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 Chemin de Croix

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Théophane



Masculin Messages : 592
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MessageSujet: Chemin de Croix   Mar 04 Avr 2006, 13:31

J’avais écrit ce Chemin de Croix il y a un an ; j’aimerais vous le faire partager, sachant qu’il a aidé plusieurs personnes à méditer sur la Passion de Notre-Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, sur Son amour infini et Ses souffrances rédemptrices.
En union de prières,
Jean-François









Chemin de Croix


Première Station
Jésus-Christ est condamné à mort

Ô grand amour, ô amour démesuré que celui qui Te conduit sur la voie du martyre ! Quelle sentence affreuse, quelle condamnation injuste ! Voila l’Agneau sans tâche dans les griffes du tigre ! Le Fils de Dieu est devant un tribunal d’impies, Lui qui jugera le monde. Une foule enragée réclame Sa mort à grands cris, et même Son supplice ne pourra satisfaire leur haine. « Qu’a-t-il donc fait ? » demande alors le gouverneur. Qu’a-t-Il fait ? Il a guéri les malades, Il a rendu la vue aux aveugles, Il a fait marcher les paralysés, Il a chassé les démons, consolé les affligés, transmis la Parole du Père. Il n’a rien fait d’autre que cela, et la récompense de tous ces bienfaits est la flagellation et la Croix. Par amour pour moi, mon Sauveur veut mourir, Il Se tait devant les accusations pour me montrer que Sa justice miséricordieuse ne désire que souffrir et nous sauver. Aussi, quand je serai victime du mensonge, je garderai le silence comme mon divin Maître. Ô Jésus, c’est moi qui devrais expier pieds et poings liés en enfer ; les chaînes, les fouets, les fers, les épines, tout ce que Tu as souffert, c’est moi qui l’avais mérité. Par Ta captivité, Fils de Dieu, Tu nous décharges de nos chaînes, et si Tu refusais Ton esclavage, le nôtre serait éternel.



Deuxième Station
Jésus est chargé de Sa Croix

Seigneur, voici le poids de nos péchés, voici le pesant fardeau de la Croix dont nous T’accablons, Toi qui nous charges d’un fardeau léger. Viens, douce Croix, viens réjouir mon cœur, toi seule peux me combler de joie, car tu es l’unique objet de mes désirs, la seule chose à laquelle j’aspire, ô Croix tant désirée ! Seigneur, donne-la-moi toujours, et si ma douleur est un jour trop lourde, aide-moi à la porter. Comme l’or est éprouvé dans la fournaise, c’est par la Croix que le chrétien doit être confirmé. Ô Croix glorieuse, tu es devenue l’étendard de la victoire, tu illumines le monde, et c’est par toi que l’Eglise triomphe toujours et sans cesse. Pour guérir les plaies purulentes de mes vices, mon Sauveur accepte d’être meurtri, Il ne connaît rien du péché, mais Il paie pour moi et pour mes fautes, aussi nombreuses que les grains de sable au bord de la mer. Venez, âmes chrétiennes, chargez-vous de la Croix, et suivez jusqu’au Calvaire les pas ensanglantés du divin Maître. Oui, moi aussi je Te suivrai, ma Lumière, ma Vie, je Te suivrai d’un pas joyeux et empressé. Accélère ma démarche, ne cesse pas de me tirer, de me pousser, de me presser !



Troisième Station
Jésus tombe sous le poids de Sa Croix

Hélas Seigneur, Tes forces Te trahissent ! Comment est-ce possible ? Toi qui soutiens l’univers, Tu ploies sous le poids d’une Croix ? Quelle misère ! Le Dieu Tout-Puissant tombe à terre, mais Sa chute nous relève et renouvelle toute chose. Personne ne T’aide, que puis-je donc faire ? Je ne peux Te secourir, je ne sais vers qui me tourner ; une angoisse surhumaine s’empare de mon cœur, mon cœur serré dans un étau saigne dans les larmes… Ce cœur n’est qu’à Toi, ce cœur se brise en voyant Ta souffrance et ne fait que languir devant Tes tortures… Ah, comme Tes Plaies saignent tendrement ! Seigneur, quand je serai dans la détresse, rappelle-Toi de l’extrémité à laquelle Tu fus réduit.



