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  Pays musulmans et immoralité

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MessageSujet: Pays musulmans et immoralité   Jeu 20 Jan 2011, 21:57

Reportage: Le «baiseness» de l'amour
Par Beat Stauffer / Traduit de l'allemand par Albertine Bourget


Au Maghreb, certains hommes exercent un drôle de métier:
séduire des touristes dans le but de se faire entretenir.
Pour les amoureuses, la belle histoire avec le chamelier ou le portier
se termine souvent par la désillusion et une montagne de dettes.




En cette fin d’après-midi, à Ouarzazate, ville du sud du Maroc très
prisée des touristes, deux à trois douzaines d’hommes devisent dans le
petit café qui jouxte l’Hôtel Royal. Parmi eux, un groupe se détache.
Ils sont jeunes et beaux. Certains, à la manière touareg, portent une
gandoura blanche et un chèche bleue, d’autres arborent vêtements
branchés et lunettes de soleil griffées. Ils sont réunis là pour
débattre de leurs stratégies de conquête. Et surtout pour repérer et
jauger de nouvelles clientes dont ils parlent, confie un autochtone,
comme de bétail.

En Afrique du Nord, l’activité de ces hommes est tout simplement appelée
«bezness». Entre Djerba et Agadir, tout le monde sait ce que ce terme
désigne: faire miroiter l’amour à des touristes, femmes ou homosexuels,
afin d’en obtenir un soutien financier ou une invitation pour l’Europe.
Sur place, les hommes qui font du «bezness» sont méprisés mais aussi,
souvent, enviés, un peu comme les vendeurs de bazar, qui arrivent à
gagner bien plus d’argent qu’un professeur.


http://www.femina.ch/psycho-famille/reportage-le-baiseness-de-lamour
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Poisson



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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Ven 21 Jan 2011, 00:16

Bonsoir Tobie,
La pratique que vous décrivez n'existe pas qu'au Maghreb. Elle est très répandue en Afrique : Sénégal, Gabon etc. Ce n'est donc pas le simple fait de leur religion, mais bien d'autre chose, qui s''appelle la misère. Et l'inverse est également vrai. C'est extraordinaire comme un homme de cinquante ans (ou plus) devient subitement beau aux yeux d'une gamine de 20 ans ! Et le pire c'est que beaucoup d'Occidentaux y croient ! Là où je suis d'accord avec vous, c'est que ce genre de pratique est plus répandue dans certains pays. Mais où vont les touristes ? Au Tchad, en Centrafrique ? Non, pas vraiment ! Maroc, Tunisie (jusqu'à une période récente, pour ce dernier pays), sont les lieux de prédilection pour nos compatriotes. Pas étonnant que l'on retrouve alors ces pratiques surtout dans ces aires touristiques. Pour votre gouverne, un ouvrier agricole au Maroc (puisque vous en parlez) gagne environ 1 200 dirhams par mois et le salaire moyen (il n'y a pas de SMIG) est aux alentours de 2 000 – 2 400 DH. Vous divisez par 10 environ et vous avez le chiffre en euros (cela ne fait pas beaucoup, même s'il faut relativiser ce chiffre au regard du coût de la vie). Et puis, pour l'avoir observé à de nombreuses reprises, les vrais coupables, ce ne sont pas eux, mais les touristes eux-mêmes, qui viennent y chercher des « sensations fortes », si vous voyez ce que je veux dire !
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cébé



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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Ven 21 Jan 2011, 09:30

Bonjour à vous deux


Lunettes de soleil de marque et vêtements branchés ne font pas particulièrement partie de l'habillement du pauvre ....

L'immoralité ne réside pas tant par les causes ou les effets que par la façon de ces hommes décrits par Tobie de se vanter et d'échanger leurs stratégies ... et par là, de se prendre et de prendre l'autre pour du bétail.

