprocher au FN par ailleurs, notamment en termes de droit, de politique étrangère et de nationalisme économique. C'est juste qu'avec marine les discours économiques me sont devenus « inaudibles » par dessus le marché. Franchement, flatter les fonctionnaires, défendre la progressivité de l'impôt, défendre les services publics, la retraite à 60 ans, le volontarisme et limite la planification industrielle ... Rolling Eyes

Le programme économique du FN est fort intéressant voici pourquoi (selon mon point de vue abroger cette loi de 1973 c'est essentiel):

3. Préparer la fabrication de la nouvelle monnaie nationale, le Franc pour éviter la
rupture des signes monétaires (pénurie de billets de banque). Les imprimeries de
Chamalières (comme aujourd’hui) produiront au fur et à mesure, sous contrôle de la
Banque de France, des billets (5, 10, 20, 50, 100, 200, 500 Francs) et à moindres coûts.
Les chéquiers en € pourront également rester en vigueur par simple substitution de
l’Euro en Franc.
4. Restaurer la Banque de France dans ses prérogatives d’institution monétaire (mais
elle conservera son autonomie vis-à-vis de l’Etat !) et dans son rôle de défi nition de la
politique monétaire de la France, en coopération avec le ministère de l’Economie et
des Finances ;
5. Abroger la loi du 3 janvier 1973 qui interdit à l’Etat d’emprunter à la Banque de
France et qui l’oblige à se fi nancer de façon onéreuse auprès des banques privées et
des marchés fi nanciers internationaux;


http://www.frontnational.com/pdf/sortir-de-leuro.pdf
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Mer 08 Juin 2011, 00:43

Citation :
5. Abroger la loi du 3 janvier 1973 qui interdit à l’Etat d’emprunter à la Banque de
France et qui l’oblige à se fi nancer de façon onéreuse auprès des banques privées et
des marchés fi nanciers internationaux;

Ca ne changera rien, ce que vous gagnerez sur le remboursement des intérêts de la dette, vous le perdrez en terme d'inflation et de dégringolade du pouvoir d'achat. C'est absurde de croire qu'on peut révolutionner l'économie d'un pays en passant de l'euro au Franc, c'est mettre un écran de fumée sur les vrais problèmes : si un état est obèse et mal géré, il restera obèse et mal géré. Revenir au Franc je n'ai rien contre : tout dépend de ce que vous ferez avec cette monnaie. Il y a d'autres priorités à mon sens, comme passer à la retraite par capitalisation, baisser les taux d'imposition (impôt à taux unique) et supprimer la surtaxation de l'épargne, démanteler le droit du travail ...
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Mer 08 Juin 2011, 07:02

salut

_________________
Arnaud
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Mer 08 Juin 2011, 11:50

Dromaeosaurus a écrit:

Ca ne changera rien, ce que vous gagnerez sur le remboursement des intérêts de la dette, vous le perdrez en terme d'inflation et de dégringolade du pouvoir d'achat.

Et Alexis va vous opposer péremptoirement son idole Maurice Allais dans 3, 2, 1...

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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Mer 08 Juin 2011, 12:56

Dromaeosaurus a écrit:
Citation :
5. Abroger la loi du 3 janvier 1973 qui interdit à l’Etat d’emprunter à la Banque de
France et qui l’oblige à se fi nancer de façon onéreuse auprès des banques privées et
des marchés fi nanciers internationaux;

Ca ne changera rien, ce que vous gagnerez sur le remboursement des intérêts de la dette, vous le perdrez en terme d'inflation et de dégringolade du pouvoir d'achat. C'est absurde de croire qu'on peut révolutionner l'économie d'un pays en passant de l'euro au Franc, c'est mettre un écran de fumée sur les vrais problèmes : si un état est obèse et mal géré, il restera obèse et mal géré. Revenir au Franc je n'ai rien contre : tout dépend de ce que vous ferez avec cette monnaie. Il y a d'autres priorités à mon sens, comme passer à la retraite par capitalisation, baisser les taux d'imposition (impôt à taux unique) et supprimer la surtaxation de l'épargne, démanteler le droit du travail ...



Regardez l'évolution de la dette à partir du moment ou l'engrenage des intérêts s'est mis en route...

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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Mer 08 Juin 2011, 16:14

Ca va, je la connais la courbe à Marine. ;) C'est excellent. Le jour où la France arrivera en situation de défaut de paiement, il faudra bien se résoudre à engager des réformes douloureuses. Tout ce qu'on peut souhaiter, c'est que personne n'aidera la France à s'en sortir, et tout ce qu'on peut conseiller aux gens, avant que ça n'arrive, c'est de mettre leurs économies à l'abri.

J'ai du mal à comprendre comment un parti qui se veut proche du peuple, peut prôner des dévaluations compétitives alors que celles-ci constituent un vol pur et simple des épargnants par l'état ! D'autant plus que celles-ci ne résolvent rien : si un pays n'est pas compétitif et souffre du chômage, c'est parce que les salaires totaux ne reflètent pas la productivité réelle du travail, à cause d'interventions de l'état comme le salaire minimum, et rien d'autre. Ce n'est certainement pas en détruisant l'épargne et donc en freinant l’accroissement de la productivité qu'on obtiendra de la croissance.
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AntoineG



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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 09 Juin 2011, 01:15

Cher Dro,

Dromaeosaurus a écrit:


Ca ne changera rien, ce que vous gagnerez sur le remboursement des intérêts de la dette, vous le perdrez en terme d'inflation et de dégringolade du pouvoir d'achat.

Sans doute, mais l'inflation (ou le défaut de paiement) permettra le jour venu d'offrir aux populations un répit temporaire. Illusoire, certes.

Les électeurs sont trop habituées au modèle actuel d'Etat providence et les politiques sont tenus pas le cadre européen. L'inertie est trop grande. Le bateau ralentira un peu mais ne modifiera pas vraiment sa course avant d'avoir rencontré l'iceberg.

Regardez la Grèce: malgré la violence de la crise financière, finalement très peu de mesures concrètes pour restructurer en profondeur le pays. Tant que l'Europe accepte de financer, on garde le modèle, les habitudes.

Dromaeosaurus a écrit:

Il y a d'autres priorités à mon sens, comme passer à la retraite par capitalisation, baisser les taux d'imposition (impôt à taux unique) et supprimer la surtaxation de l'épargne, démanteler le droit du travail ...

Les priorités que vous suggérez n'ont quasiment AUCUNE chance d'etre votés, du moins pas avant une catastrophe financière du type banqueroute nationale. Et encore, au milieu d'une crise sociale et économique majeure, dans la panique la population élira plus probablement les partis les plus "protecteurs", c'est à dire très marqués par le socialisme et tout à fait opposés à vos mesures.

Antoine





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SJA



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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 09 Juin 2011, 11:39

Dromaeosaurus a écrit:
Ca va, je la connais la courbe à Marine. ;) C'est excellent. Le jour où la France arrivera en situation de défaut de paiement, il faudra bien se résoudre à engager des réformes douloureuses. Tout ce qu'on peut souhaiter, c'est que personne n'aidera la France à s'en sortir, et tout ce qu'on peut conseiller aux gens, avant que ça n'arrive, c'est de mettre leurs économies à l'abri.

J'ai du mal à comprendre comment un parti qui se veut proche du peuple, peut prôner des dévaluations compétitives alors que celles-ci constituent un vol pur et simple des épargnants par l'état ! D'autant plus que celles-ci ne résolvent rien : si un pays n'est pas compétitif et souffre du chômage, c'est parce que les salaires totaux ne reflètent pas la productivité réelle du travail, à cause d'interventions de l'état comme le salaire minimum, et rien d'autre. Ce n'est certainement pas en détruisant l'épargne et donc en freinant l’accroissement de la productivité qu'on obtiendra de la croissance.

Cher Dro.

Depuis trente ans, il y a des gens qui empruntent et qui, du fait de la monnaie stable, payent des interêts disproportionnés au regard de la valeur de leur patrimoine.

Cet argent payé par les emprunteurs est allée dans la poche des épargnants. Mais du seul seul fait de la monnaie stable.

L'inflation permettrait un réequilibrage patrimonial entre épargnant et emprunteur.

Cela fait trente ans que les épargnants s'engraissent.

Ne pensez vous pas qu'il serait plus judicieux et incitatif que ce soit les investisseurs qui s'engraissent par le jeu de l'inflation ?

Comme je dis toujours: que m'importe que le prix des réfrigérateurs soit stable si je ne peux m'en acheter un ou que je le paye deux fois son prix en interêt ?

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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 09 Juin 2011, 23:02

Citation :
Depuis trente ans, il y a des gens qui empruntent et qui, du fait de la monnaie stable, payent des interêts disproportionnés au regard de la valeur de leur patrimoine.

Excusez-moi, mais sur quoi vous vous affirmez pour dire que c'est disproportionné ? Si les intérêts sont dissuasifs et pire, n'engendrent aucun retour sur investissement, il ne faut pas emprunter. Comme partout les intérêts devraient obéir à la loi de l'offre et de la demande. Les taux d'intérêt des banques ne font que refléter les préférences individuelles en termes d'épargne et de consommation.

Citation :
Cet argent payé par les emprunteurs est allée dans la poche des épargnants. Mais du seul seul fait de la monnaie stable.

L'inflation permettrait un réequilibrage patrimonial entre épargnant et emprunteur.

Cela fait trente ans que les épargnants s'engraissent.

Ne pensez vous pas qu'il serait plus judicieux et incitatif que ce soit les investisseurs qui s'engraissent par le jeu de l'inflation ?

Ca me semble très « keynésien » comme approche. L'être humain est par nature un épargnant qui voit au delà du présent, c'est à dire qu'il peut choisir de renoncer à des satisfactions actuelles en vue de satisfactions futures. Détruire l'épargne, c'est donc privilégier le présent et la redistribution des richesses, au détriment de l'avenir, de la création de nouvelles richesses et de la croissance. D'ailleurs l'expérience confirme bien qu'à un taux d'épargne élevée, correspond un taux de croissance élevé, comme par exemple quand le Chili est passé à la retraite par capitalisation.

Si les actions décrétées par la banque centrale ne reflètent pas les préférences réelles des acteurs du marché mais résulte d'une politique monétaire expansionniste, le crédit ne correspondra à aucune épargne réelle et à aucune croissance durable. Mais vous induirez des distorsions destructrices de valeur dans le système des prix (on en est là aujourd'hui avec la hausse du prix des matières premières), puis une hausse des prix à la consommation. De plus en fin de compte il n'y a pas de miracle : comme les banques doivent vivre vous aurez évidement deux conséquences mécaniques : une augmentation des créances à des projets non viables (gaspillage du capital) ou des particuliers non solvables, et une forte hausse des taux d'intérêts exigés par les banques et une fuite des épargnants vers une autre réserve de valeur, ce qui accentuera la dépréciation de la monnaie.

Citation :
Comme je dis toujours: que m'importe que le prix des réfrigérateurs soit stable si je ne peux m'en acheter un ou que je le paye deux fois son prix en interêt ?

Mais si vous voulez achetez un frigo (ou une maison) et que cela représente effectivement un sacrifice pour vous, l'inflation réduit fortement la portée de votre effort d'épargne.
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 09 Juin 2011, 23:17

AntoineG a écrit:
Cher Dro,

Sans doute, mais l'inflation (ou le défaut de paiement) permettra le jour venu d'offrir aux populations un répit temporaire. Illusoire, certes.

Les électeurs sont trop habituées au modèle actuel d'Etat providence et les politiques sont tenus pas le cadre européen. L'inertie est trop grande. Le bateau ralentira un peu mais ne modifiera pas vraiment sa course avant d'avoir rencontré l'iceberg.

Regardez la Grèce: malgré la violence de la crise financière, finalement très peu de mesures concrètes pour restructurer en profondeur le pays. Tant que l'Europe accepte de financer, on garde le modèle, les habitudes.

C'est pour ça que j'ai dit qu'il ne fallait surtout pas que la France soit aidée par le FMI ou par l'UE. L'alternative à des mesures douloureuses, c'est la poursuite d'un déclin lent et irrémédiable.

Citation :
Les priorités que vous suggérez n'ont quasiment AUCUNE chance d'etre votés, du moins pas avant une catastrophe financière du type banqueroute nationale. Et encore, au milieu d'une crise sociale et économique majeure, dans la panique la population élira plus probablement les partis les plus "protecteurs", c'est à dire très marqués par le socialisme et tout à fait opposés à vos mesures.

