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  Des évêques anglicans mariés bientot catholiques !!!!

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Géraud



Messages : 1730
Inscription : 27/07/2009

MessageSujet: Re: Des évêques anglicans mariés bientot catholiques !!!!   Ven 28 Jan 2011, 21:37

Aucun Pères de l'Eglise,dont la plupart étaient évêques,n'étaient mariés.

Si vous en trouvez un,nommez-le! J'attend des exemples !
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Oculus



Messages : 2453
Inscription : 02/08/2007

MessageSujet: Re: Des évêques anglicans mariés bientot catholiques !!!!   Ven 28 Jan 2011, 22:12

Géraud a écrit:
Aucun Pères de l'Eglise,dont la plupart étaient évêques, n'étaient mariés.

Si vous en trouvez un,nommez-le! J'attend des exemples !

il me semble que St Augustin fut marié et Père d'Adéodat.
certes c'était avant sa conversion et son ordination , mais même séparé,il resta quand même le Père de cet enfant qu'il chérissait et qui lui fût enlevé trop tôt à 16 ans .
Lui qui est estimé avoir été le plus grand des Pères d'occident s'est suffisamment flagellé dans les confessions sur sa vie sexuelle pour qu'il soit un exemple d'humilité en ce domaine !! voila un petit échantillon :

Citation :
« Ce que je voulais, ce que je souhaitais, c’était d’aimer et d’être aimé. Je ne m’arrêtais pas aux bornes de l’amitié ; mon cœur m’emportait plus loin. Il s’exhalait du fond de ma concupiscence je ne sais quels brouillards et quelles vapeurs de jeunesse qui troublaient toute mon ame, et me faisaient confondre l’aveuglement de la passion avec le pur bonheur de l’affection. C’est alors qu’il eût fallu donner le mariage pour digue au torrent de mon âge, mais mon père s’inquiétait bien plus de mon éloquence que de mes moeurs, et de mes succès de rhéteur que de ma conduite de jeune homme.

« C’est en vain que ma mère me détournait du péché, ses paroles me semblaient des paroles de femme, et je rougissais d’y obéir. Il y a plus, j’avais honte entre mes camarades d’être moins perdu qu’eux ; et comme je les entendais vanter leurs désordres, et que je les voyais d’autant plus fiers et d’autant plus applaudis qu’ils étaient plus libertins, j’avais hâte aussi de pécher, moins par plaisir encore que par vanité. Ordinairement le blâme suit le vice ; moi, pour éviter le blâme, je cherchais le vice ; et comme je voulais à tout prix m’égaler à mes camarades, je feignais les péchés mêmes que je n’avais pas faits, afin de gagner un peu de leur pernicieuse estime…

J’arrivai à Carthage avec ces sentimens ; à peine entré dans cette ville, j’entendis partout retentir la joie des impures amours. Je n’aimais point encore, mais j’aimais à aimer. Je tombai enfin dans cet amour que je souhaitais si impatiemment. Dieu puissant ! Dieu miséricordieux ! de quel fiel ont été mêlées ces douceurs d’amour ! J’ai aimé, j’ai été aimé, j’ai joui ! Malheureux, quelles chaînes tissues de chagrins, et une fois garrotté, avec quelles verges de fer m’ont flagellé et les jalousies, et les soupçons, et les vanités, et les colères, et les ruptures ! »


Augustin raconte qu'après avoir vécu 14 ans avec sa femme ( dont il ne nous livrera jamais le nom, je l'appelle la belle Anonyma ) afin de mener une carrière à Rome ,
il la quitte , sur les instigations de sa mère Monique , le coeur complètement déchiré ,
puis incapable d'assurer une continence , il prend une maitresse!

c'est dingue que vous n'ayez jamais ouvert les confessions !, géraud study

il parait qu'Hilaire de Poitiers était marié et père de famille aussi , ah ces frenchies !! spiderman

et puis les biographies sont très lacunaires sauf pour Augustin que je vous invite à lire de toute urgence !
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Géraud



Messages : 1730
Inscription : 27/07/2009

MessageSujet: Re: Des évêques anglicans mariés bientot catholiques !!!!   Ven 28 Jan 2011, 22:21

J'ai lu les confessions de saint-Augustin en entier!Ne lancez pas d'affirmations hasardeuses!
J'ai même lu son commentaire de la première Epître de Saint-Jean,mais c'est long,aussi on a choisi des extraits regroupés dans un livre qui s'appelle:"Il n'y a qu'un amour."A lire d'urgence!
Saint-Basile aussi fût marié,autre exemple d'évêque marié avant ses ordinations sacerdotale et épiscopale,qui eurent lieu le même jour !

J'attend toujours des exemples d'évêques mariés !
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Rex T.



Masculin Messages : 655
Inscription : 10/04/2010

MessageSujet: Re: Des évêques anglicans mariés bientot catholiques !!!!   Ven 28 Jan 2011, 23:24



SACERDOTALIS CAELIBATUS

LETTRE ENCYCLIQUE
DE SA SAINTETÉ LE PAPE PAUL VI
SUR LE CÉLIBAT SACERDOTAL




Aux Evêques
A ses confrères dans le sacerdoce
et aux fidèles du monde catholique tout entier

Vénérables Frères, chers Fils, Salut et Bénédiction Apostolique



Le célibat sacré aujourd’hui

1. Le célibat sacré, que l’Eglise garde depuis des siècles comme un joyau splendide, conserve toute sa valeur également à notre époque caractérisée par une transformation profonde des mentalités et des structures.

Cependant, dans ce climat où fermentent tant de nouveautés, s’est fait jour entre autres choses la tendance, voire la nette volonté, de presser l’Eglise de remettre en question cette institution caractéristique. D’après certains, l’observance du célibat ecclésiastique constituerait maintenant un problème; elle deviendrait quasiment impossible de nos jours et dans notre monde.

Une promesse de Notre part

2. Cet état de choses, qui émeut la conscience d’un certain nombre de prêtres et de jeunes aspirants au sacerdoce et leur crée des perplexités, et qui déconcerte beaucoup de fidèles, Nous oblige à tenir sans plus de délai la promesse faite naguère aux Pères du Concile: Nous leur avions signifié notre projet de donner plus d’éclat et de force au célibat sacerdotal, dans les circonstances actuelles.(1) Depuis lors Nous avons longuement et instamment invoqué les clartés et l’assistance de l’Esprit Saint et Nous avons, en présence de Dieu, considéré les avis et les demandes reçus de tous côtés, surtout de la part d’un bon nombre de Pasteurs de l’Eglise de Dieu.

La réalité et les problèmes

3. La question concernant le célibat du clergé dans l’Eglise a longuement retenu Notre attention, dans toute son ampleur et sa gravité : faut-il encore aujourd’hui maintenir cette obligation exigeante et sublime pour les hommes qui désirent accéder aux ordres majeurs ? L’observance de cette obligation est-elle possible, est-elle opportune aujourd’hui ? Le temps ne serait-il pas venu de rompre le lien qui, dans l’Église, attache le célibat au sacerdoce ? Cette observance difficile pourrait-elle devenir facultative ? Le ministère sacerdotal n’y gagnerait-il pas et le rapprochement œcuménique n’en serait-il pas rendu plus aisé ? Que si cette noble loi du célibat doit rester en vigueur, quelles sont les raisons qui aujourd’hui en montrent la sainteté et la convenance ? Enfin moyennant quelles aides peut-elle être respectée, et comment la vie sacerdotale y trouvera-t-elle, au lieu d’un poids, un soutien ?

Ampleur et gravité de la question

4. Nous avons consacré une attention particulière aux objections de divers genre qu’on a formulées contre le maintien du célibat sacerdotal. Un sujet d’une telle importance et d’une si grande complexité ne Nous impose-t-il pas, en vertu du service apostolique qui Nous incombe, de regarder loyalement la réalité et les problèmes qu’elle implique, mais en projetant sur eux, comme c’est aussi Notre devoir et Notre mission, la lumière de la vérité qui est le Christ, dans l’intention d’accomplir en tout la volonté de Celui qui Nous a appelé à cette charge, et de Nous montrer tel que Nous sommes devant l’Eglise, serviteur des serviteurs de Dieu.



Les objections contre le célibat sacerdotal

Le célibat et le Nouveau Testament

5. Jamais comme à l’heure actuelle, on peut le dire, le thème du célibat ecclésiastique n’a été étudié avec plus de rigueur sous tous ses aspects, et cela aux différents plans : doctrinal, historique, social, psychologique et pastoral ; bien souvent ce fut avec des intentions fondamentalement droites, même si parfois elles ont été trahies dans leur expression.

Examinons en toute honnêteté les objections principales opposées à la loi qui lie le célibat au sacerdoce.

La première semble venir de la source la plus autorisée : le Nouveau Testament, où nous est gardée la doctrine du Christ et des Apôtres, n’exige point le célibat des ministres sacrés, mais le propose comme libre obéissance à une vocation spéciale, à un charisme spécial (cf. Mt. 19, 11-12). Jésus lui-même n’en a pas fait une condition préalable au choix des Douze, ni non plus les Apôtres à l’égard des hommes qui étaient préposés aux premières communautés chrétiennes (cf. 1 Tim 3, 2-5 ; Tit 1, 5-6).

