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 Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »

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Chrysostome



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MessageSujet: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Jeu 10 Mar 2011, 21:25

Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »

« Jésus de Nazareth », un livre « historique »


ROME, Jeudi 10 mars 2011 (ZENIT.org) - « Ce livre très dense se lit malgré tout d'un seul trait », commence par dire le cardinal Marc Ouellet du livre de Joseph Ratzinger-Benoît XVI publié aujourd'hui, 10 mars 2011. Après une lecture qui n'est pas sans susciter une émotion profonde, il y voit un « livre historique » et une « œuvre charnière », « inaugurant une nouvelle ère de l'exégèse théologique », une œuvre « libérante ». Il discerne cinq « questions disputées » sur lesquelles l'auteur prend position.

« Ce livre aura un effet libérateur pour stimuler l'amour de la Sainte Écriture, pour encourager la lectio divina et pour aider les prêtres à prêcher la Parole de Dieu », estime le cardinal canadien.

Le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, et ancien rapporteur du synode des évêques sur la Parole de Dieu, a présenté ce soir au Vatican, le deuxième tome du livre de Joseph Ratzinger-Benoît XVI sur « Jésus de Nazareth. De l'entrée à Jérusalem à la résurrection ».

Il y voit « plus qu'un livre » : « c'est un témoignage émouvant, fascinant, libérateur », pour « experts » et « fidèles ».

Parmi les « questions cruciales », il discerne « la question du fondement historique du christianisme qui traverse les deux tomes de l'œuvre ; ensuite la question du messianisme de Jésus, suivie de la question de l'expiation des péchés par le Rédempteur, qui fait problème pour beaucoup de théologiens ; la question également du Sacerdoce du Christ en rapport avec sa Royauté et son Sacrifice qui ont tant d'importance pour la conception catholique du sacerdoce et de la Sainte Eucharistie ; la question enfin de la résurrection de Jésus, son rapport à la corporéité et son lien avec la fondation de l'Église. » Une liste qui « n'est pas exhaustive ».

« J'identifie les questions ci-dessus, dit-il, comme des nœuds à dénouer en exégèse comme en théologie, afin de reconduire la foi des fidèles à la Parole de Dieu elle-même, comprise dans toute sa force et sa cohérence, malgré les conditionnements théologiques et culturels qui bloquent parfois l'accès au sens profond de l'Écriture ».

La méthode et le lien avec le judaïsme

Citant l'oeuvre du cardinal Ratzinger « La foi chrétienne, hier et aujourd'hui » (Einführung in das Christentum), le cardinal Ouellet explique que « le christianisme étant la religion du Verbe incarné dans l'histoire, il est indispensable pour l'Église de tenir aux faits et aux événements réels, justement parce qu'ils contiennent des « mystères » que la théologie doit approfondir en utilisant des clefs d'interprétation qui ressortent au domaine de la foi ».

Il souligne cette méthode : « Son exégèse interprète les faits réels d'une façon analogue au traité sur « les mystères de la vie de Jésus » de saint Thomas d'Aquin, « guidé par l'herméneutique de la foi, mais en tenant compte en même temps et de manière responsable de la raison historique, nécessairement contenue dans cette même foi » (Introduction). »

Il souligne aussi « l'intérêt du Pape pour l'exégèse historico-critique qu'il connaît bien et dont il extrait le meilleur pour approfondir les événements de la Dernière Cène, la signification de la prière à Gethsémani, la chronologie de la passion et particulièrement les traces historiques de la résurrection ».

Mais, souligne-t-il, « il ne manque pas de dénoncer au passage le manque d'ouverture d'une exégèse pratiquée trop exclusivement selon la « raison », mais son propos principal demeure d'éclairer théologiquement les faits du Nouveau Testament avec l'aide de l'Ancien Testament et vice-versa, d'une façon analogue mais plus rigoureuse que l'interprétation typologique des Pères de l'Église ».

Et de souligner que « le lien du christianisme avec le judaïsme apparaît renforcé par cette exégèse qui s'enracine dans l'histoire d'Israël ressaisie dans son orientation vers le Christ ».

Il cite « la prière sacerdotale de Jésus », qui est « par excellence une méditation théologique » et « acquiert chez lui une toute nouvelle dimension grâce à son interprétation éclairée par la tradition juive du Yom Kippour. »

Le messianisme de Jésus

A propos de Jésus en tant que Messie, le cardinal Ouellet souligne que l'auteur réfute l'interprétation d'un Jésus « révolutionnaire » ou « maître de morale », « prophète eschatologique », « rabbi idéaliste », « fou de Dieu », « partisan engagé pour les marginaux de l'époque », « un messie en quelque sorte à l'image de son interprète influencé par les idéologies dominantes. »

L'exposé de Benoît XVI est « bien enraciné dans la tradition juive », souligne le cardinal canadien et ainsi il « unit le religieux et le politique, mais en soulignant à quel point Jésus opère la rupture entre les deux domaines » : « Le pape illustre avec force et clarté les dimensions royale et sacerdotale de ce messianisme, dont le sens est d'instaurer le culte nouveau, l'adoration en Esprit et en Vérité, qui implique toute l'existence, personnelle et communautaire, comme une offrande d'amour pour la glorification de Dieu dans la chair ».

La rédemption et l'expiation des péchés

Troisième question disputée : « Le sérieux de la rédemption et la place que doit y occuper ou pas l'expiation des péchés ». Les interprétations modernes opposent parfois un « Dieu cruel » à un « Dieu miséricordieux », « l'autonomie des personnes » et « une expiation vicaire », par un autre de nos péchés. Le pape éclaire la question sous plusieurs angles, et « montre comment la miséricorde et la justice vont de pair » dans le cadre de « l'Alliance » entre Dieu et son peuple, entre Dieu et l'humanité.

Le cardinal Ouellet pose la question : « Un Dieu qui pardonnerait tout sans se soucier de la réponse que doit fournir sa créature aurait-il pris au sérieux l'Alliance et surtout le mal horrible qui empoisonne l'histoire du monde ? »

Il répond par ce passage du livre : « Dieu lui-même ‘boit le calice' de tout ce qui est terrible et il rétablit ainsi le droit par la grandeur de son amour qui, à travers la souffrance, transforme les ténèbres ».

Le livre « invite à la réflexion et surtout à la conversion » car « il faut y investir sa liberté pour découvrir le sens profond de l'Alliance qui engage justement la liberté de chaque personne ».

Le sacerdoce du Christ

A propos du sacerdoce du Christ, le livre montre que Jésus ne peut pas être seulement « un laïc investi d'une vocation prophétique », qui, certes, « n'appartenait pas à l'aristocratie sacerdotale du Temple » et « vivait en marge de cette institution fondamentale du peuple d'Israël » mais n'était pas pour autant une figure « étrangère au sacerdoce et sans rapport avec lui ».

Le cardinal Ouellet souligne ces passages clef de la réponse de Benoît XVI : « Le commentaire de la prière sacerdotale de Jésus est d'une grande profondeur et mène le lecteur à des pâturages qu'il n'avait pas imaginés. L'institution de l'Eucharistie apparaît dans ce contexte d'une beauté lumineuse qui rejaillit sur la vie de l'Église comme son fondement et sa source permanente de paix et de joie ».

« L'auteur se tient au plus près des analyses historiques les plus poussées mais il dénoue lui-même des apories comme seule une exégèse théologique peut le faire. On termine le chapitre sur la Dernière Cène non sans émotion et dans l'admiration », ajoute le cardinal Ouellet.

La résurrection de Jésus

Enfin, à propos de la résurrection, « sa dimension historique et eschatologique, son rapport à la corporéité et à l'Église », le pape affirme : « La foi chrétienne tient par la vérité du témoignage selon lequel le Christ est ressuscité des morts, ou bien elle s'effondre » (ch. IX, 1).

« Le pape, précise le cardinal Ouellet, s'insurge contre les élucubrations exégétiques qui déclarent compatibles l'annonce de la résurrection du Christ et la permanence de son cadavre dans le tombeau. Il exclut ces théories absurdes en signalant que le tombeau vide, même s'il n'est pas une preuve de la résurrection, dont personne n'a été directement témoin, demeure un signe, un présupposé, une trace laissée dans l'histoire par un événement transcendant. « Seul un événement réel d'une qualité radicalement nouvelle était en mesure de rendre possible l'annonce apostolique, qui ne peut être expliquée par des spéculations ou des expériences intérieures mystiques ».

La résurrection de Jésus, c'est une « mutation décisive », un « saut de qualité » qui inaugure « une nouvelle possibilité d'être homme ». Le pape souligne « l'importance historique de la résurrection » manifestée « dans le témoignage des premières communautés qui ont créé la tradition du dimanche comme signe identitaire d'appartenance au Seigneur ».

« La célébration du Jour du Seigneur, qui dès le début distingue la communauté chrétienne, est pour moi, dit le Saint-Père, une des preuves les plus puissantes du fait que, ce jour-là, quelque chose d'extraordinaire s'est produit - la découverte du tombeau vide et la rencontre avec le Seigneur ressuscité » (IX, 16).

Il affirme que « la rencontre avec le Seigneur ressuscité est mission et donne sa forme à l'Église naissante ».

« Chaque fois que nous participons à l'Eucharistie dominicale, commente le cardinal Ouellet, nous allons à la rencontre du Ressuscité qui revient vers nous, dans l'espérance que nous rendions ainsi témoignage qu'Il est vivant et qu'Il nous fait vivre. N'y a-t-il pas là de quoi refonder le sens de la messe dominicale et de la mission ? »

Il conclut son intervention sur l'invitation de Benoît XVI au dialogue.

Anita S. Bourdin

http://www.zenit.org/article-27248?l=french
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Jeu 10 Mar 2011, 21:39

Simon1976 a écrit:
Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »

« Jésus de Nazareth », un livre « historique »


ROME, Jeudi 10 mars 2011 (ZENIT.org) - « Ce livre très dense se lit malgré tout d'un seul trait », commence par dire le cardinal Marc Ouellet du livre de Joseph Ratzinger-Benoît XVI publié aujourd'hui, 10 mars 2011. Après une lecture qui n'est pas sans susciter une émotion profonde, il y voit un « livre historique » et une « œuvre charnière », « inaugurant une nouvelle ère de l'exégèse théologique », une œuvre « libérante ». Il discerne cinq « questions disputées » sur lesquelles l'auteur prend position.

« Ce livre aura un effet libérateur pour stimuler l'amour de la Sainte Écriture, pour encourager la lectio divina et pour aider les prêtres à prêcher la Parole de Dieu », estime le cardinal canadien.

Le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, et ancien rapporteur du synode des évêques sur la Parole de Dieu, a présenté ce soir au Vatican, le deuxième tome du livre de Joseph Ratzinger-Benoît XVI sur « Jésus de Nazareth. De l'entrée à Jérusalem à la résurrection ».

Il y voit « plus qu'un livre » : « c'est un témoignage émouvant, fascinant, libérateur », pour « experts » et « fidèles ».

Parmi les « questions cruciales », il discerne « la question du fondement historique du christianisme qui traverse les deux tomes de l'œuvre ; ensuite la question du messianisme de Jésus, suivie de la question de l'expiation des péchés par le Rédempteur, qui fait problème pour beaucoup de théologiens ; la question également du Sacerdoce du Christ en rapport avec sa Royauté et son Sacrifice qui ont tant d'importance pour la conception catholique du sacerdoce et de la Sainte Eucharistie ; la question enfin de la résurrection de Jésus, son rapport à la corporéité et son lien avec la fondation de l'Église. » Une liste qui « n'est pas exhaustive ».

« J'identifie les questions ci-dessus, dit-il, comme des nœuds à dénouer en exégèse comme en théologie, afin de reconduire la foi des fidèles à la Parole de Dieu elle-même, comprise dans toute sa force et sa cohérence, malgré les conditionnements théologiques et culturels qui bloquent parfois l'accès au sens profond de l'Écriture ».

La méthode et le lien avec le judaïsme

Citant l'oeuvre du cardinal Ratzinger « La foi chrétienne, hier et aujourd'hui » (Einführung in das Christentum), le cardinal Ouellet explique que « le christianisme étant la religion du Verbe incarné dans l'histoire, il est indispensable pour l'Église de tenir aux faits et aux événements réels, justement parce qu'ils contiennent des « mystères » que la théologie doit approfondir en utilisant des clefs d'interprétation qui ressortent au domaine de la foi ».

Il souligne cette méthode : « Son exégèse interprète les faits réels d'une façon analogue au traité sur « les mystères de la vie de Jésus » de saint Thomas d'Aquin, « guidé par l'herméneutique de la foi, mais en tenant compte en même temps et de manière responsable de la raison historique, nécessairement contenue dans cette même foi » (Introduction). »

Il souligne aussi « l'intérêt du Pape pour l'exégèse historico-critique qu'il connaît bien et dont il extrait le meilleur pour approfondir les événements de la Dernière Cène, la signification de la prière à Gethsémani, la chronologie de la passion et particulièrement les traces historiques de la résurrection ».

Mais, souligne-t-il, « il ne manque pas de dénoncer au passage le manque d'ouverture d'une exégèse pratiquée trop exclusivement selon la « raison », mais son propos principal demeure d'éclairer théologiquement les faits du Nouveau Testament avec l'aide de l'Ancien Testament et vice-versa, d'une façon analogue mais plus rigoureuse que l'interprétation typologique des Pères de l'Église ».

Et de souligner que « le lien du christianisme avec le judaïsme apparaît renforcé par cette exégèse qui s'enracine dans l'histoire d'Israël ressaisie dans son orientation vers le Christ ».

