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 Notes (ou qualifications) théologiques

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christianK



Masculin Messages : 941
Inscription : 27/11/2007

MessageSujet: Notes (ou qualifications) théologiques   Mer 13 Avr - 18:35

Voici unepage assez claire sur les degrés de certitudes théologiques.

http://www.the-pope.com/theolnotes.html

Il y en a 10 au lieu des 4 que j'utilise (foi explicite, fois implicite, théol. certain, opinion)

1 de foi divine et catho
2 de foi ecclésiatique
3 de foi divine
4 proche de la foi
5 théol. certain
6 doctrine catholique
7 certain
8 sur
9 commun
10 probable

Commun et probable c'est l'opinion. Mais je suis surpris que doctrine catho soit inférieur à théologiquemen certain.


pour une autre source on a http://www.catholicculture.org/culture/library/dictionary/index.cfm?id=36835

1 de foi divine et catho
2 de foi divine
3 de foi ecclésiatique
4 théol. certain
5 proche de la foi
6 opinions communes

ce qui est frappant ici c est que l'ordre diffère légèrement.

La New catho. encycl., s'inpsirant entre autre du DTC:

1 de foi divine et catho
2 de foi divine
3 de foi ecclésiatique
4 proche de la foi
5 doctrine catholique
6 théol. certain
7 opinion probable


Encore une fois des interversions.

Quelqu'on sait-il ce qu'on dit aujourd hui en fac de théol. à ce sujet?

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Abenader



Masculin Messages : 5786
Inscription : 12/11/2010

MessageSujet: Re: Notes (ou qualifications) théologiques   Mer 13 Avr - 19:57

Citation :
Encore une fois des interversions.

Tout ce qui vient du V2 n'est qu'intervertions. Il n'y a qu'à lire le discours de clôture de ce conciliabule par Paul 6 pour s'en rendre compte.

Dieu est exclu de tout. Il n'y a que l'homme, et il doit être glorifié.

Voilà ce qu'on enseigne en fac de théologie aujourd'hui.
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christianK



Masculin Messages : 941
Inscription : 27/11/2007

MessageSujet: Re: Notes (ou qualifications) théologiques   Jeu 14 Avr - 13:07

Chris Prols a écrit:
Citation :
Encore une fois des interversions.

Tout ce qui vient du V2 n'est qu'intervertions. Il n'y a qu'à lire le discours de clôture de ce conciliabule par Paul 6 pour s'en rendre compte.

Dieu est exclu de tout. Il n'y a que l'homme, et il doit être glorifié.

Voilà ce qu'on enseigne en fac de théologie aujourd'hui.

C'est possible mais la liste 1 est de 1951, et la liste 2 est de John Hardon, sj, proche des tradis et ostracisé dans son ordre (décadent aux USA) pour cette raison. La question demeure indépendamment de la théologie à gogo.
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Arnaud Dumouch
Administrateur


Masculin Messages : 80255
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Re: Notes (ou qualifications) théologiques   Jeu 14 Avr - 13:43

christianK a écrit:
Voici unepage assez claire sur les degrés de certitudes théologiques.

http://www.the-pope.com/theolnotes.html

Il y en a 10 au lieu des 4 que j'utilise (foi explicite, fois implicite, théol. certain, opinion)

1 de foi divine et catho
2 de foi ecclésiatique
3 de foi divine
4 proche de la foi
5 théol. certain
6 doctrine catholique
7 certain
8 sur
9 commun
10 probable

Commun et probable c'est l'opinion. Mais je suis surpris que doctrine catho soit inférieur à théologiquemen certain.


pour une autre source on a http://www.catholicculture.org/culture/library/dictionary/index.cfm?id=36835

1 de foi divine et catho
2 de foi divine
3 de foi ecclésiatique
4 théol. certain
5 proche de la foi
6 opinions communes

ce qui est frappant ici c est que l'ordre diffère légèrement.

La New catho. encycl., s'inpsirant entre autre du DTC:

1 de foi divine et catho
2 de foi divine
3 de foi ecclésiatique
4 proche de la foi
5 doctrine catholique
6 théol. certain
7 opinion probable


Encore une fois des interversions.

Quelqu'on sait-il ce qu'on dit aujourd hui en fac de théol. à ce sujet?


Cher Christian, Ce sont des distinctions venant de théologiens et qui sont parfois si "précis" qu'ils en devenaient inutilisables et imprécis.


Le Magistère de l'Eglise a mis de l'ordre là dedans durant Vatican II et après. Je vous donne juste après le Motu proprio "Ad tuendam Fidem" de Jean-Paul II qui vous donnera tout cela en simplifié. Vous verrez aussi que le pape distingue l'autorité pastorale (faillible mais impliquant une écoute ouverte) de l'aiutorité doctrinale (la foi et les moeurs).

C'est suivi d'une note du Cardinal Ratzinger qui vous apprend à distinguer concrètement les niveaux d'autorité.

Quant à l'opinion Sédévacantiste de Chris Prols, elle est celle d'un frère séparé qui n'est plus catholique.


_________________
Arnaud


Dernière édition par Arnaud Dumouch le Jeu 14 Avr - 13:49, édité 1 fois
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Arnaud Dumouch
Administrateur


Masculin Messages : 80255
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Re: Notes (ou qualifications) théologiques   Jeu 14 Avr - 13:47

LES DEGRÉS D'AUTORITÉ DU MAGISTÈRE DE L'ÉGLISE

Citation :
I- La nouvelle profession de foi des clercs et de ceux qui enseignent ou font de la théologie (1989) 1
Note de présentation 1
1. Profession de foi 2
2. Serment de fidélité 2
3. réflexions doctrinales Article du P. Umberto Betti, OFM (*) 3
L’histoire récente et lointaine 3
Trois niveaux de vérités 4
Le serment de fidélité 5
II- JEAN-PAUL II, Lettre apostolique en forme de Motu Proprio AD TUENDAM FIDEM (1998) 6
III. NOTE DOCTRINALE DE LA CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI ILLUSTRANT LA FORMULE CONCLUSIVE DE LA PROFESSION DE FOI (*) 9

I- La nouvelle profession de foi des clercs et de ceux qui enseignent ou font de la théologie (1989)

Congrégation pour la Doctrine de la foi (*)
Note de présentation
Les fidèles appelés à exercer une fonction au nom de l’Église sont tenus d’émettre la « profession de foi » selon la formule approuvée par le Siège apostolique (cf. canon 833). En outre, l’obligation de prêter un « serment de fidélité » spécial concernant les devoirs particuliers inhérents à la fonction à assumer, jadis prescrit seulement pour les évêques, a été étendue aux catégories énumérées au canon 832, n. 5-8. C’est pourquoi il est devenu nécessaire de préparer les textes adaptés à cet objectif, en révisant leur style et leur contenu afin qu’ils soient plus conformes à l’enseignement du Concile Vatican II et des documents qui l’ont suivi.
Comme formule de « profession de foi », la première partie du texte antérieur, en vigueur depuis 1947, qui contient le Symbole de Nicée-Constantinople (AAS 59 (1967), p. 1058) (1), est proposée à nouveau intégralement. La seconde partie a été modifiée et subdivisée en trois paragraphes, afin de mieux distinguer le genre de vérité et l’assenti ment demandé à cet égard.
La formule du « serment de fidélité à prêter à l’occasion de la réception d’une charge à exercer au nom de l’Église », considérée comme complémentaire de la « profession de foi », est établie pour les catégories de fidèles énumérées au canon 833, n. 5-8. C’est une composition nouvelle; certaines variantes y sont prévues aux alinéas 4 et 5 pour son utilisation par les supérieurs majeurs des Instituts de vie consacrée et des Société de vie apostolique (cf. canon 833, n. 8).
Le texte des nouvelles formules de la « profession de foi » et du « serment de fidélité » entrera en vigueur le 1er mars 1989.
1. Profession de foi

(X) Texte latin et italien dans l’Osservatore Romano du 25 février; Traduction pour l’italien, titre et note de la DC.
Nous publierons la traduction française officielle de ces deux formules dès qu’elle aura été approuvée et promulguée par les autorités compétentes.
(1) DC 1967, n° 1500, col. 1486.