Les Pères de l’Eglise

6. Le rapport étroit que les Pères de l’Eglise et les écrivains ecclésiastiques ont établi, au cours des siècles, entre la vocation au ministère sacré et la virginité consacrée, aurait son origine dans des mentalités et des situations historiques très différentes des nôtres. Souvent les textes patristiques recommandent au clergé, plutôt que de garder le célibat, de s’abstenir de l’usage du mariage, et les raisons dont ils font état en faveur de la chasteté parfaite des ministres sacrés semblent parfois inspirées par un pessimisme exagéré quant à la condition charnelle de l’homme, ou par une conception particulière de la pureté requise par le contact avec les choses saintes. Par ailleurs les considérations reçues de l’antiquité ne cadreraient plus avec tous les milieux socioculturels dans lesquels l’Eglise d’aujourd’hui est appelée à œuvrer dans la personne de ses prêtres.


Vocation et célibat

7. Beaucoup d’objectants relèvent une difficulté dans le fait que la discipline en vigueur fait coïncider le charisme de la vocation sacerdotale avec le charisme de la chasteté parfaite comme état de vie du ministre de Dieu ; dès lors ils se demandent s’il est juste d’écarter du sacerdoce ceux qui auraient la vocation sacerdotale sans avoir en même temps celle du célibat.

Le célibat et la pénurie du clergé

8. Le maintien du célibat ecclésiastique dans l’Eglise causerait en outre de très graves dommages là où la pénurie du clergé - que le Concile lui-même a reconnue et déplorée avec tristesse (2) - crée des situations dramatiques et des obstacles à la pleine réalisation du dessein divin du salut, allant jusqu’à compromettre la possibilité même de la première annonce de l’Evangile. D’aucuns en effet imputent l’inquiétante diminution numérique du clergé au poids que représente l’obligation du célibat.


Ombres sur le célibat

9. On rencontre aussi la conviction que non seulement le régime du sacerdoce conféré à des hommes mariés supprimerait l’occasion d’infidélités, de désordres et de défections pénibles, qui sont pour l’Eglise entière autant de blessures et de peines, mais qu’il permettrait aux ministres du Christ un témoignage plus complet de vie chrétienne également dans le domaine de l’existence familiale, domaine d’où leur état actuel les exclut.

Violence faite à la nature ?

10. Par ailleurs, il en est qui affirment avec insistance que le célibat place le prêtre dans une condition physique et psychologique antinaturelle, dommageable à l’équilibre et à la maturité de la personne humaine; il en résulte, disent-ils, que souvent le cœur du prêtre se dessèche, manque de chaleur humaine et de pleine communion avec ses frères dans leur vie et leur destin, et est contraint à un isolement d’où naissent l’amertume et le découragement.

Ne serait-ce pas l’indice d’une violence injuste et d’un mépris injustifiable de valeurs humaines fondées sur l’œuvre divine de la création et intégrées dans l’œuvre de rédemption accomplie Par le Christ ?

Formation inadaptée

11. En outre, considérant la manière dont le candidat au sacerdoce en vient à assumer une obligation d’une telle gravité, on objecte qu’en pratique cet engagement résulte moins d’une décision vraiment personnelle que d’une attitude passive, imputable à une formation inadéquate et insuffisamment respectueuse de la liberté humaine; chez le jeune homme, en effet, le degré de connaissance et d’auto-décision et la maturité psychophysique sont notablement inférieurs; en tout cas, ils ne répondent pas à l’importance, à la durée et aux difficultés réelles de l’obligation à contracter.


Le vrai point de vue

12. D’autres objections, Nous le savons, peuvent être élevées contre le célibat du prêtre. C’est un sujet très complexe, qui touche au plus vif la conception courante qu’on se fait de l’existence et qui projette sur elle la lumière d’ordre supérieur que répand la vérité révélée. Une longue série de difficultés se présentera à ceux qui " ne comprennent pas cette réalité " (Mt. 19, 11), qui ignorent ou qui oublient le " don de Dieu " (cf. Jn 4, 10) et à qui échappent la logique supérieure de cette conception nouvelle de la vie, son étonnante efficacité et sa plénitude débordante.


Témoignages du passé et du présent

13. Cet ensemble d’objections peut donner l’impression de couvrir la voix séculaire et solennelle des Pasteurs de l’Eglise, des maîtres spirituels, du témoignage vécu d’une légion innombrable de saints et de fidèles ministres de Dieu, qui ont fait du célibat la réalité intime et le signe visible de leur donation totale et joyeuse au mystère du Christ. Non, cette voix garde sa force et sa sérénité; elle ne nous vient pas du seul passé, mais elle parle encore maintenant. Toujours attentif à scruter la réalité, Nous ne pouvons fermer les yeux à cette réalité étonnante et magnifique : de nos jours encore il y a dans la sainte Eglise de Dieu, en toutes les parties du monde où elle a planté ses tentes, des ministres sacrés sans nombre - sous-diacres, diacres, prêtres, évêques - qui vivent en toute pureté le célibat volontaire et consacré; et à côté d’eux, Nous ne pouvons pas ne pas remarquer les foules des religieux, des religieuses, et aussi de jeunes gens, de laïques, fidèles à leur engagement de chasteté parfaite. Celle-ci est vécue non par dépréciation du don divin de la vie mais par un amour plus élevé pour la vie nouvelle qui jaillit du mystère pascal. Elle est vécue dans une austérité courageuse, avec un dynamisme spirituel épanouissant, avec une intégrité exemplaire et aussi avec une certaine facilité. Ce phénomène impressionnant démontre la présence de la réalité insigne du règne de Dieu vivant au sein de la société moderne ; il y joue le rôle humble et bienfaisant de " lumière du monde " et de " sel de la terre " (cf. Mt. 5, 13-14). Il Nous est impossible de taire Notre admiration : indiscutablement là souffle l’Esprit du Christ.


Confirmation de la valeur du célibat

14. Nous estimons donc que la loi du célibat actuellement en vigueur doit, encore de nos jours et fermement, être liée au ministère ecclésiastique ; elle doit soutenir le ministre de l’Eglise dans son choix exclusif, définitif et total de l’amour unique et souverain du Christ, du dévouement au culte de Dieu et au service de l’Eglise, et elle doit qualifier son état de vie aussi bien dans la communauté des fidèles que dans la société profane.


Le pouvoir de l’Eglise

15. Assurément, le charisme de la vocation sacerdotale, ordonné au culte divin et au service religieux et pastoral du peuple de Dieu, reste distinct du charisme qui fait choisir le célibat comme état de vie consacré (cf. nn. 5, 7) ; mais la vocation sacerdotale, encore qu’elle soit divine en son inspiration, ne devient pas définitive et efficace sans l’approbation et l’acceptation de ceux qui dans l’Eglise ont le pouvoir et la responsabilité du ministère pour la communauté ecclésiale. Il appartient ainsi à l’autorité de l’Eglise d’établir, selon les temps et les lieux, les qualités à requérir concrètement des candidats pour qu’ils soient jugés aptes au service religieux et pastoral de cette même Eglise.


Propos de l’Encyclique

16. En esprit de foi, Nous considérons l’occasion maintenant offerte par la Providence comme opportune pour remettre en lumière, en termes plus adaptés à la mentalité contemporaine, les raisons profondes du célibat sacré ; en effet, si les difficultés affectant la foi " peuvent inciter l’esprit à chercher une intelligence plus exacte et plus profonde de celle-ci ",(3) il n’en va pas autrement de la discipline ecclésiastique, qui règle la vie des croyants.

Nous trouvons une joie et un encouragement à contempler en cette occurrence et de ce point de vue la richesse divine et la beauté de l’Eglise du Christ; celles-ci ne sont pas toujours immédiatement perceptibles au regard humain, parce qu’elles sont l’œuvre de l’amour du divin Chef de l’Eglise et qu’elles se manifestent dans cette perfection de sainteté (cf. Eph. 5, 25-27) dont s’étonne l’entendement de l’homme et dont les forces de la créature humaine ne suffisent pas à rendre compte.



PREMIÈRE PARTIE

I. Les raisons du célibat sacré


Le Concile et le célibat

17. Certes, comme l’a déclaré le second concile du Vatican, la virginité " n’est pas exigée par la nature même du sacerdoce, ainsi que le montrent la pratique de l’Eglise primitive et la tradition des Eglises d’Orient ",(4) mais le même Saint Concile n’a pas hésité à confirmer solennellement la loi ancienne, sainte et providentielle du célibat sacerdotal, telle qu’elle existe actuellement, non sans exposer les motifs qui la justifient aux yeux de quiconque sait apprécier les dons divins en esprit de foi et avec la flamme intérieure de la générosité.


Arguments anciens dans une lumière nouvelle

18. Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on réfléchit sur la " convenance multiforme " (l. c.) du célibat pour les ministres de Dieu ; même si les raisons explicites ont varié selon les différentes mentalités et situations, elles s’inspirèrent toujours de considérations spécifiquement chrétiennes avec, en dernière analyse, l’intuition des valeurs et motifs les plus profonds. Ceux-ci peuvent être mieux mis en lumière, non sans l’influence de l’Esprit-Saint, promis par le Christ aux siens pour la connaissance des choses à venir (cf. Jean 16, 13) et pour faire avancer dans le Peuple de Dieu l’intelligence du mystère du Christ et de l’Eglise; à ce progrès concourt aussi l’expérience due à un sens plus pénétrant des réalités spirituelles au cours des siècles.(5)

Sens christologique du célibat


La nouveauté du Christ

19. Le sacerdoce chrétien qui est nouveau ne se comprend qu’à la lumière de la nouveauté du Christ, Pontife suprême et Prêtre éternel, qui a institué le sacerdoce ministériel comme une participation réelle à son sacerdoce unique.(6) Le ministre du Christ et l’intendant des mystères de Dieu (1 Cor. 4, 1) trouve donc en Lui son modèle immédiat et son idéal souverain (cf. 1 Cor. 11, 1). Le Seigneur Jésus, Fils unique de Dieu, envoyé dans le monde par son Père, s’est fait homme pour que l’humanité, sujette au péché et à la mort, soit régénérée et, par une nouvelle naissance (Jean 3, 5 ; Tit. 3, 5), entre dans le royaume des cieux. S’étant consacré tout entier à la volonté de son Père (Jean 4, 34 ; 17, 4), Jésus accomplit par son mystère pascal cette création nouvelle (2 Cor. 5; Gal. 6, 15), introduisant dans le temps et dans le monde une forme nouvelle, sublime, divine, de vie, qui transforme la condition terrestre elle-même de l’humanité (cf. Gal. 3, 28).