Il cite « la prière sacerdotale de Jésus », qui est « par excellence une méditation théologique » et « acquiert chez lui une toute nouvelle dimension grâce à son interprétation éclairée par la tradition juive du Yom Kippour. »

Le messianisme de Jésus

A propos de Jésus en tant que Messie, le cardinal Ouellet souligne que l'auteur réfute l'interprétation d'un Jésus « révolutionnaire » ou « maître de morale », « prophète eschatologique », « rabbi idéaliste », « fou de Dieu », « partisan engagé pour les marginaux de l'époque », « un messie en quelque sorte à l'image de son interprète influencé par les idéologies dominantes. »

L'exposé de Benoît XVI est « bien enraciné dans la tradition juive », souligne le cardinal canadien et ainsi il « unit le religieux et le politique, mais en soulignant à quel point Jésus opère la rupture entre les deux domaines » : « Le pape illustre avec force et clarté les dimensions royale et sacerdotale de ce messianisme, dont le sens est d'instaurer le culte nouveau, l'adoration en Esprit et en Vérité, qui implique toute l'existence, personnelle et communautaire, comme une offrande d'amour pour la glorification de Dieu dans la chair ».

La rédemption et l'expiation des péchés

Troisième question disputée : « Le sérieux de la rédemption et la place que doit y occuper ou pas l'expiation des péchés ». Les interprétations modernes opposent parfois un « Dieu cruel » à un « Dieu miséricordieux », « l'autonomie des personnes » et « une expiation vicaire », par un autre de nos péchés. Le pape éclaire la question sous plusieurs angles, et « montre comment la miséricorde et la justice vont de pair » dans le cadre de « l'Alliance » entre Dieu et son peuple, entre Dieu et l'humanité.

Le cardinal Ouellet pose la question : « Un Dieu qui pardonnerait tout sans se soucier de la réponse que doit fournir sa créature aurait-il pris au sérieux l'Alliance et surtout le mal horrible qui empoisonne l'histoire du monde ? »

Il répond par ce passage du livre : « Dieu lui-même ‘boit le calice' de tout ce qui est terrible et il rétablit ainsi le droit par la grandeur de son amour qui, à travers la souffrance, transforme les ténèbres ».

Le livre « invite à la réflexion et surtout à la conversion » car « il faut y investir sa liberté pour découvrir le sens profond de l'Alliance qui engage justement la liberté de chaque personne ».

Le sacerdoce du Christ

A propos du sacerdoce du Christ, le livre montre que Jésus ne peut pas être seulement « un laïc investi d'une vocation prophétique », qui, certes, « n'appartenait pas à l'aristocratie sacerdotale du Temple » et « vivait en marge de cette institution fondamentale du peuple d'Israël » mais n'était pas pour autant une figure « étrangère au sacerdoce et sans rapport avec lui ».

Le cardinal Ouellet souligne ces passages clef de la réponse de Benoît XVI : « Le commentaire de la prière sacerdotale de Jésus est d'une grande profondeur et mène le lecteur à des pâturages qu'il n'avait pas imaginés. L'institution de l'Eucharistie apparaît dans ce contexte d'une beauté lumineuse qui rejaillit sur la vie de l'Église comme son fondement et sa source permanente de paix et de joie ».

« L'auteur se tient au plus près des analyses historiques les plus poussées mais il dénoue lui-même des apories comme seule une exégèse théologique peut le faire. On termine le chapitre sur la Dernière Cène non sans émotion et dans l'admiration », ajoute le cardinal Ouellet.

La résurrection de Jésus

Enfin, à propos de la résurrection, « sa dimension historique et eschatologique, son rapport à la corporéité et à l'Église », le pape affirme : « La foi chrétienne tient par la vérité du témoignage selon lequel le Christ est ressuscité des morts, ou bien elle s'effondre » (ch. IX, 1).

« Le pape, précise le cardinal Ouellet, s'insurge contre les élucubrations exégétiques qui déclarent compatibles l'annonce de la résurrection du Christ et la permanence de son cadavre dans le tombeau. Il exclut ces théories absurdes en signalant que le tombeau vide, même s'il n'est pas une preuve de la résurrection, dont personne n'a été directement témoin, demeure un signe, un présupposé, une trace laissée dans l'histoire par un événement transcendant. « Seul un événement réel d'une qualité radicalement nouvelle était en mesure de rendre possible l'annonce apostolique, qui ne peut être expliquée par des spéculations ou des expériences intérieures mystiques ».

La résurrection de Jésus, c'est une « mutation décisive », un « saut de qualité » qui inaugure « une nouvelle possibilité d'être homme ». Le pape souligne « l'importance historique de la résurrection » manifestée « dans le témoignage des premières communautés qui ont créé la tradition du dimanche comme signe identitaire d'appartenance au Seigneur ».

« La célébration du Jour du Seigneur, qui dès le début distingue la communauté chrétienne, est pour moi, dit le Saint-Père, une des preuves les plus puissantes du fait que, ce jour-là, quelque chose d'extraordinaire s'est produit - la découverte du tombeau vide et la rencontre avec le Seigneur ressuscité » (IX, 16).

Il affirme que « la rencontre avec le Seigneur ressuscité est mission et donne sa forme à l'Église naissante ».

« Chaque fois que nous participons à l'Eucharistie dominicale, commente le cardinal Ouellet, nous allons à la rencontre du Ressuscité qui revient vers nous, dans l'espérance que nous rendions ainsi témoignage qu'Il est vivant et qu'Il nous fait vivre. N'y a-t-il pas là de quoi refonder le sens de la messe dominicale et de la mission ? »

Il conclut son intervention sur l'invitation de Benoît XVI au dialogue.

Anita S. Bourdin

http://www.zenit.org/article-27248?l=french

Je lirai volontiers ce livre de Benoît XVI Simon !

J'ai aimé le premier volume et j'ai lu dernièrement "Lumières du monde" notre Pape est un grand théologien et on le lit avec délices !
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Chrysostome



Masculin Messages : 28510
Inscription : 01/11/2008

MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Jeu 10 Mar 2011, 21:42

Julienne a écrit:
Simon1976 a écrit:
Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »

« Jésus de Nazareth », un livre « historique »


ROME, Jeudi 10 mars 2011 (ZENIT.org) - « Ce livre très dense se lit malgré tout d'un seul trait », commence par dire le cardinal Marc Ouellet du livre de Joseph Ratzinger-Benoît XVI publié aujourd'hui, 10 mars 2011. Après une lecture qui n'est pas sans susciter une émotion profonde, il y voit un « livre historique » et une « œuvre charnière », « inaugurant une nouvelle ère de l'exégèse théologique », une œuvre « libérante ». Il discerne cinq « questions disputées » sur lesquelles l'auteur prend position.

« Ce livre aura un effet libérateur pour stimuler l'amour de la Sainte Écriture, pour encourager la lectio divina et pour aider les prêtres à prêcher la Parole de Dieu », estime le cardinal canadien.

Le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, et ancien rapporteur du synode des évêques sur la Parole de Dieu, a présenté ce soir au Vatican, le deuxième tome du livre de Joseph Ratzinger-Benoît XVI sur « Jésus de Nazareth. De l'entrée à Jérusalem à la résurrection ».

Il y voit « plus qu'un livre » : « c'est un témoignage émouvant, fascinant, libérateur », pour « experts » et « fidèles ».

Parmi les « questions cruciales », il discerne « la question du fondement historique du christianisme qui traverse les deux tomes de l'œuvre ; ensuite la question du messianisme de Jésus, suivie de la question de l'expiation des péchés par le Rédempteur, qui fait problème pour beaucoup de théologiens ; la question également du Sacerdoce du Christ en rapport avec sa Royauté et son Sacrifice qui ont tant d'importance pour la conception catholique du sacerdoce et de la Sainte Eucharistie ; la question enfin de la résurrection de Jésus, son rapport à la corporéité et son lien avec la fondation de l'Église. » Une liste qui « n'est pas exhaustive ».

« J'identifie les questions ci-dessus, dit-il, comme des nœuds à dénouer en exégèse comme en théologie, afin de reconduire la foi des fidèles à la Parole de Dieu elle-même, comprise dans toute sa force et sa cohérence, malgré les conditionnements théologiques et culturels qui bloquent parfois l'accès au sens profond de l'Écriture ».

La méthode et le lien avec le judaïsme

Citant l'oeuvre du cardinal Ratzinger « La foi chrétienne, hier et aujourd'hui » (Einführung in das Christentum), le cardinal Ouellet explique que « le christianisme étant la religion du Verbe incarné dans l'histoire, il est indispensable pour l'Église de tenir aux faits et aux événements réels, justement parce qu'ils contiennent des « mystères » que la théologie doit approfondir en utilisant des clefs d'interprétation qui ressortent au domaine de la foi ».

Il souligne cette méthode : « Son exégèse interprète les faits réels d'une façon analogue au traité sur « les mystères de la vie de Jésus » de saint Thomas d'Aquin, « guidé par l'herméneutique de la foi, mais en tenant compte en même temps et de manière responsable de la raison historique, nécessairement contenue dans cette même foi » (Introduction). »

Il souligne aussi « l'intérêt du Pape pour l'exégèse historico-critique qu'il connaît bien et dont il extrait le meilleur pour approfondir les événements de la Dernière Cène, la signification de la prière à Gethsémani, la chronologie de la passion et particulièrement les traces historiques de la résurrection ».

Mais, souligne-t-il, « il ne manque pas de dénoncer au passage le manque d'ouverture d'une exégèse pratiquée trop exclusivement selon la « raison », mais son propos principal demeure d'éclairer théologiquement les faits du Nouveau Testament avec l'aide de l'Ancien Testament et vice-versa, d'une façon analogue mais plus rigoureuse que l'interprétation typologique des Pères de l'Église ».

Et de souligner que « le lien du christianisme avec le judaïsme apparaît renforcé par cette exégèse qui s'enracine dans l'histoire d'Israël ressaisie dans son orientation vers le Christ ».

Il cite « la prière sacerdotale de Jésus », qui est « par excellence une méditation théologique » et « acquiert chez lui une toute nouvelle dimension grâce à son interprétation éclairée par la tradition juive du Yom Kippour. »

Le messianisme de Jésus

A propos de Jésus en tant que Messie, le cardinal Ouellet souligne que l'auteur réfute l'interprétation d'un Jésus « révolutionnaire » ou « maître de morale », « prophète eschatologique », « rabbi idéaliste », « fou de Dieu », « partisan engagé pour les marginaux de l'époque », « un messie en quelque sorte à l'image de son interprète influencé par les idéologies dominantes. »

L'exposé de Benoît XVI est « bien enraciné dans la tradition juive », souligne le cardinal canadien et ainsi il « unit le religieux et le politique, mais en soulignant à quel point Jésus opère la rupture entre les deux domaines » : « Le pape illustre avec force et clarté les dimensions royale et sacerdotale de ce messianisme, dont le sens est d'instaurer le culte nouveau, l'adoration en Esprit et en Vérité, qui implique toute l'existence, personnelle et communautaire, comme une offrande d'amour pour la glorification de Dieu dans la chair ».

La rédemption et l'expiation des péchés

Troisième question disputée : « Le sérieux de la rédemption et la place que doit y occuper ou pas l'expiation des péchés ». Les interprétations modernes opposent parfois un « Dieu cruel » à un « Dieu miséricordieux », « l'autonomie des personnes » et « une expiation vicaire », par un autre de nos péchés. Le pape éclaire la question sous plusieurs angles, et « montre comment la miséricorde et la justice vont de pair » dans le cadre de « l'Alliance » entre Dieu et son peuple, entre Dieu et l'humanité.

Le cardinal Ouellet pose la question : « Un Dieu qui pardonnerait tout sans se soucier de la réponse que doit fournir sa créature aurait-il pris au sérieux l'Alliance et surtout le mal horrible qui empoisonne l'histoire du monde ? »

Il répond par ce passage du livre : « Dieu lui-même ‘boit le calice' de tout ce qui est terrible et il rétablit ainsi le droit par la grandeur de son amour qui, à travers la souffrance, transforme les ténèbres ».

Le livre « invite à la réflexion et surtout à la conversion » car « il faut y investir sa liberté pour découvrir le sens profond de l'Alliance qui engage justement la liberté de chaque personne ».

Le sacerdoce du Christ

A propos du sacerdoce du Christ, le livre montre que Jésus ne peut pas être seulement « un laïc investi d'une vocation prophétique », qui, certes, « n'appartenait pas à l'aristocratie sacerdotale du Temple » et « vivait en marge de cette institution fondamentale du peuple d'Israël » mais n'était pas pour autant une figure « étrangère au sacerdoce et sans rapport avec lui ».

Le cardinal Ouellet souligne ces passages clef de la réponse de Benoît XVI : « Le commentaire de la prière sacerdotale de Jésus est d'une grande profondeur et mène le lecteur à des pâturages qu'il n'avait pas imaginés. L'institution de l'Eucharistie apparaît dans ce contexte d'une beauté lumineuse qui rejaillit sur la vie de l'Église comme son fondement et sa source permanente de paix et de joie ».

« L'auteur se tient au plus près des analyses historiques les plus poussées mais il dénoue lui-même des apories comme seule une exégèse théologique peut le faire. On termine le chapitre sur la Dernière Cène non sans émotion et dans l'admiration », ajoute le cardinal Ouellet.

La résurrection de Jésus

Enfin, à propos de la résurrection, « sa dimension historique et eschatologique, son rapport à la corporéité et à l'Église », le pape affirme : « La foi chrétienne tient par la vérité du témoignage selon lequel le Christ est ressuscité des morts, ou bien elle s'effondre » (ch. IX, 1).

« Le pape, précise le cardinal Ouellet, s'insurge contre les élucubrations exégétiques qui déclarent compatibles l'annonce de la résurrection du Christ et la permanence de son cadavre dans le tombeau. Il exclut ces théories absurdes en signalant que le tombeau vide, même s'il n'est pas une preuve de la résurrection, dont personne n'a été directement témoin, demeure un signe, un présupposé, une trace laissée dans l'histoire par un événement transcendant. « Seul un événement réel d'une qualité radicalement nouvelle était en mesure de rendre possible l'annonce apostolique, qui ne peut être expliquée par des spéculations ou des expériences intérieures mystiques ».

La résurrection de Jésus, c'est une « mutation décisive », un « saut de qualité » qui inaugure « une nouvelle possibilité d'être homme ». Le pape souligne « l'importance historique de la résurrection » manifestée « dans le témoignage des premières communautés qui ont créé la tradition du dimanche comme signe identitaire d'appartenance au Seigneur ».