(Formule que l’on doit employer dans les cas où le droit prescrit la profession de foi.)
Ego N. firma fide credo et profiteor omnia et singula quae continentur in Symbolo fidei, videlicet :
Credo in unum Deum Patrem omnipotentem, factorem coeli et terrae, visibilium omnium et invisibilium et in unum Dominum lesum Christum, Filium Dei unigenitum, et ex Patre natum ante omnia saecula, Deum de Deo, lumen de lamine, Deum venim de Deo vero, genitum non factum, consubstantialem Patri per quem omnia facta sunt, qui propter nos hommes et propter nostram salutem descendit de coelis, et incarnatus est de Spiritu Sancto, ex Maria Virgine, et homo factus est; crucifixus etiam pro nobis sub Pontio Pilato, passus et sepultus est; et resurrexit tertia die secundum Scripturas, et ascendit in coelum, sedet ad dexte ram Patris, et iterum venturus est cum gloria iudicare vivos et mortuos, cuius regni non erit finis; et in Spiritum Sanctum Dominum et vivificantem, qui ex Patre Filioque procedit; qui cum Patre et Filio simul adoratur et conglorificatur, qui locutus est per Prophetas; et unam sanctam catholicam et apostolicam Ecclesiam. Confiteor unum bap tisma in remissionem peccatorum, et expecto resurectionem mortuonim, et vitam venturi saeculi, Amen.
Firma fide quoque credo ea omnia quae in verbo Dei scripto vel tradito continentur et ab Ecclesia sive sollemni iudicio sive ordinario et universali Magisterio tamquam divinitus revelata credenda proponuntur.
Firmiter etiam amplector ac retineo omnia et singula quae circa doctrinam de fide vel moribus ab eadem defmitive proponuntur.
Insuper religioso voluntatis et intellectus obsequio doctrinis adhaereo quas sive Romanus Pontifex sive Collegium episco porum enuntiant cum Magisterium authenticum exercent etsi non definitivo actu easdem proclamare intendant.

Moi...avec une foi inébranlable, crois et professe tout ce qui est contenu dans le Symbole de la Foi, dans son ensemble ou séparément, à savoir :
Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible, je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles: il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu, engendré, non pas créé, de même nature que le Père; par lui tout a été fait. Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel; par l'Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, il s'est fait homme. Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel, il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts; et son règne n'aura pas de fin. Je crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie; il procède du Père et du Fils; avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire; il a parlé par les prophètes. Je crois en l'Église, une sainte, catholique et apostolique. Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir. Amen.
Avec une foi inébranlable, je crois aussi à tout ce qui est contenu ou transmis dans la parole de Dieu, et à tout ce qui est proposé par l'Église pour être cru comme divinement révélé, que ce soit par un jugement solennel ou par un magistère ordinaire et universel.
J'embrasse aussi fermement et retiens pour vrai tout ce qui concerne la doctrine de la foi ou la morale et est proposé par cette même doctrine de façon définitive.
Tout particulièrement avec un respect religieux de la volonté et de l'intelligence, j'adhère aux doctrines énoncées par le Pontife Romain ou par le Collège des Évêques lorsqu'ils exercent le magistère authentique, même s'ils n'entendent pas les proclamer par un acte décisif.
Et le serment pour ceux qui exerce l’autorité dans l’Église se lit comme suit :
Moi ... dans l'exercice de la fonction ... promets de rester toujours en communion avec l'Église catholique, que ce soit en paroles, ou dans mon comportement.
Avec diligence et fidélité extrêmes, j'accomplirai les devoirs auxquels je suis tenu envers l'Église universelle et particulière où je suis appelé à exercer mon service selon les prescriptions du droit.
Dans l'exercice de la fonction qui m'est confiée au nom de l'Église, je conserverai intègre, je transmettrai fidèlement et j'illustrerai le dépôt de la foi; j'éviterai dont toute doctrine qui soit contraire à celui-ci.
Je suivrai et promouvrai la discipline commune de toute l'Église et l'observance de toutes les lois ecclésiastiques, j'observerai surtout celles qui sont contenues dans le Code de Droit canonique.
Je suivrai avec une obéissance chrétienne, ce que les Pasteurs sacrés déclarent en tant que docteurs authentique et maîtres de la foi, ou ce qu'ils établissent en tant que recteurs de l'Église; en outre, j'offrirai fidèlement mon aide aux évêques diocésains, afin que l'action apostolique, à exercer au nom de l'Église et sur son mandat, soit réalisée dans la communion de l'Église elle-même.
Que Dieu m'aide, ainsi que les saints Évangiles de Dieu que je touche de mes mains.

2. Serment de fidélité
(Formule à employer par les fidèles énumérés au canon 833, n. 5-8.)
Ego N. in suscipiendo officio... promitto me cum catholica Ecclesia communionem semper servaturum, sive verbis a me prolatis, sive mea agendi ratione.
Magna cum diigentia et fidelitate onera explebo quibus teneor erga Ecclesiam, tum universam, tum particularem, in qua ad meum servitium, secundum iuris praescripta, exer cendum vocatus sum.
In munere meo adimplendo, quod Ecclesiae nomine mihi coinmissum est, fidei depositum integrum servabo, fideliter tradam et illustrabo; quascumque igitur doctinas iisdem contrarias devitabo.
Disciplinam cunctae Ecclesiae communem sequar et fovebo observantiamque cunctarum legum ecclesiasticarum, earum imprimis quae in Codice luris Canonici continentur, ser bavo.
Christiana oboedientia prosequar quae sacri Pastores, tam quam authentici fidei doctores et magistri declarant aut tamquam Ecclesiae rectores statuunt, atque Episcopis dioe cesanis fideliter auxilium dabo, ut actio apostolica, nomine et mandato Ecclesiae exercenda, in eiusdem Ecclesiae com munione peragatur.
Sic me Deus adiuvet et sancta Dei Evangelia, quae manibus meis tango.
(Variantes aux paragraphes 4 et 5 de la formule de la prestation de serment, à utiliser par les fidèles dont traite le canon 833, n. 8.)
Disciplinam cunctae Ecclesiae communem fovebo observan tiamque cunctarum legum ecclesiasticarum urgebo, earum imprimis quae in Codice luris Canonici continentur. Christiana oboedientia prosequar quae sacri Pastores, tam quam authentici fidei doctores et magistri deélarant, aut tamquam Ecclesiae rectores statuunt, atque cum Episcopis dioecesanis libenter operam dabo, ut actio apostolica, no mine et mandato Ecclesiae exercenda, salvis indole et fine mei Instituti, in eiusdem Ecclesiae communione peragatur.
3. réflexions doctrinales Article du P. Umberto Betti, OFM (*)


(*) Texte italien dans l'Osservatore Romano du 25 février. Traduction, titre et sous-titres de la DC.
LA DOCUMENTATION CATHOLIQUE • 16 AVRIL 1989 • N° 1982