Le problème ce n'est pas seulement qu'elles n'ont aucune chance d'être adoptées, c'est que personne ne les propose par peur d'être diabolisé. Il faudrait déjà commencer par là. A force de jouer l'attitude du chat échaudé et de proposer des replâtrages pusillanimes, on ne peut espérer que la défaite ou le match nul, mais on ne peut pas gagner la bataille des idées. Le bouclier fiscal (ou les heures supplémentaires détaxées, ou les niches fiscales en général) est l'exemple de ce genre de mesures grotesques : même si ça va dans le bon sens, au lieu de s'appuyer sur des principes éthiques forts et simples, on rajoute une complication supplémentaire au fatras existant et on donne l'illusion à tout le monde de faire un cadeau aux riches, ce qui accroit le sentiment d'insécurité des entrepreneurs (justifié a posteriori) et la haine de la gauche. Un parti comme l'UMP, par exemple, ne fait aucun travail de réflexion, ne tient pas compte des préconisations de groupes de réflexion comme l'institut Turgot ou l'Ifrap. Et il n'y a pas de médias télé ou papiers capable de relayer le travail des idées. Sinon la situation de la France n'est pas « pire » en soi que celle de l'Angleterre des années 70. Ce qui a été fait partout ailleurs (Europe de l'ESt pour l'impôt à taux unique, Chili, Nouvelle Zélande, Angleterre et Etats-Unis dans les années 80) devrait en théorie être possible en France.
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AntoineG



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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Ven 10 Juin 2011, 01:11

Cher Dro,

Pour ce qui concerne la France, je vois plutot le scenario que vous décrivez comme la "poursuite d'un déclin lent et irrémédiable".

Car les idées que vous avancez ne peuvent pas etre comprises, et encore moins admises et mises en oeuvre. Les principes qui les fondent sont inconnus de nos élites. Les rares qui en ont une certaine compréhension les repoussent avec férocité: elles remettent en cause leurs intérêts (élites administratives et leur cour au sommet de la société), et leur philosophie (responsabilité individuelle vs solutions collectives définies par l'autorité centrale).

Votre combat me semble utile parce-que nécessaire. Et courageux parce-que voué à l'échec (à vues humaines).

Vous citez l'Angleterre fin des années 70. Je ne crois pas que nous soyons aussi bas. Et je suppose que nous descendrons plus bas.

Antoine
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AntoineG



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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Ven 10 Juin 2011, 01:12

AntoineG a écrit:
Cher Dro,

Pour ce qui concerne la France, je vois plutot le scenario "poursuite d'un déclin lent et irrémédiable".

Car les idées que vous avancez ne peuvent pas etre comprises, et encore moins admises et mises en oeuvre. Les principes qui les fondent sont inconnus de nos élites. Les rares qui en ont une certaine compréhension les repoussent avec férocité: elles remettent en cause leurs intérêts (élites administratives et leur cour au sommet de la société), et surtout leur philosophie (responsabilité individuelle versus solutions collectives définies par l'autorité centrale).

Votre combat me semble utile parce-que nécessaire. Et courageux parce-que voué à l'échec (à vues humaines).

Vous citez l'Angleterre fin des années 70. Je ne crois pas que nous soyons aussi bas. Et je suppose que nous descendrons plus bas.

Antoine
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SJA



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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Ven 10 Juin 2011, 12:50

Dromaeosaurus a écrit:
Citation :
Depuis trente ans, il y a des gens qui empruntent et qui, du fait de la monnaie stable, payent des interêts disproportionnés au regard de la valeur de leur patrimoine.

Excusez-moi, mais sur quoi vous vous affirmez pour dire que c'est disproportionné ? Si les intérêts sont dissuasifs et pire, n'engendrent aucun retour sur investissement, il ne faut pas emprunter. Comme partout les intérêts devraient obéir à la loi de l'offre et de la demande. Les taux d'intérêt des banques ne font que refléter les préférences individuelles en termes d'épargne et de consommation.

Je ne sais pas trop moi ... Peut être l'insolvabilité générale des acteurs économiques entrevue fin 2007.

Quant à ne pas emprunter, cette position n'est tenable que par ceux qui détiennent le capital. Et puis on pourrait vous dire que même en cas d'inflation la Loi de l'offre et de la demande voit à s'appliquer. Ex : Le capital perd de sa valeur ? Il ne faut pas le garder.

C'est la politique monnétaire rigide qui oblige les investisseurs à ne plus emprunter (voir investir sur la seule chose qui rapporte: le capital); c'est la politique monnétaire inflationniste qui oblige les capitalistes à se défaire de leur capital.

Cela est un problème d'économie politique, pas de technique économique.

Citation :
Ca me semble très « keynésien » comme approche. L'être humain est par nature un épargnant qui voit au delà du présent, c'est à dire qu'il peut choisir de renoncer à des satisfactions actuelles en vue de satisfactions futures. Détruire l'épargne, c'est donc privilégier le présent et la redistribution des richesses, au détriment de l'avenir, de la création de nouvelles richesses et de la croissance. D'ailleurs l'expérience confirme bien qu'à un taux d'épargne élevée, correspond un taux de croissance élevé, comme par exemple quand le Chili est passé à la retraite par capitalisation.

Ou au contraire qu'un taux de croissance élevé entraine une épargne élevée.

Ce n'est pas en détruisant l'épargne qu'on compromet l'avenir mais en étranglant l'investissement. aprés vous allez me dire que l'épargne actuelle garantie les investissements futurs.
C'est vrai mais aujourd'hui, il y a le feu au lac.

Et puis les politiques publiques ont favorisé l'épargne pour garantir les retraites pas pour avoir des réserves d'investissement dans le futur.

Tout cela est donc un problème politique. Un problème d'économie politique nouveau qui tient au vieillissement de la population en occident.
Il me semble d'ailleurs que la mondialisation permet, entre autre, aux retraités occidentaux d'élargir la base de la population active pouvant financer leur niveau de vie. Et ce par le biais de la détention du capital.


Citation :
Si les actions décrétées par la banque centrale ne reflètent pas les préférences réelles des acteurs du marché mais résulte d'une politique monétaire expansionniste, le crédit ne correspondra à aucune épargne réelle et à aucune croissance durable. Mais vous induirez des distorsions destructrices de valeur dans le système des prix (on en est là aujourd'hui avec la hausse du prix des matières premières), puis une hausse des prix à la consommation. De plus en fin de compte il n'y a pas de miracle : comme les banques doivent vivre vous aurez évidement deux conséquences mécaniques : une augmentation des créances à des projets non viables (gaspillage du capital) ou des particuliers non solvables, et une forte hausse des taux d'intérêts exigés par les banques et une fuite des épargnants vers une autre réserve de valeur, ce qui accentuera la dépréciation de la monnaie.

Et si ces réserves de valeur portent sur une objet qui necessite un effort humain (investissement et travail) tout le monde y gagne.

Citation :
Citation :
Comme je dis toujours: que m'importe que le prix des réfrigérateurs soit stable si je ne peux m'en acheter un ou que je le paye deux fois son prix en interêt ?

Mais si vous voulez achetez un frigo (ou une maison) et que cela représente effectivement un sacrifice pour vous, l'inflation réduit fortement la portée de votre effort d'épargne.

Si vous prenez un acteur économique à sa naissance (dépourvu d'épargne). Il doit emprunter pour s'acheter son frigo. Si le cout de l'emprunt est trop cher, il ne peut emprunter (soit volontairement soit par refus des préteur) et le frigo n'est ni construit, ni payé.
Si l'effort d'emprunt est plus réduit, il achette son frigo. Il est content parce qu'il a un frigo. Le vendeur de frigo est content parce qu'il a vendu un frigo. L'ouvrier qui a construit le frigo est content aussi parce qu'il est payé.

Les politiques inti-inflationnistes dures me semblent mortelles pour l'économie. On y préfère qu'il n'y ait plus d'économie du tout (voir grèce et Portugal) plutot qu'il y ait de l'inflation et que le capital perde de sa valeur.

C'est de la folie. D'ailleurs, cela ne tiendra pas. Le système est en rupture.

Le capital ne doit pas être la finalité. Il ne doit qu'un moyen nécessaire. C'est le pouvoir politique qui favorise l'accumulation du capital, c'est lui qui impossera sa circulation.

Le problème à mon avis est que, pour les centaines de million de retraités (et futur dont moi même qui souscrit assurance vie et retraite par capitalisation ... Mr. Green ) occidentaux, le capital est la finalité. C'est lui qui leur permet(ra) de vivre.

Et la rupture actuelle est, il me semble, le fruit de ce changement de rôle du capital qui passe de moyen à finalité du fait du vieillissement de la population occidentale.

Nous ne sommes donc pas dans une crise économique mais dans une crise de civilisation.

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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Ven 10 Juin 2011, 20:07

Citation :
Je ne sais pas trop moi ... Peut être l'insolvabilité générale des acteurs économiques entrevue fin 2007.

Revoyez les causes de la crise : elle est due justement à la politique monétaire expansionniste de la FED au début des années 2000 qui a gonflé une bulle de crédit, à l’intervention de l’état forçant les banques à prêter à des gens insolvables (acte de réinvestissement commun), et pour couronner le tout, à la dilution des risques via les organismes paraétatiques Freddie Mac et Fanny Mae. Si la politique monétaire avait été plus stable, ou mieux encore, si elle n’avait pas existé et qu’il n’y avait pas eu d’intervention de l’état, les banques n’auraient certainement pas prêté à des gens insolvables.

Il n’y a strictement aucune raison valable, dans une perspective non keynésienne, d’arriver un beau matin de l’extérieur pour constater l’état de l’économie à un temps t et dire que tel ou tel paramètre macro-économique comme le « taux d’intérêt », l’ « équilibre commercial » ou la « demande globale » n’est pas satisfaisant et qu’il faut le modifier.

Citation :
Quant à ne pas emprunter, cette position n'est tenable que par ceux qui détiennent le capital. Et puis on pourrait vous dire que même en cas d'inflation la loi de l'offre et de la demande voit à s'appliquer. Ex : Le capital perd de sa valeur ? Il ne faut pas le garder.

Le capital, dans une société qui respecte la propriété privée, n’est détenu que par des individus qui ont fait un effort de travail, d’épargne ou d’innovation pour cela : c'est-à-dire tout le monde à des degrés divers. Même les enfants ont souvent un compte en banque : cela doit être respecté.

Citation :
C'est la politique monétaire rigide qui oblige les investisseurs à ne plus emprunter (voir investir sur la seule chose qui rapporte: le capital); c'est la politique monétaire inflationniste qui oblige les capitalistes à se défaire de leur capital.

L’investissement peut être financé par les fonds propres et l’émission d’actions. Ce n’est que si l’épargne est détruite dans un pays que les entrepreneurs se tournent vers le crédit. Le paradigme capitaliste est bien supérieur à l’emprunt car les actionnaires-propriétaires sont responsables (c’est eux qui prennent les risques en charge), incités à s’intéresser de façon continue à la gestion de l’entreprise, et il y a des mécanismes d’auto-régulation géniaux que le crédit interdit car trop rigide, comme la baisse des actions, la faillite, l’OPA …
Citation :

Cela est un problème d'économie politique, pas de technique économique.

C'est-à-dire ?

Citation :
Ou au contraire qu'un taux de croissance élevé entraine une épargne élevée.

Ben non puisque justement l’exemple du Chili est le passage à la retraite par capitalisation, l’exemple type de réforme qui provoque en tout premier lieu une hausse du taux d’épargne. On pourrait aussi citer l’exemple de tous les pays qui ont amenuisé drastiquement la progressivité de l’impôt et baissé les taux marginaux (ceux qui déterminent le plus les choix individuels), cela incite à épargner et à chaque fois, la croissance a été dopée. Il n’y a qu’à voir les Etats-Unis sous Carter en période de stagflation par rapport aux Etats-Unis sous Rigane.

Citation :
Ce n'est pas en détruisant l'épargne qu'on compromet l'avenir mais en étranglant l'investissement. aprés vous allez me dire que l'épargne actuelle garantie les investissements futurs.
C'est vrai mais aujourd'hui, il y a le feu au lac.

Le fait qu’il n’y ait pas d’inflation ne signifie pas qu’on détruit l’investissement, ni que la politique monétaire est idéale, parce que je pense que la politique monétaire ne devrait pas exister (monnaies privées). Il faut prendre le problème à l’envers : l’inflation fausse les prix relatifs, créée des distorsions et donc inévitablement détruit de l’information et donc de la valeur. Donc une politique monétaire pas trop expansionniste, c’est la politique la moins pire dans le paradigme actuel. N’oubliez pas que dans mon optique, qui est un libéralisme subjectiviste et éthique, la création monétaire constitue un vol des particuliers par l’état et ne peut pas être morale : ça ne pourrait pas avoir lieu en situation de concurrence. Or la plupart du temps, ce qui n’est pas moral, n’est pas non plus efficace. ;)

Citation :
Et puis les politiques publiques ont favorisé l'épargne pour garantir les retraites pas pour avoir des réserves d'investissement dans le futur.