Quatrième Station
Jésus-Christ rencontre Sa très Sainte Mère

Ô Mère de Douleurs, vois Ton divin Fils accablé d’un lourd fardeau, entouré de tous Ses ennemis, délaissé par Ses amis, maltraité par Ses ennemis, livré à la rage du démon ! Viens Mère, viens nourrir Ton amour et Ta douleur du spectacle cruel du martyre de Ton enfant chéri ! Qu’Elle est douce et forte cette tendre Mère qui voudrait soustraire cet enfant adoré aux griffes de Ses perfides assassins, et qui en même temps souhaite de tout Son Cœur que le Salut des enfants d’Ève s’opère, fut-ce au prix de la mort de Son Fils, de Son Dieu !… Y a-t-il une Mère qui aime plus tendrement Son enfant ? Hélas, qu’Elle est désolée, qu’Elle est consternée, Elle qui a erré toute une nuit dans cette ville en délire, toute dolente et contristée… Ô divine Corédemptrice, laisse-moi plonger toutes les âmes dans cette mer de douleur !



Cinquième Station
Simon de Cyrène aide Jésus à porter Sa Croix

Ô Jésus, voilà enfin un faible secours pour Te décharger pour un court instant de cette pesante Croix ! À présent c’est moi, Seigneur, qui T’aide à la porter. Si seulement ma douleur et mon amour égalaient un tant soit peu mon désir de T’aimer et de souffrir avec Toi ! Jésus, Dieu d’Amour, ce n’est qu’à Tes côtés que mon âme goûte la paix et le soulagement. Je T’aime et je T’adore, rien sans Toi ne peut me charmer, et mon désir est de demeurer à jamais auprès de Toi, que ce soit dans les joies de la Crèche ou dans les douleurs du Calvaire. Crois-Tu que je T’aime pour Ta gloire et Ta grandeur suprême ? Non, je T’aime pour Ton martyre, et c’est Ta peine et Ta douleur qui m’attirent vers Toi… Tes Anges, Seigneur, Te glorifient dans le Ciel, mais moi seul, pauvre pécheur, je peux partager l’angoisse de Ton Cœur. Laisse-moi Te suivre et mourir avec Toi afin de ressusciter au jour de la gloire ! Seigneur, laisse-moi partager Ta peine. Mon amour pour Toi me crucifie déjà, et ma chair, mon cœur, mon âme, mes sens sont crucifiés ; par Tes épines et par Tes clous je suis meurtri !



Sixième Station
Sainte Véronique essuie la Face de Jésus

Que vois-je ? Une femme fend la foule et s’avance vers le condamné. Elle se penche vers Lui et essuie Son visage avec un linge immaculé. Ô miracle, la Face du Sauveur y reste imprimée ! La voilà donc cette Face qui ravit tous les Saints, cette Face que les Prophètes ont brûlé du désir de contempler, cette Face adorable devant laquelle les Anges se couvrent de leurs ailes tant ils ne peuvent en soutenir l’éclat ! Ce visage humain du Dieu caché est à présent couvert de crachats, de poussière, de sueur, de sang. Ô tête pleine de Sang et de blessures, pleine de douleurs et encore plus de dérision, ô tête jadis ornée de la plus belle des gloires et maintenant portée aux cimes de l’insulte, je Te salue ! Face noble devant qui tremble tout l’univers, qui a donc mis pareille détresse en Tes yeux que n’égale aucune lumière ? Hélas, voilà mon bel astre pâle comme la mort ! Seigneur, je veux rester auprès de Toi, et quand Ton Cœur cessera de battre, je veux mourir avec Toi. Ô chère et sanglante image de douleur, toute pâle et blessée, Tu es ma Vie, Tu es mon Amour ! Ô Face meurtrie et exsangue de mon Jésus, seule Toi brille à chaque instant au fond de mon cœur, et je m’en réjouis.



