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 Samedi saint : "Un grand silence..."

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Chrysostome



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MessageSujet: Samedi saint : "Un grand silence..."   Sam 23 Avr 2011, 01:08



"Qu’est-ceci ? Un grand silence règne aujourd’hui sur la terre, un grand silence et une grande solitude.

Un grand silence parce que le roi dort. La terre a tremblé et s’est calmée parce que Dieu s’est endormi dans la chair, et qu’il est allé réveiller ceux qui dormaient depuis des siècles. Dieu est mort dans la chair et les enfers ont tressailli. Dieu s’est endormi pour un peu de temps et il a réveillé du sommeil ceux qui séjournaient dans les enfers…

Il va chercher Adam, notre premier père, la brebis perdue. Il veut aller visiter tous ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort. Il va pour délivrer de leurs douleurs Adam dans ses liens et Ève captive avec lui, lui qui est en même temps leur Dieu et leur fils.

Descendons avec lui pour voir l’alliance entre Dieu et les hommes. Là se trouve Adam, le premier père et, comme premier créé, enterré plus profondément que tous les condamnés. Là se trouve Abel, le premier mort, et comme premier pasteur juste, figure du meurtre injuste du Christ pasteur. Là se trouve Noé, figure du Christ, le constructeur de la grande arche de Dieu, l’Église. Là se trouve Abraham, le père du Christ, le sacrificateur qui offrit à Dieu par le glaive et sans le glaive un sacrifice mortel sans mort. Là demeure Moïse, dans les ténèbres inférieures, lui qui jadis a séjourné dans les ténèbres supérieures de l’arche de Dieu. Là se trouve Daniel, dans la fosse de l’enfer, lui qui jadis a séjourné sur la terre, dans la fosse aux lions. Là se trouve Jérémie, dans la fosse de boue, dans le trou de l’enfer, dans la fosse de la mort. Là se trouve Jonas dans le monstre capable de contenir le monde, c’est-à-dire dans l’enfer en signe du Christ éternel. Et, parmi les prophètes, il en est un qui s’écrie : « du ventre de l’enfer, entends ma supplication, écoute mon cri ! » et un autre « des profondeurs, je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, entends ma voix » - Et un autre encore : « Fais rayonner ton visage, et nous serons sauvés ! »…

Mais, comme par son avènement, le Seigneur voulait pénétrer dans les lieux les plus inférieurs, Adam en tant que premier père et que premier créé de tous les hommes et en tant que premier mortel, lui qui avait été tenu captif plus profondément que tous les autres, et avec le plus grand soin, il entendit le premier le bruit des pas du Seigneur qui venait vers les prisonniers. Et il reconnut la voix de celui qui cheminait dans la prison et s’adressant à tous ceux qui étaient enchaînés avec lui depuis le commencement du monde, il parla ainsi : « J’entends les pas de quelqu’un qui vient vers nous ! » Et pendant qu’il parlait, le Seigneur entra tenant les armes victorieuses de la croix. Et lorsque le premier père Adam le vit, plein de stupeur il se frappa la poitrine et cria aux autres : « Mon Seigneur soit avec vous tous ! » Et le Christ répondit à Adam : « Et avec ton esprit ». Et lui ayant saisi la main, il lui dit : « Tiens-toi debout, toi qui dormais, lève-toi d’entre les morts et le Christ t’illuminera. Je suis ton Dieu et, à cause de toi, je suis devenu ton fils. Lève-toi, toi qui dormais, car je ne t’ai pas créé pour que tu séjournes ici enchaîné dans l’enfer. Surgis d’entre les morts, je suis la Vie des morts. Lève-toi, toi, l’œuvre de mes mains, toi, mon effigie, qui a été faite à mon image. Lève-toi et partons d’ici car tu es en moi et je suis en toi, nous formons tous deux une personne unique et indivisible.

