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 Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Lun 18 Avr 2011, 18:13

fredsinam a écrit:
Philippe Fabry a écrit:

Non, ça c'est une vision marxiste de l'Histoire, une lecture selon laquelle il n'y a que des intérêts matériels et des habillages idéologiques.
C'est par ce genre de lecture que l'on réduit les Croisades à une razzia sur l'Orient pour le piller, etc...

Les Etats sont guidés à la fois par les intérêts matériels et les motifs idéologiques.

Les USA veulent de bonne foi exporter leur modèle, qu'ils pensent meilleur pour l'humanité, en même temps qu'ils ont intérêt à exporter leur modèle.
Mais pour espérer réussir, ils doivent être forts. A cette fin, ils sont prêts à traiter avec des ennemis de la démocratie (ex : régimes du Golfe) pour préserver le marché stratégique du pétrole. Cela ne signifie pas qu'ils renoncent au but d'instaurer la démocratie, mais ils l'ajournent à cause de préoccupations plus urgentes : maintenir la force du centre, l'Amérique, afin qu'elle puisse développer la démocratie ailleurs et la maintenir chez elle.
Les motifs idéologique sont utilisé à partir du moment qu'ils peuvent servir les intérêts matériels autrement dit ce qui est recherché en premier ce sont les intérêts matériels et non idéologique

C'est simpliste, donc idiot.

Les préoccupations idéologiques dictent aussi les intérêts matériels. Il y a interférence.
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fredsinam



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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Lun 18 Avr 2011, 18:32

Philippe Fabry a écrit:
fredsinam a écrit:
Philippe Fabry a écrit:

Non, ça c'est une vision marxiste de l'Histoire, une lecture selon laquelle il n'y a que des intérêts matériels et des habillages idéologiques.
C'est par ce genre de lecture que l'on réduit les Croisades à une razzia sur l'Orient pour le piller, etc...

Les Etats sont guidés à la fois par les intérêts matériels et les motifs idéologiques.

Les USA veulent de bonne foi exporter leur modèle, qu'ils pensent meilleur pour l'humanité, en même temps qu'ils ont intérêt à exporter leur modèle.
Mais pour espérer réussir, ils doivent être forts. A cette fin, ils sont prêts à traiter avec des ennemis de la démocratie (ex : régimes du Golfe) pour préserver le marché stratégique du pétrole. Cela ne signifie pas qu'ils renoncent au but d'instaurer la démocratie, mais ils l'ajournent à cause de préoccupations plus urgentes : maintenir la force du centre, l'Amérique, afin qu'elle puisse développer la démocratie ailleurs et la maintenir chez elle.
Les motifs idéologique sont utilisé à partir du moment qu'ils peuvent servir les intérêts matériels autrement dit ce qui est recherché en premier ce sont les intérêts matériels et non idéologique

C'est simpliste, donc idiot.

Les préoccupations idéologiques dictent aussi les intérêts matériels. Il y a interférence.

Ecoute moi je vous ai donné des exemple je n'invente rien :Arabie saoudite , Koweït , Qatar .... Qui a mis au pouvoir les talibans ? Moubarak a toujours trafiqué les élections mais ça n'a jamais posé problèmes aux américains , ....Je peux multiplier des exemples du même genre pour te montre que les motifs idéologique interviennent à partir du moment qu'ils peuvent servir des intérêts matériels .

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Lun 18 Avr 2011, 19:10

fredsinam a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
fredsinam a écrit:
Philippe Fabry a écrit:

Non, ça c'est une vision marxiste de l'Histoire, une lecture selon laquelle il n'y a que des intérêts matériels et des habillages idéologiques.
C'est par ce genre de lecture que l'on réduit les Croisades à une razzia sur l'Orient pour le piller, etc...

Les Etats sont guidés à la fois par les intérêts matériels et les motifs idéologiques.

Les USA veulent de bonne foi exporter leur modèle, qu'ils pensent meilleur pour l'humanité, en même temps qu'ils ont intérêt à exporter leur modèle.
Mais pour espérer réussir, ils doivent être forts. A cette fin, ils sont prêts à traiter avec des ennemis de la démocratie (ex : régimes du Golfe) pour préserver le marché stratégique du pétrole. Cela ne signifie pas qu'ils renoncent au but d'instaurer la démocratie, mais ils l'ajournent à cause de préoccupations plus urgentes : maintenir la force du centre, l'Amérique, afin qu'elle puisse développer la démocratie ailleurs et la maintenir chez elle.
Les motifs idéologique sont utilisé à partir du moment qu'ils peuvent servir les intérêts matériels autrement dit ce qui est recherché en premier ce sont les intérêts matériels et non idéologique

C'est simpliste, donc idiot.

Les préoccupations idéologiques dictent aussi les intérêts matériels. Il y a interférence.

Ecoute moi je vous ai donné des exemple je n'invente rien :Arabie saoudite , Koweït , Qatar ....

Déjà expliqué dans le message précédent.

Qui a mis au pouvoir les talibans ?

Les USA, mais à l'époque il s'agissait d'endiguer l'Empire soviétique qui, à l'échelle mondiale, était un danger autrement redoutable pour la démocratie.

Moubarak a toujours trafiqué les élections mais ça n'a jamais posé problèmes aux américains , ...

Il ne semblait pas y avoir d'alternative meilleure à l'époque. Mais dès qu'avec le printemps arabe les américains ont compris que la démocratie était possible, que la révolution n'était pas islamique, ils ont appelé à son départ.

.Je peux multiplier des exemples du même genre pour te montre que les motifs idéologique interviennent à partir du moment qu'ils peuvent servir des intérêts matériels .

Je peux à chaque fois te montrer que les deux sont liés, mais que les motifs idéologiques sont aussi directeurs que les motifs matériels, voire sont en même temps matériels.

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fredsinam



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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Lun 18 Avr 2011, 19:48

Philippe Fabry a écrit:


Je peux à chaque fois te montrer que les deux sont liés, mais que les motifs idéologiques sont aussi directeurs que les motifs matériels, voire sont en même temps matériels.

Les motifs idéologique sont utilisé doublement ou comme armée pour les intérêts matériels ou comme système permettant de fructifier les intérêts matériels mais le nerf de toute géopolitique et surtout americaine c'est l'argent . Si un pays adopté le système politique et idéologique américains il consommera plus facilement américain que l'inverse . Mais Jamais les americains ,les francais ou autre se sont reveillé en disant "allons installé la democratie dans ce pays pour qu'il puisse avancer " JAMAIS c'est arrivé , ça personne ne pourrait me le faire croire
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Mar 19 Avr 2011, 10:47

Syrie: en un mois, la contestation s'est élargie et radicalisée






Photo prise avec un téléphone mobile de funérailles à Homs, le 18 avril 2011.

© AFP


LE CAIRE (AFP)
- La contestation en Syrie s'est nettement radicalisée avec des appels à
la chute du régime et s'est élargie géographiquement malgré les
tentatives du président Bachar al-Assad d'accélérer les réformes,
estiment des experts.
Le mouvement a
d'abord été dopé par la répression. "Les forces de sécurité, qui
garantissaient la stabilité de ce pouvoir, sont la raison première de sa
déstabilisation, car la riposte sécuritaire provoque la population",
affirme Basma Kodmani, chercheuse d'origine syrienne et directrice de
l'Initiative arabe de réforme, un centre de recherche basé à Paris et à
Beyrouth.
Réunissant au
départ quelques dizaines de personnes dans le sillage des révolutions en
Egypte et Tunisie, ce mouvement en draine aujourd'hui des dizaines de
milliers à Deraa (sud), dans les grandes villes de Lattaquié, Banias
(nord-ouest), Homs (centre), une partie de la banlieue de Damas, mais
aussi les régions à majorité kurde du Nord et récemment à Soueida, dans
le pays druze (sud).
La capitale Damas et Alep, deuxième ville du pays, ont jusqu'à présent été pratiquement épargnées par ce mouvement.




Le président syrien Bachar al-Assad lors de son discours télévisé le 16 avril 2011 à Damas

© AFP/SYRIAN TV


Pour Abdel Karim Rihaoui,
président de la Ligue syrienne des droits de l'Homme, "la contestation
s'amplifie en raison de l'accroissement de la colère face à
l'utilisation de la force contre les manifestants et cela ira plus mal
si les tirs contre les manifestants se poursuivent".
Au moins 200
personnes ont été tuées dans le pays depuis le début de la contestation,
le 15 mars, selon Amnesty International. Des centaines d'autres ont été
arrêtées selon des ONG de défense des droits de l'Homme.
"La solution
commence par la prise de mesures rapides et de fond pour calmer la rue
et reconstruire la confiance, notamment en autorisant les manifestations
pacifiques sans intervention des agents de sécurité, en libérant les
prisonniers politiques et, bien sûr, en levant l'Etat d'urgence la
semaine prochaine", comme s?y est engagé le président Assad, a dit M.
Rihaoui.
Pour Bourhane
Ghalioune, directeur du Centre des études arabes et de l'Orient
contemporain à la Sorbonne, "le régime perd de plus en plus sa marge de
manoeuvre car il n'y a pas d'unanimité sur une politique précise: le
président Assad promet quelque chose et les services de sécurité
continuent de tirer car ils sont dans une logique sécuritaire qui risque
de mener à un raz-de-marée de manifestations".
"Désormais aussi,
les slogans ont complètement changé. On ne parle plus de réforme mais on
demande la tête de Bachar et du régime. On est dans une dynamique de
radicalisation", assure ce professeur d'origine syrienne.
En effet, dans les
manifestations du début, les slogans portaient sur les réformes pour
libéraliser le régime en place depuis un demi-siècle, mais aujourd'hui,
les mots d'ordre se focalisent sur le départ de M. Assad, comme à Homs
lundi où 20.000 personnes scandaient "sit-in jusqu'à la chute du
régime".
En revanche, les analystes divergent sur le rôle des militants politiques dans ce mouvement.
"Dans une société
aussi tenue par les services de sécurité, il faut des éléments assez
déterminés, c'est-à-dire politisés, pour agiter tout cela, comme les
Frères musulmans (islamistes), des communistes ou d'autres. Ceux-la
peuvent (en) constituer la colonne vertébrale", assure Mme Kodmani.
"Je ne crois pas
que cela soit juste des jeunes qui se retrouvent sur Facebook. C'est un
peu eux, bien sûr, mais il y a en Syrie des appartenances politiques",
ajoute-t-elle.
Mais pour M.
Ghalioune, "les partis politique, dont les Frères musulmans, n'ont pas
vraiment beaucoup d'influence au sein de ces mouvements".
"Ce sont des
groupes éclatés qui commencent maintenant à créer des coordinations dans
chaque ville. Ce sont des jeunes qui communiquent à travers les réseaux
sociaux et leurs idées évoluent progressivement. Au début, ils
voulaient seulement s'émanciper du système d'oppression, maintenant ils
veulent en finir avec le régime".

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Mer 27 Avr 2011, 17:29


Syrie: 30 membres du parti Baas au pouvoir annoncent leur démission




NICOSIE - Une trentaine de membres du parti Baas, au pouvoir en Syrie,
ont annoncé leur démission pour protester contre les pratiques des
services de sécurité, dans un communiqué parvenu à l'AFP.

Les
pratiques des services de sécurité à l'encontre des citoyens sans armes à
Banias (nord-ouest) et des villages voisins, notamment à Baïda, sont
contraires à toutes les valeurs humaines et aux slogans du parti Baas,
affirment les signataires du texte, originaires de la région de Banias.

Ils
évoquent les perquisitions dans les maisons, les tirs à balles réelles
sans discrimination sur les gens, les maisons, les mosquées et les
églises.

Ils dénoncent notamment les agressions perpétrées contre
les habitants de Baïda et le comportement des services de sécurité et
des Shabbiha (partisans du régime) qui incite au confessionnalisme et
suscite des sentiments d'hostilité entre les habitants du pays.


(©AFP / 27 avril 2011 17h02)

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Mer 11 Mai 2011, 22:07

Citation :
ONU: la Syrie n'est plus candidate au Conseil des droits de l'homme






Des membres des délégations, avant une session extraordinaire
Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève, le 29 avril 2011

© AFP Fabrice Coffrini


NEW YORK
(Nations unies) (AFP) - La Syrie a renoncé mercredi à siéger au Conseil
des droits de l'homme de l'ONU, sa candidature ayant été jugée malvenue
par une partie de la communauté internationale du fait de la répression
sanglante engagée contre l'opposition dans ce pays.
L'ambassadeur de
Syrie à l'ONU, Bashar Jaafari, a affirmé à la fin d'une réunion du
groupe Asie que la Syrie se retirait cette année et que le Koweït serait
candidat à sa place, Damas ayant l'intention de prendre la place du
Koweït en 2014.
"C'est un échange", a-t-il dit, soulignant que cette mesure avait été adoptée à l'unanimité par le groupe Asie.
Les pays
occidentaux avaient lancé une offensive diplomatique pour bloquer
l'élection de la Syrie lors de l'élection prévue le 20 mai à l'Assemblée
générale de l'ONU.
"Cela ne veut pas
dire du tout que l'un d'entre nous a retiré sa candidature du Conseil
des droits de l'homme", a insisté le représentant de Damas. "C'est une
décision souveraine basée sur la volonté du gouvernement syrien de
rééchelonner le moment de notre candidature basée sur une
reconsidération de nos priorités".
"Le groupe Asie
s'occupe exclusivement des candidatures et ne touche pas à la substance.
Il n'y a pas de place pour une approche politique dans le groupe Asie",
a ajouté l'ambassadeur syrien.
La Syrie était
initialement candidate --avec l'Inde, l'Indonésie et les Philippines-- à
l'un des quatre sièges vacants au Conseil des droits de l'homme de
l'ONU devant être attribués au groupe Asie. Au total, 15 nouveaux pays
doivent faire leur entrée au Conseil des droits de l'homme, qui siège à
Genève et compte au total 47 pays membres.
Mais la
candidature surprise du Koweït, annoncée mardi sur fond de condamnation
internationale de la répression sanglante menée par le régime de Damas
contre les manifestations, avait rendu la candidature de la Syrie plus
précaire.
La répression en
Syrie a fait entre 600 et 700 morts depuis le début de la contestation
le 15 mars et plus de 8.000 personnes ont été arrêtées ou ont disparu,
selon des associations.
Un porte-parole britannique a estimé que le retrait de la Syrie était "absolument la bonne chose à faire".
"Nous jugeons
complètement déplacé qu'un pays qui mène une répression violente contre
des manifestants pacifiques recherche un siège au Conseil des droits de
l'homme", a-t-il dit.
"Cette élection
était devenue un référendum sur la répression violente de la Syrie
contre les contestataires et la Syrie s'est retirée plutôt que de
s'exposer à une défaite cinglante", a souligné Peggy Hicks, de
l'association de défense des droits de l'homme Human Rights Watch.

