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 La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église

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julia



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MessageSujet: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Dim 24 Avr 2011, 22:07

Plusieurs catéchistes n’enseignent plus la foi catholique !!

Le lien entre la Bible et l’Eglise a été cassé

Paroles du Cardinal Joseph Ratzinger, aujourd’hui S. S. Benoît XVI

Le futur Pape Benoît XVI qui était à cette époque Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, avait accordé au journaliste Vittorio Messori une interview à partir de janvier 1982. Le journaliste a publié un compte-rendu de ces quelques jours d’entretien avec le Cardinal, dans un livre intitulé «Entretien sur la foi», publié en 1985. La Congrégation pour la doctrine de la foi est «la dépositaire de l’orthodoxie catholique», selon les termes du journaliste. Nous aimons donc citer des extraits du chapitre 5 intitulé «Signaux de danger», qui nous aident à voir clair dans la crise qui sévit dans l’Église actuellement.

Le Cardinal voit dans la crise de confiance dans le dogme proposé par le Magistère une conséquence logique de la crise de la foi dans l’Église, en tant que mystère où vit l’Évangile, confié à une hiérarchie voulue par le Christ, lui-même:

«Dans une grande part de la théologie, on semble avoir oublié que le sujet qui fait la théologie n’est pas le spécialiste, mais que c’est la communauté catholique dans son ensemble, autrement dit l’Église tout entière. De cet oubli du travail théologique en tant que service ecclésial dérive un pluralisme théologique qui, en réalité, est souvent un subjectivisme, un individualisme qui n’a peu à voir avec les bases de la tradition commune. Chaque théologien semble désormais vouloir être “créateur"; mais son authentique devoir est d’approfondir, d’aider à comprendre et à annoncer le dépôt commun de la foi et non pas de «créer». Autrement, la foi se brise en une série d’écoles et de courants souvent contradictoires, causant de graves dommages au peuple de Dieu déconcerté…»

Poursuivant son diagnostic, il dit: «Dans cette vision subjective de la théologie, le dogme est souvent considéré comme une geôle (prison) intolérable, une atteinte à la liberté du spécialiste. On a perdu de vue que la définition dogmatique est au contraire un service rendu à la vérité, un don offert aux croyants par l’autorité voulue de Dieu. Les dogmes, a dit quelqu’un, ne sont pas des murailles qui nous empêchent de voir, mais, tout au contraire, des fenêtres ouvertes sur l’infini.»

Graves conséquences
dans le domaine de la catéchèse

Les confusions que le Préfet relève dans la théologie se traduisent, selon lui, par de graves conséquences dans le domaine de la catéchèse.

«Comme la théologie ne semble plus à même de transmettre un modèle commun de la foi, dit-il, de même la catéchèse est exposée au morcellement, à des expériences qui changent constamment. Certains catéchismes et de nombreux catéchistes n’enseignent plus la foi catholique dans son ensemble harmonieux — où chaque vérité présuppose et explique la suivante — mais cherchent à rendre humainement "intéressants" (au gré des orientations culturelles du moment) certains éléments du patrimoine chrétien. Tels et tels passages bibliques sont mis en relief parce qu’ils sont considérés comme “plus proches de la sensibilité contemporaine". D’autres, pour la raison inverse, sont mis de côté. Autrement dit, non plus une catéchèse qui serait formation globale à la foi, mais des réflexions ou des inspirations puisées à des expériences anthropologiques partielles et subjectives.»

Grave erreur d’avoir supprimé le catéchisme

Au début de 1983, Ratzinger prononça en France une conférence (qui fit grand bruit) précisément sur la «nouvelle catéchèse». A cette occasion, avec sa clarté coutumière, il déclara entre autres: «Ce fut une première et grave erreur de supprimer le catéchisme, en le déclarant “dépassé”.» Et il parla à ce sujet d’une «décision erronée, promue à l’échelle internationale avec précipitation et grande assurance».

