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 Intervention en Syrie

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doit-on intervenir?
Oui
33%
 33% [ 1 ]
Non
67%
 67% [ 2 ]
Total des votes : 3
 

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joker911



Messages : 2678
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MessageSujet: Intervention en Syrie   Mar 26 Avr 2011, 19:40


La communauté internationale doit-elle intervenir en Syrie ?



L’entrée lundi 25 avril de chars et de quelque 3 000 soldats de l’armée syrienne à Deraa, qui a fait au moins 20 morts, a marqué un tournant dans la gestion du mouvement de contestation par le régime du président Bachar Al-Assad. Après les espoirs de réforme suscités par la levée de l’état d’urgence jeudi 22 avril, le président syrien aurait-il définitivement opté pour la “solution militaire” ? Pour Amina A., auteure du blog A Gay girl in Damascus et sympathisante du mouvement de contestation, “pendant des années, les Syriens se sont demandés si Bachar Al-Assad serait le ‘Gorbatchev syrien’, un réformateur (…) ou si il serait forcé à partir” ; après Deraa,“le choix est seulement de savoir si ce régime honni sera démis par une révolution ou si nous tombons dans une guerre civile”.




//



De nouveaux affrontements ont opposé l’armée syrienne aux manifestants à Deraa le 26 avril 2011.
Avec l’escalade de la répression depuis vendredi, qui a fait des dizaines de morts, le spectre du massacre de Hama en février 1982 hante la Toile syrienne. Le président Assad père avait alors envoyé ses troupes à Hama écraser une révolte des Frères musulmans. Une répression qui avait fait entre 10 et 40 000 morts parmi la population sunnite de la ville.
Face à “la violence brutale” dont a fait montre le régime syrien, les Etats-Unis sont sortis lundi de leur réserve et ont dit réfléchir à plusieurs possibilités, “y compris des sanctions ciblées” à l’encontre des hauts responsables syriens. Ils ont été rejoints par d’autres appels au sein de la communauté internationale. Désormais, la question se pose ouvertement sur la Toile : la communauté internationale va-t-elle intervenir en Syrie ?




//



L’administration Obama envisage des sanctions contre la Syrie.
Dans un billet, le 23 avril, Leif Eriksson, auteur du blog Other Suns, estimait qu’une intervention de la communauté internationale en Syrie n’aurait lieu que si une ligne rouge était franchie, à l’instar de “l’usage d’armes lourdes -artillerie, tanks, avions et hélicoptères- contre les manifestants”. Dans un nouveau billet, celui-ci estime que “hier, le régime syrien a franchi cette ‘ligne rouge’” à Deraa. “Alors, les bombes de l’OTAN vont pleuvoir sur les tanks syriens prochainement ?, demande-t-il, alors que l’on se rapproche d’un scénario à la libyenne.
Et de répondre immédiatement : “Non, c’est hautement improbable ; et le régime de Bachar Al-Assad le sait et l’a pris en compte en projetant de déployer des tanks contre les places fortes rebelles”. Les pays de l’Alliance atlantique sont déjà engagés en Libye et n’auront pas le soutien de la Ligue arabe pour une intervention en Syrie, avance-t-il. Pour Leif Eriksson, la peur, notamment des Etats-Unis et d’Israël, des risques inhérents à la chute du régime de Bachar Al-Assad en terme de stabilité régionale et intérieure est un frein important.
Shelli Bee, du blog The Syrian truth, ajoute par ailleurs que “Washington sait qu’elle a une capacité limitée d’influence sur Damas, qui fait déjà l’objet d’une série de sanctions économiques américaines et est un proche de l’Iran, ennemi des Etats-Unis”. “Mais, si les gens continuent à manifester et si le régime continue à tirer, l’administration Obama pourrait être confronté au choix le plus difficile qu’il ait eu à faire au Moyen-Orient”, estime Walter Russell Mead sur son blog The American Interest, analysant tous les facteurs entrant en ligne de compte.