« La célébration du Jour du Seigneur, qui dès le début distingue la communauté chrétienne, est pour moi, dit le Saint-Père, une des preuves les plus puissantes du fait que, ce jour-là, quelque chose d'extraordinaire s'est produit - la découverte du tombeau vide et la rencontre avec le Seigneur ressuscité » (IX, 16).

Il affirme que « la rencontre avec le Seigneur ressuscité est mission et donne sa forme à l'Église naissante ».

« Chaque fois que nous participons à l'Eucharistie dominicale, commente le cardinal Ouellet, nous allons à la rencontre du Ressuscité qui revient vers nous, dans l'espérance que nous rendions ainsi témoignage qu'Il est vivant et qu'Il nous fait vivre. N'y a-t-il pas là de quoi refonder le sens de la messe dominicale et de la mission ? »

Il conclut son intervention sur l'invitation de Benoît XVI au dialogue.

Anita S. Bourdin

http://www.zenit.org/article-27248?l=french

Je lirai volontiers ce livre de Benoît XVI Simon !

J'ai aimé le premier volume et j'ai lu dernièrement "Lumières du monde" notre Pape est un grand théologien et on le lit avec délices !

Je ne doute pas de la grande intelligence de notre Saint-Père !

Bonne lecture ! study
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Jeu 10 Mar 2011, 21:59

Simon1976 a écrit:
Julienne a écrit:
Simon1976 a écrit:
Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »

« Jésus de Nazareth », un livre « historique »


ROME, Jeudi 10 mars 2011 (ZENIT.org) - « Ce livre très dense se lit malgré tout d'un seul trait », commence par dire le cardinal Marc Ouellet du livre de Joseph Ratzinger-Benoît XVI publié aujourd'hui, 10 mars 2011. Après une lecture qui n'est pas sans susciter une émotion profonde, il y voit un « livre historique » et une « œuvre charnière », « inaugurant une nouvelle ère de l'exégèse théologique », une œuvre « libérante ». Il discerne cinq « questions disputées » sur lesquelles l'auteur prend position.

« Ce livre aura un effet libérateur pour stimuler l'amour de la Sainte Écriture, pour encourager la lectio divina et pour aider les prêtres à prêcher la Parole de Dieu », estime le cardinal canadien.

Le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, et ancien rapporteur du synode des évêques sur la Parole de Dieu, a présenté ce soir au Vatican, le deuxième tome du livre de Joseph Ratzinger-Benoît XVI sur « Jésus de Nazareth. De l'entrée à Jérusalem à la résurrection ».

Il y voit « plus qu'un livre » : « c'est un témoignage émouvant, fascinant, libérateur », pour « experts » et « fidèles ».

Parmi les « questions cruciales », il discerne « la question du fondement historique du christianisme qui traverse les deux tomes de l'œuvre ; ensuite la question du messianisme de Jésus, suivie de la question de l'expiation des péchés par le Rédempteur, qui fait problème pour beaucoup de théologiens ; la question également du Sacerdoce du Christ en rapport avec sa Royauté et son Sacrifice qui ont tant d'importance pour la conception catholique du sacerdoce et de la Sainte Eucharistie ; la question enfin de la résurrection de Jésus, son rapport à la corporéité et son lien avec la fondation de l'Église. » Une liste qui « n'est pas exhaustive ».

« J'identifie les questions ci-dessus, dit-il, comme des nœuds à dénouer en exégèse comme en théologie, afin de reconduire la foi des fidèles à la Parole de Dieu elle-même, comprise dans toute sa force et sa cohérence, malgré les conditionnements théologiques et culturels qui bloquent parfois l'accès au sens profond de l'Écriture ».

La méthode et le lien avec le judaïsme

Citant l'oeuvre du cardinal Ratzinger « La foi chrétienne, hier et aujourd'hui » (Einführung in das Christentum), le cardinal Ouellet explique que « le christianisme étant la religion du Verbe incarné dans l'histoire, il est indispensable pour l'Église de tenir aux faits et aux événements réels, justement parce qu'ils contiennent des « mystères » que la théologie doit approfondir en utilisant des clefs d'interprétation qui ressortent au domaine de la foi ».

Il souligne cette méthode : « Son exégèse interprète les faits réels d'une façon analogue au traité sur « les mystères de la vie de Jésus » de saint Thomas d'Aquin, « guidé par l'herméneutique de la foi, mais en tenant compte en même temps et de manière responsable de la raison historique, nécessairement contenue dans cette même foi » (Introduction). »

Il souligne aussi « l'intérêt du Pape pour l'exégèse historico-critique qu'il connaît bien et dont il extrait le meilleur pour approfondir les événements de la Dernière Cène, la signification de la prière à Gethsémani, la chronologie de la passion et particulièrement les traces historiques de la résurrection ».

Mais, souligne-t-il, « il ne manque pas de dénoncer au passage le manque d'ouverture d'une exégèse pratiquée trop exclusivement selon la « raison », mais son propos principal demeure d'éclairer théologiquement les faits du Nouveau Testament avec l'aide de l'Ancien Testament et vice-versa, d'une façon analogue mais plus rigoureuse que l'interprétation typologique des Pères de l'Église ».

Et de souligner que « le lien du christianisme avec le judaïsme apparaît renforcé par cette exégèse qui s'enracine dans l'histoire d'Israël ressaisie dans son orientation vers le Christ ».

Il cite « la prière sacerdotale de Jésus », qui est « par excellence une méditation théologique » et « acquiert chez lui une toute nouvelle dimension grâce à son interprétation éclairée par la tradition juive du Yom Kippour. »

Le messianisme de Jésus

A propos de Jésus en tant que Messie, le cardinal Ouellet souligne que l'auteur réfute l'interprétation d'un Jésus « révolutionnaire » ou « maître de morale », « prophète eschatologique », « rabbi idéaliste », « fou de Dieu », « partisan engagé pour les marginaux de l'époque », « un messie en quelque sorte à l'image de son interprète influencé par les idéologies dominantes. »

L'exposé de Benoît XVI est « bien enraciné dans la tradition juive », souligne le cardinal canadien et ainsi il « unit le religieux et le politique, mais en soulignant à quel point Jésus opère la rupture entre les deux domaines » : « Le pape illustre avec force et clarté les dimensions royale et sacerdotale de ce messianisme, dont le sens est d'instaurer le culte nouveau, l'adoration en Esprit et en Vérité, qui implique toute l'existence, personnelle et communautaire, comme une offrande d'amour pour la glorification de Dieu dans la chair ».

La rédemption et l'expiation des péchés

Troisième question disputée : « Le sérieux de la rédemption et la place que doit y occuper ou pas l'expiation des péchés ». Les interprétations modernes opposent parfois un « Dieu cruel » à un « Dieu miséricordieux », « l'autonomie des personnes » et « une expiation vicaire », par un autre de nos péchés. Le pape éclaire la question sous plusieurs angles, et « montre comment la miséricorde et la justice vont de pair » dans le cadre de « l'Alliance » entre Dieu et son peuple, entre Dieu et l'humanité.

Le cardinal Ouellet pose la question : « Un Dieu qui pardonnerait tout sans se soucier de la réponse que doit fournir sa créature aurait-il pris au sérieux l'Alliance et surtout le mal horrible qui empoisonne l'histoire du monde ? »

Il répond par ce passage du livre : « Dieu lui-même ‘boit le calice' de tout ce qui est terrible et il rétablit ainsi le droit par la grandeur de son amour qui, à travers la souffrance, transforme les ténèbres ».

Le livre « invite à la réflexion et surtout à la conversion » car « il faut y investir sa liberté pour découvrir le sens profond de l'Alliance qui engage justement la liberté de chaque personne ».

Le sacerdoce du Christ

A propos du sacerdoce du Christ, le livre montre que Jésus ne peut pas être seulement « un laïc investi d'une vocation prophétique », qui, certes, « n'appartenait pas à l'aristocratie sacerdotale du Temple » et « vivait en marge de cette institution fondamentale du peuple d'Israël » mais n'était pas pour autant une figure « étrangère au sacerdoce et sans rapport avec lui ».

Le cardinal Ouellet souligne ces passages clef de la réponse de Benoît XVI : « Le commentaire de la prière sacerdotale de Jésus est d'une grande profondeur et mène le lecteur à des pâturages qu'il n'avait pas imaginés. L'institution de l'Eucharistie apparaît dans ce contexte d'une beauté lumineuse qui rejaillit sur la vie de l'Église comme son fondement et sa source permanente de paix et de joie ».

« L'auteur se tient au plus près des analyses historiques les plus poussées mais il dénoue lui-même des apories comme seule une exégèse théologique peut le faire. On termine le chapitre sur la Dernière Cène non sans émotion et dans l'admiration », ajoute le cardinal Ouellet.

La résurrection de Jésus

Enfin, à propos de la résurrection, « sa dimension historique et eschatologique, son rapport à la corporéité et à l'Église », le pape affirme : « La foi chrétienne tient par la vérité du témoignage selon lequel le Christ est ressuscité des morts, ou bien elle s'effondre » (ch. IX, 1).

« Le pape, précise le cardinal Ouellet, s'insurge contre les élucubrations exégétiques qui déclarent compatibles l'annonce de la résurrection du Christ et la permanence de son cadavre dans le tombeau. Il exclut ces théories absurdes en signalant que le tombeau vide, même s'il n'est pas une preuve de la résurrection, dont personne n'a été directement témoin, demeure un signe, un présupposé, une trace laissée dans l'histoire par un événement transcendant. « Seul un événement réel d'une qualité radicalement nouvelle était en mesure de rendre possible l'annonce apostolique, qui ne peut être expliquée par des spéculations ou des expériences intérieures mystiques ».

La résurrection de Jésus, c'est une « mutation décisive », un « saut de qualité » qui inaugure « une nouvelle possibilité d'être homme ». Le pape souligne « l'importance historique de la résurrection » manifestée « dans le témoignage des premières communautés qui ont créé la tradition du dimanche comme signe identitaire d'appartenance au Seigneur ».

« La célébration du Jour du Seigneur, qui dès le début distingue la communauté chrétienne, est pour moi, dit le Saint-Père, une des preuves les plus puissantes du fait que, ce jour-là, quelque chose d'extraordinaire s'est produit - la découverte du tombeau vide et la rencontre avec le Seigneur ressuscité » (IX, 16).

Il affirme que « la rencontre avec le Seigneur ressuscité est mission et donne sa forme à l'Église naissante ».

« Chaque fois que nous participons à l'Eucharistie dominicale, commente le cardinal Ouellet, nous allons à la rencontre du Ressuscité qui revient vers nous, dans l'espérance que nous rendions ainsi témoignage qu'Il est vivant et qu'Il nous fait vivre. N'y a-t-il pas là de quoi refonder le sens de la messe dominicale et de la mission ? »

Il conclut son intervention sur l'invitation de Benoît XVI au dialogue.

Anita S. Bourdin

http://www.zenit.org/article-27248?l=french

Je lirai volontiers ce livre de Benoît XVI Simon !

J'ai aimé le premier volume et j'ai lu dernièrement "Lumières du monde" notre Pape est un grand théologien et on le lit avec délices !

Je ne doute pas de la grande intelligence de notre Saint-Père !

Bonne lecture ! study

Est ce que tu vas le lire aussi ???? sunny
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Jeu 10 Mar 2011, 22:18

Julienne a écrit:
Simon1976 a écrit:
Julienne a écrit:
Simon1976 a écrit:
Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »

« Jésus de Nazareth », un livre « historique »


ROME, Jeudi 10 mars 2011 (ZENIT.org) - « Ce livre très dense se lit malgré tout d'un seul trait », commence par dire le cardinal Marc Ouellet du livre de Joseph Ratzinger-Benoît XVI publié aujourd'hui, 10 mars 2011. Après une lecture qui n'est pas sans susciter une émotion profonde, il y voit un « livre historique » et une « œuvre charnière », « inaugurant une nouvelle ère de l'exégèse théologique », une œuvre « libérante ». Il discerne cinq « questions disputées » sur lesquelles l'auteur prend position.

« Ce livre aura un effet libérateur pour stimuler l'amour de la Sainte Écriture, pour encourager la lectio divina et pour aider les prêtres à prêcher la Parole de Dieu », estime le cardinal canadien.

Le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, et ancien rapporteur du synode des évêques sur la Parole de Dieu, a présenté ce soir au Vatican, le deuxième tome du livre de Joseph Ratzinger-Benoît XVI sur « Jésus de Nazareth. De l'entrée à Jérusalem à la résurrection ».

Il y voit « plus qu'un livre » : « c'est un témoignage émouvant, fascinant, libérateur », pour « experts » et « fidèles ».

Parmi les « questions cruciales », il discerne « la question du fondement historique du christianisme qui traverse les deux tomes de l'œuvre ; ensuite la question du messianisme de Jésus, suivie de la question de l'expiation des péchés par le Rédempteur, qui fait problème pour beaucoup de théologiens ; la question également du Sacerdoce du Christ en rapport avec sa Royauté et son Sacrifice qui ont tant d'importance pour la conception catholique du sacerdoce et de la Sainte Eucharistie ; la question enfin de la résurrection de Jésus, son rapport à la corporéité et son lien avec la fondation de l'Église. » Une liste qui « n'est pas exhaustive ».

« J'identifie les questions ci-dessus, dit-il, comme des nœuds à dénouer en exégèse comme en théologie, afin de reconduire la foi des fidèles à la Parole de Dieu elle-même, comprise dans toute sa force et sa cohérence, malgré les conditionnements théologiques et culturels qui bloquent parfois l'accès au sens profond de l'Écriture ».

La méthode et le lien avec le judaïsme

Citant l'oeuvre du cardinal Ratzinger « La foi chrétienne, hier et aujourd'hui » (Einführung in das Christentum), le cardinal Ouellet explique que « le christianisme étant la religion du Verbe incarné dans l'histoire, il est indispensable pour l'Église de tenir aux faits et aux événements réels, justement parce qu'ils contiennent des « mystères » que la théologie doit approfondir en utilisant des clefs d'interprétation qui ressortent au domaine de la foi ».