Bien sûr que si. Si les gens achètent librement des actions en vue de leurs vieux jours, au lieu de se voir verser leur fric dans un trou sans fond avant d’en avoir vu la couleur, ils sont incités à penser à leur avenir et à s’intéresser à la gestion des entreprises dont ils sont propriétaires : donc contribuent à la bonne santé du pays.

Citation :
Et si ces réserves de valeur portent sur un objet qui nécessite un effort humain (investissement et travail) tout le monde y gagne.

Oui sauf ceux qui se voient contraints par l’état d’utiliser une monnaie de singe pour leurs contrats (ça fait tout un pays), et ceux qui n’ont pas anticipé.
Citation :

Si vous prenez un acteur économique à sa naissance (dépourvu d'épargne). Il doit emprunter pour s'acheter son frigo. Si le cout de l'emprunt est trop cher, il ne peut emprunter (soit volontairement soit par refus des préteurs) et le frigo n'est ni construit, ni payé.

Si l'effort d'emprunt est plus réduit, il achète son frigo. Il est content parce qu'il a un frigo. Le vendeur de frigo est content parce qu'il a vendu un frigo. L'ouvrier qui a construit le frigo est content aussi parce qu'il est payé.

A sa naissance l’acteur en question ne s’achètera pas de frigo, mais ira négocier à la banque un emprunt pour des couches et du lait en poudre. S’il n’avait pas emprunté et reporté son achat, il aurait pu bénéficier d’un frigo plus moderne et il aurait gardé les intérêts pour lui. Les gens auraient été encore plus heureux. Notez que ce choix individuel et irréprochable aurait rendu le capital moins attractif et poussé à la baisse le taux d’intérêt.

Citation :
Les politiques anti-inflationnistes dures me semblent mortelles pour l'économie. On y préfère qu'il n'y ait plus d'économie du tout (voir Grèce et Portugal) plutôt qu'il y ait de l'inflation et que le capital perde de sa valeur.

C'est de la folie. D'ailleurs, cela ne tiendra pas. Le système est en rupture.

Mais de toute façon ce qui se passe en Grèce ou au Portugal était inévitable ! L’Argentine n’était pas liée par l’euro et hyperiflationniste. C’est absurde de rejeter la faute sur la politique monétaire, comme je l’ai dit l’inflation aurait débouché sur un résultat encore pire bien que plus progressif (via des dévaluations successives de la drachme). Le coupable, c’est l’état providence, le socialisme (entrainant la corruption et les politiques de clientèle) et les mesures de gaspillage insensées après 2008 inspirées par Keynes pour « remettre de l’essence dans le moteur ».

Citation :
Le capital ne doit pas être la finalité. Il ne doit qu'un moyen nécessaire. C'est le pouvoir politique qui favorise l'accumulation du capital, c'est lui qui imposera sa circulation.

Mais non, ce n’est pas à la politique d’imposer quoi que ce soit, ni de protéger les gens contre eux-mêmes. La seule chose qui mérite d’être respectée comme fin par les politiques, ce sont les finalités individuelles, que l’état ne connait pas. Il ne faut pas bidouiller l’économie pour cela car vous ne pouvez pas discriminer arbitrairement parmi ces fins celles qui relèvent de préoccupations matérielles et celles qui relèvent d'autre chose.
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Lun 20 Juin 2011, 23:23

Une autre politique française est-elle possible ?


Certes, la présidentielle de 2012 est dans moins d’un an à présent. Certes. Mais elle est tout de même dans dix mois, ce qui laisse normalement le temps aux équipes de se mettre en place et aux programmes d’être présentés. Heureusement, en France, on évite largement cet écueil barbant des batailles d’idées et des propositions électorales bien construites pour entrer directement dans la politique politicienne à deux balles.

Et ça commence donc sur les chapeaux de roue, avec une prise de puissance et de vitesse capable d’arracher les moumoutes en poil de marmotte les mieux fixées : Dominique de Villepin, bien qu’au milieu d’une tourmente judiciaire qui pourrait bien lui faire rejoindre la longue suite de ministres et élus de la République condamnés à de la prison, fût-elle avec sursis, se lance officiellement dans la bataille.

Et comme à son habitude, il n’a pas fait les choses à moitié et a rassemblé quelques centaines de fidèles dans un bel hôtel de la rive gauche parisienne, dans le cadre bien pratique de la convention de son parti sur mesure, histoire d’y tenir un discours évidemment enflammé.

Le maître de cérémonie a en effet tourné tous les boutons overdrive de sa sono interne et a largement mixé du beat electro-pop tendance De Gaulle avec un funk rythmé au parfum de socialisme douillet qu’il affectionne tant. Et dans son mix, il nous propose du référendum, du devoir de rassemblement et du devoir d’alternative, ce qui, on en conviendra, ne veut pas dire grand-chose de concret.

De VillepinIl est fort, le bougre : il n’a finalement aucune proposition et seuls son panache capillaire et sa taille un peu supérieure à la moyenne permettent à ses coreligionnaires de le retrouver dans la petite foule massée devant le buffet.

Cette campagne, explique-t-il devant des disciples humides, gelés et circonspects, il la sent bien.

Moi aussi, Dominique, ta campagne, je la sens bien. Défaite, rase et qu’on peut résumer en un slogan lapidaire : « un autre socialisme est possible« .

Pendant ce temps (qu’on comprend triste et pluvieux), Chamailli et Chamailla sont dans un bateau zéro-émission. Et comme il n’y a guère de zef, nos deux ahuris s’agitent très fort pour en faire, sans pourtant que leurs excitations ne soient couronnées de succès. Les mouvements de la barque sont décidément browniens, et la nature, que nos deux clowns s’emploient pourtant à amadouer avec force danses électoralement lascives, ne leur fournit aucune aide…

Aux primaires des Zécolos, tout semble pointer vers une victoire éclatante de Nicolas Hulot, l’animateur télé qui vend du shampoing cancérigène du haut de son hélicoptère à pétrole pour sauver les ours d’une fonte massive qui n’arrête pas de ne pas se produire. Et même s’il faudrait s’y résoudre, Eva Joly ne veut pas se laisser battre sans montrer les crocs.

Ce qui donne lieu à un bien joli spectacle politico-politicien, où les petites phrases fusent. Petites phrases qui éclairent finalement très bien les deux façons de procéder des deux candidats : le premier, communicant aguerri, reste maître de son image qu’il a appris à polir au long de nombreuses émissions télévisuelles chamarrées et taillées au cordeau pour son propre bénéfice. La seconde, beaucoup plus habituée des lieux où les décisions finales lui appartiennent sans qu’elle ait ensuite à se justifier, emploie des tactiques plus violentes où il ressort essentiellement son caractère très autoritaire, pour le dire gentiment :

« Il se trompe d’élection présidentielle, il fait en 2012 ce qu’il aurait dû faire en 2007, aujourd’hui, la souffrance est telle que, dans les quartiers, on ne demande pas qu’on leur explique la vie, on demande à changer la vie ».

D’une part, on se demande quelle est la crédibilité d’une prétendante écolo en terme de quartiers sensibles qu’elle n’a pas dû fréquenter souvent ni longtemps ces dernières années.

D’autre part, les politiciens de tous crins n’ont pas arrêté de nous changer la vie (et très majoritairement, pour le pire) sur les trente dernières années avec des inventions tous les jours plus nombreuses de taxes, prélèvements, lois, interdictions, règlements.

Certes, le Hulot ne fait pas crédible deux secondes en Président de la République. Le costume serait trop strict pour un tel personnage. Mais la Joly, en plus de n’être pas plus vraisemblable au même poste, fait aussi un peu peur dans ce désir même pas voilé d’aller interférer dans nos existence qu’elle se chargera de modifier à grand coup de lattes (en carton bouilli recyclé).

Tout ceci, remis dans son contexte (une nano-joute pour un micro-parti d’excités dont les prétentions sont essentiellement de s’allier avec un candidat PS afin d’obtenir des postes dans un futur gouvernement) permet d’apprécier la farce à son juste titre, celui d’une piécette de théâtre politique à destination de l’intelligentsia parisienne et des quelques journalistes intéressés par les élucubrations écolos.

C’est la mode, en quelque sorte : pour nos zécolos, « un autre monde est possible« , mais en attendant, ils continuent de faire comme dans l’actuel, sans rien changer.

Et parlant de mode, on peut continuer notre voyage vers toujours plus de socialisme heureux et d’interventionnisme galopant en allant jeter un œil du côté des staliniens nostalgiques, avec bave à la commissure des lèvres en option : Mélenchon est donc officiellement le candidat des fossiles de l’ultragauche.

Le Parti Communiste, dont on n’entendait plus parler depuis des lustres, sauf pour évoquer les frasques d’épithéliums festifs comme Maxime Gremetz, a en effet choisi le président (des Bas) du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon pour le représenter aux prochaines élections.

C’est, en soi, assez comique puisque le travail d’évaporation communiste ainsi commencé par Mitterrand dans les années 80 continue tranquillement avec l’utilisation d’un non-communiste pour les représenter. Pragmatiques, les vieux cocos ont en effet choisi un candidat apte à ramener quelques pourcents plutôt qu’un des leurs dont le score, probablement risible, n’aurait même pas justifié l’envoi d’un journaliste de France 3 en fin de soirée électorale, en avril 2012.

MélenchonAu moins, avec un tribun comme le Méluche, on peut être sûr que la partie médiatique du contrat sera remplie. On parlera moins des communistes, de leur parti. Mais on parlera plus de leurs idées nauséabondes à grand coup de Chavez, le dictateur qui murmure à l’oreille des dictateurs. C’est toujours ça.

Le Jean-Luc, de son côté, a bien compris l’intérêt de la manœuvre : bon an, mal an, il devrait faire tout juste suffisamment pour rentrer dans ses frais de campagne et faire ainsi raquer les contribuables pour son exercice de style. Et cela va lui permettre d’ajouter une nouvelle corde à son arc : ex-trotskyste, ex-sénateur, ex-socialiste, ex-ministre de l’Enseignement professionnel du gouvernement Jospin, il va enfin pouvoir devenir ex-candidat à la présidentielle.

En attendant, il fanfaronne en nous sortant qu’un « autre futur est possible« , ce qui est rhétoriquement efficace bien que très peu original : effectivement, tous les futurs sont possibles, par définition même du futur.

Et pour ne pas oublier le reste de ses poncifs, il nous en sort une ribambelle :

« Moi, je propose avec le Front de gauche une révolution citoyenne, pacifique, démocratique pour tourner la page… Il ne peut pas être question d’abandonner notre pays à ce petit groupe d’oligarques qui le pille, le tient, le prend à la gorge… J’aime mon pays, la France, la belle, la rebelle, c’est à elle qu’il faut dire qu’un autre futur est possible… »

Il manque un chouilla d’écologie (c’est mode, c’est nécessaire)… Ah non, le voilà :

« Je suis le candidat du partage des richesses, de la VIe République et de la planification écologique »

Voilà. Tout y est : un nouveau futur possible, de l’écologie, du changement, du citoyen… Comme les écolos. Comme De villepin. Comme les autres. Tous les autres.

À lire ces déclarations, mornes répétitions des mêmes idées ressassées sans originalité, on peut se demander : une autre politique française est-elle possible ?

http://www.contrepoints.org/2011/06/20/31237-une-autre-politique-francaise-est-elle-possible
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Mar 21 Juin 2011, 19:34

Encore une nouvelle mesure socialiste de la part du duo infernal Fillion-Sarcozy I don't want that

Fillon veut taxer les sociétés qui paient trop les patrons


«Choqué» par le salaire de certains dirigeants, le premier ministre réfléchit à surtaxer les entreprises qui versent des rémunérations «exorbitantes». Il a par ailleurs annoncé qu'il n'y aurait pas de coup de pouce en faveur du Smic.

Surtaxer les entreprises trop généreuses avec leurs dirigeants. L'idée a été lancée par le premier ministre François Fillon dans une interview parue samedi dans Nice Matin: «Avec le gouvernement, je réfléchis à un dispositif qui consisterait à surtaxer les entreprises qui délivrent des rémunérations exorbitantes». François Fillon prend ainsi position sur un sujet qui divise la majorité.

