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 Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge

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Mister be



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 05 Mai 2011, 12:06

Michael a écrit:
Pour vous Mister be,un petit condensé avant de poursuivre...

18. Oh ! qu'on glorifie hautement Dieu quand on se soumet, pour lui plaire, à Marie, à l'exemple de Jésus-Christ notre unique modèle.


30. Tous les vrais enfants de Dieu et prédestinés ont Dieu pour Père et Marie pour Mère ; et qui n'a pas Marie pour Mère n'a pas Dieu pour Père.


40. La dévotion à la très sainte Vierge est nécessaire au salut, et c'est une marque infaillible de réprobation de n'avoir pas de l'estime et de l'amour pour la sainte Vierge, et au contraire, c'est une marque infaillible de prédestination que de lui être dévoué ou dévot. (40)




Continuez sans moi et ne vous souciez pas de moi!
C'est si difficile de concevoir D.ieu comme Masculin et féminin;Sa Masculanité épousant votre côté féminin et votre féminité épousant votre côté masculin...Je sais qu'il a fallu des siècles pour ça!
Yéshoua s' est soumis à son Père uniquement!
Tous les vrais enfants de D.ieu font la volonté de D.ieu et la seule prédestination que nous ayons est l' Amour!
Croyez le je ne reconnais que D.ieu comme Père et Mère!
La dévotion à D;ieu est à personne d' autre est nécessaire au salut, propre volonté de D;ieu!
Revoyez les commandements!
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Mister be



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 05 Mai 2011, 12:11

Chris Prols a écrit:
C'est bien ce qu'il fait, en postant ici ces magnifiques pages de S. Louis Marie Grignon.

Ma vérité n'est pas la vôtre!
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Jeb



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 05 Mai 2011, 12:24

Mister Be a écrit:
Yéshoua s' est soumis à son Père uniquement!
[...]
Revoyez les commandements!

Cher Mister Be,

Mon frère bien-aimé en Christ, Very Happy

Justement, Jésus s'est soumis à ses parents pour faire la volonté de Dieu selon ce commandement :
Citation :
Deutéronome 5:16 Honore ton père et ta mère, comme l’Eternel, ton Dieu, te l’a ordonné, afin que tes jours se prolongent et que tu sois heureux dans le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne.

Au chapitre 2, Luc a écrit:
48 En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! »
49 Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. »
50 Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait.
51 Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son coeur tous ces événements.
52 Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, sous le regard de Dieu et des hommes.

Jésus, Juif pratiquant dès son enfance. ;)
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Mister be



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 05 Mai 2011, 12:52

Je n' ai jamais dit que Yéshoua n' était pas soumis à ses parents puisque je suis persuadé qu' il est la Torah vivante!
Donc il respectait la Loi dans son intégralité!
Le problème ne réside pas dans la soumission aux parents mais dans la dévotion que vous accordez à quelqu'un d' autre qu' à D.ieu parce qu'elle a eu le privilège immense d'avoir porté dans son sein le messie!(Lc 11,27-28)

Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique ! » Ce « plutôt » a fait l’objet de vives discussions. S’agit-il d’un enrichissement de la première béatitude ou d’une opposition plus marquée ? Suivant les sensibilités, protestante ou catholique, on ne répondra pas de la même manière.

Car Marie a reçu une grâce et dans le fond elle n’est pour rien dans le choix de Dieu, sauf de l’avoir accepté. Mais ce n’est pas si difficile que cela : quelle femme refuserait d’être « visitée » par l’Esprit saint et de mettre au monde l’Oint de Dieu ? Tandis que ceux qui mettent en pratique la parole de Dieu et vivent selon son enseignement font de grands efforts par eux-mêmes. Ils s’engagent dans une vie de dévouement au service des autres qui n’est pas facile tous les jours.

Que dire des autres femmes qui ont contribué à la Révélation(Sarah,Rachel,Esther....La Reine de Saba)


Laisse les morts enterrer leurs morts, mais toi, va annoncer le règne de Dieu !(Lc 9,57-62)
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outreneuve



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 05 Mai 2011, 13:40

Citation :
Croyez le je ne reconnais que D.ieu comme Père et Mère!

Pareil pour moi. Dieu est invisible, sans forme, inconnaissable sinon par Jésus, son Image manifestée dans notre monde, et par son Esprit Saint.

Je trouve regrettable que ceux qui ne font pas leur dévotion à Marie, soient presque jugés comme anathèmes et qu'à cause de Grignon de Montfort, on se retrouve exclus parce c'est une marque infaillible de prédestination que de lui être dévoué ou dévot.

Pour ma part, Marie est la femme bienheureuse entre toutes, que j'admire, mais il ne faut pas oublier qu'elle a dit aux noces de Cana : Faites tout ce qu'il vous dira....et que Jésus dit que son père, sa mère, ses frères et soeurs sont ceux qui font la volonté de Dieu. Ce qui veut simplement dire que nous sommes tous nés de Dieu,

Jn 1, 12 Mais à ceux qui l'ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu.
13 Ceux-là ne sont pas nés du sang, ni d’un vouloir de chair, ni d’un vouloir d’homme, mais de Dieu.


Et c'est aussi une des raisons pour laquelle tant de catholiques deviennent dissidents du romanisme romantique et canonique de l'église.

Enfin, ce n'est pas parce qu'une partie des chrétiens s'adresse au Christ et à son Esprit-Saint qu'ils détestent Marie !

"Qui ne recueille pas AVEC moi, disperse...."
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Arc-en-Ciel



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 05 Mai 2011, 14:18

Coucou Mister be et à vous toutes et tous. :hello:

Prendre Marie pour mère, par son amour tout maternel, Elle m'a aidée à recentrer ma vie sur le Christ, Son Fils, notre Seigneur et notre Dieu et L'a remis en place PREMIERE.
Elle a contribué à ma conversion et m'a renouée, enfantée (si je puis dire) avec mes racines.

Je crois que c'est le Saint curé d'Ars, qui a dit : '(de mémoire) " Lorsque Dieu voit Marie dans une âme, IL y court, IL y vole".

C'est la douce expérience que j'ai pu vivre.

C'est pourquoi aujourd'hui, même si Elle reste discrète par Sa présence journalière, en me remettant en sa maternité, m'aide à me tenir devant notre Seigneur et à L'aimer et à lui rester fidèle.

Pour la plus grande Gloire de notre Dieu, dans le temps et l'éternité et pour que l'Amour soit aimé.

Le Chemin avec ma Maman, est plus doux même si pas facile.

Ce n'est qu'un tout petit et pâle témoignage maladroit d'une bonne femme et maman.

Mais je comprends que l'on puisse prendre un autre Chemin sans passer par Marie.

Je vous remet tous en son Coeur. flower
Bon après-midi.
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Michael



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 05 Mai 2011, 14:56

Bonjour Arc en Ciel !!!
Merci pour ce beau témoignage.
Que Dieu vous bénisse.

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Abenader



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 05 Mai 2011, 15:09

Mister be a écrit:
Chris Prols a écrit:
C'est bien ce qu'il fait, en postant ici ces magnifiques pages de S. Louis Marie Grignon.

Ma vérité n'est pas la vôtre!

On croirait entendre Pilate...
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Mister be



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 05 Mai 2011, 17:51

Chris Prols a écrit:
Mister be a écrit:
Chris Prols a écrit:
C'est bien ce qu'il fait, en postant ici ces magnifiques pages de S. Louis Marie Grignon.

Ma vérité n'est pas la vôtre!

On croirait entendre Pilate...

Pourriez aussi vous poser la même question que lui! Very Happy
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Mister be



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 05 Mai 2011, 17:53

Arc-en-Ciel a écrit:
Coucou Mister be et à vous toutes et tous. :hello:

Prendre Marie pour mère, par son amour tout maternel, Elle m'a aidée à recentrer ma vie sur le Christ, Son Fils, notre Seigneur et notre Dieu et L'a remis en place PREMIERE.
Elle a contribué à ma conversion et m'a renouée, enfantée (si je puis dire) avec mes racines.

Je crois que c'est le Saint curé d'Ars, qui a dit : '(de mémoire) " Lorsque Dieu voit Marie dans une âme, IL y court, IL y vole".

C'est la douce expérience que j'ai pu vivre.

C'est pourquoi aujourd'hui, même si Elle reste discrète par Sa présence journalière, en me remettant en sa maternité, m'aide à me tenir devant notre Seigneur et à L'aimer et à lui rester fidèle.

Pour la plus grande Gloire de notre Dieu, dans le temps et l'éternité et pour que l'Amour soit aimé.

Le Chemin avec ma Maman, est plus doux même si pas facile.

Ce n'est qu'un tout petit et pâle témoignage maladroit d'une bonne femme et maman.

Mais je comprends que l'on puisse prendre un autre Chemin sans passer par Marie.

Je vous remet tous en son Coeur. flower
Bon après-midi.

C'est un très beau témoignage Arc en ciel,l'important est que vous mettiez D.ieu au centre de votre vie!
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Michael



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 05 Mai 2011, 18:24

Mister be a écrit:
Citation :
C'est un très beau témoignage Arc en ciel,l'important est que vous mettiez D.ieu
au centre de votre vie!
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Jeb



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Ven 06 Mai 2011, 00:15

Mister Be a écrit:
Que dire des autres femmes qui ont contribué à la Révélation(Sarah,Rachel,Esther....La Reine de Saba)
Et que dire de celle à qui ces paroles sont adressées !

"41 Dès qu’Elisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit.
42 Elle s’écria d’une voix forte: Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni.
43 Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi?
" (Luc 1)


Mister Be a écrit:
Laisse les morts enterrer leurs morts, mais toi, va annoncer le règne de Dieu !(Lc 9,57-62)
Où est le tombeau de la Vierge Marie ?
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Mister be



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Ven 06 Mai 2011, 08:44

Jeb a écrit:
Mister Be a écrit:
Que dire des autres femmes qui ont contribué à la Révélation(Sarah,Rachel,Esther....La Reine de Saba)
Et que dire de celle à qui ces paroles sont adressées !

"41 Dès qu’Elisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit.
42 Elle s’écria d’une voix forte: Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni.
43 Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi?
" (Luc 1)


Mister Be a écrit:
Laisse les morts enterrer leurs morts, mais toi, va annoncer le règne de Dieu !(Lc 9,57-62)
Où est le tombeau de la Vierge Marie ?

Le "Tombeau de la Vierge" est situé à Gethsémani, sur le Mont des Oliviers. On l’appelle aussi "l’église de l’Assomption". La tombe de la Vierge peut être vue dans une crypte assez profonde.

Le Nouveau Testament ne dit rien de la mort de Marie. C’est le Transitus Mariae, un ouvrage anonyme datant du 2° ou du 3° siècle, qui mentionne son enterrement dans une grotte de la vallée de Jehosaphat.

Quant à la salutation d'Elisabeth,je me suis déjà exprimé!
Myriam a reçu une grâce exceptionnelle de D.ieu de pouvoir porter le Ben Elohim, ça ne fait pas d'elle une déesse du type Ashera!
Je conçois qu'être la mère porteuse du Divin est un grand honneur mais ça se limite là!
Jeb, si tu es rempli de l' Esprit Saint au point de pouvoir guérrir une maladie rare pour le salut de l'humanité,est-ce que ça fait de toi un D;ieu qu'on doit vénérer plus que D.ieu lui-même au point qu'on récite dans votre chapelet 10 ave pour un pater?
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boudo



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Ven 06 Mai 2011, 09:04

Mister be a écrit:
...
Je conçois qu'être la mère porteuse du Divin est un grand honneur mais ça se limite là!
Jeb, si tu es rempli de l' Esprit Saint au point de pouvoir guérrir une maladie rare pour le salut de l'humanité,est-ce que ça fait de toi un D;ieu qu'on doit vénérer plus que D.ieu lui-même au point qu'on récite dans votre chapelet 10 ave pour un pater?

Non , bien sûr . Mais le " truc " a marché à la bataille décisive de Lépante .
C'était une demande d'intercession , pas une vénération .

De plus , en ces temps de sophrologie et d'autohypnose , la répétition des mêmes phrases revient à l'honneur .
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Mister be



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Ven 06 Mai 2011, 09:16

Le Chef des Armées n'est-il pas Adonaï Sabbaot?
Pourquoi demander l' intercession à la Vierge?Comprends pas!
Si j' ai une victoire à remporter c'est à D.ieu que je m' adresse et si je n'ose pas le seul intercesseur est Yéshoua(Solus Jésus Christus disent les Luthériens(?)) Very Happy
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Jeb



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Ven 06 Mai 2011, 11:10

Mes réponses en vert.

Mister be a écrit:
Jeb a écrit:
Mister Be a écrit:
Que dire des autres femmes qui ont contribué à la Révélation(Sarah,Rachel,Esther....La Reine de Saba)
Et que dire de celle à qui ces paroles sont adressées !

"41 Dès qu’Elisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit.
42 Elle s’écria d’une voix forte: Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni.
43 Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi?
" (Luc 1)


Mister Be a écrit:
Laisse les morts enterrer leurs morts, mais toi, va annoncer le règne de Dieu !(Lc 9,57-62)
Où est le tombeau de la Vierge Marie ?

Le "Tombeau de la Vierge" est situé à Gethsémani, sur le Mont des Oliviers. On l’appelle aussi "l’église de l’Assomption". La tombe de la Vierge peut être vue dans une crypte assez profonde.
La tombe est vide ou pas ?

Le Nouveau Testament ne dit rien de la mort de Marie. C’est le Transitus Mariae, un ouvrage anonyme datant du 2° ou du 3° siècle, qui mentionne son enterrement dans une grotte de la vallée de Jehosaphat.
Comme il ne dit rien (le NT) de la mort de Joseph époux de la Vierge Marie et de bien d'autres apôtres. L'Eglise se réfère à la Tradition basée entre autres sur les écrits des Pères de l'Eglise.


Quant à la salutation d'Elisabeth,je me suis déjà exprimé!
Myriam a reçu une grâce exceptionnelle de D.ieu de pouvoir porter le Ben Elohim, ça ne fait pas d'elle une déesse du type Ashera!
Je conçois qu'être la mère porteuse du Divin est un grand honneur mais ça se limite là!
Le problème, cher Mister Be, ainsi que celui des Réformés, est que, bien que voulant être près du texte biblique (Sola Scriptura), vous minimisez les passages du NT concernant par exemple le miracle de Cana fait à la demande de la Vierge Marie, comme le passage de la salutation d'Elisabeth cité plus haut, ainsi que les Paroles de Jésus sur la Croix : "Femme voici ton fils." et à Jean : "Voici ta mère" bien que la traduction du texte original devrait être : "Voici LA mère".

Pour toi se rajoute un autre problème quant à la reconnaissance de Jésus comme vrai Dieu (2ème personne de la Trinité). Tu préfères éviter le sujet en utilisant des expressions comme "Fils de Dieu" ou tu préfères parler de la "déité" de Yeshoua ou encore parler du "Divin" comme dans ta phrase ci-dessus : "la mère porteuse du Divin".

D'où l'ambiguïté de ta position pour ne pas admettre la Trinité selon ton interprétation "enfermante" de "Adonaï Ehad" Dieu est UN, alors qu'il y a de nombreux passages dans l'AT et le NT qui sont implicites de la Trinité, tu l'as reconnu toi-même dans un autre sujet.


Jeb, si tu es rempli de l' Esprit Saint au point de pouvoir guérrir une maladie rare pour le salut de l'humanité,est-ce que ça fait de toi un D;ieu qu'on doit vénérer plus que D.ieu lui-même au point qu'on récite dans votre chapelet 10 ave pour un pater?
Pour la 1000ème fois écrites par beaucoup sur ce forum : les catholiques n'ont jamais mis la Vierge Marie plus haut que Dieu !
Cela semble friser la mauvaise foi que de le croire.
Cher Mister Be, tu es très intelligent et tu as beaucoup de connaissances des nombreux textes du Magistère, que tu nous cites bien souvent et à bon escient, pour ne pas savoir où est la place de la Vierge Marie chez les catholiques, comme chez les orthodoxes d'ailleurs.