Ceci étant dit, l'immoralité d'ici et l'immoralité de là-bas n'ont pas à se faire la morale l'un à l'autre.
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Mécréant-LV



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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Ven 21 Jan 2011, 10:35

Sodomie et soufisme en « Afgaynistan »

http://www.libertyvox.com/phpBB/viewtopic.php?f=5&t=894&start=5970

Deuxième post Idea
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Mécréant-LV



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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Ven 21 Jan 2011, 10:55

...et le traitement que leur réservent les apôtres de la RATP...pendus à Téhéran, décapités au sabre à Ryad, mis en cage au Caire...et CA :

Rapport d’Human Right Watch sur les tortures des homosexuels en Irak

Par Melba le 18 août 2009

Human Right Watch vient de publier son rapport sur la campagne de ”nettoyage social”qui cible les homosexuels en Irak. Nous avions déja parlé ICI de cette nouvelle torture inventée pour les homosexuels par des adeptes de la ”Religion de paix”, qui consiste à injecter de la super-glue dans l’anus puis de faire boire des laxatifs de force aux victimes, ce qui provoque la mort dans d’atroces souffrances par explosion des intestins.



Le rapport d’HRW est consultable en anglais ICI

Après avoir interrogé des homosexuels, des administrateurs d”hôpitaux, et des fonctionnaires des Nations Unies à Baghad, le rapport dit que des centaines d’homosexuels ont été torturés et tués cette année, par des miliciens, principalement dans les zones chiites, et le gouvernement n’a absolument rien fait contre ça.

Le rapport qualifie ces meurtres de campagne de “nettoyage social” par des groupes religieux.

Les miliciens, qui seraient des fidèles du leader religieux chiite Moqtada al-Sadr, auraient établi des listes contenant des noms d’hommes soupçonnés d’être homosexuels pour les éliminer. Certains ont été tués sur le champs et d’autres ont été torturés.

Human Rights Watch dit qu’il a été souvent rapporté une forme de torture impliquant l’injection de colle forte dans les rectums d’hommes suivi d’absobtion de laxatifs.la torture est mortel car elle cause l’explosion du système digestif de la victime.

Un fonctionnaire de police à Bagdad, a déclaré que les autorités ne pouvaient pas protéger efficacement les homosexuels, car souvent, les crimes ne leur sont pas signalés.

“Afin de protéger quelqu’un, vous devez savoir qui il est et où il se trouve” dit un responsable de la police, parlant de cette question sous condition d’anonymat. «Il est très facile pour les miliciens de les trouver et de leur nuire, et il est très difficile pour nos forces de les protéger.”

Mais la police irakienne a également été accusée de cibler les homosexuels.

Le rapport termine en soulignant que le gouvernement irakien a pour obligation de se conformer aux lois du Traité International des Droits de l’Homme et le devoir de protéger tous ses ressortissants.

Signalé par Irani

http://www.bivouac-id.com/billets/rapport-dhuman-right-watch-sur-les-tortures-des-homosexuels-en-irak/

A envoyer à nos bobos, et en particulier à la Kollabo Fourest Idea
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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Ven 21 Jan 2011, 11:14

Vous avez remarqué que les pourfendeurs actuel de l'Islam sont les même qui quelques année en arrière ont organisé l'immigration de peuplement.
C'est pas bizarre ce retournement de veste?
Vous avez remarqué que les politiciens qui se positionnent contre l'islam sont généralement des ultra libéraux mondialistes qui ont ouvert les frontières sans aucun contrôle.
Comment ça se fait ?
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Mécréant-LV



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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Ven 21 Jan 2011, 11:26

Laughing Laughing Laughing

On voit que Soral est passé par là Mr.Red

C'est pas vraiment le sujet du fil...
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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Ven 21 Jan 2011, 12:51

cébé a écrit:

Ceci étant dit, l'immoralité d'ici et l'immoralité de là-bas n'ont pas à se faire la morale l'un à l'autre.

Bonjour cébé

oui vous avez raison;mais c'est souvent les musulmans qui jugent l'occident de decadence
finalement l'Islam n'est pas le rempart ideal a l'immoralité,comme on voudrait nous le vendre 8)
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Ven 21 Jan 2011, 13:01

Citation :
TOBIE a écrit:
cébé a écrit:

Ceci étant dit, l'immoralité d'ici et l'immoralité de là-bas n'ont pas à se faire la morale l'un à l'autre.