Le chef du gouvernement réagit ainsi à la proposition de Xavier Bertrand, ministre du Travail et de l'emploi, de «taxer» ou «encadrer» les «rémunérations extravagantes». Ce dernier brocarde dans une interview publiée jeudi par Les Echos le code de bonne conduite élaboré sur le sujet des gros salaires. «Rédiger un code de bonne conduite, c'est bien. Le faire appliquer, c'est mieux», a-t-il déclaré. Estimant que certaines grandes entreprises ne respectaient pas ces principes, le ministre a menacé de légiférer sur la question.
Choqué par certaines rémunérations

Dans Nice Matin, François Fillon récuse cette approche en voulant punir les entreprises via une taxe plutôt que les patrons à travers un plafond indépassable. S'il se dit «choqué» par certaines rémunérations de hauts dirigeants, le premier ministre «ne [croit] pas à la réglementation des salaires pour quelques-uns totalement déconnectées de la réalité économique de l'entreprise et des négociations salariales». Il appelle toutefois les entreprises à se réguler elles-mêmes. Si elles ne le font pas, le gouvernement prendra des décisions, a-t-il ajouté.

La déclaration de François Fillon reprend une idée de François Baroin. Les services du ministre du Budget planchent sur le sujet dans la perspective de la réforme de la fiscalité du patrimoine qui sera examiné à l'automne. François Baroin a déclaré qu'il veut «une contribution sur les revenus exceptionnels, pas d'une contribution exceptionnelle». La solution avancée: ponctionner les entreprises en rendant non déductibles de l'impôt sur les sociétés les rémunérations trop élevées.

Les salaires des dirigeants du Cac 40 ont progressé de 19% en 2010 par rapport à 2011 selon une étude de L'Expansion. Leur rémunération moyenne a atteint 4,2 millions d'euros. Et les hausses ne correspondent pas toujours à des performances industrielles ou boursières.

Pas de revalorisation du Smic

François Fillon a affirmé dans la même interview à Nice matin qu'il n'y aurait pas de coup de pouce donné au Smic lors de sa prochaine revalorisation. «Aujourd'hui, ce serait une faute économique. Cela écraserait la hiérarchie des salaires et induirait une augmentation du coût du travail et donc du chômage», a-t-il justifié.

François Fillon a fait valoir «qu'avant 2000, le coût du travail des produits fabriqués en France était en moyenne 15% moins chers qu'en Allemagne». Or, «depuis les 35 heures, cet avantage a été perdu et dans certains secteurs comme l'agriculture et les services, on est en train de dépasser l'Allemagne», a-t-il déploré.

Selon le ministère du Travail et de l'Emploi, la prochaine revalorisation automatique du Smic -quand la hausse des prix atteint 2% depuis la revalorisation précédente-, «pourrait avoir lieu» en août.

http://www.lefigaro.fr/societes/2011/06/18/04015-20110618ARTFIG00342-fillon-veut-taxer-les-societes-qui-paient-trop-les-patrons.php
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Ven 01 Juil 2011, 23:39

La France dans l’impasse


Nicolas Sarkozy est aujourd’hui très im­populaire en France. Pour des raisons évidentes. Ses décisions dans de nombreux domaines ont été prises sans aucune ligne directrice, comme une succession de coups politiques destinés à attirer des catégories d’électeurs différentes et successives.
Ce qui devait être un processus cumulatif permettant de se concilier les écologistes et les gens de gauche, l’électorat du Front National et la droite autoritaire, les gaullistes et les libéraux, a fini par ne satisfaire personne.

L’absence d’explication des conditions réelles dans lesquelles se trouvait la France dès 2007 l’a empêché d’apporter des remèdes réels à ces conditions. J’avais à l’époque parlé de la nécessité d’un discours churchillien face aux difficultés : du sang, de la sueur et des larmes, et, au-delà, les fruits de l’effort. Une autre voie a été suivie. Il y a du sang, en Afghanistan, de la sueur et des larmes à l’intérieur du pays, mais rien, strictement rien, à l’horizon, sinon davantage de sueur et davantage de larmes, voire davantage de sang.

Rien d’étonnant en ces conditions si le moral et l’espoir en l’avenir en ce pays sont en berne, et si le sentiment de dépression collective ne fait que s’accentuer mois après mois.

La France est une société dure. C’est une société où la pauvreté gagne du terrain. C’est une société où la population ressent un profond malaise qu’elle exprime de multiples façons. C’est une société dans laquelle les réponses proposées à ce malaise ressemblent à des fuites en avant dans la direction d’impasses.

Et, là, l’absence dramatique de travail des idées, la stérilité des débats médiatiques, la dissolution de la pensée en ce pays jouent un rôle considérable.

Les seuls ouvrages d’économie qu’on trouve sur les listes des meilleures ventes sont ceux « d’économistes atterrés », qui se décriraient mieux eux-mêmes s’ils s’appelaient « non économistes atterrants » : des marxistes mal reconvertis et des keynésiens, dont la dernière idée neuve remonte à la mort de John Maynard Keynes, prétendent éclairer l’avenir et proposent des bricolages grotesques qui ne peuvent séduire que ceux pour qui l’économie est une incantation dogmatique et non la description du monde réel.

L’ultime maître à pensée de ce pays est un vieillard de 93 ou 94 ans qui débite avec une sénilité radotante le « programme de la Résistance » en 1945, censé être gorgé de repères innovants à même de guider les multitudes vers le XXIe siècle. Non seulement le vieillard voit diffuser sa prose indigente à des centaines de milliers d’exemplaires, mais il a des disciples qui se di­sent, comme lui, « indignés », et qui semblent imaginer qu’en allant s’asseoir sous une banderole sur les marches de l’opéra Bastille, ils vont, comme ils di­sent, « changer la vie » et « abolir la misère » !

En parallèle, signe que ce pays a beaucoup d’argent à jeter par les fenêtres, on fait énormément de travaux publics, avec pour simple objectif de multiplier les embouteillages, donc la consumation inutile de temps et de carburant.

Quelqu’un devrait suggérer d’utiliser des milliers de gens à s’activer dans un grand terrain vague et de créer deux équipes : l’une creuserait un grand trou, la deuxième boucherait le trou à mesure qu’il serait creusé. Ce serait inutile et stérile, mais cela serait moins nocif que ce qui se fait aujourd’hui.
Je doute de la possibilité que Nicolas Sarkozy soit réélu. Je sais que Marine Le Pen n’a aucune chance d’être élue. Le candidat socialiste, qu’il s’appelle Martine Aubry ou François Hollande, a désormais de vraies chances d’accéder à la présidence dans un an.

Ce serait risible si ce n’était aussi sinistre. Le seul avantage est que cela hâtera le naufrage de la France, et qu’avec ce naufrage viendra peut-être, enfin, une lueur de lucidité, mais j’en doute. Je ne vois pas d’où pourrait venir cette lueur. Je connais des gens lucides, mais on ne leur donne pas la parole, précisément parce qu’ils sont lucides et qu’ils pourraient perturber la myopie ambiante.

Quand un bateau part à la dérive, il flotte au gré des courants et des écueils. Quand le capitaine ne remplit pas sa mission, et que l’équipage est en état de stupeur et de désarroi, n’importe qui peut prétendre devenir capitaine. En général, ce genre d’équipée finit très mal.

Enfin, ce sera bientôt l’été. Ceux qui le peuvent encore partiront en vacances. Les autres regarderont les débiles « programmes d’été » à la télévision. La saison des grèves et des émeutes va revenir…

http://www.les4verites.com/La-France-dans-l-impasse-3819.html
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Mar 05 Juil 2011, 20:21

Le projet écono-comique de Nicolas Sarkozy



Comme prévu, c’est l’été et les choses se précisent côté campagne présidentielle. Pour la droite, ces deux mois estivaux seront l’occasion de plancher sur son programme économique. Et quand je dis travail, je pèse mes mots. Il ne faut pas oublier la difficulté d’aborder un tel sujet pour des handicapés de l’économie.

Avant tout, quelques précisions sont nécessaires.

D’une part, soyons réalistes. Quand l’UMP parle d’économie, qu’on se le dise : tout le monde sera frappé par ses mesures, et s’ils font une économie, c’est celle de lister les épargnés, puisqu’il n’y en aura aucun.

D’autre part, les programmes politiques — et leurs pendants économiques — n’ont jamais été, pour les partis et lors d’une présidentielle, que la cinquième roue d’un carrosse de Cendrillon dont le sort est scellé jusqu’à l’élection du candidat puisqu’il se transformera bien vite en citrouille passé cette date ; il serait donc naïf de prendre pour argent comptant ce qui n’est que l’habituel mélange de poudre aux yeux pour 49.9%, poudre de perlimpinpin pour 49.9%, et pipeau de grand chemin QSP 100%.

Mais comme la majorité présidentielle nous fait la joie de nous fournir quelques éléments, rigolons en les lisant. On aura largement le temps de pleurer lorsqu’une petite partie d’entre eux sera mis en route (par l’UMP ou le PS, peu importe ici : ce qui est bon pour l’un est bon pour l’autre).

Pour le moment, il ne s’agit que d’un bouquet de proposition, mais déjà, on apprend qu’il vise haut puisqu’il s’agit de faire de la France «une terre de production et de croissance». Avant d’aller plus loin, rappelons que les artistes qui s’expriment ici sont ceux qui sont responsables de l’état actuel des choses, et que l’ensemble des cascades effectuées dans le cadre de ce spectacle pyrotechnique le sont sans filet, sans répétition ni préparation et avec votre argent, et sous vos applaudissements.

Le document, véritable embryon de ce que sera le programme présidentiel lorsqu’il sera à pleine puissance (on frémit) décline quelques idées fortes :
- Les impôts n’augmentent pas. On y croit, parce que c’est du solide, du sûr, du vécu.
- Le système fiscal va être plus précis, affûté, poli pour mieux répondre aux besoins de financement actuels. La précision diabolique de Bercy permet d’envisager la chose avec un optimisme béat.
- On va « recadrer » certains mécanismes économiques qui se sont traduits par « des abus pendant la crise« . On croirait lire une facture de plombier mafieux dont le montant total explique mal les deux ou trois canalisations en pvc douteux posées à la va-vite qui montrent déjà des signes de fuites.

Heureusement, on envisage d’ajouter à ces idées fortes un « discours clair sur le respect de la trajectoire des finances publiques fixée après la crise« . Trajectoire est un mot ambitieux pour décrire le parcours parfaitement chaotique des finances françaises, sauf à le rapprocher de celui d’un gros missile chargé ras la gueule dont la partie balistique vient tout juste de commencer… Quant à considérer que nous nous plaçons à présent après la crise et plus en plein dedans, ce n’est plus ambitieux, c’est proprement comique. On croirait lire du Lagarde.

En tout état de cause, les propositions suivent et ressemblent à s’y méprendre à la tambouille électorale habituelle.

Ainsi, l’UMP préconise d’alléger les charges sociales (antienne habituelle, vœu pieux toujours relégué aux calendes grecques) et, pour compenser cette baisse qui n’aura pas lieu, d’instaurer une TVA sociale. Là, pour le coup, on peut raisonnablement compter dessus. Les taxes étant toujours payées par le maillon le plus faible, on sait déjà qui va morfler. Vous.

En parallèle de cette augmentation prévisible de la TVA sociale, on aura droit aussi à la hausse de la TVA traditionnelle, de 5 points tout de même. La sodomie fiscale prend des parfums de tournante au tabasco. Bizarrement, au moment de payer, le petit picotement au fondement sera exactement le même pour l’une et l’autre TVA, soulignant bien que la différence entre les deux bricolages est avant tout dans la tête, au contraire du reste. Et ce sont les pharmaciens qui vont faire des affaires sur les baumes et les pommades…

Comme d’habitude, le juif pardon le riche sera financièrement mis à l’amende, afin de lui rappeler la honte qui le frappe d’avoir hérité d’attributs physiques, intellectuels ou – pire – familiaux lui permettant de gagner sa vie sans dépendre de la solidarité nationale. Honni, il sera donc surtaxé. On frappera donc les bijoux (les vrais Français, patriotes, n’en ont pas et n’ont que des obligations d’état, tout le monde le sait), les chevaux, le tabac et les voitures haut de gamme, comme les Porsche Panamera. Au moins, cette partie économique sera en parfait accord avec les propositions de Hollande qui, lui non plus, n’aime pas les riches.

Là encore, pour compenser le fait de taper un peu tout le temps sur ceux qui introduisent la richesse dans le pays (au contraire de certains autres qui, eux, se contentent de la pomper), les mêmes filous experts économiques de la majorité proposent ensuite l’introduction d’une « contribution de tous » histoire de donner enfin la possibilité aux plus pauvres de participer aussi, youpi, youpi, à l’impôt républicain. Voilà qui donne la pêche, non ?