Il me le répète à présent: «Il faut se rappeler que depuis les tout premiers temps du christianisme apparaît un “noyau" permanent et irréductible de la catéchèse, donc de la formation à la foi… Tout l’exposé sur la foi est organisé autour de quatre éléments fondamentaux: le Credo, le Pater noster, le Décalogue et les Sacrements. Telle est la base de la vie du chrétien, telle est la synthèse de l’enseignement de l’Église fondé sur l’Écriture et la Tradition. Le chrétien y trouve ce qu’il doit croire (le Symbole des Apôtres ou Credo), espérer (le Pater noster), faire (le Décalogue) et l’espace vital dans lequel tout cela doit s’accomplir (les Sacrements). Or, dans trop de catéchèses actuelles, cette structure fondamentale est abandonnée, avec les résultats que l’on sait: une désagrégation du sensus fidei chez les nouvelles générations, souvent incapables d’une vision d’ensemble de leur religion.»

Rupture entre l’Église et la Bible

La crise de confiance dans le dogme de l’Église s’accompagne, selon Ratzinger d’une crise de confiance contemporaine dans la morale proposée par l’Église elle-même…

Nous nous rapportons ici ce qui fut dit d’un autre maillon de cette chaîne: la crise de confiance dans l’Écriture telle que celle-ci est lue par l’Église.

«Le lien entre la Bible et l’Église a été cassé, dit-il. Cette rupture a commencé dans les milieux protestants, depuis l’époque des Lumières au XVIIIe siècle, puis s’est récemment étendue parmi les exégètes catholiques également. L’interprétation historico-critique a certes ouvert de nombreuses et grandes possibilités nouvelles de mieux comprendre le texte biblique. Mais, en soi, elle ne peut l’expliquer que dans sa dimension historique, non dans son exigence biblique. Là où elle oublie cette frontière, non seulement elle devient illogique, et par là même a-scientifique mais, par surcroît, on omet alors que la Bible ne peut être comprise comme présent et futur que dans sa connexion vitale avec l’Église; on ne la lit plus à partir de la Tradition de l’Église et avec l’Église, mais à partir de la toute dernière méthode qui se donne pour “scientifique”. Cette interdépendance est même devenue chez certains une opposition; si bien que la foi traditionnelle de l’Église ne semble plus justifiée pour beaucoup par l’exégèse critique, mais n’apparaît plus que comme un obstacle à la compréhension authentique, “moderne" du christianisme.»

C’est là une situation sur laquelle il reviendra (en tâchant d’en discerner les racines) dans le texte concernant certaines «théologies de la libération», que nous reproduisons plus loin.

Sans fondement biblique

Nous anticipons un peu pour donner place ici à sa conviction que «la rupture entre l’Église et l’Écriture tend à les vider toutes les deux de l’intérieur. Car une Église qui n’a pas de fondement biblique crédible devient un produit historique, conjoncturel, une organisation parmi d’autres, devient ce simple cadre d’organisation humaine dont nous parlions. Mais, de même, la Bible sans l’Église n’est plus la Parole efficace de Dieu, mais un recueil de multiples sources historiques, une collection de livres hétérogènes dont on s’évertue à tirer, à la lumière de l’actualité, ce que l’on juge utile. Une exégèse qui ne vit et qui ne lit plus la Bible dans le corps vivant de l’Église devient archéologique: les morts ensevelissent les morts. En tout cas, de cette façon, le dernier mot sur la Parole de Dieu, en tant que telle ne revient plus aux pasteurs légitimes, au Magistère, mais à l’expert et au professeur, avec leurs études toujours provisoires et changeantes.» …

Je demande alors: Est-ce que même un catholique qui voudrait être «à jour» peut se remettre à lire sa Bible sans trop se soucier des questions complexes de l’exégèse?