Mariage et célibat dans la nouveauté du Christ

20. De par la volonté de Dieu, le mariage continue l’œuvre de la première création (Gen. 2, 18); assumé dans le plan total du salut, il acquiert, lui aussi un sens nouveau, une valeur nouvelle. De fait Jésus a restauré sa dignité originelle (Mt. 19, 38), lui a rendu hommage (cf. Jean 2, 1-11) et l’a élevé à la dignité de sacrement et de signe mystérieux de sa propre union avec l’Eglise (Eph. 5, 32). Ainsi les époux chrétiens dans l’exercice de leur amour mutuel et l’accomplissement de leurs devoirs spécifiques, dans la tendance à cette sainteté qui leur est propre, font route ensemble vers la patrie céleste. Mais le Christ, Médiateur d’une Alliance plus haute (Hébr. 8, 6), a ouvert un autre chemin où la créature humaine, s’attachant totalement et directement au Seigneur, exclusivement préoccupée de Lui et de ce qui Le concerne (1 Cor. 7, 33-35), manifeste de façon plus claire et plus complète la réalité profondément novatrice de la Nouvelle Alliance.


Virginité et sacerdoce dans le Christ Médiateur

21. Le Christ, Fils unique du Père, du fait même de son incarnation, est constitué Médiateur entre le ciel et la terre, entre le Père et le genre humain. En pleine harmonie avec cette mission, le Christ est resté durant toute sa vie dans l’état de virginité, qui signifie son dévouement total au service de Dieu et des hommes. Ce lien profond qui, dans le Christ, unit la virginité et le sacerdoce, se reflète en ceux à qui il échoit de participer à la dignité et à la mission du Médiateur et Prêtre éternel, et cette participation sera d’autant plus parfaite que le ministre sacré sera affranchi de tout lien de la chair et du sang.(7)


Le célibat pour le royaume des cieux

22. Jésus, qui choisit les premiers ministres du salut, qui les voulut initiés à l’intelligence des mystères du royaume des cieux (Mt. 13, 11 ; Marc 4, 11 ; Luc 8, 10), coopérateurs de Dieu à un titre très spécial et ses ambassadeurs (2 Cor. 5, 20), et qui les appela amis et frères (Jean 15, 15 ; 20, 17), pour lesquels il s’est sacrifié lui-même afin qu’ils fussent consacrés en vérité (Jean 17, 19), a promis une récompense surabondante à quiconque aura abandonné maison, famille, épouse et enfants pour le royaume de Dieu (Luc 18, 29-30). Davantage, il a recommandé aussi,(8) en paroles lourdes de mystères et de promesses, une consécration plus parfaite encore au règne des cieux par la virginité fruit d’un don particulier (Mt. 19, 11-12). La réponse à ce charisme divin a comme motif le règne des cieux (ibid., v. 12) ; et pareillement c’est ce règne (Luc 18, 39), l’Evangile (Marc 10, 29) et le nom du Christ (Mt. 19, 29) qui motivent les appels de Jésus aux renoncements ardus que l’apôtre consentira pour une participation plus intime au destin du Christ (cf. Marc l. c.).


Témoignage rendu au Christ

23. C’est donc le mystère de la nouveauté du Christ, de tout ce qu’Il est lui-même et de ce qu’Il signifie, c’est la somme des idéaux les plus élevés de l’Evangile et du royaume, c’est une manifestation particulière de la grâce jaillissant du mystère pascal du Rédempteur, qui font la dignité et le caractère désirable du choix de la virginité pour ceux qu’appelle le Seigneur Jésus, et qui entendent ainsi participer non seulement à sa fonction sacerdotale mais partager également avec Lui l’état de vie qui fut le sien.


Plénitude d’amour

24. La réponse à la vocation divine est une réponse d’amour à l’amour que le Christ nous a manifesté de manière sublime (Jean 15, 13 ; 3, 16) ; elle se revêt de mystère dans l’amour de prédilection pour les âmes auxquelles Il a fait entendre ses appels plus exigeants (cf. Marc 10, 21). La grâce multiplie avec une force divine les exigences de l’amour qui, quand il est authentique, est total, exclusif, stable et perpétuel, et porte irrésistiblement à tous les héroïsmes. Aussi le choix du célibat sacré a-t-il toujours été considéré par l’Eglise " comme un signe et un stimulant de la charité ": (9) signe d’un amour sans réserve, stimulant d’une charité ouverte à tous. Qui pourrait jamais voir dans une vie si totalement donnée - et donnée pour les motifs que nous avons exposés - les signes d’une certaine pauvreté spirituelle ou de l’égoïsme, alors qu’elle est et doit être un exemple rare et éminemment significatif d’une existence qui trouve son moteur et son énergie dans l’amour, par quoi l’homme exprime la grandeur qui est son apanage ? Qui pourra jamais douter de la plénitude morale et spirituelle d’une vie vouée de la sorte non pas à un idéal quelconque, serait-il très noble, mais au Christ et à son œuvre, pour une humanité nouvelle, partout et dans tous les temps ?


Invitation à l’étude

25. Cette perspective biblique et théologique associe donc notre sacerdoce ministériel à celui du Christ et elle trouve dans la donation totale du Christ à sa mission salvifique l’exemple et la raison de notre assimilation à la forme de charité et de sacrifice propre au Christ Rédempteur. Elle Nous paraît si profonde et si riche de vérités spéculatives et pratiques, que Nous vous invitons vous-mêmes, Frères vénérés, ainsi que ceux qui étudient la doctrine catholique et les maîtres spirituels, et tous les prêtres capables d’avoir l’intelligence intuitive et surnaturelle de leur vocation, à continuer de chercher dans cette direction et de pénétrer les réalités intimes et fécondes à y trouver. De la sorte, le lien entre sacerdoce et célibat apparaîtra toujours mieux dans sa logique lumineuse et héroïque d’amour unique et sans limites au Christ Seigneur et à son Eglise.


Sens ecclésiologique du célibat


Le célibat et l’amour du Christ et du prêtre pour l’Eglise

26. " Saisi par le Christ Jésus " (Phil. 3, 12) jusqu’à s’abandonner totalement à Lui, le prêtre se configure plus parfaitement au Christ également dans l’amour avec lequel le Prêtre éternel a aimé l’Eglise son Corps, s’offrant tout entier pour elle, afin de s’en faire une Epouse glorieuse, sainte et immaculée (cf. Eph. 5, 25-27).

La virginité consacrée des ministres sacrés manifeste en effet l’amour virginal du Christ pour l’Eglise et la fécondité virginale et surnaturelle de cette union, en vertu de quoi les fils de Dieu ne sont pas engendrés de la chair et du sang (Jean 1, 13).(10)


Unité et harmonie de la vie sacerdotale : le ministère de la Parole

27. En se vouant au service du Seigneur Jésus et de son Corps mystique, dans une complète liberté que facilite l’offrande totale de soi, le prêtre réalise plus pleinement l’unité et l’harmonie de sa vie sacerdotale.(11) Il développe son aptitude à entendre la Parole de Dieu et à prier. La Parole de Dieu, que garde l’Eglise, éveille dans le prêtre qui la médite chaque jour, qui la vit et l’annonce aux fidèles, les résonances les plus vibrantes et les plus profondes.


L’office divin et la prière

28. Ainsi, totalement et exclusivement appliqué aux affaires de Dieu et de l’Eglise comme le Christ (cf. Luc 2, 49 ; 1 Cor. 7, 32-33), le ministre du Christ, à l’imitation du souverain Prêtre, toujours vivant devant Dieu pour intercéder en notre faveur (Hébr. 9, 24 ; 7, 25), puise dans la récitation attentive et pieuse de l’Office divin, où il prête sa voix à l’Eglise priant en union avec son Epoux,(12) une joie et un élan toujours renouvelés et il ressent le besoin de s’adonner plus longuement et assidûment à la prière, devoir éminemment sacerdotal (Act 6, 4).


Le ministère de la grâce et de l’Eucharistie

29. Le célibat confère à tout le reste de la vie du prêtre une plénitude accrue de sens et d’efficacité sanctifiante. L’obligation particulière de sa sanctification personnelle trouve en effet de nouveaux stimulants dans le ministère de la grâce et celui de l’Eucharistie, en laquelle est contenu tout le bien de l’Eglise; (13) agissant en représentant du Christ, le prêtre s’unit plus intimement à l’offrande, en déposant sur l’autel toute sa vie marquée des signes de l’holocauste.