Heu... c'est moi ou bien ? Non ? Enfin je sais pas, c'est pt'être moi mais... bon...

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Mar 17 Mai 2011, 17:09

Syrie: une majorité en train de se dessiner à l'ONU pour condamner la répression






Le président syrien Bachar al-Assad à Damas le 30 mars 2011

© AFP/Archives


PARIS (AFP) -
Une majorité de voix est "en train de se dessiner" à l'ONU pour
condamner la répression de la révolte en Syrie, a déclaré mardi le chef
de la diplomatie française, Alain Juppé, en précisant qu'une menace de
veto de Moscou et Pékin sur un texte existait toujours.
A l'ONU, "nous
sommes encore menacés d'un veto russe et d'un veto chinois. Il semble
qu'une majorité de neuf voix est en train de se dessiner en ce moment
même", a déclaré le ministre devant l'Assemblée nationale française, en
rejetant toute critique sur l'attitude de la France face à la répression
en Syrie.
"Nous ne sommes
pas seuls". "Pour obtenir une résolution du Conseil de sécurité, il faut
éviter le veto d'un membre permanent et ensuite réunir neuf voix. Nous
nous battons avec nos amis britanniques depuis des jours, voire des
semaines pour arriver à ce résultat", a-t-il précisé.
Des discussions ont eu lieu encore cette nuit entre membres du Conseil de sécurité, a indiqué Alain Juppé.
"Nous ne
pratiquons pas une politique de deux poids et deux mesures. Nous avons
soutenu partout la grande aspiration des peuples à la démocratie et à la
liberté et nous le faisons s'agissant de la Syrie sans aucune espèce
d'ambiguïté", a aussi souligné le ministre.
Il a rappelé que
la France avait "incité le président Bachar al-Assad à engager un
programme de réformes pour tenir compte des aspirations de son peuple".
"Il ne nous a pas écoutés. Nous avons donc émis une condamnation sans
appel de l'utilisation de la violence récurrente et sanglante", a-t-il
réitéré.
Revenant sur les
sanctions de l'Union européenne contre 13 personnalités syriennes, Alain
Juppé a reconnu que la France n'avait "pas réussi à faire en sorte que
sur cette liste figure le nom du président syrien". "Nous ne renonçons
pas, nous continuons à agir dans ce sens malgré les réticences pour ne
pas dire l'opposition de certains de nos partenaires", a-t-il dit, sans
les citer.

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Mar 17 Mai 2011, 22:40

La Syrie des Assad ou les Frères musulmans : cruel dilemme

Dans Présent, Maroun Charbel évoque les graves évènements de Syrie :

"Découverte d’un charnier à Deraa. [...] La nouvelle a été relayée par toutes les chaînes libanaises avec film vidéo et photos à l’appui. Il a bien fallu enterrer les centaines de morts. On a parlé de liquidation et d’exécution sommaire. [...] Le régime syrien poursuit un seul but : se maintenir en place quel que soit le prix. Et ce prix est d’abord la réduction totale des soulèvements des villes. L’une après l’autre, elles sont assiégées et réduites à merci par la faim, la soif et les bombardements. Les centaines de kilomètres de frontière avec le Liban sont bouclées. Du petit millier de réfugiés qui réussissait à fuir l’enfer syrien les semaines précédentes, on est passé à quelques centaines puis à quelques dizaines au fur et à mesure du bouclage de la frontière. [...] Sont-ils chrétiens ou musulmans, ces réfugiés ? Pour l’instant il semblerait que la très grande majorité d’entre eux soient des musulmans sunnites. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas parmi eux des Chrétiens. [...] Nos uniques points de comparaison possibles sont l’Irak, par la similarité du régime de Saddam avec celui des Assad, et l’Egypte, par sa révolution populaire. Et les deux schémas sont apocalyptiques.

Est-ce cela qui explique les propos des différents dignitaires religieux de Syrie entendus ces derniers jours ? Quel que soit leur propos, leur ton… il y a chez tous une trame de peur révérencieuse. Ils ont peur, très peur et continuent à marquer leur révérence au régime. Parce qu’ils ont peur et que pour l’instant ils n’ont aucun autre choix. Le régime continue à alimenter cette peur en disant que l’alternative est simple : la Syrie des Assad ou les Frères musulmans. Et cette alternative risque fort d’être la réalité. La poigne de fer du régime pendant tant de décennies a laminé tous les corps intermédiaires et il n’y a aucun parti politique libre en Syrie. Pour ce qui est des affaires chrétiennes, des droits des Chrétiens de Syrie, le régime traite directement avec les dignitaires religieux. Ce qui risque bien de les desservir auprès des maîtres de la Syrie de demain."

Michel Janva

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Jeu 19 Mai 2011, 11:51

Obama dévoile un plan d'aide économique pour aider les pays arabes à se démocratiser






Barack Obama le 18 mai 2011 à Boston

© AFP Mandel Ngan


WASHINGTON
(AFP) - Le président Barack Obama va dévoiler jeudi un plan d'aide
économique de plusieurs milliards de dollars pour encourager les pays
arabes à se démocratiser, sur le modèle de l'Europe de l'Est après la
Guerre froide, ont annoncé mercredi des responsables américains.
Ce plan,
initialement destiné à l'Egypte et à la Tunisie, cherchera à inciter
d'autres pays du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, théâtres de
révoltes populaires depuis le début de l'année, à entreprendre des
réformes démocratiques, selon ces responsables s'exprimant sous couvert
de l'anonymat.
M. Obama
présentera cette nouvelle initiative lors d'un discours destiné à
embrasser d'une stratégie commune la vague de manifestations pour la
démocratie qui a ébranlé voire renversé plus d'une demi-douzaine de
régimes autocratiques dans la région ces cinq derniers mois.
Selon un des
responsables, l'idée est de s'inspirer "de certaines des mesures
couronnées de succès en Europe de l'Est" dans la foulée de la chute du
Rideau de fer.
"Ils s'agit du
début d'un effort de longue haleine", a assuré ce responsable. Selon
lui, l'Egypte et la Tunisie, où des manifestations de masse ont eu
raison d'autocrates au pouvoir depuis des décennies, seront les
premières bénéficiaires de cette initiative. "Nous espérons que d'autres
transitions démocratiques suivront dans les années à venir", a-t-il
expliqué.
Le plan de M.
Obama appellera à étendre l'action de la Banque européenne pour la
reconstruction et le développement (Berd), qui a soutenu les anciennes
démocraties populaires d'Europe de l'Est ces 20 dernières années, afin
de stimuler le développement de la démocratie dans le monde arabe. La
soixantaine de pays actionnaires de la Berd se réunissent justement
vendredi et samedi au Kazakhstan pour examiner un projet d'extension de
ses activités à l'Afrique du Nord.
Washington
oeuvrera aussi à développer des incitations à la démocratisation dans le
monde arabe, de concert avec la Banque mondiale, le Fonds monétaire
international et la Banque africaine de développement, ont promis ces
responsables.
L'idée de cette
stratégie, qui s'oppose notablement à celle de l'imposition d'une
démocratie par intervention armée, comme la précédente administration
républicaine de George W. Bush en avait formulé l'ambition en Irak, est
de répondre à l'une des causes évoquées par les manifestants dans le
monde arabe, la stagnation économique et le manque de perspective pour
les jeunes.
Il s'agit
également d'améliorer la gouvernance économique dans des pays qui "ne
sont pas tellement liés les uns aux autres, ni intégrés à l'économie
mondiale", restreignant leurs potentiels de croissance, a souligné l'un
des responsables.
La Maison Blanche a
estimé ces derniers jours que les révoltes qui agitent encore
aujourd'hui la Syrie, le Yémen ou la Libye recelaient des "opportunités"
pour la région. Mais elle a aussi brandi le bâton en imposant mercredi
de nouvelles sanctions au régime syrien pour sa répression sanglante des
manifestations.
M. Obama, dans ce
discours au département d'Etat à Washington à partir de 11H40 (15H40
GMT), devra concilier soutien aux "droits universels" des manifestants
et ménagement de régimes alliés à Washington, en particulier les
monarchies du Golfe.
Le président
devrait aussi évoquer la mort d'Oussama Ben Laden le 2 mai dans un raid
américain au Pakistan, alors que l'administration souligne que les
manifestations pour la démocratie signent l'échec d'Al-Qaïda.
Les observateurs
doutent toutefois que M. Obama présente jeudi une nouvelle initiative
pour débloquer le processus de paix au Proche-Orient, vu de récents
développements tant du côté palestinien qu'israélien.
Mise
à jour le
09:32 - 19/05/11



© AFP. Tous droits de reproduction et de
représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette
rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de
propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de
ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise,
rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de
quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.




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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Jeu 19 Mai 2011, 17:50

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Ven 20 Mai 2011, 12:49


Yémen: le chef d'Etat Saleh souhaite une élection présidentielle anticipée




SANAA - Le chef d'Etat du Yémen Ali Abdallah Saleh a déclaré vendredi
devant des milliers de partisans qu'il souhaitait la tenue d'une
élection présidentielle anticipée afin de mettre un terme à la crise
politique qui secoue le pays depuis près de quatre mois.

Nous
appelons à une élection présidentielle anticipée organisée
démocratiquement, afin d'éviter une effusion de sang, a dit le président
yéménite.

Des hauts-dirigeants de son parti avaient annoncé
jeudi qu'un accord préparé par l'opposition, avec la médiation des pays
du Golfe, et prévoyant le départ de M. Saleh d'ici 30 jours, serait
paraphé dimanche.

Selon un bilan établi par l'AFP à partir de
sources médicales et de sécurité, 180 personnes ont été tuées depuis fin
janvier dans la répression des manifestations appelant au départ de M.
Saleh.


(©AFP / 20 mai 2011 12h43)

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Ven 20 Mai 2011, 12:55

Les Etats-Unis
se rachètent une image




Barack Obama réoriente sa
politique étrangère au Moyen Orient en se plaçant clairement du côté des
mouvements démocratiques. Il annonce un soutien financier pour l'Egypte
et la Tunisie. C'est aussi l'occasion de redorer le blason américain
tant l'image du pays dans la région est écornée, et ce malgré les
révolutions arabes.



Entre la carotte et le bâton, le président américain semble privilégier la première option.
Dans
un discours très attendu hier, Barack Obama a apporté hier un soutien
appuyé (et financier) aux mouvements démocratiques qui se soulèvent
contre des régimes autoritaires au Moyen Orient. Le président américain a
expliqué que, faute d'un profond changement d'approche des
Etats-Unis dans la région, le risque est grand de se couper
définitivement des populations arabes
. Fini le temps des
hésitations et des tergiversations (comme celles, très critiquées, de M.
Obama vis-à-vis d'Hosni Moubarak en Egypte). Les Etats-Unis s'engagent
avec fermeté pour encourager tous les processus de démocratisation : la
défense acharnée des intérêts stratégiques américains devra donc
s'effacer devant la promotion des réformes politiques et économiques. "Nous
avons une chance de montrer que l'Amérique attache plus de valeur à la
dignité d'un vendeur de rue qu'à la force brutale du dictateur
",
a indiqué le président américain.
M. Obama a évoqué un vaste plan d'aide financière
à destination des pays d'Afrique du Nord et du Moyen Orient dont les
régimes autoritaires ont été renversés ou ébranlés par des mouvements
populaires au cours des derniers mois. Il s'agit de s'inspirer du "plan Marshall"
dont a bénéficié l'Europe de l'Est au sortir de la Seconde guerre
mondiale. La Tunisie et l'Egypte en seront les premiers bénéficiaires.
Barack Obama proposera au G8 de Deauville d'alléger la dette égyptienne d'un milliard de dollars. Un programme pour favoriser les investissements au Caire et à Tunis a également été évoqué.
Le redéploiement de la stratégie américaine s'appuiera notamment sur la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement
(BERD) dont les activités pourraient être étendues en Afrique du Nord
lors de sa réunion annuelle qui se tient ce week-end à Astana.
Après le discours du Caire de 2009, cette nouvelle inflexion dans la politique étrangère des Etats-Unis intervient alors qu'une vaste étude du Pew Research Center démontre que l'image du pays n'a pas profité des révolutions arabes,
bien au contraire. Les pays musulmans stratégiques conservent une
opinion négative des Etats-Unis - ce qui est une constante depuis 10
ans. Ce sentiment s'est en revanche renforcé cette année en Turquie, au
Pakistan et en Jordanie. Tous les pays sondés ci-dessous considèrent par
ailleurs que leur intérêts ne sont pas suffisamment pris en compte par
les Américains toujours perçus comme une menace.

L'étude
a été menée avant la mort de Ben Laden et la réconciliation entre le
Hamas et le Fatah en Palestine. Elle démontre qu'à l'exception de
l'Indonésie, Barack Obama reste impopulaire dans toutes les nations arabes.
Ses prises de position (d'abord timides) à l'égard des récents
mouvements démocratiques tunisiens, égyptiens ou libyens n'ont rien
arrangé, loin de là. Les Etats-Unis sont d'ailleurs toujours critiqués
pour les mêmes raisons. Au premier rang des griefs, une trop forte propension à agir de manière unilatérale.
Reste également vivement critiquée la "croisade" contre la terreur
entreprise par Geoge W. Bush. A noter que les Pakistanais, les Libanais
et les Jordaniens considèrent que leurs gouvernements collaborent trop
directement avec les Etats-Unis.