«Certainement, répond-il, tout catholique doit avoir l’audace de croire que sa foi (en communion avec celle de l’Église) est au-dessus de tout «nouveau magistère» des experts et des intellectuels. Les hypothèses de ceux-ci peuvent être utiles pour mieux comprendre la genèse des livres de l’Écriture, mais c’est un préjugé issu de l’évolutionnisme que d’affirmer que le texte ne peut être compris qu’en étudiant comment il est né et comment il s’est développé.

«La règle de la foi, aujourd’hui comme hier, n’est pas constituée par les découvertes (qu’elles soient fondées ou hypothétiques) sur les sources et sur les strates bibliques, mais par la Bible, telle qu’elle est, telle qu’elle a été élue dans l’Église depuis les Pères jusqu’à nos jours. Précisément, la fidélité à cette lecture de la Bible nous a donné les saints, qui étaient souvent illettrés, en tout cas fréquemment ignorants des questions de l’exégèse scientifique. Pourtant, ce sont eux qui l’ont le mieux comprise.»



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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Dim 24 Avr 2011, 22:17

Analyse claire et précise ! Bravo.

Ca, je le subis tous les jours dans mon travail de recherche.

Citation :
Cette rupture a commencé dans les milieux protestants, depuis l’époque des Lumières au XVIIIe siècle, puis s’est récemment étendue parmi les exégètes catholiques également. L’interprétation historico-critique a certes ouvert de nombreuses et grandes possibilités nouvelles de mieux comprendre le texte biblique. Mais, en soi, elle ne peut l’expliquer que dans sa dimension historique, non dans son exigence biblique. Là où elle oublie cette frontière, non seulement elle devient illogique, et par là même a-scientifique mais, par surcroît, on omet alors que la Bible ne peut être comprise comme présent et futur que dans sa connexion vitale avec l’Église; on ne la lit plus à partir de la Tradition de l’Église et avec l’Église, mais à partir de la toute dernière méthode qui se donne pour “scientifique”. Cette interdépendance est même devenue chez certains une opposition; si bien que la foi traditionnelle de l’Église ne semble plus justifiée pour beaucoup par l’exégèse critique, mais n’apparaît plus que comme un obstacle à la compréhension authentique, “moderne" du christianisme.»

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julia



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MessageSujet: Re: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Lun 25 Avr 2011, 10:40

Il faut résister et enseigner enfin à nos jeunes une foi claire, simple, accessible.

Leur apprendre à prier (non seulement on ne le fait plus, mais souvent on se fiche de ceux qui le font, surtout la prière mariale, si utile et précieuse aux enfants, un comble !!!)

Leur faire étudier la vie des saints, c'est quelque chose qui aide à susciter des vocations, je l'ai remarqué.

Leur faire chanter de beaux cantiques, même anciens (genre "les anges dans nos campagnes à Noël); ils aiment bp cela, etc...

Il y a du boulot !!
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julia



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MessageSujet: Re: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Lun 25 Avr 2011, 10:53

"Poursuivant son diagnostic, il dit: «Dans cette vision subjective de la théologie, le dogme est souvent considéré comme une geôle (prison) intolérable, une atteinte à la liberté du spécialiste. On a perdu de vue que la définition dogmatique est au contraire un service rendu à la vérité, un don offert aux croyants par l’autorité voulue de Dieu. Les dogmes, a dit quelqu’un, ne sont pas des murailles qui nous empêchent de voir, mais, tout au contraire, des fenêtres ouvertes sur l’infini.» "

S"ensuivent les gravissimes dérives que l'on constate aujourd'hui pale
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Lun 25 Avr 2011, 10:55

julia a écrit:
"Poursuivant son diagnostic, il dit: «Dans cette vision subjective de la théologie, le dogme est souvent considéré comme une geôle (prison) intolérable, une atteinte à la liberté du spécialiste. On a perdu de vue que la définition dogmatique est au contraire un service rendu à la vérité, un don offert aux croyants par l’autorité voulue de Dieu. Les dogmes, a dit quelqu’un, ne sont pas des murailles qui nous empêchent de voir, mais, tout au contraire, des fenêtres ouvertes sur l’infini.» "

S"ensuivent les gravissimes dérives que l'on constate aujourd'hui pale

Toutes les Universités catholiques sont atteintes de ce mal, sauf celles de Rome. C'est une véritable orientation choisie, volontaire, des professeurs de théologie. Ils répandent leur esprit de marginalisation du Magistère partout. Et, en conséquence, les avancées théologiques au service de l'Eglise sont peu importantes. Les thèses se contentent de recherches historiques ou de théories exégétiques.