Bonjour cébé

oui vous avez raison;mais c'est souvent les musulmans qui jugent l'occident de decadence
finalement l'Islam n'est pas le rempart ideal a l'immoralité,comme on voudrait nous le vendre 8)



Bien sûr que non! l'islam n'est parmi nous que comme repoussoir spirituel; Dieu l'utilise comme le berger son chien: pour rassembler les brebis égarées.
Dieu a encore besoin de ses brebis...
Peut-on imaginer le monde sans chrétiens?

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Emmanuel75



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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Ven 21 Jan 2011, 14:28

Karl a écrit:
Citation :
TOBIE a écrit:
cébé a écrit:

Ceci étant dit, l'immoralité d'ici et l'immoralité de là-bas n'ont pas à se faire la morale l'un à l'autre.

Bonjour cébé

oui vous avez raison;mais c'est souvent les musulmans qui jugent l'occident de decadence
finalement l'Islam n'est pas le rempart ideal a l'immoralité,comme on voudrait nous le vendre 8)



Bien sûr que non! l'islam n'est parmi nous que comme repoussoir spirituel; Dieu l'utilise comme le berger son chien: pour rassembler les brebis égarées.
Dieu a encore besoin de ses brebis...
Peut-on imaginer le monde sans chrétiens?



Très juste analogie cher Karl. L'islam peut permettre de resserrer les rangs chrétiens et les faire revenir à leur Foi...

L'immense majorité des pays musulmans étant extrêmement complexée par son retard sur le plan scientifique, technologique, économique, juridique, civique etc. , qu'elle n'a pas trouvé d'autre solution psychologique, que de prendre l'Occident en bouc-émissaire, et l'accuser de tous les vices moraux imaginables , afin de ne pas sombrer dans une forme de haine de soi collective suicidaire...

A l'échelle individuelle, ce système de défense psychologique bien connu, permet ainsi d'éviter le choc d'une prise de conscience trop brutale de ses torts et de ses responsabilités morales personnelles, en fuyant dans une stratégie d'explication systématique de sa situation de mal-être par les fautes de son entourage extérieur...

Si temporairement cette astuce psychologique permet de survivre, elle ne fait hélas que reporter la guérison de ses maux.

A défaut de suprématie matérielle, militaire, scientifique et civique, l'islam s'est donc auto-proclamé au 21ème siècle champion de la moralité.

En effet l'Occident a montré ses failles sur le plan moral, et continue hélas de le faire, en sombrant dans le matérialisme hédoniste, mais les pays musulmans ne donnent pas non plus envie de les imiter moralement : condition des femmes, droits de la personne et liberté de conscience, violences envers les minorités etc.

Plus profondément, le talon d'Achille de l'islam s'origine dans l'assurance donnée à ses coreligionnaires d'être les meilleurs en tout et sur tous, et d'avoir le droit par conséquent de soumettre voire de massacrer les non musulmans. Et quand les "infidèles" prennent le dessus sur eux, il faut qu'ils y voient davantage un complot diabolique, plutôt que de chercher des raisons rationnellement accessibles...

A cet égard les défaites répétées des pays arabes face à Israël sont pour eux insupportables, car elles révèlent les failles de leur paradigme, de leur système d'explication religieuse du monde...

Leur exemplarité morale n'est en fait qu'un mythe. Concrètement, dans le détail, les pays islamiques connaissent aussi beaucoup de moeurs sexuelles déviantes tabous et étouffées (pédérastie dans les écoles coraniques, homosexualité, zoophilie...), et la pornographie est aussi très prisée des pays musulmans.

Bref, ils sauvent encore un peu les apparences grâce à un système religieux très répressif et hypocrite, qui cache ses nombreuses victimes silencieuses. Mais pour combien de temps encore ?

Cela donne encore l'illusion "au musulman de la rue" qu'il n'y aurait pas de pédophiles en terre musulmane, mais seulement chez les chrétiens, pas d'homosexuels etc.

C'est ainsi que chaque humain et civilisation, complexé et humilié, se console comme il peut en se mentant à lui-même, et en accusant l'autre de son malheur...