Vie pleine et féconde

30. Quelles considérations ne pourrions-nous pas formuler encore sur ce que le célibat ajoute aux virtualités du prêtre, à son service, à son amour, à son sacrifice au bénéfice de tout le Peuple de Dieu ? Le Christ a dit de lui-même : " si le grain de blé jeté en terre ne meurt pas, il ne donne rien ; mais s’il meurt, il donne du blé en abondance " (Jean 12, 24), et l’Apôtre Paul n’hésitait pas à s’exposer à une mort quotidienne, pour obtenir que ses fidèles soient sa fierté dans le Christ Jésus (1 Cor. 15, 31). Ainsi en va-t-il du prêtre : en mourant quotidiennement à lui-même, en renonçant, par amour du Seigneur et de son règne, à l’amour légitime d’une famille qui ne soit qu’à lui, il trouvera la gloire d’une vie pleine et féconde dans le Christ, puisque, comme Lui et en Lui, il aime tous les enfants de Dieu et se donne à eux.

Le célibat du prêtre par rapport à la communauté des fidèles

31. Dans la communauté des fidèles confiés à ses soins, le prêtre est le Christ présent. Il convient donc au plus haut point qu’il en reproduise l’image en tout et qu’il en suive l’exemple d’une manière spéciale, dans sa vie personnelle comme dans son ministère. Pour ses fils dans le Christ, le prêtre est un signe et un gage des réalités sublimes et nouvelles de ce Royaume de Dieu dont il est le dispensateur : il possède en effet pour sa part ces réalités au degré le plus parfait et il nourrit la foi et l’espérance de tous les chrétiens, qui, en tant que tels, sont tenus d’observer la chasteté selon leur état.


Efficacité pastorale du célibat

32. La consécration qui est faite au Christ en vertu d’un titre nouveau et éminent, comme le célibat, assure en outre au prêtre - c’est bien évident, - également dans le domaine pratique, le maximum d’efficacité et l’attitude psychologique et affective la mieux adaptée à l’exercice continuel de la charité parfaite: celle-ci lui permettra de se dépenser tout entier au service de tous d’une manière plus universelle et plus concrète (2 Cor. 12, 15) ; (14) elle lui garantit certainement une liberté et une disponibilité plus grandes dans le ministère pastoral,(15) dans la manière d’être activement et fraternellement présent au monde, auquel le Christ l’a envoyé (Jean 17, 18), pour qu’il se donne entièrement à tous les fils de Dieu comme il est tenu de le faire (Rom. 1, 14).


Signification eschatologique du célibat


L’aspiration du Peuple de Dieu au Royaume céleste

33. Le royaume de Dieu, qui n’est pas de ce monde (Jean 18, 36), est déjà présent ici-bas comme mystère, et il atteindra sa perfection lors de la venue glorieuse du Seigneur Jésus.(16) De ce royaume, l’Eglise constitue ici-bas le germe et les prémices. Tandis qu’elle grandit lentement mais sûrement, elle aspire à l’état parfait du royaume et désire de toutes ses forces s’unir à son Roi dans la gloire.(17)

Le peuple de Dieu en marche s’achemine, au cours de l’histoire, vers sa véritable patrie (Phil. 3, 20), où la filiation divine des rachetés se manifestera en plénitude (1 Jean 3, 2), et où resplendira désormais sans ombre la beauté transfigurée de l’Epouse de l’Agneau divin.(18)


Le célibat comme signe des biens célestes

34. Notre Seigneur et Maître a déclaré " qu’à la résurrection... on ne prendra ni femme ni mari, mais que tous seront comme les anges de Dieu dans le Ciel " (Mt. 22, 30). Au milieu du monde tellement engagé dans les tâches terrestres et si souvent dominé par les convoitises de la chair (cf. 1 Jean 3, 2), le don précieux et divin de la chasteté parfaite en vue du royaume des cieux constitue précisément " un signe particulier des biens célestes " ; (19) il proclame la présence parmi nous des temps derniers de l’histoire du salut (cf. 1 Cor. 7, 29-31) et l’avènement d’un monde nouveau. Il anticipe en quelque sorte la consommation du royaume en en affirmant les valeurs suprêmes, qui resplendiront un jour en tous les fils de Dieu. Il constitue donc un témoignage de l’aspiration du Peuple de Dieu vers le but dernier de son pèlerinage terrestre, et une invitation pour tous à lever les yeux vers le ciel, là où le Christ siège à la droite de Dieu, là où notre vie est cachée en Dieu avec le Christ, jusqu’à ce qu’elle se manifeste dans la gloire (Col. 3, 1-4).


II. Le célibat dans la vie de l’Eglise


Dans l’antiquité

35. L’étude des documents historiques relatifs au célibat ecclésiastique serait fort instructive mais trop longue. Qu’il suffise de donner ici les brèves indications qui suivent. Dans l’antiquité chrétienne, les Pères de l’Eglise et écrivains ecclésiastiques témoignent de la diffusion qu’avait pris chez les ministres sacrés, tant en Orient qu’en Occident, la pratique librement assumée du célibat,(20) à cause de son éminente convenance au don total qu’ils font d’eux-mêmes au service du Christ et de son Eglise.


Dans l’Eglise d’Occident

36. A partir du début du IVe siècle, l’Eglise d’Occident, par suite des interventions de plusieurs conciles provinciaux et des Souverains Pontifes, renforça, développa et sanctionna cette pratique du célibat.(21) Ce furent surtout les Pasteurs et Maîtres suprêmes de l’Eglise de Dieu, gardiens et interprètes du patrimoine de la foi et de la pureté des mœurs chrétiennes, qu’on vit promouvoir, protéger et restaurer le célibat ecclésiastique aux différentes époques de l’histoire, même quand des oppositions se manifestaient dans les rangs du clergé lui-même et que le relâchement des mœurs dans une société en décadence ne favorisait guère les actes héroïques de vertu. L’obligation du célibat fut ensuite solennellement sanctionnée par le concile de Trente (22) et finalement insérée dans le Code de droit canonique (Can. 132, § 1).


Le magistère pontifical plus récent

37. Les Souverains Pontifes de l’époque plus récente ont déployé l’ardeur de leur zèle et leur effort doctrinal pour éclairer et stimuler le clergé dans la pratique de cette observance.(23) A ce propos, Nous ne voulons pas manquer de rendre un hommage spécial à la pieuse mémoire de Notre Prédécesseur, dont le souvenir reste vivant au cœur des hommes. Au cours du Synode Romain, il prononça, au milieu des approbations sans réticence de Notre clergé de Rome, les paroles suivantes: " Nous sommes navré ... que certains puissent s’imaginer que l’Eglise catholique en viendra délibérément ou par convenance à renoncer à ce qui, durant de longs siècles, fut et demeure l’une des gloires les plus nobles et les plus pures de son sacerdoce. La loi du célibat ecclésiastique et le souci de la faire prévaloir évoquent toujours les combats des temps héroïques, alors que l’Eglise du Christ dut engager la lutte et réussit à faire triompher sa glorieuse trilogie, emblème constant de victoire : Eglise du Christ libre, chaste et catholique" .(24)


Dans l’Eglise d’Orient

38. Si la législation de l’Eglise Orientale en matière de discipline du célibat ecclésiastique est différente, selon ce qui fut finalement établi par le Concile " in Trullo " de 692 (25) et ouvertement reconnu par le second Concile du Vatican,(26) cela est dû aussi à des circonstances historiques différentes et propres à cette partie très noble de l’Eglise : à cette situation spéciale, le Saint Esprit a providentiellement et surnaturellement adapté son assistance.

Qu’il Nous soit permis de saisir l’occasion présente pour exprimer Notre estime et Notre respect à l’ensemble du clergé des Eglises Orientales et pour reconnaître les exemples de fidélité et de zèle qu’il donne et qui le rendent digne d’une sincère vénération.


La voix des Pères Orientaux

39. Mais il est une autre raison qui Nous incite à maintenir intacte la discipline touchant le célibat ecclésiastique, c’est l’éloge que les Pères Orientaux font de la virginité. Nous entendons par exemple saint Grégoire de Nysse nous rappeler que la vie " dans la virginité est l’image de la béatitude qui nous attend dans le monde à venir " ; (27) nous trouvons tout autant d’assurance dans la manière dont saint Jean Chrysostome célèbre le sacerdoce : elle offre de nos jours encore un thème à notre méditation. Voulant mettre en lumière l’harmonie qui doit nécessairement accorder la vie privée du ministre de l’autel à la dignité que lui confèrent ses fonctions sacrées, ce Père de l’Eglise affirme : " ... il convient que celui qui s’approche du sacerdoce soit pur comme s’il était aux cieux ".(28)


Indications significatives dans la tradition orientale

40. Il ne sera pas inutile non plus d’observer qu’en Orient l’épiscopat est également réservé aux prêtres célibataires et que les prêtres, une fois ordonnés, ne peuvent plus se marier. D’où il apparaît en quel sens ces Eglises si respectables possèdent jusqu’à un certain point le principe du sacerdoce célibataire et celui d’une certaine convenance entre le célibat et le sacerdoce chrétien, dont les Evêques possèdent le couronnement et la plénitude.(29)


Fidélité de l’Eglise d’Occident à sa tradition propre

41. En tout cas, l’Eglise d’Occident ne peut pas faiblir dans la fidélité à la tradition ancienne qui est la sienne ; il n’est pas pensable qu’elle ait pendant des siècles suivi un chemin qui, au lieu de favoriser la richesse spirituelle de chacun et de tout le Peuple de Dieu, ait en quelque façon compromis celle-ci, ou que, par des interventions juridiques arbitraires, elle ait endigué le libre développement des réalités les plus profondes de la nature et de la grâce.