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julia



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MessageSujet: Re: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Lun 25 Avr 2011, 13:01

Et en attendant, les âmes se perdent.. Sad
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outreneuve



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MessageSujet: Re: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Lun 25 Avr 2011, 14:01

Le problème est l'angle de vision des choses. Le catholicisme romain voit les choses sous forme pyramidale, comme la coupe de champagne de l'explication d'Arnaud.
Mais Dieu dit : Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël, Après ces jours-là, dit l'Eternel: Je mettrai ma loi au dedans d'eux, Je l'écrirai dans leur coeur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.
Celui qui croit au Christ, fils du Dieu vivant fait partie de l'Israël du Dieu incarné dans coeurs.


Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père, je l'aimerai, et je me ferai connaître à lui.
Celui qui croit en lui n'est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif,
Celui qui croit en moi a la vie éternelle.

Celui
qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Écriture.
celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.
celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père;
etc.


bref, il ne dit jamais "ceux" ni le groupe, ou l'institution, il ne parle qu'à l'individu.

Cette vision pyramidale de l'Esprit est source d'erreur et implique cette notion d'hiérarchie humaine, que les autres chrétiens contestent, car on le sait, le dernier précède le premier dans le royaume des cieux, ce que nous décrétons important a de fortes chances de se retrouver absurde devant le Seigneur.
Il faudrait plutôt voir Dieu au centre de chacun, comme la graine dans la terre, et chacun produit son fruit.
Il faut certes annoncer Jésus, mais se garder de s'enfermer ou d'enfermer les autres dans un système. Beaucoup de catholiques sortent de l'église à cause de cela, mais cela n'en fait pas des perdus pour autant.

Je ne pense pas que la recherche de Dieu est à la dérive, tout au contraire, mais les chemins du retour sont aussi différents qu'il y a de chercheurs de Dieu, de tous cultes et cultures.

La dérive matérialiste de notre occident va arriver à son terme, car il va se heurter à toutes sortes de murs, on les voit déjà et beaucoup comprendront qu'il est temps de voir la Réalité en face, et de retourner au Seigneur.
Et ce seront les ouvriers de la onzième heure.






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julia



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MessageSujet: Re: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Lun 25 Avr 2011, 14:11

Dieu est un Dieu d'ordre, il ne s'agit pas d'une "hiérarchie" comme on l'entend humainement, mais des membres d'un seul corps, soumis les uns aux autres
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outreneuve



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MessageSujet: Re: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Lun 25 Avr 2011, 15:09

Citation :
mais des membres d'un seul corps, soumis les uns aux autres

membre d'un seul corps oui, mais pas soumis les uns aux autres, c'est justement cela la hiérarchie humaine et romaine, non soumis les uns aux autres, mais respectueux les uns des autres.

Code:
I Cor 12,6. Il y a aussi diversité d'opérations; mais il n'y a qu'un même Dieu, qui opère tout en tous.

I Cor 12,7. Or la manifestation de l'Esprit est donnée à chacun pour l'utilité commune.

I Cor 12,8. En effet, à l'un est donnée par l'Esprit une parole de sagesse; à un autre, une parole de science, selon le même Esprit;

I Cor 12,9. à un autre, la foi, par le même Esprit; à un autre, la grâce des guérisons, par le même Esprit;

I Cor 12,10. à un autre, le don d'opérer des miracles; à un autre, la prophétie; à un autre, le discernement des esprits; à un autre, la diversité des langues; à un autre, l'interprétation des langues.