A
en croire les opinions publiques du monde arabe, le redéploiement de la
politique étrangère américaine en faveur des mouvements démocratiques
serait susceptible de trouver un certain écho. Les populations du Moyen
Orient ont en effet largement suivi les soulèvements populaires
tunisiens et égyptiens, et elles y croient. 71 % des Libanais et 73 %
des Jordaniens pensent que les protestations sont efficaces pour déclencher des réformes démocratiques. Les Turcs (36 %) et les Pakistanais (12 %) sont nettement plus circonspects.

L'étude du Pew Research Center montre qu'il existe une large adhésion au système démocratique dans
tous les pays arabes. Celui-ci est perçu comme la meilleure forme de
gouvernement possible, bien plus efficace qu'un leader autoritaire pour
résoudre les problèmes nationaux. Le constat est plus nuancé quand il
s'agit de choisir entre la démocratie et la croissance : Indonésiens et Pakistanais privilégient une économie dynamique,
et les autres nations sondées sont divisées. De la même manière, c'est
la prospérité économique et la stabilité politique qui sont
majoritairement recherchées via la démocratie, avant la liberté
d'expression ou l'égalité des sexes.

Si
78 % des Pakistanais et 62 % des Égyptiens estiment que les lois
doivent s'inspirer directement du Coran, 37 % des Turcs et 31 % des
Libanais pensent que leurs législations ne doivent pas avoir de rapport
avec les affaires religieuses. Le fondamentalisme religieux est rejeté partout, sauf au Pakistan et dans les territoires palestiniens où il trouve davantage de partisans que d'adversaires.
Les mouvements extrémistes ne sont nulle part majoritairement appréciés. Al Qaïda est rejeté dans tous les pays, à l'exception des territoires palestiniens
où l'organisation recueille 28 % d'opinions favorables. Le Hamas et le
Hezbollah sont plus populaires que la nébuleuse terroriste, mais tous
les pays rejettent les attentats suicide, mis à part - encore une fois -
les Palestiniens qui justifient, pour 68 % d'entre eux, les actions
kamikazes.

Dans son discours de ce jeudi 19 mai, Barack Obama a mis l'accent sur deux priorités : appuyer les mouvements démocratiques en leur offrant les conditions d'un essor économique et relancer le processus de paix entre Israël et les territoires palestiniens. Deux ambitions qui, selon l'étude de Pew Research Center, sont loin d'être dues au hasard.

http://www.atlantico.fr/decryptage/barack-obama-plan-milliards-dollars-egypte-racheter-mauvaise-image-etats-unis-au-moyen-orient-101674.html

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Mer 01 Juin 2011, 00:19

Syrie: Assad annonce une amnistie générale, trop tard juge l'opposition






Capture d'écran de la télévision syrienne montrant le président Bachar al-Assad le 16 avril 2011 à Damas

© AFP/Syrian TV/Archives


DAMAS (AFP) -
Le président syrien Bachar al-Assad a décrété mardi une amnistie
générale, aussitôt jugée trop tardive par l'opposition, mais la
répression se poursuivait, comme dans le centre du pays où l'armée
utilisait ses chars et ses mitrailleuses dans les villes en proie à la
contestation.
"Le président
Assad a décrété un décret accordant une amnistie générale à tous les
crimes commis avant le 31 mai 2011", a indiqué l'agence officielle Sana.
"L'amnistie touche tous les détenus politiques ainsi que les membres de
la confrérie des Frères musulmans."
Cette annonce est
"insuffisante" et arrive "trop tard", a estimé dans la foulée
l'opposition, réunie dans la station balnéaire d'Antalya (sud de la
Turquie). Entre 300 et 400 participants, tous courants et confessions
confondus, y tiennent un sommet de trois jours à partir de mercredi afin
de soutenir la contestation contre le régime et réclamer départ
d'Assad.
Plus tôt dans la
journée, Damas avait esquissé un autre signe d'ouverture en annonçant
l'ouverture d'ici 48 heures d'un dialogue national avec l'opposition.
Cette "commission
pour le dialogue national" doit être formée d'ici jeudi avec des membres
de "tous les courants politiques, et des personnalités politiques,
économiques et de la société", a annoncé Mohammad Saïd Bkheitane, numéro
2 du parti Baas, au quotidien al-Watan.




Capture d'écran de You Tube montrant un manifestant syrien blessé le 28 mai 2011 à Deir Zor

© AFP/YouTube


Il a toutefois d'emblée rejeté
de revenir sur la prépondérance du parti Baas, qui selon la constitution
"est le dirigeant de l'Etat et de la société", invitant les opposants à
abolir cette clause en remportant la majorité au parlement.
Des élections
législatives, les troisièmes depuis que le président Bachar al-Assad a
succédé à son père Hafez al-Assad en juillet 2000, sont prévues dans les
semaines à venir.
Ce n'est pas la
première fois que le régime syrien fait montre d'ouverture en réponse
aux manifestations pro-démocratie qui secouent le pays depuis le 15
mars. En avril déjà, M. Assad avait levé l'état d'urgence en vigueur
depuis des décennies.
Mais cela n'avait pas empêché la poursuite de la répression sanglante.
Selon les
organisations de défense des droits de l'Homme, plus de 1.100 civils ont
été tués et au moins 10.000 personnes ont été interpellées dans le pays
depuis le début du mouvement de contestation.
Ainsi, l'armée
syrienne a poursuivi mardi, pour la troisième journée consécutive, ses
opérations de ratissage dans la ville de Rastan, près de Homs, dans le
centre de la Syrie.
"Des tirs à la
mitrailleuse sont entendus à Rastan. Des opérations de ratissage se
poursuivent", a indiqué à l'AFP un militant des droits de l'Homme. "Des
explosions ont été entendues ce matin à Rastan."




Photo transmise par les services du Premier ministre irakien
Nouri al-Maliki montrant ce dernier (D) discutant le 31 mai 2011 à
Bagdad avec le chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem

© AFP


"Rastan est entièrement isolée
et un grand nombre de personnes ont été blessées dans cette ville", a
précisé ce militant, affirmant que "les chars de l'armée entourent
Rastan et que des transports de troupes blindés sont postés à
l'intérieur de cette ville".
Par ailleurs, des
habitants ont attaqué un commissariat de police de la ville et saisi des
armes après la mort dimanche d'une fillette et de dix autres civils
dans la région de Homs, a indiqué ce militant.
A Talbisseh, "des
dizaines de blessés se trouvent dans des terrains agricoles dans le nord
de cette ville, mais les équipes médicales ne peuvent pas les secourir
en raison des opérations militaires qui se poursuivent dans cette
région", a-t-il ajouté.
Depuis dimanche à
l'aube, des dizaines de chars encerclent Rastan et Talbisseh ainsi que
le village de Teir Maaleh, pour mater la contestation dans les environs
de Homs, troisième ville du pays à 160 km au nord de Damas.
Dans la nuit et à
l'aube, "les forces de sécurité ont investi et procédé à des opérations
de ratissage à Hirak", une ville de la région de Deraa, bastion de la
contestation contre le régime du président Bachar al-Assad, a indiqué le
militant.
Le pouvoir a
envoyé ces dernières semaines l'armée dans différentes villes, notamment
à Tall Kalakh (150 km au nord-ouest de Damas), Homs (centre), Banias
(nord-ouest) et Deraa (sud), foyers de la révolte.
Par ailleurs, le
Premier ministre irakien Nouri al-Maliki s'est prononcé mardi pour des
réformes en Syrie afin de rétablir la stabilité, au moment où le chef de
la diplomatie syrienne, Walid Mouallem, effectuait une visite en Irak.
Rares sont les pays arabes à s'être ainsi exprimés depuis le début du mouvement pro-démocratie.
Paris a pour sa
part condamné "avec la plus grande fermeté la violence aveugle et
brutale dont continuent à user les services de sécurité syriens".
La France "est
consternée par les témoignages crédibles faisant état des tortures
utilisées dans les prisons syriennes contre les manifestants
pacifiques", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, citant le jeune
Hamzeh al-Khatib comme "symbole" de ces agissements.
Samedi, les
militants pro-démocratie en Syrie avaient dédié une page Facebook à ce
garçon de 13 ans "torturé et tué" selon eux par les forces de sécurité à
Deraa, où est née la contestation du régime.

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Mer 01 Juin 2011, 06:33

Les gouvernants Syriens sont particulièrement cruels et assassins. Et pourtant le peuple tient bon ! salut

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Dim 05 Juin 2011, 21:27

Yémen: liesse à Sanaa, l'opposition veut empêcher le retour de Saleh


SANAA (AFP) - Le départ du président yéménite Ali Abdallah Saleh,
opéré avec succès dimanche en Arabie saoudite après avoir été blessé
dans un attentat, a été célébré par des dizaines de milliers de
personnes, l'opposition se déclarant déterminée à empêcher son retour.
Accusé par le
gouvernement d'être à l'origine du bombardement qui a blessé vendredi M.
Saleh, le puissant chef tribal des Hached, Sadek al-Ahmar, a accepté
dimanche soir sous conditions un cessez-le-feu ainsi que l'évacuation
des bâtiments publics qu'occupent ses partisans à Sanaa.
Toute la journée,
les "jeunes de la révolution" avaient célébré dans la capitale et à Taëz
ce qu'ils considèrent comme "la chute du régime".
"Aujourd'hui, un
nouveau Yémen est né", scandaient des dizaines de milliers de jeunes
enthousiastes sur le lieu du sit-in permanent près de l'Université de
Sanaa, selon un correspondant de l'AFP.
"C'est fini, le
régime est tombé", répondaient d'autres. Ceux qui arrivaient sur la
place, où avaient été organisés des festins, se félicitaient de ce
qu'ils considèrent comme "la fuite de M. Saleh", dont ils réclamaient la
démission depuis janvier.
Mais le président
contesté, au pouvoir depuis 33 ans, a bien l'intention de regagner la
capitale yéménite. Il le fera dans deux semaines, après sa période de
convalescence, a indiqué à l'AFP un responsable saoudien.
Evacué samedi à
Ryad pour être traité, il "a subi deux opérations qui ont réussi: la
première a consisté à extraire un éclat (d'obus) de la poitrine, alors
que la deuxième est une opération de neurochirurgie au cou", a déclaré
ce responsable sous couvert d'anonymat.
"La prochaine opération sera une opération de chirurgie esthétique", a-t-il ajouté.
Le président avait
été blessé, comme plusieurs autres hauts dirigeants, dans un
bombardement vendredi de la mosquée de son palais présidentiel.
Son
hospitalisation à Ryad laisse planer le doute sur le détenteur du
pouvoir à Sanaa où le vice-président Abdel Rabbo Mansour Hadi n'a pas
été officiellement chargé de l'intérim, comme le prévoit la
Constitution, alors qu'une lutte au pouvoir est ouverte dans le pays.
Pour le
porte-parole de l'opposition parlementaire, Mohamed Qahtan, son départ
"marque, pour nous, le début de la fin de ce régime tyrannique et
corrompu. Nous oeuvrerons de toutes nos forces pour empêcher son
retour".
M. Mansour Hadi
s'est entretenu dimanche avec l'ambassadeur des Etats-Unis à Sanaa,
Gerald Feierstein, de la situation dans le pays, a rapporté l'agence
officielle Saba sans pour autant indiquer qu'il assumait la charge de
président par intérim.




Des manifestants antigouvernementaux se rassemblent place de la Victoire à Taëz, le 4 juin 2011 au Yémen

© AFP Mohammed Huwais


"Nous sommes totalement disposés
à coopérer avec Abed Rabbo, mais la difficulté réside dans le fait de
savoir si les fils (et les neveux de Saleh) sont disposés à remettre le
pouvoir à Mansour Hadi", a répondu M. Qahtan en réponse à une question.
Le fils aîné du président, Ahmed, et ses neveux contrôlent les principaux organes de sécurité, notamment la Garde républicaine.
L'absence de M. Saleh n'a toutefois pas marqué la fin des violences.
A Taëz, grande
ville du sud-ouest et l'un des foyers de la contestation, les
réjouissances de centaines de manifestants ont été de courte durée.
De nouveaux
affrontements armés ont fait quatre morts parmi les Gardes républicains,
corps d'élite fidèle au régime, et trois hommes armés parmi des
miliciens se proposant de protéger les manifestants.
La situation était
relativement calme dans la capitale dimanche, après des tirs
intermittents durant la nuit. Mais trois soldats dissidents sont morts
dans une explosion accidentelle, selon une source militaire.
Par ailleurs, le
comité d'organisation de la contestation a appelé à la constitution de
comités de vigiles pour protéger les biens publics contre les
destructions et les pillages.
Cet appel a été
lancé à la suite de pillages qui ont eu lieu samedi à Taëz après le
retrait du centre de cette ville des forces de sécurité. Ces dernières
ont réprimé durement ces derniers jours plusieurs manifestations
hostiles au régime.
Mise
à jour le
20:45 - 05/06/11

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Dim 05 Juin 2011, 21:27

Et un de moins ?

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Mar 07 Juin 2011, 02:11

Libye : une guerre absurde et ses conséquences - par Guy Millière

« "Je me pose de nombreuses questions concernant la guerre en Libye. Mais la question qui me perturbe le plus est que je n’ai aucune idée de qui sont les rebelles libyens que les Etats-Unis et l’Otan soutiennent et que des troupes américaines au sol pourraient bien devoir bientôt entraîner au combat. Il me semble que nos dirigeants élus n’ont pas de réponse ferme à cette question non plus". Les propos que je viens de retranscrire sont ceux du colonel Allen West, un homme pour qui j’ai un profond respect, et je les partage. Avec, juste, une différence : je sais qui sont ces « rebelles », ou tout au moins, je le sais pour partie, et je pense que les dirigeants américains et français le savent aussi. Les « rebelles » libyens sont une cohorte hétéroclite qui comprend d’anciens dignitaires du régime Kadhafi, dont tout indique qu’ils veulent devenir dictateurs à la place du dictateur, des islamistes, et des gens d’al Qaida au Maghreb islamique.