Et encore une fois, nous catholiques, respectons la foi de ceux qui n'ont pas la même dévotion envers la Vierge Marie. Et il ne s'agit pas de "sensibilité" ou d'une quelconque "sensiblerie", mais d'une vraie "rencontre" avec Marie comme en ont témoigné beaucoup sur ce forum.

Pour résumer très brièvement la pensée de St Louis-Marie Grignon de Monfort, il écrit notamment dans son Traité :
"Quand on dit : "Marie !", elle répond : "Dieu !".
Pour nous catholiques, tout est dit dans cette phrase.


Et Shabbat Shalom cher Mister Be ! Very Happy


Dernière édition par Jeb le Ven 06 Mai 2011, 11:40, édité 2 fois
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Jeb



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Ven 06 Mai 2011, 11:33

Cher Michael,

Pardon de faire dévier le sujet que vous avez dédiez au Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge.

Embarassed

Peut-être qu'un Administrateur/Modérateur pourrait scinder le sujet ?
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Mister be



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Ven 06 Mai 2011, 13:23

Jeb a écrit:
Mes réponses en vert.

Mister be a écrit:
Jeb a écrit:
Mister Be a écrit:
Que dire des autres femmes qui ont contribué à la Révélation(Sarah,Rachel,Esther....La Reine de Saba)
Et que dire de celle à qui ces paroles sont adressées !

"41 Dès qu’Elisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit.
42 Elle s’écria d’une voix forte: Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni.
43 Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi?
" (Luc 1)


Mister Be a écrit:
Laisse les morts enterrer leurs morts, mais toi, va annoncer le règne de Dieu !(Lc 9,57-62)
Où est le tombeau de la Vierge Marie ?

Le "Tombeau de la Vierge" est situé à Gethsémani, sur le Mont des Oliviers. On l’appelle aussi "l’église de l’Assomption". La tombe de la Vierge peut être vue dans une crypte assez profonde.
La tombe est vide ou pas ?
Je n'en sais rien et à vrai dire ça n' a pas la moindre importance pour moi pas plus que celui de Rachel
Le Nouveau Testament ne dit rien de la mort de Marie. C’est le Transitus Mariae, un ouvrage anonyme datant du 2° ou du 3° siècle, qui mentionne son enterrement dans une grotte de la vallée de Jehosaphat.
Comme il ne dit rien (le NT) de la mort de Joseph époux de la Vierge Marie et de bien d'autres apôtres. L'Eglise se réfère à la Tradition basée entre autres sur les écrits des Pères de l'Eglise.


Tiens là le Magistère se réfère ici à la tradition des apocryphes et pas sur le canon?
Si le Nt n'en dit rien c'est qu'il n' y a rien en dire!Pourquoi vouloir faire parler à tout prix ce qui n' y a rien à dire?


Quant à la salutation d'Elisabeth,je me suis déjà exprimé!
Myriam a reçu une grâce exceptionnelle de D.ieu de pouvoir porter le Ben Elohim, ça ne fait pas d'elle une déesse du type Ashera!
Je conçois qu'être la mère porteuse du Divin est un grand honneur mais ça se limite là!
Le problème, cher Mister Be, ainsi que celui des Réformés, est que, bien que voulant être près du texte biblique (Sola Scriptura), vous minimisez les passages du NT concernant par exemple le miracle de Cana fait à la demande de la Vierge Marie, comme le passage de la salutation d'Elisabeth cité plus haut, ainsi que les Paroles de Jésus sur la Croix : "Femme voici ton fils." et à Jean : "Voici ta mère" bien que la traduction du texte original devrait être : "Voici LA mère".
Le miracle de Cana a une autre signification pour moi que la dévotion à Marie!
Le voyage dans la montagne de Marie pour aller chez sa cousine me parle plus que la salutation qui me semble normale et en rien extraordinaire et idem concernant la croix!
Question de sensibilité peut -être mais tout cela ne doit pas nous faire oublier à qui nous devons l' adoration et la dévotion,qui est un des commandements le plus importants


Pour toi se rajoute un autre problème quant à la reconnaissance de Jésus comme vrai Dieu (2ème personne de la Trinité). Tu préfères éviter le sujet en utilisant des expressions comme "Fils de Dieu" ou tu préfères parler de la "déité" de Yeshoua ou encore parler du "Divin" comme dans ta phrase ci-dessus : "la mère porteuse du Divin".

Non je n' évite pas le sujet, je dis que je ne sais pas car la Bible n'est pas assez claire et je ne me base pas sur ma culture pour dire non à ce dogme puisque une partie de ma communauté y adhère.
Une Trinité de trois personnes basée sur la philosophie néo-platonicienne ne répond pas à mon questionnement qui est Yéshoua,homme ou D.ieu et les deux ainsi que comment il peut être les deux...
L'expression Ben Elohim ou Ben Adamah est souvent cité par Yéshoua lui-même et si j'utilise "déité" à la place de divinité c'est pour moi signifier la force du terme déïté bien supérieur à "divinité" mais je ne vois pas pourquoi ça me doit être repproché?
Je prie Rouah Hakoddesh de me donner la compréhension


D'où l'ambiguïté de ta position pour ne pas admettre la Trinité selon ton interprétation "enfermante" de "Adonaï Ehad" Dieu est UN, alors qu'il y a de nombreux passages dans l'AT et le NT qui sont implicites de la Trinité, tu l'as reconnu toi-même dans un autre sujet.



Jeb, si tu es rempli de l' Esprit Saint au point de pouvoir guérrir une maladie rare pour le salut de l'humanité,est-ce que ça fait de toi un D;ieu qu'on doit vénérer plus que D.ieu lui-même au point qu'on récite dans votre chapelet 10 ave pour un pater?
Pour la 1000ème fois écrites par beaucoup sur ce forum : les catholiques n'ont jamais mis la Vierge Marie plus haut que Dieu !
Cela semble friser la mauvaise foi que de le croire.
Cher Mister Be, tu es très intelligent et tu as beaucoup de connaissances des nombreux textes du Magistère, que tu nous cites bien souvent et à bon escient, pour ne pas savoir où est la place de la Vierge Marie chez les catholiques, comme chez les orthodoxes d'ailleurs.

Je ne sais pas si c'est de l'hypocrisie,je ne veux pas y croire, mais relisez tout ce qui est dit sur la vraie dévotion de la vierge=rien que le titre en dit long!
C'est comme si un prêtre pédophile voulait me dire que les attouchements sexuels sur un gamin n'est pas de la pédophilie


Et encore une fois, nous catholiques, respectons la foi de ceux qui n'ont pas la même dévotion envers la Vierge Marie. Et il ne s'agit pas de "sensibilité" ou d'une quelconque "sensiblerie", mais d'une vraie "rencontre" avec Marie comme en ont témoigné beaucoup sur ce forum.

Mais je respecte vos croyances car qui suis-je pour juger!
Je n' ai pas eu cette rencontre et mon seul point de référence et d'appui n'est autre que la Sainte Bible!
J'exprime simplement pourquoi je ne peux adhérer à ce dogme maintenant si vous êtes persuadé que vous êtes dans la Vérité, que mes propos -qui sont respectueux et courtois,je crois?-ne sont pas là pour vous ébranler et n'en tenez pas compte!
Je ne fais pas de prosélytisme,ma parole n'est que parole d'homme!
Les voies du Seigneur sont impénétrables et si vous êtes sauvés par la Vierge, tant mieux!

Pour résumer très brièvement la pensée de St Louis-Marie Grignon de Monfort, il écrit notamment dans son Traité :
"Quand on dit : "Marie !", elle répond : "Dieu !".
Pour nous catholiques, tout est dit dans cette phrase.


Et Shabbat Shalom cher Mister Be ! Very Happy

Shabbat Shalom Jeb!
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Michael



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Ven 06 Mai 2011, 16:22

Jeb a écrit:
Cher Michael,

Pardon de faire dévier le sujet que vous avez dédiez au Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge.

Embarassed

Peut-être qu'un Administrateur/Modérateur pourrait scinder le sujet ?
Bonjour Jeb!!!
Merci pour votre gentillesse,sur ce fil,je ne vois pas de problème.La seule chose que je demande est de ne pas vous offusquer lorsque je reviendrai sur le traité d'une si grande richesse.
Peut-être qu'un jour Mister be ainsi que d'autres réaliseront qu'ils ont une Très Sainte Mère qui n'attend que l'ouverture du coeur, pour les chérir et les comblés de son Amour.
Comme je me sens privilégié d'être et de vivre dans la Vérité.
Bonne journée.
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Michael



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Sam 07 Mai 2011, 14:57


B. Nécessité de la Dévotion à Marie particulièrement
dans les derniers temps.




48. C'est par Marie que le salut du monde a commencé, et c'est par Marie qu'il doit être consommé.
Marie n'a presque point paru dans le premier avènement de Jésus-Christ, afin que les hommes encore peu instruits et éclairés sur la personne de son Fils, ne s'éloignassent de la vérité, en s'attachant trop fortement et trop grossièrement à elle, ce qui apparemment serait arrivé si elle avait été connue, à cause des charmes admirables que le Très-Haut avait mis même en son extérieur.
Ceci est si vrai que saint Denys l'Aréopagite nous a laissé par écrit que, quand il la vit, il l'aurait prise pour une divinité, à cause de ses charmes secrets et de sa beauté incomparable, si la foi, dans laquelle il était bien confirmé, ne lui avait appris le contraire.
Mais dans le second avènement de Jésus-Christ, Marie doit être connue et révélée par le Saint-Esprit afin de faire par elle connaître, aimer et servir Jésus-Christ, les raisons qui ont porté le Saint-Esprit à cacher son Épouse pendant sa vie, et à ne la révéler que bien peu depuis la prédication de l'Évangile, ne subsistant plus.



1. Dieu veut révéler et découvrir Marie dans les derniers temps







49. Dieu veut donc révéler et découvrir Marie, le chef-d'œuvre de ses mains dans ces derniers temps.

1° Parce qu'elle s'est cachée dans ce monde et s'est mise plus bas que la poussière par sa profonde humilité, ayant obtenu de Dieu, de ses Apôtres et Évangélistes qu'elle ne fût point manifestée.


2° Parce qu 'étant le chef-d'œuvre des mains de Dieu, aussi bien ici-bas par la grâce que dans le ciel par la gloire, il veut en être glorifié et loué sur la terre par les vivants.

3° Comme elle est l'aurore qui précède et découvre le Soleil de justice, qui est Jésus-Christ, elle doit être connue et aperçue, afin que Jésus-Christ le soit.

4° Étant la voie par laquelle Jésus-Christ est venu à nous la première fois, elle le sera encore lorsqu'il viendra la seconde, quoique non pas de la même manière.

5° Étant le moyen sûr et la voie droite et immaculée pour aller à Jésus-Christ et le trouver parfaitement, c'est par elle que les saintes âmes qui doivent éclater en sainteté doivent le trouver.
Celui qui trouvera Marie trouvera la Vie, c'est à dire Jésus-Christ, qui est la Voie, la Vérité et la Vie, mais on ne peut trouver Marie qu'on ne la cherche : on ne peut la chercher qu'on ne la connaisse, car on ne cherche ni ne désire un objet inconnu.
Il faut donc que Marie soit plus connue que jamais, à la plus grande connaissance et gloire de la très sainte Trinité.

6° Marie doit éclater, plus que jamais, en miséricorde, en force et en grâce dans les derniers temps :
En miséricorde, pour ramener et recevoir amoureusement les pauvres pécheurs et dévoyés qui se convertiront et reviendront à l'église catholique.
En force contre les ennemis de Dieu, les idolâtres, schismatiques, mahométans, juifs et impies endurcis, qui se révolteront terriblement pour faire tomber, par promesses et menaces, tous ceux qui leur seront contraires.
Et enfin elle doit éclater en grâce, pour animer et soutenir les vaillants soldats et serviteurs de Jésus-Christ qui combattront pour Ses intérêts.

7° Enfin Marie doit être terrible au diable et à ses suppôts comme une armée rangée en bataille principalement dans les derniers temps, parce que le diable, sachant bien qu'il a peu de temps, et beaucoup moins que jamais pour perdre les âmes, redouble tous les jours ses efforts et ses combats.
Il suscitera bientôt de cruelles persécutions, et mettra de terribles embûches aux serviteurs fidèles et aux vrais enfants de Marie, qu'il a plus de peine à surmonter que les autres.




51. C'est principalement de ces dernières et cruelles persécutions du diable qui augmenteront tous les jours jusqu'au règne de l'Antéchrist, qu'on doit entendre cette première et célèbre prédiction et malédiction de Dieu, portée dans le paradis terrestre contre le serpent.
Il est à propos de l'expliquer ici pour la gloire de la très sainte Vierge, le salut de ses enfants, la confusion du diable.
" Je mettrai des inimitiés entre toi et la femme, et ta race et la sienne ; elle-même t'écrasera la tête, et tu mettras des embûches à son talon. "




52. Jamais Dieu n'a fait et formé qu'une inimitié, mais irréconciliable, qui durera et augmentera même jusques à la fin : c'est entre Marie, sa digne Mère, et le diable, entre les enfants et serviteurs de la sainte Vierge, et les enfants et suppôts de Lucifer.
En sorte que la plus terrible des ennemies que Dieu ait faite contre le diable, c'est Marie, sa sainte Mère. Il lui a même donné, dès le paradis terrestre, quoiqu'elle ne fût encore que dans Son idée, tant de haine contre ce maudit ennemi de Dieu, tant d'industrie pour découvrir la malice de cet ancien serpent, tant de force pour vaincre, terrasser et écraser cet orgueilleux impie, qu'il l'appréhende plus, non seulement que tous les anges et les hommes, mais, en un sens, que Dieu même.
Ce n'est pas que l'ire, la haine et la puissance de Dieu ne soient infiniment plus grandes que celles de la très sainte Vierge, puisque les perfections de Marie sont limitées, mais c'est premièrement parce que Satan, étant orgueilleux, souffre infiniment plus d'être vaincu et puni par une petite et humble servante de Dieu, et son humilité l'humilie plus que le pouvoir divin. Secondement parce que Dieu a donné à Marie un si grand pouvoir contre les diables, qu'ils craignent plus, comme ils ont été souvent obligés d'avouer, malgré eux, par la bouche des possédés, un seul de ses soupirs pour quelque âme, que les prières de tous les saints, et une seule de ses menaces contre eux que tous les autres tourments.




53. Ce que Lucifer a perdu par orgueil, Marie l'a gagné par humilité.
Ce qu'Ève a damné et perdu par désobéissance, Marie l'a sauvé par obéissance.
Ève, en obéissant au serpent, a perdu tous ses enfants avec elle, et les lui a livrés.
Marie, s'étant rendue parfaitement fidèle à Dieu, a sauvé tous ses enfants et serviteurs avec elle, et les a consacrés à sa Majesté.




54. Non seulement Dieu a mis une inimitié, mais des inimitiés entre Marie et le démon, et entre la race de la sainte Vierge et la race du démon : c'est-à-dire que Dieu a mis des inimitiés, antipathies et haines secrètes entre les vrais enfants et serviteurs de la sainte Vierge et les enfants et esclaves du diable.
Ils ne s'aiment point mutuellement, ils n'ont point de correspondance intérieure les uns avec les autres. Les enfants de Bélial, les esclaves de Satan, les amis du monde ( car c'est la même chose ), ont toujours persécuté jusqu'ici et persécuteront plus que jamais ceux et celles qui appartiennent à la très sainte Vierge, comme autrefois Caïn persécuta son frère Abel, et Ésaü son frère Jacob, qui sont les figures des réprouvés et des prédestinés.
Mais l'humble Marie aura toujours la victoire sur cet orgueilleux, et si grande, qu'elle ira jusqu'à lui écraser la tête où réside son orgueil.
Elle découvrira toujours sa malice de serpent. Elle éventera ses mines infernales, elle dissipera ses conseils diaboliques, et garantira jusqu'à la fin des temps ses fidèles serviteurs de sa patte cruelle. Mais le pouvoir de Marie sur tous les diables éclatera particulièrement dans les derniers temps, où Satan mettra des embûches à son talon, c'est-à-dire à ses humbles esclaves et à ses pauvres enfants.
Ils seront petits et pauvres selon le monde, et abaissés devant tous comme le talon, foulés et persécutés comme le talon l'est à l'égard des autres membres du corps.
Mais, en échange, ils seront riches en grâces de Dieu, que Marie leur distribuera abondamment : grands et relevés en sainteté devant Dieu, supérieurs à toute créature par leur zèle animé, et si fortement appuyés du secours divin, qu'avec l'humilité de leur talon, en union de Marie, ils écraseront la tête du diable et feront triompher Jésus-Christ.