Aucun détail n’est donné, en revanche, sur d’hypothétiques mesures anti-délocalisations (un chouilla interventionnistes), le rééquilibrage de l’impôt entre les petites et les grandes entreprises (très vaguement étatistes), et le toilettage des niches fiscales, réalisé comme on s’en doute à la marge et au micromètre près afin de transformer la jongle fiscale française en maquis inexpugnable.

Dans tout ce fatras, on peut cependant mentionner l’idée d’un impôt dont on pourrait choisir l’affectation. C’est, véritablement, la seule lueur d’intérêt que peut éveiller ce salmigondis de mesures parfaitement interventionnistes, confiscatoires et qui se contentent de redistribuer une richesse qu’elles n’arriveront jamais à produire. On peut même se prendre à rêver d’un impôt unique où chaque citoyen affecterait comme bon lui semble ce qu’il veut aux principaux ministères. L’impôt est inique, mais il deviendrait ludique en introduisant une bonne dose de concurrence entre les ministères.

Rassurez-vous cependant : cette idée amusante ne verra pas le jour. Les frictions administratives en viendront à bout.

On notera, en fil des propositions, la critique un poil déplacée d’une gauche aussi socialiste que l’UMP ; le PS n’a guère pu participer, si ce n’est au niveau des régions, au pillage du pays. Certes, les vieux débris trotskystes et les jeunes arrivistes aux idées déjà poussiéreuses ne sont pas en manque de lubies taxatoires non plus, mais l’éloignement du pouvoir leur aura permis la posture facile du « On aurait fait mieux à votre place ».

Bref. De tout ça ne restera que le fatras habituel qui sera oublié une fois l’élection passée. À lire les inepties proposées, le mal est profond, l’inculture économique totale et quoi qu’il arrive, ce pays est foutu.

http://h16free.com/2011/07/05/9230-le-projet-econo-comique-de-nicolas-sarkozy
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Ven 08 Juil 2011, 09:05

Salut,
Oui c'est exactement ça;

Je suis le cambrioleur je te pique tout je viol ta femme et si tu l'ouvres je te mets un bastos dans la tête.
:amen:
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Mer 13 Juil 2011, 22:11

Toujours plus loin dans la démagogie marxiste, toujours plus de complexité pour les entreprises, l'UMP toujours plus bête.

Incroyable : François Fillon prépare un salaire maximum!


Le premier ministre annonce un dispositif qui taxerait les entreprises qui versent à leurs dirigeants des rémunérations "extravagantes". Cela signifie qu'il y aurait en France un niveau maximum au-delà duquel les salaires ne seraient plus du salaire...


Tous ceux qui ont vu le film Pater d’Alain Cavalier, où le cinéaste joue le rôle de président de la République face à Mathieu Lindon dans celui du Premier ministre, ressortent charmés par le film, d’une formidable intelligence sur ce qu’est la politique avec une économie de moyens stupéfiante,mais aussi quelque peu dépités. Car le « prétexte » de l’histoire, la tentative d’instaurer un « salaire maximum » dans le pays échoue à la fin de la projection, le Premier ministre/Lindon échouant à trouver une majorité pour voter sa loi.

Et bien ce que Cavalier a imaginé, la droite se prépare à le mettre en œuvre. Incroyable, mais vrai. Et même presque annoncé par François Fillon sur Europe 1 ce matin. La majorité se démène pour trouver une solution politique à la question lancinante des salaires insupportables des grands patrons. «Nous sommes en train d’étudier une méthode qui permettrait de taxer les entreprises qui donnent à leurs dirigeants des revenus extravagants», a précisé le Premier ministre au micro de Jean-Pierre Elkabbach. Extravagant signifie « hors du sens commun », selon le Petit Robert. Le mot vient du latin vagare, errer. Extra ajouté à vagare, autrement dit : « errer au dehors ». Les très hauts salaires errent donc hors du monde commun… du travail. Remercions le Premier ministre d’avoir mis un mot sur un phénomène social.

Revenons à la politique. Jusqu’à présent la puissance publique s’est montrée incapable de limiter ces revenus exorbitants à 1, 2 voire 3 millions d’euros par ans. Et on comprend que Nicolas Sarkozy souhaite ne pas avoir à affronter l’électorat avec cette épine dans le pied. En même temps, l’Elysée et Matignon ne veulent pas non plus entendre parler de l’établissement d’une nouvelle tranche d’impôt sur le revenu, qui ferait mentir l’engagement solennel de ne pas avoir recours « à une hausse générale des impôts ».

Depuis quelques semaines, une voie est explorée: les rémunérations extravagantes ne pourront plus être déductibles de l’impôt sur les société. Explication : actuellement, les bénéfices imposables se calculent après déductions des coûts de production. Les salaires, et ce qui s’y rattache, comme les primes font, bien évidemment, partie des coûts de production. François Fillon propose séparer les salaires (non imposables) et les rémunérations « extravagantes » qui deviendraient imposables à l’impôts sur les société (33% en théorie).

Ce qui fait sortir cette partie du revenu de la catégorie salaire. Si le gouvernement va au bout de sa logique, une loi dira prochainement: jusqu’à tel niveau de salaire (ou assimilé), il s’agit bien d’un salaire. Au dessus, c’est autre chose. C’est donc bien l’instauration en France d’un salaire maximum que prépare le gouvernement.

Au-delà, la rémunération viendra, pour partie, en déduction des dividendes des actionnaires, puisque en théorie la « rémunération au-delà du salaire maximal » sera imposée à l’impôt sur les bénéfices des sociétés… Bien des questions restent à trancher. Questionné sur le seuil visé pour séparer ce qui est extravagant de ce qu’il ne l’est pas, Matignon renvoie au prochain projet de loi de finance, ou de financement de la sécurité sociale. Il faudra trancher bien d’autres questions. Par exemple celle-ci : si « l’extravagant » n’est plus du salaire (puisque imposable comme un bénéfice), alors peut-il supporter les cotisations de sécurité sociale, assises sur les salaires ? En cas de réponse négative, les finances publiques perdraient de l’argent !

Quoi qu’il en soit, il faut déjà féliciter Alain Cavalier d’avoir eu une telle clairvoyance, en réalisant un film de fiction qui se transforme en réalité quelques semaines après sa sortie en salle ! Et s’il se présentait aux primaires socialistes, cela aurait de la gueule, non ?

http://www.marianne2.fr/hervenathan/Incroyable-Francois-Fillon-prepare-un-salaire-maximum_a121.html
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Mar 30 Aoû 2011, 13:23

Les socialistes français viennent d’avant le temps des dinosaures – Guy Millière


Le magazine anglais The Economist, qu’on présente parfois en France comme étant à droite, alors que dans le monde qui parle anglais, il faudrait plutôt le situer au centre gauche, présentait récemment les socialistes français comme des dinosaures, ce qui est presque trop gentils, car les socialistes français semblent venir du temps d’avant les dinosaures.

Je ne sais si Dominique Strauss Kahn, qui a montré, de toute façon, qu’il était indigne de la fonction présidentielle, aurait dit quoi que ce soit de plus présentable, mais pour l’heure, ce qu’on lit et ce qu’on entend est absolument consternant, et relève de l’analphabétisme économique, de la cécité dogmatique et du crétinisme le plus pur.

Ce qui semble certain, si Aubry ou Hollande devait, par malheur, se trouver élu (et avec l’électorat français, un malheur de ce genre est toujours possible), c’est que le glissement vers la faillite et la débâcle généralisées se trouveraient accéléré. Ce ne sont que propositions d’augmentations d’impôts et d’augmentation de la progressivité fiscale, soumission aux lubies écologistes les plus ineptes aux fins d’élaborer de nouvelles réglementations, et de créer au passage les bureaucraties qui vont de pair, promesses d’augmentation des effectifs de la fonction publique, perspectives de creusement des déficits et d’étatisation accrue de l’économie. Le tout utilise une pensée magique très primitive enrobée de mots abscons. Exemple : « Pour réduire l’endettement de la France, nous affecterons à la réduction de la dette la moitié des marges financières que nous dégagerons » : si vous n’avez pas compris, ce n’est pas grave, celui qui a rédigé la phrase n’a pas compris non plus.

Le tout est écrit, en outre, en utilisant une novlangue digne du 1984 de George Orwell : les dépenses publiques sont des « investissements », et les baisses d’impôts sont des « dépenses publiques », bien sûr. Un livre récent signé par un socialiste français a pour titre « Tous ruinés dans dix ans ». C’est un titre très optimiste : la mise en œuvre du programme socialiste accélèrerait considérablement le temps. Le programme promet d’ailleurs de « bâtir l’égalité réelle » : et c’est vrai que c’est un programme qui est à même d’assurer l’indigence pour tous, sauf pour les membres de la nomenklatura et ceux qui auront pu quitter le pays à temps.

Par comparaison avec les socialistes français, Obama pourrait presque sembler être à droite, alors qu’aux Etats-Unis, il incarne la gauche de la gauche du parti démocrate, avec les résultats catastrophiques que l’on sait et que l’on détaille partout, sauf en France. Et Obama, tout en incarnant la gauche de la gauche du parti démocrate incarnerait effectivement ce qu’on appelle la droite en France, puisque ses positions sont parfois plus modérées que celles de Nicolas Sarkozy.

Choisir entre Marine Le Pen, que j’élimine d’office en raison des tonalités socialistes nationales de son discours, lui-même daté d’avant le combat entre l’homme de Cro Magnon et l’homme de Néanderthal, le brejnevien Jean-Luc Mélenchon, que j’élimine lui aussi d’office, le futur candidat socialiste et Nicolas Sarkozy, je pourrais être tenté de choisir le moins pire, à savoir Nicolas Sarkozy, mais comme je n’aime pas choisir le moins pire et que je voudrais plutôt pouvoir comme disait Oscar Wilde, me contenter du meilleur, je sais d’avance que je m’abstiendrai. Je l’ai déjà dit. Je le dis à nouveau.

Ce qui me semble le plus consternant ces jours ci, ce n’est pas de voir des dirigeants socialistes montrer à longueur de phrases qu’ils sont, comme disait un de mes amis humoristes autrefois, bêtes à manger du cirage, c’est qu’ils en mangent et qu’ils en proposent aux journalistes qui font des interviews, et qui trouvent, à l’évidence, le cirage très comestible.

Voir un journaliste à la télévision française réaliser un entretien avec un dirigeant socialiste montre que deux options et deux seulement sont envisageables : ou bien ces gens sont stupides, et n’ont pas ouvert un seul livre d’économie depuis le décès de Karl Marx, ce qui, vu leur âge, et le fait qu’aucun d’eux n’a cent trente ou cent quarante ans, signifie qu’ils n’ont jamais ouvert un livre d’économie (je ne compte pas les livres de Jacques Attali, de Jacques Généreux ou de quelque autre charlatan pour des livres d’économie : on ne compte pas les manuels d’alchimie comme des livres de chimie), ou bien ils sont serviles et devraient être appelés journalistes domestiques au sens où on parle d’animaux domestiques.

Il est vrai que ceux qui regardent un journal télévisé en pensant être informés sont aussi ceux qui croient qu’il y a eu un printemps arabe, que la Libye va devenir une démocratie, qu’Israël est un Etat d’apartheid et que la terre se réchauffe.

Pour ce qui me concerne, je regarde cinq minutes, puis j’essaie de trouver un bon film sur une chaîne de cinéma : la fiction réalisée par des professionnels de qualité, c’est mieux que la fiction pratiquée par des amateurs, et puis, au moins, un bon cinéaste essaie de s’adresser à mon intelligence et à ma sensibilité, un socialiste français et un journaliste domestique essaient de me prendre pour un imbécile, et je n’aime pas qu’on me prenne pour un imbécile. J’ai étudié longuement la pensée économique et la géopolitique, et les insultes à mon intelligence ont des limites.

Elles ont d’autant plus de limites que je connais quelques-uns des esprits les plus brillants de ce temps en France, et qu’ils sont condamnés au silence ou à l’exil.

Elles ont d’autant plus de limites aussi que des gens comme moi n’écriront sans doute jamais les œuvres majeures qu’ils ont à écrire, ou devront le faire dans une langue autre que le français, parce que les grandes maisons d’éditions n’impriment plus que des livres pour mangeurs de cirage.

C’est un pays qu’on assassine. C’est criminel, et il y a de quoi en avoir marre.

