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 Petite réflexion d'une paroissienne

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MessageSujet: Petite réflexion d'une paroissienne   Dim 01 Mai 2011, 17:20

Petite réflexion d'une paroissienne...

Nous serons jugés sur l’amour, nos paroisses aussi.

Avant-Propos

Peut-être avez-vous déjà fait du développement de photographies. Si tel est le cas,vous avez pu voir progressivement l’image apparaître dans le liquide révélateur. La netteté et les contrastes surgissent peu à peu qui rendent l’image de plus en plus précise.
J’évoque cet aspect de l’apparition “petit à petit” des images photographiques car il illustre bien la façon dont se sont imposées à moi les évidences que je relate dans cet écrit.
Elles sont apparues telle une photographie naissante et leur “bain révélateur” est en résumé, l’observation de la vie de l’Eglise au quotidien dans la pâte paroissiale et dans l’actualité de l’Eglise plus lointaine répandue dans le monde. Egalement, la lecture quotidienne des écritures, véritable coeur à coeur qui me nourrit, et la pratique religieuse.
Aussi et surtout, la genèse de la prise de conscience décrite ci-après se situe dans beaucoup de souffrances suite à des constats de fonctionnements pastoraux dénués de sens évangélique.
Prenons maintenant une autre image, celle du puzzle. Les différentes pièces représenteraient des réflexions qui me tiennent à coeur et que je “travaille” quotidiennement. Je n’interromps pas toute activité pour cela , c’est plutôt comme une rumination permanente (en voiture, en faisant le ménage ou les courses...). Chaque réflexion, chaque thème est un peu, comme je l’évoquais, un pièce d’un puzzle. Voici quelques exemples de mes “préoccupations méditatives quotidiennes” : “L’Eglise, Corps du Christ”, “La Résurrection, espérance suprême”, “Comment croire dans une joie profonde dans cette vallée de larmes?”, “Aimer comme Jésus aime”, “L’Eglise missionnaire” etc, etc, etc...
Quand je parle d’un coeur à coeur avec l’Ecriture, c’est qu’à travers elle je perçois vraiment un interlocuteur! Mes fameuses ruminations ne sont pas un monologue, je sens vraiment que l’on m’instruit de façon tout à fait réelle avec beaucoup d’amour, de finesse et de psychologie. (Chacun peut, s’il le désire, ainsi se laisser instruire par le Père en lisant la Bible. C’est une source désaltérante pour l’âme et la réflexion.)
Tel est donc mon cheminement qui me donne envie de m’écrier en ce moment “-Mais oui, mais c’est bien sur !!!, C’est très clair...” .
Venons en au vif du sujet qui pourrait se résumer en quelques mots mais que je tiens à expliciter tant le risque est grand de continuer à le négliger. J’évoquais des pièces de puzzle, petits sujets de réflexion. Suivez-moi donc dans l’évocation de quelques-uns d’entre eux...



Clubs et amicales...


Comme vous peut-être, j’ai eu la chance de faire partie de différents “clubs” qui regroupaient des membres autour de passions ou d’intérêts communs. Pour ma part, il s’agissait de club de sport, de poterie et aussi d’une “Amicale” des anciens élèves de mon lycée, et d’autres encore. Nous avions plaisir à nous retrouver, y régnait une ambiance amicale pleine de bienveillance les uns envers les autres. Nous communiquions très aisément et l’intérêt de l’activité commune ou des souvenirs partagés nous animait, nous unissait. Je n’enjolive pas ces vies de groupe qui d’ailleurs se mettent en place très naturellement et très couramment en toute convivialité.(Peut-être en avez-vous fait l’expérience). Bien-sûr, je méditais comme à mon habitude (c’est plus fort que moi), et me vint la question suivante:“-Comment se fait-il que dans mon club de poterie par exemple, le dialogue entre les personnes et le plaisir d’être ensemble apparaissent si naturellement contrairement à ce qui se passe dans ma paroisse et dans d’autres que je connais?”
Bref, amitié, unité, souci de l’autre, communication et chaleur humaine, je les ai trouvés infiniment plus dans mes clubs d’activités profanes que dans les différentes paroisses qui furent les miennes au gré de mes changement de lieux d’habitation. Voilà donc un petit morceau du puzzle de mes constatations et réflexions qui en engagèrent d’autres plus profondes que voici...