Si vous vous demandez quel sens cela a de vouloir remplacer Kadhafi par ces gens, vous vous posez, vous dirai-je, la bonne question : cela n’a aucun sens, et c’est ce que j’ai écrit dans drzz dès le départ, en disant qu’il s’agissait de remplacer la peste par le choléra. A force d’acharnement, Kadhafi pourrait bien finir par tomber, et encore n’est-ce pas certain. Mais si Kadhafi tombe, ce sera le début des vraies difficultés : les infrastructures du pays auront été totalement détruites, l’économie sera dans un chaos total, tous les immigrants qui la faisaient fonctionner sont partis et ne reviendront que très difficilement, ne serait-ce que parce qu’il n’y aura plus un immeuble debout, des massacres auront lieu car le conflit a été et reste essentiellement un conflit entre tribus. Sans intervention occidentale massive au sol, aucune reconstruction ne sera envisageable. Seuls des efforts immenses pourront éviter que voie le jour un Etat voyou et en faillite qui aura des allures de Somalie sur la Méditerranée.

Si vous vous demandez comment le monde en est arrivé là en Libye, vous pouvez vous reporter à mes articles précédents sur le sujet. Le maître d’œuvre de cette entreprise ubuesque est Bernard Henri Lévy qui a trouvé un taxi pour Tobrouk et pour Benghazi, et qui s’est exalté jusqu’à appeler Nicolas Sarkozy sur son téléphone portable. Nicolas Sarkozy s’est exalté à son tour et a reconnu immédiatement un gouvernement composé de gens qu’il ne connaissait pas. Il a passé avec eux des contrats pour acheter du pétrole qu’ils n’avaient pas, mais qu’ils auraient s’ils prenaient le pouvoir et si on les aidait. Nicolas Sarkozy a embarqué dans l’aventure David Cameron, et Barack Obama, qui n’y tenait pas spécialement.

Deux mois plus tard, nous en sommes là. La France et le Royaume-Uni ont épuisé tous leurs stocks de bombes et dépensé énormément d’argent, pour le résultat qu’on voit. Barack Obama a apporté un vague soutien et se trouve critiqué férocement aux Etats-Unis, sur sa gauche comme sur sa droite, car aux Etats-Unis, le Président ne peut pas engager le pays dans une guerre sans avoir obtenu l’aval du Congrès : or, Obama n’a pas du tout consulté le Congrès. S’il l’avait fait, on lui aurait demandé des explications, et il aurait eu beaucoup de mal à en trouver.

La réalité est qu’il y a là un immense gâchis matériel, financier et humain. La réalité est que Kadhafi coopérait avec les services occidentaux depuis 2003, et que le remplacer par la cohorte de Benghazi ne permet pas de voir en quoi le monde occidental peut y gagner au change. La réalité est que les gens de Benghazi semblent être pires que Kadhafi, qu’ils massacrent les Africains noirs qui leur tombent entre les mains et qu’ils sont férocement antisémites et anti-israéliens. La réalité est que c’est la guerre la plus grotesque et la plus inepte depuis longtemps, et qu’en créant un abcès de fixation en Libye, le monde occidental s’est désintéressé de dangers bien réels et infiniment plus importants : le basculement de l’Egypte vers l’islamisme et le camp iranien, le basculement du Yemen dans la même direction, les massacres perpétrés par Bachar al Assad en Syrie, l’avancée de l’Iran vers la bombe atomique et vers l’hégémonie régionale.

La réalité est qu’en menant une guerre contre-productive contre un régime qui ne représentait aucun danger pour le monde, la France et le Royaume Uni ont pris le risque d’installer à sa place un régime plus dangereux, et ont contribué à laisser s’appesantir l’ombre de l’islam radical s’étendre sur tout le Proche-Orient. Les risques d’une guerre régionale, qui pourrait être catastrophique pour le monde occidental, s’en sont trouvés exacerbés : je ne pense pas que c’était le but de Bernard Henri Lévy et de son ami Nicolas, mais c’est le résultat.

Si la guerre régionale n’éclate pas, ce sera parce que les protagonistes potentiels de celle-ci craindront la réaction d’Israël pour peu qu’Israël soit agressé, et ce ne sera pour rien d’autre. Mais on peut se demander si des fanatiques adeptes de la fuite en avant sont à même d’être dissuadés par quelque chose.

Sans doute involontairement, Bernard Henri Lévy et son ami Nicolas ont accentué la pression qui pèse sur Israël, mis en danger le peuple israélien, laissé les mains libres à Assad, au Hezbollah, aux dirigeants iraniens, aux Frères musulmans, au Hamas, aux organisateurs de flottilles anti-israéliennes.

En réaction, l’Arabie Saoudite a organisé un bloc de monarchies, avec les émirats du Golfe, la Jordanie et le Maroc, et tous ces pays aujourd’hui se défient de l’Occident. C’est un résultat absolument lamentable. Qu’Obama trempe à divers degrés dans tout cela ne me surprend pas du tout. Que Bernard Henri Lévy et Nicolas Sarkozy aient enclenché des engrenages sans savoir ce qu’ils faisaient dépasse l’entendement.

Et Alain Juppé voudrait persuader les dirigeants israéliens de venir négocier avec les dirigeants palestiniens à Paris ? Un seul mot peut convenir pour qualifier ce genre de proposition : ridicule.

L’Autorité palestinienne est passée sous la coupe du Hamas, qui n’entend rien négocier. Les dirigeants israéliens savent qu’ils doivent se préparer au pire s’ils veulent éviter que le pire survienne. Ils savent qu’il n’y a plus ni négociations ni simulacre de processus de paix, mais juste la nécessité de gagner ou de dissuader, car Israël ne peut pas se permettre de perdre. »

Reproduction autorisée avec les mentions suivantes et le lien vers cet article :
© Guy Millière pour Drzz.fr

http://www.drzz.info/article-libye-une-guerre-absurde-et-ses-consequences-par-guy-milliere-75739536.html
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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Mar 07 Juin 2011, 18:42

Oui Dromaeosaurus cette guerre est absurde,il faut être "bip" pour la soutenir...dès le début de cette guerre j'ai ouvert un sujet pour recueillir tous les articles & déclarations qui condamnent cette intervention militaire qui est tout sauf humanitaire.

http://docteurangelique.forumactif.com/t11687-libye-l-approche-des-opposants-a-l-intervention-alliee
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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Mer 08 Juin 2011, 00:30

Alexis232 a écrit:
Oui Dromaeosaurus cette guerre est absurde,il faut être "bip" pour la soutenir...dès le début de cette guerre j'ai ouvert un sujet pour recueillir tous les articles & déclarations qui condamnent cette intervention militaire qui est tout sauf humanitaire.

http://docteurangelique.forumactif.com/t11687-libye-l-approche-des-opposants-a-l-intervention-alliee

Disons que ma position n'est pas aussi tranchée que celle de Millière (qui avait été un des seuls Français à soutenir la guerre en Irak), mais il connait très bien ces dossiers là donc son avis est toujours intéressant. Le problème de l'intervention en Lybie, c'est qu'elle détourne l'attention du vrai problème qui est la montée en puissance de l'Iran au Moyen-Orient, alors que la Lybie de Khadafi n'était plus un problème géostratégique pour l'Occident depuis 2003.

Du côté d'Obama, qui fait tout par ailleurs pour renforcer le régime des mollah et affaiblir Israël, il y a sans doute la volonté de créer un précédent qui pourra être utilisé contre l'état d'Israël, avec la « responsabilité de protéger ». Et puis du côté de la France, c'est la politique Arabe qui repart de plus belle, il ne faut pas se leurrer là dessus.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Ven 08 Juil 2011, 12:35

Syrie: nouvelle mobilisation anti-régime, l'ambassadeur américain à Hama






Capture d'écran de vidéo YouTube montrant une manifestation anti-régime géante à Hama, en Syrie, le 1er juillet 2011

© YouTube/AFP/Archives


NICOSIE (AFP) -
(AFP) - Les militants pro-démocratie en Syrie se préparaient vendredi à
une nouvelle mobilisation sous le slogan "Non au dialogue" avec le
régime de Bachar al-Assad qui continue de mater la contestation ville
après ville.
"Non au dialogue:
quel dialogue alors que le sang a été versé ? Quel dialogue alors que
les villes sont assiégées ? Le peuple veut la chute du régime", écrivent
les militants anti-régime sur leur page Facebook intitulée "La
Révolution syrienne 2011".
"Non au dialogue
avec les assassins, le sang encore chaud des martyrs nous appelle, nous
sommes la légitimité (...) le dialogue avec le régime est inutile",
poursuivent-ils.




Carte en date du 5 juillet 2011 de la répression sanglante en Syrie

© AFP


Comme tous les vendredis, après
la prière, les militants dans les différentes villes du pays et
notamment Hama (centre) seront mobilisés en force, déterminés plus que
jamais à mener à bout la révolte lancée le 15 mars, malgré la répression
qui a fait plus de 1.300 morts chez les civils.
Les autorités
tentent de soumettre Hama (210 kilomètres au nord de Damas), où 25
civils ont été tués depuis mardi par les forces de sécurité et théâtre
de manifestations massives contre le pouvoir, selon les militants. Cette
ville rebelle avait déjà été témoin d'une répression ayant fait 20.000
morts dans les années 80.
Dans une démarche
surprenante, l'ambassadeur des Etats-Unis à Damas, Robert Ford, s'est
rendu à Hama jeudi et compte y rester en vue des manifestations selon le
département d'Etat. Il a pour mission "d'établir le contact" avec
l'opposition, d'après un haut responsable américain.




L'ambassadeur américain Robert Ford, lors d'une visite
organisée par les autorités syriennes le 20 juin 2011 à Jisr al-Shughur

© AFP/Archives Louai Beshara


Damas a immédiatement accusé les
Etats-Unis d'être "impliqués" dans le mouvement de contestation et
"d'inciter à faire monter (la tension) ce qui nuit à la sécurité et à la
stabilité en Syrie", selon le ministère des Affaires étrangères.
Par ailleurs, les
opposants ont lancé sur leur page Facebook une campagne de boycott "des
commerçants qui soutiennent le régime assassin en Syrie".
"Boycottez ceux
qui financent le régime", "Ne payez pas le prix de la balle qui est en
train de nous tuer", lit-on vendredi sur cette page.
Le milieu des
affaires dans la capitale Damas et la deuxième ville de Syrie Alep reste
jusqu'à présent fidèle au régime et se garde bien de se mobiliser dans
les rues comme c'est le cas dans d'autres régions.
Les militants ont
également annoncé qu'ils préparaient une mobilisation le 16 juillet à la
frontière turque "pour les réfugiés, pour les exilés, pour les
souffrances des victimes", en référence aux milliers de réfugiés syriens
en Turquie qui ont fui les violences de leur pays les deux derniers
mois. Beaucoup d'entre eux sont rentrés depuis.

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Ven 22 Juil 2011, 16:12

Plus d'un million de Syriens dans la rue, quatre morts






Check point de l'armée syrienne dans le Nord du pays, à Jisr al-Shughur, le 20 juin 2011

© AFP/Archives Louai Beshara


DAMAS (AFP) -
(AFP) - Plus d'un million de Syriens ont manifesté vendredi contre le
régime de Bachar al-Assad, principalement à Hama et à Deir Ezzor, mais
quatre civils ont été tués dans la dispersion de rassemblements à Alep,
Homs et près de Damas, ont annoncé des militants.
Plus de 1,2
million de personnes ont manifesté à Hama (centre) et à Deir Ezzor
(est), selon Rami Abdel Rahmane, chef de l'Observatoire syrien des
droits de l'Homme (OSDH).
"A Deir Ezzor
(près de la frontière irakienne), ils étaient plus de 550.000 à la fin
de la manifestation, et à Hama, ils étaient plus de 650.000", a-t-il
assuré, précisant que les forces de sécurité étaient absentes dans ces
deux villes.
La télévision
publique syrienne a démenti une telle mobilisation, affirmant que
seulement 2.000 personnes avaient participé à la manifestation à Deir
Ezzor. Les restrictions à la circulation imposées par les autorités
syriennes n'ont pas permis à l'AFP de vérifier ces informations de
manière indépendante.
Selon M. Abdel
Rahmane, les manifestants ont scandé des slogans contre le régime et
exprimé leur solidarité avec les villes assiégées par les forces de
sécurité, en particulier Homs (centre), théâtre de violences meurtrières
depuis une semaine.
Les violences n'ont d'ailleurs pas cessé dans cette ville à laquelle la mobilisation était dédiée ce vendredi.
"Un manifestant a
été tué par les tirs des forces de sécurité qui ont dispersé une
manifestation dans le quartier al-Khalidyé" à Homs, a annoncé
Abdel-Karim Rihaoui, chef de la Ligue syrienne des droits de l'Homme
(LSDH).
En outre, "un
manifestant a été tué par un coup de couteau devant la Mosquée Amné à
Alep (nord) par des milices pro-régime qui ont pénétré dans la mosquée
et attaqué les fidèles", a précisé M. Rihaoui, faisant état de dizaines
de blessés et d'interpellations.
A Mleiha, dans la
province de Damas, "deux manifestants ont été tués par les tirs des
forces de sécurité, et d'autres ont été blessés", a affirmé M. Abdel
Rahmane.
M. Rihaoui a aussi mentionné des tirs des forces de sécurité qui ont fait plusieurs blessés à Idleb (nord-ouest).
Mobilisation dans la capitale
A Damas, où seize
manifestants avaient été tués le vendredi précédent par les forces de
sécurité, des milliers de militaires ont été déployés tôt vendredi
matin, isolant de quartier de Roukn Eddine où vit une importante
communauté kurde.
Des milliers de
personnes ont cependant manifesté dans la capitale après la prière
musulmane hebdomadaire. Ils étaient environ 5.000 dans le quartier
Midane et des milliers d'autres sont sortis de trois mosquées du
quartier Hajar al-Assouad en scandant des slogans réclamant la liberté.
A Douma, une
localité à 15 km de Damas où les communications téléphoniques et
l'électricité étaient coupées selon un militant, les forces de sécurité
quadrillaient le marché et la place de la Grande Mosquée. "Beaucoup
d'habitants ont quitté la localité de crainte d'arrestations
arbitraires", selon l'OSDH.
Des centaines de
manifestants ont défilé dans les localités kurdes du gouvernorat
d'Hassaké (nord-est), ainsi qu'à Soueida (sud) et plus de 12.000
personnes ont manifesté à Idleb (nord-ouest), selon des militants.
"Nous ne nous
tairons pas sur la servilité, ni sur l'injustice, ni sur le despotisme,
quel que soit le prix", ont scandé des jeunes manifestants à Jablé, sur
la côte.
A Deraa (sud) où
est née la contestation contre le régime du président Bachar al-Assad le
15 mars, des agents de sécurité étaient déployés autour des principales
mosquées mais "des jeunes ont défilé dans la rue al-Koussour et des
tirs nourris ont été entendus", a déclaré M. Abdel Rahmane.
A Homs, en dépit
des intenses opérations sécuritaires de ces derniers jours, "des
milliers de personnes ont défilé dans plusieurs quartiers", a-t-il
ajouté.
Hommage à Homs
Dans leurs appels à
manifester, comme chaque vendredi, contre le régime, les militants de
la page Facebook "Syrian Revolution 2011" avaient dédié la journée à
Homs, où la répression a fait plusieurs dizaines de victimes civiles
cette semaine.
Dans cette ville,
la troisième du pays, les forces de sécurité ont abattu deux civils
jeudi, tandis qu'au moins 50 autres ont péri entre samedi et mardi,
touchés par des tirs de l'armée lors de funérailles ou tués dans des
affrontements entre opposants et partisans du pouvoir, selon des
militants.
Dans un
communiqué, les Comités de coordination de la Révolution syrienne, qui
chapeautent les manifestants, ont mis en garde contre les tentatives du
régime syrien d'"attiser" le confessionnalisme.
"Le régime
criminel au pouvoir en Syrie va continuer de provoquer les dissensions
confessionnelles. Il planifie des assassinats et des explosions de
voitures devant des écoles et autres dans différentes régions, visant
des communautés particulières", dénonce le communiqué.
"Le régime va
continuer d'armer certains habitants de la communauté alaouite (à
laquelle appartient M. Assad), en leur faisant croire qu'ils sont
menacés par les autres communautés", ajoute-t-il.