Reproduction autorisée avec la mention suivante et le lien ci dessous :
© Guy Millière pour www.Drzz.fr

http://www.drzz.fr/les-socialistes-francais-viennent-d%e2%80%99avant-le-temps-des-dinosaures-guy-milliere/
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Sam 03 Sep 2011, 16:30

Confiscation de l'épargne par les hommes de l'état, oui au vu du niveau de compréhension de ce qu'est l'état de droit et la propriété privée c'est aussi exactement ce que j'anticipe ...

Trois questions à Guy Millière - par Jean-Patrick Grumberg


Drzz.fr : L’islam conquérant préoccupe beaucoup de français. Pensez vous que le Front National, s’il arrivait au pouvoir, traiterait le problème, et si oui, que ferait-il ? Pourrait-il, légalement, politiquement, socialement faire quelque chose ? Comment réagiraient les huit ou dix millions de musulmans ?

Guy Millière : Je ne pense pas que le Front National arrivera un jour au pouvoir. Les partis de réaction nationaliste, dont le Front National fait partie, peuvent attirer vingt pour cent de l’électorat, rarement davantage. Ils peuvent parfois, quand ils rompent clairement avec l’antisémitisme (ce qui n’est pas le cas, à ce jour, du Front National), trouver les moyens de faire partie d’un gouvernement de coalition, ce qui a été le cas en Italie, mais ils ne peuvent gouverner par eux-mêmes. Donc la question ne se pose pas. L’alternance en France continuera à se faire entre le Parti socialiste et l’UMP. L’UMP peut faire des gestes symboliques et sans portée réelle comme la loi sur la burqa. Le Parti Socialiste, lui, sera dans l’apaisement et la compromission.

Dans l’absolu, ce ne sont pas des mesures concernant spécifiquement l’islam qui devraient être prises, mais des mesures plus vastes : rétablir l’Etat de droit, ce qui impliquerait de mettre fin à l’existence de zones de non droit, réaffecter la police à ses tâches fondamentales, abaisser radicalement impôts et taxes de façon à redynamiser l’esprit d’entreprise, démanteler graduellement tous les dispositifs d’assistance sociale, privatiser les HLM, enseigner à nouveau, dans les écoles, non pas la fierté d’être français, mais les valeurs essentielles de la civilisation occidentale.

Tout ce que je viens d’écrire semblera insensé ou impossible à nombre de lecteurs.

Ce n’est pas du tout insensé. C’est, par contre, impossible, parce que l’Europe est dans une crise très profonde, qui est une crise économique, politique, culturelle, morale. Les dirigeants politiques ne feront rien. Ceux qui sont aux commandes dans l’éducation nationale, les médias, les institutions culturelles, ont été modelés dans la direction du « politiquement correct » à l’européenne, qui exclut le libéralisme classique et le conservatisme à l’américaine. A mes yeux, la France et l’Europe sont malades, et la maladie arrive en phase terminale. Cela pourra encore durer quelques décennies.

Drzz : En 2012 il faudra choisir un président. Vous dites vouloir vous abstenir. S'abstenir favorise/défavorise quel parti/candidat ? Cela répond à quelle stratégie de votre part ?

GM : Il y aura sept ou huit candidats au premier tour de l’élection présidentielle. Quatre ou cinq de ces candidats auront un discours si imprégné de socialisme qu’ils incarnent différentes variantes de l’accentuation de la maladie. Je ne peux voter pour eux.

Marine Le Pen a un discours économiquement socialiste, mais d’un socialisme réservé aux français, et le reste de son discours est assez nettement anti-américain et très ambigu en politique étrangère : elle représente une France crispée, xénophobe, et se reléguant elle-même dans le révolu. Je ne peux voter pour elle.

Bayrou ou Borloo représentent une forme de travaillisme, et au Royaume-Uni, ils seraient dans le parti de Gordon Brown. Je ne peux voter travailliste. Le travaillisme au Royaume-Uni a érodé graduellement les acquis des années Thatcher et on a vu les résultats récemment à Londres.

Si j’élimine les groupuscules marginaux, qui n’auront de toute façon pas voix au chapitre, il reste Nicolas Sarkozy. Ce sera, dans les conditions actuelles, le moins pire, mais il y a chez lui un bonapartisme désordonné qui m’inquiète : l’aventure libyenne est une illustration de ce vers quoi ce type de tendance peut conduire. Il y a des dimensions autoritaires du personnage qui m’insupportent. Et économiquement, ce qu’il fait, tout en étant plus raisonnable que ce que ferait un socialiste, me semble sans ligne directrice, et très étatiste.

Je ne veux pas voter pour le moins pire. S’abstenir, dans ma position, ne favorise personne. Des tendances lourdes existent. Cela dit, si l’abstention atteignait des proportions très élevées, cela montrerait qu’il y a une crise de légitimité pour la représentation politique en France.

S’abstenir, pour moi, est un geste personnel. Je considère que la France est dans une situation de totalitarisme doux. Tout un ensemble d’idées qui ont un poids important sur la planète est totalement exclu de tout débat en France. Cet ensemble d’idées ne trouve plus sa place dans la presse et les médias audio-visuels, dans l’enseignement, dans la culture et les maisons d’édition. Dès lors que ces idées ne trouvent plus leur place, la population ignore qu’elles existent, et il n’y a aucune demande pour ces idées. Ni offre ni demande : la boucle est bouclée. Les conséquences sont extrêmement graves, mais, comme je l’ai écrit, les civilisations sont mortelles, elles meurent souvent assassinées, mais les assassins savent injecter des venins qui font que la mort vient lentement, et que quasiment personne ne réagit.

Ce qui est accompli en France est ce qu’Obama voudrait accomplir aux Etats-Unis, et c’est pour cela qu’Obama reste si populaire en Europe. Mais aux Etats-Unis, des anticorps existent encore. Le discours des tea parties et de gens comme Rick Perry ou Michelle Bachmann est incompréhensible en France : les instruments logiques permettant de comprendre ont disparu, d’où les articles souvent grotesques qu’on peut lire.

Un dirigeant politique tel que Stephen Harper au Canada, ou Binyamin Netanyahu en Israël serait impensable pour les mêmes raisons. J’ai renoncé à l’écriture de plusieurs livres, car je pense que ceux qui sont susceptibles de les lire appartiennent à une espèce en voie de disparition. Au sein de la population française, ce que je dis rencontre un écho particulier au sein des populations juives, car de nombreux Juifs discernent que, quand une société est malade, comme l’est la société française, les Juifs sont souvent parmi les premières victimes. Et ce que discernent les Juifs en France est exact, je pense. Il y a, en France, une banalisation de la haine envers Israël qui me semble très significative, et très inquiétante.

Drzz : La France, vous le démontrez brillamment, est sur le déclin. Que peut faire le français éveillé à cette triste réalité ?

GM : Que faire en ce contexte ? Ma réponse la plus immédiate consisterait à dire : partir vers des cieux plus sereins. Israël a un avenir prometteur, malgré la haine anti-israélienne qui monte en Europe. Je pense que ce que George Gilder a écrit dans The Israel Test est exact : ceux qui détestent Israël sont imprégnés de ressentiment, et le ressentiment est essentiellement stérile. L’Europe est sur la voie de la stérilité, tout comme le monde arabe. Israël est un pays fécond, et le restera. Les Etats-Unis, au delà d’Obama, ont aussi un avenir prometteur : certains Etats vont assez mal, ainsi la Californie, d’autres vont très bien, le Texas en particulier. Le Canada a lui-même un avenir prometteur.

Je comprends, cela dit, que tout le monde n’ait pas l’envie ou les moyens de partir.

Que faire en ces conditions ? Anticiper.

Savoir que le niveau de vie en France va baisser, que la sécurité va se détériorer encore, que des mesures de confiscation de l’épargne peuvent prendre forme et s’accentuer. Je conseillerais donc d’épargner en ne laissant pas son épargne en France ou en Europe.

Par ailleurs, je pense que la résignation serait mauvaise conseillère. J’ai dit que je m’abstenais dans le cadre des élections, mais j’écris, j’interviens où je peux, dès que je peux. Je pense que si des gens qui en ont assez du conformisme omniprésent se mobilisaient, cela pourrait avoir des effets positifs.

Il faudrait que des actions de lobbying s’organisent plus largement et plus efficacement.

L’action menée par l’association Europe-Israel contre le révisionnisme qui imprègne désormais les manuels d’histoire est une action à soutenir. Tout comme l’action de l’association France-Israël que dirige mon ami Gilles-William Goldnadel.

Le développement d’internet permet l’existence de médias en ligne comme drzz, qui peuvent faire un travail indispensable pour contrer la désinformation et la mésinformation : ces médias ne peuvent se développer sans soutiens financiers. Ce qui explique la situation d’un pays comme la France est l’existence d’une économie mixte, d’un étatisme puissant et de réflexes socialistes. L’économie mixte fait que nombre d’entrepreneurs travaillent avec l’Etat et ne sont pas prêts à financer des médias réellement indépendants. L’étatisme fait que le réflexe de nombre d’associations est de chercher à obtenir des subsides d’Etat et que nombre de médias cherchent eux-mêmes des subventions, ce qui les conduit à l’asservissement, les réflexes socialistes font que nombre de gens considèrent que le travail intellectuel et le travail d’information sont gratuits et n’ont pas à être payés.

Il est difficile, en ces conditions, d’avancer. Il faut essayer quand même. Je le dis en tout cas à ceux qui lisent drzz : drzz pourrait avoir dix fois plus d’impact, donner bien davantage d’informations, mais drzz n’en a pas les moyens aujourd’hui. Sur une ligne de défense des valeurs de la civilisation occidentale, d’affirmation des principes de l’économie de marché, de défense d’Israël et du monde libre, drzz est à peu près seul. Si chaque lecteur faisait un don mensuel, même minime, cela pourrait faire une différence. Si nul ne contribue à faire la différence, toutes les batailles seront perdues. Et ceux qui n’ont ni l’envie ni les moyens de partir auront un avenir très compromis.

Jean-Patrick Grumberg : Cher Guy, merci d'avoir accepté de répondre à nos questions.
Reproduction autorisée avec la mention suivante et le lien ci dessous :
Propos recueillis par Jean-Patrick Grumberg pour www.Drzz.fr

http://www.drzz.info/article-trois-questions-a-guy-milliere-par-jean-patrick-grumberg-83013316.html
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Ven 20 Jan 2012, 20:03


Sondage (le Pèlerin magazine) sur le vote catholique pour la présidentielle de 2012

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MessageSujet: Elections présidentielles 2012   Ven 20 Jan 2012, 23:44

sunny A mon avis; les sondages nous ont démontrés souvent qu'elles se trompaient et elles ont pour effets d'influencer les gens.
Les sondages sont virtuels et je crois que l'on devrait voter une loi pour l'interdire, tout comme les publicités qui conditionnent notre cerveau pour des produits de consommations ou autres.
Chaque jour notre liberté de pensée individuelle est bombardé de virtualité qui amoindrit notre conscience.
Nous pensons par des sondages bidons tout comme les publicités nous suggestionnent.
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Mer 25 Jan 2012, 20:13

NI SARKOLLANDE, NI MARINE MELENCHON, NI FRANCOIS JOLY


Je suis d’un regard distant la campagne électorale qui se prépare en France. La campagne pour l’élection présidentielle américaine de novembre prochain me passionne davantage.

D’une part parce que les enjeux sont différents : les Etats-Unis sont la première puissance du monde, et ce qui s’y passe concerne le futur du monde, alors que ce qui se passe dans le chef lieu de canton qu’est devenu la France ne concerne que les habitants du chef lieu de canton. D’autre part parce qu’aux Etats-Unis, il y a un effectif débat d’idées.

Il y a infiniment plus d’intelligence dans une seule phrase de Newt Gingrich, de Mitt Romney ou de Rick Santorum qu’il n’y en a dans tous les discours de Nicolas Sarkozy et de François Hollande réunis, et si j’ajoute Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou et Eva Joly sur la balance, le poids n’y sera toujours pas. Très loin de là. Je vois plutôt dans ces divers personnages des symptômes incarnés de la décadence française. Des correspondants m’ayant, cela dit, demandé à nouveau ce que je pouvais penser de la campagne en France, je m’efforcerai de répondre. Et ce sera très simple.

Nicolas Sarkozy me consterne. Je ne pensais pas qu’il pouvait y avoir pire que Jacques Chirac : j’ai découvert que si, il peut y avoir pire.

Je ne vois rien à sauver du quinquennat de Nicolas Sarkozy : pour avoir fait semblant de baisser les impôts et avoir institué le stupidement nommé « bouclier fiscal », Nicolas Sarkozy a été qualifié par des adeptes du crétinisme socialiste d’ « ultra-libéral » (il vaut mieux lire cela que d’être aveugle). Nicolas Sarkozy n’a en réalité pas baissé les impôts, qui peuvent toujours atteindre en France des niveaux confiscatoires. Il n’a pas aboli le scandaleux impôt sur la fortune. Il a créé une multitude de nouvelles taxes et de nouveaux prélèvements. Il a exacerbé le rackett exercé à l’encontre des automobilistes.