À cause de toi, moi, ton Dieu, je suis devenu ton fils ; à cause de toi, moi le Seigneur, j’ai pris la forme d’esclave ; à cause de toi, moi qui demeure au-dessus des cieux, je suis descendu sur la terre, et sous la terre. Pour toi, homme, je me suis fait comme un homme sans protection, livré aux juifs dans le jardin et j’ai été crucifié dans le jardin. Regarde sur mon visage les crachats que j’ai reçus pour toi, afin de te replacer dans l’antique paradis. Regarde sur mes joues la trace des soufflets que j’ai subis pour rétablir en mon image ta beauté détruite. Regarde sur mon dos la trace de la flagellation que j’ai reçue afin de te décharger du fardeau de tes péchés, qui avait été imposé sur ton dos. Regarde mes mains qui ont été solidement clouées au bois à cause de toi qui autrefois as mal étendu tes mains vers le bois… Je me suis endormi sur la croix et la lance a percé mon côté à cause de toi qui t’es endormi au paradis et as fait sortir Ève de ton côté. Ma douleur a guéri la douleur de ton côté. Et mon sommeil te fait sortir maintenant du sommeil de l’enfer. Lève-toi et partons d’ici, de la mort à la vie, de la corruption à l’immortalité, des ténèbres à la lumière éternelle. Levez-vous et partons d’ici et allons de la douleur à la joie, de la prison à la Jérusalem céleste, des chaînes à la liberté, de la captivité aux délices du paradis, de la terre au ciel.

Mon Père céleste attend la brebis perdue, un trône de chérubin est prêt, les porteurs sont debout et attendent, la salle de noces est préparée, les tentes et les demeures éternelles sont ornées, les trésors de tout bien sont ouverts, le royaume des cieux qui existait avant tous les siècles vous attend."

(Pseudo-Épiphane, Homélie pour le samedi saint)
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Espérance
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MessageSujet: Re: Samedi saint : "Un grand silence..."   Sam 23 Avr 2011, 12:00

copié/collé de "Retraite dans la ville" des Dominicains de Lille :

La Parole de Dieu

« Éveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d'entre les morts et le Christ t'illuminera ».
Lettre aux Ephésiens, chapitre 5, verset 14.

La méditation

Après la mort du Christ, le soir du vendredi saint, le monde entier est entré dans un grand silence entre la mise au tombeau et la résurrection, la nuit de Pâques. En silence, Jésus s'est rendu solidaire de nos morts pour les entraîner avec lui au coeur du Père.

Solidaire de nos morts, Jésus a non seulement accepté de mourir mais d'être enseveli, partageant ainsi le moment où nos pauvres corps sont privés sensiblement de leur vitalité, de leur joie d'aimer et d'être aimés, pour qu'ils soient, un jour, transfigurés avec lui.

Solidaire de nos morts, Jésus, dans le sein de la terre, a dépouillé toutes les puissances du mal et de la mort qui nous retenaient captifs. Solidaires de nos morts, Jésus est descendu jusque dans nos enfers, la profondeur de nos coeurs désespérés. Aux abîmes du péché, le Christ ressuscité vient opposer les abîmes de sa miséricorde pour nous conduire, avec lui, dans les profondeurs de la vie et du bonheur de Dieu.

Chantons ainsi, avec les chrétiens des tout premiers siècles, la rencontre joyeuse du Christ avec tous nos morts : « Éveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d'entre les morts et le Christ t'illuminera… Je ne t'ai pas créé pour que tu demeures captif du séjour ces morts. Lève-toi, oeuvre de mes mains, lève-toi mon semblable qui as été créé à mon image. Éveille-toi, sortons d'ici, car tu es en moi et moi en toi ».
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Samedi saint : "Un grand silence..."   Sam 07 Avr 2012, 13:04

Le samedi saint - Dimanche de Pâques : veillée pascale

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SAMEDI SAINT et VIGILE PASCALE


Le Samedi saint, l'Eglise entre dans une période d'attente, d'espérance. C'est le "Grand et saint Sabbat". La samedi saint est un jour vide par rapport aux deux précédents : le Christ est au tombeau, rien ne se passe. Les disciples sont effrayés et déçus. La journée se passe en attente.
Les tabernacles sont vides, un deuil qui rappelle celui des disciples du Christ. Une période où il ne se passe strictement rien, ni messe, ni mariage, ni funérailles, avant d'entrer, avec la Vigile pascale, dans la lumière, la gloire du Christ ressuscité. Seule la liturgie des heures est célébrées (office dit "des ténèbres").

Pendant la nuit du samedi saint au dimanche de Pâques, on fête la Résurrection du Christ lors de la Vigile pascale.

Cette célébration festive est très riche. Elle commence en plein air par la bénédiction du feu nouveau, auquel est allumé le Cierge pascal. «Lumière du Christ ! Nous rendons grâce à Dieu !».

Un chantre chante l' «Exultet», grand chant de joie qui annonce la Résurrection. Puis l'histoire du Salut est récapitulée, depuis la Création jusqu'à la Résurrection, en passant par la sortie d'Egypte, les prophètes, etc, au cours d'une grande liturgie de la Parole. On relit tout ce que Dieu a fait pour les Hommes à la lumière de la Résurrection du Christ. Ceci amène à chanter la gloire de Dieu, en faisant sonner les cloches à toute volée. L'évangile est acclamé en chantant Alléluia (ce qui n'avait pas été fait pendant tout le carême).