Septième Station
Jésus tombe pour la deuxième fois

Ô Seigneur, Tu tombes sous le poids de mes fautes ! Hélas, je ne puis même pas Te relever ! Viens vil pécheur, vois ton Sauveur ployant sous l’instrument du supplice, vois Jésus qui pour Toi souffre mille martyres ! Mon Dieu, contre Toi j’ai péché, mes faits et gestes Te déplaisent, Tu dois haïr ma conduite, car le péché m’a affaibli, mais je sais que Ta miséricorde est plus grande que mes iniquités. Que ma faute, Seigneur, ne me sépare pas de Toi ! Je me réjouis, Seigneur, car Tes chutes me relèvent, et quand je tomberai sous le poids du péché, Tu me relèveras encore par la pénitence et par la Croix, car Ton Amour miséricordieux ne se lasse pas de pardonner et Ta bonté ne demande qu’à me sauver.
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Théophane



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MessageSujet: Re: Chemin de Croix   Mar 04 Avr 2006, 13:32

Huitième Station
Jésus console les filles d’Israël

Que Ton amour est grand, aimable Sauveur ! Tu oublies Tes souffrances pour T’occuper de faibles et pauvres femmes. Tu nous dis : « Ne vous lamentez pas sur Moi ». Hélas Seigneur, comment le pourrais-je ? Je Te vois sous les coups, je Te vois languir dans les supplices et pâtir dans les affres de Ta Passion, et mon cœur devrait ne pas vouloir éclater de douleur à la vue d’un tel spectacle ? Ah, cruels souvenirs, tourmentez-moi nuit et jour, venez me torturer, douloureuses images, continuez à augmenter ma douleur, afin que dans la peine et dans la cruauté de l’angoisse je puisse encore connaître la joie et goûter au soulagement, car je serai parfaitement heureux si je peux ressentir en mon cœur quelque chose du martyre de mon Jésus transpercé. Ô saintes femmes d’Israël, bienheureuses êtes-vous, car vous devenez filles de l’Eglise ! Mon Dieu, mon Rédempteur, laisse-moi, laissez-moi toujours pleurer sur Tes souffrances. Donne toujours à mes yeux une source de larmes, et fais-moi la grâce de ne jamais cesser de regretter mes péchés. Ô Jésus, je vivais dans le monde de la joie et des plaisirs, tandis que Toi, Tu dois souffrir !



Neuvième Station
Jésus tombe pour la troisième fois

Ô âme chrétienne, vois Son dos que les meurtriers ont labouré ! Quand le déluge de nos péchés aura passé, le plus bel arc-en-ciel éclairera Son Corps meurtri qui ressemble déjà au Ciel. Ah mon cœur, vois les stries multicolores qui Le rendre semblable à la mer agitée et qui pourtant me font tant penser au ciel ! Viens âme fidèle, contemple avec un plaisir tourmenté les souffrances de ton Jésus, ne quitte pas des yeux une seconde ce cruel spectacle… Vois dans Ses peines ton plus grand bien, ne te lasse pas de Le voir souffrir car Sa mort te donne la vie. Ô Jésus, en Te contemplant couvert de Sang je me lamente et me réjouis car je sais que je suis sauvé. Je T’aime comme je n’ai jamais aimé personne, Ta souffrance me comble de joie, ne cesse donc pas de souffrir ! Exulte, mon âme, Jésus demeure Ta joie ! Mon cœur se réjouit, et transporté dans une douce joie, il respire enfin. Je désirerais la mort, si Toi, mon Jésus, Tu ne m’aimais pas ; si Tu me repoussais, mes souffrances seraient pires que celles des damnés en enfer.