C’est un étatiste résolu. Son bilan en matière de sécurité est tout aussi consternant : les zones de non droit continuent à proliférer, le nombre des cambriolages explose, les assassins sont toujours remis en liberté à un moment ou à un autre. Il a été le praticien d’une forme de lâcheté xénophobe lorsqu’il a, par exemple, choisi de répondre à des émeutes dans un quartier islamisé en expulsant des Roumains.

Ses multiples décisions destinées à séduire les écologistes pratiquants ont gaspillé des milliards qui auraient été davantage à leur place dans la poche des investisseurs et des épargnants. Sa réforme des universités est asthénique et pusillanime. Je ne porterai même pas à son crédit la loi sur le voile islamique qui n’est pas une loi sur la voile islamique et qui ne change strictement rien à la propagation de l’islam radical. Il se targue d’une réforme des retraites : celle-ci est aussi courageuse que sa réforme des universités et n’est qu’un piètre rafistolage pour ramolli du bulbe rachidien.

Et dois-je parler de politique internationale ? Présenté comme ami d’Israël, Nicolas Sarkozy semble faire la cour, surtout, à Mahmoud Abbas et à l’émir du Qatar. Présenté comme un ami des Etats-Unis, il semble surtout faire la cour à Obama qui, le plus souvent, l’éconduit, car Obama n’en a rien à faire de l’Europe. Après avoir reçu Kadhafi à Paris, il décide de soutenir l’insurrection islamiste de Benghazi qui, une fois triomphante, assassine Kadhafi, pratique l’épuration ethnique vis-à-vis des Africains noirs et instaure la charia en Libye, tout en vendant des armes à al Qaida et au Hamas.

Discernant qu’il est en perdition dans les sondages, Nicolas Sarkozy fait ce qu’il sait faire le mieux : il s’agite et court dans toutes les directions. Un jour, il décide que la taxe Tobin, qu’il jugeait inepte et communiste il y a quatre ou cinq ans est une idée remarquable. Un autre jour, il décide la mise en place d’une « TVA sociale » présentée comme une idée de génie : les charges sur les salaires vont baisser un peu, mais pas assez pour que des investisseurs investissent et créent des emplois, les prix à la consommation vont augmenter, les prélèvements obligatoires resteront toujours aussi élevés et aussi asphyxiants. Un troisième jour, il vient rendre hommage à Jeanne d’Arc. Quand François Bayrou parle de réindustrialiser la France, il dit en écho qu’il faut réindustrialiser la France. Quand les socialistes parlent de banque d’investissement industriel, sur un mode quasiment léniniste qui sent le plan quinquennal et l’Etat stratège, Nicolas Sarkozy parle quelques jours plus tard, après avoir reçu les syndicats à l’Elysée, d’une banque de ce genre.

Ceux qui conçoivent le programme présidentiel de Nicolas Sarkozy peuvent avoir un travail facile : prendre les programmes de tous les autres candidats, mélanger, laisser cuire à feu doux, servir en demandant aux convives de fermer les yeux et de perdre la mémoire.

Je ne peux soutenir Nicolas Sarkozy : il n’est pas de droite, il n’est pas de gauche, il n’est pas du centre, il est de nulle part et de partout à la fois. Il est la maladie de Parkinson en politique. Il est tout, et par conséquent il n’est rien. Je l’appelais, il y a quelques années, le lapin Duracell de la politique : ses piles durent longtemps, c’est exact, mais il ne va dans aucune direction et piétine sur place en jouant stupidement des cymbales.

Si Nicolas Sarkozy me consterne, François Hollande m’inspire un sentiment de pitié. Il m’est souvent décrit comme un brave type, moins autoritaire et moins bonapartiste, moins étatiste que Sarkozy. Il n’a rien gouverné, sinon la Corrèze, où il a laissé de lourdes additions. Le programme qu’il a est censé être plus à gauche et plus socialiste que celui de Nicolas Sarkozy : ce qui le rend porteur d’imbécillités plus graves que celui de Nicolas Sarkozy. Mais tout en prétendant « s’inquiéter » des imbécillités de Hollande, Sarkozy semble s’en nourrir, et les imbécillités de Hollande paraissent dès lors plus bénignes. Hollande, qui plus est se recentre, au point que ce qui le distingue de Sarkozy finit par sembler très mince. Il promettait des créations de postes de fonctionnaires, mais les caisses étant bien plus que vides, il n’en parle plus. Il promet des augmentations d’impôts : Sarkozy a déjà effectué des augmentations d’impôts. Il promet de s’en prendre à la finance : Sarkozy promet de s’en prendre à la finance. Il promet la sécurité : Sarkozy la promet aussi. Il ne tiendra pas sa promesse : Sarkozy n’a pas tenu la sienne, ce qui lui permet d’être fidèle à ses promesses : celles de 2007 n’ayant pas servi, il peut les utiliser à nouveau cette année. Les promesses ne s’usent que quand on s’en sert ou quand les électeurs ont de la mémoire.

Hollande sera peut-être élu. Il devra, dès lors, amener avec lui une belle bande d’abrutis et de dogmatiques qui attendent en embuscade. Le « rêve français » dont il parle, le cas échéant, deviendra vite un cauchemar. Sera-ce alors pire que Sarkozy ? Je dois dire que j’en doute.

Je ne soutiendrai pas François Hollande, comme je ne soutiens pas Sarkozy.

Pourrais-je me tourner vers un (ou une) autre ? Non. Absolument pas.

Marine Le Pen n’est pas nationale libérale, mais nationale socialiste, défenseuse de la nation close sur elle, et de la justice sociale. Défendre la nation me conviendrait si c’était défendre une histoire et une culture sur un mode ouvert aux autres : ce n’est pas le cas avec Marine Le Pen. Et si on ajoute le fait qu’elle est aussi à gauche économiquement (donc aussi stupide) que Jean-Luc Mélenchon, qui semble certains jours nostalgique de Joseph Staline, je ne vois rien à ajouter, sinon qu’il y a toujours son père dans les parages, ce qui donne à ceux-ci un parfum d’antisémitisme et d’amitié avec l’Iran qui suffit à me donner le dégoût.

François Bayrou est au centre, c’est à dire nulle part, et il oscille (attitude d’ancien bègue ?) entre idées dirigistes de droite et idées étatistes de gauche. Je le laisse osciller.

Eva Joly, revenue de Norvège et de son passé de juge au comportement digne de celui du Tribunal révolutionnaire qui, en 1793, envoyait à la guillotine des milliers de gens après des procès de trois minutes, s’est découvert un goût pour la pastèque, et incarne un parti qui se dit vert, mais qui est en réalité gorgé du rouge sang de toutes les errances criminelles gauchistes des dernières décennies. Sachant qu’elle aura deux ou trois pour cent des voix, elle me fait rire, c’est déjà çà. Si on l’exhibe dans un cirque, je veux bien aller lui jeter des cacahuètes.

Je pourrais voter blanc ou nul. Mais j’ai mieux à faire que d’aller jusqu’à un bureau de vote. Regarder Fox News, par exemple.

Le soir du premier tour, je regarderai la télévision française quelques instants, puis je passerai à nouveau sur Fox News. Je ferai la même chose le soir du deuxième tour.

Une élection est censée être le choix que des électeurs font en connaissance de cause. La France est un pays où ni les médias, ni les institutions d’enseignement ne diffusent les moyens de comprendre l’économie et la géopolitique du vingt-et-unième siècle. Les électeurs ne choisissent pas en connaissance de cause faute de connaissance, d’où le choix grotesque auquel ils sont confrontés.

Les dirigeants politiques français sont des enveloppes vides dans lesquels des communicants mettent n’importe quoi, et les électeurs doivent choisir une des enveloppes vides. Je ne m’intéresse ni aux enveloppes vides ni à ce que les communicants mettent dedans.

Entre Sarkollande, Marine Mélenchon, François Joly, je ne tranche pas. Je passe mon chemin.

Savoir quel capitaine aveugle conduira le pays vers le naufrage ne m’intéresse pas, le rythme du naufrage non plus.

Je regrette le temps où Alain Madelin était candidat. Je comprends qu’il se soit placé en retrait. C’est pour cela aussi qu’il a toute mon estime. Etre libéral dans la France aujourd’hui est une tâche impossible.

Reproduction autorisée et vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
© Guy Millière pour www.Dreuz.info

http://www.dreuz.info/2012/01/ni-sarkollande-ni-marine-melenchon-ni-francois-joly/
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joker911



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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 26 Jan 2012, 11:13

La France, “mauvais exemple” en Europe pour la liberté de la presse









La Hongrie, évidemment. L’Italie ? On pouvait s’y attendre. Mais la
France… Un groupe d’experts de haut niveau chargé par la Commission
européenne d’analyser le pluralisme des médias en Europe épingle
pourtant ces trois pays, mardi 24 janvier. Les experts critiquent
notamment la nomination du patron de France Télévisions par le président
français.



La Hongrie, d’abord : une nouvelle loi sur la presse y est entrée en vigueur le 1er
janvier. Elle participe de la volonté du gouvernement conservateur et
nationaliste de Viktor Orban de paralyser les contre-pouvoirs. Cette loi
place tous les médias, privés comme publics, télévisions ou blogs, sous
l’autorité tutélaire d’un “Conseil des médias”, doté de pouvoirs de sanction contre les antennes qui ne seraient pas “équilibrés politiquement”.


Le groupe d’experts de la Commission dénonce “l’extraordinaire concentration de compétences et responsabilités” au sein duconseil hongrois. Le gouvernement Orban “serait bien avisé de reconsidérer les lois et règlements adoptés”, appuie l’ancienne présidente lettone Vaira Vike-Freiberga, qui dirige le groupe.

“PAS UN BON EXEMPLE POUR L’EUROPE”

La France, qui stagne à la 38e place
du rapport annuel sur la liberté de la presse de Reporter sans
frontières (publié mardi, pour 179 pays au total), est également la
cible de ces experts. Alors que RSF dénonce les pressions dont font
l’objet les journalistes sur la protection de leurs sources et
lorsqu’ils enquêtent sur les cercles proches du pouvoir, ce groupe
européen met en question la nomination du président de France
Télévisions par le président français.

Ce droit avait été voulu par Nicolas Sarkozy en 2008 : “Je ne vois pas pourquoi l’actionnaire principal de France Télévisions, en l’occurrence l’Etat, ne nommerait pas son président”,
disait-il à l’époque, en faisant référence aux entreprises publiques
comme EDF, la SNCF ou la RATP. Pour les experts européens, il y a là “clairement une concentration de pouvoirs dans une seule main”, qui n’est “pas un bon exemple pour l’Europe”,selon Vaira Vike-Freiberga.

En Italie, les experts européens dénoncent sans surprise “une extrême concentration de chaînes et de radios privées en une seule main”, celle de l’ancien chef du gouvernement Silvio Berluscosi.
“La cour constitutionnelle italienne avait estimé que c’était une
situation non désirable, mais politiquement cela a été ignoré”
,
ont-ils relevé. Le groupe doit rendre ses conclusions d’ici la fin de
l’année à la commissaire européenne en charge des nouvelles
technologies, Neelie Kroes.

Mardi, Mme Kroes a rencontré le PDG de Klubradio,
principale radio d’opposition hongroise qui a perdu huit fréquences en
2011. La démarche du groupe d’experts mis en place par Mme
Kroes est indépendante des procédures d’infraction lancées récemment par
la Commission européenne à l’encontre de la Hongrie à la suite de ses
lois constitutionnelles controversées.

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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 26 Jan 2012, 13:33

joker911 a écrit:
La France, “mauvais exemple” en Europe pour la liberté de la presse









La Hongrie, évidemment. L’Italie ? On pouvait s’y attendre. Mais la
France… Un groupe d’experts de haut niveau chargé par la Commission
européenne d’analyser le pluralisme des médias en Europe épingle
pourtant ces trois pays, mardi 24 janvier. Les experts critiquent
notamment la nomination du patron de France Télévisions par le président
français.


Ce critère de jugement est ridicule.

Le vrai problème n'est pas là. Le vrai problème est que la caste des journalistes, formée à la même école, pense pareil (centre gauche).

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Arnaud
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 26 Jan 2012, 16:50

L'idée d'Hollande de moins imposer les TPE est stupide.