Vient ensuite la liturgie baptismale. La Vigile pascale est le moment de l'année le plus approprié pour la célébration des baptêmes. Depuis les temps les plus reculés, cette nuit est « une veille en l’honneur du Seigneur » ; on y commémore la nuit sainte où le Seigneur est ressuscité ; où l’Église veille dans l’attente de la Résurrection du Seigneur, et la célèbre par les sacrements de l’initiation chrétienne.
La célébration se poursuit par la liturgie de l'Eucharistie, et se termine par une bénédiction solennelle : «Ils sont finis, les jours de la Passion ! ...»


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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Samedi saint : "Un grand silence..."   Sam 07 Avr 2012, 13:07

C'est le jour de Marie. Elle seule a porté la foi sur terre ce jour là.

Vers la fin du monde,; il y aura un nouveau jour de Marie, cette fois pour l'Eglise mise au tombeau.

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Arnaud
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Samedi saint : "Un grand silence..."   Sam 07 Avr 2012, 13:34

Commentaire du jour :

Saint Chromace d'Aquilée (?-407), évêque
Sermon 17, 2ème pour la Grande Nuit ; SC 154 (trad. SC p. 269 rev.)


« Voici que je fais l'univers nouveau » (Ap 21,5)

Le monde entier, qui célèbre la veillée pascale tout au long de cette nuit, témoigne de la grandeur et de la solennité de cette nuit. Et à juste titre : en cette nuit la mort a été vaincue, la Vie est vivante, le Christ est ressuscité des morts. Jadis Moïse avait dit au peuple, à propos de cette Vie : « Vous verrez votre vie suspendue au bois de jour et de nuit » (Dt 28,66 Vulg)... Qu'il s'agit là du Christ Seigneur, c'est lui-même qui nous le montre dans l'Évangile quand il dit : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie » (Jn 14,6). Il se dit la voie, parce qu'il conduit au Père ; la vérité, parce qu'il condamne le mensonge ; et la vie, parce qu'il commande à la mort... : « Mort, où est ton aiguillon ? Mort, où est ta victoire ? » (1Co 15,55) Car la mort, qui était toujours victorieuse, a été vaincue par la mort de son vainqueur. La Vie a accepté de mourir pour mettre la mort en déroute. De même qu'au lever du jour les ténèbres disparaissent, ainsi la mort a été anéantie lorsque s'est levée la Vie éternelle...

Voici donc le temps de Pâques. Jadis, Moïse en a parlé au peuple en disant : « Ce mois sera pour vous le premier des mois de l'année » (Ex 12,2)... Le premier mois de l'année n'est donc pas celui de janvier, où tout est mort, mais le temps de Pâques, où tout revient à la vie. Car c'est maintenant que l'herbe des prés, en quelque sorte, ressuscite de la mort, maintenant qu'il y a des fleurs aux arbres, et que les vignes bourgeonnent, maintenant que l'air lui-même semble heureux du début d'une année nouvelle... Ce temps de Pâques est donc le premier mois, le temps nouveau..., et en ce jour le genre humain aussi est renouvelé. Car aujourd'hui, dans le monde entier, des peuples innombrables ressuscitent par l'eau du baptême pour une vie nouvelle... Nous donc, qui croyons que le temps de Pâques est vraiment l'année nouvelle, nous devons célébrer ce saint jour en toute allégresse, exultation, et joie spirituelle, afin de pouvoir dire en toute vérité ce refrain du psaume : « Voici le jour que le Seigneur a fait ; vivons-le dans la joie et l'allégresse » (117,24).
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Samedi saint : "Un grand silence..."   Sam 30 Mar 2013, 12:11

Triduum pascal : Samedi Saint


Extraits de la Catéchèse du Pape Benoît XVI

(19 mars 2008)


Chers frères et sœurs,

[...] en ces jours uniques, orientons résolument notre vie vers une adhésion généreuse et convaincue aux desseins du Père céleste; renouvelons notre oui à la volonté divine comme l'a fait Jésus avec le sacrifice de la croix. Les rites suggestifs du Jeudi Saint, du Vendredi Saint, le silence riche de prière du Samedi Saint et la Veillée pascale solennelle nous offrent l'opportunité d'approfondir le sens et la valeur de notre vocation chrétienne qui naît du Mystère pascal et de la concrétiser en nous mettant fidèlement à la suite du Christ en toute circonstance, comme Il l'a fait, jusqu'au don généreux de notre vie.