La formule de la profession de foi et celle du serment de fidélité, qui seront obligatoires dans l’Eglise à partir du 1 mars prochain, comportent deux éléments nouveaux par rapport à la formule de profession de foi en vigueur depuis 1967.
La nouveauté de la formule de profession de foi est relative. Elle consiste en une description plus claire et plus complète des obligations et des attitudes du croyant, en plus de celles qui découlent de l’acceptation intégrale du Symbole appelé de Nicée-Constantinople, entendu comme document liturgique, avec l’insertion postérieure du « Filioque » qui, en raison de la tradition liturgique pluriséculaire, a, elle aussi, un caractère sacré et même intangible (cf. S. Boulgakov, Il Paraclito, Bologne 1971, p, 251). En revanche, l’adjonction du serment de fidélité, qui manquait dans le texte de 1967, est une nouveauté absolue.
L’histoire récente et lointaine
1. Les deux formules ont une origine assez ancienne; respectivement, la profession de foi tridentine de 1564, complétée par la suite, en 1877, avec mention des définitions du Concile Vatican I (cf. DS 1862-1870); et, en un certain sens, le serment antimoderniste de 1910 (cf. DS 3537-3550). Le laps de temps écoulé depuis leur composition et les circonstances historiques particulières qui les suscitèrent, comme aussi l’ampleur notable des deux textes conjoints, ont fait sentir le besoin de réduire le texte et de le réviser avec soin.
Une tentative fut effectuée en ce sens, en vue de la célébration du Concile Vatican II, par la Commission théologique préparatoire. Mais elle n’aboutit pas. La nouvelle formule de profession de foi qu’elle proposait, tout en intégrant dans un texte unique la profession de foi et le serment antimoderniste, couvrait plus de deux pages denses (cf. Acta et Documenta Concilio œcumenico Vaticano II apparando, 5cr. II, II, 1, p, 495-497). De plus, le rappel des « erreurs de ce temps » et la prise en compte en bloc des encycliques Pascendi et Humani generis, à côté des Conciles oecuméniques, conféraient à cette profession de foi un caractère provisoire et ne la préservaient pas d’un certain excès dans l’assentiment demandé. Il n’est donc pas surprenant que, au cours de la Commission préparatoire centrale, elle parut ne pas répondre aux attentes légitimes (cf. Acta et Documenta, p. 502-523). Et de fait, lors de la première session publique de Vatican II, le 11 octobre 1962, la profession de foi émise par le Souverain Pontife et par les autres Pères conciliaires fut encore la profession de foi tridentine (cf. Acta synodalia I, 1, p. 157 et s.).
Aussitôt après le Concile, une nouvelle tentative fut faite par la Congrégation pour la Doctrine de la foi, qui se termina positivement par la production du texte de 1967, que nous avons rappelé ci-dessus. De la traditionnelle profession de foi tridentine, ce texte ne garde que le Symbole. Tout le reste a été condensé dans l’affirmation que l’on accepte et tient fermement tout ce qui, concernant la doctrine sur la foi et les moeurs, a été défini par l’Église en un jugement solennel, ou a été affirmé et déclaré par son Magistère ordinaire, tout spécialement en ce qui touche le mystère de l’Église, les sacrements, le sacrifice de la messe et le primat du Pontife romain (cf. AAS 1967, p. 1058).
Cette affirmation très générale, si elle se distinguait par sa concision, n’était pas exempte d’un double désavantage celui de ne pas bien distinguer les vérités proposées à croire en tant que divinement révélées de celles qui sont proposées de manière définitive bien qu’elles ne soient pas divinement révélées; et celui de passer sous silence les enseignements du Magistère suprême qui ne possèdent pas la connotation de ce qui a été divinement révélé ou de la proposition définitive. Par ailleurs, si le serment antimoderniste devait demeurer aboli en tant que tel, il n’était cependant pas exclu de le remplacer par une autre forme d’engagement de fidélité, qui soit une norme et un critère pour l’exercice de certaines fonctions dans l’Église. Effectivement, une nouvelle modalité d’engagement de fidélité fut entre-temps adoptée pour les évêques au début de leur ministère; elle est exprimée par la formule du serment de fidélité qui est entrée en vigueur le 1er juillet 1987. Il était donc naturel qu’ modalité analogue fût étendue aux autres personnes députées à l’exercice d’autres fonctions qui réclament également la profession de foi préalable, aux termes du canon 833, n. 5-8, du Code de dr6it canonique.
C ‘est dans, ce contexte que se situent la signification et la fonction des nouvelles formules de la profession de foi et du serment de fidélité, élaborées à partir de 1984, à diverses reprises et à des niveaux divers, par la Congrégation pour la Doctrine de la foi, et qui ont été approuvées par le Pape le 1el juillet 1988.
Trois niveaux de vérités
2. La partie nouvelle de la profession de foi se compose de trois paragraphes, ou alinéas, distincts : chacun d’eux énonce une catégorie particulière de vérités ou de doctrines, et l’assentiment que chacune requiert.
d) Dans le premier paragraphe sont rappelées les vérités appartenant à la foi parce qu’elles sont contenues dans l’unique dépôt de la Parole de Dieu, constitué de la Sainte Tradition et de la Sainte Ecriture (cf. Concile Vatican I, Const. dogm. Dei Verbum, 10), et parce qu’elles sont proposées à croire comme divinement révélées, que ce soit par une définition particulière du Pontife romain, ou que ce soit par le Magistère ordinaire et universel (cf. Concile Vatican I, Const. dogm. Dei Filius, ch. III : DS 3011). Elles exigent donc un assentiment de foi.
Toutes les vérités ainsi proposées sont égales entre elles, même si leur lien avec la foi. est différent, puisque certaines se fondent sur d’autres en tant que vérités principales et sont éclairées par elles. Toutes, donc, précisément parce qu’elles sont divinement révélées, doivent être « crues » simplement, au sens immuable où l’Eglise les a comprises (cf. Concile Vatican I, Const. dog. Dei Filius, ch. IV, canon 3: DS 3020 et 3043). Les mots qui indiquent l’assentiment de foi qui leur est dû, «je crois d’une foi ferme », indiquent en même temps l’intensité et l’immutabilité de l’assentiment lui-même.
Par ces mêmes mots, on précise en outre que seules les vérités divinement révélées font partie, au sens plénier, de la profession de foi. Les vérités des deux autres catégories ci-après appartiennent à la profession de foi d’une manière plus ou moins étroite mais elles aussi sont, à leur manière, un reflet, une projection de l’Église en tant que « communauté de foi, d’espérance et de charité » (Concile Vatican II, Const. dogm. Lumen gentium, 8).
b) Le second paragraphe rappelle les vérités sur la doctrine de la foi ou les moeurs qui sont proposées par l’Église de manière définitive, mais non pas comme divinement révélées.
Parce qu’elles sont proposées de manière définitive, elles doivent être fermement acceptées et crues. Mais, parce qu’elles ne sont pas proposées comme divinement révélées, l’assentiment qui leur est dû n’est pas un assentiment de foi dans l’acception rigoureuse du terme.
Dans sa formulation de la définition dogmatique de l’infaillibilité pontificale, le Concile Vatican I a délibérément inclus la possibilité que l’Eglise définisse des doctrines sans pour autant les proposer comme divinement révélées. En effet, à une expression précédente selon laquelle l’objet de l’infaillibilité, aussi bien du Pontife romain que de toute l’Eglise enseignante, est tout ce qui, en matière de foi et de moeurs, est défini « comme ce que l’on doit considérer de foi ou rejeter comme contraire à la foi » (cf. Mansi 52, 7, B), le Concile préféra par la suite l’expression « possibiliste », selon laquelle il est défini que l’objet de cette infaillibilité est la doctrine sur la foi ou les moeurs qui est proposée comme « devant être crue par l’Eglise universelle », sans que l’on spécifie comment elle doit être crue (cf. Const. dogm. Pastor aeternus, ch. IV, DS 3074). Même le Concile Vatican II, à propos de l’infaillibilité des évêques dispersés dans le monde, mais en communion entre eux et avec le successeur de Pierre, ou bien rassemblés en Concile oecuménique, parle de sentences définitives et de définitions d’une manière générale, sans spécifier qu’elles doivent être exclusivement des propositions ou des définitions de foi (cf. Const. dogm. Lumen gentium, 25).
Peut faire partie de l’objet des définitions irréformables, même si ce ne sont pas des définitions de foi, tout ce qui se rapporte à la loi naturelle, qui est également l’expression de la volonté de Dieu. A ce titre, elle appartient elle aussi à la compétence d’interprétation et de proposition de l’Eglise, en raison de son ministère de salut.
c) Le troisième paragraphe est consacré aux enseignements, liés d’une manière encore plus lointaine à la profession de foi proprement dite, qui concernent les doctrines proposées par le Magistère authentique du Pontife romain ou par le Collège des évêques, sans l’intention de les proposer d’une manière définitive. L’absence de cette intention qualifie l’acte d’enseignement et, donc, du caractère non définitif des doctrines enseignées.
Donc, ni un assentiment e foi ni un assentiment irrévocable ne sont dus à ces doctrines. Est dû cependant la soumission religieuse de la volonté et de l’intelligence. En tant que « religieuse », elle ne se fonde pas sur des motifs purement rationnels, mais sur la spécificité reconnue de la fonction ecclésiale du Pontife romain et des évêques, que les apôtres ont laissés comme leurs successeurs, leur confiant leur propre fonction magistérielle (cf. Concile Vatican II, Const. dogm. Dei Verbum, 7). En tant que soumission s de l’intelligence », et pas seulement de la volonté, ce n’est pas un simple acte de soumission disciplinaire à l’acte d’enseignement. C’est une adhésion sincère aux doctrines enseignées, sur lesquelles le dernier mot appartient de toute façon au Magistère authentique de l’Eglise.
Le serment de fidélité
3. Alors que l’émission de la profession de foi est la condition habilitante pour exercer une fonction dans l’Église, le serment de fidélité est l’engagement public de la bien exercer, pris devant l’Église elle-même et devant les institutions et les personnes pour lesquelles est exercée cette fonction.
L’observance des cinq paragraphes qui le composent constitue donc le paramètre de l’accomplissement de chaque fonction et en même temps la vérification de la fidélité des titulaires respectifs.
En somme, le serment de fidélité, quelle que soit la catégorie des personnes qui doivent le prêter, a pour unique intention que chaque personne contribue, par ses paroles et dans les faits, à garder et à accroître la communion à l’intérieur de l’Église, de sorte qu’en tenant, pratiquant et professant la foi transmise, il existe un plein accord entre pasteurs et fidèles (cf. Const. dogm. Dei Verbum, 10).





II- JEAN-PAUL II, Lettre apostolique en forme de Motu Proprio AD TUENDAM FIDEM (1998)

par laquelle sont insérées plusieurs normes
dans le Code de Droit canonique
et dans le Code des Canons des Églises orientales.