Cas particuliers

42. En vertu de la norme fondamentale du gouvernement de l’Eglise catholique à laquelle Nous avons fait allusion plus haut (n. 15), tout en confirmant la loi qui réclame de ceux qui accèdent aux Ordres sacrés le choix libre du célibat perpétuel, on pourra par ailleurs examiner les conditions spéciales des ministres sacrés mariés, qui appartiennent à des Eglises ou communautés chrétiennes encore séparées de la communion catholique, et qui, désirant adhérer à la plénitude de cette communion et y exercer leur ministère, sont admis aux fonctions sacerdotales. On examinera leur situation de manière à ne pas porter pour autant préjudice à la discipline actuelle en matière de célibat.

L’autorité de l’Eglise ne se refuse pas à l’exercice de son pouvoir en ce domaine. On peut en voir une preuve dans la possibilité, prévue par le récent Concile, de conférer le diaconat même à des hommes mariés d’âge mûr.(30)


Confirmation de la loi

43. Mais il ne faut pas voir en tout cela un relâchement de la loi en vigueur ni l’interpréter comme prélude à son abolition. Il y a mieux à faire que d’encourager la considération de cette perspective ; elle affaiblit dans les âmes la force et l’amour qui donnent au célibat assurance et bonheur ; elle obscurcit la véritable doctrine qui justifie l’existence du célibat et en exalte le rayonnement. Il faut bien plutôt promouvoir les études par lesquelles la virginité et le célibat voient confirmer leur vrai sens spirituel et leur valeur morale.(31)


Confiance de l’Eglise

44. La virginité pour Dieu est un don spécial. Toutefois l’Eglise actuelle tout entière, officiellement représentée dans son universalité par ses pasteurs responsables - tout en respectant, Nous l’avons dit, la discipline des Eglises Orientales - a manifesté sa pleine conviction dans l’Esprit-Saint que " le don du célibat, qui présente une telle convenance pour le sacerdoce du Nouveau Testament, est libéralement accordé par le Père, à condition que ceux qui participent au sacerdoce du Christ par le sacrement de l’Ordre, et avec eux l’Eglise entière, le demandent instamment et en toute humilité ".(32)


La prière du Peuple de Dieu

45. Nous invitons donc tout le Peuple de Dieu à se rassembler en quelque sorte pour répondre à son obligation de faire croître le nombre de vocations sacerdotales (33) en suppliant avec instance le Père de tous, l’Epoux divin de l’Eglise, et l’Esprit Saint, qui en est l’âme, par l’intercession de la Vierge Marie, Mère du Christ et Mère de l’Eglise : que Dieu répande, surtout en notre temps, ce don divin dont Il n’est certes pas avare ; et que les âmes s’y disposent, en esprit de foi profonde et d’amour généreux. Que de la sorte, dans notre monde, qui a besoin d’être éclairé par la gloire de Dieu (cf. Rom. 3, 23), les prêtres, toujours plus conformes au Prêtre unique et suprême, soient une gloire rayonnante du Christ (2 Cor. 8, 23) et que par eux, resplendisse sur le monde d’aujourd’hui la " gloire de la grâce " de Dieu (cf. Eph. 1, 6).


Le monde d’aujourd’hui et le célibat ecclésiastique

46. Oui, c’est précisément le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, chers et vénérés Frères dans le sacerdoce, objet de Notre amour " dans le cœur de Jésus-Christ " (Phil. 1, 8), c’est ce monde en crise de croissance et de transformation, si fier à juste titre des valeurs humaines et des conquêtes de l’homme, c’est lui qui a un urgent besoin du témoignage que constituent des vies consacrées aux valeurs spirituelles les plus hautes et les plus sacrées. Ce témoignage est nécessaire pour que notre époque ne soit pas privée d’une lumière d’essence très rare et sans égale: celle des plus hautes conquêtes spirituelles.


Le petit nombre des prêtres

47. Notre Seigneur Jésus-Christ n’a pas hésité à confier à une poignée d’hommes que tout le monde aurait jugés insuffisants en nombre et en qualité, la charge écrasante d’évangéliser le monde connu d’alors. A ce " petit troupeau ", il enjoignit de ne pas perdre courage (Luc 12, 32), parce qu’il remporterait avec Lui et par Lui, grâce à son assistance toujours présente (Mt. 28, 20), la victoire sur le monde (Jean 16, 33). Jésus nous a également avertis que le Royaume des Cieux possède en lui-même une force propre et secrète qui lui permet de croître et d’arriver à la moisson sans que l’homme le sache (Marc 4, 26-29). La moisson du Royaume de Dieu est immense, et les ouvriers sont peu nombreux aujourd’hui comme aux premiers jours; ils ne furent même jamais en nombre tel que le jugement humain l’aurait cru suffisant. Mais le Seigneur du Royaume demande qu’on prie afin que ce soit le Maître qui envoie lui-même les ouvriers dans son champ (Mt. 9, 37-38). Les projets et la prudence humaines ne peuvent usurper le rôle de la mystérieuse sagesse de Celui qui au cours de l’histoire a défié par sa folie et sa faiblesse la sagesse et la puissance de l’homme (1 Cor. 1, 20-31).


Le courage de la foi

48. Nous en appelons au courage de la foi pour dire cette conviction profonde de l’Eglise: une réponse plus engagée et plus généreuse à la grâce, une confiance plus explicite et plus entière en sa puissance mystérieuse et irrésistible, un témoignage plus franc et plus plénier rendu au mystère du Christ, ne mèneront jamais l’Eglise à une faillite dans sa mission de salut du monde entier, quoi qu’il en soit des conjectures humaines et des apparences extérieures. Chacun doit savoir qu’il peut tout en Celui qui seul donne la force aux âmes (Phil. 4, 13) et la croissance à son Eglise (1 Cor. 3, 6-7).


Le fond du problème

49. On ne peut croire toute simplement que l’abolition du célibat ecclésiastique accroîtrait par le fait même et de façon notable le nombre de vocations: l’expérience actuelle des Eglises et communautés ecclésiales où les ministres sacrés peuvent se marier semble prouver le contraire. C’est surtout d’autres côtés qu’il faut chercher la cause de la diminution des vocations sacerdotales: par exemple, dans la perte ou l’affaiblissement du sens de Dieu et du sacré au niveau individuel et parmi les familles, dans le fait qu’on estime moins ou qu’on méconnaît l’Eglise comme l’institution qui apporte le salut par la foi et les sacrements. Il faut donc, dans l’étude du problème, aller aux éléments vraiment fondamentaux.

III. Le célibat et les valeurs humaines


Le célibat et l’amour

50. L’Eglise le sait bien et Nous l’avons dit plus haut (cf. n. 10) : le choix du célibat ecclésiastique, qui entraîne une suite de renoncements austères affectant l’homme au plus profond de lui-même, comporte aussi des difficultés et des problèmes sérieux, auxquels on est aujourd’hui particulièrement sensible. On pourrait croire que le célibat ne s’accorde pas avec la reconnaissance des valeurs humaines, telle que l’Eglise l’a solennellement proclamée lors du récent Concile. Mais une considération plus attentive révèle qu’en sacrifiant pour l’amour du Christ l’amour humain tel qu’il se vit dans la famille, le prêtre rend à cet amour humain un hommage insigne. C’est en effet une chose admise par tout le monde que l’homme a toujours choisi pour les offrir à Dieu son Créateur des dons dignes de qui les présente et de qui les reçoit.


Grâce et nature

51. D’autre part l’Eglise ne peut ni ne doit ignorer que c’est la grâce qui préside au choix du célibat - pourvu qu’on le fasse en toute prudence humaine et chrétienne, de manière responsable. Or la grâce ne détruit pas la nature et ne lui fait pas violence, mais elle l’élève et lui donne des capacités et des énergies surnaturelles. Dieu, qui a créé l’homme et l’a racheté, sait ce qu’il peut lui demander et lui donne tout ce qu’il faut pour accomplir ce que lui demande son Créateur et Rédempteur. Saint Augustin, avec sa large et douloureuse expérience de ce qu’est la nature de l’homme s’écriait : " Seigneur, donne-nous ce que Toi-même Tu commandes et commande ce que Tu veux ".(34)


Le poids réel des difficultés

52. Une connaissance loyale des difficultés réelles du célibat est extrêmement utile, voire indispensable, au prêtre, pour qu’il ait pleine conscience des conditions que le célibat suppose pour être authentique et bénéfique. Mais avec autant de loyauté on se gardera d’attribuer à ces difFicultés une importance et un poids supérieurs à ceux qu’elles ont en fait dans leur contexte humain


Le célibat n’est pas contre nature

53. D’après les acquisitions désormais assurées de la science, on n’a pas le droit de redire encore (cf. n. 10) que le célibat est contre-nature du fait qu’il s’oppose à des exigences physiques, psychologiques et affectives légitimes, auxquelles il faudrait nécessairement donner satisfaction pour permettre la complète maturité de la personne humaine. L’homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu (Gen. 1, 26-27), n’est pas composé seulement de chair et l’instinct sexuel n’est pas tout en lui. L’homme est aussi et avant tout intelligence, volonté, liberté: ces facultés le rendent supérieur à l’univers et obligent à le regarder comme tel; elles lui donnent de pouvoir maîtriser ses tendances physiques, psychologiques et affectives.


