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 Saint Pierre-Julien Eymard, Apôtre de l'Eucharistie

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MessageSujet: Saint Pierre-Julien Eymard, Apôtre de l'Eucharistie    Ven 25 Fév 2011, 22:44

Saint Pierre-Julien Eymard, Apôtre de l'Eucharistie (1811-1868)

I. Biographie

LA JEUNESSE 1811-1839

Veuf de sa 1ère épouse qui lui donne 2 enfants, il prend Marie-Madeleine Pélorse qui lui donnera 4 enfants dont les 3 premiers mourront en bas âge. Pierre-Julien est le dernier né. Seuls trois des dix enfants de Julien survivent: Antoine, Marie-Anne qui a douze ans quand vient au monde Pierre-Julien, le 4 février 1811. M. Eymard fait baptiser le nouveau-né dès le lendemain. La mère de Pierre-Julien ne passe pas un seul jour sans aller s'agenouiller quelques minutes à l'église : elle y emporte dans son tablier le petit Pierre-Julien, et l'offre à Jésus pendant la bénédiction du Saint-Sacrement. Dès que l'enfant sait marcher, il accompagne sa mère à l'église, et bientôt y va tout seul plusieurs fois par jour. Dès 6 ans, il veut recevoir sa 1ère communion. Puisqu’il est trop jeune, il se penche sur le cœur de sa sœur après qu’elle ait communiée et lui dis : « tu sens bon Jésus ». Marie-Anne le surprend une fois derrière l'autel, sur un escabeau, la tête penchée contre le tabernacle: «C'est que j'écoute, et je l'entends mieux d'ici», explique Pierre-Julien à 7 ans. Une extraordinaire passion pour le Saint-Sacrement prend racine en son coeur. A mesure qu'il grandit, l'attrait pour l'Eucharistie fait grandir en lui le désir du sacerdoce. Le jour tant attendu de la première Communion arrive alors que Pierre-Julien a déjà 12 ans. «Quelles grâces le Seigneur m'a faites ce jour-là!» s'écrira-t-il trente ans plus tard avec larmes. C’est à ce moment qu’il entend l’appel de Jésus : « veux tu être mon prêtre ? » De ce jour, il ne pense qu’au sacerdoce.

Pierre-Julien Eymard fut conditionné par son environnement culturel aussi bien que par le milieu socio-politique de son temps. La vie en France durant la première partie du 18ème siècle constitue la toile de fond sur laquelle s'est écrite la vie de Pierre-Julien. Au cours des années antérieures, la Révolution Française de 1789 avait radicalement changé les structures politiques, légales, sociales et religieuses du pays. Au moment de son adolescence, la révolution industrielle avait changé la figure de l'Europe. Durant sa jeunesse, Eymard fut témoin de l'aube de l'Age du Romantisme dans l'art, la musique et la littérature. Dans la société francaise, il y avait un fort anticléricalisme.

Le cheminement de Pierre-Julien Eymard vers le sacerdoce, de même que sa vie de prêtre, furent marqués par la Croix. La famille Eymard était pauvre et le père de Pierre-Julien était opposé au choix de carrière de son fils. Pierre-Julien apprend le latin en cachette. Un premier essai pour parvenir au sacerdoce se solda par un échec à cause d'une grave maladie. Entré par la suite au grand Séminaire de Grenoble, il fut ordonné prêtre de ce diocèse le 20 juillet 1834, à 23 ans. Il sera prêtre du diocèse de Grenoble pendant cinq ans, d'abord vicaire à la Chatte puis curé à Monteynard. Par son zèle pastoral, Eymard renouvelle sa paroisse grâce à sa spiritualité marquée par l'amour.

Le jansénisme qui imprégnait le monde religieux de l'époque considérait l'être humain comme pécheur et indigne en face d'un Dieu transcendant et parfait. Le Père Eymard comme séminariste et jeune prêtre, fut donc influencé par cette spiritualité de réparation et il devra lutter tout au long de sa vie pour chercher cette perfection intérieure qui pourrait l'habiliter à offrir à Dieu le don de sa personnalité.