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Michael



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Lun 09 Mai 2011, 14:44



2. La Dévotion à Marie nécessaire particulièrement
dans les derniers temps


55. Enfin, Dieu veut que sa sainte Mère soit à présent plus connue, plus aimée, plus honorée que jamais elle n'a été, ce qui arrivera sans doute si les prédestinés entrent, avec la grâce et lumière du Saint-Esprit, dans la pratique intérieure et parfaite que je leur découvrirai dans la suite.
Pour lors, ils verront clairement, autant que la foi le permet, cette belle étoile de la mer, et ils arriveront à bon port, malgré les tempêtes et les pirates en suivant sa conduite.
Ils connaîtront les grandeurs de cette Souveraine, et ils se consacreront entièrement à son service, comme ses sujets et ses esclaves d'amour.
Ils éprouveront ses douceurs et ses bontés maternelles, et ils l'aimeront tendrement comme ses enfants bien-aimés.
Ils connaîtront les miséricordes dont elle est pleine et les besoins où ils sont de son secours, et ils auront recours à elle en toutes choses comme à leur chère avocate et médiatrice auprès de Jésus-Christ.
Ils sauront qu'elle est le moyen le plus aisé, le plus court et le plus parfait pour aller à Jésus-Christ, et ils se livreront à elle corps et âme, sans partage, pour être à Jésus-Christ de même.




56. Mais qui seront ces serviteurs, esclaves et enfants de Marie ?
Ce seront un feu brûlant, ministres du Seigneur qui mettront le feu de l'amour divin partout.
Ce seront "sicut sagiter in manu potentis " des flèches aiguës dans la main de la puissante Marie pour percer ses ennemis.
Ce seront des enfants de Lévi, bien purifiés par le feu de grandes tribulations, qui porteront l'or de l'amour dans le cœur, l'encens de l'oraison dans l'esprit et la myrrhe de la mortification dans le corps.
Ils seront partout la bonne odeur de Jésus-Christ aux pauvres et aux petits, tandis qu'ils seront une odeur de mort aux grands, aux riches et orgueilleux mondains.




57. Ce seront des nuées tonnantes et volantes par les airs, au moindre souffle du Saint-Esprit, qui, sans s'attacher à rien, ni s'étonner de rien, ni se mettre en peine de rien, répandront la pluie de la parole de Dieu et de la vie éternelle.
Ils tonneront contre le péché, ils gronderont contre le monde, ils frapperont le diable et ses suppôts et ils perceront d'outre en outre, pour la vie ou pour la mort, avec leur glaive à deux tranchants de la parole de Dieu, tous ceux auxquels ils seront envoyés de la part du Très-Haut.




58. Ce seront des apôtres véritables des derniers temps, à qui le Seigneur des vertus donnera la parole et la force pour opérer des merveilles et remporter des dépouilles glorieuses sur Ses ennemis.
Ils dormiront sans or ni argent, et qui plus est, sans soin, au milieu des autres prêtres, ecclésiastiques et clercs, inter medios cleros, et cependant auront les ailes argentées de la colombe pour aller avec la pure intention de la gloire de Dieu et du salut des âmes, où le Saint-Esprit les appellera, et ils ne laisseront après eux, dans les lieux où ils auront prêché, que l'or de la charité qui est l'accomplissement de toute la loi.




59. Enfin, nous savons que ce seront de vrais disciples de Jésus-Christ, marchant sur les traces de sa pauvreté, humilité, mépris du monde et charité, enseignant la voie étroite de Dieu dans la pure vérité, selon le saint Évangile et non selon les maximes du monde, sans se mettre en peine ni faire acception de personne, sans épargner, écouter ni craindre aucun mortel, quelque puissant qu'il soit.
Ils auront dans leur bouche le glaive à deux tranchants de la parole de Dieu.
Ils porteront sur leurs épaules l'étendard ensanglanté de la Croix, le crucifix dans la main droite, le chapelet dans la gauche, les sacrés noms de Jésus et de Marie sur leur cœur, et la modestie et mortification de Jésus-Christ dans toute leur conduite.
Voilà de grands hommes qui viendront, mais que Marie fera par ordre du Très-Haut, pour étendre son empire sur celui des impies, idolâtres et mahométans.
Quand et comment cela sera-t-il ? …Dieu seul le sait : c'est à nous de nous taire, de prier, soupirer et attendre.


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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Mar 10 Mai 2011, 06:39


II. EN QUOI CONSISTE LA DÉVOTION A MARIE






A. Vérités fondamentales de la dévotion à Marie.






60. Ayant jusqu'ici dit quelque chose de la nécessité que nous avons de la dévotion à la très sainte Vierge, il faut dire en quoi consiste cette dévotion, ce que je ferai, Dieu aidant, après que j'aurai présupposé quelques vérités fondamentales, qui donneront jour à cette grande et solide dévotion que je veux découvrir.

Jésus-Christ est la fin dernière de toutes nos dévotions.





61. Première vérité. Jésus-Christ notre Sauveur, vrai Dieu et vrai homme, doit être la fin dernière de toutes nos autres dévotions. Autrement elles seraient fausses et trompeuses.
Jésus-Christ est l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin de toutes choses.
Nous ne travaillons que pour rendre tout homme parfait en Jésus-Christ, parce que c'est en Lui seul qu'habitent toute la plénitude de la Divinité et toutes les autres plénitudes de grâces, de vertus et de perfections.
C'est en Lui seul que nous avons été bénis de toute bénédiction spirituelle.
Il est notre unique maître qui doit nous enseigner, notre unique Seigneur de qui nous devons dépendre, notre unique chef auquel nous devons être unis, notre unique modèle auquel nous devons nous conformer, notre unique médecin qui doit nous guérir, notre unique pasteur qui doit nous nourrir, notre unique voie qui doit nous conduire, notre unique vérité que nous devons croire, notre unique vie qui doit nous vivifier et notre unique tout en toutes choses qui doit nous suffire.
Il n'a point été donné d'autre nom sous le ciel, que le nom de Jésus, par lequel nous devions être sauvés. Dieu ne nous a point mis d'autre fondement de notre salut, de notre perfection et de notre gloire, que Jésus-Christ.
Tout édifice qui n'est pas posé sur cette pierre ferme est fondé sur le sable mouvant, et tombera infailliblement tôt ou tard.
Tout fidèle qui n'est pas uni à Lui comme une branche au cep de vigne, tombera, séchera, et ne sera propre qu'à être jeté au feu.
Si nous sommes en Jésus-Christ, et Jésus-Christ en nous, nous n'avons point de damnation à craindre.
Ni les anges des cieux, ni les hommes de la terre, ni les démons des enfers, ni aucune autre créature ne peut nous nuire parce qu'elle ne peut nous séparer de la charité de Dieu qui est en Jésus-Christ.
Par Jésus-Christ, avec Jésus-Christ, en Jésus-Christ, nous pouvons toutes choses, rendre tout honneur et gloire au Père, en l'unité du Saint-Esprit, nous rendre parfaits et être à notre prochain une bonne odeur de vie éternelle.




62. Si donc nous établissons la solide dévotion de la très saint Vierge, ce n'est que pour établir plus parfaitement celle de Jésus-Christ, ce n'est que pour donner un moyen aisé et assuré pour trouver Jésus-Christ.
Si la dévotion à la sainte Vierge éloignait de Jésus-Christ, il faudrait la rejeter comme une illusion du diable. Mais tant s'en faut ! Cette dévotion ne nous est nécessaire que pour trouver Jésus-Christ parfaitement, l'aimer tendrement et le servir fidèlement.




63. Je me tourne ici un moment vers Vous, ô mon aimable Jésus, pour me plaindre amoureusement à Votre divine Majesté de ce que la plupart des chrétiens, même les plus savants, ne savent pas la liaison nécessaire qui est entre Vous et Votre sainte Mère.
Vous êtes, Seigneur, toujours avec Marie, et Marie est toujours avec Vous et ne peut être sans Vous, autrement elle cesserait d'être ce qu'elle est.
Elle est tellement transformée en Vous par la grâce qu'elle ne vit plus, qu'elle n'est plus.
C'est Vous seul, mon Jésus, qui vivez et régnez en elle, plus parfaitement qu'en tous les anges et les bienheureux.
Ah ! si l'on connaissait la gloire et l'amour que Vous recevez en cette admirable créature, on aurait de Vous et d'elle bien d'autres sentiments.
Elle Vous est si intimement unie, qu'on séparerait plutôt la lumière du soleil, la chaleur du feu ! Je dis plus, on séparerait plutôt tous les anges et les saints de Vous, que la divine Marie : parce qu'elle Vous aime plus ardemment et Vous glorifie plus parfaitement que toutes vos créatures ensemble.




64. Après cela, mon aimable Maître, n'est-ce pas une chose étonnante et pitoyable, de voir l'ignorance et les ténèbres de tous les hommes d'ici-bas à l'égard de Votre saint Mère ?
Je ne parle pas tant des idolâtres et des païens, qui, ne Vous connaissant pas, n'ont garde de la connaître. Je ne parle même pas des hérétiques et schismatiques, qui n'ont garde d'être dévots à votre sainte Mère, s'étant séparé de Vous et de votre sainte Église.
Mais je parle des chrétiens catholiques, et même des docteurs parmi les catholiques, qui, faisant profession d'enseigner aux autres les vérités, ne Vous connaissent pas, ni votre sainte Mère, si ce n'est d'une manière spéculative, sèche, stérile et indifférente.
Ces Messieurs ne parlent que rarement de votre sainte Mère et de la dévotion qu'on lui doit avoir, parce qu'ils craignent, disent-ils, qu'on n'en abuse, qu'on ne Vous fasse injure en honorant trop votre sainte Mère.
S'ils voient ou entendent quelque dévot à la sainte Vierge parler souvent de la dévotion à cette bonne Mère, d'une manière tendre, forte et persuasive, comme d'un moyen assuré et sans illusion, d'un chemin court et sans danger, d'une voie immaculée et sans imperfection, et d'un secret merveilleux pour Vous trouver et Vous aimer parfaitement, ils se récrient contre lui, et lui donnent mille fausses raisons pour lui prouver qu'il ne faut pas qu'il parle tant de la sainte Vierge, qu'il y a de grands abus en cette dévotion, et qu'il faut s'appliquer à les détruire et à parler de Vous, plutôt qu'à porter les peuples à la dévotion à la sainte Vierge qu'ils aiment déjà assez.
On les entend quelquefois parler de la dévotion à votre sainte Mère, non pas pour l'établir et la persuader, mais pour détruire les abus qu'on en fait, tandis que ces Messieurs sont sans piété et sans dévotion tendre pour Vous, parce qu'ils n'en ont pas pour Marie, regardant le rosaire, le scapulaire, le chapelet, comme des dévotions de femmelettes propres aux ignorants, sans lesquelles on peut se sauver.
Et s'il tombe en leurs mains quelque dévot à la sainte Vierge, qui récite son chapelet ou ait quelque autre pratique de dévotion envers elle, ils lui changeront bientôt l'esprit et le cœur.
Au lieu du chapelet, ils lui conseilleront de dire les sept psaumes, au lieu de la dévotion à la sainte Vierge, ils lui conseilleront la dévotion à Jésus-Christ.
O mon aimable Jésus, ces gens ont-ils votre esprit? Vous font-ils plaisir d'en agir de même ?
Est-ce Vous plaire que de ne pas faire tous ses efforts pour plaire à votre Mère, de peur de Vous déplaire? La dévotion à notre sainte Mère empêche-t-elle la Vôtre ?
Est-ce qu'elle s'attribue l'honneur qu'on lui rend ? Est-ce qu'elle fait bande à part ? Est-elle une étrangère qui n'a aucune liaison avec Vous ? Est-ce Vous déplaire que de vouloir lui plaire ? Est-ce se séparer ou s'éloigner de Votre amour, que de se donner à elle et de l'aimer ?




65. Cependant, mon aimable Maître, la plupart des savants, pour punition de leur orgueil, n'éloigneraient pas plus de la dévotion à votre sainte Mère, et n'en donneraient pas plus d'indifférence, que si tout ce que je viens de dire était vrai. Gardez-moi, Seigneur, gardez-moi de leurs sentiments et leurs pratiques, et me donnez quelque part aux sentiments de reconnaissance, d'estime, de respect et d'amour que Vous avez à l'égard de votre sainte Mère, afin que je Vous aime et glorifie d'autant plus que je Vous imiterai et suivrai de plus près.



66. Comme si jusqu'ici je n'avais encore rien dit en l'honneur de votre sainte Mère, faites-moi la grâce de la louer dignement malgré tous ses ennemis qui sont aussi les vôtres et que je leur dise hautement avec les saints : " Non praesumat aliquis Deum se habere propitium qui benedictam Matrem offensam habuerit. "- Que celui-là ne présume pas recevoir la miséricorde de Dieu, qui offense sa sainte Mère.



67. Et pour obtenir de votre miséricorde une véritable dévotion à votre sainte Mère, et pour l'inspirer à toute la terre, faites que je Vous aime ardemment, et recevez pour cela la prière embrasée que je Vous fais avec saint Augustin et vos véritables amis :



Vous êtes, ô Jésus, le Christ du Seigneur, mon père saint, mon Dieu plein de miséricorde, mon roi infiniment grand.
Vous êtes mon pasteur charitable, mon unique maître, mon aide plein de bonté, mon bien-aimé d'une beauté ravissante, mon pain de vie, mon prêtre éternel.
Vous êtes mon guide vers la patrie, ma vraie lumière, ma douceur toute sainte, ma voie droite et sans détour.
Vous êtes ma sagesse brillante par son éclat, ma simplicité pure et sans tache, ma paix et ma douceur. Vous êtes enfin toute ma sauvegarde, mon héritage précieux, mon salut éternel.


Ô Jésus-Christ, aimable Maître, pourquoi, dans toute ma vie, ai-je aimé, ai-je désiré autre chose que Vous ?
Jésus, mon Dieu, où étais-je quand je ne pensais pas à Vous ?
Ah ! du moins, qu' à partir de ce moment, mon cœur n'ait de désirs et d'ardeurs que pour le Seigneur Jésus. Qu'il se dilate pour n'aimer que Lui seul.
Désirs de mon âme, courez désormais, c'est assez de retard. Hâtez-vous d'atteindre le but auquel vous aspirez, cherchez en vérité Celui que vous cherchez.
Ô Jésus, anathème à qui ne Vous aime pas ! que celui qui ne Vous aime pas soit rempli d'amertume !
Ô doux Jésus, soyez l'amour, les délices et l'admiration de tout cœur dignement consacré à votre gloire. Dieu de mon cœur et mon partage, divin Jésus, que mon cœur se sépare de ce qui lui est propre afin que ce soit Vous qui viviez en moi..
Que Votre amour brûle sans cesse sur l'autel de mon cœur, qu'il embrase le plus intime de mon être, qu'il consume le fond de mon âme afin que je puisse paraître dignement devant Vous au jour de ma mort.


Amen

Que les fidèles disent cette prière tous les jours pour demander l'amour de Jésus que nous cherchons par la divine Marie.


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Michael



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Mar 10 Mai 2011, 17:53


 
Une image vaut milles mots.Pour moi,Marie c'est le cierge immaculé et la flamme c'est Dieu.La Trinité réside dans Notre Très Sainte Mère Marie.Quand on la prie,elle purifie nos prières avant de les présenter à Dieu et la Très Sainte Trinité en est honoré.
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Michael



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Mer 11 Mai 2011, 06:46


Nous sommes à Jésus-Christ et à Marie en qualité d'esclaves.