La documentation catholique • 19 juillet 1998 • N° 2186
Pour défendre la foi de l'Église catholique contre les erreurs formulées par certains fidèles, surtout ceux qui s'adonnent aux disciplines de la théologie, il m'a semblé absolument nécessaire, à moi dont la fonction première est de confirmer mes frères dans la foi (cf. Lc 22, 32), que, dans les textes en vigueur du Code de Droit canonique et du Code des Canons des Églises orientales, soient ajoutées des normes qui imposent expressément le devoir d'adhérer aux vérités proposées de façon définitive par le Magistère de l'Église, mentionnant aussi les sanctions canoniques concernant cette matière.
1. Depuis les premiers siècles jusqu'à nos jours, l'Église professe les vérités sur la foi au Christ et sur le mystère de sa rédemption, qui ont été par la suite regroupées dans les Symboles de la foi; aujourd'hui, en effet, les fidèles connaissent bien, et proclament dans la célébration solennelle et festive de la Messe, le Symbole des Apôtres ou le Symbole de Nicée-Constantinople.
Ce Symbole de Nicée-Constantinople est inclus dans la Profession de foi récemment élaborée par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi(1), profession imposée expressément à certains fidèles qui doivent l'émettre en assumant une charge directement ou indirectement liée à un travail de recherche plus approfondie sur les vérités relatives à la foi ou aux mœurs, ou bien associée à un pouvoir particulier dans le gouvernement de l'Église(2).
2. La Profession de foi, qui commence, comme il convient, par le Symbole de Nicée-Constantinople, comprend en outre trois propositions ou paragraphes qui entendent expliciter les vérités de la foi catholique que, au cours des siècles, l'Église, sous la conduite de l'Esprit Saint qui l'«introduira dans la vérité tout entière» (Jn 16, 13), a scrutées ou scrutera plus profondément(3).
Le premier paragraphe, ainsi rédigé : «Je crois également d'une foi ferme tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu écrite ou transmise et que l'Église, par un jugement solennel ou par le Magistère ordinaire et universel, demande de croire comme divinement révélé»(4), pose cette affirmation à juste raison et se retrouve sous forme de prescription dans la législation universelle de l'Église, aux canons 750 du Code de Droit canonique(5) et 598 du Code des Canons des Églises orientales(6).
Le troisième paragraphe, qui déclare : «De plus, avec une soumission religieuse de la volonté et de l'intelligence, j'adhère à l'enseignement proposé tant par le Pontife romain que par le Collège des évêques, lorsqu'ils exercent le Magistère authentique, même s'ils n'entendent pas le proclamer par un acte définitif»(7), se retrouve dans les canons 752 du Code de Droit canonique(8) et 599 du Code des Canons des Églises orientales(9).
3. Toutefois, le deuxième paragraphe, où il est affirmé : «J'adopte fermement aussi et je fais miennes toutes les vérités de la doctrine concernant la foi ou les mœurs, et chacune d'entre elles, que l'Église propose comme définitives»(10), n'a aucun canon qui lui corresponde dans les Codes de l'Église catholique. Ce paragraphe de la Profession de foi est d'une grande importance, car il indique les vérités nécessairement liées à la révélation divine. Ces vérités, qui, dans l'étude approfondie de la doctrine catholique, témoignent d'une inspiration particulière de l'Esprit divin pour que l'Église ait une meilleure intelligence de telle ou telle vérité relative à la foi ou aux mœurs, sont liées entre elles, tant pour des raisons historiques que par une cohérence logique.
4. C'est pourquoi, poussé par la nécessité dont j'ai parlé ci-dessus, j'ai décidé de combler comme il suit cette lacune de la législation universelle :
A) Le canon 750 du Code de Droit canonique aura désormais deux paragraphes, le premier comprenant le texte du canon actuellement en vigueur, le second comportant un nouveau texte; le texte complet de ce canon 750 sera donc le suivant :
Can. 750, § 1. On doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu écrite ou transmise par la tradition, c'est-à-dire dans l'unique dépôt de la foi confié à l'Église et qui est en même temps proposé comme divinement révélé par le Magistère solennel de l'Église ou par son Magistère ordinaire et universel, à savoir ce qui est manifesté par la commune adhésion des fidèles sous la conduite du Magistère sacré; tous sont donc tenus d'éviter toute doctrine contraire.
§ 2. On doit aussi adopter fermement et faire sien tous les points, et chacun d'eux, de la doctrine concernant la foi ou les mœurs que le Magistère de l'Église propose comme définitifs, c'est-à-dire qui sont exigés pour conserver saintement et exposer fidèlement le dépôt de la foi; celui qui repousse ces points qui doivent être tenus pour définitifs s'oppose donc à la doctrine de l'Église catholique.
Dans le canon 1371, n. 1, du Code de Droit canonique, il convient d'ajouter une référence au canon 750, § 2; le texte de ce canon 1371 sera donc :
Can. 1371. Sera puni d'une juste peine :
1° qui, en dehors du cas dont il s'agit au can. 1364, § 1, enseigne une doctrine condamnée par le Pontife romain ou le Concile œcuménique, ou bien qui rejette avec opiniâtreté un enseignement dont il s'agit au can. 750, § 2, ou au can. 752, et qui, après avoir reçu une monition du Siège apostolique ou de l'Ordinaire, ne se rétracte pas;
2° qui, d'une autre façon, n'obéit pas au Siège apostolique, à l'Ordinaire ou au Supérieur lorsque légitimement il donne un ordre ou porte une défense, et qui, après monition, persiste dans la désobéissance.
B) Le canon 598 du Code des Canons des Églises orientales aura désormais deux paragraphes, le premier comprenant le texte du canon actuellement en vigueur, le second comportant un nouveau texte; le texte complet de ce canon 598 sera donc le suivant :
Can. 598, § 1. On doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu écrite ou transmise par la tradition, c'est-à-dire dans l'unique dépôt de la foi confié à l'Église, et qui est en même temps proposé comme divinement révélé par le Magistère solennel de l'Église ou par son Magistère ordinaire et universel, à savoir ce qui est manifesté par la commune adhésion des fidèles chrétiens sous la conduite du Magistère sacré; tous les fidèles chrétiens sont donc tenus d'éviter toute doctrine contraire.
§ 2. On doit aussi adopter fermement et faire sien tous les points, et chacun d'eux, de la doctrine concernant la foi ou les mœurs que le Magistère de l'Église propose comme définitifs, c'est-à-dire qui sont exigés pour conserver saintement et exposer fidèlement le dépôt de la foi; celui qui repousse ces points qui doivent être tenus pour définitifs s'oppose donc à la doctrine de l'Église catholique.
Dans le canon 1436, § 2 du Code des Canons des Églises orientales, il convient d'ajouter quelques mots qui se réfèrent au canon 598, § 2; le texte complet de ce canon 1436 sera donc :
Can. 1436, § 1. Celui qui nie formellement une vérité qui doit être crue de foi divine et catholique ou la met en doute, ou bien rejette totalement la foi chrétienne et après avoir reçu une monition légitime ne se repent pas, sera puni, en tant qu'hérétique ou apostat, de l'excommunication majeure; un clerc peut en outre être puni d'autres peines, sans exclure la déposition.
§ 2. En dehors de ces cas, celui qui rejette avec opiniâtreté une doctrine proposée comme devant être tenue pour définitive par le Pontife romain ou le Collège des évêques exerçant le Magistère authentique, ou qui soutient une doctrine condamnée comme erronée, et, après avoir reçu une monition légitime, ne se repent pas, sera puni d'une peine adéquate.
5. Tout ce que j'ai décidé par cette Lettre en forme de Motu proprio, j'ordonne que cela soit ferme et ratifié, et je prescris que cela soit inséré dans la législation universelle de l'Église catholique, respectivement dans le Code de Droit canonique et dans le Code des Canons des Églises orientales, comme indiqué ci-dessus, nonobstant toutes choses contraires.
Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 18 mai 1998, en la vingtième année de mon Pontificat.




III. NOTE DOCTRINALE DE LA CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI ILLUSTRANT LA FORMULE CONCLUSIVE DE LA PROFESSION DE FOI (*)
La documentation catholique • 19 juillet 1998 • N° 2186