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Lun 25 Juil 2011, 23:58

Syrie: le multipartisme autorisé, encore des arrestations






Manifestation contre le gouvernement syrien à Washington le 23 juillet 2011

© AFP Jewel Samad



DAMAS (AFP) -
(AFP) - Le gouvernement syrien a adopté un projet de loi autorisant le
multipartisme pour "permettre l'alternance" du pouvoir en Syrie,
toujours en proie à des manifestations réprimées par les forces de
sécurité, qui ont procédé dans la nuit à de nouvelles arrestations à
Damas.

Les autorités
syriennes, qui avaient promis fin avril une série de réformes portant
notamment sur les lois électorales et celles relatives à la presse, ont
adopté un projet de loi encadrant la création de nouveaux partis, a
annoncé l'agence officielle Sana dans la nuit de dimanche à lundi.

Le multipartisme
est une revendication essentielle de l'opposition en Syrie, où le parti
Baas tient les rênes du pouvoir depuis 1963. Le parti de l'ancien
président Hafez al-Assad, père de Bachar, actuel chef de l'Etat, est,
selon la Constitution, "le dirigeant de l'Etat et de la société".

D'autres
formations politiques pourront désormais exister à ses côtés, à
condition de respecter la déclaration universelle des droits de l'Homme,
de ne pas reposer sur des bases religieuses ou tribales et de ne pas
être issus d'une organisation ou d'un parti non-syrien, selon Sana.

De même, "les
organes du parti ne doivent comporter aucune formation militaire ou
paramilitaire, publique ou secrète" et leurs principes, objectifs et
sources de financement doivent être clairement établis, explique
l'agence.

Les diverses
réformes annoncées par les autorités - dont la levée de l'état d'urgence
le 21 avril - n'ont pas calmé les manifestants qui défilent
régulièrement depuis le 15 mars et réclament désormais la chute du
régime.





Capture d'écran d'une vidéo postée sur YouTube montrant des
personnes manifestant contre le régime syrien le 22 juillet 2011 à Hama

© AFP/YouTube


Les marches hostiles au pouvoir
se sont poursuivies dimanche soir, en particulier à Damas, où l'armée a
procédé à de nombreuses arrestations dans différents quartiers, en
bouclant certains, désormais totalement isolés.

Lundi matin,
l'armée, appuyée par des chars, s'est aussi déployée dans de nombreux
quartiers de Homs, la troisième ville dans le centre du pays, théâtre de
violences meurtrières qui ont fait une cinquantaine de morts depuis une
dizaine de jours. La ville est désormais inaccessible, ont précisé des
militants.

En outre, les forces de sécurité ont arrêté des centaines de personnes à Damas et Sakareb (nord-ouest), selon des militants.

La campagne
d'arrestations, intense dimanche dans les quartiers damascènes de Roukn
Eddine et de Qaboune, s'est poursuivie dans la nuit à Hajar al-Assouad
et à Sahnayah, autres quartiers de la capitale, selon l'Observatoire
syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé à Londres.

Lundi matin, plus
de 300 avocats se sont rassemblés au Palais de justice de Damas pour
réclamer la libération des avocats arrêtés ainsi que des prisonniers
d'opinion.

La répression ne
fait "aucune différence entre les jeunes et les vieux", a dénoncé le
chef de l'Organisation nationale pour les droits de l'Homme, Ammar
Qurabi, affirmant par exemple qu'un garçon de sept ans avait été arrêté
il y a trois jours à Deraa, berceau de la révolte dans le sud du pays.

Selon M. Qurabi,
le boxeur Mahmoud al-Kader ainsi que Mohammad Tahhan, membre de l'Union
des auteurs arabes, figurent aussi parmi les personnes arrêtées.

M. Assad,
visiblement déterminé à poursuivre la répression en dépit des réformes
politiques annoncées, a remplacé dimanche le gouverneur de Deir Ezzor
(est), où 550.000 personnes avaient manifesté vendredi contre le régime.

Il s'agit du
deuxième responsable régional limogé en juillet après Ahmad Khaled
Abdel-Aziz, gouverneur de Hama, démis de ses fonctions au lendemain
d'une manifestation qui avait réuni plus de 500.000 personnes contre le
régime, selon des militants.

Depuis le 15 mars,
la répression de la révolte populaire en Syrie a fait près de 1.500
morts civils, entraîné l'arrestation de plus de 12.000 personnes et
l'exode de milliers d'autres, selon des organisations de défense des
droits de l'Homme.

Sur le plan
diplomatique, l'Allemagne a annoncé lundi avoir eu des contacts avec des
membres de l'opposition syrienne à Berlin et en Syrie, ainsi qu'avec le
régime à Damas.

Le nouveau chargé
de mission du ministère allemand des Affaires étrangères pour le
Proche-Orient, Boris Ruge, s'est rendu deux fois en Syrie, où il a
rencontré des représentants des autorités et de l'opposition ces
dernières semaines, selon le ministère.

Berlin est une des
premières capitales à faire état de ses contacts avec l'opposition, qui
s'est déjà réunie à plusieurs reprises en Turquie.

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Lun 08 Aoû 2011, 13:56

Syrie: le président Assad de plus en plus isolé, Ryad rappelle son ambassadeur






Image tirée d'une vidéo diffusée sur YouTube montrant des
chars syriens en position sur un pont à Deir Ezzor, le 7 août 2011

© YouTube/AFP



DAMAS (AFP) -
(AFP) - Le président syrien Bachar al-Assad est de plus en plus isolé
après que les Arabes, dont le poids lourd saoudien, se sont joints aux
protestations internationales contre la répression de la révolte mais
rien ne semble pouvoir arrêter la machine de guerre du régime.

Pour la première
fois depuis le début de la contestation populaire il y a près de cinq
mois, le roi saoudien Abdallah a annoncé dimanche le rappel de son
ambassadeur à Damas pour "consultations", incitant le régime syrien à
"arrêter la machine de mort" "avant qu'il ne soit trop tard".

L'annonce
saoudienne est survenue après une nouvelle journée sanglante où l'armée,
chargée de mater les manifestations, a tué 54 civils, en grande
majorité dans la localité de Deir Ezzor, au nord-est de Damas, où les
chars sont intervenus, selon des militants syriens des droits de
l'Homme.





Le président syrien Bachar al-Assad, le 20 juin 2011 à Damas

© Sana/AFP/Archives


Dans une nouvelle tentative de
convaincre le pouvoir de cesser de réprimer la contestation populaire
appelant au départ de M. Assad, le chef de la diplomatie turque Ahmet
Davutoglu est attendu mardi à Damas pour adresser un message fort aux
autorités, Ankara se disant "à bout de patience".

La secrétaire
d'Etat Hillary Clinton a d'ailleurs demandé à M. Davutoglu de leur dire
de "renvoyer les soldats dans leurs casernes".

Mais la tâche du
ministre turc semble ardue, le régime n'ayant jamais reconnu l'ampleur
de la contestation et continuant d'accuser des "hors-la-loi" de semer le
chaos pour justifier le recours à la force qui a coûté la vie à plus de
2.000 personnes depuis le 15 mars, selon des ONG des droits de l'Homme.

"Agir face aux
hors-la-loi qui coupent les routes, ferment les villes et terrorisent la
population est une obligation pour l'Etat qui doit défendre la sécurité
et protéger la vie des citoyens", a ainsi déclaré M. Assad.





Fiche pays de la Syrie

© AFP


Il a, parallèlement à la
répression, annoncé des réformes -élections libres, multipartisme, levée
de l'état d'urgence- mais sa crédibilité est fortement entamée aux
niveaux international et interne et la violence de la répression a
radicalisé les manifestants qui ne veulent plus maintenant que son
départ.

L'opposition et
les militants affirment que ces réformes sont de la poudre aux yeux et
exigent une réforme en profondeur de la Constitution qui garantit au
seul parti Baas, au pouvoir depuis 1963, le statut de "dirigeant de
l'Etat et de la société".

Après l'Occident
qui a imposé des sanctions au régime Assad, la Russie qui désormais
l'appelle à cesser les violences, le Conseil de sécurité de l'ONU et les
monarchies du Golfe qui le pressent d'arrêter la répression, la Ligue
arabe l'a pour la première fois exhorté à mettre "immédiatement" fin aux
violences.

Le roi saoudien a,
lui, été plus loin. Outre le rappel de l'ambassadeur saoudien pour
"consultations", il a estimé dans un communiqué que la répression des
protestataires syriens "contrevient à la religion, aux valeurs humaines
et à la morale".

Mais le régime de
M. Assad, qui a succédé à son père Hafez el-Assad, mort en 2000, est
resté jusque-là sourd aux protestations. Il a rejeté les ingérences
étrangères et accusé les médias internationaux, interdits de circuler
librement en Syrie, de diffuser des "mensonges".

Sur le terrain, le
mouvement de contestation ne s'essouffle pas malgré la répression. Pour
le mois de jeûne sacré du ramadan, commencé le 1er août, les groupes de
militants qui chapeautent les manifestations organisent des défilés
tous les jours, notamment après la prière du soir.

Après l'offensive
le 31 juillet contre la ville rebelle de Hama (centre), où plus de 100
personnes ont péri, l'armée a envoyé dimanche ses chars à l'assaut de
Deir Ezzor (430 km au nord-est de Damas) tuant 42 civils, puis de Houlé,
près de Homs (centre) où au moins dix civils ont péri, selon Abdel
Karim Rihaoui, le chef de la Ligue syrienne des droits de l'Homme.

Selon Rami Abdel
Rahmane, un autre opposant, quelque 250 chars et transports de troupes
blindés ont participé à l'offensive de Deir Ezzor.

La deuxième ville
du pays, Alep (nord), a également été le théâtre de manifestations
nocturnes où des centaines de personnes ont réclamé la chute du régime
et proclamé leur solidarité avec Deir Ezzor et Hama, selon M. Abdel
Rahmane.

Mais comme
d'habitude, les médias officiels ont justifié l'intervention de l'armée
par la "présence de groupes terroristes" en omettant de mentionner le
mouvement de contestation.

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Ven 19 Aoû 2011, 10:04

Syrie: Obama et les Occidentaux somment Assad de partir






Barack Obama lors d'un meeting à Alpha (Illinois), le 17 août 2011

© AFP/Getty Images Joe Raedle



WASHINGTON
(AFP) - (AFP) - Le président américain Barack Obama et ses alliés
occidentaux ont pour la première fois jeudi appelé le président syrien
Bachar al-Assad à partir et renforcé les sanctions contre son régime,
après cinq mois d'une sanglante répression en Syrie.

L'appel à
sanctions s'est aussi propagé à l'ONU, où la Grande Bretagne, la France,
l'Allemagne et le Portugal cherchaient à obtenir une résolution visant à
imposer des sanctions contre Damas.

Celles-ci
pourraient inclure un embargo sur les armes, un gel des avoirs syriens
et une interdiction de voyage pour certains responsables, selon Philip
Parham, ambassadeur adjoint de la Grande-Bretagne à l'ONU, qui
s'exprimait à l'issue d'une réunion du Conseil de sécurité.

Plus de 2.000
personnes ont été abattues par les forces du régime, dont 26 les yeux
bandés dans un stade et un garçon de 13 ans, depuis le début de la
répression en mars, selon le secrétaire général adjoint de l'ONU Lynn
Pascoe.

"Effroyable" a commenté le représentant de la France aux Nations unies, Martin Briens, à propos de la répression.





Bachar al-Assad le 17 août 2011 à Damas

© AFP -


Une mission humanitaire de l'ONU
se rendra en Syrie à partir de ce week-end, a aussi annoncé le Bureau
de coordination des affaires humanitaires (Ocha), qui cherchait depuis
des semaines à accéder au pays.

"Nous avons obtenu
la garantie que nous pourrions nous rendre partout où nous le
souhaitons", a déclaré à la presse Valerie Amos, qui dirige Ocha.

Un rapport de
l'ONU publié jeudi a dressé un catalogue glaçant de brutalités et
violences contre la population civile qui pourraient relever de "crimes
contre l'humanité", et appelé le Conseil à envisager une saisine de la
Cour pénale internationale.

Malgré l'annonce
par Bachar al-Assad de la fin des opérations militaires contre les
contestataires lors d'une conversation téléphonique avec Ban Ki-moon
mercredi, une ONG syrienne a affirmé que les opérations de perquisitions
et d'arrestations se poursuivaient jeudi.