Saint-Paul, guide de nos paroisses en 2010 aussi.


Il faut que je vous avoue une chose : il y a longtemps maintenant que je suis tombée sous le charme de Saint-Paul. Ses paroles de feu m’ont touchée en plein coeur et dans mon intelligence! Je suis donc allée le consulter maintes fois concernant la notion de “Faire Eglise”. Demandons-nous pourquoi les caractéristiques des premières paroisses sont-elles relatées si précisément dans les Epitres.. Ne serait-ce pas pour nous absolument nous en inspirer avec ardeur et désir?
Ainsi, par exemple, les “Quelques exigences de la vie communautaires” du chapitre 5 de la première Epitre aux Thessaloniciens sont de puissantes exhortations pour nos vies de paroisse en 2010 également. Il en va de même lorsque Saint-Paul s’adresse aux premiers chrétiens Romains en ces termes : “Que l’amour fraternel vous lie d’affection entre vous ...” Rm 12 10. Et bien d’autres paroles vivantes de ce saint guide à travers les Epitres.
Comme ces paroles ne sont pas à prendre à la légère!
Comme elles ne sont pas à considérer comme une vue de l’esprit!
La communion fraternelle au sein des paroisses n’est pas optionnelle. Elle fait même partie de l’essence de l’unité de l’Eglise tout entière or, ne s’imagine-t-on pas inconsciemment que ces vies communautaires peuvent s’organiser d’elles-mêmes uniquement par l’opération du Saint-Esprit? Cela revient un peu à imaginer qu’un couple puisse être en bonne santé sans communication, sans connaissance mutuelle élémentaire des deux époux simplement parce qu’il a reçu le sacrement de mariage.


De la foi personnelle à la notion d’Eglise


Comment pouvons-nous ainsi passer à côté de bien des enseignements de Saint-Paul en les considérant uniquement comme des nourritures pour la foi individuelle?
Ils le sont bien-sûr, mais la dimension communautaire est ô combien capitale elle aussi!
La négliger revient à réduire le christianisme à une philosophie de vie personnelle. Notre Saint-Père aura beau nous exhorter à l’ Unité, si nous nous contentons de trouver qu’il a raison après l’avoir lu ou entendu à la télévision, et que nous n’avons pas à coeur de faire Eglise dans nos modestes paroisses, c’est une attitude est vaine et stérile.
Je ne comprends pas pourquoi cela ne fait pas d’avantage objet de zèle, de souci et d’empressement. Le sujet de la vie autour de nos clochers est peut-être perçu comme trop ordinaire et l’on ne se rend pas compte que ce n’est autre que la trame du tissu de l’Eglise.
En effet, pour approfondir sa foi personnelle, l’on peut trouver un foisonnement de livres, de retraites, de sessions, de conférences, d’articles...La littérature dans ce domaine est abondante. Toutes ces aides sont bénéfiques, indispensables, et source d’excellents et innombrables fruits. Néanmoins, elles traitent beaucoup de “Dieu et moi”, “Dieu et mon couple”, “Dieu et ma famille”, “Ma vocation dans le monde”, etc...Evidemment, cette description est très réductrice, mais quid de thèmes tels que “Les communautés chrétiennes paroissiales”, “Que doit être une paroisse pour être vraiment une partie du Corps du Christ”, “Les paroisses et leur rôle d’évangélisation dans le quotidien des villes et des villages”, “Quelles sont les conséquences d’une paroisse qui ne chercherait pas l’unité en Jésus?” etc... Ceci est un petit appel du pied aux penseurs chrétiens qui écrivent déjà tant de belles choses édifiantes. Si seulement ils pouvaient “plancher” aussi sur ce sujet!