Dixième Station
Jésus est dépouillé de Ses vêtements

Hélas, divin Sauveur, Te voilà réduit à néant, accablé par le dernier degré de l’humiliation et de la cruauté ! Le voilà mis à nu, ce Corps sacré, Le voilà exposé aux regards de Ses ennemis qui voient avec une joie perfide les lambeaux de chair tombant à terre et le Sang ruisselant des pieds à la tête de ce Corps divin ! Il porte l’empreinte profonde de toutes les cruautés, de tous les outrages, de tous les martyres… Le voilà Se traînant Lui-même vers la Croix… Ses forces L’abandonnent, Il craint de ne pouvoir S’y coucher, aidez-Le ! Hélas, est-ce encore un homme ? Ce n’est plus qu’un morceau de chair, ce n’est plus qu’un Dieu ! Les bourreaux prennent les clous, ces clous aigus qui avant de Le transpercer entrent lentement dans le Cœur de Sa Mère… Ô mon Dieu, laissez-moi détourner mes regards de cet affreux spectacle, tout y est horrible ! Bourreaux, avez-vous un cœur ? Oh oui, mais il est dur comme le poteau de torture, et plus encore ! Laissez-Le, Il n’a rien fait qui mérite la mort ! Hélas, peut-être que mes larmes pourront encore toucher les bourreaux, mais si mes pleurs ne peuvent rien obtenir, qu’on m’arrache alors le cœur ! Oui, viens m’arracher le cœur et qu’il soit un doux calice pour recueillir le Sang qui coulent abondamment de Tes Plaies ! Hélas Seigneur, que va-t-il se passer ?



Onzième Station
Jésus-Christ est crucifié pour le Salut du monde

Venez, âmes blessées, hâtez-vous, prenez les ailes de la Foi et volez vers la Golgotha, là où se trouve votre Salut ! Venez au Golgotha, c’est là le lieu de toute joie et de toute consolation ! Le marteau s’élève, le coup s’abat, le clou s’enfonce, le Sang jaillit ! Hélas, quel tourment inexprimable ne dut-Il pas ressentir pendant que les clous percèrent Ses pieds et Ses mains adorables ? Sa chair se déchire, Ses os se froissent, Ses nerfs se rompent, Ses veines se brisent, le Sang coule à grands flots, sous le regard indiscret d’une vile multitude. La Croix s’élève, se plante violement dans le sol, Sa tête couronnée d’épines heurte durement le bois… Qui saura dire la douleur de mon Jésus ? Tout en Lui est crucifié, la souffrance pénètre jusqu’au plus intime de Son être, Il ne fait plus qu’Un avec la Croix. À présent Il ne peut plus bénir personne car Il est cloué sur une Croix. Mais des râles entrecoupés montent de Sa gorge, et Sa voix s’élève de là comme d’une chaire : « Père pardonne-leur ! ». Âme chrétienne, quand on t’outragera, le pardon sera ta vengeance, et tu ressembleras un peu plus à Ton Sauveur transpercé. Ô Jésus, mon Dieu, mon Rédempteur, fais que je souffre avec Toi, car ne pas souffrir et Te voir sur la Croix est pour moi le plus dur des calvaires ! Doux clous, épines aimées, transpercez-moi, entrez dans mon cœur ! Ô Jésus, mon âme est embrasée dans un saint transport, mon cœur voudrait Te dire combien il T’adore, et pourtant, en se taisant, il pourra Te l’expliquer pleinement !