Faire mémoire des mystères du Christ signifie aussi vivre dans une adhésion profonde et solidaire au moment présent de l'histoire, convaincus que ce que nous célébrons est une réalité vivante et actuelle.



Samedi Saint est marqué par un profond silence. Les Églises sont dépouillées et aucune liturgie particulière n'est prévue. Attendant le grand événement de la Résurrection, les croyants persévèrent avec Marie dans l'attente, en priant et en méditant. Nous avons en effet besoin d'un jour de silence pour méditer sur la réalité de la vie humaine, sur les forces du mal et sur la grande force du bien issue de la Passion et de la Résurrection du Seigneur. Une grande importance est accordée, en ce jour, à la participation au sacrement de la réconciliation, chemin indispensable pour purifier le cœur et se préparer à célébrer la Pâque, profondément renouvelés. Nous avons besoin, au moins une fois par an, de cette purification intérieure, de ce renouvellement de nous-mêmes.



Ce samedi de silence, de méditation, de pardon, de réconciliation, débouche sur la Veillée pascale, qui introduit dans le dimanche le plus important de l'histoire, le dimanche de la Pâque du Christ. L'Église veille près du feu nouveau, béni, et médite la grande promesse, contenue dans l'Ancien et le Nouveau Testament, de la libération définitive de l'ancien esclavage du péché et de la mort. Au cœur de la nuit, le cierge pascal, symbole du Christ qui ressuscite glorieux, est allumé à partir du feu nouveau.



Le Christ, lumière de l'humanité, dissipe les ténèbres du cœur et de l'esprit et illumine tout homme qui vient dans le monde. Près du cierge pascal résonne dans l'Église la grande annonce pascale: le Christ est vraiment ressuscité, la mort n'a plus aucun pouvoir sur Lui. Par sa mort il a vaincu le mal pour toujours et a donné à tous les hommes la vie même de Dieu. Selon une ancienne tradition, au cours de la Veillée pascale, les catéchumènes reçoivent le baptême, pour souligner la participation des chrétiens au mystère de la mort et de la résurrection du Christ. A partir de la merveilleuse nuit de Pâques, la joie, la lumière et la paix du Christ se répandent dans la vie des fidèles de chaque communauté chrétienne atteignant tous les points de l'espace et du temps. [...]



Nous savons que la haine, les divisions, la violence, n'ont jamais le dernier mot dans les événements de l'histoire. Ces jours réaniment en nous la grande espérance: le Christ crucifié est ressuscité et a vaincu le monde. L'amour est plus fort que la haine, il a vaincu et nous devons nous associer à cette victoire de l'amour. Nous devons donc repartir du Christ et travailler en communion avec Lui pour un monde fondé sur la paix, sur la justice et sur l'amour. Dans cet engagement, qui nous concerne tous, laissons-nous guider par Marie qui a accompagné son divin Fils sur le chemin de la passion et de la croix et a participé, avec la force de la foi, à l'accomplissement de son dessein salvifique. Avec ces sentiments, je vous présente d'ores et déjà mes vœux les plus cordiaux de joyeuse et sainte Pâque à vous tous, à ceux qui vous sont chers et à vos communautés.


Pour lire la Catéchèse complète :


>>> Le Triduum pascal
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Espérance
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MessageSujet: Re: Samedi saint : "Un grand silence..."   Sam 30 Mar 2013, 12:20

Dieu appela Adam : Où es-tu ? Il répondit : Je t'ai entendu dans le jardin, j'ai eu peur, parce que j'étais nu et je me suis caché.

Livre de la Genèse, chapitre 3, versets 9-10

La méditation


Le creux de l’absence.