Dernière édition par Emmanuel75 le Ven 21 Jan 2011, 15:13, édité 4 fois
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Ven 21 Jan 2011, 14:33

Intéressante analyse, que je partage.
Il y aura une prise de conscience de la part des musulmans; c'est une question de temps.
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Poisson



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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Ven 21 Jan 2011, 23:56

cébé a écrit:
Bonjour à vous deux
Lunettes de soleil de marque et vêtements branchés ne font pas particulièrement partie de l'habillement du pauvre ....
L'immoralité ne réside pas tant par les causes ou les effets que par la façon de ces hommes décrits par Tobie de se vanter et d'échanger leurs stratégies ... et par là, de se prendre et de prendre l'autre pour du bétail.
Ceci étant dit, l'immoralité d'ici et l'immoralité de là-bas n'ont pas à se faire la morale l'un à l'autre.
Bonsoir Cébé
Désolé de vous répondre aussi tardivement, mais ce n'était pas de mon fait. Quelques remarques quant à votre post : le jour où, en Afrique, vous voyez des produits qui ne sont pas contrefaits, dites le moi ! Des "Rolex" à 50 centimes d'€, je vous en trouve tant que vous voulez ! De surcroît, il me semble avoir indiqué que ce type de comportement n'était pas spécifique à l'Afrique du Nord, mais était largement répandu sur ce continent. Cependant, et je vous rejoins sur ce thème, certains Musulmans (es) ont un comportement plus agressif que les Chrétiens (quoique, si j'en crois ma propre expérience ...). La raison en est fort simple : d'un côté c'est un sacrement, de l'autre c'est un simple contrat ! Enfin, vous avez tout à fait raison en déclarant que l'immoralité n'est pas unilatérale.
Bonne nuit
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philippe



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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 01:27

REPUBLIQUE LAIQUE ET SOCIALE
L’incroyable rapport de l’aumonier du 2e Rep sur le sort de nos soldats en Afghanistan
lundi 24 janvier 2011


Vous trouverez ci-joint le rapport du "padre" du 2ème Régiment Etranger de Parachutistes, faisant suite à leur mission en Afghanistan. Cet homme y dénonce de nombreux scandales ayant eu lieu là-bas sous couvert de nos "chefs". Je décide de vous envoyer ce document pour que vous rendiez publiques ces informations.

Je suis moi-même officier (subalterne) et j’ai effectué plusieurs missions en Afghanistan. Cette guerre, au vu de la façon dont on la fait, n’a aucun sens. Je sais ne pas pouvoir compter sur la haute hiérarchie militaire ou politique pour faire suite au rapport de cet aumônier.. C’est pourquoi je compte sur vous pour faire bouger les choses. Je suis astreint à un devoir de réserve qui m’oblige à me taire et à garder l’anonymat (merci de bien vouloir m’aider à le garder). Ce rapport est authentique. Vous pourrez le vérifier facilement auprès du journaliste spécialisé dans les affaires de défense Jean-Dominique Merchet, qui y fait allusion dans un article de son blog "Secret Défense". Son "public" étant limité à des professionnels essentiellement, je pense que ceci n’est pas suffisant et que les français ont le droit de savoir ce qui se passe là-bas : atteintes à la conscience de nos soldat, à la laïcité, et au bon sens tout simplement.

Prenez vraiment le temps de lire ce document, qui traduit réellement le sentiment des soldats français.

Merci.

D. G.


Abbé B. Jullien de Pommerol Padre du 2ème REP Camp RAFFALLI 20260 Calvi Rapport de fin de mission. Du 11 janvier au 16 juillet 2010

Introduction :

Ce compte rendu est celui de la mission « PAMIR XVI ». En plus du canevas donné pour le rapport, je souhaite exposer une somme de disfonctionnements importants qui ont conduit à des dérives graves et abouti à ce qui était connu là-bas comme « l’affaire du voile ». Bien que n’influant pas directement sur mon sacerdoce et ma mission, cette affaire vint parasiter les relations avec une partie du commandement, au détriment des vivants et des morts que nous avons eus.

Ce n’est certes pas la chose à retenir de la mission, qui sur le plan spirituel fut fructueuse en bienfaits pour nombre de militaires, mais elle dénote un écart majeur entre la troupe et le commandement. Ce qui est préoccupant, j’y reviendrai.

1. Mise en route et définition de la mission :

Mise en route :

• Conditions de départ, préparation de la mission.

J’ai pu participer à la préparation de la mission avec le régiment lors des séjours à Mailly le camp et à Sissonnes. Vu que j’étais « nouvel arrivant » dans cette unité, cela fut aussi l’occasion de la découvrir.