68. Seconde vérité. Il faut conclure de ce que Jésus-Christ est à notre égard, que nous ne sommes point à nous mais tout entiers à Lui, comme ses membres et ses esclaves qu'il a achetés infiniment cher, au prix de tout son sang.
Avant le baptême nous étions au diable comme ses esclaves.
Le baptême nous a rendus les véritables esclaves de Jésus-Christ, qui ne doivent vivre, travailler et mourir que pour fructifier pour ce Dieu-homme, le glorifier en notre corps, et le faire régner en notre âme, parce que nous sommes sa conquête, son peuple acquis et son héritage.
C'est pour la même raison que le Saint-Esprit nous compare :
1° à des arbres plantés le long des eaux de la grâce, dans le champ de l'Eglise, qui doivent donner leurs fruits en leur temps,
2° ou aux branches d'une vigne dont Jésus-Christ est le cep, qui doivent rapporter de bons raisins,
3° à un troupeau dont Jésus-Christ est le pasteur, qui se doit multiplier et donner du lait,
4° a une bonne terre dont Dieu est le laboureur, et dans laquelle la semence se multiplie et rapporte au centuple.
Jésus-Christ a donné sa malédiction au figuier infructueux, et porté condamnation contre le serviteur inutile qui n'avait pas fait valoir son talent.
Tout cela nous prouve que Jésus-Christ veut recevoir quelques fruits de nos chétives personnes, à savoir nos bonnes œuvres qui lui appartiennent uniquement.
" Creati in operibus boni in Christo Jesus " - Créés dans les bonnes œuvres en Jésus-Christ. " Ces paroles du Saint-Esprit montrent que Jésus-Christ est l'unique principe et doit être l'unique fin de toutes nos bonnes œuvres, et que nous devons Le servir non seulement comme des serviteurs à gages, mais comme des esclaves d'amour.




69. Il y a deux manières ici-bas d'appartenir à un autre et de dépendre de son autorité : la simple servitude et l'esclavage, ce qui fait ce que nous appelons un serviteur et un esclave.
Par la servitude commune chez les chrétiens, un homme s'engage à en servir un autre pendant un certain temps, moyennant un certain gage ou une telle récompense.
Par l'esclavage, un homme est entièrement dépendant d'un autre pour toute sa vie, et doit servir son maître, sans en prétendre aucun gage ni récompense.




70. Il y a trois sortes d'esclavages : un esclavage de nature, un esclavage de contrainte et un esclavage de volonté.
Toutes les créatures sont esclaves de Dieu en la première manière : " Domini est terra et plenitudo ejus -
Au Seigneur appartient la terre avec tout ce qu'elle renferme. "
Les démons et les damnés sont esclaves en la seconde, les justes et les saints le sont en la troisième. L'esclavage de volonté est le plus parfait, le plus glorieux à Dieu, qui regarde le cœur et qui demande le cœur.
Par cet esclavage de la volonté amoureuse on fait choix, par dessus toutes choses, de Dieu et de son service, quand même la nature n'y obligerait pas.




71. Il y a une totale différence entre un serviteur et un esclave.
Un serviteur ne donne pas tout ce qu'il est et tout ce qu'il possède et tout ce qu'il peut acquérir à son maître. Mais l'esclave se donne tout entier, tout ce qu'il possède et tout ce qu'il peut acquérir, à son maître sans aucune exception.
Le serviteur exige des gages pour les services qu'il rend à son maître, mais l'esclave n'en peut rien exiger, quelque assiduité, quelque industrie, quelque force qu'il ait à travailler.
Le serviteur peut quitter son maître quand il voudra, ou du moins quand le temps de son service sera expiré, mais l'esclave n'est pas en droit de quitter son maître quand il voudra.
Enfin, le serviteur n'est que pour un temps au service d'un maître, et l'esclave pour toujours.




72. Il n'y a rien parmi les hommes qui nous fasse plus appartenir à un autre que l'esclavage.
Il n'y a rien aussi parmi les chrétiens qui nous fasse plus absolument appartenir à Jésus-Christ et à sa sainte Mère que l'esclavage de volonté, selon l'exemple de Jésus-Christ même, qui a pris la forme d'esclave pour notre amour : "Formam servi accipiens," et de la sainte Vierge qui s'est dite la servante et l'esclave du Seigneur.
L'Apôtre s'appelle par honneur " Servus Christi." Les chrétiens sont appelés plusieurs fois dans l' Ecriture Sainte " servi Christi," lequel mot de servus ne signifiait autrefois qu'un esclave parce qu'il n'y avait point encore de serviteurs comme ceux d'aujourd'hui, les maîtres n'étant servis que par des esclaves ou affranchis.
Le Catéchisme du Concile de Trente, pour ne laisser aucun doute que nous ne soyons esclaves de Jésus-Christ, s'exprime par un terme sans équivoque en nous appelant " mancipia Christi " : esclaves de Jésus-Christ.




73. Je dis que nous devons être à Jésus-Christ et le servir, non seulement comme des serviteurs mercenaires, mais comme des esclaves amoureux, qui, par l' effet d'un grand amour se donnent et se livrent à le servir en qualité d'esclaves, pour le seul honneur de lui appartenir.
Avant le baptême, nous étions esclaves du diable.
Le baptême nous a rendus esclaves de Jésus-Christ.
Il faut que les chrétiens soient esclaves du diable ou de Jésus-Christ.




74. Ce que je dis absolument de Jésus-Christ, je le dis relativement de la sainte Vierge.
Jésus-Christ, l'ayant choisie comme compagne indissoluble de sa vie, de sa mort, de sa gloire et de sa puissance au ciel et sur la terre, lui a donné par grâce, relativement à sa Majesté, les mêmes droits et privilèges qu' il possède par nature :
" Quidquid Deo convenit per naturam, Mariae convenit per gratiam…- Tout ce qui convient à Dieu par nature, convient à Marie par grâce ", disent les saints. Car ayant tous deux la même volonté et la même puissance, ils n'ont tous deux que les mêmes sujets, serviteurs et esclaves.




75. On peut donc se dire et se faire l'esclave amoureux de la très sainte Vierge, afin d'être par là plus parfaitement esclave de Jésus-Christ.
La sainte Vierge est le moyen dont Notre-Seigneur s'est servi pour venir à nous. C'est aussi le moyen dont nous devons nous servir pour aller à Lui.
Car elle n'est pas comme les autres créatures qui pourraient nous éloigner de Dieu plutôt que de nous en approcher, mais la plus forte inclination de Marie est de nous unir à Jésus-Christ, son Fils.
Et la plus forte inclination du Fils est que l'on vienne à Lui par sa sainte Mère.
Et c'est Lui faire honneur et plaisir, comme ce serait faire honneur et plaisir à un roi si, pour devenir plus parfaitement son sujet et son esclave, on se faisait esclave de la reine.




76. De plus, si la sainte Vierge est la Reine et souveraine du ciel et de la terre, n'a-t-elle pas autant de sujets et d'esclaves qu'il y a de créatures ? N'est-il pas raisonnable que parmi tant d'esclaves de contrainte, il y en ait qui le soient par amour ?
Quoi ! les hommes et les démons auraient leurs esclaves volontaires et Marie n'en aurait point ?




77. Si on ne veut pas qu'on se dise esclave de la sainte Vierge, qu'importe ! Qu'on se fasse esclave de Jésus-Christ ! C'est l'être aussi de la sainte Vierge, puisque Jésus est le fruit et la gloire de Marie.
C'est ce qu'on fait parfaitement par la dévotion dont nous parlerons par la suite.




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Père Elia



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Mer 11 Mai 2011, 09:29

Peut-être suis-je trop scrupuleux.
Permettez-moi de vous poser une question

Suivant attentivement ce file, il me vient une question:

Est-ce le style de ce file voulu par tous, que les interventions soient particulièrement longues surtout celles qui reproduisent un texte qui ne vient pas de nous, mais du Père de Montfort?

Une autre question: n'y-a-t-il pas à mettre en garde nos lecteurs de la gravité de cette information qui possède en effet un caractère secret, e qu'il n'est peut-être pas toujours opportun de mettre comme ça d'emblée dans le grand public?

Sans prendre position avec le saint qui nous met en garde lui-même, voici xe qui m'a llerté de sa part:



[Un secret de sainteté]

[1] Ame prédestinée, voici un secret que le Très Haut m'a appris, et que je n'ai pu trouver en aucun livre ancien ni nouveau. Je [vous] le confie par le Saint Esprit, à condition:
1° Que vous ne le confierez qu'aux personnes qui le méritent par leurs oraisons, leurs aumônes, mortifications, persécutions, et zèle du salut des âmes et détachement;
2° Que vous vous en servirez pour devenir sainte et céleste; car ce secret ne devient grand qu'à mesure qu'une âme en fait usage. Prenez bien garde de demeurer les bras croisés, sans travail; car mon secret vous deviendrait poison et serait votre condamnation...
3° A condition que vous remercierez Dieu, tous les jours de votre vie, de la grâce qu'il vous a faite de vous apprendre un secret que vous ne méritez pas de savoir. Et à mesure que vous vous en servirez dans les actions ordinaires de votre vie, vous en connaîtrez le prix et l'excellence que vous ne connaîtrez d'abord qu'imparfaitement, à cause de la multitude et [de] la grièveté de vos péchés et de vos attaches secrètes à vous même.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Mer 11 Mai 2011, 12:49

Cher Père, sur un forum, il vaut mieux des intervention courtes et percutantes (10 lignes). Sinon, les gens ne lisent pas.

_________________
Arnaud
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Père Elia



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Mer 11 Mai 2011, 14:14

Merci Arnaud

C'est comme pour nos homélies...

Dépassées les 7 minutes les gens décrochent.

J'en tiendrai compte aussi personnellement
Ma réponse personnelle ne dépassait pas les 10 lignes, mais j'y ajoutais un texte de 11 lignes.
ceci dit, la diversité des interventions et des origines de ceux qui échangent est un gage d'enrichissement, et ceci dans tous les files: un cadeau providentiel.

:demande:
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Michael



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Mer 11 Mai 2011, 14:50

Bonjour Père Elia!!!

J'ai lu et relu et je relis encore passionnément avec un très grand intérêt spirituel ce traité de St-Louis-Marie Grignion de Montfort.Cette œuvre est une lecture indispensable pour comprendre l'authentique place de Notre Très Sainte Mère Marie, dans l'Église et au cœur du Christ.

Un jour à la fois ,je mets quelques versets pour que nous puissions méditer en profondeur les écrits de ce Grand Saint.
Le traité est ce que j'ai trouvé de plus beau et véridique concernant Notre Très Sainte Mère Marie.Il y a très longtemps que je connais ce traité.

J'y vais lentement,un jour à la fois car c'est tellement riche qu'il faut prendre le temps d'absorber et méditer ces grands mystères.

Tout comme vous,je connais l'importance d'une âme à Dieu.
Le train est en marche et bienvenue dans le royaume des vérités célestes.
Bonne journée.
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Père Elia



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Mer 11 Mai 2011, 21:04

Merci

Pourvu qu'après la belle retraite au Vatican cette année, où saint Louis-Marie était à l'honneur (la traité a été distribué à tous les participants), soit relancée a demande de déclaration du "Doctorat" de ce grand saint, à cause de son Christocentrisme et de son ecclésiocentrisme.

Il a en commun avec saint Thérèse de l'Enfant-Jésus, "Docteur de l'Eglise", sa capacité de s'adresser aux pauvres et aux "petits" en vulgarisant la grandes richesses de l'Ecole Française de Spiritualité.

Bravo Mickaël

Inspirez vous peut-être de la brièveté de "Marie de Nazareth" pour donner à plus petites doses ces trésors: je le dis en tenant compte de la réponse d'Arnaud ci dessus. :pape:
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Michael



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 12 Mai 2011, 06:11

Bonjour Père Elia!!!
Je ne pense pas au risque de me tromper que les textes sont trop longs.
Je pense qu'Arnaud voulait dire 10 paragraphes et sur ce point, je suis d'accord dépendamment de la longueur des paragraphes.
Rien n'empèche quiconque de revenir si elle n'a pas le temps de tout lire.Il y a des textes qui doivent ètre lus dans leur ensemble autant que possible.
Union de prières Père Elia.
Très heureux de vous avoir parmi nous.
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Michael



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 12 Mai 2011, 06:33


Nous devons nous vider de ce qu'il y a de mauvais en nous.


78. Troisième vérité. Nos meilleures actions sont ordinairement souillées et corrompues par le mauvais fond qui est en nous. Quand on met de l'eau nette et claire dans un récipient qui sent mauvais, ou du vin dans une tonneau dont le dedans est gâté, l'eau claire et le bon vin en sont gâtés et en prennent aisément la mauvaise odeur.
De même quand Dieu met dans notre âme, gâtée par le péché originel et actuel, ses grâces et rosées célestes, ou le vin délicieux de son amour, ses dons sont ordinairement souillés et gâtés par le mauvais levain et le mauvais fond que le péché a laissés chez nous.
Nos actions, même des vertus les plus sublimes, s'en sentent.
Il est donc d'une très grande importance, pour acquérir la perfection, qui ne s'acquiert que par l'union à Jésus-Christ, de nous vider de ce qu'il y a de mauvais en nous, autrement, Notre-Seigneur qui est infiniment pur et qui hait la moindre souillure dans l'âme, nous rejettera de devant ses yeux et ne s'unira point à nous.




79. Pour nous vider de nous-mêmes, il faut premièrement bien connaître, par la lumière du Saint-Esprit, notre mauvais fond, notre incapacité à tout bien utile au salut, notre faiblesse en toutes choses, notre inconstance en tous temps, notre indignité de toute grâce, et notre iniquité en tout lieu.
Le péché de notre premier père nous a tous presqu'entièrement gâtés, aigris et corrompus, comme le levain aigrit et corrompt la pâte où il est mis.
Les péchés actuels que nous avons commis, soit mortels, soit véniels, quelque pardonnés qu'ils soient, ont augmenté notre concupiscence, notre faiblesse, notre inconstance et notre corruption, et ont laissé de mauvais restes dans notre âme.
Nos corps sont si corrompus qu'ils sont appelés par le Saint-Esprit : corps du péché, conçus dans le péché et seulement capables de tout péché, corps sujets à mille et mille maladies, qui se corrompent de jour en jour.
Notre âme, unie à notre corps, est devenue si charnelle, qu'elle est appelée chair : " Toute chair avait
corrompu sa voie ".
Nous n'avons pour partage que l'orgueil et l'aveuglement dans l'esprit, l'endurcissement dans le cœur, la faiblesse et l'inconstance dans l'âme, la concupiscence, les passions révoltées et les maladies dans le corps.
Nous sommes naturellement plus orgueilleux que des paons, plus attachés à la terre que des crapauds, plus vilains que des boucs, plus envieux que des serpents, plus gourmands que des cochons, plus colères que des tigres et plus paresseux que des tortues, plus faibles que des roseaux et plus inconstants que des girouettes.
Nous n'avons dans notre fond que le néant et le péché, et ne méritons que l'ire de Dieu et l'enfer éternel.




80. Après cela, faut-il s'étonner si Notre-Seigneur a dit que celui qui voulait le suivre devait renoncer à soi-même et haïr son âme ; que celui qui aimerait son âme la perdrait et que celui qui la haïrait la sauverait ?
Cette Sagesse infinie, qui ne donne pas des commandements sans raison, ne nous ordonne de nous haïr nous-mêmes que parce que nous sommes grandement dignes de haine. Rien de si digne d'amour que Dieu, rien de si digne de haine que nous-mêmes.