Le motif profond du célibat

54. Le motif véritable et profond du célibat consacré est - Nous l’avons déjà dit - le choix d’une relation personnelle plus intime et plus complète au mystère du Christ et de l’Eglise, pour le bien de l’humanité tout entière: dans ce choix les valeurs humaines les plus hautes, dont Nous venons de parler, peuvent assurément trouver leur plus haute expression.


Le célibat, élévation de l’homme

55. Le choix du célibat ne comporte pas l’ignorance et le mépris de l’instinct sexuel et de l’affectivité; ce qui nuirait à l’équilibre physique et psychologique. Le célibat exige au contraire une compréhension claire, une maîtrise de soi attentive et une sage sublimation des forces psychologiques à un plan supérieur. De cette façon il élève l’homme tout entier et contribue effectivement à sa perfection.


Le célibat et la maturation de la personnalité

56. Sans doute, le désir, naturel et légitime chez l’homme, d’aimer une femme et de fonder un foyer est-il dépassé par le célibat, mais il n’est pas dit que le mariage et la famille soient l’unique chemin menant à la maturation intégrale de la personne humaine. Au cœur du prêtre l’amour n’est pas éteint. Puisée à la source la plus pure (cf. 1 Jean 4, 8-16), exercée à l’imitation de Dieu et du Christ, la charité n’est pas moins exigeante et concrète que tout amour authentique (cf. 1 Jean 3, 16-18). Elle élargit à l’infini les horizons du prêtre, elle approfondit et dilate son sens des responsabilités - indice de maturité de la personne - et elle forme en lui, comme expression d’une paternité plus haute et plus large, une plénitude et une délicatesse de sentiments (35) qui sont pour lui une richesse surabondante.


Le célibat consacré et le mariage

57. Tous les membres du Peuple de Dieu doivent rendre témoignage au mystère du Christ et de son Règne, mais ce témoignage ne prend pas en tous une seule et même forme. Laissant à ses fils laïcs et mariés la charge du témoignage nécessaire d’une vie conjugale et familiale authentiquement et pleinement chrétienne, l’Eglise confie à ses prêtres le témoignage d’une vie totalement donnée aux réalités du Règne de Dieu dans ce qu’elles ont de plus nouveau et de plus séduisant.

Si le prêtre n’a pas l’expérience personnelle et directe de la vie de mariage, il ne manquera certainement pas d’une connaissance peut-être plus profonde encore du cœur humain, en raison de sa formation, de son ministère et de la grâce de son état. Cette pénétration lui fera atteindre à leur source les problèmes de cet ordre et le qualifiera sérieusement comme conseiller et soutien des époux et des familles chrétiennes (cf. 1 Cor. 2, 15). La présence, près des foyers chrétiens, du prêtre qui vit pleinement son célibat soulignera la dimension spirituelle de tout amour digne de ce nom, et son sacrifice personnel méritera aux fidèles vivant dans les liens sacrés du mariage la grâce d’une union véritable.


La solitude du prêtre qui garde le célibat

58. Il est indéniable que le prêtre, par son célibat, est un homme seul, mais sa solitude n’est pas un vide, car elle est remplie de Dieu et de la richesse surabondante de son Règne. En outre, il s’est préparé à cette solitude, qui doit être une plénitude intérieure et extérieure de charité; il l’a choisie en connaissance de cause, non par désir orgueilleux de se singulariser, non pour se soustraire aux responsabilités communes, non pour devenir étranger à ses frères ni par mépris du monde. Séparé du monde, le prêtre n’est pas séparé du peuple de Dieu, car il est établi pour le bien de tous (Hébr. 5, 1), voué entièrement à la charité (cf. 1 Cor. 14, 4 ss.) et à l’œuvre pour laquelle le Seigneur l’a choisi.


Le Christ et la solitude du prêtre

59. Parfois, la solitude pèsera douloureusement sur le prêtre, mais il ne regrettera pas pour autant de l’avoir généreusement choisie. Le Christ, lui aussi, aux moments les plus tragiques de sa vie, se trouva seul, abandonné de ceux qu’il avait choisis comme témoins et compagnons de son existence, et qu’il avait aimés jusqu’à la fin (Jean 13, 1). Mais il a affirmé : " Je ne suis pas seul, car le Père est avec moi" (Jean 16, 32). Celui qui a choisi d’appartenir tout entier au Christ trouvera avant tout dans l’intimité avec lui et dans sa grâce la force d’âme nécessaire pour dissiper la tristesse et vaincre les découragements. La protection de la Vierge, Mère de Jésus, l’aide maternelle de l’Eglise, au service de laquelle il s’est donné, ne lui feront pas défaut, non plus que la sollicitude de son père dans le Christ, l’évêque. Il aura aussi, pour l’aider, l’amitié fraternelle de ses confrères dans le sacerdoce et l’encouragement de tout le peuple de Dieu. Et s’il arrive que l’hostilité, la défiance, l’indifférence des hommes rendent parfois très dure sa solitude, il se verra associé de façon évidente au drame que vécut le Christ, en apôtre qui n’est pas au-dessus de Celui qui l’a envoyé (cf. Jean 13, 16 ; 15, 18), en ami admis aux secrets les plus douloureux mais aussi les plus glorieux de l’Ami divin qui l’a choisi, afin qu’une vie apparemment vouée à la mort porte des fruits mystérieux de vie (cf. Jean 15, 15-16, 20).



Suite: http://www.vatican.va/holy_father/paul_vi/encyclicals/documents/hf_p-vi_enc_24061967_sacerdotalis_fr.html
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fredsinam



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MessageSujet: Re: Des évêques anglicans mariés bientot catholiques !!!!   Sam 29 Jan 2011, 03:00

Oculus a écrit:
Bon , si vous voulez Fred , mais comme l'Ecriture est un fruit de la tradition , vous être obligé de convenir que la Tradition a voulu présenter Pierre comme marié , donc votre reductio ad solam scripturam dans laquelle vous vouliez enfermer ce pauvre Théo se referme comme un piège à rat sur votre petite main... Mr. Green
Ça ne se referme sur rien puisque l’interprétation d’une tradition se fait toujours à partir de l’interprétation (acquis) que l’Eglise a faite d’elle précédemment ainsi elle ne se boucle pas mais devient une ligne droite qui s’affine au fur à mesure que l’Eglise s’approche du terme. En résume l’Eglise construit du neuf sans supprimer le passé mais en créant de la nouveauté. (C’est d’ailleurs une preuve qu’elle est conduite par l’Esprit saint car seule l’Esprit saint peut se renouveller indéfiniment sans renier sans se renier )

Le respect de la tradition nous permet donc de prendre au sérieux nos aînés dans la foi en considérant qu’ils ont été mû par l’Esprit saint autant que nous le sommes. Ainsi ce qui est pour nous à nos jours un acquis de la sainte tradition c’est le célibat obligatoire du clergé et non l’état matrimonial de Pierre avant son appel ( de tant et plus que comme le laissent entendre les évangile , après son appel il aurait quitté son épouse (cf. Lc 18, 28-30) .)
Citation :
par ailleurs , il me semble que la position du Père Cochini basée sur ce malheureux canon du concile de carthage de 390 est bien fragile :
c'est tout ce que veut dire ce canon du concile de carthage qui est assez banal somme toute . ça n'est en rien une apologie du célibat des prêtres .
Il faut bien un jésuite pour arriver si brillamment à faire prendre des vessies pour des lanternes ! Very Happy

Vous êtes tout de même incroyable vous arrivez à tirer une conclusion d'un livre de 500 pages à partir de 3 lignes . Voici un bon résume des études du P.Cochini et d'autres :

Citation :
Ces dernières années, l'Eglise a été confrontée à de très graves abus commis par des prêtres sur des adolescents et des enfants. Parmi d'autres réactions, ces tristes événements ont réanimé le débat sur la règle du célibat obligatoire des prêtres. Cette loi ecclésiastique, dit-on, serait cause de ces méfaits. En outre, elle expliquerait aussi le manque de vocations de prêtres. L'heure de l'abolir aurait-elle sonné ? Examinons cette question avec le recul historique nécessaire.

Au 19 ème siècle s'éleva une importante polémique entre deux célèbres chercheurs allemands à propos de l'origine de la règle du célibat ecclésiastique. F. X. Funk argumentait qu'elle datait du 4 ème siècle. G. Bickell disait qu'elle provenait des Apôtres. Le dernier mot fut prononcé par Funk et sa thèse a prévalu. Par ailleurs, nombreux sont ceux qui pensent que cette règle du célibat, établie au 4 ème siècle, ne fut rendue vraiment obligatoire dans l'Eglise latine qu'au Moyen Age, au 2 ème concile de Latran (1139).

Nouvelles études historiques
La recherche historique des dernières décennies permet de reprendre la question à nouveaux frais. Plusieurs historiens de différents pays et écoles (limitons-nous à trois noms : A. Stickler, Ch. Cochini et, pour l'Eglise orientale, R. Cholij) ont approfondi la thèse de G. Bickell. On la croyait enterrée, mais les recherches récentes bousculent les idées reçues. Nous allons tenter de présenter en quelques lignes une synthèse des études les plus récentes dans le domaine historique.