1. Dès le début, l’Église a professé sa foi dans le Seigneur crucifié et ressuscité, et a résumé dans quelques formules les éléments fondamentaux de sa foi. L’événement central de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus, exprimé d’abord dans des formules simples et par la suite dans des formules plus complètes (1), a permis d’animer cette proclamation ininterrompue de la foi, dans laquelle l’Eglise a transmis et ce qu’elle avait reçu « de la bouche et des oeuvres du Christ », et ce qu’elle avait appris «par l’inspiration de l’Esprit Saint» (2).
Le Nouveau Testament est le témoin privilégié de la première profession proclamée par les disciples aussitôt après les événements de Pâques « Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j’avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Ecritures, qu’il a été mis au tombeau, qu’il est ressuscité le troisième jour selon les Ecritures, qu’il est apparu à Céphas, puis aux Douze » (3).
2. Au cours des siècles, à partir de ce centre immuable qui atteste Jésus, Fils de Dieu et Seigneur, des Symboles se sont développés pour témoigner de l’unité de la foi et de la communion entre les Eglises. Ces Symboles contiennent les vérités fondamentales que chaque croyant est tenu de connaître et de professer. C’est pour cela qu’avant de recevoir le Baptême, le catéchumène doit exprimer sa profession de foi. Les Pères aussi, réunis en Concile pour affronter les nécessités historiques qui exigeaient de présenter de façon plus exhaustive les vérités de la foi ou d’en défendre l’orthodoxie, ont formulé de nouveaux Symboles qui occupent jusqu’à nos jours « une place toute particulière dans la vie de l’Eglise » (4). La diversité de ces Symboles exprime la richesse de l’unique foi et aucun d’entre eux ne se trouve dépassé ou annulé par la formulation d’une profession ultérieure de foi dictée par de nouvelles situations historiques.
3. La promesse du Christ Seigneur de donner le Saint-Esprit qui «conduira à la vérité tout entière » (5) soutient constamment la marche de l’Eglise. C’est pourquoi, dans le cours de l’histoire, quelques vérités ont été définies comme désormais acquises grâce à l’assistance du Saint-Esprit et comme des étapes visibles de l’accomplissement de la promesse originelle. D’autres vérités toutefois, doivent être plus profondément comprises encore avant qu’on atteigne la plénitude de ce que Dieu, dans son mystère d’amour, a voulu révéler aux hommes pour leur salut (6).
pans son souci pastoral, même récemment, l’Eglise a jugé opportun d’exprimer de manière plus explicite la foi de toujours. Elle a voulu que les fidèles qui sont appelés à remplir des fonctions parti culières dans la communauté au nom de l’Eglise soient obligés d’exprimer publiquement la profession de foi, selon la formule approuvée par le Siège apostolique (7).
4. Cette nouvelle formule de la professio fidei, qui pro pose à nouveau le Symbole de Nicée-Constantinople, se conclut par l’ajout de trois propositions ou alinéas visant à mieux distinguer l’ordre des vérités auxquelles le croyant adhère. La cohérence du développement de ces alinéas mérite d’être explicitée pour que leur sens originel, donné par le Magistère de l’Eglise, soit bien perçu, reçu et conservé intégralement.
En ces temps-ci, le mot « Eglise » a revêtu des connotations diverses qui, tout en étant vraies et cohérentes, ont cependant besoin d’être précisées quand on se réfère à des fonctions spécifiques et propres de personnes oeuvrant en son sein. A ce propos, il est clair que sur les questions de foi et de morale, l’unique sujet compétent pour exercer la fonction d’enseigner avec autorité contraignante pour les fidèles, est le Souverain Pontife et le Collège des évêques en communion avec lui (8). En effet, les évêques sont des « docteurs authentiques » de la foi, « c’est-à-dire pourvus de l’autorité du Christ » (9), puisque, par institution divine, ils succèdent aux Apôtres « dans le Magistère et dans le gouvernement pastoral» : avec le Pontife romain, ils exercent le pouvoir suprême et plénier sur toute l’Eglise, même si ce pouvoir ne peut s’exercer sans le consentement du Pontife romain (10).
5. Dans la formulation du premier alinéa: « Avec une foi ferme, je crois aussi toutes les vérités qui sont contenues dans la Parole de Dieu écrite ou transmise par la tradition et proposées par l’Eglise pour être crues comme divinement révélées soit en vertu d’un jugement solennel soit par le Magistère ordinaire et universel », on entend affirmer que ce qui est enseigné est constitué de toutes les doctrines de foi divine et catholique que l’Eglise pro pose comme divinement et formellement révélées et, comme telles, irréformables (11).
Ces doctrines sont contenues dans la Parole de Dieu écrite ou transmise et, dans un jugement solennel, elles sont définies comme vérités divinement révélées soit par le Pontife romain quand il parle « ex cathedra », soit par le Collège des évêques réuni en Concile, ou encore elles sont infailliblement proposées à la foi par le Magistère ordinaire et universel.
Ces doctrines requièrent l’assentiment de foi théologale de tous les fidèles. Pour cette raison, qui les mettrait obstinément en doute ou les nierait se mettrait dans une situation d’hérésie, comme cela est indiqué dans les canons respectifs des Codes canoniques (12).
6. La seconde proposition de la professio fidei affirme : « Fermement encore j’embrasse et tiens toutes et chacune des vérités que l’Eglise propose de façon définitive concernant la doctrine sur la foi et les moeurs ». Ce qui est enseigné dans cette formulation comprend toutes ces doctrines ayant trait au domaine dogmatique ou moral (13), qui sont nécessaires pour garder et exposer fidèlement le dépôt de la foi, même si elles n ‘ont pas été proposées parle Magistère de l’Eglise comme formellement révélées.
Ces doctrines peuvent être solennellement définies par le Pontife romain quand celui parle « ex cathedra » ou par le Collège des évêques réunis en Concile. Elles peuvent être aussi enseignées infailliblement par le Magistère ordinaire et universel de l’Eglise comme une « sententia definitive tenenda » (14). Tout croyant est donc tenu à accorder à ces vérités son assentiment ferme et définitif fondé sur la foi dans l’assistance que l’Esprit Saint prête au Magistère de l’Eglise, et sur la doctrine catholique de l’infaillibilité du Magistère dans ces domaines (15). Qui les nierait se trouverait dans la position de celui qui rejette les vérités de la doc trine catholique (16) et ne serait donc plus en pleine communion avec l’Eglise catholique.
7. Les vérités relatives à ce second alinéa peuvent être de nature différente et de fait, apparaissent telles dans leur lien avec la Révélation. En effet, certaines vérités sont nécessairement liées à la Révélation en vertu d’un rapport historique, tandis que d’autres pré sentent une connexion logique, expression d’une étape dans la maturation de la connaissance de cette même Révélation, que l’Eglise est appelée à accomplir. Que ces doctrines ne soient pas proposées comme formellement révélées, puisqu’elles ajoutent à la foi des éléments non révélés ou non encore reconnus expressément comme tels, cela n’enlève rien à leur caractère défini tif. D’ailleurs leur caractère définitif est impliqué au moins par leur lien intrinsèque avec la vérité révélée. En outre, on ne saurait exclure qu’à un certain stade du développement du dogme, l’intelligence des réalités aussi bien que des paroles du dépôt de la foi puisse progresser dans la vie de l’Eglise et que le Magistère en arrive à proclamer certaines de ces vérités comme des dogmes de foi divine et catholique.
8. En ce qui concerne la nature de l’assentiment dû aux vérités proposées par l’Eglise comme divinement révélées (1er a1iné ou à tenir de manière définitive (2e alinéa), il importe de souligner qu’il n’y a pas de différence au niveau du caractère plein et irrévocable de l’assentiment dû respectivement à ces diverses vérités. La différence se situe au niveau de la vertu surnaturelle de foi : dans le cas des vérités du premier alinéa, l’assentiment est fondé directe ment sur la foi dans l’autorité de la Parole de Dieu (doctrines de fide credenda) ; dans le cas des vérités du deuxième alinéa, l’assentiment est fondé sur la foi dans l’assistance que le Saint-Esprit prête au Magistère et sur la doctrine catholique de l’infaillibilité du Magistère (doctrines de fide tenenda).
9. De toute façon, le Magistère de l’Église enseigne par un acte définitoire ou non, une doctrine à croire comme divinement révélée (1er alinéa) ou à tenir de manière définitive (2e alinéa). Dans le cas d’un acte définitoire, une vérité est solennellement défi nie par une déclaration «ex cathedra » du Pontife romain ou par l’intervention d’un Concile oecumé nique. Dans le cas d’un acte non définitoire, une doctrine est ‘enseignée infailliblement par le Magistère ordinaire et universel des évêques dispersés de par le monde et en communion avec le Successeur de Pierre. Cette doctrine peut être confirmée ou réaffirmée par le Pontife romain, même sans recourir à une définition solennelle, en déclarant explicitement qu’elle appartient à l’enseignement du Magistère ordinaire et universel comme vérité divinement révélée (1er alinéa) ou comme vérité de la doctrine catholique (2e alinéa). Par conséquent, quand, sur une doctrine il n’existe pas de jugement sous la forme solennelle d’une définition, mais que cette doctrine, appartenant au patrimoine du depositum fidei, est enseignée par le Magistère ordinaire et universel — qui inclut nécessairement celui du Pape —‘ il faut l’entendre comme étant proposée infailliblement (17). Quand le Pontife romain, par une déclaration la confirme ou la réaffirme, il n’accomplit pas un acte nouveau qui élève cette vérité au rang de dogme, mais il atteste formellement qu’elle est déjà propriété de l’Eglise et par elle infailliblement transmise.
10. La troisième proposition de la professio fidei:
«De plus, avec une soumission religieuse de la volonté et de l’intelligence, j’adhère aux doctrines qui sont énoncées, soit par le Pontife romain soit par le Collège des évêques, lorsqu’ils exercent le Magistère authentique, même s’ils n’ont pas l’intention de les proclamer par un acte définitif
A cet alinéa appartiennent tous ces enseignements — en matière de foi ou de morale — présentés comme vrais ou au moins comme sûrs, même s’ils n’ont pas été définis dans un jugement solennel ou proposés comme définitifs par le Magistère ordinaire et universel. Ces enseignements sont, en tout cas, expression authentique du Magistère ordinaire du Pontife romain ou du Collège épiscopal, et requièrent donc la soumission religieuse de la volonté et de l’intelligence (18). Ils sont proposés pour nous conduire à une intelligence plus profonde de la Révélation, ou bien pour rappeler la conformité d’un enseignement avec les vérités de la foi, ou enfin pour mettre en garde contre les conceptions incompatibles avec ces vérités ou contre des opinions dangereuses susceptibles d’induire en erreur (19).
Une proposition contraire à ces doctrines peut être qualifiée d’erronée ou bien, dans le cas des enseignements de l’ordre et de la prudence, de téméraire ou de dangereuse et donc e tuto doceri non potest » (20).
11. Exemples. Sans aucune intention d’être exhaustif ou complet, on peut rappeler, à titre pure ment indicatif, quelques exemples de doctrines relatives aux trois alinéas exposés ci-dessous.
Aux vérités du premier alinéa appartiennent les articles du Credo, les divers dogmes christologiques (21) et marials (22); la doctrine de l’institution des sacrements par le Christ et leur efficacité à conférer la grâce (23); la doctrine de la présence réelle et substantielle du Christ dans l’Eucharistie (24) et la nature sacrificielle de la célébration eucharistique (25); la fondation de l’Eglise par la volonté du Christ (26), la doctrine sur le primat et sur l’infaillibilité du Pontife romain (27); la doctrine sur l’existence du péché originel (28); la doctrine sur l’immortalité de l’âme spirituelle et sur la rétribution immédiate après la mort (29); l’absence d’erreur dans les textes sacrés inspirés (30); la doctrine sur la grave immoralité du meurtre direct et volontaire d’un être humain innocent (31).
A propos des vérités du second alinéa, c’est-à-dire celles qui, avec la Révélation, entretiennent des rap ports de nécessité logique, on peut considérer, par exemple, le développement de la connaissance de la doctrine liée à la définition de l’infaillibilité du Pontife romain, avant la définition dogmatique du Concile Vatican I. Le primat du Successeur de Pierre a toujours été considéré comme un élément révélé, même si, jusqu’à Vatican I, la discussion res tait ouverte de savoir si l’élaboration conceptuelle qui sous-tend les termes de «juridiction » et d’e in faillibilité » devait être considérée comme faisant intrinsèquement partie de la Révélation ou en était seulement une conséquence rationnelle. De toute façon, même si son caractère de vérité divinement révélée a été défini par le Concile Vatican I, la doc trine de l’infaillibilité et du primat de juridiction du Pontife romain était reconnue comme définitive bien avant le Concile. L’histoire montre donc clairement que ce qui a été retenu dans la conscience de l’Eglise était considéré dès l’origine comme une doctrine vraie et elle a été par la suite tenue pour définitive. Mais c’est seulement au stade final de la définition de Vatican I que cette doctrine a été accueillie comme vérité divinement révélée.
En ce qui concerne le récent enseignement sur la doctrine sur l’ordination sacerdotale exclusivement réservée aux hommes, il faut remarquer un processus similaire. Le Souverain Pontife, tout en ne voulant pas arriver jusqu’à une définition dogmatique, a eu l’intention de réaffirmer qu’il faut considérer cette doctrine comme définitive (32), dans la mesure où, fondée sur la Parole de Dieu écrite, elle est transmise constamment par la Tradition de l’Eglise et enseignée par le Magistère ordinaire et universel (33). Il n’empêche que, comme le démontre l’exemple précédent, la conscience de l’Eglise puisse progresser dans le futur, au point de définir cette doctrine comme divinement révélée.
On peut aussi rappeler la doctrine sur l’illicéité de l’euthanasie, doctrine enseignée dans l’Encyclique Evangelium vitae. En confirmant que l’euthanasie est «une grave violation de la Loi de Dieu », le Pape déclare que « cette doctrine est fondée sur la loi naturelle et sur la Parole de Dieu écrite; qu’elle est transmise par la Tradition de l’Eglise et enseignée par le Magistère ordinaire et universel» (34). Il semblerait que dans la doctrine sur l’euthanasie) il y ait un élément purement rationnel, puisque l’Ecriture n’a pas l’air d’en connaître le concept. D’autre part, ce cas fait apparaître la relation réciproque entre l’ordre de la foi et celui de la raison; l’Ecriture en effet, en opposition avec ce que présupposent la pratique et la théorie de l’euthanasie, exclut clairement toute forme de main mise sur l’existence humaine.
Autres exemples de doctrines morales que le Magistère ordinaire et universel de l’Eglise enseigne comme définitives : l’enseignement sur l’illicéité de la prostitution (35) et sur l’illicéité de la fornication (36).
Eu égard aux vérités liées avec la Révélation par nécessité historique, qu’on doit tenir pour définitives, mais qui ne pourront être déclarées comme di vinement révélées, on peut indiquer comme exemples la légitimité de l’élection du Souverain Pontife ou de la célébration d’un Concile oecuménique, la canonisation des saints (faits dogmatiques); la déclaration de Léon XIII dans la Lettre apostolique Apostolicae Curae sur l’invalidité des ordinations anglicanes (37), etc.
Comme exemples de doctrines appartenant au troisième alinéa, on peut indiquer en général les enseignements proposés par le Magistère authentique ordinaire sur un mode non définitif, qui requièrent des degrés d’adhésion divers, selon l’esprit et la volonté manifestée spécialement soit dans la nature des documents, soit dans le fait de proposer fréquemment la même doctrine, soit dans la teneur de l’expression employée (38).
12. Dans les différents symboles de foi, le croyant reconnaît et atteste qu’il professe la foi de toute l’Eglise. C’est pour cette raison que, surtout dans les Symboles les plus anciens, la conscience ecclésiale s’exprime par la formule « Nous croyons ». Comme l’enseigne le Catéchisme de l’Eglise catholique : « “Je crois” : c’est la foi de l’Eglise professée personnelle ment par chaque croyant, principalement lors du baptême. “Nous croyons” c’est la foi de l’Eglise confessée par les évêques assemblés en Concile ou, plus généralement, par l’assemblée liturgique des croyants. “Je crois” : c’est aussi l’Eglise, notre Mère, qui répond à Dieu par sa foi et qui nous apprend à dire: “Je crois”, “Nous croyons” » (39).
Dans toute profession de foi, l’Eglise vérifie les différentes étapes auxquelles elle est parvenue dans sa marche vers la rencontre définitive avec le Seigneur. Rien de son contenu ne se trouve dépassé avec le temps ; au contraire, tout devient patrimoine irremplaçable par lequel la foi de toujours, de tous, vécue en tout lieu, contemple l’action permanente de l’Esprit du Christ ressuscité qui accompagne et vivifie son Eglise pour la conduire à la plénitude de la vérité.



A Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le 29juin 1998, en la solennité des saints apôtres Pierre et Paul.
Joseph Cardinal RATZINGER, Préfet; Tarcisio BERTONE, S.D.B, archevêque émérite de Vercelli, Secrétaire

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MessageSujet: Re: Notes (ou qualifications) théologiques   Jeu 14 Avr - 14:21

Très intéressant. Si on ajoute "théol. certain" (déductions des théologiens et consensus) "opinion" (simple ou probable), on se retrouve avec 5 niveaux, sans doute

1 de foi divine et catho
2 de foi ecclésiatique
3 de foi divine
4 théol. certain
5 opinion



Le reste étant constitué de subdivisions. Mais il semblerait y avoir recoupement entre de foi divine et doctrine catho, avec un dégradé.
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MessageSujet: Re: Notes (ou qualifications) théologiques   Ven 15 Avr - 15:12

Citation :
Quant à l'opinion Sédévacantiste de Chris Prols, elle est celle d'un frère séparé qui n'est plus catholique.

Prouvez vous dires. En quoi et de qui serais-je séparé?

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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Notes (ou qualifications) théologiques   Ven 15 Avr - 15:18

Chris Prols a écrit:
Citation :
Quant à l'opinion Sédévacantiste de Chris Prols, elle est celle d'un frère séparé qui n'est plus catholique.

Prouvez vous dires. En quoi et de qui serais-je séparé?


Vous avez trébuché sur la marche suivante qui conduisait à la manifestation, promise par Jésus, de la vérité toute entière contenue dans la Révélation. Cette marche s'appelait le concile Vatican II et vous, stabilisé sur la marche précédente, vous n'avez pas cru. Vous avez dit : La marche suivante vient du démon !

Vous êtes un frère séparé de l'Eglise universelle, fondée sur les Apôtres. Et nous devons vous parlé avec le même respect que nous devons aux orthodoxes, aux vieux catholiques bref à tous les frères qui quittèrent l'unité à tel ou tel moment.

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MessageSujet: Re: Notes (ou qualifications) théologiques   Ven 15 Avr - 15:20

Chris Prols a écrit:
Citation :
Quant à l'opinion Sédévacantiste de Chris Prols, elle est celle d'un frère séparé qui n'est plus catholique.

Prouvez vous dires. En quoi et de qui serais-je séparé?


Être catholique, c'est, entre autres, être en communion avec le pape. Vous ne l'êtes plus alors vous êtes un ex-catholique, une brebis hors du troupeau.
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Abenader



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MessageSujet: Re: Notes (ou qualifications) théologiques   Ven 15 Avr - 15:20

Je suis séparé de la secte moderniste issue de Vatican 2 et se donnant faussement pour l'Eglise.

Prouvez donc que je suis séparé de l'Eglise, au lieu de répéter que je le suis.
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MessageSujet: Re: Notes (ou qualifications) théologiques   Ven 15 Avr - 15:23

Simon1976 a écrit:
Chris Prols a écrit:
Citation :
Quant à l'opinion Sédévacantiste de Chris Prols, elle est celle d'un frère séparé qui n'est plus catholique.

Prouvez vous dires. En quoi et de qui serais-je séparé?