81. Secondement, pour nous vider de nous-mêmes, il nous faut tous les jours mourir à nous-mêmes.
C'est à dire qu'il faut renoncer aux opérations des puissances de notre âme et des sens du corps, qu'il faut voir comme si on ne voyait point, entendre comme si on n'entendait point, se servir des choses de ce monde comme si on ne s'en servait point, ce que saint Paul appelle
" mourir tous les jours - Quotidie morior ".
"Si le grain de froment tombant à terre ne meurt, il demeure seul et ne produit point de fruit qui soit bon
."
Si nous ne mourons à nous-mêmes et si nos dévotions les plus saintes ne nous portent à cette mort nécessaire et féconde, nous ne porterons point de fruit qui vaille, nos dévotions nous deviendront inutiles, toutes nos œuvres de justice seront souillées par notre amour-propre et notre propre volonté, ce qui fera que Dieu aura en abomination les plus grands sacrifices et les meilleures actions que nous puissions faire. A notre mort, nous nous trouverons les mains vides de vertus et de mérites, et nous n'aurons pas une étincelle du pur Amour, qui n'est communiqué qu'aux âmes mortes à elles-mêmes dont la vie est cachée avec Jésus-Christ en Dieu.




82. Troisièmement, il faut choisir, parmi toutes les dévotions à la très sainte Vierge, celle qui nous porte le plus à cette mort à nous-mêmes, comme étant la meilleure et la plus sanctifiante.
Car il ne faut pas croire que tout ce qui reluit soit or, et que tout ce qui est doux soit miel, et que tout ce qui est aisé à faire et pratiqué du plus grand nombre soit le plus sanctifiant.
Comme il y a des secrets de nature pour faire en peu de temps et à peu de frais des opérations naturelles, de même dans l'ordre de la grâce il y a des secrets pour faire en peu de temps, avec douceur et facilité, des opérations surnaturelles, se vider de soi-même, se remplir de Dieu et devenir parfait.






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Père Elia



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 12 Mai 2011, 09:18

Mickael

Non, il s'agit bien de 10 lignes et non 10 paragraphes.

C'est comme à Lourdes par exemple ou ailleurs: Marie parle peu et brièvement pour tenir compte de nos capacités de mémoire aussi.

Un message bref s'intériorise plus vite et plus facilement. En donnant une métaphore: il vaut mieux des "amuses-gueules" ou des petites "becquées" pour attiser l'appétit et revenir au festin plus souvent...

Et puis des files à petits paragraphes permettent de voire d'autres files... me semble-t-il.
Ceci dit, votre idée de transmettre le Traité par étapes semble ne pas faire réagir beaucoup de personnes: est-ce bien le lieu? Est-ce bien le but de Docteur Angélique?

sans prendre position: Question Basketball

Bonne journée

lol!
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Michael



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 12 Mai 2011, 15:00

Père Elia a écrit:
Citation :
Basketball lol!



Shocked
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Michael



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Ven 13 Mai 2011, 07:25



Nous avons besoin d'un médiateur auprès du Médiateur même qui est Jésus-Christ.



83. Quatrième vérité. Il est plus parfait parce qu'il est plus humble, de ne pas approcher de Dieu par nous-mêmes, sans prendre un médiateur.
Notre fond, comme je viens de montrer, étant si corrompu, si nous nous appuyons sur nos propres travaux, industries, préparations, pour arriver à Dieu et Lui plaire, il est certain que toutes nos justices seront souillées, ou de peu de poids devant Dieu, pour l'engager à s'unir à nous et à nous exaucer.
Car ce n'est pas sans raison que Dieu nous a donné des médiateurs auprès de sa Majesté : il a vu notre indignité et incapacité, il a eu pitié de nous, et, pour nous donner accès à ses miséricordes, il nous a pourvu d'intercesseurs puissants auprès de Lui.
En sorte que, négliger ces médiateurs et s'approcher directement de sa sainteté sans aucune recommandation, c'est manquer d'humilité, c'est manquer de respect envers un Dieu si haut et si saint. C'est moins faire de cas de ce Roi des rois, qu'on ne le ferait d'un roi ou d'un prince de la terre.




84. Notre Seigneur est notre avocat et notre médiateur de Rédemption auprès de Dieu le Père.
C'est par Lui que nous devons prier avec toute l'Eglise triomphante et militante.
C'est par Lui que nous avons accès auprès de sa Majesté, et nous ne devons jamais paraître devant Elle qu'appuyés et revêtus des mérites de Jésus, comme le petit Jacob de peaux de chevreaux devant son père Isaac, pour recevoir sa bénédiction.




85. Mais n'avons-nous point besoin d'un médiateur auprès du Médiateur même ?
Notre pureté est-elle assez grande pour nous unir directement à Lui, et par nous-mêmes ?
N'est-il pas Dieu, en toutes choses égal à son Père, et par conséquent le Saint des saints, aussi digne de respect que son Père ?
Si, par charité infinie, il s'est fait notre caution et notre médiateur auprès de Dieu son Père, pour l'apaiser et lui payer ce que nous lui devions, faut-il pour cela que nous ayons moins de respect et de crainte pour sa majesté et sa sainteté ?
Disons donc hardiment, avec saint Bernard, que nous avons besoin d'un médiateur auprès du Médiateur même, et que la divine Marie est celle qui est la plus capable de remplir cet office charitable.
C'est par elle que Jésus-Christ nous est venu, et c'est par elle que nous devons aller à Lui.
Si nous craignons d'aller directement à Jésus-Christ notre Dieu, soit à cause de sa grandeur infinie, soit à cause de notre bassesse et de nos péchés, implorons hardiment l'aide et l'intercession de Marie notre Mère.
Elle est bonne, elle est tendre, il n'y a rien en elle d'austère ni de rebutant, rien de trop sublime et de trop brillant. En la voyant, nous voyons notre pure nature.
Elle n'est pas le soleil qui, par la vivacité de ses rayons, pourrait nous éblouir à cause de notre faiblesse, mais elle est belle et douce comme la lune, qui reçoit sa lumière du soleil et la tempère pour la rendre conforme à notre petite portée.
Elle est si charitable qu'elle ne rebute personne de ceux qui demandent son intercession, quelques pécheurs qu'ils soient.
Car, comme disent les saints, il n'a jamais été ouï dire, depuis que le monde est monde, qu'aucun de ceux qui ont eu recours à la sainte Vierge avec confiance et persévérance, ait été rebuté.
Elle est si puissante que jamais elle n'a été refusée dans ses demandes.
Elle n'a qu'à se montrer devant son Fils pour le prier, aussitôt il accorde, aussitôt il reçoit.
Il est toujours amoureusement vaincu par les prières de sa très sainte Mère.




86. Tout ceci est tiré de saint Bernard et de saint Bonaventure, en sorte que, selon eux, nous avons trois degrés à monter pour aller à Dieu :
Le premier, qui est plus proche de nous et le plus conforme à notre capacité, est Marie.
Le second est Jésus-Christ, et le troisième est Dieu le Père.
Pour aller à Jésus, il faut aller à Marie, c'est notre médiatrice d'intercession.
Pour aller au Père éternel, il faut aller à Jésus, c'est notre médiateur de Rédemption.
Or par la dévotion que je dirai ci-après, c'est l'ordre qu'on garde parfaitement.


http://www.sitedemarie.com/traite/traite4.htm#difficile
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Michael



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Ven 13 Mai 2011, 18:35

Citation :
Pour aller à Jésus, il faut aller à Marie, c'est
notre médiatrice d'intercession.
Pour aller au Père éternel, il faut aller à
Jésus, c'est notre médiateur de Rédemption.(86)


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Michael



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Sam 14 Mai 2011, 07:05



Il nous est très difficile de conserver les grâces et les trésors reçus de Dieu




87. Cinquième vérité. Il nous est très difficile, vu notre faiblesse et fragilité, de conserver en nous les grâces et les trésors que nous avons reçu de Dieu :

1° Parce que nous avons ce trésor, qui vaut mieux que le ciel et la terre, dans des vases fragiles, dans un corps corruptible, dans une âme faible et inconstante, qu'un rien trouble et abat

2° Parce que les démons, qui sont de fins larrons, veulent nous surprendre pour nous voler et nous dévaliser.
Ils épient jour et nuit le moment favorable pour cela. Ils tournoient incessamment pour nous dévorer, et nous enlever, en un moment, par un péché, tout ce que nous avons pu gagner de grâces et de mérites en plusieurs années.
Leur malice, leur expérience, leurs ruses et leur nombre doivent nous faire infiniment craindre ce malheur, vu que des personnes plus pleines de grâces, plus riches en vertus, plus fondées en expérience et plus élevées en sainteté, ont été surprises, volées et pillées.




88. Ah ! combien a-t-on vu de cèdres du Liban et d'étoiles du firmament tomber misérablement et perdre toute leur hauteur et leur clarté en peu de temps !
D'où est venu cet étrange changement ?
Ce n'a pas été faute de grâce, qui ne manque à personne, mais faute d'humilité.
Ils se sont crus plus forts et suffisants qu'ils n'étaient, ils se sont crus capables de garder leurs trésors, ils se sont fiés et appuyés sur eux-mêmes.
Ils ont cru leur maison assez sûre, et leurs coffres assez forts pour garder le précieux trésor de la grâce, et c'est à cause de cet appui imperceptible qu'ils avaient en eux-mêmes (quoiqu'il leur semblât qu'ils s'appuyaient uniquement sur la grâce de Dieu ), que le Seigneur très juste a permis qu'ils soient volés en les délaissant à eux-mêmes.
Hélas ! s'ils avaient connu la dévotion admirable que je montrerai par la suite, ils auraient confié leur trésor à une Vierge puissante et fidèle, qui le leur aurait gardé comme son bien propre, et même s'en serait fait un devoir de justice.



89. Il est difficile de persévérer dans la justice à cause de la corruption étrange du monde.
Le monde est maintenant si corrompu, qu'il est comme nécessaire que les cœurs religieux en soient souillés, sinon par sa boue, du moins par sa poussière.
En sorte que c'est une espèce de miracle quand une personne demeure ferme au milieu de ce torrent impétueux sans en être entraînée, au milieu de cette mer orageuse sans être submergée, au milieu de cet air empesté sans en être endommagée.
C'est la Vierge uniquement fidèle qui fait ce miracle à l'égard de ceux et celles qui la servent de la belle manière.






90. Ces cinq vérités présupposées, il faut maintenant plus que jamais faire un bon choix de la vraie dévotion à la sainte Vierge. Car il y en a de fausses qu'il est facile de prendre pour des vraies !
Le diable, comme un faux monnayeur et un trompeur fin et expérimenté, a déjà tant trompé et damné d'âmes par une fausse dévotion à la sainte Vierge, qu'il se sert tous les jours de son expérience diabolique pour en damner beaucoup d'autres, en les amusant et endormant dans le péché, sous prétexte de quelques prières mal dites et de quelques pratiques extérieures qu'il leur inspire.
Comme un faux monnayeur ne contrefait ordinairement que l'or et l'argent, et fort rarement les autres métaux, parce qu'ils n'en valent pas la peine, ainsi l'esprit malin ne contrefait pas tant les autres dévotions que celles de Jésus et de Marie, la dévotion à la sainte communion et à la très sainte Vierge, parce qu'elles sont l'or et l'argent parmi les métaux.




91. Il est donc très important de connaître les fausses dévotions à la très sainte Vierge pour les éviter, et la véritable pour l'embrasser.
En outre, parmi tant de pratiques de la vraie dévotion à la sainte Vierge, il faut choisir celle qui est la plus parfaite, la plus agréable à la sainte Vierge, la plus glorieuse à Dieu et la plus sanctifiante pour nous, afin de nous y attacher.




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Michael



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Dim 15 Mai 2011, 06:10


1.FAUX DÉVOTS ET FAUSSES DÉVOTIONS À LA SAINTE VIERGE






92. Je trouve sept sortes de faux dévots et de fausses dévotions à la sainte Vierge.
1° les dévots critiques
2° les dévots scrupuleux
3° les dévots extérieurs
4° les dévots présomptueux
5° les dévots inconstants
6° les dévots hypocrites
7° les dévots intéressés



Les dévots critiques





93. Les dévots critiques sont pour l'ordinaire des savants orgueilleux, des esprits forts et suffisants, qui ont au fond quelque dévotion à la sainte Vierge, mais qui critiquent presque toutes les pratiques de dévotion à la sainte Vierge que les gens simples rendent simplement et saintement à cette bonne Mère, parce qu'elles ne reviennent pas à leur fantaisie.
Ils révoquent en doute tous les miracles et histoires rapportées par des auteurs dignes de foi, ou tirés des chroniques des ordres religieux, qui font foi des miséricordes et de la puissance de la très sainte Vierge.
Ils ne sauraient voir qu'avec peine des gens simples et humbles à genoux devant un autel ou image de la sainte Vierge, et ils les accusent même d'idolâtrie, comme s'ils adoraient le bois ou la pierre.
Ils disent que, pour eux, ils n'aiment point ces dévotions extérieures et qu'ils n'ont pas l'esprit si faible que d'ajouter foi à tant de contes et historiettes qu'on débite sur la sainte Vierge.
Quand on leur rapporte les louanges admirables que les saints donnent à la sainte Vierge, ou ils répondent qu'ils ont parlé en orateurs, par exagération, ou ils donnent une mauvaise explication à leurs paroles.
Ces sortes de faux dévots et de gens orgueilleux et mondains sont beaucoup à craindre et ils font un tort infini à la dévotion à la très sainte Vierge, et en éloignent les peuples d'une manière efficace, sous prétexte d'en détruire les abus.



Les dévots scrupuleux



94. Les dévots scrupuleux sont des gens qui craignent de déshonorer le Fils en honorant la Mère, d'abaisser l'un en élevant l'autre.
Ils ne sauraient souffrir qu'on donne à la sainte Vierge les louanges très justes que lui ont données les saints Pères.
Ils ne souffrent qu'avec peine qu'il y ait plus de monde à genoux devant un autel de Marie que devant le Saint Sacrement, comme si l'un était contraire à l'autre !
Comme si ceux qui prient la sainte Vierge ne priaient pas Jésus-Christ par elle !
Ils ne veulent pas qu'on parle si souvent de la sainte Vierge, qu'on s'adresse si souvent à elle.
Voici quelques sentences qui leur sont ordinaires : À quoi bon tant de chapelets, tant de confréries et de dévotions extérieures à la sainte Vierge ? Il y a en cela bien de l'ignorance. C'est faire une mômerie de notre religion ! Parlez-moi de ceux qui sont dévots à Jésus-Christ ! Il faut recourir à Jésus-Christ, il est notre unique médiateur, il faut prêcher Jésus-Christ, voilà le solide !
Ce qu'ils disent est vrai en un sens, mais par rapport à l'application qu'ils en font, pour empêcher la dévotion à la très sainte Vierge, c'est un fin piège du malin, et très dangereux, sous prétexte d'un plus grand bien.
On n'honore jamais plus Jésus-Christ que lorsqu'on honore la très sainte Vierge, puisqu'on ne va à elle que pour trouver Jésus.






95. La sainte Église, avec le Saint-Esprit, bénit la sainte Vierge la première, et Jésus-Christ le second :
" Benedicta tu in mulieribus, et benedictus fructus ventris tui Jesus. Tu es bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de tes entrailles est béni ". Non pas parce que la sainte Vierge serait plus que Jésus-Christ ou égale à lui, ce serait une hérésie intolérable, mais c'est que pour bénir plus parfaitement Jésus-Christ il faut auparavant bénir Marie.


Les dévots extérieurs.




96. Les dévots extérieurs sont des personnes qui font consister toute la dévotion à la très sainte Vierge en des pratiques extérieures, qui ne goûtent que l'extérieur de la dévotion , parce qu'ils n'ont point d'esprit intérieur.
Ils diront force chapelets à la hâte, entendront plusieurs messes sans attention, iront aux processions sans dévotion, se mettront de toutes les confréries sans amendement de leur vie, sans violence à leurs passions et sans imitation des vertus de cette Vierge très sainte.
Ils n'aiment que le sensible de la dévotion, sans en goûter le solide. S'ils n'ont pas de consolations sensibles dans leurs pratiques, ils croient qu'ils ne font plus rien, ils se détraquent, ils quittent tout, ou ils font tout à bâton rompu !
Le monde est plein de ces sortes de dévots extérieurs, et il n'y a pas de gens plus critiques des personnes d'oraison, qui s'appliquent à l'intérieur comme à l'essentiel, sans mépriser l'extérieur de modestie qui accompagne toujours la vraie dévotion.