I Cor 12,11. Or c'est un seul et même Esprit qui opère toutes ces choses, les distribuant à chacun comme Il veut.

I Cor 12,12. Car comme le corps est un et a beaucoup de membres, et comme tous les membres du corps, quoique nombreux, ne forment néanmoins qu'un seul corps: ainsi en est-il du Christ.

I Cor 12,13. En effet, nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit païens, soit esclaves, soit libres; et nous avons tous été abreuvés d'un seul Esprit.

I Cor 12,14. Ainsi le corps n'est pas un seul membre, mais il est composé de beaucoup de membres.

I Cor 12,15. Si le pied disait: Puisque je ne suis pas une main, je ne suis pas du corps; est-ce que pour cela il ne serait point du corps?

I Cor 12,16. Et si l'oreille disait: Puisque je ne suis pas un oeil, je ne suis pas du corps; est-ce que pour cela elle ne serait point du corps?

I Cor 12,17. Si tout le corps était oeil, où serait l'ouïe? s'il était tout ouïe, où serait l'odorat?

I Cor 12,18. Mais Dieu a disposé les membres dans le corps, chacun d'eux comme il a voulu.

I Cor 12,19. S'ils n'étaient tous qu'un seul membre, où serait le corps?

I Cor 12,20. Mais maintenant il y a beaucoup de membres, et un seul corps.

I Cor 12,21. L'oeil ne peut pas dire à la main: Je n'ai pas besoin de ton aide; ni la tête dire aux pieds: Vous ne m'êtes pas nécessaires;

I Cor 12,22. Mais au contraire les membres du corps qui paraissent les plus faibles sont les plus nécessaires;

I Cor 12,23. et les membres du corps que nous regardons comme les plus vils, nous les entourons d'un plus grand honneur; et ceux qui sont honteux reçoivent le plus de respect.

I Cor 12,24. Ceux qui sont décents n'en ont pas besoin; mais Dieu a disposé le corps de manière à donner plus d'honneur à ce qui en manquait,

I Cor 12,25. afin qu'il n'y ait pas de division dans le corps, mais que les membres aient également un soin réciproque les uns des autres.

I Cor 12,26. Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui; ou si un membre est honoré, tous les membres s'en réjouissent avec lui.

I Cor 12,27. Or vous êtes le corps du Christ, et les membres d'un membre.


Il n'est pas dit que l'oeil est soumis au pied, ou que la main soit soumise à l’ouïe...
mais que chacun qui fait partie du corps du Christ, aussi différent soit-il, se respectent mutuellement.

Dans ce que je dis, je respecte votre identité catholique-romaine et très française aussi, et même parfois ça me fait un peu rire, mais un rire fraternel et pas méchant Smile
Nous les suisses, on est un peu moitié-moitié, de par notre histoire très mouvementée...

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julia



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MessageSujet: Re: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Lun 25 Avr 2011, 15:19

Ephésiens 5, 22-24

" Vous qui craignez le Christ, soumettez-vous les uns aux autres"
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Poisson



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MessageSujet: Re: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Lun 25 Avr 2011, 15:21

On parvient (parfois) à convaincre quelqu'un par l'écriture. Mais le plus souvent ce sont nos actes qui interpellent autrui. Vivons d'abord en chrétiens, entièrement, totalement, et nous verrons alors les gens nous (et pas forcément moi) avoir un regard différent sur ce que nous vivons, nous ressentons. L'évangélisation du monde ne s'est pas faite exclusivement par des paroles, mais, j'en suis intimement persuadé, par des actes. Si les « Actes des Apôtres » ont été incorporé au canon des saintes Écritures, il doit y avoir une raison !
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julia



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MessageSujet: Re: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Lun 25 Avr 2011, 15:28

On s'éloigne un peu du sujet ici, qui est le constat par Benoit XVI du fait que beaucoup de catéchistes n'enseignent plus la foi catholique
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Poisson