Avant même ces études, il était déjà établi que le premier témoignage écrit univoque d'une obligation de chasteté pour le clergé se trouve dans les décisions d'un petit concile provincial célébré à Elvira, localité espagnole proche de Grenade, dans les premières années du 4 ème siècle. Ce concile interdisait aux diacres, prêtres et évêques d'avoir des relations sexuelles avec leurs épouses, sous peine d'expulsion de l'état clérical. Comment un obscur concile provincial aurait-il pu prétendre imposer ex novo une loi sur un sujet si sensible, avec effets rétroactifs et assortie d'une si lourde peine ?

Deux interventions du Pape Sirice (385 et 386) et les canons du concile provincial de Carthage de l'an 390 rappellent la même discipline que le concile d'Elvira. Ils en donnent le motif, à savoir que cette loi de la continence du clergé n'est pas une nouveauté mais une tradition orale qui vient des Apôtres. En Orient, nous avons les témoignages clairs d'Epiphane de Salamine et de saint Jérôme qui en appellent aussi à la tradition apostolique pour cette praxis. En même temps, ces décisions et témoignages nous confirment que cette tradition ne fait pas référence seulement au célibat mais aussi et surtout à la continence, parce que les clercs de l'époque étaient généralement mariés. De nombreuses interventions des autorités ecclésiastiques de cette période visent à rappeler l'importance de maintenir les épouses des évêques, prêtres et diacres dans des logements différents de ceux de leurs maris. La répétition fréquente de ces rappels montre que la continence n'était pas facile à observer (même si cet engagement était toujours pris, bien entendu, avec le consentement des épouses).

En conclusion : il existe des preuves qu'à Rome, en Espagne, en Gaule (concile d'Arles, en 314), en Afrique, en Orient, les Eglises coïncident dans la même discipline du célibat et de la continence, et que toutes expriment ou évoquent leur conscience de vivre une tradition qui vient des Apôtres.

On comprend mieux ainsi que les objections souvent soulevées contre l'origine apostolique du célibat, qui étaient basées sur certains textes du Nouveau Testament, peuvent être surmontées. Pierre, en effet, était marié (et peut-être aussi d'autres Apôtres). Mais comme les évangiles le laissent entendre, il avait quitté son épouse (cf. Lc 18, 28-30). Paul avait conseillé à Timothée et à Tite d'ordonner des évêques et des prêtres mariés une seule fois, sans doute parce qu'un homme deux ou plusieurs fois marié n'offrait pas des garanties suffisantes de bien pouvoir vivre la continence.

De nombreux papes, conciles, Pères de l'Eglise et autres auteurs témoignent à partir du 5 ème siècle de la continuité de la discipline du célibat-continence pour les évêques, les prêtres et les diacres. Pourquoi beaucoup pensent-ils alors, encore aujourd'hui, que la discipline du célibat n'est définitivement établie qu'au Moyen Age ? Cette confusion vient du fait que le 2 ème Concile de Latran (1139) frappe de nullité les mariages de prêtres considérés jusqu'alors comme valides mais illicites.

Le cas des Eglises orientales
Les Eglises orientales, de leur côté, ont suivi une praxis différente. Les prêtres et les diacres ne sont obligés ni au célibat ni à la continence. La seule restriction qu'on leur impose est celle de ne pas se (re)marier une fois ordonnés. Par contre, les évêques doivent toujours être et demeurer célibataires. Cette praxis était considérée par eux comme une tradition apostolique. Ce serait l'Eglise latine qui aurait pris, à un certain moment de son histoire, un pli rigoriste, en s'éloignant de la tradition des Apôtres. Mais cela ne semble pas exact.

L'origine des différences avec l'Eglise latine à propos du célibat et de la continence des prêtres et diacres remonte au 7 ème siècle. A cette époque, pour des raisons de nature diverse (une discipline moins uniforme que dans l'Eglise latine, une situation politique particulièrement difficile suite à la pression militaire de l'islam, des interventions impériales dans les affaires ecclésiastiques), l'Orient décide au concile Quinisexte (691) de changer la règle du célibat-continence. Les pères conciliaires pensent trouver un appui pour leurs thèses dans les canons du concile de Carthage (390). Ils font une mauvaise traduction-interprétation de ce texte latin (qui, comme nous l'avons vu, prônait le célibat-continence des clercs) et considèrent la question comme résolue.

Reconnaître qu'elle avait fait mauvaise usage du concile de Carthage prendra quelques siècles à l'Eglise orientale. La discipline sur le célibat ne reviendra jamais en arrière. Pour maintenir leur position, les Orientaux affirment qu'en tout cas, leur concile Quinisexte avait l'autorité nécessaire pour introduire ces changements. Sur cette dernière affirmation, l'histoire seule ne peut trancher. Le fait qu'une praxis historique remonte aux Apôtres ne veut pas nécessairement dire qu'elle ne peut pas être changée. Il faudrait voir s'il y a aussi des raisons théologiques pour le maintien de cette praxis, en l'occurrence, si on peut établir un lien intrinsèque entre le sacrement de l'Ordre et le célibat.

Des raisons théologiques pour le célibat
Le théologien français L. Touze a étudié cette question. Il vient de nous livrer ses conclusions, qui sont nuancées ( L'avenir du célibat sacerdotal et sa logique sacramentelle , Paris 2009). Il ressort des investigations de l'auteur que, s'appuyant sur l'Ecriture et les ébauches d'explication fournies par les Pères de l'Eglise, le Magistère et la théologie s'accordent actuellement pour chercher à mieux fonder le célibat sacerdotal. Sa justification profonde ne réside pas dans une exigence de pureté rituelle, ni dans des raisons d'ordre ascétique et pratique, mais tiendrait à la nature même du sacrement de l'Ordre.

Benoît XVI a synthétisé ainsi la réflexion actuelle de l'Eglise : le célibat des prêtres trouve sa raison d'être dans le célibat de Jésus-Christ, qui a fait un don sponsal de lui-même à l'Eglise dans l'état de virginité. Le prêtre, conformé de façon particulière avec le Christ par le sacrement de l'Ordre, doit lui aussi s'ouvrir à l'offrande virginale de lui-même, à la mission vécue jusqu'au sacrifice de la Croix , au don total et exclusif au Christ et à l'Eglise (cf. exhortation apostolique post-synodale Sacramentum Caritatis , 24).

Ainsi comme Benoît XVI l'a dit “la valeur du célibat sacré qui, dans l’Eglise latine, est un charisme requis pour l’ordination et est tenu en très grande considération dans les Eglises orientales”

Les Eglises d'orient se sont démarqué de la tradition de l'Eglise latine à cause d'une erreur d’interprétation et je ne vois pas une seule raison qui devrait nous pousser à les imiter .Quant à ordonner les évêques IL FAUT TOUT SIMPLEMENT L'OUBLIER
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MessageSujet: Re: Des évêques anglicans mariés bientot catholiques !!!!   Sam 29 Jan 2011, 14:51

Oculus a écrit:
il me semble que St Augustin fut marié et Père d'Adéodat.
certes c'était avant sa conversion et son ordination , mais même séparé,il resta quand même le Père de cet enfant qu'il chérissait et qui lui fût enlevé trop tôt à 16 ans .
Lui qui est estimé avoir été le plus grand des Pères d'occident s'est suffisamment flagellé dans les confessions sur sa vie sexuelle pour qu'il soit un exemple d'humilité en ce domaine !! voila un petit échantillon :

Citation :
« Ce que je voulais, ce que je souhaitais, c’était d’aimer et d’être aimé. Je ne m’arrêtais pas aux bornes de l’amitié ; mon cœur m’emportait plus loin. Il s’exhalait du fond de ma concupiscence je ne sais quels brouillards et quelles vapeurs de jeunesse qui troublaient toute mon ame, et me faisaient confondre l’aveuglement de la passion avec le pur bonheur de l’affection. C’est alors qu’il eût fallu donner le mariage pour digue au torrent de mon âge, mais mon père s’inquiétait bien plus de mon éloquence que de mes moeurs, et de mes succès de rhéteur que de ma conduite de jeune homme.

« C’est en vain que ma mère me détournait du péché, ses paroles me semblaient des paroles de femme, et je rougissais d’y obéir. Il y a plus, j’avais honte entre mes camarades d’être moins perdu qu’eux ; et comme je les entendais vanter leurs désordres, et que je les voyais d’autant plus fiers et d’autant plus applaudis qu’ils étaient plus libertins, j’avais hâte aussi de pécher, moins par plaisir encore que par vanité. Ordinairement le blâme suit le vice ; moi, pour éviter le blâme, je cherchais le vice ; et comme je voulais à tout prix m’égaler à mes camarades, je feignais les péchés mêmes que je n’avais pas faits, afin de gagner un peu de leur pernicieuse estime…

J’arrivai à Carthage avec ces sentimens ; à peine entré dans cette ville, j’entendis partout retentir la joie des impures amours. Je n’aimais point encore, mais j’aimais à aimer. Je tombai enfin dans cet amour que je souhaitais si impatiemment. Dieu puissant ! Dieu miséricordieux ! de quel fiel ont été mêlées ces douceurs d’amour ! J’ai aimé, j’ai été aimé, j’ai joui ! Malheureux, quelles chaînes tissues de chagrins, et une fois garrotté, avec quelles verges de fer m’ont flagellé et les jalousies, et les soupçons, et les vanités, et les colères, et les ruptures ! »
Oui, c'est excellent, et vraiment d'actualité.
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Oculus



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MessageSujet: Re: Des évêques anglicans mariés bientot catholiques !!!!   Sam 29 Jan 2011, 14:51

[quote="Géraud"]
Citation :
J'ai lu les confessions de saint-Augustin en entier!Ne lancez pas d'affirmations hasardeuses!