Les dévots présomptueux





97. Les dévots présomptueux sont des pécheurs abandonnés à leurs passions, ou des amateurs du monde, qui, sous le beau nom de chrétiens et de dévots à la sainte Vierge, cachent ou l'orgueil, ou l'avarice, ou l'impureté, ou l'ivrognerie, ou la colère, ou le jurement, ou la médisance, ou l'injustice etc.
Ils dorment en paix dans leurs mauvaises habitudes, sans se faire beaucoup de violence pour se corriger, sous prétexte qu'ils sont dévots à la sainte Vierge.
Ils se promettent que Dieu leur pardonnera, qu'ils ne mourront pas sans confession, et qu'ils ne seront pas damnés, parce qu'ils disent leur chapelet, parce qu'il jeûnent le samedi, parce qu'ils sont de la confrérie du saint Rosaire ou du Scapulaire etc.
Quand on leur dit que leur dévotion n'est qu'une illusion du diable et qu'une présomption pernicieuse capable de les perdre, ils ne veulent pas le croire.
Ils disent que Dieu est bon et miséricordieux, qu'il ne nous a pas faits pour nous damner, qu'il n'y a homme qui ne pèche, qu'ils ne mourront point sans confession, qu'un bon peccavi, à la mort, suffit.
De plus qu'ils sont dévots à la sainte Vierge, qu'ils portent le scapulaire, qu'ils disent tous les jours, sans reproche et sans vanité sept Pater et sept Ave en son honneur, qu'ils disent même quelquefois le chapelet et l'office de la sainte Vierge, qu'il jeûnent etc.
Pour confirmer ce qu'ils disent et s'aveugler davantage, ils apportent quelques histoires qu'ils ont entendues ou lues en des livres, vraies ou fausses peu importe, qui font foi que des personnes mortes en péché mortel, sans confession, parce qu'elles avaient pendant leur vie dit quelques prières ou fait quelques pratiques de dévotion à la sainte Vierge, ou ont été ressuscitées pour se confesser, ou leur âme a demeuré miraculeusement dans leur corps jusqu'à la confession, ou, par la miséricorde de la Vierge, ont obtenu de Dieu, à leur mort, la contrition et le pardon de leurs péchés, et par là ont été sauvées, et qu'ainsi ils espèrent la même chose !


98. Rien n'est si damnable, dans le christianisme, que cette présomption diabolique, : car, peut-on dire avec vérité qu'on aime et qu'on honore la sainte Vierge, lorsque par ses péchés, on pique, on perce, on crucifie et on outrage impitoyablement Jésus-Christ son Fils ?
Si Marie se faisait un loi de sauver par sa miséricorde ces sortes de gens, elle autoriserait le crime, elle aiderait à crucifier et outrager son Fils ! Qui l'oserait jamais penser ?




99. Je dis qu'abuser ainsi de la dévotion à la très sainte Vierge, qui, après la dévotion à Notre-Seigneur au très Saint Sacrement, est la plus sainte et la plus solide, c'est commettre un horrible sacrilège, qui après le sacrilège de l'indigne communion est le plus grand et le moins pardonnable.
J'avoue que pour être vraiment dévot à la sainte Vierge, il n'est pas absolument nécessaire d'être si saint qu'on évite tout péché, quoiqu'il le fût à souhaiter.
Mais il faut du moins : Premièrement être dans une sincère résolution d'éviter au moins tout péché mortel qui outrage la Mère aussi bien que le Fils. Secondement, se faire violence pour éviter le péché. Troisièmement réciter le chapelet, le saint rosaire ou autres prières, jeûner le samedi etc …




100. Cela est merveilleusement utile à la conversion d'un pécheur, même endurci .
Et si mon lecteur est tel, je le lui conseille, quand bien même il aurait un pied dans l'abîme, mais à condition qu'il ne pratique ces bonnes œuvres que dans l'intention d'obtenir de Dieu, par l'intercession de la sainte Vierge, la grâce de la contrition et du pardon de ses péchés.
Ainsi que la grâce de vaincre ses mauvaises habitudes, et ne pas demeurer paisiblement dans l'état du péché contre les remords de sa conscience, l'exemple de Jésus-Christ et des saints et les maximes de l'Évangile.


Les dévots inconstants.


101 Les dévots inconstants sont ceux qui sont dévots à la sainte Vierge par intervalles et par boutades : tantôt ils sont fervents et tantôt tièdes. Tantôt ils paraissent prêts de tout faire pour son service, et puis, peu après, ils ne sont plus les mêmes.
Ils embrasseront d'abord toutes les dévotions de la sainte Vierge : ils se mettront de ses confréries, et puis ils n'en pratiquent point les règles avec fidélité.
Ils changent comme la lune, et Marie les met sous ses pieds avec le croissant, parce qu'ils sont changeants et indignes d'être comptés parmi les serviteurs de cette Vierge fidèle, lesquels ont la fidélité et la constance en partage.
Il vaut mieux ne pas se charger de tant de prières et pratiques de dévotion, et en faire peu avec amour et fidélité, malgré le monde, le diable et la chair.


Les dévots hypocrites.


102. Il y a encore de faux dévots à la sainte Vierge, qui sont des dévots hypocrites, qui couvrent leurs péchés et leurs mauvaises habitudes sous le manteau de cette Vierge fidèle, afin de passer aux yeux des hommes pour ce qu'ils ne sont pas.

Les dévots intéressés.


103. Il y a encore des dévots intéressés, qui ne recourent à la sainte Vierge que pour gagner quelque procès, pour éviter quelque péril, pour guérir d'une maladie, ou pour quelqu'autre besoin de cette sorte, sans quoi ils l'oublieraient.
Et les uns et les autres sont de faux dévots, qui ne sont point de mise devant Dieu ni sa sainte Mère.




104. Prenons donc bien garde d'être du nombre des dévots critiques, qui ne croient rien et critiquent tout; des dévots scrupuleux, qui craignent d'être trop dévots à la sainte Vierge, par respect pour Jésus-Christ; des dévots extérieurs, qui font consister toute leur dévotion en des pratiques extérieures; des dévots présomptueux, qui, sous prétexte de leur fausse dévotion à la sainte Vierge, croupissent dans leurs péchés; des dévots inconstants, qui, par légèreté changent leurs pratiques de dévotion, ou les quittent tout à fait à la moindre tentation; des dévots hypocrites, qui se mettent des confréries et portent les livrées de la sainte Vierge, afin de passer pour bons; et enfin des dévots intéressés, qui n'ont recours à la sainte Vierge que pour être délivrés des maux du corps ou obtenir des biens temporels.


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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Lun 16 Mai 2011, 05:54


2. MARQUES DE LA VRAIE DÉVOTION À LA SAINTE VIERGE.






105. Après avoir découvert et condamné les fausses dévotions à la sainte Vierge, il faut en peu de mots établir la véritable qui est : intérieure, tendre, sainte, constante, désintéressée.


La vraie dévotion est intérieure





106. Premièrement la vraie dévotion à la sainte Vierge est intérieure, c'est-à-dire qu'elle part de l'esprit et du cœur, elle vient de l'estime qu'on fait de la sainte Vierge, de la haute idée qu'on s'est formée de ses grandeurs, et de l'amour qu'on lui porte.


La vraie dévotion est tendre




107. Secondement elle est tendre, c'est-à-dire pleine de confiance en la sainte Vierge, comme d'un enfant en sa bonne mère.
Elle fait qu'une âme recourt à elle dans tous ses besoins de corps et d'esprit, avec beaucoup de simplicité, de confiance et de tendresse.
Elle implore l'aide de sa bonne Mère en tout temps, en tout lieu et en toute chose : dans ses doutes, pour en être éclaircie, dans ses égarements pour être redressée, dans ses tentations pour être soutenue, dans ses faiblesses pour être fortifiée, dans ses chutes pour être relevée, dans ses découragements pour être encouragée, dans ses scrupules pour en être ôtée, dans ses croix, travaux et traverses de la vie pour être consolée.
Marie est son recours ordinaire, sans crainte d'importuner cette bonne Mère et de déplaire à Jésus.

La vraie dévotion est sainte




108. Troisièmement la vraie dévotion à la sainte Vierge est sainte, c'est-à-dire quelle porte une âme à éviter le péché et imiter les vertus de la sainte Vierge, particulièrement son humilité profonde, sa foi vive, son obéissance aveugle, son oraison continuelle, sa mortification universelle, sa pureté divine, sa charité ardente, sa patience héroïque, sa douceur angélique et sa sagesse divine.
Ce sont les dix principales vertus de la très sainte Vierge.



La vraie dévotion est constante



109. Quatrièmement la vraie dévotion à la sainte Vierge est constante.
Elle affermit une âme dans le bien, et elle la porte à ne pas quitter facilement ses pratiques de dévotion. Elle la rend courageuse à s'opposer au monde, dans ses modes et maximes, à la chair, dans ses ennuis et ses passions, et au diable, dans ses tentations.
En sorte qu'une personne vraiment dévote à la sainte Vierge n'est point changeante, chagrine, scrupuleuse ni craintive.
Ce n'est pas qu'elle ne tombe et qu'elle ne change quelquefois dans la sensibilité de la dévotion, mais si elle tombe elle se relève en tendant la main à sa bonne Mère. Et si elle devient sans goût ni dévotion sensible, elle ne s'en met point en peine : car le juste et le dévot fidèle de Marie vit de la foi en Jésus et Marie et non des sentiments du corps.



La vraie dévotion est désintéressée





110. Cinquièmement enfin, la vraie dévotion à la sainte Vierge est désintéressée, c'est-à-dire qu'elle inspire à une âme de ne point se rechercher, mais Dieu seul dans sa sainte Mère. Un vrai dévot de Marie ne sert pas cette auguste Reine par un esprit de lucre et d'intérêt, ni pour son bien temporel ou éternel, corporel ou spirituel, mais uniquement parce qu'elle mérite d'être servie, et Dieu seul en elle.
Il n'aime pas Marie parce qu'elle lui fait du bien, ou qu'il en espère d'elle, mais parce qu'elle est aimable. C'est pourquoi il l'aime et la sert aussi fidèlement dans les dégoûts et les sécheresses, que dans les douceurs et ferveurs sensibles.
Il l'aime autant sur le Calvaire qu'aux noces de Cana.
Oh ! qu'un tel dévot qui ne se recherche en rien dans les services qu'il lui rend, est agréable et précieux aux yeux de Dieu et de sa sainte Mère ! Mais qu'il est rare maintenant !




111. J'ai déjà dit beaucoup de choses de la très sainte Vierge. Mais j'en ai encore plus à dire, (et j'en omettrai encore infiniment plus, soit par ignorance, insuffisance, ou défaut de temps), dans le dessein que j'ai de former un vrai dévot de Marie et un vrai disciple de Jésus-Christ.



112. Oh! Que ma peine serait bien employée, si ce petit écrit, tombant entre les mains d'une âme bien née, née de Dieu et de Marie, et non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, lui découvrait et inspirait, par la grâce du Saint-Esprit, l'excellence et le prix de la vraie et solide dévotion à la très sainte Vierge.



113. Je me sens plus que jamais animé à croire et à espérer tout ce que j'ai profondément gravé dans le cœur, et que je demande à Dieu depuis bien des années : Que tôt ou tard la très sainte Vierge ait plus d'enfants, de serviteurs et d'esclaves d'amour que jamais, et que, par ce moyen, Jésus-Christ, mon cher Maître règne dans les cœurs plus que jamais.



114. Je prévois bien des bêtes frémissantes, qui viennent en furie pour déchirer avec leurs dents diaboliques ce petit écrit et celui dont le Saint-Esprit s'est servi pour l'écrire, ou du moins pour l'envelopper dans les ténèbres et le silence d'un coffre, afin qu'il ne paraisse point ! Ils attaqueront même et persécuteront ceux et celles qui le liront et le mettront en pratique.

Mais n'importe, mais tant mieux ! Cette vue m'encourage et me fait espérer un grand succès, c'est-à-dire un grand escadron de braves et vaillants soldats de Jésus et de Marie, pour combattre le monde, le diable et la nature corrompue, dans les temps périlleux qui vont arriver plus que jamais !



" Qui legit, intelligat.. Qui potest capere, capiat. Que celui qui lit comprenne. Que celui qui peut comprendre, comprenne "





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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Mar 17 Mai 2011, 07:02



C. PRINCIPALES PRATIQUES DE DÉVOTION À MARIE.

115. Il y a plusieurs pratiques intérieures de la vraie dévotion à la très sainte Vierge dont voici les principales

1° L'honorer comme la digne Mère de Dieu, du culte d'hyperdulie, c'est-à-dire l'estimer et l'honorer par- dessus tous les autres saints, comme le chef-d'œuvre de la grâce et la première après Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme ;

2° Méditer ses vertus, ses privilèges et ses actions ;

3° Contempler ses grandeurs ;

4° Lui faire des actes d'amour, de louange et de reconnaissance ;

5° L'invoquer avec tout son cœur ;

6° S'offrir et s'unir à elle ;

7° Faire ses actions en vue de lui plaire ;

8° Commencer, continuer et finir toutes ses actions par elle, en elle, avec elle et pour elle, afin de les faire par Jésus-Christ, en Jésus-Christ, avec Jésus-Christ, et pour Jésus-Christ, notre dernière fin.

116. La vraie dévotion à la sainte Vierge a aussi plusieurs pratiques extérieures dont voici les principales :

1° S'enrôler dans ses confréries et entrer dans ses congrégations ;

2° Entrer dans les Ordres religieux institués en son honneur ;

3° Publier ses louanges ;

4° Faire des aumônes, jeûnes et mortifications d'esprit ou de corps en son honneur ;

5° Porter sur soi ses livrées, comme le saint rosaire, le chapelet ou le scapulaire ;

6° Réciter avec attention, dévotion et modestie, soit le saint rosaire composé de quinze dizaines d' Ave Maria en l'honneur des quinze principaux mystères de Jésus-Christ, ou le chapelet de cinq dizaines, qui est le tiers du rosaire.

Les quinze mystères se subdivisent en :

Cinq mystères joyeux, qui sont : l'Annonciation, la Visitation, La Nativité de Jésus-Christ, la Purification et le Recouvrement de Jésus au temple.

Cinq mystères douloureux : L' Agonie de Jésus-Christ au jardin des Olives, sa Flagellation, son Couronnement d'épines, son Portement de Croix et sa Crucifixion.

Cinq mystères glorieux : La Résurrection de Jésus-Christ, son Ascension, la Descente du Saint-Esprit ou Pentecôte, l'Assomption de la Sainte Vierge en corps et en âme dans le ciel, et son Couronnement par les trois personnes de la Sainte Trinité.

On peut dire aussi la petite couronne de la sainte Vierge, composée de trois Pater et douze Ave, en l'honneur de sa couronne de douze étoiles ou privilèges ; ou l'office de la sainte Vierge, si universellement reçu et récité dans l'Église, ou le petit psautier de la sainte Vierge que saint Bonaventure a fait en son honneur, ou quelques autres prières, hymnes et cantiques de l'Église, comme le Salve Regina, l'Alma Mater, l'Ave Regina caelorum, ou le Regina caelis ou le Magnificat ou quelques autres prières dont les livres sont pleins. 7° Se consacrer à elle d'une manière spéciale et solennelle.

117. Il y a quantité d'autres pratiques de la vraie dévotion à la sainte Vierge , que le Saint-Esprit a inspirées aux saintes âmes, qui sont très sanctifiantes pourvu qu'elles soient faites comme il faut, c'est-à-dire avec une bonne et droite intention de plaire à Dieu seul, de s'unir à Jésus-Christ comme à la fin dernière, et d'édifier le prochain.

Il faut en outre les faire avec attention, sans distractions volontaires, avec dévotion, sans empressement ni négligence.