Les communautés religieuses


Les communautés religieuses sont la prière du monde. Elles sont les signes rayonnants de la présence discrète et profonde de Jésus parmi les hommes. Depuis une trentaine d’année environ, se sont formées des communautés nouvelles. L’Esprit-Saint les a suscité dans un monde qui se sécularise de plus en plus et il nous faut rendre grâce pour leur rayonnement.
Encore une fois, je reviens à mes paroisses que je ne me résous décidément pas à voir négligées.
Des croyants curieux et assoiffés de l’Evangile iront facilement dans des communautés le temps d’un week-end, d’une retraite, d’une messe pour y goûter l’ambiance de foi vivante et l’union fraternelle en Jésus qui désaltère. Cependant, mes voisins, le facteur, la fleuriste , ces gens de mon quartier qui ne croient pas ou tièdement, feraient-ils le pas d’aller là-bas?
Les communautés nouvelles sont aussi à créer au pas de notre porte, autour de nos clochers, dans la vie ordinaire, en paroisse précisément!
Un autre état de fait m’échappe en ce qui concerne les communautés religieuses au regard des communautés paroissiales. En effet, Je me suis demandée ce qu’il serait advenu des premières communautés chrétiennes, si Saint-Paul ne les avait pas visitées consciencieusement et avec amour? En fait, elles déviaient pratiquement toutes et s’ il n'avait pas redressé le cap, elles allaient droit vers l'hérésie, vers le manque de charité, vers l'orgueil.
Ainsi, par curiosité, j'ai demandé à une de mes amies bénédictine si leur communauté avait des “contrôles à la Saint-Paul” . Voici ce qu'elle m'a répondu :

“-La visite canonique à lieu tous les cinq ans (4 pour les moines !), c’est obligatoire. Les visiteurs sont mandatés par le père Abbé de ... qui est notre supérieur général. Ils font une visite des lieux, notamment du Saint Sacrement, mais aussi des ateliers (ils ont pu nous signaler par exemple que nos ateliers n’étaient pas très fonctionnels ou que le Saint Sacrement n’était pas assez mis en valeur, à la suite de quoi nous avons fait mettre les anges et la lumière !!)... Ils entendent ce que chacune a à dire et éventuellement posent des questions. Ils s’intéressent notamment à l’observance monastique (la manière dont nous vivons la Règle de Saint Benoît : place accordée à l’Office divin, silence, obéissance etc.), mais aussi la charité fraternelle (s’il y a des tensions dans la communauté, quelle en est la cause etc.)... Après quoi, ils prennent du temps pour revoir telle ou telle (surtout Mère Abbesse) et rédige une charte canonique (selon le droit canon) qui sera relue en communauté et personnellement et qui pourra être suivi de réunions communautaire sur tel ou tel point, comment tenir compte de ce qu’ont dit les visiteurs etc. Au bout de six mois, mère Abbesse fait un rapport pour dire au Père Abbé ce qui a été entrepris pour tenir compte de la charte.”


Il est vrai que l'on ne peut pas comparer en tous points une communauté monastique avec une communauté paroissiale. cependant, pourquoi l'une aurait besoin d'une guidance et l'autre pas? Toutes deux sont sensées refléter la présence du Seigneur qui est le Chemin, la Vérité et la Vie à travers l' Eglise et si je reprends les points vérifiés par les visiteurs, j'en retrouve beaucoup de communs tels que la charité, la place accordée à l'office divin, la communication entre les membres, J'ajouterai le degré d'adéquation au Crédo catholique (qui parfois fais grandement défaut, j’en suis témoin.). Quand je vous exprime que les communautés paroissiales sont les parents pauvres de le vie et de la réflexion de l’Eglise, vous comprenez peut-être mieux pourquoi. Pourquoi ne pas former des équipes de visiteurs de paroisses mandatées par l'Eglise. A la manière de Saint-Paul, avec amour et bienveillance, pourraient-elles exhorter à plus de vérité dans le Seigneur au sein des paroisses.
Cette suggestion est peut-être utopique et non appropriée mais je ne fais qu’imaginer des solutions et je les propose.


