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 Vendredi Saint

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Espérance
Administrateur


Féminin Messages : 16690
Inscription : 14/01/2011

MessageSujet: Vendredi Saint   Ven 22 Avr 2011, 11:27

La Parole de Dieu

« Sachant que désormais toutes choses étaient accomplies, et pour que l'Écriture s'accomplisse jusqu'au bout, Jésus dit : "J'ai soif." »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean chapitre 19, verset 28.

La méditation

En croix, Jésus a soif. A cette heure, Jésus a soif jusqu'au bout de notre foi et de notre amour.

Mendiant, comme tout amour, Jésus qui n'a pas craint, épuisé de fatigue, de demander à une femme « donne moi à boire », ose nous demander maintenant de coopérer avec lui au salut du monde par la croix. Alors que dans l'épreuve, le risque est grand de nous emmurer, le Christ nous dit son désir immense qu'on lui dise : oui ! C'est comme s'il nous disait : « j'ai soif de ton oui ! »
Notre oui à Dieu sera peut-être un pauvre oui, balbutié, mais il nous ouvrira mystérieusement les portes de la vie et soulèvera à notre insu les pesanteurs de notre monde.

Au pied de la croix, une femme est là, debout. Elle n'a pas fui. Le « oui » qu'elle a dit au printemps de sa vie, elle le redit à l'heure du plus grand dépouillement. Mais, ô miracle, c'est l'heure où elle est consacrée mère des sauvés. Jésus la regardant, avec saint Jean, vient de leur dire : « voici ton fils, voici ta mère ».

Heureux sommes-nous si, à l'heure de la croix, nous savons accueillir Marie chez nous !

(copié/collé de la "retraite dans la ville" des Dominicains de Lille)


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Poisson



Masculin Messages : 1825
Inscription : 29/10/2010

MessageSujet: Re: Vendredi Saint   Ven 22 Avr 2011, 12:26

Un poème de Charles Marie René Leconte de Lisle (1818 – 1894)
In "Derniers poèmes" (chapitre "La Passion")

DOUZIÈME STATION
Jésus meurt sur la Croix.


Tourné vers l’Occident et la Ville éternelle,
Jésus semble appeler l’humanité nouvelle,
Et, par delà les temps que Dieu guide en leur cours,
Saluer en mourant l’aurore des grands jours,
Où toute nation, de son sang baptisée.
Refleurira, baignée au cœur par sa rosée,
Et, d’un même transport d’espérance et de foi,
Verra par sa lumière et gardera sa loi.
Dans un embrasement symbolique et suprême
Il ouvre les deux bras au monde entier qu’il aime,
Au monde qui le nie et le tue à la fois,
Car toutes les douleurs sont au pied de sa croix !
Du calice épuisé goûtant la lie amère,
Il écoute gémir ses amis et sa Mère ;
Et seul, cloué, sanglant et délaissé du ciel,
Les yeux brûlés de pleurs, le cœur noyé de fiel,
La chair vive et cuisante et n’étant qu’une plaie,
Il cède au long supplice, enfin la mort l’effraie ;
Il désespère, et pousse à travers l’infini
Un cri terrible : Eli, lamma sabacthani !

Ô désespoir du Christ ! ô divine épouvante !
Quoi ! la seule Vertu, la Vérité vivante,
Jésus ! l’Agneau sans tache et le Verbe incréé,
Comme un fils de la femme a donc désespéré ?
Oh ! qui peut concevoir, quelle humaine parole
Dira ton sens sublime, adorable symbole !
La chair souffrant en Dieu, sans force et sans appui,
Et Dieu contenant l’homme et gémissant sur lui !
Mais nul ne soutiendra ces torrents de lumière,
Seigneur ! nous t’adorons, courbés dans la poussière !
L’heure approche, et l’angoisse a fait place à l’amour.
Il s’attendrit, pardonne et sauve tour à tour.
Le bon larron, touché de l’auguste souffrance,
Rouvre son cœur, longtemps aride, à l’espérance,
Et se tourne en priant vers les cieux reconquis.
- Voici ta mère, Jean ! Mère, voici ton fils !
Pleurez, mes bien-aimés, toute larme est féconde !
Mais espérez toujours : j’ai racheté le monde ! -

Et maintenant, la tâche est faite, il faut mourir.
Et, vers la neuvième heure, avec un long soupir,
Le Rédempteur baissa la tête et rendit l’âme !
Et le ciel s’empourpra d’une sanglante flamme ;
On entendit des cris et des plaintes sans nom ;
Un grand vent accourut des bords de l’horizon,
Et, semblables aux mâts sur les flots blancs d’écume,
Courba les monts lointains oscillant dans la brume ;
Et le voile du Temple en deux parts éclata ;
Et la terre entr’ouvrit son sein et palpita ;
Et, surgissant du fond des anciens ossuaires,
Les morts, à pas muets, marchaient dans leurs suaires ;
Et comme un marbre noir sur la tombe jeté,
La nuit enveloppa le monde épouvanté !
Le peuple, amoncelé sur les pentes fatales,
Mêlait ses cris d’horreur aux bruits sourds des rafales,
Et le Romain, fuyant de ce sinistre lieu,
Cria : Malheur à nous : cet homme était un Dieu !

Elle approche plus près du céleste visage,
Elle épie un soupir, un vague mouvement,
Le voit mort, et frémit silencieusement.

Et c’est pourquoi, Marie, au Ciel où tu vas luire,
Où le Sauveur aura couronné ton martyre,
Quand un jeune tombeau fera couler leurs pleurs,
Elles te nommeront la Mère de douleurs,
Celles qui, gémissant dans un même supplice,
De la maternité tariront le calice !

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Espérance
Administrateur


Féminin Messages : 16690
Inscription : 14/01/2011

MessageSujet: Re: Vendredi Saint   Ven 22 Avr 2011, 12:54

Gethsémani (H 112) (Paroles et Musique : Odette Vercruysse)

Vous n’aurez pas compris, lorsque viendra mon Heure,
Vous n’aurez pas compris grand’chose à ma chanson!
Vous n’aurez pas compris mais il faut que je meure,
Pour qu’à votre folie soit donné le pardon.
Vous n’aurez pas compris, vous fermerez vos portes,
Vous fermerez vos cœurs au soleil de l’Amour, et vous vous en irez, lamentable
Cohorte, vers d’autres horizons qui reculent toujours.
Oh! Gethsémani! La lune danse dans les arbres!
Oh! Gethsémani! Le vieux pressoir est plein de fruits!

Vous n’aurez pas compris la beauté du Message
Que je vous apportais en frémissant de Joie!
Vous n’aurez pas compris, vous croirez être sage
En clouant la Sagesse au gibet de la croix.
Et vous profanerez toute la paix du monde
En faisant retentir les cris de votre orgueil, et vous vous en irez, pour conquérir le monde,
Mais vous n’y sèmerez que la ruine et le deuil.
Oh! Gethsémani! La lune danse dans les arbres!
Oh! Gethsémani! Le vieux pressoir est plein de fruits

_________________
Forum de prières de Docteur Angélique : http://agape.forumactif.com/
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Chrysostome



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Inscription : 01/11/2008

MessageSujet: Re: Vendredi Saint   Ven 22 Avr 2011, 13:14

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