Pourtant, la Toile arabe anticipe et débat déjà de l’éventualité d’une intervention étrangère en Syrie. Les auteurs de la page Facebook du groupe Youth Syria for Freedom invitent leurs membres à aller voter ‘oui’ “pour influencer les choix de la communauté internationale” à un sondage lancé par Lefigaro.fr sur l’opportunité d’une telle intervention (en arabe ci-dessus). L’invitation du groupe donne aussitôt lieu à des réactions contrastées.




Bien entendu, je ne soutiens pas, voulez-vous d’une nouvelle Libye ? Les forces de l’OTAN suggèrent désormais de rentrer sur les terres libyennes et cela signifie l’occupation”.





“Avant d’inciter à répondre oui, j’espère que vous prenez en considération l’intervention internationale qui a eu lieu en Irak ou actuellement en Libye. Nous n’en voulons pas et nous sommes maîtres de notre pays. Mais, si c’est pour imposer des sanctions sur le régime au pouvoir, ses associés et ses proches, geler leurs avoirs et les poursuivre, alors nous sommes pour une intervention”.




“L’occupation est mieux que le vandalisme par les fils de notre pays (…). Je soutiens toute intervention pour renverser le régime”.
Pour le groupe Youth Syria for Freedom (en arabe ci-dessous), la distinction doit toutefois être faîte entre “ingérence politique et intervention militaire. Bien entendu, nous demandons une ingérence politique seulement (…) parce que le temps est venu au Conseil de sécurité de préparer la condamnation du régime de Bachar Al-Assad et d’imposer des sanctions sur les hommes du système. L’intervention militaire (…) nous ne l’accepterons pas, bien sûr, et nous la considérons comme une occupation supplémentaire à celle de la famille Assad. L’intervention occidentale pour isoler et paralyser le mouvement et empêcher nos hommes de se rendre… C’est une forme de pression qui est utile désormais”.


Catégorique, Amina A., auteure du blog A Gay girl in Damascus, refuse : “Je crois dans notre lutte pour la démocratie et, comme beaucoup d’autres en Syrie, je ne veux pas d’une ‘aide’ étrangère quand il est question d’amener la démocratie à notre chère Syrie. Nous ne cherchons pas ni ne voulons du type d’aide qui est offerte par l’Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis, les Etats-Unis ou la France : nous ne sommes pas aveugles et nous voyons très bien que cette ‘aide’ est seulement offerte quand cela est vu comme servant leurs intérêts”.
Et d’interpeller le président américain Barack Obama : “laissez-nous trouver notre propre chemin vers la liberté et empêchez vos vassaux à Riyad, Beyrouth et Tel Aviv de nous causer du tort. Restez à vos places et laissez-nous choisir pour la première fois depuis des décennies le type de gouvernement que nous, peuple syrien, voulons”. Car, nombreux sont ceux qui pensent, à l’instar d’Ayham qui lui répond, que “toute intervention ou sanctions étrangères ne feront que renforcer le régime, causer du tort à la majorité de la population et à l’infrastructure civique du pays”.
(Crédit photo : Nasser Daoud/AP)
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joker911



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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie   Mer 27 Avr 2011, 19:12

Obama veut éviter le recours à la force en Syrie








Mots clés : Etats-unis, crise, protestations, SYRIE, Bachar El-Assad, Barack Obama
Par Laure Mandeville
27/04/2011 | Mise à jour : 18:40







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Face à la répression déployée par le régime syrien,
qui a fait plus de 500 morts, Obama se prépare à mettre en place «des
sanctions ciblées» contre Damas.
Crédits photo : Pablo Martinez Monsivais/AP




Déjà engagée à reculons dans l'aventure militaire libyenne,
l'Amérique n'a aucun «appétit» pour une approche musclée face à la
Syrie.