Être catholique, c'est, entre autres, être en communion avec le pape. Vous ne l'êtes plus alors vous êtes un ex-catholique, une brebis hors du troupeau.

Lequel de pape? Celui qui va prier dans les mosquées? Celui qui donne des bisous aux corans? Celui qui prie avec les négateurs de la Trinité? Celui qui va dans des forêts sacrées au Togo faire des offrandes? Celui qui se prend le tilak sur le front en habit pontifical? Si c'est de celui-là que nous parlons, il n'est pas plus pape que Pression, ma tortue à dos plat.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Notes (ou qualifications) théologiques   Ven 15 Avr - 15:24

Chris Prols a écrit:
Je suis séparé de la secte moderniste issue de Vatican 2 et se donnant faussement pour l'Eglise.

Prouvez donc que je suis séparé de l'Eglise, au lieu de répéter que je le suis.

Si vous confessez sans restriction le Credo de Vatican II, credo qui a la même valeur infaillible que celui de Nicée, alors vous pouvez vous dire en communion de foi avec l'Eglise :

LE CREDO


Profession de Foi du Pape Paul VI

Citation :
Le 30 juin 1968, après le Concile Vatican II, le Pape Paul VI proclamait le Credo de l’Eglise Catholique. Les vérités de la Foi Catholique constituent la raison de vivre des chrétiens.

A la gloire du Dieu très saint et de Notre-Seigneur Jésus-Christ, confiant en l’aide de la Très Sainte Vierge Marie et des bienheureux apôtres Pierre et Paul, pour l’utilité et l’édification de l’Église, au nom de tous les pasteurs et de tous les fidèles, Nous prononçons maintenant cette profession de foi, dans la pleine communion spirituelle avec vous tous, chers frères et fils.

UN SEUL DIEU, PÈRE, FILS ET SAINT-ESPRIT.

Nous croyons en un seul Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, Créateur des choses visibles comme ce monde où s’écoule notre vie passagère, des choses invisibles comme les purs esprits qu’on nomme aussi les anges, et Créateur en chaque homme de son âme spirituelle et immortelle. Nous croyons que ce Dieu unique est absolument un dans son essence infiniment sainte comme dans toutes ses perfections, dans sa toute-puissance, dans sa science infinie, dans sa providence, dans sa volonté et dans son amour. Il est Celui qui est, comme il l’a révélé à Moïse ; et il est Amour, comme l’apôtre Jean nous l’enseigne : en sorte que ces deux noms, Etre et Amour, expriment ineffablement la même divine réalité de Celui qui a voulu se faire connaître à nous, et qui, "habitant une lumière inaccessible", est en lui-même au-dessus de tout nom, de toutes choses et de toute intelligence créée. Dieu seul peut nous en donner la connaissance juste et plénière en se révélant comme Père, Fils et Esprit Saint, dont nous sommes par grâce appelés à partager, ici-bas dans l’obscurité de la foi et au-delà de la mort dans la lumière éternelle, l’éternelle vie.

Les liens mutuels constituant éternellement les trois personnes, qui sont chacune le seul et même Être divin, sont la bienheureuse vie intime du Dieu trois fois saint, infiniment au-delà de ce que nous pouvons concevoir à la mesure humaine. Nous rendons grâce cependant à la bonté divine du fait que de très nombreux croyants puissent attester avec Nous devant les hommes l’unité de Dieu, bien qu’ils ne connaissent pas le mystère de la Très Sainte Trinité. Nous croyons donc au Père qui engendre éternellement le Fils, au Fils, Verbe de Dieu, qui est éternellement engendré, au Saint-Esprit, personne incréée qui procède du Père et du Fils comme leur éternel amour. Ainsi en les trois personnes divines, coaeternae sibi et coaequales, surabondent et se consomment, dans la surexcellence et la gloire propres à l’être incréé, la vie et la béatitude de Dieu parfaitement un, et toujours "doit être vénérée l’unité dans la trinité et la trinité dans l’unité".

LE CHRIST, DIEU FAIT HOMME

Nous croyons en Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est le Fils de Dieu. Il est le Verbe éternel, né du Père avant tous les siècles et consubstantiel au Père, homoousios to Patri, et par lui tout a été fait. Il s’est incarné par l’œuvre du Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Marie et s’est fait homme : égal donc au Père selon la divinité, et inférieur au Père selon l’humanité et un lui-même, non par quelque impossible confusion des natures mais par l’unité de la personne. Il a habité parmi nous, plein de grâce et de vérité. Il a annoncé et instauré le Royaume de Dieu et nous a fait en lui connaître le Père. Il nous a donné son commandement nouveau de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés. Il nous a enseigné la voie des béatitudes de l’Evangile : pauvreté en esprit, douleur supportée dans la patience, soif de la justice, miséricorde, pureté du cœur, volonté de paix, persécution endurée pour la justice. Il a souffert sous Ponce Pilate, Agneau de Dieu portant sur lui les péchés du monde, et il est mort pour nous sur la croix, nous sauvant par son sang rédempteur. Il a été enseveli et, de son propre pouvoir, il est ressuscité le troisième jour, nous élevant par sa résurrection à ce partage de la vie divine qu’est la vie de la grâce. Il est monté au ciel et il viendra de nouveau, en gloire cette fois, pour juger les vivants et les morts : chacun selon ses mérites - ceux qui ont répondu à l’amour et à la pitié de Dieu allant à la vie éternelle, ceux qui les ont refusés jusqu’au bout allant au feu qui ne s’éteint pas. Et son règne n’aura pas de fin.

L’ESPRIT SAINT ET LA VIERGE MARIE.

Nous croyons en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie, qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils. Il nous a parlé par les Prophètes, il nous a été envoyé par le Christ après sa Résurrection et son Ascension auprès du Père ; il illumine, vivifie, protège et conduit l’Église ; il en purifie les membres s’ils ne se dérobent pas à la grâce. Son action qui pénètre au plus intime de l’âme, rend l’homme capable de répondre à l’appel de Jésus : "Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait" (Mt. V, 48). Nous croyons que Marie est la Mère demeurée toujours vierge du Verbe incarné, notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ, et qu’en raison de cette élection singulière elle a été, en considération des mérites de son Fils, rachetée d’une manière plus éminente, préservée de toute souillure du péché originel et comblée du don de la grâce plus que toutes les autres créatures. Associée par un lien étroit et indissoluble aux mystères de l’Incarnation et de la Rédemption, la Très Sainte Vierge, l’Immaculée, a été, au terme de sa vie terrestre, élevée en corps et en âme à la gloire céleste et configurée à son Fils ressuscité en anticipation du sort futur de tous les justes ; et Nous croyons que la Très Sainte Mère de Dieu, nouvelle Ève, mère de l’Église, continue au ciel son rôle maternel à l’égard des membres du Christ, en coopérant à la naissance et au développement de la vie divine dans les âmes des rachetés.

LE PÉCHÉ, LA CROIX ET LE BAPTÊME.

Nous croyons qu’en Adam tous ont péché, ce qui signifie que la faute originelle commise par lui a fait tomber la nature humaine, commune à tous les hommes, dans un état où elle porte les conséquences de cette faute et qui n’est pas celui où elle se trouvait d’abord dans nos premiers parents, constitués dans la sainteté et la justice, et où l’homme ne connaissait ni le mal ni la mort. C’est la nature humaine ainsi tombée, dépouillée de la grâce qui la revêtait, blessée dans ses propres forces naturelles et soumise à l’empire de la mort, qui est transmise à tous les hommes et c’est en ce sens que chaque homme naît dans le péché. Nous tenons donc, avec le Concile de Trente, que le péché originel est transmis avec la nature humaine, "non par imitation, mais par propagation", et qu’il est ainsi "propre à chacun". Nous croyons que Notre-Seigneur Jésus-Christ, par le sacrifice de la croix, nous a rachetés du péché originel et de tous les péchés personnels commis par chacun de nous, en sorte que, selon la parole de l’Apôtre, "là où le péché avait abondé, la grâce a surabondé". Nous croyons à un seul baptême institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ pour la rémission des péchés. Le baptême doit être administré même aux petits enfants qui n’ont pu encore se rendre coupables d’aucun péché personnel, afin que, nés privés de la grâce surnaturelle, ils renaissent "de l’eau et de l’Esprit Saint" à la vie divine dans le Christ Jésus.