D. LA PRATIQUE PARFAITE DE DÉVOTION À MARIE




118. Après tout, je proteste hautement qu'ayant lu presque tous les livres qui traitent de la dévotion à la sainte Vierge, je ne connais point de pratique de dévotion envers la sainte Vierge semblable à celle que je veux dire, qui exige d'une âme plus de sacrifices pour Dieu, qui la vide plus d'elle-même et de son amour-propre, qui la conserve plus fidèlement dans la grâce, et la grâce en elle, qui l'unisse plus parfaitement à Jésus-Christ et enfin qui soit plus glorieuse à Dieu, sanctifiante pour l'âme et utile au prochain.



119. Comme l'essentiel de cette dévotion consiste dans l'intérieur qu'elle doit former, elle ne sera pas également comprise de tout le monde.
Quelques-uns s'arrêteront à ce qu'elle a d'extérieur, et ne passeront pas outre, et ce sera le plus grand nombre.
Quelques-uns, en petit nombre entreront dans son intérieur, mais ils n'y monteront qu'un degré.
Qui est-ce qui montera au second ? Qui parviendra jusqu'au troisième ?
Enfin qui est celui qui y sera par état ? Celui-là seul à qui l'Esprit de Jésus-Christ révélera ce secret.
Il y conduira lui-même l'âme bien fidèle, pour avancer de vertus en vertus, de grâce en grâce, et de lumière en lumière, pour arriver jusqu'à la transformation de soi-même en Jésus-Christ, et à la plénitude de son âge sur la terre et de sa gloire dans le ciel.


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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Mer 18 Mai 2011, 06:56


1. La parfaite consécration à Jésus-Christ.





120. Toute notre perfection consistant à être conformes, unis et consacrés à Jésus-Christ, la plus parfaite de toutes les dévotions est sans difficulté celle qui nous conforme, unit et consacre le plus parfaitement à Jésus-Christ.
Or, Marie étant la plus conforme à Jésus-Christ de toutes les créatures, il s'ensuit que plus une âme est consacrée à Marie, plus elle le sera à Jésus-Christ.
C'est pourquoi la parfaite consécration à Jésus-Christ n'est autre chose qu'une parfaite et entière consécration de soi-même à la très sainte Vierge, qui est la dévotion que j'enseigne, ou autrement dit une parfaite rénovation des vœux et promesses du saint baptême.



121. Cette dévotion consiste donc à se donner tout entier à la très sainte Vierge, pour être tout entier à Jésus-Christ par elle.
Il faut lui donner : notre corps avec tous ses sens et tous ses membres, notre âme avec toutes ses puissances, nos biens extérieurs qu'on appelle de fortune, présents et à venir. Et enfin, nos biens intérieurs et spirituels qui sont nos mérites, nos vertus, et nos bonnes œuvres passées, présentes et futures, en deux mots tout ce que nous avons ou pourrons avoir, dans l'ordre de la nature et de la grâce, et cela sans aucune réserve, et cela pour l'éternité.
Et il ne faut prétendre ni espérer aucune autre récompense de son offrande et de son service que l'honneur d'appartenir à Jésus-Christ par elle et en elle.



122. Ici, il faut remarquer qu'il y a deux choses dans les bonnes œuvres que nous faisons : La satisfaction et le mérite, c'est-à-dire la valeur satisfactoire ou impétratoire, et la valeur méritoire.
La valeur satisfactoire ou impétratoire d'une bonne œuvre, c'est une bonne action en tant qu'elle satisfait à la peine due au péché, ou qu'elle obtient quelque nouvelle grâce.
La valeur méritoire, ou le mérite, est une bonne action en tant qu'elle mérite la grâce et la gloire éternelle.
Or, dans cette consécration de nous-mêmes à la sainte Vierge, nous lui donnons toute la valeur satisfactoire et méritoire, autrement dit les satisfactions et les mérites de nos bonnes œuvres.
Nous lui donnons nos mérites, nos grâces et nos vertus, non pas pour les communiquer à d'autres ( car nos mérites, grâces et vertus sont à proprement parler incommunicables, et il n'y a eu que Jésus-Christ qui, en se faisant notre caution auprès de son père, nous a pu communiquer ses mérites ), mais pour nous les conserver, augmenter et embellir.
Nous lui donnons nos satisfactions pour les communiquer à qui bon lui semblera, et pour la plus grande gloire de Dieu.



123. Il s'ensuit de là que par cette dévotion on donne à Jésus-Christ, de la manière la plus parfaite, puisque c'est par les mains de Marie, tout ce qu'on peut lui donner, et beaucoup plus que par les autres dévotions, où on lui donne une partie de son temps, ou de ses bonnes œuvres, ou une partie de ses satisfactions et mortifications.
Ici tout est donné et consacré, jusqu'au droit de disposer de ses biens intérieurs, et les satisfactions qu'on gagne par ses bonnes œuvres, de jour en jour.
Dans les ordres religieux, on donne à Dieu les biens de fortune par le vœu de pauvreté, les biens du corps par le vœu de chasteté, sa volonté propre par le vœu d'obéissance, et quelquefois la liberté du corps par le vœu de clôture.
Mais on ne lui donne pas la liberté ou le droit qu'on a de disposer de la valeur de ses bonnes œuvres, et on ne se dépouille pas autant qu'on peut de ce que l'on a de plus précieux et de plus cher, qui sont nos mérites et nos satisfactions.



124. Il s'ensuit qu'une personne qui s'est ainsi volontairement consacrée et sacrifiée à Jésus-Christ par Marie ne peut plus disposer de la valeur d'aucune de ses bonnes actions. Tout ce que l'on souffre, pense, dit et fait de bien appartient à Marie, afin qu'elle en dispose selon la volonté de son Fils, et à sa plus grande gloire.



125. Il s'ensuit qu'on se consacre tout ensemble à la très sainte Vierge et à Jésus-Christ.
A la très sainte Vierge comme au moyen parfait que Jésus-Christ a choisi pour s'unir à nous et nous unir à lui.
Et à Notre-Seigneur comme à notre fin dernière, auquel nous devons tout ce que nous sommes comme à notre Rédempteur et notre Dieu.



126. J'ai dit que cette dévotion pouvait fort bien être appelée une parfaite dévotion des vœux ou promesses du saint baptême.
Car tout chrétien, avant son baptême, était l'esclave du démon, parce qu'il lui appartenait.
Il a dans son baptême, par sa bouche propre ou par celle de son parrain et de sa marraine, renoncé solennellement à Satan, à ses pompes et à ses œuvres et a pris Jésus-Christ pour son Maître et Souverain Seigneur, pour dépendre de lui en qualité d'esclave d'amour.
C'est ce qu'on fait par la présente dévotion : on renonce ( comme il est marqué dans la formule de consécration ) au démon, au monde, au péché et à soi-même, et l'on se donne tout entier à Jésus-Christ par les mains de Marie.
Et ceci volontairement, par soi-même, en connaissance de cause.
Dans le saint baptême, on ne se donne pas à Jésus-Christ par les mains de Marie, du moins d'une manière expresse, et on ne donne pas à Jésus-Christ la valeur de nos bonnes actions.
Mais par cette dévotion, on se donne expressément à Notre-Seigneur par les mains de Marie, et on lui consacre la valeur de toutes nos actions.



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Michael



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 19 Mai 2011, 06:18




127. Les hommes, dit saint Thomas, font vœu à leur baptême de renoncer au diable et à ses pompes. Et ce vœu, dit saint Augustin, est le plus grand et le plus indispensable.
Cependant qui est-ce qui garde ce grand vœu.
Qui est-ce qui tient fidèlement les promesses du baptême .
Presque tous les chrétiens ne faussent-ils pas la fidélité qu'ils ont promise à Jésus-Christ ?
D'où peut venir ce dérèglement universel, sinon de l'oubli où l'on vit des promesses et engagements de son baptême ?




128. Cela est si vrai que le concile de Sens, convoqué par ordre de Louis le Débonnaire pour remédier aux désordres des chrétiens, ne trouva point de meilleur moyen de remédier à un si grand mal que de porter les chrétiens à renouveler les vœux et promesses du baptême.



129. Le catéchisme du Concile de Trente exhorte les curés à faire la même chose et à porter leur peuple à se ressouvenir et croire qu'ils sont liés et consacrés à Notre Seigneur Jésus-Christ comme des esclaves à leur Rédempteur et Seigneur.



130. Or, si les conciles, les Pères et l'expérience même nous montrent que le meilleur moyen pour remédier aux dérèglements des chrétiens est de les faire ressouvenir des obligations de leur baptême et de leur faire renouveler les vœux qu'ils y ont fait, n'est-il pas raisonnable qu'on le fasse présentement d'une manière parfaite, par cette dévotion et consécration à Notre-Seigneur par sa sainte Mère ?
Je dis d'une manière parfaite, parce qu'on se sert, pour se consacrer à Jésus-Christ, du plus parfait de tous les moyens, qui est la très sainte Vierge.


131. On ne peut objecter que cette dévotion soit nouvelle ou indifférente.
Elle n'est pas nouvelle, puisque les conciles, les Pères et plusieurs autres parlent de cette consécration à Notre-Seigneur ou rénovation des vœux du saint baptême, comme d'une chose anciennement pratiquée, et qu'ils conseillent à tous les chrétiens.
Elle n'est pas indifférente, puisque la principale source de tous les désordres, et par conséquent de la damnation des chrétiens, vient de l'oubli et de l'indifférence pour cette pratique.




132. Quelques-uns peuvent dire que notre dévotion, nous faisant donner à Notre-Seigneur, par les mains de sa très sainte Mère, la valeur de toutes nos bonnes œuvres, prières, mortifications et aumônes, elle nous met dans l'impuissance à secourir les âmes de nos parents, amis et bienfaiteurs.
Je leur réponds tout d'abord qu'il n'est pas croyable que nos amis, parents et bienfaiteurs souffrent de ce que nous nous soyons consacrés sans réserve au service de Notre-Seigneur et de sa sainte Mère.
Ce serait faire injure à la puissance et à la bonté de Jésus et de Marie, qui sauront bien assister nos parents, amis et bienfaiteurs de notre petit revenu spirituel, ou par d'autres voies.
D'autre part cette pratique n'empêche point qu'on prie pour les autres, soit morts soit vivants, quoique l'application de nos bonnes œuvres dépende de la volonté de la très sainte Vierge.
C'est au contraire ce qui nous portera à prier avec plus de confiance, comme le ferait une personne riche qui ayant donné tout son bien à un grand prince, afin de l'honorer davantage, le prierait avec plus de confiance de faire l'aumône à quelqu'un de ses amis qui le lui demanderait.
Ce serait même faire plaisir à ce prince que de lui donner l'occasion de témoigner de sa reconnaissance envers une personne qui s'est dépouillée pour le revêtir, qui s'est appauvrie pour l'honorer.
Il faut dire la même chose de Notre-Seigneur et de la sainte Vierge : ils ne se laisseront jamais vaincre en reconnaissance.



133. Quelqu'un dira peut-être : Si je donne à la très sainte Vierge toute la valeur de mes actions pour l'appliquer à qui elle voudra, il faudra peut-être que je souffre longtemps en purgatoire.
Cette objection qui vient de l'amour propre, et de l'ignorance de la libéralité de Dieu et de sa sainte Mère, se détruit d'elle-même.
Une âme fervente et généreuse, qui prise plus les intérêts de Dieu que les siens, qui donne à Dieu tout ce qu'elle a, sans réserve, qui ne respire que la gloire et le règne de Jésus-Christ par sa sainte Mère, et qui se sacrifie tout entière pour lui, cette âme généreuse, dis-je, sera-t-elle punie dans l'autre monde pour avoir été plus libérale et désintéressée que les autres ?
Tant s'en faut ! C'est à cette âme que Notre-Seigneur et sa sainte Mère donneront en abondance dans l'ordre de la nature, de la grâce et de la gloire.




134. Voyons maintenant les motifs qui recommandent cette dévotion, les merveilleux effets qu'elle produit dans les âmes fidèles, et les pratiques de cette dévotion.



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Fidjouss



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 19 Mai 2011, 11:01

Bonjour,

Et aprés les catho soutiennent mordicus qu'ils ne sont pas polythéistes.

C'est malheureux !!!
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Arc-en-Ciel



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 19 Mai 2011, 12:36

Fidjouss a écrit:
Bonjour,

Et aprés les catho soutiennent mordicus qu'ils ne sont pas polythéistes.

C'est malheureux !!!
Ton incompréhension, Fidjouss, est normale, puisque tu es un musulman.
Et pourtant tu devrais comprendre le mot dévotion par le rapport que vous entrenez avec Mahomed.

Tout comme pour un catholique, il est normal, que nous ayons une dévotion, une très grande tendresse et amour filial, envers Marie, qui n'est pas Dieu (nous ne l'adorons pas) mais est la Mère de notre Dieu fait Homme.sunny

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Michael



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 19 Mai 2011, 18:52

Fidjouss a écrit:
Bonjour,

Et aprés les catho soutiennent mordicus qu'ils ne sont pas polythéistes.

C'est malheureux !!!
30. Tous les vrais enfants de Dieu et prédestinés ont Dieu pour Père et Marie pour Mère ; et qui n'a pas Marie pour Mère n'a pas Dieu pour Père.

Bonne journée.
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Fidjouss



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 19 Mai 2011, 21:29

Arc-en-Ciel a écrit:
Fidjouss a écrit:
Bonjour,

Et aprés les catho soutiennent mordicus qu'ils ne sont pas polythéistes.

C'est malheureux !!!
Ton incompréhension, Fidjouss, est normale, puisque tu es un musulman.
Et pourtant tu devrais comprendre le mot dévotion par le rapport que vous entrenez avec Mahomed.

Tout comme pour un catholique, il est normal, que nous ayons une dévotion, une très grande tendresse et amour filial, envers Marie, qui n'est pas Dieu (nous ne l'adorons pas) mais est la Mère de notre Dieu fait Homme.sunny


Vous n'avez pas le monopole de l'amour envers Marie mère de Jésus. Vous êtes loin d'imaginer de la tendresse que les musulmans lui portent, elle est considérée comme la femme la plus pieuse de tous les temps.

Et votre comparatif avec le Prophète Muhammad (non Mahomed comme vous l'ecrivez) n'a pas lieu d'être puisque rendre un culte à une créature est considéré comme le seul pèché non pardonnable. Seul Dieu est digne de louanges !
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Fidjouss



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 19 Mai 2011, 21:31

Michael a écrit:
Fidjouss a écrit:
Bonjour,

Et aprés les catho soutiennent mordicus qu'ils ne sont pas polythéistes.

C'est malheureux !!!
[color=#00008b]30. Tous les vrais enfants de Dieu et prédestinés ont Dieu pour Père

Au même titre que Jésus ?
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Jeu 19 Mai 2011, 21:35

Nous sommes enfants adoptifs de Dieu par notre foi en Jésus, Fils engendré de Dieu.
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Michael



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Ven 20 Mai 2011, 06:10

Fidjouss a écrit:
Citation :
Vous n'avez pas le monopole de l'amour envers Marie mère de Jésus. Vous êtes
loin d'imaginer de la tendresse que les musulmans lui portent, elle est
considérée comme la femme la plus pieuse de tous les temps.
Si vraiment vous aimez Marie,procurez-vous son chapelet et priez-la avec respect, amour et dévotion.
Je sais que les bons musulmans la perçoive comme une femme pieuse et à sa place et c'est tout à votre honneur.


30. Tous les vrais enfants de Dieu et prédestinés ont Dieu pour Père et Marie pour Mère ; et qui n'a pas Marie pour Mère n'a pas Dieu pour Père.
Fidjouss a écrit:

Citation :
Au même titre que Jésus ?
Marie a porté Jésus comme votre mère vous a porté donc Marie n'est pas notre mère charnelle.
Marie est notre Très Sainte Mère Spirituelle.
La première personne de la Très Sainte Trinité est notre Père spirituel.
Nous n'adorons pas Marie mais nous passons par elle pour rejoindre Dieu de la manière la plus parfaite.
Marie purifie nos intentions et nos prières et elle sait s'y prendre beaucoup mieux que nous pour obtenir de Dieu ce que nous avons besoin.
Jésus, du haut de la Croix, s'adresse au disciple qu'il aimait, en lui disant: «Voici ta Mère» (Jn 19, 26-27). Par cette acclamation,Marie devient la mère des rachetés.
Amicalement.
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Père Elia



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Ven 20 Mai 2011, 10:57

Fidjouss

Pour mieux se faire comprendre prenons une image:

Pour la première fois, je sui invité chez Fidjouss, en fait chez sa famille où sa maman a tout préparé: petits gâteaux orientaux, pièce agrémentée pour cette première venue etc...