Le prêtre enfin berger


Comme la tâche est ardue pour nos prêtres! En effet, ils doivent être bergers d’un troupeau bien souvent constitué d’électrons libres. Cela doit être épuisant autant physiquement que moralement mais aussi et surtout spirituellement. De quoi aurait eu l’air le groupe des apôtres s’ils s’étaient regardés en “chiens de faïence” et si chacun s’était contenté de suivre Jésus sur son propre-petit-chemin-à-lui-tout-seul? Cette élucubration est complètement absurde mais hélas c’est ce que nous constatons couramment dans nos paroisses. Jésus n’a pas livré son enseignement du haut d’un piédestal en solitaire. Il a créé une communauté d’apôtres et de disciples afin de leur faire éprouver et goûter ce qu’est réellement la communion fraternelle entre eux en Lui et avec Lui. C’est là précisément que se situe la pâte de notre foi. Le Seigneur nous parle en utilisant des qualificatifs familiaux. Il nous demande d’être frères, soeurs, pères et mères les uns pour les autres. De grâce, assimilons profondément la nature de ces termes et saisissons-en toute la portée!
Ainsi, la meilleure façon de soutenir nos prêtres dans leur mission, la meilleure façon d’honorer tout le sens de leur merveilleuse et sublime vocation, c’est de constituer un troupeau uni par l’amour fraternel, par l’Esprit-Saint. C’est ce que nous demande Jésus.


Quelques suggestions


Ce que j’évoque dans cet écrit est le fruit de réflexions et d’un lent mûrissement sur des années. J’ai à coeur de l’exprimer car son importance ne fait aucun doute pour moi. Cependant, je n’ai pas de solution toute faite et mon souhait est de lancer des pistes de réflexion chez des personnes plus compétentes que moi. Je parlerais néanmoins d’un aspect pratique qui, lui aussi, me semble aller de soi. C’est ainsi que je crois qu’il nous faut prévoir, dans d’autres lieux et en d’autres moments que ceux de la pratique sacramentelle, des rencontres régulières de la communauté paroissiale. Bien souvent, on ne se donne pas les moyens de permettre la connaissance basique mutuelle. Le monde profane a beaucoup à nous apprendre dans ce domaine (c’est un comble!). Je pense par exemple à la “fête des voisins” dont l’initiateur fait, consciemment ou non, quelque chose de très évangélique. La vie communautaire des paroisses doit être entretenue très régulièrement , scrupuleusement en dehors des messes au risque de n’être que théâtrale et de faire fuir l’Esprit-Saint. Parfois, les échanges entre frères et soeurs d’une même paroisse pendant des années se résument au sourire (souvent jaune) et à la poignée de main surfaite de ce moment de l’échange de “la paix du Christ” pendant la messe. C’est, comment dirais-je...plutôt léger! Pire: cela sonne faux.
D’autre-part, Saint-Paul nous parle des différents charismes. Eh bien ce n’est pas pendant la messe que l’on peut repérer les talents des uns et des autres pour la communauté. Pour cela, il faut se connaître et se rencontrer pour échanger, communiquer, prendre plaisir à être ensemble très simplement.



La messe enfin vécue


Au cours de la sainte-Messe, nous entrons intimement en communion avec Jésus qui se donne à nous dans l’Eucharistie. Nous célébrons son sacrifice et sa Résurrection. Immense doit être la dimension sacrée de ces moments où nous nous élevons ensemble de tout notre coeur vers notre Dieu.
Maurice Zundel avait imaginé Jésus parlant de l’Eucharistie en ces termes:
“Le sens de l’Eucharistie c’est : vous ne pourrez venir à moi qu’ensemble, vous ne serez habilités à m’appeler que si vous ne formez plus qu’un seul corps, mon corps mystique qui , seul, est en prise sur son Chef, moi-même” Maurice Zundel, Un autre regard sur l’Eucharistie, Le Sarment, 2001, p 80.
Oui, nous devons célébrer tout autant le sacrifice de Jésus que notre unité en Lui. Regardons- la donc cette unité, choyons- la car si elle n’existe pas, alors nous célébrons comme des menteurs. Elle doit absolument exister, être désirée, être travaillée même si l’on sait qu’elle ne sera jamais parfaite en ce monde car le bon grain et l’ivraie ne sont pas encore séparés.
Je crois que si nous avions une réelle vie de communion fraternelle entre paroissiens, les messes seraient comme une terre désaltérée. La Croix serait rétablie dans ses deux dimensions d’union à Dieu (verticalité) et d’union entre nous (horizontalité). Les incroyants seraient probablement interpellés et, espérons-le, désireux de nous rejoindre. Le fond, sous tendu par la présence de l’Esprit-saint qui nous ferait vivre comme frères et soeurs en Jésus-Christ rendrait la forme belle, fidèle et authentique. Le clivage entre progressisme et traditionalisme serait peut-être estompé voire réduit totalement.