Jusqu'ici, la Maison-Blanche s'était contentée de condamner la violence et d'appeler Bachar el-Assad à la réforme, suscitant maintes critiques dans les mouvements de défense de droits de l'homme. «Où est le président?», s'indignait sur son blog l'expert de politique étrangère néoconservateur Elliott Abrams,
ex-membre de l'équipe Bush. Mais face à la répression déployée par le
régime, qui a fait plus de 500 morts, l'Administration Obama se prépare à
mettre en place par décret présidentiel «des sanctions ciblées» contre
Damas. Celles-ci pourraient toucher les comptes bancaires de la famille
el-Assad, limiter leur capacité à voyager et leur interdire tout
commerce avec les États-Unis. L'ambassadeur syrien a par ailleurs été
convoqué au département d'État, où devait lui être demandé un arrêt des
violences. Cette agitation diplomatique et ces annonces de
sanctions cachent toutefois mal l'embarras de l'Amérique et sa relative
impuissance face au bain de sang. S'il a dénoncé vendredi avec force
«l'utilisation révoltante de la violence pour écraser les
protestations», Barack Obama s'est bien gardé d'apparaître en public
pour demander le départ d'el-Assad, contrairement à ce qu'il avait fini
par faire pour Moubarak en Égypte et pour Kadhafi en Libye.
Ses collaborateurs annoncent un discours imminent sur le dossier
syrien, mais son porte-parole Jay Carney a pris le soin d'établir une
distinction claire, quoique pas totalement convaincante, entre la Libye,
«un cas unique», et la Syrie. Déjà engagée à reculons dans l'incertaine
aventure militaire libyenne pour empêcher une «catastrophe
humanitaire», l'Amérique n'a en effet aucun «appétit» pour une approche
musclée face à la Syrie. Les difficultés rencontrées par l'Otan face aux forces de Kadhafi
ne donnent pas vraiment envie d'aller tester la solidité d'autres
dictateurs. Et l'Amérique a déjà fort affaire en Irak et en Afghanistan. La mosaïque syrienne

De
plus, si elle n'a pas de sympathie pour le régime de Bachar el-Assad,
sponsor du terrorisme et facteur de déstabilisation de la région, à
travers ses alliés du Hezbollah et son alliance de circonstance avec
l'Iran, l'Administration Obama sait qu'une déstabilisation de la
mosaïque syrienne serait un saut dans l'inconnu, peut-être pour le pire.
Les Israéliens, qui, malgré des tensions sur la question du Golan, ont
établi une sorte de modus vivendi avec el-Assad, semblent encourager la
prudence, redoutant l'avènement d'un pouvoir islamiste radical.
«Plus réaliste et pragmatique qu'idéaliste, l'Administration Obama a
tendance à redouter les changements géopolitiques», ce qui l'amène à
hésiter dans son soutien aux mouvements de révolte, note un
éditorialiste. Le nouveau président américain a en réalité été
pris à contre-pied sur le dossier syrien, où il avait amorcé un virage
par rapport à son prédécesseur, renvoyant un ambassadeur à Damas en
janvier après des années de gel des relations. S'alignant sur la
démarche française, Obama espérait qu'une reprise du dialogue avec
el-Assad permettrait de faire progresser la résolution du conflit
israélo-palestinien. Il tablait aussi sur un assouplissement des
sanctions pour amener l'homme fort de Syrie, éduqué à Londres et attaché
à sa réputation de dirigeant moderne, à la réforme. Une logique
anéantie par la révolte populaire et la réponse brutale qu'el-Assad lui a apportée. En
adoptant des sanctions, le président américain reconnaît qu'il s'est
trompé d'approche. Mais ces mesures auront un effet limité, vu le
caractère très circonscrit des relations entre l'Amérique et la Syrie.
Et il est douteux qu'Obama cherche à faire plus. Pressentant une
dégradation de la situation, le département d'État a ordonné aux
familles des personnels de l'ambassade de quitter le pays.
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