Ce furent probablement l'intensification de ce souci de perfection spirituelle jointe au désir d'accomplir de grandes choses pour Dieu qui ont conduit le Père Eymard à la vie religieuse. Le 20 août 1839, le Père Eymard devenait membre de la Congrégation Mariste en faisant profession des voeux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance.

LES ANNÉES MARISTES 1839-1856

Il commence son noviciat à Bellay (1839-1844) et reçoit la tache de directeur spirituel du collège séminaire de Belley. Le P. Colin l'appelle ensuite à Lyon où il devient provincial des Maristes. Il organisera le Tiers Ordre de Marie qui connait une extension importante. C'est là qu'il reçoit le 25 mai 1845 une confirmation d'un attrait "de ne prêcher que Jésus-Christ et Jésus-Christ eucharistique".

Durant toute sa vie, Pierre-Julien eut une fervente dévotion à Marie, Mère de Dieu. Il connaissait les apparitions de Notre-Dame de La Salette et aimaient visiter les différents sanctuaires dédiés à Marie (à travers la France). Le travail apostolique du Père Eymard dans la Société le mit en contact avec les divers courants de piété eucharistique qui fleurissaient dans l'Église de France.

Pierre-Julien, malgré sa faible santé, était un prêtre religieux d'une énergie et d'une capacité de travail exceptionnelles. Voyages, correspondances, prédication, direction spirituelle et responsabilités de supérieur provincial ne lui laissait pas tout le temps désiré pour s'adonner fréquemment à la contemplation. Qu'a fait le Père Eymard comme Mariste? Il fut un remarquable organisateur d'associations laïques, un éducateur dévoué, un prédicateur recherché et quelque peu prophète auprès des confrères prêtres et souvent auprès de ses supérieurs religieux. Le Père Eymard avait beaucoup de succès dans la prédication des dévotions eucharistiques telles que les Quarante-heures.

Il vit une nouvelle étape marquée d'une grace reçue en 1851 au sanctuaire lyonnais de Fourvière. Pendant qu'il priait, il devint "fortement impressionné" par la pensée de l'état d'abandon spirituel dans lequel se trouvaient les prêtres séculiers, du manque de formation des laïcs, de la pitoyable dévotion envers le Saint-Sacrement et des sacrilèges commis contre la sainte Eucharistie. De là lui vint cette idée d'un Tiers-Ordre masculin dévoué à l'adoration réparatrice; projet qui, dans les années suivantes, deviendra celui de créer une congrégation religieuse entièrement consacrée au culte et à l'apostolat de l'Eucharistie: "J'ai souvent réfléchi sur les remèdes à cette indifférence universelle qui s'empare d'une manière effrayante de tant de catholiques, et je n'en trouve qu'un: l'Eucharistie, l'amour à Jésus Eucharistique. La perte de la foi vient de la perte de l'amour". Et en février 1852, il écrit: "Maintenant il faut se mettre à l'oeuvre, sauver les âmes par la divine Eucharistie, et réveiller la France et l'Europe engourdies dans un sommeil d'indifférence parce qu'elles ne connaissent pas le don de Dieu: Jésus l'Emmanuel Eucharistique. C'est la torche de l'amour qu'il faut porter dans les âmes fidèles et qui se croient pieuses, et ne le sont pas parce qu'elles n'ont pas établi leur centre et leur vie dans Jésus au saint Tabernacle".

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MessageSujet: Re: Saint Pierre-Julien Eymard, Apôtre de l'Eucharistie    Ven 25 Fév 2011, 22:46

LES ANNÉES "PÈRES DU Saint-Sacrement" 1856-1868


Fonder la Congrégation du Saint-Sacrement ne fut pas une tâche facile. Pour répondre à l'Esprit de Dieu en tant que Fondateur, le Père Eymard s'est retrouvé au milieu de conflits de personnalités, des situations embarrassantes, des inquiétudes financières, ce qui acheva de ruiner sa santé. Sa première difficulté fut d'obtenir l'approbation de la fondation de la Congrégation par plusieurs évêques locaux. Quand cette approbation arriva, le Père Eymard ouvrit sa première communauté sur la rue D'Enfer, à Paris.