Il souligne cette méthode : « Son exégèse interprète les faits réels d'une façon analogue au traité sur « les mystères de la vie de Jésus » de saint Thomas d'Aquin, « guidé par l'herméneutique de la foi, mais en tenant compte en même temps et de manière responsable de la raison historique, nécessairement contenue dans cette même foi » (Introduction). »

Il souligne aussi « l'intérêt du Pape pour l'exégèse historico-critique qu'il connaît bien et dont il extrait le meilleur pour approfondir les événements de la Dernière Cène, la signification de la prière à Gethsémani, la chronologie de la passion et particulièrement les traces historiques de la résurrection ».

Mais, souligne-t-il, « il ne manque pas de dénoncer au passage le manque d'ouverture d'une exégèse pratiquée trop exclusivement selon la « raison », mais son propos principal demeure d'éclairer théologiquement les faits du Nouveau Testament avec l'aide de l'Ancien Testament et vice-versa, d'une façon analogue mais plus rigoureuse que l'interprétation typologique des Pères de l'Église ».

Et de souligner que « le lien du christianisme avec le judaïsme apparaît renforcé par cette exégèse qui s'enracine dans l'histoire d'Israël ressaisie dans son orientation vers le Christ ».

Il cite « la prière sacerdotale de Jésus », qui est « par excellence une méditation théologique » et « acquiert chez lui une toute nouvelle dimension grâce à son interprétation éclairée par la tradition juive du Yom Kippour. »

Le messianisme de Jésus

A propos de Jésus en tant que Messie, le cardinal Ouellet souligne que l'auteur réfute l'interprétation d'un Jésus « révolutionnaire » ou « maître de morale », « prophète eschatologique », « rabbi idéaliste », « fou de Dieu », « partisan engagé pour les marginaux de l'époque », « un messie en quelque sorte à l'image de son interprète influencé par les idéologies dominantes. »

L'exposé de Benoît XVI est « bien enraciné dans la tradition juive », souligne le cardinal canadien et ainsi il « unit le religieux et le politique, mais en soulignant à quel point Jésus opère la rupture entre les deux domaines » : « Le pape illustre avec force et clarté les dimensions royale et sacerdotale de ce messianisme, dont le sens est d'instaurer le culte nouveau, l'adoration en Esprit et en Vérité, qui implique toute l'existence, personnelle et communautaire, comme une offrande d'amour pour la glorification de Dieu dans la chair ».

La rédemption et l'expiation des péchés

Troisième question disputée : « Le sérieux de la rédemption et la place que doit y occuper ou pas l'expiation des péchés ». Les interprétations modernes opposent parfois un « Dieu cruel » à un « Dieu miséricordieux », « l'autonomie des personnes » et « une expiation vicaire », par un autre de nos péchés. Le pape éclaire la question sous plusieurs angles, et « montre comment la miséricorde et la justice vont de pair » dans le cadre de « l'Alliance » entre Dieu et son peuple, entre Dieu et l'humanité.

Le cardinal Ouellet pose la question : « Un Dieu qui pardonnerait tout sans se soucier de la réponse que doit fournir sa créature aurait-il pris au sérieux l'Alliance et surtout le mal horrible qui empoisonne l'histoire du monde ? »

Il répond par ce passage du livre : « Dieu lui-même ‘boit le calice' de tout ce qui est terrible et il rétablit ainsi le droit par la grandeur de son amour qui, à travers la souffrance, transforme les ténèbres ».

Le livre « invite à la réflexion et surtout à la conversion » car « il faut y investir sa liberté pour découvrir le sens profond de l'Alliance qui engage justement la liberté de chaque personne ».

Le sacerdoce du Christ

A propos du sacerdoce du Christ, le livre montre que Jésus ne peut pas être seulement « un laïc investi d'une vocation prophétique », qui, certes, « n'appartenait pas à l'aristocratie sacerdotale du Temple » et « vivait en marge de cette institution fondamentale du peuple d'Israël » mais n'était pas pour autant une figure « étrangère au sacerdoce et sans rapport avec lui ».

Le cardinal Ouellet souligne ces passages clef de la réponse de Benoît XVI : « Le commentaire de la prière sacerdotale de Jésus est d'une grande profondeur et mène le lecteur à des pâturages qu'il n'avait pas imaginés. L'institution de l'Eucharistie apparaît dans ce contexte d'une beauté lumineuse qui rejaillit sur la vie de l'Église comme son fondement et sa source permanente de paix et de joie ».

« L'auteur se tient au plus près des analyses historiques les plus poussées mais il dénoue lui-même des apories comme seule une exégèse théologique peut le faire. On termine le chapitre sur la Dernière Cène non sans émotion et dans l'admiration », ajoute le cardinal Ouellet.

La résurrection de Jésus

Enfin, à propos de la résurrection, « sa dimension historique et eschatologique, son rapport à la corporéité et à l'Église », le pape affirme : « La foi chrétienne tient par la vérité du témoignage selon lequel le Christ est ressuscité des morts, ou bien elle s'effondre » (ch. IX, 1).

« Le pape, précise le cardinal Ouellet, s'insurge contre les élucubrations exégétiques qui déclarent compatibles l'annonce de la résurrection du Christ et la permanence de son cadavre dans le tombeau. Il exclut ces théories absurdes en signalant que le tombeau vide, même s'il n'est pas une preuve de la résurrection, dont personne n'a été directement témoin, demeure un signe, un présupposé, une trace laissée dans l'histoire par un événement transcendant. « Seul un événement réel d'une qualité radicalement nouvelle était en mesure de rendre possible l'annonce apostolique, qui ne peut être expliquée par des spéculations ou des expériences intérieures mystiques ».

La résurrection de Jésus, c'est une « mutation décisive », un « saut de qualité » qui inaugure « une nouvelle possibilité d'être homme ». Le pape souligne « l'importance historique de la résurrection » manifestée « dans le témoignage des premières communautés qui ont créé la tradition du dimanche comme signe identitaire d'appartenance au Seigneur ».

« La célébration du Jour du Seigneur, qui dès le début distingue la communauté chrétienne, est pour moi, dit le Saint-Père, une des preuves les plus puissantes du fait que, ce jour-là, quelque chose d'extraordinaire s'est produit - la découverte du tombeau vide et la rencontre avec le Seigneur ressuscité » (IX, 16).

Il affirme que « la rencontre avec le Seigneur ressuscité est mission et donne sa forme à l'Église naissante ».

« Chaque fois que nous participons à l'Eucharistie dominicale, commente le cardinal Ouellet, nous allons à la rencontre du Ressuscité qui revient vers nous, dans l'espérance que nous rendions ainsi témoignage qu'Il est vivant et qu'Il nous fait vivre. N'y a-t-il pas là de quoi refonder le sens de la messe dominicale et de la mission ? »

Il conclut son intervention sur l'invitation de Benoît XVI au dialogue.

Anita S. Bourdin

http://www.zenit.org/article-27248?l=french

Je lirai volontiers ce livre de Benoît XVI Simon !

J'ai aimé le premier volume et j'ai lu dernièrement "Lumières du monde" notre Pape est un grand théologien et on le lit avec délices !

Je ne doute pas de la grande intelligence de notre Saint-Père !

Bonne lecture ! study

Est ce que tu vas le lire aussi ???? sunny

Si je peux mettre la main dessus, je le lirai avec plaisir ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Jeu 10 Mar 2011, 22:23

Simon1976 a écrit:
Julienne a écrit:
Simon1976 a écrit:
Julienne a écrit:


Je lirai volontiers ce livre de Benoît XVI Simon !

J'ai aimé le premier volume et j'ai lu dernièrement "Lumières du monde" notre Pape est un grand théologien et on le lit avec délices !

Je ne doute pas de la grande intelligence de notre Saint-Père !

Bonne lecture ! study

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Si je peux mettre la main dessus, je le lirai avec plaisir ! Very Happy

Je suppose qu'il sera bientôt dans les grandes surfaces et en librairie religieuse !

Bonne lecture à toi aussi study
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Sam 12 Mar 2011, 22:46

Le nouveau Jésus de Nazareth de Benoît XVI commenté par le cardinal Marc Ouellet

par Sandro Magister

Le 11 mars 2011 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - "Un livre historique, qui inaugure une nouvelle ère de l'exégèse théologique"

Ce livre très dense se lit malgré tout d’un seul trait. En parcourant ses neuf chapitres ouverts sur une prospective, le lecteur est entraîné par des chemins escarpés vers la rencontre captivante de Jésus, une figure familière qui se révèle encore plus proche en son humanité comme en sa divinité. Une fois terminée la lecture, on voudrait continuer le dialogue, non seulement avec l’auteur mais avec Celui dont il parle. "Jésus de Nazareth" est plus qu’un livre, c’est un témoignage émouvant, fascinant, libérateur. Que d’intérêt il soulèvera chez les experts et les fidèles!

L’ÉVÉNEMENT

Outre l’intérêt d’un livre sur Jésus, c’est le livre du pape qui se présente humblement au forum des exégètes, pour échanger avec eux sur les méthodes et les résultats de leurs recherches. Le but du Saint-Père est d’aller plus loin avec eux, en toute rigueur scientifique, bien sûr, mais aussi dans la foi en l’Esprit Saint qui sonde les profondeurs de Dieu dans la Sainte Écriture. À ce forum, les bons échanges dominent de beaucoup les pointes critiques, ce qui contribue à mieux faire connaître et reconnaître la contribution essentielle des exégètes.

N’y a-t-il pas beaucoup à espérer de ce rapprochement entre l’exégèse rigoureuse des textes bibliques et l’interprétation théologique de la Sainte Écriture? Je ne peux m’empêcher de voir dans ce livre l’aurore d’une nouvelle ère de l’exégèse, une ère prometteuse d’exégèse théologique.

Le pape dialogue avant tout avec l’exégèse allemande mais il n’ignore pas des auteurs reconnus appartenant aux aires linguistiques francophone, anglophone et latine. Il excelle à identifier les questions essentielles et les enjeux décisifs, s’obligeant à éviter les discussions de détails et les querelles d’école qui nuiraient à son propos. Celui-ci est de « trouver le Jésus réel », pas le « Jésus historique » du courant principal de l’exégèse critique, mais le « Jésus des Évangiles » écouté en communion avec les disciples de Jésus de tous les temps, et ainsi « parvenir à la certitude de la figure vraiment historique de Jésus » (11).

Cette formulation de son objectif manifeste l’intérêt méthodologique du livre. Le pape aborde de façon pratique et exemplaire le complément théologique souhaité par l’Exhortation Apostolique "Dei Verbum" pour le développement de l’exégèse. Rien ne stimule davantage que l’exemple donné et les résultats obtenus. "Jésus de Nazareth" offre une base magnifique pour un dialogue fructueux non seulement entre exégètes, mais aussi entre pasteurs, théologiens et exégètes!

Avant d’illustrer par quelques exemples les résultats de cette exégèse de Joseph Ratzinger-Benoît XVI, j’ajoute encore une observation sur la méthode. L’auteur s’efforce d’appliquer plus profondément les trois critères d’interprétation formulés au Concile Vatican II par la Constitution sur la révélation divine Dei Verbum : Tenir compte de l’unité de la Sainte Écriture, de l’ensemble de la Tradition de l’Église et respecter l’analogie de la foi. En bon pédagogue qui nous a habitués à ses homélies mystagogiques, dignes de saint Léon le Grand, Benoît XVI illustre à partir de la figure ô combien centrale et unique de Jésus, la plénitude de sens qui émane de la Sainte Écriture « interprétée dans le même Esprit qui l’a fait écrire » (DV 2).

Même si l’auteur se défend d’offrir un Enseignement officiel de l’Église, il est facile d’imaginer que son autorité scientifique et la reprise en profondeur de certaines questions disputées, serviront beaucoup à confirmer la foi d’un grand nombre. Elles serviront en outre à faire avancer des débats ensablés par les préjugés rationalistes et positivistes qui ont entaché la réputation de l’exégèse moderne et contemporaine.

Entre la parution du premier tome en avril 2007 et celle du deuxième tome en ce carême 2011, beaucoup d’événements heureux mais aussi d’expériences pénibles ont marqué la vie de l’Église et du monde. On se demande comment le pape a pu faire pour écrire cette œuvre très personnelle et très exigeante, dont l’actualité du thème et l’audace de l’entreprise sautent aux yeux de quiconque s’intéresse au christianisme. Comme théologien et comme pasteur, j’ai l’impression de vivre un moment historique d’une grande portée théologique et pastorale. C’est comme si au milieu des flots qui agitent la barque de l’Église, Pierre avait de nouveau saisi la main du Seigneur venant à nous sur les eaux, pour nous sauver (Mt 14, 22-33).

NŒUDS À DÉNOUER

Ceci étant dit concernant le caractère historique, théologique et pastoral de l’événement, venons-en au contenu du livre que je voudrais résumer bien imparfaitement autour de quelques questions cruciales. Tout d’abord la question du fondement historique du christianisme qui traverse les deux tomes de l’œuvre; ensuite la question du messianisme de Jésus, suivie de la question de l’expiation des péchés par le Rédempteur, qui fait problème pour beaucoup de théologiens; la question également du Sacerdoce du Christ en rapport avec sa Royauté et son Sacrifice qui ont tant d’importance pour la conception catholique du sacerdoce et de la Sainte Eucharistie; la question enfin de la résurrection de Jésus, son rapport à la corporéité et son lien avec la fondation de l’Église.

La liste n’est pas exhaustive cela va sans dire et beaucoup trouveront d’autres questions plus intéressantes, par exemple son commentaire du discours eschatologique de Jésus ou encore de la prière sacerdotale de Jean 17. J’identifie les questions ci-haut comme des nœuds à dénouer en exégèse comme en théologie, afin de reconduire la foi des fidèles à la Parole de Dieu elle-même, comprise dans toute sa force et sa cohérence, malgré les conditionnements théologiques et culturels qui bloquent parfois l’accès au sens profond de l’Écriture.