Douzième Station
Jésus meurt sur la Croix

Ses veines qui se vidaient réclamaient d’un peu d’eau un instant de réconfort, mais nos péchés ne L’abreuvèrent que de fiel… Inclinant la tête, Il rendit l’âme… Ô Jésus, laisse-Toi questionner ! Maintenant que « Tout est consommé », dis-moi, suis-je enfin sauvé ? Suis-je libéré de la mort ? Suis-je affranchi de l’esclavage du démon ? Voici les questions de l’âme croyante à son Sauveur, mais comme Jésus, de douleur, ne peut rien dire, Il incline la tête et silencieusement répond : « Oui ! ». Jésus ne respire plus, Le voilà gisant dans les liens de la mort ; Son Cœur vidé de Sang et de vie ne bat plus… Hélas où irai-je ? Ô mon cœur que vas-tu faire ? Fonds en larmes, anéantis-toi, abîme-toi dans la douleur, et raconte au Ciel et à la Terre ta peine : ton Jésus est mort ! Afflige-toi, afflige-toi davantage, car Il pardonne à ta douleur. Le Christ est vainqueur de la mort et du péché. Une seule mort supprima la mort. Aussi ne reste t-il plus rien de la mort, elle a perdu son dard. Ô mort où est ta victoire ? Ô sépulcre où est ton aiguillon ? Maintenant Jésus ne souffre plus… Ses yeux fermés et Ses mains ouvertes nous ferment l’enfer et nous ouvrent le Ciel. Ses pieds sont joints pour m’attendre, Ses bras ouverts pour m’accueillir, Sa tête inclinée pour me donner le baiser de paix. Viens âme pieuse, cours dans les bras de ton Sauveur, reçois de Lui un baiser sanglant, penche-Toi sur Son Cœur où s’épuise toute la joie du Ciel ! À présent, la paix est faite avec Dieu, et un Cœur percé rendit à l’homme la vie qu’une pomme croquée Lui ôta. Réjouis-toi mon âme, car tu as reçu le plus beau des présents : Jésus mort.



Treizième Station
Jésus est descendu de la Croix et remis à Sa Mère

Approche, âme croyante, vois cette Mère pleine de bonté, Elle qui dans la peine la plus amère, considère pieusement Son enfant assassiné. Dans Son âme défaillante et inconsolable, un glaive aigu s’enfonce, et Son Cœur saigne à flots. Elle reçoit entre Ses bras ce Corps qu’Elle a porté avec tant d’amour quand Elle était autrefois la plus comblée des Mères… Elle regarde Son visage défiguré par la souffrance, Ses Plaies profondes, Ses pieds et Ses mains percés, Son front meurtri par les épines. Cet enfant qui Lui souriait autrefois sourit à présent à la mort… Une telle vue est pour Elle un martyre indescriptible dont Dieu seul connaît tout le prix. Mère crucifiée, plante profondément dans mon cœur les doux clous du Calvaire ! Chaque larme de cette Mère aurait pu attendrir le cœur le plus barbare, mais pour Ses ennemis, la douleur de Marie n’est qu’une occasion de plus de verser dans la cruauté. Ô Mère, fais que Ses blessures me blessent, que je goûte à l’ivresse de la Croix, que mon âme s’enivre du Sang de Ton enfant ! Mère de Douleur, source d’amour, blesse-moi de cette blessure d’amour divin, et imprime si profondément en mon cœur les souffrances de Ton Fils que je n’en perde jamais le souvenir. Mère, laisse-moi pleurer avec Toi. Quelle joie de rester ici !