L'oeuvre de la préparation à la première communion, spécialement chez les adultes, avait incité l'archevêque de Paris à donner son approbation au nouveau groupe fondé par Eymard. Il pense que la perte de la foi vient de la perte de l’amour. Il encourage donc la communion fréquente aux enfants. Par toute la France jaillissaient des congrégations ou oeuvres eucharistiques dont beaucoup étaient centrées sur l'adoration eucharistique. Le Père Eymard a orienté son ministère d'abord vers les enfants et les jeunes travailleurs qui constituaient un large secteur de la main-d'oeuvre à Paris, puis vers tous ceux qui étaient loin de l'Église pour les évangéliser. A peine avait-il commencé avec quelques hommes qu'il lui fallut fermer cette maison et déménager à un autre endroit. Ces premières communautés Eymardiennes ont été si pauvres qu'en plusieurs occasions, les religieuses d'un couvent voisin ont du pourvoir à la subsistance des pères et des frères. Il reçoit l'approbation pontificale de son Institut le 3 juin 1963 de Pie IX. Il fonde aussi une communauté religieuse: les Servantes du Très Saint-Sacrement.

Malgré les difficultés, l'oeuvre se développe et essaime en province. L'adoration du Saint-Sacrement est toujours la base de la vie de la congrégation. Entre temps, au bord du découragement, le Père Eymard avait consulté le Curé d'Ars. Le curé d'Ars éclatat en sanglots et lui répondit: 'Mon bon ami, vous voulez que je prie le bon Maître pour vous? Mais vous l'avez, vous, vous l'avez toujours devant vous !' Le Père touché des larmes du Curé laisa jaillir les siennes à son tour, et il s'efforçait de le consoler en lui disant: 'Pardonnez-moi, Monsieur le Curé, je ne voulais pas vous faire de peine.' Et ils tombèrent dans les bras l'un de l'autre. Le but essentiel de sa congrégation était double:

- "rendre un culte solennel et perpétuel d'adoration à Notre Seigneur Jésus-Christ, demeurant perpétuellement au Très Saint-Sacrement de l'autel, pour l'amour de l'homme"

- "se dévouer à l'amour et à la gloire de ce très auguste Sacrement par l'apostolat de chacun de ses membres qui, sous les auspices et la conduite de l'Immaculée Vierge Marie, doivent s'y appliquer dans la mesure de leur grâce et de leurs vertus."

Le Père Eymard, dans ses retraites eucharistiques, qu'il prêchait disait: "Quand on veut donner un mouvement plus puissant, on double, triple, on centuple la puissance du moteur. Le moteur divin, c'est l'amour, l'amour eucharistique."


Dès 1863, le P. Eymard se consacre tout entier à la réalisation d'un projet qui lui tient à coeur: acquérir le Cénacle à Jérusalem "aux mains des Turcs" pour en faire le lieu d'un culte magnifique envers l'Eucharistie. Il multiplie les démarches, intervient auprès de Pie IX, mais le projet se heurte à des difficultés que le Père ne soupçonnait point. Il devra finallement y renoncer.

SA VISION DE L'EUCHARISTIE:

d'une spiritualité de réparation vers une spiritualité centrée sur l'amour du Christ. La vie et l'activité de saint Pierre-Julien est toute centrée sur le mystère de l'Eucharistie. Au tout début, son approche est tributaire de la théologie de son temps. Cependant, il parviendra à se libérer peu à peu de l'aspect dévotionnel et réparateur dans lequel baignait de façon presque exclusive la piété eucharistique de son époque, et il réussira à faire de l'Eucharistie le centre de la vie de l'Église et de la société: "Aucun autre centre que Jésus Eucharistique". Dans l'Eucharistie, Jésus concentre son amour pour le rendre plus puissant.