Les appels au
départ de M. Assad, conjugués à de nouvelles sanctions économiques, ont
été lancés quasi-simultanément par Barack Obama, ses alliés français,
allemand, britannique, canadien et l'Union européenne.

"C'est tout de
même étrange qu'au lieu d'offrir son aide (à Damas) pour appliquer son
programme de réformes, Obama et le monde occidental cherchent à attiser
la violence en Syrie", a réagi Rim Haddad, directrice des relations
extérieures du ministère syrien de l'Information.





Hillary Clinton le 18 août 2011 à Washington

© AFP Jewel Samad


C'est la première fois que les
Etats-Unis appellent explicitement au départ de M. Assad, dont le régime
tente depuis le 15 mars de mater le mouvement de contestation en
envoyant son armée et ses chars dans de nombreuses villes.

"Nous avons à
maintes reprises expliqué que le président Assad devait mener une
transition démocratique ou démissionner. Il n'a pas mené (cette
transition). Dans l'intérêt du peuple syrien, le temps est venu pour le
président Assad de se retirer", explique dans un communiqué M. Obama,
qui selon la Maison Blanche n'a "pas l'intention" de rappeler son
ambassadeur en Syrie.

"L'Union
européenne note que Bachar al-Assad a perdu toute légitimité aux yeux du
peuple syrien et qu'il est nécessaire pour lui de quitter le pouvoir", a
déclaré le chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, en
évoquant de prochaines sanctions.

Dans une
déclaration commune, le président français Nicolas Sarkozy, la
chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique
David Cameron ont eux aussi demandé à M. Assad de "quitter le pouvoir",
se prononçant pour "de nouvelles sanctions fermes" contre son régime.

Le Premier ministre canadien Stephen Harper a demandé qu'Assad "renonce au pouvoir et qu?il parte immédiatement".

M. Obama a annoncé
avoir pris de nouvelles sanctions très dures contre le régime Assad, en
signant un décret interdisant l'importation de pétrole et de produits
pétroliers de Syrie aux Etats-Unis et gelant tous les avoirs que l'Etat
syrien pourrait avoir sous juridiction américaine.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a déclaré que les sanctions américaines frappaient "en plein coeur" le régime.

Une réunion du
Conseil des droits de l'homme de l'ONU se tiendra lundi lors d'une
session spéciale dédiée à la Syrie, à la demande de 24 des 47 pays du
Conseil, dont quatre pays arabes (Jordanie, Koweït, Qatar et Arabie
Saoudite).

L'attitude du
pouvoir syrien sera mise à l'épreuve vendredi; les militants
pro-démocratie ont appelé, comme chaque semaine depuis le début de la
contestation, à de grandes manifestations dans les villes du pays.

Le régime affirme
depuis le 15 mars envoyer son armée et ses chars dans les foyers de
contestation pour "pourchasser les groupes terroristes" qu'il accuse de
semer violences et chaos. Il a annoncé des réformes mais souligné
qu'elles ne pouvaient être appliquées "sans le rétablissement de la
sécurité".

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Mar 23 Aoû 2011, 11:23


L'ONU décide l'envoi d'une commission d'enquête en Syrie




Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU
a condamné mardi les violences en Syrie et décidé d'y envoyer d'urgence
une commission internationale d'enquête. La résolution présentée par
l'Union européenne (UE) a été adoptée par 33 voix, dont la Suisse, sur
47 pays membres.

Quatre pays ont voté contre et neuf se sont abstenus. La Russie et la
Chine avaient demandé un vote, en regrettant l'échec des consultations
pour obtenir un consensus.

Ils ont expliqué que la résolution n'est pas équilibrée et ne prend
pas en considération la volonté de dialogue des autorités de Damas. La
Syrie et Cuba ont aussi dénoncé une résolution "politisée".

Le texte condamne avec fermeté ces violations, dont des exécutions
sommaires, l'usage excessif de la force, l'assassinat et la persécution
de manifestants et défenseurs des droits de l'homme, les détentions
arbitraires, les disparitions forcées, les tortures et mauvais
traitements de détenus, y compris des enfants.

Avant novembre
Il demande à la Syrie de mettre immédiatement fin à la répression, de
libérer tous les prisonniers de conscience, de donner accès aux médias
et aux organisations humanitaires sans restrictions.

Le texte décide l'envoi d'urgence en Syrie d'une commission
internationale indépendante, nommée par le président du Conseil, pour
enquêter sur toutes les violations des droits de l'homme depuis le mois
de mars, y compris de possibles crimes contre l'humanité. Elle devra
aussi vite que possible, au plus tard avant la fin du mois de novembre,
établir les faits et identifier le cas échéant les responsables en vue
de les traduire en justice.

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Mer 14 Sep 2011, 15:14

La Turquie lâche le régime syrien, craint une guerre civile






Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan devant la Ligue arabe au Caire le 13 septembre 2011

© AFP Mohammed Hossam



ANKARA (AFP) -
(AFP) - "Le peuple syrien ne croit pas (Bachar) al-Assad, moi non
plus": cette phrase de Recep Tayyip Erdogan, lancée durant sa tournée
dans le monde arabe, résonne comme l'aveu que le Premier ministre turc a
décidé de lâcher celui qu'il qualifiait d'"ami", il y a encore quelques
mois.

"Alors que le
bilan des civils tués ne cesse d?augmenter en Syrie, nous constatons que
les réformes ne se sont pas matérialisées et que (les dirigeants) n?ont
pas parlé honnêtement", a regretté mardi M. Erdogan, en visite au
Caire, première étape d'une tournée dans trois pays du "Printemps
arabe".

"C?est incroyable.
Le peuple syrien ne croit pas Assad, moi non plus. Nous ne le croyons
plus", a-t-il ajouté, signe que les relations privilégiées, tant
économiques que politiques, forgées depuis plusieurs années entre son
gouvernement islamo-conservateur et la Syrie, sont aujourd'hui au plus
bas.

"On peut parler
d'une rupture dans les rapports bilatéraux", estime Oytun Orhan, du
Centre d'études stratégiques du Moyen-Orient (ORSAM), basé à Ankara.

Pour cet analyste,
la rupture a été consommée lors d'une visite du chef de la diplomatie
turque Ahmet Davutoglu à Damas début août, où les dirigeants syriens ont
fait la sourde oreille à ses conseils pour l'arrêt immédiat de la
répression des manifestations anti-gouvernementales, qui a fait selon
l'ONU plus de 2.600 morts depuis mars.





Capture d'écran d'une vidéo YouTube montrant des manifestants
syriens anti-régime brûler un drapeau russe le 13 septembre 2011

© YouTube/AFP -


Depuis, Ankara ne cesse de
critiquer crescendo M. Assad, avec lequel M. Erdogan a entretenu ces
dernières années des liens d'amitié, mais sans pour autant appeler
franchement à son départ comme l'ont fait les Etats-Unis et l'Union
européenne.

"Le régime syrien
autocratique est tout simplement incapable de faire les changements
démocratiques réclamés par la communauté internationale, ça n'est pas
possible", commente M. Orhan.

M. Erdogan, qui
effectue cette semaine une tournée en Egypte, Tunisie et Libye, et qui
vante volontiers le système politique turc, mariage selon lui réussi de
l'islam et de la démocratie, a aussi mis en garde contre une guerre
civile en Syrie.

"Je crains que les
choses ne tournent à la guerre civile entre alaouites et sunnites",
a-t-il déclaré dans un entretien publié mardi par le journal égyptien
Al-Chourouk.

La minorité alaouite, branche de l'islam chiite, détient les postes-clés du pouvoir en Syrie.

"Nous savons que
l'élite alaouite domine au sein du régime, de l'armée et des forces de
sécurité", a ajouté M. Erdogan. "La colère du peuple est dirigée contre
eux, non seulement parce qu'ils sont un instrument du gouvernement, mais
aussi en raison de leur confession, et le régime syrien joue cette
carte dangereuse".

Selon un haut
responsable turc, une guerre civile en Syrie serait "désastreuse" pour
la Turquie, pays voisin de la Syrie, majoritairement sunnite mais qui
compte lui aussi différentes communautés, dont une forte minorité kurde,
installée des deux côtés de la frontière.

"Les conséquences
seraient énormes pour la Turquie, que ce soit pour la sécurité ou pour
les échanges", a-t-il dit à l'AFP, sous couvert d'anonymat.

La Turquie accueille actuellement quelque 7.000 réfugiés syriens, qui ont fui la répression dans leur pays.

Incapable de faire
entendre ses conseils et mises en garde répétés au régime syrien,
Ankara tente malgré tout de faire pression sur Damas, en accueillant sur
son sol depuis avril des réunions de dissidents syriens.

Des opposants
syriens doivent ainsi présenter jeudi à Istanbul la liste des membres
d'un "Conseil national", censé représenter toutes les grandes forces de
la contestation, et destiné à coordonner leur lutte contre le régime.

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Jeu 15 Sep 2011, 22:33

WASHINGTON – Les Etats-Unis ont appelé jeudi leurs ressortissants à
quitter immédiatement la Syrie tant que des moyens de transport
commerciaux sont encore disponibles.

Après six mois de contestation et de répression violente, les
Américains devant rester dans le pays doivent limiter leurs déplacements
non essentiels, demande par ailleurs le département d’Etat dans une
note d’alerte.

Au-delà de l’incertitude et l’instabilité de la situation en Syrie,
le nouveau message, remplaçant un précédent émis le 5 août, vise à
prendre en compte l’appel à un changement de régime lancé le 18 août par
le président américain Barack Obama.

Le département d’Etat évoque une hausse du sentiment anti-étranger
nourri par le pouvoir, qui accuse des influences extérieures à la Syrie
d’être à l’origine des troubles. Les Américains arrêtés en Syrie
risqueraient aussi d’être accusés de provocation ou d’espionnage.

Washington rappelle que le refus du gouvernement syrien d’autoriser
les déplacements des diplomates américains dans le pays limite gravement
la capacité des officiers consulaires d’assister les citoyens
américains en-dehors de Damas.

AFP
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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Mer 12 Oct 2011, 16:32

Des islamistes radicaux attaquent une chaîne de télévision


TUNIS. Un groupe de 200 salafistes, indignés par la diffusion du film franco-iranien Persepolis, a tenté d'attaquer, dimanche 9 octobre, la télévision privée Nessma. " Les bureaux de Nessma ont subi aujourd'hui une tentative d'assaut par des groupes d'hommes barbus et de femmes portant le niqab. Certains des assaillants étaient armés de couteaux et de bâtons ", a indiqué la chaîne dans un communiqué. Les manifestants ont été dispersés par la police et une dizaine de personnes déférées devant la justice, selon le ministère de l'intérieur tunisien, alerté par des menaces proférées sur Facebook.

Cet incident, qui intervient avant les élections pour l'Assemblée constituante du 23 octobre, fait suite à l'invasion par 200 hommes armés de l'université de Sousse, après le refus d'inscription d'une étudiante en niqab. " On ne peut que condamner ", a réagi, dimanche, Samir Dilou, membre du bureau politique du parti islamiste Ennahda, tout en estimant qu'il s'agissait d'" actes isolés " et qu'il n'y a " pas lieu de s'inquiéter ". - (AFP.)

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Mer 12 Oct 2011, 16:33

En Egypte, une manifestation de coptes est réprimée dans le sang au Caire

Vingt-quatre Egyptiens ont été tués, dimanche 9 octobre, lors d'affrontements avec les forces de sécurité.

Le Caire Correspondance
Depuis la démission d'Hosni Moubarak, en février, les affrontements intercommunautaires se multiplient en Egypte. Les nouvelles autorités sont mises en cause pour leur lenteur à réagir

La confusion a régné dans la nuit de dimanche 9 à lundi 10 octobre dans le centre-ville du Caire aux alentours du siège de la télévision d'Etat, théâtre de heurts violents entre des manifestants coptes et des forces de sécurité cependant que des groupes de jeunes armés se répandaient dans les rues.

Commencés sur la corniche du Nil, les affrontements, qui ont fait, selon le bilan du ministère de la santé, 24 morts et 213 blessés, se sont poursuivis après minuit sur le pont du 6-Octobre, sur la place Tahrir et aux alentours de la place Ramsès. Dans la ville à nouveau soumise au couvre-feu, de jeunes chrétiens tentaient d'amener leurs blessés à l'hôpital copte en contournant les groupes de baltagiya (bandits armés) qui se répandaient dans le centre-ville.

Tee-shirts relevés, casquettes vissées sur le crâne, bâtons de bois ou barre de fer au poing, ces bandes d'adolescents et de jeunes adultes se déplaçant à petites foulées, prenaient à partie les rares passants qui se hasardaient encore dans les rues autour de la Place Ramsès, causant la panique des habitants du quartier. Hissé sur un pylône, un homme insultait le pape Chenouda - principale autorité religieuse de l'Eglise copte - en agitant un drapeau égyptien sous les hourras de ses camarades. " Ces voyous font la chasse aux coptes, ils ont presque battu à mort une jeune fille sans voile que l'on a sauvé in extremis ", a déclaré au Monde un résident apeuré croisé dans une rue adjacente.

Le déroulement exact des événements fait l'objet de versions contradictoires. Les militaires - trois soldats auraient été tués, selon la télévision d'Etat - accusent les manifestants de les avoir attaqués à coups de pierres et de cocktails molotov alors que les coptes du mouvement Maspero affirment que leur manifestation pacifique a été réprimée par des tirs à balles réelles de la part des forces de l'ordre, devant le siège de la télévision d'Etat.

Les coptes, qui organisent depuis des mois des manifestations et des sit-in à cet endroit, réclament une plus grande protection des forces de police et l'application de la loi unifiée sur les lieux de culte qui leur permet de construire des églises sans autorisation gouvernementale préalable, à l'instar des musulmans.

Leur colère contre le Conseil supérieur des forces armées (qui dirige le pays par intérim depuis la révolution) s'est intensifiée avec la recrudescence des violences communautaires et la lenteur de l'armée et de la justice à en punir les responsables. Les manifestants, qui scandaient des slogans hostiles au " régime militaire " et au maréchal Mohammed Hussein Tantaoui, le chef des forces armées, réclamaient en outre la démission du gouverneur d'Assouan, accusé de ne pas avoir protégé une église attaquée vendredi 7 octobre.