L’ÉGLISE, ÉDIFIÉE PAR JÉSUS-CHRIST


Nous croyons à l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique, édifiée par Jésus-Christ sur cette pierre qui est Pierre. Elle est le corps mystique du Christ, à la fois société visible instituée avec des organes hiérarchiques et communauté spirituelle, l’Eglise terrestre ; elle est le peuple de Dieu pérégrinant ici-bas et l’Eglise comblée des biens célestes ; elle est le germe et les prémices du Royaume de Dieu, par lequel se continuent, au long de l’histoire humaine, l’œuvre et les douleurs de la Rédemption et qui aspire à son accomplissement parfait au-delà du temps dans la gloire. Au cours du temps, le Seigneur Jésus forme son Eglise par les sacrements qui émanent de sa plénitude. C’est par eux qu’elle rend ses membres participants au mystère de la mort et de la résurrection du Christ, dans la grâce du Saint-Esprit qui lui donne vie et action. Elle est donc sainte tout en comprenant en son sein des pécheurs, parce qu’elle n’a elle-même d’autre vie que celle de la grâce : c’est en vivant de sa vie que ses membres se sanctifient ; c’est en se soustrayant à sa vie qu’ils tombent dans les péchés et les désordres qui empêchent le rayonnement de sa sainteté. C’est pourquoi elle souffre et fait pénitence pour ses fautes, dont elle a le pouvoir de guérir ses enfants par le sang du Christ et le don de l’Esprit Saint. Héritière des divines promesses et fille d’Abraham selon l’Esprit, par cet Israël dont elle garde avec amour les Écritures et dont elle vénère les patriarches et les prophètes ; fondée sur les apôtres et transmettant de siècle en siècle leur parole toujours vivante et leurs pouvoirs de pasteur dans le successeur de Pierre et les évêques en communion avec lui ; perpétuellement assistée par le Saint-Esprit, elle a charge de garder, enseigner, expliquer et répandre la vérité que Dieu a révélée d’une manière encore voilée par les prophètes et pleinement par le Seigneur Jésus. Nous croyons tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise, et que l’Eglise propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par le magistère ordinaire et universel. Nous croyons à l’infaillibilité dont jouit le successeur de Pierre quand il enseigne ex cathedra comme pasteur et docteur de tous les fidèles, et dont est assuré aussi le corps des évêques lorsqu’il exerce avec lui le magistère suprême.

L’UNITÉ ET LA CATHOLICITÉ DE L’ÉGLISE


Nous croyons que l’Église, fondée par Jésus-Christ et pour laquelle il a prié, est indéfectiblement une dans la foi, le culte et le lien de la communion hiérarchique. Au sein de cette Église, la riche variété des rites liturgiques et la légitime diversité des patrimoines théologiques et spirituels et des disciplines particulières, loin de nuire à son unité, la manifestent davantage. Reconnaissant aussi l’existence, en dehors de l’organisme de l’Église du Christ, de nombreux éléments de vérité et de sanctification qui lui appartiennent en propre et tendent à l’unité catholique, et croyant à l’action du Saint-Esprit qui suscite au cœur des disciples du Christ l’amour de cette unité, Nous avons l’espérance que les chrétiens qui ne sont pas encore dans la pleine communion de l’unique Église se réuniront un jour en un seul troupeau avec un seul pasteur. Nous croyons que l’Église est nécessaire au salut, car le Christ qui est seul médiateur et voie de salut se rend présent pour nous dans son Corps qui est l’Église. Mais le dessein divin du salut embrasse tous les hommes ; et ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l’Evangile du Christ et son Église mais cherchent Dieu sincèrement et, sous l’influence de la grâce, s’efforcent d’accomplir sa volonté reconnue par les injonctions de leur conscience, ceux-là, en un nombre que Dieu seul connaît, peuvent obtenir le salut.

LE CORPS ET LE SANG DU SEIGNEUR

Nous croyons que la messe célébrée par le prêtre représentant la personne du Christ en vertu du pouvoir reçu par le sacrement de l’ordre, et offerte par lui au nom du Christ et des membres de son Corps mystique, est le sacrifice du calvaire rendu sacramentellement présent sur nos autels. Nous croyons que, comme le pain et le vin consacrés par le Seigneur à la Sainte Cène ont été changés en son Corps et son Sang qui allaient être offerts pour nous sur la croix, de même le pain et le vin consacrés par le prêtre sont changés au corps et au sang du Christ glorieux siégeant au ciel, et Nous croyons que la mystérieuse présence du Seigneur, sous ce qui continue d’apparaître à nos sens de la même façon qu’auparavant, est une présence vraie, réelle et substantielle. Le Christ ne peut être ainsi présent en ce sacrement autrement que par le changement en son corps de la réalité elle-même du pain et par le changement en son sang de la réalité elle-même du vin, seules demeurant inchangées les propriétés du pain et du vin que nos sens perçoivent. Ce changement mystérieux, l’Église l’appelle d’une manière très appropriée transsubstantiation. Toute explication théologique, cherchant quelque intelligence de ce mystère, doit pour être en accord avec la foi catholique, maintenir que, dans la réalité elle-même, indépendante de notre esprit, le pain et le vin ont cessé d’exister après la consécration, en sorte que c’est le corps et le sang adorables du Seigneur Jésus qui dès lors sont réellement devant nous sous les espèces sacramentelles du pain et du vin, comme le Seigneur l’a voulu, pour se donner à nous en nourriture et pour nous associer à l’unité de son Corps mystique. L’unique et indivisible existence du Seigneur glorieux au ciel n’est pas multipliée, elle est rendue présente par le sacrement dans les multiples lieux de la terre où la messe est célébrée. Et elle demeure présente, après le sacrifice, dans le Saint Sacrement, qui est, au tabernacle, le cœur vivant de chacune de nos églises. Et c’est pour nous un devoir très doux d’honorer et d’adorer dans la sainte hostie, que nos yeux voient, le Verbe incarné qu’ils ne peuvent pas voir et qui, sans quitter le ciel, s’est rendu présent devant nous.


ROYAUME DE DIEU ET CIVILISATION.


Nous confessons que le royaume de Dieu commencé ici-bas en l’Église du Christ n’est pas de ce monde, dont la figure passe, et que sa croissance propre ne peut se confondre avec le progrès de la civilisation, de la science ou de la technique humaines, mais qu’elle consiste à connaître toujours plus profondément les insondables richesses du Christ, à espérer toujours plus fortement les biens éternels, à répondre toujours plus ardemment à l’amour de Dieu, à dispenser toujours plus largement la grâce et la sainteté parmi les hommes. Mais c’est ce même amour qui porte l’Église à se soucier constamment du vrai bien temporel des hommes. Ne cessant de rappeler à ses enfants qu’ils n’ont pas ici-bas de demeure permanente, elle les presse aussi de contribuer, chacun selon sa vocation et ses moyens, au bien de leur cité terrestre, de promouvoir la justice, la paix et la fraternité entre les hommes, de prodiguer leur aide à leurs frères, surtout aux plus pauvres et aux plus malheureux. L’intense sollicitude de l’Église, épouse du Christ, pour les nécessités des hommes, leurs joies et leurs espoirs, leurs peines et leurs efforts, n’est donc rien d’autre que son grand désir de leur être présente pour les illuminer de la lumière du Christ et les rassembler tous en lui, leur unique Sauveur. Elle ne peut signifier jamais que l’Eglise se conforme elle-même aux choses de ce monde, ni que diminue l’ardeur de l’attente de son Seigneur et du royaume éternel.

LES VIVANTS ET LES MORTS

Nous croyons à la vie éternelle. Nous croyons que les âmes de tous ceux qui meurent dans la grâce du Christ, soit qu’elles aient encore à être purifiées au purgatoire, soit que dès l’instant où elles quittent leur corps, Jésus les prenne au paradis comme il a fait pour le bon larron, sont le peuple de Dieu dans l’au-delà de la mort, laquelle sera définitivement vaincue le jour de la résurrection où ces âmes seront réunies à leur corps. Nous croyons que la multitude de celles qui sont rassemblées autour de Jésus et de Marie au paradis forme l’Église du ciel, où dans l’éternelle béatitude elles voient Dieu tel qu’il est et où elles sont aussi, à des degrés divers, associées avec les saints anges au gouvernement divin exercé par le Christ en gloire, en intercédant pour nous et en aidant notre faiblesse par leur sollicitude fraternelle.

Nous croyons à la communion de tous les fidèles du Christ, de ceux qui sont pèlerins sur la terre, des défunts qui achèvent leur purification, des bienheureux du ciel, tous ensemble formant une seule Église, et Nous croyons que dans cette communion l’amour miséricordieux de Dieu et de ses saints est toujours à l’écoute de nos prières, comme Jésus nous l’a dit : Demandez et vous recevrez. Aussi est-ce avec foi et dans l’espérance que Nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir.

Béni soit le Dieu trois fois saint. Amen.


J'ai mis en gras l'affirmation sur la virginité perpétuelle de la Vierge Marie, que les sédévacs accusent "l'Eglise conciliaire" d'avoir oubliée.

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MessageSujet: Re: Notes (ou qualifications) théologiques   Ven 15 Avr - 15:37

Alors, suis-je séparé de l'Eglise, ou pas?
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Notes (ou qualifications) théologiques   Ven 15 Avr - 15:42

Chris Prols a écrit:
Alors, suis-je séparé de l'Eglise, ou pas?

Confessez vous sans arrière pensée que le saint Père Benoît XVI, homme pécheur, est rendu infaillible par charisme dans sa charge de Magistère de l'Eglise ?

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MessageSujet: Re: Notes (ou qualifications) théologiques   Ven 15 Avr - 15:49

Non, Ratzinger est un abbé apostat.

Je ne suis pas de son église. Mais lui n'est pas de l'Eglise.
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Notes (ou qualifications) théologiques
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