1. La question du fondement historique du christianisme occupe Joseph Ratzinger depuis les années de sa formation et de son premier enseignement, comme il appert de son volume sur "La foi chrétienne, hier et aujourd’hui [Einführung in das Christentum]", publié il y plus de quarante ans, et qui eut un impact remarquable sur les auditeurs et lecteurs de l’époque. Le christianisme étant la religion du Verbe incarné dans l’histoire, il est indispensable pour l’Église de tenir aux faits et aux événements réels, justement parce qu’ils contiennent des « mystères » que la théologie doit approfondir en utilisant des clefs d’interprétation qui ressortent au domaine de la foi. Dans ce deuxième tome portant sur les événements centraux de la passion, de la mort et de la résurrection du Christ, l’auteur confesse que la tâche est particulièrement délicate. Son exégèse interprète les faits réels d’une façon analogue au traité sur « les mystères de la vie de Jésus » de saint Thomas d’Aquin, « guidé par l’herméneutique de la foi, mais en tenant compte en même temps et de manière responsable de la raison historique, nécessairement contenue dans cette même foi » (11).

Dans cette lumière, on comprend l’intérêt du Pape pour l’exégèse historico-critique qu’il connaît bien et dont il extrait le meilleur pour approfondir les événements de la Dernière Cène, la signification de la prière à Gethsémani, la chronologie de la passion et particulièrement les traces historiques de la résurrection. Il ne manque pas de dénoncer au passage le manque d’ouverture d’une exégèse pratiquée trop exclusivement selon la « raison », mais son propos principal demeure d’éclairer théologiquement les faits du Nouveau Testament avec l’aide de l’Ancien Testament et vice-versa, d’une façon analogue mais plus rigoureuse que l’interprétation typologique des Pères de l’Église. Le lien du christianisme avec le judaïsme apparaît renforcé par cette exégèse qui s’enracine dans l’histoire d’Israël ressaisie dans son orientation vers le Christ. C’est pourquoi la prière sacerdotale de Jésus, par exemple, qui semble par excellence une méditation théologique, acquiert chez lui une toute nouvelle dimension grâce à son interprétation éclairée par la tradition juive du Yom Kippur.

2. Un deuxième nœud concerne le messianisme de Jésus. Certains exégètes modernes ont fait de Jésus un révolutionnaire, un maître de morale, un prophète eschatologique, un rabbi idéaliste, un fou de Dieu, un partisan engagé pour les marginaux de l’époque, un messie en quelque sorte à l’image de son interprète influencé par les idéologies dominantes.

L’exposé de Benoît XVI à ce sujet est diffus et bien enraciné dans la tradition juive. Il s’inscrit dans la continuité de cette tradition qui unit le religieux et le politique, mais en soulignant à quel point Jésus opère la rupture entre les deux domaines. Jésus reconnaît devant le Sanhédrin qu’il est le Messie, mais non sans clarifier la nature exclusivement religieuse de son messianisme. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est condamné pour blasphème, puisqu’il s’est identifié avec « le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel ». Le pape illustre avec force et clarté les dimensions royale et sacerdotale de ce messianisme, dont le sens est d’instaurer le culte nouveau, l’adoration en Esprit et en Vérité, qui implique toute l’existence, personnelle et communautaire, comme une offrande d’amour pour la glorification de Dieu dans la chair.

3. Un troisième nœud à dénouer concerne le sérieux de la rédemption et la place que doit y occuper ou pas l’expiation des péchés. Le pape affronte les objections modernes à cette doctrine traditionnelle. Un Dieu qui exige une expiation infinie n’est-il pas un Dieu cruel dont l’image est incompatible avec notre idée d’un Dieu miséricordieux? Comment concilier nos mentalités modernes sensibles à l’autonomie des personnes avec l’idée d’une expiation vicaire de la part du Christ? Ces nœuds sont particulièrement difficiles à dénouer.

L’auteur reprend ces questions plusieurs fois, à différents niveaux, et montre comment la miséricorde et la justice vont de pair dans le cadre de l’Alliance voulue par Dieu. Un Dieu qui pardonnerait tout sans se soucier de la réponse que doit fournir sa créature aurait-il pris au sérieux l’Alliance et surtout le mal horrible qui empoisonne l’histoire du monde? Quand on regarde de près les textes du Nouveau Testament, demande l’auteur, n’est-ce pas Dieu qui prend sur lui-même, en son Fils crucifié, l’exigence d’une réparation et d’une réponse d’amour authentique? « Dieu lui-même ‘boit le calice’ de tout ce qui est terrible et il rétablit ainsi le droit par la grandeur de son amour qui, à travers la souffrance, transforme les ténèbres » (264-265).

Ces questions sont posées et résolues dans un sens qui invite à la réflexion et surtout à la conversion. Car on ne peut voir clair en ces questions ultimes en restant neutre ou distant. Il faut y investir sa liberté pour découvrir le sens profond de l’Alliance qui engage justement la liberté de chaque personne. La conclusion du Saint-Père est péremptoire : « Le mystère de l’expiation ne doit être sacrifié à aucun rationalisme pédant » (272).

4. Un quatrième nœud concerne le Sacerdoce du Christ. Dans les catégories ecclésiales d’aujourd’hui, Jésus était un laïc investi d’une vocation prophétique. Il n’appartenait pas à l’aristocratie sacerdotale du Temple et vivait en marge de cette institution fondamentale du peuple d’Israël. Ce fait a induit bien des interprètes à considérer la figure de Jésus comme totalement étrangère au sacerdoce et sans rapport avec lui. Benoît XVI corrige cette interprétation en s’appuyant fortement sur l’Épitre aux Hébreux qui parle abondamment du Sacerdoce du Christ, et dont la doctrine s’harmonise bien avec la théologie de saint Jean et de saint Paul.

Benoît XVI répond amplement aux objections historiques et critiques en montrant la cohérence du Sacerdoce nouveau de Jésus avec le culte nouveau qu’il est venu établir sur terre en obéissance à la volonté du Père. Le commentaire de la prière sacerdotale de Jésus est d’une grande profondeur et mène le lecteur à des pâturages qu’il n’avait pas imaginés. L’institution de l’Eucharistie apparaît dans ce contexte d’une beauté lumineuse qui rejaillit sur la vie de l’Église comme son fondement et sa source permanente de paix et de joie. L’auteur se tient au plus près des analyses historiques les plus poussées mais il dénoue lui-même des apories comme seule une exégèse théologique peut le faire. On termine le chapitre sur la Dernière Cène non sans émotion et dans l’admiration.

5. Enfin un dernier nœud que je retiens concerne la résurrection, sa dimension historique et eschatologique, son rapport à la corporéité et à l’Église. Le Saint Père commence sans ambages : « La foi chrétienne tient par la vérité du témoignage selon lequel le Christ est ressuscité des morts, ou bien elle s’effondre » (275).

Le pape s’insurge contre les élucubrations exégétiques qui déclarent compatibles l’annonce de la résurrection du Christ et la permanence de son cadavre dans le tombeau. Il exclut ces théories absurdes en signalant que le tombeau vide, même s’il n’est pas une preuve de la résurrection, dont personne n’a été directement témoin, demeure un signe, un présupposé, une trace laissée dans l’histoire par un événement transcendant. « Seul un événement réel d’une qualité radicalement nouvelle était en mesure de rendre possible l’annonce apostolique, qui ne peut être expliquée par des spéculations ou des expériences intérieures mystiques » (310).

La résurrection de Jésus introduit selon lui, une sorte de « mutation décisive », un « saut de qualité » qui inaugure « une nouvelle possibilité d’être homme ». L’expérience paradoxale des apparitions révèle que dans cette nouvelle dimension de l’être, « il n’est pas lié aux lois de la corporéité, aux lois de l’espace et du temps ». Il vit pleinement, dans un nouveau rapport à la corporéité réelle, mais il est libre vis-à-vis des liens du corps tels que nous les connaissons.

L’importance historique de la résurrection se manifeste dans le témoignage des premières communautés qui ont créé la tradition du dimanche comme signe identitaire d’appartenance au Seigneur. « La célébration du Jour du Seigneur, qui dès le début distingue la communauté chrétienne, est pour moi, dit le Saint-Père, une des preuves les plus puissantes du fait que, ce jour-là, quelque chose d’extraordinaire s’est produit --- la découverte du tombeau vide et la rencontre avec le Seigneur ressuscité » (294).

Au chapitre sur la Dernière Cène, le pape affirmait : « Avec l’Eucharistie, l’Église elle-même a été instituée ». Il ajoute ici une observation d’une grande portée théologique et pastorale : « Le récit de la résurrection devient par lui-même ecclésiologie : la rencontre avec le Seigneur ressuscité est mission et donne sa forme à l’Église naissante » (295). Chaque fois que nous participons à l’Eucharistie dominicale nous allons à la rencontre du Ressuscité qui revient vers nous, dans l’espérance que nous rendions ainsi témoignage qu’Il est vivant et qu’Il nous fait vivre. N’y a-t-il pas là de quoi refonder le sens de la messe dominicale et de la mission?

INVITATION AU DIALOGUE

Ayant évoqué ces nœuds sans qu’il me soit possible d’exposer proprement leur dénouement, je tiens à conclure cette présentation sommaire en dégageant un peu plus la signification de cette grande œuvre sur Jésus de Nazareth.

Il est évident que par cette œuvre le successeur de Pierre s’adonne à son ministère spécifique qui est de confirmer ses frères dans la foi. Ce qui frappe ici au plus haut point, c’est la manière de le faire, en dialogue avec les experts dans le domaine de l’exégèse, et en vue de nourrir et de fortifier la relation personnelle des disciples avec leur Maître et Ami, aujourd’hui. Une telle exégèse, théologique quant à sa méthode, mais incluant la dimension historique, renoue effectivement avec la manière d’interpréter des Pères de l’Église, sans toutefois que l’interprétation s’éloigne du sens littéral et de l’histoire concrète pour s’évader dans des allégories artificielles.

Grâce à l’exemple qu’il donne et aux résultats qu’il obtient, ce livre exercera une médiation entre l’exégèse contemporaine et l’exégèse patristique, d’une part, de même que dans le nécessaire dialogue entre exégètes, théologiens et pasteurs, d’autre part. Je vois dans cette œuvre une grande invitation au dialogue sur l’essentiel du christianisme, dans un monde en recherche de repères, où les différentes traditions religieuses peinent à transmettre aux nouvelles générations l’héritage de la sagesse religieuse de l’humanité.

Dialogue donc à l’intérieur de l’Église, dialogue avec les autres confessions chrétiennes, dialogue avec les Juifs dont l’implication historique comme peuple dans la condamnation à mort de Jésus est exclue une fois de plus. Dialogue enfin avec d’autres traditions religieuses sur le sens de Dieu et de l’homme qui émane de la figure de Jésus, si propice à la paix et à l’unité du genre humain.

Au terme d’une première lecture, ayant goûté davantage la Vérité dont témoigne humblement et passionnément l’auteur, j’éprouve le besoin de donner suite à cette rencontre de Jésus de Nazareth tant en invitant autrui à le lire qu’en reprenant la lecture une seconde fois comme méditation de la saison liturgique du carême et de Pâque.

Je crois que l’Église doit rendre grâce à Dieu pour ce livre historique, pour cette œuvre charnière entre deux âges, inaugurant une nouvelle ère de l’exégèse théologique. Ce livre aura un effet libérateur pour stimuler l’amour de la Sainte Écriture, pour encourager la "lectio divina" et pour aider les prêtres à prêcher la Parole de Dieu.

À la fin de ce survol d’une œuvre qui rapproche le lecteur du vrai visage de Dieu en Jésus Christ, il me reste à dire : Merci très Saint-Père! Permettez-moi toutefois d’ajouter encore un dernier mot, une question, car un tel service rendu à l’Église et au monde dans les circonstances que l’on sait et avec les contraintes que l’on devine, mérite plus qu’une parole ou qu’un geste de gratitude. Le Saint-Père tient la main de Jésus sur les flots agités et il nous tend l’autre main pour qu’ensemble nous ne fassions qu’un avec Lui. Qui saisira cette main tendue qui nous transmet les paroles de la Vie éternelle?

Rome, le 10 mars 2011

► Extraits du livre de Joseph Ratzinger-Benoît XVI- Jésus de Nazareth II
► Présentation de la seconde partie du Jésus de Nazareth de Benoît XVI le 10 mars
► Note de lecture sur le tome 2 de Jésus de Nazareth de Benoît XVI
► Avant-propos de Jésus de Nazareth de Benoît XVI

Traduction française par Charles de Pechpeyrou, Paris, France.

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1103111_magister
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Dim 13 Mar 2011, 00:45

Citation :
Il est évident que par cette œuvre le successeur de Pierre s’adonne à son ministère spécifique qui est de confirmer ses frères dans la foi.

Ben voyons, mon colon! Comment confirme-t-il ses frères dans la foi? Comme ça:

Citation :
dialogue avec les autres confessions chrétiennes, dialogue avec les Juifs dont l’implication historique comme peuple dans la condamnation à mort de Jésus est exclue une fois de plus. Dialogue enfin avec d’autres traditions religieuses sur le sens de Dieu et de l’homme qui émane de la figure de Jésus, si propice à la paix et à l’unité du genre humain.

Pas mal comme méthode. On va dialoguer avec le mahométans antichrists et négateurs de la figure de Jésus en tant que Dieu le Fils dans le but de confirmer ses frères dans la Foi.

Pour aller dans le mur, y a pas mieux.

Mais c'est vraisemblablement le but poursuivi...

Oui, vraiment, mon Dieu, lorsque Vous reviendrez, trouverez-Vous encore la Foi sur terre?
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Dim 13 Mar 2011, 00:51

Chris Prols a écrit:
Citation :
Il est évident que par cette œuvre le successeur de Pierre s’adonne à son ministère spécifique qui est de confirmer ses frères dans la foi.

Ben voyons, mon colon! Comment confirme-t-il ses frères dans la foi? Comme ça:

Citation :
dialogue avec les autres confessions chrétiennes, dialogue avec les Juifs dont l’implication historique comme peuple dans la condamnation à mort de Jésus est exclue une fois de plus. Dialogue enfin avec d’autres traditions religieuses sur le sens de Dieu et de l’homme qui émane de la figure de Jésus, si propice à la paix et à l’unité du genre humain.