Utopie?


Pour avoir ça et là évoqué succinctement cette réflexion, l’on m’a rétorqué que cela relève de l’utopie et que jamais l’on ne reviendrait à l’unité des premières communautés chrétiennes. A cela je dis que j’ai l’ardent désir de voir au moins autant d’unité chez les paroissiens autour de Jésus que chez les supporters d’un club de foot autour du ballon rond. Si cela est une utopie, c’est que les chrétiens eux-mêmes jugent un objet inerte plus digne de réunir que le Christ-Jésus, Roi de l’univers!
D’autre part, l’utopie a bon dos parce qu’elle induit que Saint-Paul s’est fatigué pour rien et que ses écrits nous sont rapportés pour rien également.
La vraie paroisse unie en Jésus est un idéal, oui, un peu comme l’image du couple idéal. Néanmoins, il faut y tendre de toutes nos forces, de toute notre intelligence, de toute notre prière.
L’Ecriture nous précise que les incroyants seront attirés par Jésus en voyant son amour d’amitié régner entre les baptisés. Aussi, la question que je me pose en toute logique est: “Mes voisins, la fleuriste, le facteur et tous les autres de mon village qui ne croient pas peuvent-ils oui ou non être attirés par le rayonnement d’amour de ma paroisse? Hum...sans commentaires!
Je crois que le thème de la communauté paroissiale ordinaire est le parent pauvre de la réflexion et de la préoccupation dans l’Eglise. C’est comme un avoeuglement dont je ne saisis pas l’origine.
Plutôt que d’utopie, je parlerais donc d’espérance en davantage de vérité et d’adéquation aux Evangile pour nos paroisses petites ou grandes.
Le seul obstacle à la communion fraternelle dans nos paroisses est d’être seul à la vouloir. (La Palice)


Tous concernés


Le tableau que je dresse de l’état actuel de nos paroisses est bien sombre, j’en conviens. Je crois, hélas, qu’il n’est pas tant éloigné que cela de la réalité. Si vous connaissez des communautés paroissiales “ordinaires” desquelles on peut dire “-Voyez comme ils s’aiment” et qui par là rayonnent de l’Amour de notre Seigneur Jésus-Christ, alors, de grâce, demandez -leur d’exhorter les autres comme Saint-Paul le faisait. Les paroisses ne devraient-elles pas prier les unes pour les autres, les unes avec les autres?
Faire l’Eglise, c’est “faire Eglise”, ce n’est pas autre chose.
Je ne fais que relater les exhortations de Saint-Paul sur ce que doit être notre unité communautaire avec en “filigrane rouge”, l’aspect crucial et incontournable de celle-ci.


In fine


Qu’ajouter si ce n’est que le délabrement des paroisses ordinaires notamment de la mienne me vrille le coeur? Je perçois là un tel contre -témoignage d’Evangile que je revois Jésus raillé comme lors de sa vie terrestre encore et encore. Faut-il attendre que nous soyons mortellement persécutés pour tisser, à l’intérieur de, et entre nos paroisses, les liens d’amour fraternel que décrit Saint-Paul?

Que l’Esprit-Saint nous inspire tous sur ce sujet, chacun selon son talent, selon son charisme!
Que la Vierge-Marie notre Mère du Ciel nous donne l’esprit de famille!
Saint-Paul, priez pour nous
Saint Jean-Marie Vianney, priez pour nous.
Aspirons à l’Unité en Jésus avec et autour des prêtres ses représentants, nos bergers, particulièrement en cette année sacerdotale 2010.

Une paroissienne
Avril 2010
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