C'est la prime à la nullité. Cela pousse à rester petit. J'espère que ce n'est pas comme ça qui compte inverser la balance du commerce extérieur.
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 26 Jan 2012, 16:51

Arnaud Dumouch a écrit:


Le vrai problème n'est pas là. Le vrai problème est que la caste des journalistes, formée à la même école, pense pareil (centre gauche).

Ras le bol!
D'ailleurs hier soir j'ai zappé le reportage de la 3 au sujet du service militaire tellement c'était orienté dès le départ
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 26 Jan 2012, 16:51

SJA a écrit:
L'idée d'Hollande de moins imposer les TPE est stupide.

C'est la prime à la nullité. Cela pousse à rester petit. J'espère que ce n'est pas comme ça qui compte inverser la balance du commerce extérieur.

vous avez vu ses propositions, c'est immonde ! çà me déprime

Taxer les entreprises qui abusent "des contrats précaires" ! Cela me révolte, les entreprises avec les CDI sont muselées c'est pour cela qu'elles ont recours au CDD afin d’'alléger sensiblement leurs charges et pour éviter d'être pris en otage par ses employés; plutôt que de remettre en question ce protectionnisme et ce collectivisme stupide il va nous le faire payer encore !
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 26 Jan 2012, 17:08

Situation de la France avec Hollande élu :


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"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 26 Jan 2012, 17:20


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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 26 Jan 2012, 18:05

ça fait un bail que les entreprises font ce qu'elles veulent. Elles prennent des stagiaires, ce qui en soi n'est pas un drame. Le drame, c'est qu'elles virent les employés qui sont dans l'entreprise depuis de nombreuses années, pour justement, embaucher lesdits stagiaires. Le truc, c'est que pour éviter les indemnités, elles virent avec 'faute lourde'. Et là, aucune indemnité. Dans mon entourage (des cinquantenaires et plus) ont été virés comme ça. Tous les procès sont gagnés par les plaignants. Very Happy
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 26 Jan 2012, 18:21

doris60 a écrit:
ça fait un bail que les entreprises font ce qu'elles veulent. Elles prennent des stagiaires, ce qui en soi n'est pas un drame. Le drame, c'est qu'elles virent les employés qui sont dans l'entreprise depuis de nombreuses années, pour justement, embaucher lesdits stagiaires. Le truc, c'est que pour éviter les indemnités, elles virent avec 'faute lourde'. Et là, aucune indemnité. Dans mon entourage (des cinquantenaires et plus) ont été virés comme ça. Tous les procès sont gagnés par les plaignants. Very Happy

Si nous n'étions pas une société de privilèges avec d'un côté les CDI bien à l'abri qui soit gardent leur emploi soit touchent de grosses indemnités (par procès ou non) et de l'autre les non-CDI, les choses seraient plus simples.
Si les CDI étaient moins bloqués par le droit du travail, on perdrait son emploi plus souvent mais on le retrouverait plus facilement, parce que les entreprises n'auraient pas aussi peur d'embaucher et de se retrouver avec des boulets au pied dans le cas d'une baisse d'activité.

Dire que les entreprises font ce qu'elles veulent en France est un peu gros.
Elles font ce qu'elles peuvent.
Et cela ne profite même pas aux salariés : il suffit justement de voir le nombre de chômeurs et de stagiaires que nous coûte notre magnifique code du Travail.

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Scrogneugneu



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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 26 Jan 2012, 19:07

SJA a écrit:
L'idée d'Hollande de moins imposer les TPE est stupide.

C'est la prime à la nullité. Cela pousse à rester petit. J'espère que ce n'est pas comme ça qui compte inverser la balance du commerce extérieur.
merci, sympa le "prime à la nullité".

en fait, tu es poussé à gagner une certaine taille, notamment par association. notamment parce qu'il faut être iso 9001, iso 14001, iso patati patata... et qu'il vaut mieux être assez solide avec les partenaires.

ce qui pousse à rester petit, et à créer des "agrégats", "filiales" en cascades, des nébuleuses comme je les appelle, ce sont les "sauts" au niveau des "devoirs" qu'il y a notamment au niveau de la formation des salariés, syndicat etc.

bon de manière générale de toute façon, les principes de JUSTICE et d'EGALITE font que gros ou petit on devrait tous être taxé de la même façon.

le principe "t'es petit donc t'es gentil donc tu paies pas beaucoup" et inversement "t'es gros donc t'es un salaud donc tu vas cracher mon pote" c'est vraiment du niveau du cgtiste de la rue.
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 26 Jan 2012, 19:09

Je suis d'accord que le programme de Hollande est une catastrophe absolue, mais ce n'est pas pour ça que je vais voter pour sarkozy ou Baillemou.

Tous les candidats sont d'une nullité absolue, cette année il n'y en a aucun pour racheter l'autre. Hollande va passer. Lui faire barrage impliquerait de voter pour un tocard qui serait moins pire que lui (à supposer qu'il existe), c'est un choix que je me refuse de faire. Idea
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Scrogneugneu



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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 26 Jan 2012, 19:12

bon après faut pas se voiler la face, il y a toujours et partout des rapports de force, les "gros" s'imposent et font leur loi, mais en face les "petits" ont des structures qui coûtent moins chers, cherchent les niches, se débrouillent...

sinon pour l'exportation, puisque c'était ça le truc, pour les TPE c'est peut-être un peu dur, mais de manière générale et même dans l'industrie les PME, même pas très grosses, peuvent s'en sortir vachement bien.
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 26 Jan 2012, 19:19

Scrogneugneu a écrit:
le principe "t'es petit donc t'es gentil donc tu paies pas beaucoup" et inversement "t'es gros donc t'es un salaud donc tu vas cracher mon pote" c'est vraiment du niveau du cgtiste de la rue.

Disons que c'est une logique étatiste mais compréhensible vue sous un certain angle : ce qui fait la croissance d'un pays, ce sont les nouvelles PMEs, les entrepreneurs, la création destructrice, beaucoup plus que les grandes entreprises arrivées à maturation. C'est vrai que ces dernières ont bien davantage que les PMEs les moyens de se protéger, que ce soit au plan réglementaire ou fiscal, notamment en se situant à une échelle internationale.

L'erreur du PS et de l'UMP est de croire qu'on peut favoriser le dynamisme économique par des gadgets fiscaux, alors que c'est une révolution fiscale d'ensemble qu'il faudrait mettre en œuvre, avec une partie comportant une baisse massive des dépenses publiques d'une part, et un impôt simplifié à l'extrême et non confiscatoire d'autre part, pour favoriser l'accumulation de capital productif.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 26 Jan 2012, 19:42

Dromaeosaurus a écrit:

Tous les candidats sont d'une nullité absolue, cette année il n'y en a aucun pour racheter l'autre. Hollande va passer. Lui faire barrage impliquerait de voter pour un tocard qui serait moins pire que lui (à supposer qu'il existe), c'est un choix que je me refuse de faire. Idea

Personnellement, je reste reconnaissant à Sarkozy d'avoir tenté quelques débuts de petites réformes dans le bon sens, même si c'est insuffisant, et même si ça reste très étatiste.

Et je considère que voter pour le moindre des maux est une obligation morale, dans la mesure où les votes blancs et nuls n'ont aucun poids.

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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 26 Jan 2012, 20:02

Philippe Fabry a écrit:
Personnellement, je reste reconnaissant à Sarkozy d'avoir tenté quelques débuts de petites réformes dans le bon sens, même si c'est insuffisant, et même si ça reste très étatiste.

Et je considère que voter pour le moindre des maux est une obligation morale, dans la mesure où les votes blancs et nuls n'ont aucun poids.

Dans le bon sens ? What the fuck ?!? Moi je retiens avant tout une exacerbation des dépenses publiques à 56%, une trentaine de nouvelles taxes décrétées de façon furtive, la volonté de « réformer le capitalisme », de faire payer la finance qui soi disant serait responsable de la crise, la taxe Tobin, des gesticulations démagogiques comme le partage de la propriété des actionnaires, le fait qu'il ait défendu devant Merkel les euro-obligations et un « rôle accru de la BCE » (euphémisme), l'agitation pour sauver les vieilles usines (au lieu d'expliquer aux français la mondialisation), des leçons de morale arrogantes (et effrayantes dans leur contenu) au G20, des prises de position opportunistes et des discours vides de substance motivés par les sondages, des marches arrières grotesques notamment sur le bouclier fiscal, l'installation des islamistes en Afrique du Nord, la reprise des idées parmi les plus crétines de la gauche (lois mémorielles, écologie), l'entourage profondément naze qu'il s'est choisi (Attali, BHL, Minc, l'ouverture aux socialistes), une insécurité et des zones de non droit qui prospérent (la police se contentant de dresser des embuscades contre les automobilistes et de réaliser des contrôles d'identité arbitraires), une chance ultime d'échapper au déclin gaspillée dans l'agitation perpétuelle, le Fouquet's (caricature grotesque rêvée pour les anti-libéraux) alors qu'il avait un boulevard ouvert devant lui en 2007.

Alors le moindre mal, autrement dit la poursuite du déclin tranquille, ouais mais non, désolé, sans moi. I don't want that Les français auront de toute façon un président à leur image, que ce soit un Hugo Chavez ou un Peron ne change pas grand chose. Je ferai comme Millière, j'irai à la PÊCHE, puis je m'épargnerai le crétinisme à la française en regardant Fox Niouzes le soir. Idea
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 26 Jan 2012, 20:46

Dromaeosaurus a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Personnellement, je reste reconnaissant à Sarkozy d'avoir tenté quelques débuts de petites réformes dans le bon sens, même si c'est insuffisant, et même si ça reste très étatiste.

Et je considère que voter pour le moindre des maux est une obligation morale, dans la mesure où les votes blancs et nuls n'ont aucun poids.

Dans le bon sens ? What the fuck ?!?

Ben quand même par rapport à Chirac il y avait un progrès.
Après c'est sûr c'est pas la révolution libérale. Mais faut dire qu'à cause de De Gaulle (qlclp) on a un pays profondément antilibéral et soviétisant, et ce sont là des tendances lourdes qu'on ne modifie pas comme ça.

Quand je parle du moindre de deux maux, c'est bien que je vois deux maux.

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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 26 Jan 2012, 20:56

Philippe Fabry a écrit:
Ben quand même par rapport à Chirac il y avait un progrès.
Après c'est sûr c'est pas la révolution libérale. Mais faut dire qu'à cause de De Gaulle (qlclp) on a un pays profondément antilibéral et soviétisant, et ce sont là des tendances lourdes qu'on ne modifie pas comme ça.

Quand je parle du moindre de deux maux, c'est bien que je vois deux maux.

Chirac, c'était de la médiocrité, de l'anti-américanisme, de l'anti-israëlisme, une bête politique, et une tête de veau. Idea

Le Chirac de 1986 a fait des choses très bien, quand on revoit ses discours de l'époque, c'est proprement stupéfiant, on se demande comment il a pu retourner sa veste à un tel degré par la suite. Le Chirac de 1995 n'avait plus rien à voir avec celui de 1986. Après 2002, il ne pouvait pas en être autrement : il s'est fait réélire avec les voix de la gauche (le pseudo front républicain et la pseudo lutte contre le fascisme) et l'a parfaitement accepté, en devenant l'incarnation de la lâcheté et de la compromission, quand aux Français, rien n'a changé depuis cette époque, ils étaient déjà tout contents de se faire badigeonner les oreilles.

Alors c'est sûr qu'il y a eu de l'immobilisme avec Chirac, mais avec Sarkozy, on a la poursuite du déclin dans un autre style. Ce qu'il faut voir c'est qu'en politique, la plupart du temps, ne rien faire, est préférable à faire quelque chose. Idea
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Election présidentielle 2012   Jeu 26 Jan 2012, 21:03

Dromaeosaurus a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Ben quand même par rapport à Chirac il y avait un progrès.
Après c'est sûr c'est pas la révolution libérale. Mais faut dire qu'à cause de De Gaulle (qlclp) on a un pays profondément antilibéral et soviétisant, et ce sont là des tendances lourdes qu'on ne modifie pas comme ça.

Quand je parle du moindre de deux maux, c'est bien que je vois deux maux.

Chirac, c'était de la médiocrité, de l'anti-américanisme, de l'anti-israëlisme, une bête politique, et une tête de veau. Idea

Le Chirac de 1986 a fait des choses très bien, quand on revoit ses discours de l'époque, c'est proprement stupéfiant, on se demande comment il a pu retourner sa veste à un tel degré par la suite. Le Chirac de 1995 n'avait plus rien à voir avec celui de 1986.

C'est en 1986 que Chirac avait retourné sa veste.
Jeune, il vendait l'Humanité sur les parvis des églises.

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