Pas mal comme méthode. On va dialoguer avec le mahométans antichrists et négateurs de la figure de Jésus en tant que Dieu le Fils dans le but de confirmer ses frères dans la Foi.

Pour aller dans le mur, y a pas mieux.

Mais c'est vraisemblablement le but poursuivi...

Oui, vraiment, mon Dieu, lorsque Vous reviendrez, trouverez-Vous encore la Foi sur terre?

Ce n'est pas en traitant les Juifs de déicides ou de perfides qu'on les fera se convertir. Et ce n'est pas en forçant les autres peuples à se convertir qu'on leur fera aimer le Christ. Jésus n'a jamais obligé personne à croire en lui.

Êtes-vous du genre "Crois ou meurs" ?
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Dim 13 Mar 2011, 20:24

Chris Prols a écrit:
Citation :
Il est évident que par cette œuvre le successeur de Pierre s’adonne à son ministère spécifique qui est de confirmer ses frères dans la foi.

Ben voyons, mon colon! Comment confirme-t-il ses frères dans la foi? Comme ça:

Citation :
dialogue avec les autres confessions chrétiennes, dialogue avec les Juifs dont l’implication historique comme peuple dans la condamnation à mort de Jésus est exclue une fois de plus. Dialogue enfin avec d’autres traditions religieuses sur le sens de Dieu et de l’homme qui émane de la figure de Jésus, si propice à la paix et à l’unité du genre humain.

Pas mal comme méthode. On va dialoguer avec le mahométans antichrists et négateurs de la figure de Jésus en tant que Dieu le Fils dans le but de confirmer ses frères dans la Foi.

Pour aller dans le mur, y a pas mieux.

Mais c'est vraisemblablement le but poursuivi...

Oui, vraiment, mon Dieu, lorsque Vous reviendrez, trouverez-Vous encore la Foi sur terre?

Et pourquoi on ne pourrait pas dialoguer avec les Musulmans ???

L'Eglise Catholique romaine n'est pas une secte et ne sombre pas dans le pharisaisme !

Elle déclare entre autre :

l’Eglise catholique déclare :"Les autres religions qu'on trouve de par le monde s'efforcent d'aller, de façons diverses, au-devant de l'inquiétude du coeur humain en proposant des voies, c'est-à-dire des doctrines, des règles de vie et des rites sacrés. L'Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d'agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu'elles différent en beaucoup de points de ce qu'elle-même tient et propose, cependant apportent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes (...) Elle exhorte donc ses fils pour que, avec prudence et charité, par le dialogue et par la collaboration avec ceux qui suivent d'autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socioculturelles qui se trouvent en eux". (« Nostrae Aetate  »)
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Dim 13 Mar 2011, 20:39

Julienne a écrit:
L'Eglise Catholique romaine n'est pas une secte et ne sombre pas dans le pharisaisme !
Ah bah ça c'est sûr, ses fidèles en Europe tiennent beaucoup plus du sadducéen que du pharisien !
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Dim 13 Mar 2011, 20:45

nilamitp a écrit:
Julienne a écrit:
L'Eglise Catholique romaine n'est pas une secte et ne sombre pas dans le pharisaisme !
Ah bah ça c'est sûr, ses fidèles en Europe tiennent beaucoup plus du sadducéen que du pharisien !

Je vois pas le rapport avec ma citation ! What the fuck ?!?

Sachant ce que sont les sadducéens, je te cite Wikipedia pour être très précise et ne pas donner de définition erronée.

On désigne généralement par sadducéens les membres d'un des quatre grands courants du judaïsme antique de l'ancienne Judée (avec les pharisiens, les esséniens et les zélotes), entre le IIe siècle av. J.-C. et le Ier siècle, mais cette définition n'est nullement exclusive. Elle fait également référence aux membres du clergé à l'époque du Premier Temple de Jérusalem (dont le Grand Prêtre était Sadoq[1]) et à un courant théologique sans contextualisation historique dénommé sadocite[2]. A ce titre, les esséniens[3] se nommaient eux-mêmes Fils de Sadoq.

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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Dim 13 Mar 2011, 22:03

Julienne a écrit:
nilamitp a écrit:
Julienne a écrit:
L'Eglise Catholique romaine n'est pas une secte et ne sombre pas dans le pharisaisme !
Ah bah ça c'est sûr, ses fidèles en Europe tiennent beaucoup plus du sadducéen que du pharisien !

Je vois pas le rapport avec ma citation ! What the fuck ?!?

si la plupart de ses fidèles sont "sadducéens", il n'y a pas de beaucoup de "risque pharisien" à notre époque !


Dernière édition par nilamitp le Dim 13 Mar 2011, 22:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Dim 13 Mar 2011, 22:09

nilamitp a écrit:
Julienne a écrit:
nilamitp a écrit:
Julienne a écrit:
L'Eglise Catholique romaine n'est pas une secte et ne sombre pas dans le pharisaisme !
Ah bah ça c'est sûr, ses fidèles en Europe tiennent beaucoup plus du sadducéen que du pharisien !

Je vois pas le rapport avec ma citation ! What the fuck ?!?

si la plupart de ses fidèles sont "sadducéens", il n'y a pas de beaucoup de "risque pharisien" à notre époque !

Reste à savoir combien de fidèles ne sont pas pharisiens ??? Smile
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Dim 13 Mar 2011, 22:18

Les sadducéens ont une lecture très "lâche" de l'écriture, donc de la loi, donc de la morale, et ne croient pas en grand chose (Actes 23, 8 ). Bref, des "modernistes", des "progressistes".

Citation :
Les Sadducéens disent en effet qu'il n'y a ni résurrection, ni ange, ni esprit, tandis que les Pharisiens professent l'un et l'autre.
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Dim 13 Mar 2011, 22:19

Moi, je serais plutôt pharisien. Smile
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Dim 13 Mar 2011, 22:24

nilamitp a écrit:
Les sadducéens ont une lecture très "lâche" de l'écriture, donc de la loi, donc de la morale, et ne croient pas en grand chose (Actes 23, 8 ). Bref, des "modernistes", des "progressistes".

Citation :
Les Sadducéens disent en effet qu'il n'y a ni résurrection, ni ange, ni esprit, tandis que les Pharisiens professent l'un et l'autre.

Alors je suis plutôt du genre pharisien comme Simon Very Happy
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Dim 13 Mar 2011, 22:24

Julienne a écrit:
Reste à savoir combien de fidèles ne sont pas pharisiens ??? Smile
Normalement, on doit tous avoir un côté "pharisien" et un côté "sadducéen", plus ou moins prononcé.

Si ce n'est pas le cas, c'est qu'on a sûrement apostasié par un des deux bouts.

Ou alors qu'on est un saint, mais c'est plus rare.
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Dim 13 Mar 2011, 22:36

nilamitp a écrit:
Julienne a écrit:
Reste à savoir combien de fidèles ne sont pas pharisiens ??? Smile
Normalement, on doit tous avoir un côté "pharisien" et un côté "sadducéen", plus ou moins prononcé.

Si ce n'est pas le cas, c'est qu'on a sûrement apostasié par un des deux bouts.

Ou alors qu'on est un saint, mais c'est plus rare.

Je pense que nous ne sommes jamais tout-à-fait blanc ni tout-à-fait noirs !

Et comme je suis loin d'être une sainte donc !!! Very Happy

J'ai encore beaucoup de chemin à parcourir ...
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 00:01

Nous sommes des "work in progress" dans les mains du Seigneur. Smile
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 08:44

Simon1976 a écrit:
Nous sommes des "work in progress" dans les mains du Seigneur. Smile

Ce serait sclérosant pour la foi de ne pas avancer dans la vie spirituelle même si c'est à tous petits pas ! ;)
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 14:29

Julienne a écrit:
Et pourquoi on ne pourrait pas dialoguer avec les Musulmans ???

Parce que, chère Julienne, le but n'est pas d'échanger des idées, ce qui ne mène à rien.

Le but est d'évangéliser. Alors, certes, pour ce faire, il faut du dialogue, mais dans un but précis, et pas pour bavasser dans le vide, et encore moins pour mettre sur le même pied l'islam et le catholicisme.

Quant à votre citation de Nostra Aetate, je vous rétorque qu'elle est une insulte à Dieu, un soufflet sur le visage du Christ, et une apostasie réglée.

Non mais savez-vous lire? Comprenez-vous le sens des mots? J'en doute; voyons plutôt:

Nostra Aetate a écrit:
Elle (l'Eglise) exhorte donc ses fils pour que, (...) par la collaboration avec ceux qui suivent d'autres religions, (...), ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socioculturelles qui se trouvent en eux

Donc, les fils de l'Eglise doivent faire progresser tous ceux qui sont en-dehors de l'Eglise
dans leur propres valeurs spirituelles, et non plus les ramener à l'Eglise... Heureusement que ce texte insultant n'ait pas été pondu du temps des missionnaires, sans quoi il y aurait 23 catholique dans le monde...

Le commandement du Christ n'est-il pas d'évangéliser, d'instruire et de baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit toutes les Nations?
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 15:39

Chris Prols a écrit:
Julienne a écrit:
Et pourquoi on ne pourrait pas dialoguer avec les Musulmans ???

Parce que, chère Julienne, le but n'est pas d'échanger des idées, ce qui ne mène à rien.

Le but est d'évangéliser. Alors, certes, pour ce faire, il faut du dialogue, mais dans un but précis, et pas pour bavasser dans le vide, et encore moins pour mettre sur le même pied l'islam et le catholicisme.

Quant à votre citation de Nostra Aetate, je vous rétorque qu'elle est une insulte à Dieu, un soufflet sur le visage du Christ, et une apostasie réglée.

Non mais savez-vous lire? Comprenez-vous le sens des mots? J'en doute; voyons plutôt:

Nostra Aetate a écrit:
Elle (l'Eglise) exhorte donc ses fils pour que, (...) par la collaboration avec ceux qui suivent d'autres religions, (...), ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socioculturelles qui se trouvent en eux

Donc, les fils de l'Eglise doivent faire progresser tous ceux qui sont en-dehors de l'Eglise
dans leur propres valeurs spirituelles, et non plus les ramener à l'Eglise... Heureusement que ce texte insultant n'ait pas été pondu du temps des missionnaires, sans quoi il y aurait 23 catholique dans le monde...

Le commandement du Christ n'est-il pas d'évangéliser, d'instruire et de baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit toutes les Nations?

Et de ramener dans l'Église les brebis perdues, comme on le voit avec les anglicans... et peut-être un jour, les sédévacantistes. ;)
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 16:08

Chris Prols a écrit:
Quant à votre citation de Nostra Aetate, je vous rétorque qu'elle est une insulte à Dieu, un soufflet sur le visage du Christ, et une apostasie réglée.
Voilà, typiquement le genre d'erreurs dans lesquels tu tombes tête baissée.

Quand tu lis un texte, commence par le début:

Citation :
À notre époque où le genre humain devient de jour en jour plus étroitement uni et où les relations entre les divers peuples se multiplient, l’Église examine plus attentivement quelles sont ses relations avec les religions non chrétiennes. Dans sa tâche de promouvoir l’unité et la charité entre les hommes, et aussi entre les peuples, elle examine ici d’abord ce que les hommes ont en commun et qui les pousse à vivre ensemble leur destinée.

Nous avons affaire à une déclaration pastorale qui vise expliquer quelles doivent être les relations dans le monde d'aujourd'hui.

Il ne peut y avoir -par définition- apostasie lorsqu'aucune profession de foi, dogme, aucun point de doctrine n'est exposé.
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 16:16

Et vous, quand vous lisez un texte, commencez vraiment par le début, à savoir le titre:

Citation :
PAUL, ÉVÊQUE,
SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU,
AVEC LES PÈRES DU SAINT CONCILE,
POUR QUE LE SOUVENIR S'EN MAINTIENNE À JAMAIS.

DÉCLARATION SUR LES RELATIONS DE L'ÉGLISE
AVEC LES RELIGIONS NON CHRÉTIENNES
NOSTRA AETATE

Donc, vous dites que, pastoralement, l'Evêque de Rome, à savoir le pape, peut déclarer avec tout le corps apostolique une erreur, à savoir que dans les relations de l'Eglise avec les religions non chrétiennes, celle-ci, à notre époque, ne doit plus évangéliser, mais aider les musulmans (par exemple) à devenir meilleurs musulmans, mais surtout pas à devenir catholiques?

Et du reste, lorsque vous lisez un texte, lisez également la fin:

Citation :
Tout l’ensemble et chacun des points qui ont été édictés dans cette déclaration ont plu aux Pères du Concile. Et Nous, en vertu du pouvoir apostolique que Nous tenons du Christ, en union avec les vénérables Pères, Nous les approuvons, arrêtons et décrétons dans le Saint-Esprit, et Nous ordonnons que ce qui a été ainsi établi en Concile soit promulgué pour la gloire de Dieu.

Tenez-vous le Saint-Esprit pour une girouette, qui un jour dit oui et le lendemain dit non?


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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 16:26

Chris Prols a écrit:
les relations de l'Eglise avec les religions non chrétiennes, celle-ci, à notre époque, ne doit plus évangéliser
erreur, il faut lire AD GENTES sur ce point.
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 16:27

Chris Prols a écrit:
Et vous, quand vous lisez un texte, commencez vraiment par le début, à savoir le titre:

Citation :
PAUL, ÉVÊQUE,
SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU,
AVEC LES PÈRES DU SAINT CONCILE,
POUR QUE LE SOUVENIR S'EN MAINTIENNE À JAMAIS.

DÉCLARATION SUR LES RELATIONS DE L'ÉGLISE
AVEC LES RELIGIONS NON CHRÉTIENNES
NOSTRA AETATE

Donc, vous dites que, pastoralement, l'Evêque de Rome, à savoir le pape, peut déclarer avec tout le corps apostolique une erreur, à savoir que dans les relations de l'Eglise avec les religions non chrétiennes, celle-ci, à notre époque, ne doit plus évangéliser, mais aider les musulmans (par exemple) à devenir meilleurs musulmans, mais surtout pas à devenir catholiques?