Fidjouss m'accueille, et souhaite tout joyeux et tout fier, me présenter à sa mère
.
"Ah non, Fidjouss, c'est vous que je viens voir, et c'est vous qui m'invitez, pas votre mère."

Quelle gaffe de ma part!
La mère de Fidjouss entend toute la conversation, prête qu'elle était à venir faire ma connaissance... Elle ne dit rien, discrète.

Et après ma venue, c'est elle qui nettoie tout range tout...

Fidjouss: Votre réticence possède un point commun avec bien des chrétiens.
car le don de Marie dans sa vie est à recevoir du Seigneur.

Mon Dieu! Quelle grandeur d'amour de notre Créateur qui nous met en communion les uns avec les autres dans la reconnaissance des dons reçus de lui... Je demande à Mon Père des Cieux d'aimer Marie la Mère de Jésus comme il l'aime et comme Jésus l'aime. Exclamation
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Ven 20 Mai 2011, 11:05

I love you salut Merci !

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Arnaud
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Michael



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Sam 21 Mai 2011, 06:19


2. Les motifs qui nous doivent rendre cette dévotion recommandable.
Cette dévotion nous livre entièrement au service de Dieu.





135. Premier motif. On ne peut concevoir sur la terre d'emploi plus relevé que le service de Dieu.
Le moindre serviteur de Dieu est plus riche, plus puissant et plus noble que tous les rois et les empereurs de la terre. Quelles seront donc les richesses, la puissance et la dignité du fidèle et parfait serviteur de Dieu, qui sera dévoué à son service entièrement et sans réserve !
Tel est un fidèle et amoureux esclave de Jésus en Marie, qui s'est donné tout entier au service de ce Roi des rois, par les mains de sa sainte Mère, et qui n'a rien réservé pour soi-même : tout l'or de la terre et les beautés des cieux ne peuvent le payer !




136. Les autres congrégations, associations et confréries érigées en l'honneur de Notre-Seigneur et de sa sainte Mère, qui font par ailleurs tant de bien dans le christianisme, ne font pas donner tout sans réserve ; elles ne prescrivent à leurs associés que de certaines actions et pratiques pour satisfaire à leurs obligations ; elles les laissent libres pour toutes les autres actions et les autres temps de leur vie.
Mais cette dévotion ici fait donner sans réserve à Jésus et à Marie toutes ses pensées, paroles, actions et souffrances, et tous les temps de sa vie : en sorte que, soit qu'on veille ou qu'on dorme, soit qu'on boive ou qu'on mange, soit qu'on fasse les actions les plus grandes ou les plus petites, il est toujours vrai de dire que ce qu'on fait, quoiqu'on n'y pense pas, est à Jésus et à Marie en vertu de son offrande, à moins qu'on ne l'ait expressément rétractée. Quelle consolation !




137. De plus, comme je l'ai déjà dit, il n'y a aucune autre pratique que celle-ci par laquelle on se défasse facilement d'une certaine propriété, qui se glisse imperceptiblement dans les meilleures actions.
Notre bon Jésus donne cette grande grâce en récompense de l'action héroïque et désintéressée qu'on a faite, en lui faisant cession, par les mains de sa sainte Mère, de toute la valeur de nos bonnes œuvres. S'il donne un centuple, même en ce monde, à ceux qui pour son amour, quittent les biens extérieurs, temporels et périssables, quel sera le centuple qu'il donnera à celui qui lui sacrifiera même ses biens intérieurs et spirituels !




138. Jésus, notre grand ami, s'est donné à nous sans réserve, corps et âme, vertus, grâces et mérites : " Il m'a gagné tout entier en se donnant tout entier à moi, " dit saint Bernard. N'est-il pas de la justice et de la reconnaissance que nous lui donnions tout ce que nous pouvons lui donner ? Il a été libéral envers nous le premier ; soyons-le les seconds, et nous le trouverons pendant notre vie, à notre mort et dans toute l'éternité, encore plus libéral.



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Michael



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Sam 21 Mai 2011, 14:44



Cette dévotion nous fait imiter l'exemple donné par Jésus-Christ et par Dieu lui-même, et pratiquer l' humilité.


139. Second motif. Ce bon Maître n'a pas dédaigné de se renfermer dans le sein de la sainte Vierge comme un captif et un esclave amoureux, et de lui être soumis et obéissant pendant trente années.
C'est ici, je le répète, que l'esprit humain se perd, lorsqu'il fait une sérieuse réflexion à cette conduite de la Sagesse incarnée, qui n'a pas voulu, quoiqu'elle le pût faire, se donner directement aux hommes mais par la très sainte Vierge : qui n'a pas voulu venir au monde à l'âge d'un homme parfait, indépendant d'autrui, mais comme un pauvre et petit enfant, dépendant des soins et de l'entretien de sa sainte Mère. Cette Sagesse infinie, qui avait un désir immense de glorifier Dieu son Père et de sauver les hommes, n'a point trouvé de moyen plus parfait et plus court pour le faire que de se soumettre en toutes choses à la très sainte Vierge, non seulement pendant les huit, dix ou quinze premières années de sa vie, comme les autres enfants, mais pendant trente ans !
Et Jésus a donné plus de gloire à Dieu son Père pendant tout ce temps de soumission et de dépendance de la très sainte Vierge, qu'il ne lui en eût donné en employant ces trente ans à faire des prodiges, à prêcher par toute la terre, à convertir tous les hommes ; Si cela avait été autrement il l'aurait fait !
Oh ! que l'on glorifie hautement Dieu en se soumettant à Marie, à l'exemple de Jésus. Ayant devant nos yeux un exemple si visible et si connu de tout le monde, sommes-nous assez insensés pour croire trouver un moyen plus parfait et plus court pour glorifier Dieu que celui de se soumettre à Marie, à l'exemple de son Fils ?




140. Qu'on se rappelle ici, pour preuve de la dépendance que nous devons avoir de la très sainte Vierge, ce que j'ai dit ci-dessus, en rapportant les exemples que nous donnent le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
Le Père n'a donné et ne donne son Fils que par elle, ne se fait des enfants que par elle, et ne communique ses grâces que par elle !
Dieu le Fils n'a été formé et n'est formé et engendré tous les jours que par elle dans l'union au Saint-Esprit, et ne communique ses mérites et ses vertus que par elle.
Le Saint-Esprit n'a formé Jésus-Christ que par elle, ne forme les membres de son corps mystique que par elle.
Après tant et de si pressants exemples de la très Sainte Trinité, pouvons-nous, sans un extrême aveuglement, nous passer de Marie, et ne pas nous consacrer à elle et dépendre d'elle pour aller à Dieu et nous sacrifier pour Lui ?




141. Voici quelques passages de Pères, que j'ai choisis pour prouver ce que je viens de dire :
" Marie a deux fils, un homme-Dieu et un homme pur ; du premier elle est mère corporellement, du second spirituellement." (saint Bonaventure et Origène).
" Telle est la volonté de Dieu qui a voulu que nous ayons tout par Marie : si donc nous avons quelque espérance, quelque grâce, quelque don salutaire, sachons que cela découle de ses mains." (saint Bernard).
"Tous les dons, les vertus et les grâces de l'Esprit-Saint sont distribués par les mains de Marie, à qui elle veut, quand elle veut, comme elle veut et autant qu'elle veut." (saint Bernardin).
"Vous étiez indignes de recevoir les grâces divines : c'est pourquoi elles ont été données à Marie, afin que vous eussiez par elle tout ce que vous ne recevriez jamais." (saint Bernard).




142. Dieu, voyant que nous sommes indignes de recevoir ses grâces immédiatement de Sa main, dit saint Bernard, il les donne à Marie, afin que nous ayons par elle tout ce qu'il veut nous donner : et il trouve aussi sa gloire à recevoir par les mains de Marie la reconnaissance, le respect et l'amour que nous lui devons pour ses bienfaits.
Il est donc très juste que nous imitions cette conduite de Dieu, afin, dit le même saint Bernard, que la grâce retourne à son auteur par le même canal qu'elle est venue.
C'est ce que l'on fait par notre dévotion : on offre et consacre tout ce que l'on est et tout ce que l'on possède à la très sainte Vierge, afin que Notre-Seigneur reçoive par son entremise la gloire et la reconnaissance qu'on Lui doit. On se reconnaît indigne et incapable d'approcher de sa Majesté infinie par soi-même : c'est pourquoi on se sert de l'intercession de la très sainte Vierge.




143. De plus, c'est ici une pratique d'une grande humilité, que Dieu aime par-dessus les autres vertus.
Une âme qui s'élève abaisse Dieu, une âme qui s'abaisse élève Dieu.
Dieu résiste aux superbes et donne sa grâce aux humbles. Si vous vous abaissez, vous croyant indigne de paraître devant Lui et de vous approcher de Lui, il descend, il s'abaisse pour venir à vous, pour se plaire en vous.
Mais tout le contraire, quand on s'approche hardiment de Dieu sans médiateur, Dieu s'enfuit, on ne peut l'atteindre.
Oh ! qu'il aime l'humilité du cœur ! C'est à cette humilité qu'engage cette pratique de dévotion, puisqu'elle apprend à n'approcher jamais par soi-même de Notre-Seigneur, quelque doux et miséricordieux qu'il soit, mais à se servir toujours de l'intercession de la sainte Vierge, soit pour paraître devant Dieu, soit pour Lui parler, soit pour L'approcher, soit pour Lui offrir quelque chose, soit pour s'unir et consacrer à Lui.


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Michael



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MessageSujet: Re: Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge   Dim 22 Mai 2011, 05:31


Cette dévotion nous procure les bons offices de la sainte Vierge.






144. Troisième motif. La très sainte Vierge qui est une mère de douceur et de miséricorde, et qui ne se laisse jamais vaincre en amour et libéralité, voyant qu'on se donne tout entier à elle pour l'honorer et la servir, en se dépouillant de ce que l'on a de plus cher pour l'en orner, se donne aussi tout entière et d'une manière ineffable à celui qui lui donne tout.
Elle le fait s'engloutir dans l'abîme de ses grâces, elle l'orne de ses mérites, elle l'appuie de sa puissance, elle l'éclaire de sa lumière, elle l'embrase de son amour, elle lui communique ses vertus : son humilité, sa foi, sa pureté etc.… Elle se rend sa caution, son supplément et son tout envers Jésus.
Enfin, comme cette personne consacrée est toute à Marie, Marie est aussi toute à elle ; en sorte que l'on peut dire de ce parfait serviteur et enfant de Marie ce que saint Jean l'Evangéliste dit de lui-même, qu'il a pris la très sainte Vierge pour tous ses biens : Accepit eam discipulus in sua.




145. C'est ce qui produit dans son âme, s'il est fidèle, une grande défiance, mépris et haine de soi-même, et une grande confiance et un grand abandon à la sainte Vierge, sa bonne maîtresse.
Il ne met plus comme auparavant, son appui en ses dispositions, intentions, mérites, vertus et bonnes œuvres, parce qu'en ayant fait un entier sacrifice à Jésus-Christ par cette bonne Mère, il n'a plus qu'un trésor où sont tous ses biens, et qui n'est plus chez lui, et ce trésor est Marie.
C'est ce qui le fait approcher de Notre-Seigneur sans crainte servile ni scrupuleuse, et le prier avec beaucoup de confiance. C'est ce qui le fait entrer dans les sentiments du dévot et savant abbé Rupert, qui, faisant allusion à la victoire que Jacob remporta sur un ange, dit à la très sainte Vierge ces belles paroles :
" O Marie, ma Princesse, et Mère immaculée d'un Dieu-Homme, Jésus-Christ, je désire lutter avec cet Homme, savoir le Verbe divin, armé non pas de mes propres mérites, mais des vôtres. "
Oh ! qu'on est puissant et fort auprès de Jésus-Christ quand on est armé des mérites et de l'intercession d'une digne Mère de Dieu, qui, comme le dit saint Augustin, a amoureusement vaincu le Tout-Puissant !




146. Comme, par cette pratique, nous donnons à Notre-Seigneur, par les mains de sa sainte Mère, toutes nos bonnes œuvres, cette bonne Maîtresse les purifie, les embellit et les fait accepter de son Fils.
1° Elle les purifie de toute la souillure de l'amour-propre et de l'attache imperceptible à la créature qui se glisse insensiblement dans les meilleures actions.
Dès lors qu'elles sont entre ses mains très pures et fécondes, ces mêmes mains, qui n'ont jamais été stériles et oiseuses et qui purifient ce qu'elles touchent, ôtent du présent qu'on lui fait tout ce qu'il peut y avoir de gâté ou imparfait.




147. 2° Elle les embellit, en les ornant de ses mérites et vertus. C'est comme si un paysan, voulant gagner l'amitié et la bienveillance du roi, allait à la reine et lui présentait une pomme, qui est tout son revenu, afin qu'elle la présentât au roi.
La reine, ayant accepté le pauvre petit présent du paysan, mettrait cette pomme au milieu d'un grand et beau plat d'or, et la présenterait ainsi au roi de la part du paysan. Pour lors, la pomme, quoique indigne en elle-même d'être présentée au roi, deviendrait un présent digne de sa Majesté, eu égard au plat d'or où elle est et à la personne qui la présente.




148. 3° Elle présente ces bonnes œuvres à Jésus-Christ, car elle ne garde rien de ce qu'on lui présente, pour soi, en dernière fin. Elle renvoie tout à Jésus fidèlement. Si on la loue et on la glorifie, aussitôt elle loue et glorifie Jésus.
Maintenant comme autrefois lorsque sainte Élisabeth la loua, elle chante, quand on la loue et la bénit
:
" Magnificat anima mea Dominum. - Mon âme glorifie le Seigneur."




149. 4° Elle fait accepter de Jésus ces bonnes œuvres, quelque petit et pauvre que soit le présent pour ce Saint des saints et ce Roi des rois.
Quand on présente quelque chose à Jésus, par soi-même et appuyé sur sa propre industrie et disposition, Jésus examine le présent, et souvent il le rejette à cause de la souillure qu'il contracte par l'amour-propre, comme autrefois il rejeta les sacrifices des Juifs tout pleins de leur propre volonté.
Mais quand on lui présente quelque chose par les mains pures et virginales de sa bien-aimée, on le prend par son faible, s'il m'est permis d'user de ce terme ! Il ne considère pas tant la chose qu'on lui donne que sa bonne Mère qui la présente ; il ne regarde pas tant d'où vient ce présent que celle par qui il vient.
Ainsi Marie, qui n'est jamais rebutée et toujours bien reçue de son Fils, fait recevoir agréablement de sa Majesté tout ce qu'elle lui présente, petit ou grand ; il suffit que Marie le présente pour que Jésus le reçoive et l'agrée. C'est le grand conseil que donnait saint Bernard à ceux et celles qu'il conduisait à la perfection : Quand vous voudrez offrir quelque chose à Dieu, ayez soin de l'offrir par les mains très agréables de Marie, à moins que vous ne vouliez être rejetés !




150. N'est-ce pas ce que la nature même inspire aux petits à l'égard des grands, comme nous avons vu ? Pourquoi la grâce ne nous porterait-elle pas à faire la même chose à l'égard de Dieu, qui est infiniment élevé au-dessus de nous, et devant lequel nous sommes moins que des atomes ? Nous avons d'ailleurs une avocate si puissante qu'elle n'est jamais refusée, si industrieuse qu'elle sait tous les secrets pour gagner le cœur de Dieu, si bonne et charitable qu'elle ne rebute personne quelque petit et méchant qu'il soit ! Je rapporterai ci-après la figure véritable des vérités que je dis, dans l'histoire de Jacob et de Rébecca.


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