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MessageSujet: Re: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Lun 25 Avr 2011, 15:37

julia a écrit:
On s'éloigne un peu du sujet ici, qui est le constat par Benoit XVI du fait que beaucoup de catéchistes n'enseignent plus la foi catholique
À mon sens, pas vraiment, car le lien entre ce que l'on enseigne et ce que l'on vit n'est pas forcément anodin.
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julia



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MessageSujet: Re: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Lun 25 Avr 2011, 15:44

Alors, beaucoup de catholiques ne vivent plus vraiment leur foi
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Poisson



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MessageSujet: Re: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Lun 25 Avr 2011, 15:47

Qu’appelez-vous "leur foi" ?
PS : je précise ici que je suis globalement en harmonie avec ce que vous avez écrit précédemment.
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outreneuve



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MessageSujet: Re: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Lun 25 Avr 2011, 15:54

Citation :
" Vous qui craignez le Christ, soumettez-vous les uns aux autres"

soumettre dans ce sens-là, c'est servir.

Jean 13,12
Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit: Comprenez-vous ce que je vous ai fait?
Vous m’appelez Maître et Seigneur; et vous dites bien, car je le suis.
Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres;
car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait.
En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son seigneur, ni l’apôtre plus grand que celui qui l’a envoyé.
Si vous savez ces choses, vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez.

Si chaque chrétien le pratiquait, du moins symboliquement, il n'y aurait pas eu besoin de copier sur le système des empires du monde.

Et à propos de l'ordre, demandez à Jésus ce qu'il pensait de l'ordre religieux de son temps....et les choses se répètent, rien de nouveau sous le soleil. Seul est sauvé CELUI QUI.....

Citation :
beaucoup de catéchistes n'enseignent plus la foi catholique

romaine ? ;)
C'est pas nouveau non plus, on a vu passer beaucoup de manières d'enseigner le caté, notamment des années 80 où tout le monde monte dans le train de Jésus et tout le monde il est beau et gentil et content !

Citation :

Alors, beaucoup de catholiques ne vivent plus vraiment leur foi

Vivre sa foi, c'est être tellement pénétré du Christ, qu'on n'a plus envie d'aller voir ailleurs. On pardonne comme il nous a pardonné, on aime comme il nous a aimé, on enseigne comme il nous a enseigné...


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Poisson



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MessageSujet: Re: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Lun 25 Avr 2011, 16:04

outreneuve a écrit:

Vivre sa foi, c'est être tellement pénétré du Christ, qu'on n'a plus envie d'aller voir ailleurs. On pardonne comme il nous a pardonné, on aime comme il nous a aimé, on enseigne comme il nous a enseigné...
Pardonnez-moi de vous corriger : vivre sa foi, c'est tenter de faire, d'être tout ce que vous venez de décrire si justement ! Si l'on y arrive, c'est que nous sommes devenus des Saints !
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outreneuve



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MessageSujet: Re: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Lun 25 Avr 2011, 19:55

Une idée pour les enseignants du catéchisme : prochain cours, lavage mutuel des pieds, les élèves s'en souviendront ! affraid
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Lun 25 Avr 2011, 20:12

Cher Beranger, Jean-Paul II et Benoît XVI ont la même théologie, l'une exprimant le coeur et l'autre la raison.

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Arnaud
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MessageSujet: Re: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Mar 26 Avr 2011, 01:48

J'ai moi aussi une préférence pour Benoît XVI, avec sa modestie, sa discrétion, mais qui fait preuve d'un immense courage quand il s'agit de dénoncer les abus et de faire la clarté.