Et du reste, lorsque vous lisez un texte, lisez également la fin:

Citation :
Tout l’ensemble et chacun des points qui ont été édictés dans cette déclaration ont plu aux Pères du Concile. Et Nous, en vertu du pouvoir apostolique que Nous tenons du Christ, en union avec les vénérables Pères, Nous les approuvons, arrêtons et décrétons dans le Saint-Esprit, et Nous ordonnons que ce qui a été ainsi établi en Concile soit promulgué pour la gloire de Dieu.

Tenez-vous le Saint-Esprit pour une girouette, qui un jour dit oui et le lendemain dit non?



Est-ce vous qui dictez sa conduite au Saint-Esprit ? C'est lui qui dirige l'Église à travers les hommes qui la constituent, il est bien assez grand pour savoir ce qu'il fait, non ?
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 16:53

Ce serait donc le Saint-Esprit qui ferait dire à un pape qu'il ne faut plus évangéliser?

Est-ce aussi le Saint-Esprit qui a dit à mahomet que le Christ n'est pas Dieu le Fils?
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 17:13

Simon1976 a écrit:
Chris Prols a écrit:
Julienne a écrit:
Et pourquoi on ne pourrait pas dialoguer avec les Musulmans ???

Parce que, chère Julienne, le but n'est pas d'échanger des idées, ce qui ne mène à rien.

Le but est d'évangéliser. Alors, certes, pour ce faire, il faut du dialogue, mais dans un but précis, et pas pour bavasser dans le vide, et encore moins pour mettre sur le même pied l'islam et le catholicisme.

Quant à votre citation de Nostra Aetate, je vous rétorque qu'elle est une insulte à Dieu, un soufflet sur le visage du Christ, et une apostasie réglée.

Non mais savez-vous lire? Comprenez-vous le sens des mots? J'en doute; voyons plutôt:

Nostra Aetate a écrit:
Elle (l'Eglise) exhorte donc ses fils pour que, (...) par la collaboration avec ceux qui suivent d'autres religions, (...), ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socioculturelles qui se trouvent en eux

Donc, les fils de l'Eglise doivent faire progresser tous ceux qui sont en-dehors de l'Eglise
dans leur propres valeurs spirituelles, et non plus les ramener à l'Eglise... Heureusement que ce texte insultant n'ait pas été pondu du temps des missionnaires, sans quoi il y aurait 23 catholique dans le monde...

Le commandement du Christ n'est-il pas d'évangéliser, d'instruire et de baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit toutes les Nations?

Et de ramener dans l'Église les brebis perdues, comme on le voit avec les anglicans... et peut-être un jour, les sédévacantistes. ;)

salut Simon :amen:

@ Chris Prols lis donc notre forum à Franc_lazur et moi-même et tu verras si nous ne témoignons pas du Christ !!! ???

Nous ne faisons aucune concession doctrinale et c'est dans l'esprit de Vatican II (que tu ne reconnais pas) que nous dialoguons avec nos frères Musulmans.

C'est toi qui tiens des propos d'âne baté si j'ai bien lu !! regarde toi dans le miroir , je te souhaite que La Lumière t' aveugle et que tu revienne dans la véritable Bergerie ! sunny


Je te plains Chris Prols et je te confie à Marie, je reviens justement d'une réunion Légion de Marie !

flower :sts: flower flower queen flower



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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 17:24

Chris Prols a écrit:
Ce serait donc le Saint-Esprit qui ferait dire à un pape qu'il ne faut plus évangéliser?

Personne ne dit ça.

Il est seulement dit qu'on doit aussi dialoguer pour apaiser les relations, ce qui paraît un préalable indispensable à l'évangélisation : difficile d'annoncer le Christ entre deux paires de baffes.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 17:33

Citation :
Chris Prols lis donc notre forum à Franc_lazur et moi-même et tu verras si nous ne témoignons pas du Christ !!! ???

Voilà ce que l'on y trouve, sur votre forum. Beau témoignage, en effet!!! :

- Prière pour le prophète Mohamed:

Citation :
Ô mon Dieu, bénis celui dont dérivent les secrets et dont jaillissent les lumières.
Bénis celui dans lequel s'élèvent les réalités et en lequel furent descendues les sciences d'Adam, de sorte qu'aucun d'entre nous ne peut saisir son immensité.
Les jardins du monde spirituel sont ornés par la fleur de sa beauté, et les bassins du monde de la Toute Puissance débordent par le flux de ses lumières.

Il n'existe pas de chose qui ne soit liée à lui, car s'il n'y avait pas le médiateur, tout ce qui en dépend disparaîtrait.
Ô mon Dieu, accorde-lui une bénédiction telle qu'elle lui revient par Toi et de Ta part, selon l'étendue de sa dignité.
Ô mon Dieu, joins-moi à sa postérité et accorde-moi d'être parmi les Justes par son intermédiaire.
Fais que je le connaisse par une connaissance qui me détourne des abreuvoirs de l'ignorance et me désaltère aux abreuvoirs de la vertu.

Porte-moi sur son chemin, enveloppé de Ton aide, vers Ta présence. Utilise-moi pour frapper sur toute vanité afin de la détruire.
Plonge-moi dans les océans de l'Un, tire-moi des bourbiers du chemin vers l'Unité, noie-moi dans la source pure de l'océan de l'Unicité, afin que je ne voie, ni n'entende, ni ne sois conscient, ni ne sente que par elle.

Et fais du Voile Suprême la vie de mon esprit, et de Son esprit le secret de ma réalité, et de Sa réalité tous mes mondes, par la réalisation de la Vérité première.
Ô Premier, Ô Dernier, Ô Extérieur, Ô Intérieur, écoute mon appel, ainsi que Tu as écouté l'appel de Ton serviteur Zacharie ; viens me secourir, aide-moi à m'orienter vers Toi, réalise l'union entre moi et Toi, et efface tous les liens entre moi et autre que Toi.

Allah ! Allah ! Allah ! (?????)

" En vérité, Celui qui t'a inspiré le Coran te ramènera là où nous tous retournons " (Coran XXVIII, 85)
" Notre Seigneur, accorde-nous une Miséricorde de Ta part, et dispose de notre sort conformément à la voie droite " ( Coran, XVIII, 10)
" En vérité, Dieu et Ses Anges bénissent le Prophète ; Ô vous qui croyez, priez pour lui et appelez la paix sur lui." (Coran XXXIII, 56)

Que les grâces, la paix, les salutations, la miséricorde et les bénédictions de Dieu se répandent sur notre seigneur Muhammad (??????), le prophète illettré qui est Ton serviteur, Ton prophète et Ton envoyé (????????????).

Qu'elles se répandent aussi sur sa famille et sur ses compagnons et qu'elles soient aussi nombreuses que les paroles parfaites et bénies de notre Seigneur.

" Gloire à ton Seigneur, le Seigneur de la Toute Puissance, Celui qui est au-delà de ce qu'ils imaginent. Que la paix soit sur les envoyés de Dieu. Louange à Dieu, le Maître des mondes " (Coran, XXXVII, 180-182)

Et ça franchement, je n'en crois pas mes yeux:

Citation :
O Dieu! Répands tes grâces et ta paix sur notre Seigneur Muhammad, celui qui ouvre ce qui était fermé, qui clôt ce qui a précédé, qui fait triompher la vérité par la vérité et qui guide vers le chemin de la rectitude et [répands tes grâces] sur sa famille, selon la mesure qui lui est due, mesure immense.

Faut dire que vous ratissez large:

Citation :
Architecte suprême de l'Univers,
Source unique de tout bien et de toute perfection,
Ô toi qui a toujours voulu et opéré pour le bonheur
de l'homme et de toutes Tes créatures,
Nous Te rendons grâce pour tes bienfaits paternels,
et nous Te conjurons tous ensemble, de nous les
accorder suivant Tes desseins sur nous et selon
nos propres besoins.

Répands sur nous et sur tous nos Frères, Ta céleste lumière;
Fortifie dans nos coeurs l'amour de nos devoirs,
afin que nous les observions fidèlement.

Puissent nos assemblées être toujours affermies
dans leur union, par le désir de Te plaire et de nous
rendre utiles à nos semblables.

Qu'elles soient à jamais le séjour de la paix et de la Vertu,
et que la chaîne d'une amitié parfaite et fraternelle,
soit désormais si forte entre nous,
que rien ne puisse jamais l'altérer.

Amen.

Que le Grand Architecte de l'Univers, bénisse le Prophète Muhammad,
et qu'il repose dans la paix éternelle du Christ.

A quand un forum pour le dialogue Eglise catholique/église sataniste? Aura-t-on droit à une prière pour Satan, pour que Dieu le bénisse?

C'est moi, Julienne qui vous plains du fond du coeur. Si la véritable bergerie pour vous est le dépotoir de toutes les sectes, je donnerai ma vie pour ne jamais en faire partie, et suis bien heureux d'être dans l'Unique Bergerie, la Sainte Eglise catholique.

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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 17:40

Chris Prols a écrit:
Citation :
Chris Prols lis donc notre forum à Franc_lazur et moi-même et tu verras si nous ne témoignons pas du Christ !!! ???

Voilà ce que l'on y trouve, sur votre forum. Beau témoignage, en effet!!! :

- Prière pour le prophète Mohamed:

Citation :
Ô mon Dieu, bénis celui dont dérivent les secrets et dont jaillissent les lumières.
Bénis celui dans lequel s'élèvent les réalités et en lequel furent descendues les sciences d'Adam, de sorte qu'aucun d'entre nous ne peut saisir son immensité.
Les jardins du monde spirituel sont ornés par la fleur de sa beauté, et les bassins du monde de la Toute Puissance débordent par le flux de ses lumières.

Il n'existe pas de chose qui ne soit liée à lui, car s'il n'y avait pas le médiateur, tout ce qui en dépend disparaîtrait.
Ô mon Dieu, accorde-lui une bénédiction telle qu'elle lui revient par Toi et de Ta part, selon l'étendue de sa dignité.
Ô mon Dieu, joins-moi à sa postérité et accorde-moi d'être parmi les Justes par son intermédiaire.
Fais que je le connaisse par une connaissance qui me détourne des abreuvoirs de l'ignorance et me désaltère aux abreuvoirs de la vertu.

Porte-moi sur son chemin, enveloppé de Ton aide, vers Ta présence. Utilise-moi pour frapper sur toute vanité afin de la détruire.
Plonge-moi dans les océans de l'Un, tire-moi des bourbiers du chemin vers l'Unité, noie-moi dans la source pure de l'océan de l'Unicité, afin que je ne voie, ni n'entende, ni ne sois conscient, ni ne sente que par elle.

Et fais du Voile Suprême la vie de mon esprit, et de Son esprit le secret de ma réalité, et de Sa réalité tous mes mondes, par la réalisation de la Vérité première.
Ô Premier, Ô Dernier, Ô Extérieur, Ô Intérieur, écoute mon appel, ainsi que Tu as écouté l'appel de Ton serviteur Zacharie ; viens me secourir, aide-moi à m'orienter vers Toi, réalise l'union entre moi et Toi, et efface tous les liens entre moi et autre que Toi.

Allah ! Allah ! Allah ! (?????)

" En vérité, Celui qui t'a inspiré le Coran te ramènera là où nous tous retournons " (Coran XXVIII, 85)
" Notre Seigneur, accorde-nous une Miséricorde de Ta part, et dispose de notre sort conformément à la voie droite " ( Coran, XVIII, 10)
" En vérité, Dieu et Ses Anges bénissent le Prophète ; Ô vous qui croyez, priez pour lui et appelez la paix sur lui." (Coran XXXIII, 56)

Que les grâces, la paix, les salutations, la miséricorde et les bénédictions de Dieu se répandent sur notre seigneur Muhammad (??????), le prophète illettré qui est Ton serviteur, Ton prophète et Ton envoyé (????????????).

Qu'elles se répandent aussi sur sa famille et sur ses compagnons et qu'elles soient aussi nombreuses que les paroles parfaites et bénies de notre Seigneur.

" Gloire à ton Seigneur, le Seigneur de la Toute Puissance, Celui qui est au-delà de ce qu'ils imaginent. Que la paix soit sur les envoyés de Dieu. Louange à Dieu, le Maître des mondes " (Coran, XXXVII, 180-182)

Et ça franchement, je n'en crois pas mes yeux:

Citation :
O Dieu! Répands tes grâces et ta paix sur notre Seigneur Muhammad, celui qui ouvre ce qui était fermé, qui clôt ce qui a précédé, qui fait triompher la vérité par la vérité et qui guide vers le chemin de la rectitude et [répands tes grâces] sur sa famille, selon la mesure qui lui est due, mesure immense.

Faut dire que vous ratissez large:

Citation :
Architecte suprême de l'Univers,
Source unique de tout bien et de toute perfection,
Ô toi qui a toujours voulu et opéré pour le bonheur
de l'homme et de toutes Tes créatures,
Nous Te rendons grâce pour tes bienfaits paternels,
et nous Te conjurons tous ensemble, de nous les
accorder suivant Tes desseins sur nous et selon
nos propres besoins.

Répands sur nous et sur tous nos Frères, Ta céleste lumière;
Fortifie dans nos coeurs l'amour de nos devoirs,
afin que nous les observions fidèlement.

Puissent nos assemblées être toujours affermies
dans leur union, par le désir de Te plaire et de nous
rendre utiles à nos semblables.

Qu'elles soient à jamais le séjour de la paix et de la Vertu,
et que la chaîne d'une amitié parfaite et fraternelle,
soit désormais si forte entre nous,
que rien ne puisse jamais l'altérer.

Amen.

Que le Grand Architecte de l'Univers, bénisse le Prophète Muhammad,
et qu'il repose dans la paix éternelle du Christ.

A quand un forum pour le dialogue Eglise catholique/église sataniste? Aura-t-on droit à une prière pour Satan, pour que Dieu le bénisse?

C'est moi, Julienne qui vous plains du fond du coeur. Si la véritable bergerie pour vous est le dépotoir de toutes les sectes, je donnerai ma vie pour ne jamais en faire partie, et suis bien heureux d'être dans l'Unique Bergerie, la Sainte Eglise catholique.