Quatorzième Station
Jésus est enseveli dans le Sépulcre

C’est au soir quand venait la fraîcheur que se révéla la faute d’Adam. C’est au soir que revint la colombe portant le rameau d’olivier. C’est au soir que le Corps du Sauveur est rendu au repos. Purifie-toi mon âme, donne à Jésus Sa sépulture, et que ton cœur soit pour Lui un Tabernacle. Monde profane et sournois, va t-en, tu ne m’atteins plus, quitte mon cœur et laisses-y entrer Jésus. Seigneur, près de cette tombe chérie je désire rester, je veux y mourir d’amour et de douleur. Ta pierre tombale sera pour ma tête épuisée un doux oreiller et Ton Suaire rafraîchira mon âme en essuyant les larmes qui coulent de mes yeux, gouttes de pur amour plutôt que pleurs. Hélas, replie tes ailes, insensible sommeil, ne viens point me distraire de ma douleur ! Ô sommeil tyrannique, avant de faire mourir ma prière, laisse-moi verser autant de larmes que répandit de torrents de Sang mon Dieu saigné à blanc pour moi, car si ma douleur pour un Dieu mort est sainte, il ne convient pas de l’écourter. Repose en paix, Corps sacré, que je ne pleurerai que trois jours. À présent le Sauveur ne souffre plus. Son Sépulcre n’enserre plus aucune douleur. Ses membres épuisés reposent en paix. Ô âme fidèle, essuie le dur lessivage de tes larmes et que tes joues rougies par les pleurs soient un reflet de ton cœur repentant et blessé par la contrition.
Mon Dieu, quand je ne serai plus là, tire-moi du sommeil de la mort, et fais que mes yeux Te voient. Je quitte ce monde avec joie car c’est vers Toi que je me hâte, Toi ma Lumière, Toi ma Vie. Seigneur, je m’assoie près de Ta tombe et je t’attends. Là, dans la joie suprême se ferment mes yeux, car je sais que si c’est Dieu qui gît au fond d’un tombeau, ni la mort ni le sépulcre ne sauraient Le retenir.

Seigneur Jésus-Christ, écoute-moi, exauce-moi, je Te louerai éternellement !
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jasmin



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MessageSujet: Re: Chemin de Croix   Mar 04 Avr 2006, 20:19

Vous savez quoi, je suis chretienne, je pratique ma religion comme il faut, mais jusqu'à maintenant , je n'ai pas compris à propos de l'importance de faire le chemin de croix :?

jasmin flower
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Arnaud Dumouch
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Masculin Messages : 80768
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MessageSujet: Re: Chemin de Croix   Mer 05 Avr 2006, 09:44

jasmin a écrit:
Vous savez quoi, je suis chretienne, je pratique ma religion comme il faut, mais jusqu'à maintenant , je n'ai pas compris à propos de l'importance de faire le chemin de croix :?

jasmin flower

Chère Jasmin
Notre vie est pleine de moment de joie.

Mais elle est longue. Puis vient un jour, cela: la vieillesse.

C'est pourquoi, de temps en temps, il faut se souvenir du sens de la souffrance: C'est que Dieu prépare notre coeur...


Citation :
Ecclésiaste 12, 1 Et souviens-toi de ton Créateur aux jours de ton adolescence, avant que viennent les jours mauvais et qu'arrivent les années dont tu diras: "je ne les aime pas";
Ecclésiaste 12, 2 avant que s'obscurcissent le soleil et la lumière, la lune et les étoiles, et que reviennent les nuages après la pluie;
Ecclésiaste 12, 3 au jour où tremblent les gardiens de la maison, où se courbent les hommes vigoureux, où les femmes, l'une après l'autre, cessent de moudre, où l'obscurité gagne celles qui regardent par la fenêtre.
Ecclésiaste 12, 4 Quand la porte est fermée sur la rue, quand tombe la voix du moulin, quand on se lève à la voix de l'oiseau, quand se taisent toutes les chansons.
Ecclésiaste 12, 5 Quand on redoute la montée et qu'on a des frayeurs en chemin. Et l'amandier est en fleur, et la sauterelle est pesante, et le câpre perd son goût. Tandis que l'homme s'en va vers sa maison d'éternité et les pleureurs tournent déjà dans la rue.
Ecclésiaste 12, 6 Avant que lâche le fil d'argent, que la coupe d'or se brise, que la jarre se casse à la fontaine, que la poulie se rompe au puits
Ecclésiaste 12, 7 et que la poussière retourne à la terre comme elle en est venue, et le souffle à Dieu qui l'a donné.

_________________
Arnaud
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Sylvie



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MessageSujet: Re: Chemin de Croix   Mer 05 Avr 2006, 12:20

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Dernière édition par le Lun 23 Oct 2006, 18:01, édité 1 fois
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Sylvie



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Inscription : 20/05/2005

MessageSujet: Re: Chemin de Croix   Mer 05 Avr 2006, 12:41

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Chemin de Croix
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