Dans un communiqué officiel, le premier ministre, Issam Sharaf, a condamné ces actes de violence, y voyant l'oeuvre d'un " complot étranger et interne " visant à saper la stabilité du pays, et a appelé tous les Égyptiens à l'unité.

Mais alors que les élections législatives, prévues le 28 novembre, attisent les polémiques sur les intentions de l'armée et du ministère de l'intérieur, les rumeurs vont bon train sur la possible recrudescence d'actes de violence organisés qui viendraient perturber le déroulement du scrutin et renforcer le rôle des militaires dans le processus électoral.

" La vraie question, c'est : d'où sortent ces baltagiya ? s'interrogeaient, hier soir, des activistes venus en reconnaissance sur le pont du 6-Octobre. Ce sont les mêmes qui nous ont attaqués le 2 février, pendant la révolution, à dos de chameau. Et ce sont les mêmes que les services de Moubarak utilisaient déjà pour troubler les élections. L'armée, la police et le ministère de l'intérieur les déploient dans les rues pour semer la panique quand ils le veulent. On va faire des élections dans ces conditions ? "

Claire Talon

© Le Monde

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Lun 17 Oct 2011, 21:18

Manifestation des Coptes à Paris le 16/10/2011


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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Jeu 20 Oct 2011, 11:06

Syrie: l'armée perd des hommes, l'opposition menace de recourir à l'étranger

© AFP Des soldats syriens à Rastane, dans la province de Homs, le 13 octobre 2011 (Photo prise lors d'une visite organisée par le gouvernement).
© AFP/Archives Louai Beshara

DAMAS (AFP) - (AFP) - L'armée syrienne a encore perdu des soldats mercredi, sept ayant été tués dans des affrontements et 30 ayant fait défection, alors que l'opposition a menacé de demander une intervention étrangère pour protéger les civils contre la répression.

Entre-temps, le régime du président Bachar al-Assad a lancé une attaque au vitriol contre la Ligue arabe, accusée de "déstabiliser" la Syrie.

"Des affrontements ont eu lieu entre des soldats et des hommes armés, vraisemblablement des déserteurs, dans la localité (frontalière avec le Liban) de Joussiyé et dans la ville voisine de Qousseir (centre), faisant au moins sept morts et des blessés", a affirmé le président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) Rami Abdel Rahmane au téléphone à l'AFP.

D'autre part, "l'Armée libre de Syrie - Brigade Omar Ibn Khattab" a publié un communiqué sur sa page Facebook selon lequel "un groupe de la brigade Omar Ibn Khattab a détruit un blindé à la frontière syro-libanaise dans le village de Joussiyé".

Il annonce en outre que 30 soldats ont déserté avec quatre chars et que des échanges de tirs ont eu lieu avec l'armée régulière faisant 40 morts parmi les loyalistes sur la route à l'entrée de Joussiyé.

L'"Armée syrienne libre" est une force d'opposition armée dont la création a été annoncée en juillet par un colonel déserteur réfugié en Turquie, le colonel Riad al-Assad.

Les militaires font désormais face à une opposition armée qui a multiplié les attaques ces derniers jours ainsi que les affrontements entre soldats et déserteurs, dans lesquels onze soldats ont été abattus lundi.
© AFP Drapeau syrien près du portrait du dirigeant syrien Bachar al-Assad, à Homs, le 13 octobre 2011.
© AFP Louai Beshara

Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a de son côté menacé mercredi de demander une intervention de la communauté internationale pour protéger les civils contre la répression "irresponsable" menée par Damas.

"Si le régime continue à être irresponsable --et nous avons noté que durant les dernières 48 heures il a répondu à l'initiative arabe par plus de tueries, avec 35 morts à Homs-- dans ce cas, notre principal objectif est d'appeler à protéger les civils", a déclaré un des membres du CNS, Najib Ghadbian, en visite en Libye.

Cette aide extérieure pourrait, selon lui, prendre la forme d'une zone tampon ou d'une zone d'exclusion aérienne, sur le modèle de celle décrétée par les Nations unies en Libye pour protéger les civils de la violente répression menée par le dirigeant déchu Mouammar Kadhafi.

"Ce n'est pas la même chose que d'appeler à une intervention militaire menée par des forces étrangères", a-t-il insisté, lors cette visite en Libye, seul pays à reconnaître le CNS comme unique représentant légitime du peuple syrien.

La Ligue arabe a appelé dimanche à la tenue d'une "conférence de dialogue national" sous 15 jours au Caire entre le gouvernement syrien et l'opposition, pour mettre fin aux violences et "éviter une intervention étrangère".

Une initiative qui vise, selon le régime de Damas, à "déstabiliser" la Syrie.

"Il n'est plus étonnant de voir la Ligue arabe, censée se concentrer sur l'action arabe commune, se transformer en un instrument d'injustice pour déstabiliser la Syrie", a écrit mercredi le quotidien gouvernemental As Saoura.

Pour le journal, l'organisation basée au Caire est "devenue l'otage de forces dominantes qui agissent conformément à un agenda dicté par des pays agresseurs comme l'Amérique et Israël et leurs alliés européens".

"Après des années d'inaction, la Ligue arabe se transforme aujourd'hui en un outil de déstabilisation, agissant à l'encontre des intérêts arabes", a-t-il accusé.

Le délégué de la Syrie auprès de la Ligue arabe, Youssef Ahmad, avait, lors de la réunion dimanche des ministres arabes des Affaires étrangères au Caire, dénoncé "un complot" contre son pays et accusé des "groupes terroristes armés" d'être derrière les violences en Syrie.
© AFP Un drapeau syrien recouvre la statue de l'ancien dirigeant, Hafez al-Assad, à Homs (Syrie) le 30 août 2011.
© AFP/Archives Joseph Eid

Selon l'ONU, plus de 3.000 personnes, en grande majorité des civils, ont péri depuis le 15 mars dans la répression en Syrie, qui a fait mercredi 15 nouvelles victimes, essentiellement dans la ville de Homs et sa région (centre), selon l'OSDH.

Lundi, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a haussé le ton vis-à-vis du président Assad, le sommant de "stopper (les) tueries".

Mais Damas continue à ignorer les appels internationaux et mercredi la télévision d'Etat a diffusé des images d'une manifestation rassemblant selon elle un million de personnes à Alep (nord), deuxième ville du pays, pour soutenir le président Assad et dénoncer "les ingérences étrangères dans les affaires du pays".

Les participants brandissaient des portraits d'Assad, des drapeaux syriens, russes et chinois et des pancartes saluant les réformes annoncées par le régime.

La Russie et la Chine, deux pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU ont opposé le 4 octobre leur veto à un projet de résolution des pays occidentaux menaçant le régime syrien de "mesures ciblées" pour qu'il cesse la répression sanglante des manifestations.

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Jeu 20 Oct 2011, 11:54

Quel courage face à cette clique de serpents retords et assassins.

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Sam 05 Nov 2011, 17:42

Le printemps arabe qui bat son plein :

Egypte. Un lycéen chrétien refuse de dissimuler sa croix : il est lynché à mort


Mi octobre, un jeune chrétien a été lynché en pleine classe par son professeur et ses camarades de classe musulmans parce qu’il portait une croix.

L’altercation a commencé lorsque les étudiants, dans un lycée de Mallawi (dans la province de Minia), ont remarqué les croix tatouées sur les poignées du jeune copte, comme c’est la tradition en Egypte, et qu’ils lui ont demandé de les cacher. Le jeune copte a refusé, et leur a montré le crucifix qu’il portait autour du cou, mais dissimulé sous ses vêtements.

Furieux, le professeur frappa le jeune homme et incita les jeunes collégiens musulmans à se joindre à lui. Frappé de tous coté par ces bêtes humaines déchaînées, le jeune copte réussi tout de même à s’enfuir et tenta de réfugier dan les toilettes du lycée. En vain.

« ils ont battu mon fils en pleine classe, il a fui dans les toilettes situées au rez de chaussée, mais ils l’ont suivi et ont continué à le frapper » explique le père du jeune homme.

Ayman Nabil Labil respirait encore mais était inconscient, mais quand l'ambulance est arrivée sur place, une heure plus tard, le jeune copte était mort.

Plus de cinq mille coptes ont assisté aux obsèques du « martyr de la croix », et ont dénoncé les meurtres incessants de chrétiens en Egypte – en vain.

Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

http://www.dreuz.info/2011/11/egypte-un-lyceen-chretien-refuse-de-dissimuler-sa-croix-il-est-lynche-a-mort/
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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Sam 05 Nov 2011, 17:44

Imaginez si ça avait été un juif, ce qu'ils lui auraient mis ces démocrates pacifiques ... je suis c.o.n, il ne reste plus aucun juif dans les pays arabes depuis 1948, on se demande bien pourquoi.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Sam 05 Nov 2011, 23:43

Dromaeosaurus a écrit:
Le printemps arabe qui bat son plein :

Egypte. Un lycéen chrétien refuse de dissimuler sa croix : il est lynché à mort


C'est quoi le rapport avec le printemps arabe ?

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Dim 06 Nov 2011, 13:30

Dromaeosaurus a écrit:
Le printemps arabe qui bat son plein :

Egypte. Un lycéen chrétien refuse de dissimuler sa croix : il est lynché à mort


Mi octobre, un jeune chrétien a été lynché en pleine classe par son professeur et ses camarades de classe musulmans parce qu’il portait une croix.

L’altercation a commencé lorsque les étudiants, dans un lycée de Mallawi (dans la province de Minia), ont remarqué les croix tatouées sur les poignées du jeune copte, comme c’est la tradition en Egypte, et qu’ils lui ont demandé de les cacher. Le jeune copte a refusé, et leur a montré le crucifix qu’il portait autour du cou, mais dissimulé sous ses vêtements.

Furieux, le professeur frappa le jeune homme et incita les jeunes collégiens musulmans à se joindre à lui. Frappé de tous coté par ces bêtes humaines déchaînées, le jeune copte réussi tout de même à s’enfuir et tenta de réfugier dan les toilettes du lycée. En vain.

« ils ont battu mon fils en pleine classe, il a fui dans les toilettes situées au rez de chaussée, mais ils l’ont suivi et ont continué à le frapper » explique le père du jeune homme.

Ayman Nabil Labil respirait encore mais était inconscient, mais quand l'ambulance est arrivée sur place, une heure plus tard, le jeune copte était mort.

Plus de cinq mille coptes ont assisté aux obsèques du « martyr de la croix », et ont dénoncé les meurtres incessants de chrétiens en Egypte – en vain.

Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

http://www.dreuz.info/2011/11/egypte-un-lyceen-chretien-refuse-de-dissimuler-sa-croix-il-est-lynche-a-mort/

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Dim 06 Nov 2011, 17:48

Philippe Fabry a écrit:
C'est quoi le rapport avec le printemps arabe ?

Il n'y a pas de rapport : je sais qu'on a quelques divergences sur le sujet. Pour moi, le printemps arabe n'existe pas et je n'attends strictement rien de ce qui s'est passé en Afrique du Nord, entre autres parce que l'islam n'a pas fait l'once d'un début du commencement d'un processus de remise en question et de regard lucide sur lui même (condition sine qua non d'un vrai changement). Il y a actuellement une avancée de l'islam radical sur la planète, avancée qui est permise par un affaiblissement de la puissance américaine et de l'Occident en général.
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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Dim 06 Nov 2011, 20:07

La doctrine Obama ? Un monde plus sûr pour… l’islam radical



Le Moyen-Orient après Obama

Il reste encore quelques égarés et quelques désinformateurs patentés pour parler de « printemps arabe ». Comme je n’ai cessé de l’écrire, et comme c’était prévisible, ce qui se met en place dans les pays concernés prend graduellement les contours d’un hiver islamique qui promet d’être long et glaçant.

Les élections qui viennent d’avoir lieu en Tunisie montrent une victoire claire du parti En-Nahda, suivi par deux mouvements de gauche plutôt socialistes. On devine que la charia sera au menu pour bientôt. Des discours antisémites et des appels à la censure se font entendre. Ceux qui ont aimé l’instauration de la République islamique d’Iran vont sans doute adorer ce que va devenir la Tunisie.

Dans le pays voisin, la Libye, les armées française, britannique et américaine, par des bombardements intensifs, ont obtenu la chute de Kadhafi, son exécution sommaire et barbare, et la victoire d’un mouvement parti de Benghazi, qui lui aussi a annoncé la couleur : vert islam.

La charia sera, bien sûr, la base de toutes les décisions législatives et de la future Constitution. Les noirs d’Afrique subsaharienne se font massacrer. Les propos antisémites abondent. Ceux qui ont suivi Bernard-Henri Lévy doivent, je n’en doute pas, être en train de se réjouir.

En Egypte, ce n’est pas mieux, et c’est même pire. L’armée n’hésite pas à tirer dans la foule, à l’abri, maintenant, des caméras occidentales. Les coptes se font tuer et leurs églises sont incendiées. Les Frères Musulmans sont omniprésents et exercent un contrôle de plus en plus serré sur la société. Ceux qui se congratulaient place Tahrir continuent, j’en suis sûr, de se congratuler.

Au Liban, le Hezbollah resserre son étreinte sur le pouvoir. Les chrétiens retrouvent leur statut de dhimmis, citoyens de seconde zone. Agréable, non ?

En Syrie, Bachar Al Assad est toujours là, et a pu, lui aussi, jusqu’à présent, tirer impunément dans la foule. S’il devait tomber, on a déjà concocté à la Maison Blanche une équipe de rechange qui prendra en main la prochaine dictature : cette équipe est composée, cela va de soi, de membres de la confrérie des Frères Musulmans. Si l’alternative n’est pas belle, c’est que je ne sais plus discerner ce qu’on appelle une belle alternative dans les salles de rédaction occidentales.

Au Yémen, les jours au pouvoir d’Ali Abdullah Saleh semblent comptés, et qui le remplacerait alors ? Vous l’avez deviné : des membres de la confrérie des Frères Musulmans, là encore, avec, pour pimenter la situation, des gens d’al Qaeda. En Libye, ceux qui ont les armes et donc le pouvoir militaire sont aussi des gens issus de la mouvance al Qaeda.