OK , mais pourquoi posez-vous la question de savoir si 'il existait des Pères de l'Eglise mariés
alors ?
par ailleurs , je vous signale que vraisemblablement , Grégoire de Nysse et Grégoire de Nazianze
furent mariés , parmi les pères orientaux .

Citation :
J'attend toujours des exemples d'évêques mariés
!

Bon eh bien lisez cette notice du Père Cochini sur le site de la congrégation du clergé , il fait état d'une liste de 120 évêques qui éxercèrent leur épiscopat mariés , "maris d'une seule femme"
comme le préconisait St Paul ,c'est à dire Chastes selon la dénomination de l'époque .

http://www.clerus.org/clerus/dati/2002-04/05-6/Celib_sac.htm
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Oculus



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MessageSujet: Re: Des évêques anglicans mariés bientot catholiques !!!!   Sam 29 Jan 2011, 15:08

Le fond du problème

49. On ne peut croire toute simplement que l’abolition du célibat ecclésiastique accroîtrait par le fait même et de façon notable le nombre de vocations: l’expérience actuelle des Eglises et communautés ecclésiales où les ministres sacrés peuvent se marier semble prouver le contraire. C’est surtout d’autres côtés qu’il faut chercher la cause de la diminution des vocations sacerdotales: par exemple, dans la perte ou l’affaiblissement du sens de Dieu et du sacré au niveau individuel et parmi les familles, dans le fait qu’on estime moins ou qu’on méconnaît l’Eglise comme l’institution qui apporte le salut par la foi et les sacrements. Il faut donc, dans l’étude du problème, aller aux éléments vraiment fondamentaux.

Paul VI écrivait cela en 1969 , 6 ans après la fin du Concile.
le Concile a mis fin à l'obligation du célibat pour les diacres permanents .
Les propres statistiques de la congrégation du clergé , montrent que depuis cette dispense du célibat , le nombre de diacres permanents dans le monde a été multiplié par plus de 200
et est passé de 200 à 40 000 .

Paul VI pourrait-il encore soutenir , basé sur cette statistique , en 2011 que cela n'accroitrait pas le nombre des vocations sacerdotales ?
De qui se moque-t-on , si le Vatican qui a sous le nez ses propres statistiques , n'est pas capable d'en tirer les conséquences qui s'imposent ?
c'est de la mauvaise foi caractérisée ou de la cécité , infaillible je vous l'accorde, la cécité
est en effet tout à fait infaillible , ce que l'on ne voit pas , à coup sûr , on ne l'a pas vu!

Par ailleurs, et cela recentre le débat sur l'accueil des prêtres et évêques anglicans ,
qu'est-ce qui justifie , au regard de l'égalité de tous les fidèles en dignité
Citation :
( canon 208 du CIC) Can. 208 - Entre tous les fidèles, du fait de leur régénération dans le Christ, il existe quant à la dignité et à l'activité, une véritable égalité en vertu de laquelle tous coopèrent à l'édification du Corps du Christ, selon la condition et la fonction propres de chacun
qu'on accorde aux anciens pasteurs et prêtres anglicans des droits qu'on refuse
aux diacres permanents catholiques qui pourraient très bien demander une dispense du célibat avec l'acord de leur évêque , et pallier à la pénurie de prêtres ?
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Géraud



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MessageSujet: Re: Des évêques anglicans mariés bientot catholiques !!!!   Sam 29 Jan 2011, 15:09

[quote="Oculus"]
Géraud a écrit:
Citation :
J'ai lu les confessions de saint-Augustin en entier!Ne lancez pas d'affirmations hasardeuses!

OK , mais pourquoi posez-vous la question de savoir si 'il existait des Pères de l'Eglise mariés
alors ?
par ailleurs , je vous signale que vraisemblablement , Grégoire de Nysse et Grégoire de Nazianze
furent mariés , parmi les pères orientaux .

Citation :
J'attend toujours des exemples d'évêques mariés
!

Bon eh bien lisez cette notice du Père Cochini sur le site de la congrégation du clergé , il fait état d'une liste de 120 évêques qui éxercèrent leur épiscopat mariés , "maris d'une seule femme"
comme le préconisait St Paul ,c'est à dire Chastes selon la dénomination de l'époque .

http://www.clerus.org/clerus/dati/2002-04/05-6/Celib_sac.htm

Les Pères de l'Eglise qui ont été mariés l'étaient avant d'être ordonnés évêques,je vous en ai donné un exemple.
Quant aux autres,on en connaît que 120 sur les sept premiers siècles,ce qui est peu,et ce qui va en diminuant dans le temps.Comme je vous l'ai déjà dit,le Saint-Esprit qui éclaire l'Eglise ne fait pas marche arrière !
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fredsinam



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MessageSujet: Re: Des évêques anglicans mariés bientot catholiques !!!!   Sam 29 Jan 2011, 15:29

Oculus a écrit:

qu'on accorde aux anciens pasteurs et prêtres anglicans des droits qu'on refuse
aux diacres permanents catholiques qui pourraient très bien demander une dispense du célibat avec l'acord de leur évêque , et pallier à la pénurie de prêtres ?

On peut créer des passerelle entre les différents ministère mais il faut un minimum d'ordre qui respecte la raison d'être de chaque ministère de tant et plus que la différence qui existe entre les différents ministère apostolique (épiscopat , la prêtrise , et le diaconat ) est très minime. Ce qu'on permet aux pasteurs et aux prêtres anglicans est une exception et non une régularité ça témoigne de la miséricorde de l'Eglise pour l'unité des chrétiens et non ce qui doit être pour l'Eglise
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MessageSujet: Re: Des évêques anglicans mariés bientot catholiques !!!!   Ven 04 Fév 2011, 19:08

fredsinam a écrit:
Il n'a y a pas que Jésus et saint Pierre qui affirme que les apôtre ont tout abandonné pour suivre le Christ . Saint Paul estimait aussi qu'il est bon d'être célibataire, comme il l'est lui-même, parce qu'ainsi on est davantage libre de "s'occuper des affaires du Seigneur" (1 Co 7,1,7, 8, 32-34).
Salut fredsinam,
tu es très attaché au célibat de tous les prêtres, et non à un engagement personnel selon les cas (au célibat ou à une vie conjugale), et je comprends bien les raisons que tu avances.

j'avancerais un nouveau argument (outre le fait que le célibat n'a jamais été une règle absolue de la condition de prêtre, contrairement par exemple au fait que seul un homme peut-être prêtre)

Voici: la société d'aujourd'hui (en "Occident" surtout) est très sécularisée et méprise le clergé. Elle méprise aussi la chasteté, et les chastes. Ceci donne forcément un "esprit ambiant" qui déteint forcément un peu sur au moins une partie des fidèles. Or un prêtre vit parmi les gens. Il n'est pas reclus dans un monastère. il ressent forcément cela.

Or, il peut arriver, sur l'ensemble du clergé, que des prêtres perdent la Foi, ou sont dans une mauvaise passe dans leur vie. Non seulement, ils auront à faire face à cette épreuve comme les autres croyants, mais aussi une bien pire : leur condition de prêtre, véritable sacrifice au service de l'Église.

Que doit alors penser ce prêtre au milieu de cette société ? Il ne peut pas se dire : j'ai une femme, j'ai des enfants, qui m'aiment et vont m'aider chaque matin et chaque soir. Non, il est célibataire, il a un niveau de vie très simple, beaucoup de travail, et la société le méprise car il n'a pas "profité" de la vie.
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Raphaël



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MessageSujet: Re: Des évêques anglicans mariés bientot catholiques !!!!   Ven 04 Fév 2011, 19:40

Eh bien c'est une consécration totale et une souffrance digne d'un saint! Very Happy

Citation :
Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous.
Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n'êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait.
Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite: Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s'ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre.
Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé.
Si je n'étais pas venu et que je ne leur eusses point parlé, ils n'auraient pas de péché; mais maintenant ils n'ont aucune excuse de leur péché.
Celui qui me hait, hait aussi mon Père.
Si je n'avais pas fait parmi eux des œuvres que nul autre n'a faites, ils n'auraient pas de péché; mais maintenant ils les ont vues, et ils ont haï et moi et mon Père.
Mais cela est arrivé afin que s'accomplît la parole qui est écrite dans leur loi: Ils m'ont haï sans cause.
Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi;
et vous aussi, vous rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement.
(Jn 15, 18-27
Il y a un autre type de mal être, bien plus courant de nos jours.
Celui de la personne qui peut se dire: j'ai une femme qui veut me quitter, j'ai des enfants, adolescents, qui me trouvent sans intérêt, et me le font ressentir chaque matin et chaque soir. Oui, il est marié, il a un niveau de vie très banal, beaucoup de travail, et la société l'ignore car c'est monsieur tout le monde.

Si le prêtre était du monde, le monde aimerait son bien. Mais le choix du Christ l'a arraché au monde, et a fait de sa vie un signe, un témoignage. Comprenne qui a des oreilles.
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Arnaud Dumouch
Administrateur


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MessageSujet: Re: Des évêques anglicans mariés bientot catholiques !!!!   Ven 04 Fév 2011, 19:42

Oui ! Chaque état de vie a sa croix; Et on trouve toujours la croix des autres plus légère que la sienne.

_________________
Arnaud
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Des évêques anglicans mariés bientot catholiques !!!!
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