Le fils de Dieu est mort et mis en terre. Ce temps est intermédiaire, qui relie.
Le Samedi Saint est entre deux rives, entre nuit et jour, entre ombre et lumière, entre sol et ciel, entre apparence du monde et réalité divine, entre vie ici-bas et plénitude de gloire en Dieu.
Ce jour où le Christ visite les enfers nous redit le combat à vie contre la mort. Cette lutte que Jésus a menée tout au long de son passage sur terre et que je mène moi aussi constamment.
Chaque fois que je relève la tête, que je risque une parole authentique. Chaque fois que perméable à l’Esprit je ne suis pas englouti par l’humiliation, submergé par le mal. Chaque fois que je fais triompher la liberté, chaque fois que je fais échec au mensonge, chaque fois que je paye le prix pour la vérité… Où demeures-tu, interroge l’homme ?
Croire sans voir implique et intègre les questions et le doute. Il me faut accepter d’en savoir si peu sur Dieu, sur ce qui m’entoure, sur l’autre, aussi mon plus proche.
Un non-savoir qui ne m’empêche pas d’être sûr. Dieu n’est pas au fin fond du ciel, éloigné. Il se fait proche du pauvre, prochain de l’homme écrasé, intime du perdu.
Probablement est-il tout près de toi.
Où es-tu, te demande Dieu ? D’où es-tu ? As-tu décidé d’habiter les tombeaux du monde, l’image flatteuse, l’intérêt personnel, le profit malgré les mensonges et les compromissions ?
Ou bien vas-tu du côté du serviteur dans le don de toi-même, quel que soit le prix ?

Pour aller plus loin avec la Parole

Puis [Joseph d'Arimathie] le descendit de la croix, l'enveloppa dans un linceul et le mit dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne encore n'avait été déposé. C'était le vendredi, et déjà brillaient les lumières du sabbat. Les femmes qui accompagnaient Jésus depuis la Galilée suivirent Joseph. Elles regardèrent le tombeau pour voir comment le corps avait été placé. Puis elles s'en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.


Évangile selon saint Luc, chapitre 23, versets 53-56

(carême dans la ville)

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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Samedi saint : "Un grand silence..."   Sam 19 Avr 2014, 12:40

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monge



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MessageSujet: Re: Samedi saint : "Un grand silence..."   Sam 19 Avr 2014, 13:09

Dans les Eglise d'orient, et je crois dans l'Eglise orthodoxe, on fête aujourd'hui la descente aux enfers du Christ. Cet événement n'a pas toute son importance dans l'Eglise catholique romaine
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Espérance
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MessageSujet: Re: Samedi saint : "Un grand silence..."   Sam 19 Avr 2014, 13:23

Le silence du Samedi saint

Le Samedi saint est comme la grappe pressée de la promesse d'où sortira la vie au cours de la nuit pascale.

Le Samedi saint est ce linge étendu sur nous du deuil, du grand silence, du vide et de l'anéantissement où nous foulons notre désespoir comme la grappe pressée de la promesse d'où sortira la vie au cours de la nuit pascale.

Pris entre les deux rives de l'office des ténèbres qui jouxte la mort et de la joie baptismale de la vigile pascale qui jouxte la Résurrection, nous marchons dans cette obscurité lumineuse de la foi qui n'a plus de signes, abandonnée à sa seule force qui est toute la grandeur de son union à Dieu comme le chante le cantique de l'exode avec une ferveur simple et joyeuse : "Ma force et mon chant, c'est le Seigneur : / il est pour moi le salut./ Il est mon Dieu, je le célèbre ; /J'exalte le Dieu de mon père" (Exode 15).

Alors se fait jour en nous l'épreuve du silence et de la nuit de la foi nécessaire à notre purification intérieure et rappelant l'amertume du vinaigre et le bois purifiant de l'hysope offerts au Christ agonisant comme les prémices de ce passage de l'homme en Dieu et de son abandon sans condition.

Vacillement de foi

Au premier jour de la semaine, lorsque les femmes trouveront le tombeau ouvert, il y aura encore ce vacillement de la foi devant le vide que Dieu remplit entièrement : "Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ?" (Luc 24, 5). Et c'est alors, devant le tombeau délaissé, que l'énigme de la séparation annoncée le jeudi saint nous donnera de vivre l'abandon total à partir duquel nous renaîtrons dans l'illumination de notre pauvreté.

Saint Cyran écrivait au XVIIe siècle dans l'austère ardeur du jansénisme naissant que : "Nous devons nous aussi nous retirer de cette vue sensible du corps de Jésus Christ et de celle du ciel et de l'attache qu'on y peut avoir" pour entrer dans la profonde unité de la foi. (Lettre LXXXI jeudi de Pâques, Munich, pp 168-181) Alors ce dépérissement des sens, cet enfouissement dans la pure adhésion de l'âme nous dévoileront progressivement l'intelligibilité des signes. Et nous tenant ainsi à la dernière place des humbles et des écoutants nous entrerons dans le mystère inaltérable de l'union à Dieu.

Nathalie Nabert, doyenne de faculté de lettres de l'Institut catholique de Paris

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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Samedi saint : "Un grand silence..."   Sam 04 Avr 2015, 13:05

Descente du Christ aux enfers

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Samedi saint : "Un grand silence..."
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