Si on ajoute au tableau le départ de tous les soldats américains d’Irak, annoncé par Obama voici quelques jours, on dispose d’une représentation globale un peu plus précise.

Et si l’on élargit la perspective au monde musulman, en ajoutant à la fresque les orientations désormais clairement islamistes et antisémites du gouvernement Erdogan en Turquie ; et le fait que l’Irak, au vu du départ des troupes américaines, se rapproche de l’Iran ; et le fait que le départ des troupes américaines d’Afghanistan est pour bientôt, ce qui encourage les talibans, qui savent qu’ils vont revenir à Kaboul, et qui sont eux-mêmes aidés par l’Iran, il devient difficile de ne pas comprendre.

L’ensemble du grand Moyen-Orient devient une zone d’islamisme intensif. L’Arabie Saoudite wahhabites fait, en ce contexte, figure de pays modéré. La Jordanie semble encerclée. Israël est plus que jamais la seule démocratie de la région et se trouve plus que jamais isolé.

Les propos parlant de djihad et d’ « ennemi sioniste à écraser » se multiplient dans la région.

Plusieurs des pays concernés sont au bord de l’effondrement économique, ce qui va, soit les inciter à se tourner vers leurs difficultés intérieures, soit à choisir la fuite en avant. C’est le cas, en particulier, de l’Egypte, qui ne dispose plus que de trois à quatre mois de réserves financières, et qui voit s’opérer présentement une fuite massive de capitaux.

Mais c’est également le cas de la Turquie, dont la croissance de ces dernières années a reposé sur des prêts qu’il sera très difficile de rembourser, même avec de l’argent saoudien. L’état de destruction dans lequel se trouve la Libye, et les divisions qui la rongent, font qu’il y a davantage de risques de la voir se transformer en une nouvelle Somalie qu’en un Eldorado.

Les égarés et les désinformateurs patentés qui parlent encore de « printemps arabe » diront que ce qui se passe ainsi est le fruit du hasard et de la spontanéité.

Pour ce qui me concerne, je me souviens avoir entendu les discours prononcés par Barack Obama à Ankara, puis au Caire en 2009. Je me souviens, qu’au Caire, Barack Obama avait insisté pour que des dirigeants des Frères Musulmans fassent partie des invités d’honneur.

Je me souviens du ton sur lequel Barack Obama a demandé à Ben Ali et à Moubarak de partir. Je me souviens que Barack Obama n’a pas du tout utilisé le même ton pour s’adresser à Ahmadinejad et Khamenei ou à Bachar Al Assad.

http://www.menapress.org/ (article du 29/10/11)
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Jeu 10 Nov 2011, 10:08

Syrie: des dirigeants arabes offrent l'asile à Assad pour qu'il démissionne

© AFP Photo transmise par l'agence de presse syrienne Sana du président syrien Bachar al-Assad (d) lors d'une émission télévisée à Damas le 30 octobre 2011
© Sana/AFP -

WASHINGTON (AFP) - (AFP) - Des dirigeants arabes ont indiqué en privé aux Etats-Unis qu'ils proposaient l'asile au président syrien Bachar al-Assad pour le convaincre de démissionner face à la contestation qui agite le pays, a indiqué mercredi au Sénat un responsable du département d'Etat.

"Bachar al-Assad est fini", a affirmé Jeffrey Feltman, le secrétaire d'Etat adjoint pour le Moyen-Orient devant une sous-commission des Affaires étrangères du Sénat américain.

"Presque tous les dirigeants arabes disent la même chose: le régime d'Assad doit prendre fin. Le changement en Syrie est inévitable", a-t-il dit avant d'affirmer: "des dirigeants arabes ont déjà commencé à proposer l'asile à Assad afin de le pousser à partir dans le calme et rapidement".

Au cours de la même audition, M. Feltman a estimé que la contestation armée contre le régime du président Bachar al-Assad en Syrie était "contre-productive".

M. Feltman a précisé que les Etats-Unis avaient "encouragé" les opposants à rester pacifiques. "Nous pensons qu'à l'heure actuelle leur force réside dans les manifestations pacifiques", a-t-il dit en citant en exemple les commerçants syriens qui baissent leurs rideaux par solidarité avec le mouvement d'opposition. "Nous encourageons l'opposition, et nos alliés dans la région, à continuer de rejeter la violence. Ne pas faire cela, franchement, rendrait la répression brutale du régime plus facile", a ajouté M. Feltman.

Le diplomate américain qualifie une "résistance armée" en Syrie de "potentiellement désastreuse" pour les ennemis du régime.
© AFP Carte des affrontements entre l'armée et les opposants en Syrie mardi
© AFP

"Bachar al-Assad détruit la Syrie et déstabilise la région", a également déclaré M. Feltman. "Notre message au président Assad est simple: démissionnez et laissez vos compatriotes entamer la transition vers la démocratie", a-t-il dit en précisant qu'avec les sanctions imposées contre Damas, "la Syrie est de plus en plus isolée".

Un autre responsable du département d'Etat, Luke Bronin, a ajouté que le message de Washington à M. al-Assad était le suivant: "La poursuite de la répression ne fera qu'accentuer votre isolement".

Interrogé sur les liens entre la Syrie et l'Iran, M. Feltman a confirmé que Téhéran fournissait son "expertise" et son "aide technique pour faire de mauvaises choses". Mais "en même temps, l'Iran est embarrassée" et consciente que M. Assad pourrait "ne pas survivre". Selon lui, l'Iran doit "commencer à se positionner pour l'après-Bachar".

Parallèlement, à l'ONU, la Syrie a accusé mercredi les Etats-Unis de s'ingérer dans la crise qui agite le pays en conseillant aux Syriens de ne pas se rendre à la police malgré une promesse d'amnistie des autorités. "La république arabe de Syrie considère que par la déclaration du Département d'Etat, les Etats-Unis se sont directement impliqués dans les troubles violents en Syrie", a souligné une déclaration syrienne au Conseil de sécurité de l'ONU.

Plus de 3.500 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début des manifestations contre le président syrien Bachar al-Assad en mars.

Mercredi, l'ambassadeur de France à l'ONU Gérard Araud a critiqué "l'indifférence" d'une partie des membres du Conseil de sécurité face à la répression des manifestants en Syrie, son homologue américaine appelant le Conseil à remplir "ses responsabilités".

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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Jeu 10 Nov 2011, 11:57

cheers

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Arnaud
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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Sam 19 Nov 2011, 19:46

Conférence de Guy Millière à Jérusalem lundi dernier.

Thèmes abordés : Obama, l'Europe, L'Iran, l'antisémitisme, l'Israël, l'automne musulman ...

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MessageSujet: Re: Le Yémen, la Syrie et la reprise du printemps arabe.   Ven 02 Déc 2011, 18:50

Très intéressant article de Goldnadel

Mais qui a dit que l’automne (arabe) portait à la mélancolie ?


Cette semaine, Gilles-William Goldnadel revient sur les résultats des élections marocaines et le viol collectif de la journaliste de France 3.


Les commentateurs hexagonaux sont à peine moins extatiques à l’égard des mouvements populaires arabes qu’ils ne l’étaient au temps des primevères. Le parti islamiste arrivé en tête des élections marocaines est « modéré », forcément « modéré ». Curieusement, les partis démocratiques ne semblent pas très enthousiastes à gouverner en sa compagnie. Même chose, pour le parti tunisien Ennahda, inévitablement étiqueté « modéré », sauf à passer pour un anti-islamiste primaire.

Il n’est cependant pas inutile de prendre connaissance de la très intéressante interview par France-Soir (23 novembre) de l’ancien ambassadeur de la Tunisie à l’Unesco, Mezzri Haddad, qui avait démissionné pour soutenir la révolution ayant renversé Ben Ali et qui s’inquiète aujourd’hui de sa tournure : Extraits : « Les islamistes tunisiens ne couperont pas la main aux voleurs, ils ne reviendront pas tout de suite sur le code du statut personnel qui accorde aux femmes des droits comme nulle part ailleurs dans le monde arabe. Ils ne fermeront pas non plus les hôtels, mais ils feront appel au tourisme islamique. Ils ne forceront pas les femmes à porter le voile, mais c’est la pression sociale qui les y contraindra. Ils n’aboliront pas le système de l’éducation nationale, mais ils réformeront les manuels scolaires dans le sens contraire. Ils ne changeront pas radicalement les lois civiles et pénales, mais ils travailleront à leur progressive « chariatisation ». Dans tous les domaines de la vie politique, économique, sociale et culturelle, ils procèderont par petites touches, de façon graduelle, par islamisme "modéré…" »

Aux côtés des agences de notation, je préconise donc la création d’agences d’appellation contrôlée.
Qui est «islamiste modéré» ?

Ce seraient elles, et non quelques obscurs médiacrates qui décideraient, dossier à l’appui, qui est « extrémiste de droite » ou « populiste », ou qui est « islamiste modéré ». Ainsi, peut-être, le pouvoir iranien sera-t il qualifié, non plus de « conservateur » mais « d’extrême droite » et « les faucons » cesseront de planer sans fin au-dessus de Washington et Tel-Aviv pour être enfin autorisés à survoler Gaza, Moscou et Beyrouth .

En Egypte, sur la place Tahrir, ce sont des Egyptiens, de toutes tendances, qui sont censés poursuivre le mouvement révolutionnaire. Et tant pis si des observateurs anglo-saxons moins primesautiers décrivent plutôt des salafistes un chouya plus radicaux. La rue arabe a toujours raison. Surtout lorsqu’elle est en colère.

Dans un éditorial du 23 novembre intitulé « L’heure de vérité pour les généraux égyptiens », Le Monde somme l’armée de donner des gages aux manifestants. Tout en réalisant l’exploit de ne pas évoquer une seule fois les Frères Musulmans, aux portes du pouvoir. Il est vrai que notre ministre des affaires étrangères les considère, chaque jour un peu plus, comme « modérés ».

L’hypothèse d’une chute de la junte inquiète pourtant un grand nombre d’Egyptiens. De nombreux analystes politiques cairotes répètent à peu près le même discours : l’armée est la dernière institution nationale intacte : « la place Tahrir est insatiable », observe Hicham Kassem, célèbre journaliste libéral égyptien. (le Figaro du 23 novembre).
Viol collectif

Mais c’est ainsi, l’Occident est sans pitié pour les régimes autoritaires d’Orient, sauf lorsqu’ils sont impitoyablement contre lui. Le viol collectif, pendant trois quarts d’heure, qu’a subi Caroline Sinz envoyée de FR3 au Caire, n’avait pourtant rien de gentillet. Le public français s’imagine sans doute qu’il constitue un cas exceptionnel. En réalité, ce n’est que le dernier d’une série qui a commencé à la belle saison par l’agression sexuelle d’une jeune journaliste américaine que ses violeurs ont eu tôt fait de présenter pour une espionne.

Rares, très rares furent ses confrères français à compatir à son sort. Peu d’intérêt non plus pour les milliers de commentaires négatifs et les menaces de mort qu’a récoltés Aliaa Magda Elmahdi, cette jeune et authentique rebelle égyptienne qui a osé poster sur son blog des photos d’elle, nue, afin de promouvoir l’égalité des sexes et la liberté d’expression en Egypte (le New York Times du 25 novembre).

Sur CNN, Aliaa déclare : « La plupart des Egyptiens font mystère de la sexualité parce qu’ils sont élevés dans l’idée que c’est mal et dégoûtant. Le sujet n’est pas abordé en cours. Pour la majorité d’entre eux, cela se résume à se servir d’une femme. »

De manière générale , il convient de constater que les féministes occidentales encartées semblent toujours plus promptes à accabler le bon vieux hétérosexuel d’ici, chargé de tous les maux, plutôt que de s’en prendre à ceux qui se proposent d’asservir encore plus cruellement leurs sœurs là-bas. On ne peut pas tout faire non plus. Ni tout dire.

Lu dans Le Monde, dans le numéro spécial consacré cette semaine à « L’engrenage syrien » cet article consacré aux kurdes de Syrie : « Depuis le début de la crise, Damas ménage, avec un soin particulier, la communauté kurde. L’une des toutes premières mesures d’apaisement annoncées par le régime a consisté à octroyer la nationalité syrienne à une partie des 60000 kurdes privés de papiers depuis les années 60. » Question : qui s’intéressait au sort des kurdes avant cette mesure d’apaisement ?

Autre question, en lien, cette fois posée par le candide Stéphane Paoli ce dimanche à l’antenne de France Inter vers midi : mais pourquoi ne s’intéresse-t-on pas plus au sort des Syriens ? : réponse vasouillarde de ses doctes invités. Au risque de lasser et d’agacer, la vérité s’impose, et je la brandirai sans fin : seules les victimes réelles ou supposées de l’Occident intéressent l’Occident.
Massacres de dauphins

Sans aucun rapport : ce même dimanche, une heure plus tard, TF1 présentait un intéressant reportage sur le mystère de dauphins s’échouant sans raison sur les côtes. C’est se donner beaucoup de mal pour bien peu de ces cétacés. Il serait plus urgent de s’intéresser aux massacres auxquels se livrent les Danois des iles Féroé dans le cadre d’un rite annuel initiatique de passage des jeunes hommes dans l’âge adulte.

Le reportage d’Andrija Ilic (Reuters) intitulé « Marée Rouge » me dispensera de beaucoup de commentaires : « les Féroïens préfèrent pratiquer ce qu’ils appellent le « Grindadrap », à savoir massacrer des centaines de dauphins calderon … Au couteau et à la hache. Evidemment ce n’est pas tache facile il faut parfois s’y reprendre 5 ou 6 fois pour réussir à sectionner la colonne vertébrale des globicéphales, ce qui les paralyse, et ensuite leur trancher la gorge. Une boucherie d’une cruauté sans égale ou près de 1500 individus trouvent la mort. »

Le Danemark, c’est bien en Europe ?

Ps : Je viens – enfin – de recevoir la réponse édifiante de France 2 à ma mise en cause du sérieux et de l’impartialité de l’émission « l’œil sur la planète » consacrée à la Palestine.

J’y reviendrai prochainement.

http://www.atlantico.fr/decryptage/automne-elections-maroc-islamiste-gilles-william-golnadel-233547.html
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