"Le Saint-Sacrement m'a toujours dominé", écrit-il caractérisant ainsi de façon incisive la forme de vie chrétienne qu'il propose. Au centre, il y a la présence du Christ dans l'Eucharistie. Fidèle à la théologie post-tridentine, Eymard souligne fortement le fait de cette présence et son caractère unique: l'Eucharistie est la personne du Seigneur. D'où les affirmations suivantes par lesquelles il exprime sa foi: "La sainte Eucharistie est Jésus passé, présent et futur... C'est Jésus devenu sacrement. Bienheureuse l'âme qui sait trouver Jésus dans l'Eucharistie, et en Jésus-Hostie tout le reste". L'adoration est un moyen de se laisser pénétrer par l'amour du Christ. Celle-ci découle de la messe et nous prépare à la messe. C'est pour cela qu'il invite à prier selon la méthode des quatre fins du Sacrifice, dans le but de faire revivre, dans le culte suréminent de l'Eucharistie, tous les mystères de la vie de Notre Seigneur, dans l'attention et la docilité à l'Esprit saint, pour progresser aux pieds du Seigneur dans le recueillement et la vertu du saint amour...

Trois ans avant sa mort, il fit une longue retraite à Rome où il fut entièrement subjugué par la force de l'amour du Christ en lui et dont il sentit qu'il prenait totalement possession de sa personne. Épuisé par les responsabilités de fondateur et premier supérieur général, Pierre-Julien Eymard meurt âgé seulement de 57 ans, le 1er août 1868.

Béatifié par Pie XI, en 1925, il est canonisé par Jean XXIII, le 9 décembre 1962, au terme de la première session du Concile Vatican II. Exactement 33 ans plus tard, le 9 décembre 1995, il est inscrit au calendrier romain et présenté à toute l'Église comme l'Apôtre de l'Eucharistie.

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Raphaël



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MessageSujet: Re: Saint Pierre-Julien Eymard, Apôtre de l'Eucharistie    Ven 25 Fév 2011, 23:14

Merci Julienne pour ce partage!
Tu m'as fait découvrir une étonnamment puissante citation de ce Saint:

"Quand on veut donner un mouvement plus puissant,
on double, triple, on centuple la puissance du moteur. Le moteur divin,
c'est l'amour, l'amour eucharistique."

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MessageSujet: Re: Saint Pierre-Julien Eymard, Apôtre de l'Eucharistie    Ven 25 Fév 2011, 23:21

Raphaël a écrit:
Merci Julienne pour ce partage!
Tu m'as fait découvrir une étonnamment puissante citation de ce Saint:

"Quand on veut donner un mouvement plus puissant,
on double, triple, on centuple la puissance du moteur. Le moteur divin,
c'est l'amour, l'amour eucharistique."


Merci Raphaël, l'idée m'est venue de ce partage car je fais partie du groupe des adorateurs de ma paroisse.

En ce moment nous lisons "Extraits des prédications de Saint Pierre-Julien EYMARD"

Adorer en esprit et en vérité - méditations pour l'adoration du TS Sacrement de François-Xavier de Guibert,

Je découvre des merveilles dans ces prédications, à mon âge je découvre encore des merveilles concernant Jésus-Eucharistie sunny cheers sunny

A partir de lundi, nous aurons des partages chaque lundi jusque Pâques d'après ce livre.

ET voilà comment m'est venue l'idée de parler de ce saint ! Very Happy
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Raphaël



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MessageSujet: Re: Saint Pierre-Julien Eymard, Apôtre de l'Eucharistie    Ven 25 Fév 2011, 23:25

Tobie ne t'aurais pas aidé un peu?
Sinon, ce serais un joli clin d'œil de notre Seigneur, lui qui cherche plus de proximité avec Jésus Hostie!
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MessageSujet: Re: Saint Pierre-Julien Eymard, Apôtre de l'Eucharistie    Ven 25 Fév 2011, 23:29

Raphaël a écrit:
Tobie ne t'aurais pas aidé un peu?
Sinon, ce serais un joli clin d'œil de notre Seigneur, lui qui cherche plus de proximité avec Jésus Hostie!

Eh bien pour être sincère , je me demandais comment partager au sujet de ce saint, j'ai lu le post de Tobie et j'ai été confirmée dans mon idée d'en parler justement en lisant ce topic !

Tu lis dans mes pensées Raphaël ! ;)
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Saint Pierre-Julien Eymard, Apôtre de l'Eucharistie
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