Ce sont des prières écrites par des musulmans. Il est logique qu'ils croient que Mohamed est leur prophète !

(ce qui les chrétiens ne croient pas du tout).

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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 17:46

C'est ce que je dis. Il n'y a aucune évangélisation sur le forum de Julienne.

Les catholiques prient de leur côté la Trinité, les musulmans prient de leur côté Allah non-Trinité, et on est tous copains comme cochon. On échange nos idées, dans le but de papoter, et pas d'évangéliser.

C'est ça apporter la Bonne Nouvelle? C'est ça mener les brebis perdues dans la Bergerie?

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 17:48

Chris Prols a écrit:
C'est ce que je dis. Il n'y a aucune évangélisation sur le forum de Julienne.

Les catholiques prient de leur côté la Trinité, les musulmans prient de leur côté Allah non-Trinité, et on est tous copains comme cochon. On échange nos idées, dans le but de papoter, et pas d'évangéliser.


Le petit personnage de votre avatar devrait être d'accord : c'est ce que l'on faisait à Jérusalem au XIIe siècle.

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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 17:51

Chris Prols a écrit:
C'est ce que je dis. Il n'y a aucune évangélisation sur le forum de Julienne.

Les catholiques prient de leur côté la Trinité, les musulmans prient de leur côté Allah non-Trinité, et on est tous copains comme cochon. On échange nos idées, dans le but de papoter, et pas d'évangéliser.

C'est ça apporter la Bonne Nouvelle? C'est ça mener les brebis perdues dans la Bergerie?


L'Evangile est annoncé. Des dizaines de sujet présentent la foi catholique. Ensuite, c'est à l'Esprit Saint de tirer son plan. Lui seul donne la foi à qui il veut. Et vous aurez beau tempêter et menacer de l'enfer les musulmans, si l'Esprit saint ne touche pas leur coeur, vous resterez une cymbale qui retentit.

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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 17:58

Chris Prols a écrit:
C'est ce que je dis. Il n'y a aucune évangélisation sur le forum de Julienne.

Les catholiques prient de leur côté la Trinité, les musulmans prient de leur côté Allah non-Trinité, et on est tous copains comme cochon. On échange nos idées, dans le but de papoter, et pas d'évangéliser.

C'est ça apporter la Bonne Nouvelle? C'est ça mener les brebis perdues dans la Bergerie?



Je regrette : cette évangélisation se trouve dans la section " SPIRITUALITE CHRETIENNE " ; elle se trouve aussi dans les arguments que nous avançons sans nous fatiguer, quitte à nous répéter, pour nos frères Musulmans, arguments et explications pour la compréhension des dogmes chrétiens , et cela dans la section ISLAMO-CHRETIENNE .


Sans soute préférerais-tu que les Chrétiens s'abstiennent d'argumenter, et laissent ainsi toute la place del'interreligieux aux forums athées, Témoins de Jéhovah ou Musulmans !!!


Fraternellement, car un Sédévancantiste est un frère pour moi autant qu'un Musulman ....
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 17:59

Philippe Fabry a écrit:
Chris Prols a écrit:
C'est ce que je dis. Il n'y a aucune évangélisation sur le forum de Julienne.

Les catholiques prient de leur côté la Trinité, les musulmans prient de leur côté Allah non-Trinité, et on est tous copains comme cochon. On échange nos idées, dans le but de papoter, et pas d'évangéliser.


Le petit personnage de votre avatar devrait être d'accord : c'est ce que l'on faisait à Jérusalem au XIIe siècle.

Hum hum.

Quant à donner des baffes, vous irez demander aux moines de Tibehirine s'ils donnainet des baffes aux musulmans pour les évangéliser.

Ou peut-être aux coptes d'Egypte.

Ou aux ministres chrétiens pakistanais.
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 18:00

Chris Prols a écrit:
Ce serait donc le Saint-Esprit qui ferait dire à un pape qu'il ne faut plus évangéliser?

Est-ce aussi le Saint-Esprit qui a dit à mahomet que le Christ n'est pas Dieu le Fils?

Dieu le sait que Mohammed est un faux prophète mais il a permis à l'islam de se répandre. Mais au moins, à défaut de reconnaître Jésus comme Fils de Dieu, les musulmans (et certains Juifs) le reconnaissent comme Messie et attendent son retour. Il ne reste plus qu'à compléter le travail en leur expliquant que la Trinité, ce n'est pas trois Dieux, que Marie n'est pas divinisée et que seul le nom de Jésus donne le salut. C'est ce qu'on fait ici quand des musulmans viennent. Alors, est-ce qu'on n'évangélise plus, selon vous ?
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 18:02

Chris Prols a écrit:
Citation :
Chris Prols lis donc notre forum à Franc_lazur et moi-même et tu verras si nous ne témoignons pas du Christ !!! ???

Voilà ce que l'on y trouve, sur votre forum. Beau témoignage, en effet!!! :

- Prière pour le prophète Mohamed:

Citation :
Ô mon Dieu, bénis celui dont dérivent les secrets et dont jaillissent les lumières.
Bénis celui dans lequel s'élèvent les réalités et en lequel furent descendues les sciences d'Adam, de sorte qu'aucun d'entre nous ne peut saisir son immensité.
Les jardins du monde spirituel sont ornés par la fleur de sa beauté, et les bassins du monde de la Toute Puissance débordent par le flux de ses lumières.

Il n'existe pas de chose qui ne soit liée à lui, car s'il n'y avait pas le médiateur, tout ce qui en dépend disparaîtrait.
Ô mon Dieu, accorde-lui une bénédiction telle qu'elle lui revient par Toi et de Ta part, selon l'étendue de sa dignité.
Ô mon Dieu, joins-moi à sa postérité et accorde-moi d'être parmi les Justes par son intermédiaire.
Fais que je le connaisse par une connaissance qui me détourne des abreuvoirs de l'ignorance et me désaltère aux abreuvoirs de la vertu.

Porte-moi sur son chemin, enveloppé de Ton aide, vers Ta présence. Utilise-moi pour frapper sur toute vanité afin de la détruire.
Plonge-moi dans les océans de l'Un, tire-moi des bourbiers du chemin vers l'Unité, noie-moi dans la source pure de l'océan de l'Unicité, afin que je ne voie, ni n'entende, ni ne sois conscient, ni ne sente que par elle.

Et fais du Voile Suprême la vie de mon esprit, et de Son esprit le secret de ma réalité, et de Sa réalité tous mes mondes, par la réalisation de la Vérité première.
Ô Premier, Ô Dernier, Ô Extérieur, Ô Intérieur, écoute mon appel, ainsi que Tu as écouté l'appel de Ton serviteur Zacharie ; viens me secourir, aide-moi à m'orienter vers Toi, réalise l'union entre moi et Toi, et efface tous les liens entre moi et autre que Toi.

Allah ! Allah ! Allah ! (?????)

" En vérité, Celui qui t'a inspiré le Coran te ramènera là où nous tous retournons " (Coran XXVIII, 85)
" Notre Seigneur, accorde-nous une Miséricorde de Ta part, et dispose de notre sort conformément à la voie droite " ( Coran, XVIII, 10)
" En vérité, Dieu et Ses Anges bénissent le Prophète ; Ô vous qui croyez, priez pour lui et appelez la paix sur lui." (Coran XXXIII, 56)

Que les grâces, la paix, les salutations, la miséricorde et les bénédictions de Dieu se répandent sur notre seigneur Muhammad (??????), le prophète illettré qui est Ton serviteur, Ton prophète et Ton envoyé (????????????).

Qu'elles se répandent aussi sur sa famille et sur ses compagnons et qu'elles soient aussi nombreuses que les paroles parfaites et bénies de notre Seigneur.

" Gloire à ton Seigneur, le Seigneur de la Toute Puissance, Celui qui est au-delà de ce qu'ils imaginent. Que la paix soit sur les envoyés de Dieu. Louange à Dieu, le Maître des mondes " (Coran, XXXVII, 180-182)

Et ça franchement, je n'en crois pas mes yeux:

Citation :
O Dieu! Répands tes grâces et ta paix sur notre Seigneur Muhammad, celui qui ouvre ce qui était fermé, qui clôt ce qui a précédé, qui fait triompher la vérité par la vérité et qui guide vers le chemin de la rectitude et [répands tes grâces] sur sa famille, selon la mesure qui lui est due, mesure immense.

Faut dire que vous ratissez large:

Citation :
Architecte suprême de l'Univers,
Source unique de tout bien et de toute perfection,
Ô toi qui a toujours voulu et opéré pour le bonheur
de l'homme et de toutes Tes créatures,
Nous Te rendons grâce pour tes bienfaits paternels,
et nous Te conjurons tous ensemble, de nous les
accorder suivant Tes desseins sur nous et selon
nos propres besoins.

Répands sur nous et sur tous nos Frères, Ta céleste lumière;
Fortifie dans nos coeurs l'amour de nos devoirs,
afin que nous les observions fidèlement.

Puissent nos assemblées être toujours affermies
dans leur union, par le désir de Te plaire et de nous
rendre utiles à nos semblables.

Qu'elles soient à jamais le séjour de la paix et de la Vertu,
et que la chaîne d'une amitié parfaite et fraternelle,
soit désormais si forte entre nous,
que rien ne puisse jamais l'altérer.

Amen.

Que le Grand Architecte de l'Univers, bénisse le Prophète Muhammad,
et qu'il repose dans la paix éternelle du Christ.

A quand un forum pour le dialogue Eglise catholique/église sataniste? Aura-t-on droit à une prière pour Satan, pour que Dieu le bénisse?

C'est moi, Julienne qui vous plains du fond du coeur. Si la véritable bergerie pour vous est le dépotoir de toutes les sectes, je donnerai ma vie pour ne jamais en faire partie, et suis bien heureux d'être dans l'Unique Bergerie, la Sainte Eglise catholique.


Moi aussi ! Et je plains ceux qui se répandent en propos méchants sur elle et sur le Vicaire du Christ. Je me dis que ça doit être une grande souffrance pour eux que d'être en-dehors de l'Église... Crying or Very sad
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 18:04

Franc-lazur a écrit:
Sans soute préférerais-tu que les Chrétiens s'abstiennent d'argumenter, et laissent ainsi toute la place del'interreligieux aux forums athées, Témoins de Jéhovah ou Musulmans !!!

Mais non, chère amie.

Seulement, il faut bien à un moment où à un autre (en y mettant les formes), dire que l'Eglise est la Vérité et que l'islam est mensonge...

Ragardez ce que faisaent les Missionnaires, et comment ils s'y prenaient...
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 18:05

Citation :
je plains ceux qui se répandent en propos méchants sur elle et sur le Vicaire du Christ

Je les plains également. Et ce n'est certes pas moi qui le ferais.
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 18:07

Chris Prols a écrit:
Citation :
je plains ceux qui se répandent en propos méchants sur elle et sur le Vicaire du Christ

Je les plains également. Et ce n'est certes pas moi qui le ferais.

Ben non, c'est sûr, un bon catholique comme vous ne dirait pas de mal de l'Église et du pape Benoît XVI ! Mr.Red
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 18:08

Chris Prols a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Chris Prols a écrit:
C'est ce que je dis. Il n'y a aucune évangélisation sur le forum de Julienne.

Les catholiques prient de leur côté la Trinité, les musulmans prient de leur côté Allah non-Trinité, et on est tous copains comme cochon. On échange nos idées, dans le but de papoter, et pas d'évangéliser.


Le petit personnage de votre avatar devrait être d'accord : c'est ce que l'on faisait à Jérusalem au XIIe siècle.

Hum hum.

Quant à donner des baffes, vous irez demander aux moines de Tibehirine s'ils donnainet des baffes aux musulmans pour les évangéliser.

Ou peut-être aux coptes d'Egypte.

Ou aux ministres chrétiens pakistanais.

Au contraire, disais-je : à Jérusalem au XIIe siècle, soit l'époque des Etats latins, les musulmans avaient le droit d'aller prier dans les églises. Des témoignages racontent l'attitude de nouveaux arrivants en Terre Sainte, choqués par la présence des musulmans dans les églises reconquises, qui voulaient les jeter dehors et se faisaient tancer par leurs frères chrétiens là depuis longtemps et habitués à la coexistence avec les musulmans.

Donc : vous qui arborez l'image d'un petit croisé, vous devriez adhérer à la coexistence pacifique dans ce forum interreligieux.

_________________
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Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 18:23

Pas mal le bouquin de Mme Régine Pernoud, non? ;)

Seulement, l'exception confirme la règle, elle ne l'infirme pas.

Je vais vous donner un lien, je sais que vous ne le lirez pas, mais peut-être que quelqu'un le fera:

http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewforum.php?f=32&sid=d48a14e06ea8f210a7fd19ca428bff03&mforum=micael
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MessageSujet: Re: Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »   Lun 14 Mar 2011, 18:32

Chris Prols a écrit:
Franc-lazur a écrit:
Sans soute préférerais-tu que les Chrétiens s'abstiennent d'argumenter, et laissent ainsi toute la place del'interreligieux aux forums athées, Témoins de Jéhovah ou Musulmans !!!

Mais non, chère amie.

Seulement, il faut bien à un moment où à un autre (en y mettant les formes), dire que l'Eglise est la Vérité et que l'islam est mensonge...

Ragardez ce que faisaent les Missionnaires, et comment ils s'y prenaient...


Je ne suis pas une amie, puisque je suis un gars !!! LOL !!!


Mais il est évident que dans notre argumentation, nous disons aux Musulmans que , selon notre foi, ils ont tort .


Nous dialoguons avec amitié mais sans concession aucune par rapport à nos dogmes, ce qui est bien normal.


Julienne a écrit ceci dans sa signature :
" PENSER AVEC CONVICTION ET LE DIRE AVEC AMITIE " : NE PAS CACHER SES CONVICTIONS, MAIS TOUJOURS RESPECTER LES CONVICTIONS DES AUTRES "
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Le point de vue de Joseph Ratzinger sur cinq « questions disputées »
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