"trop de souillures dans l'Eglise", c'étaient ses premiers mots de pape...
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christianK



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MessageSujet: Re: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Mar 26 Avr 2011, 17:53

Arnaud Dumouch a écrit:
julia a écrit:
"Poursuivant son diagnostic, il dit: «Dans cette vision subjective de la théologie, le dogme est souvent considéré comme une geôle (prison) intolérable, une atteinte à la liberté du spécialiste. On a perdu de vue que la définition dogmatique est au contraire un service rendu à la vérité, un don offert aux croyants par l’autorité voulue de Dieu. Les dogmes, a dit quelqu’un, ne sont pas des murailles qui nous empêchent de voir, mais, tout au contraire, des fenêtres ouvertes sur l’infini.» "

S"ensuivent les gravissimes dérives que l'on constate aujourd'hui pale

Toutes les Universités catholiques sont atteintes de ce mal, sauf celles de Rome. C'est une véritable orientation choisie, volontaire, des professeurs de théologie. Ils répandent leur esprit de marginalisation du Magistère partout. Et, en conséquence, les avancées théologiques au service de l'Eglise sont peu importantes. Les thèses se contentent de recherches historiques ou de théories exégétiques.

Toutes est un peu fort. Peut-etre toutes en Europe (sauf U Opus Dei).
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julia



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MessageSujet: Re: La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église   Lun 27 Juin 2011, 00:39

Un extrait du blog de mon ami l'abbé Guillaume de Tanouärn :

Le cardinal Ratzinger demeure, seul véritable théologien, dans un monde qui n’en a plus.

La raison ? Comme le Père Garrigou-Lagrange, même si ce n’est pas dans les mêmes termes, Monseigneur Pozzo attribue la crise de la théologie à la crise de la métaphysique, ou plus exactement à l’absence de métaphysique qui caractérise l’homme d’aujourd’hui.

Emporté par son élan, il évoque sa propre thèse de théologie, soutenue naguère sur Hans Küng, et il stigmatise les théologiens radicaux de cette espèce qui ont placé la foi pure dans une sorte d’ailleurs inaccessible.

Résultat ? la théologie radicale consiste à utiliser les catégories d’une culture mondaine pour dire la foi à un moment de l’histoire.
Et puis il faut recommencer quand la culture change.
Vu comme ça, Hans Küng est une sorte de Sisyphe, qui n’en finit pas de monter son rocher. Et pas seulement celui-là souligne-t-il.
Dans ses Entretiens sur la foi justement, le cardinal Ratzinger s’est attaqué aussi à ceux qui cherchaient uniquement à trouver des intermédiaires entre la foi et la culture dominante. Cette recherche est vaine, martèle mons.

Pozzo, décidément très en forme. Au café, nous essayons de descendre de ces hauteurs…

Mais le ton de la rencontre est donné.
Toujours précis, toujours spéculatif, dans une sorte de… gouaille (c’est le mot qui me vient à l’esprit, moi qui suis parisien), mons. Pozzo nous parle du Concile : on peut déclarer que quelques points traités au Concile reste ouverts ou que le lien de certains exposés conciliaires avec la Tradition est problématique, mais la question est de savoir si une herméneutique de continuité est possible (si on reconnaît cette possibilité, on est catholique) ou bien si elle n’est pas possible – et cela, nous dit-il d’une voix forte, ce n’est pas catholique. Sono eretici!
Ils ne sont pas dans la Communion du Saint Siège ceux qui prétendraient que Vatican II ne peut pas recevoir une herméneutique correcte de la part du Magistère.

On sent que tout l’effort de ce théologien de profession qu’est mons. Pozzo, c’est d’affirmer et de réaliser la continuité réelle (et non seulement verbale ou fictive) entre le Concile, l’enseignement qui le précède et l’enseignement qui le suit.

En l’écoutant je pensais à une formule du cardinal Ratzinger dans Le sel de la terre, que je modifie quelque peu pour faire porter sur la théologie (et sur monseigneur Pozzo) ce qui à l’origine désigne la liturgie :

« Celui qui considèrerait comme absolument faux tout ce que l’Eglise a tenu de plus vrai depuis son commencement, celui-là c’est la crédibilité de l’Eglise qu’il met en cause ».

Monseigneur Pozzo est un beau défenseur de cette Institution ecclésiale qui a besoin de continuité pour affirmer à la face du monde sa fonction salvifique
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La théologie moderne se détache du Magistère de l’Église
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