En revanche, le REP m’a fait comprendre dès le départ que le poste d’aumônier n’est pas, selon eux, un poste à consignes opérationnelles, et que, de ce fait, je n’étais pas prioritaire pour les V.A.M. C’est dommage car il est opportun de pouvoir croiser au moins quelques heures son prédécesseur.

• Passage de consignes : Néant. Je n’ai pas pu croiser l’abbé Favriaux, mon prédécesseur, qui a eu, de son coté, la gentillesse de me laisser un mot.

Mission :

• Présentation des unités en place :

Le G .T.I.A. (groupement tactique inter armes), ALTOR, était composé de 3 compagnies du REP, plus l’état major, plus un escadron du 1er RHP, plus une compagnie du 17ème RGP, plus une compagnie du 35ème RAP, plus des extérieurs.

• Effectifs :

Il y avait en gros 1000 français.

• Spécificités :

Ma mission était d’être l’aumônier des forces françaises sur plusieurs bases, essentiellement la FOB (forward operational base) TORA, les COP (combat out post) Hutnik, Rocco, 42, 51, et différents postes où se trouvaient parfois moins d’une dizaine de français travaillant avec les afghans.

2. La vie dans les emprises.

Les moyens :

• Etat des lieux, lieu de culte.

Le parcours pour l’obtention de la chapelle telle qu’elle est aujourd’hui fut assez difficile. La chapelle est en fait un ancien bunker construit par les russes. Quand je suis arrivé, le bunker, composé de deux pièces, servait à la fois de chapelle, pour la première pièce, et de sacristie-chambre pour la deuxième. Le problème est que c’était très petit. On pouvait rentrer à 12, ce qui était très insuffisant. En effet nous étions une dizaine tous les matins à la messe de 7h00, donc le dimanche, c’était impossible. Je célébrais la messe dominicale dans une grande tente « Bachmann » réservée à la messe, me disait-on, et pour entreposer les corps en cas de coup dur faisant beaucoup de victimes.

Tout cela a duré pendant trois semaines, jusqu’à ce que j’aille visiter une des compagnies basée à quelques heures de piste de notre base. Je devais partir 48 heures, mais les intempéries ont bloqué les routes, et j’y suis donc resté 10 jours. Pendant ces 10 jours de pluie et de neige, la chapelle a pris l’eau, 40 cm d’eau dans la chapelle et dans la sacristie-chambre.

Le matériel a alors été évacué dans une pièce, qui, à mon retour, servit de chapelle.

J’y ai célébré la messe pendant plusieurs semaines. Mais la pièce était encore trop petite pour le dimanche.

Le problème, est que la tente "Bachmann" servait aussi depuis à faire dormir du monde, à des cocktails, des diners etc. Je trouvais que cela n’était pas digne d’y célébrer la messe.

Dans une base, un lieu spécifique est toujours prévu pour le Bon Dieu, et même, voire surtout ceux qui ne venaient pas s’étonnaient de me voir célébrer la messe dans ce lieu qui n’avait rien de sacré et tout de profane.

Il ne faudrait surtout pas croire que je demandais quelque chose d’extraordinaire pendant que la troupe aurait logé dans des trous de combat. Dans la base, nous en étions à améliorer le foyer, l’agrandir, construire une terrasse au soleil avec des parasols pour y prendre le café, étendre et climatiser la salle de musculation, bref, pendant ces travaux d’amélioration du confort, et non de première nécessité, il n’y avait pas de chapelle.

Ce qui étonnait aussi nombre de français sur la base, c’était que pendant que le système se désintéressait du problème de la chapelle, il se prenait de passion pour un vestige d’une ancienne mosquée, (un pan de mur délabré), qui était entretenu religieusement par nos chefs. Le C2 y fit mettre du gravier, ratisser, délimiter avec des galets etc. bref un soin très appliqué à l’entretien de ce bout de ruine.

En somme, ils vénéraient le reste du mur de la mosquée et se moquaient éperdument de la chapelle... Je me suis ouvert au chef de corps de cette préoccupation, expliquant que nous montrions au gens de ce pays que nous avions un grand respect pour un ancien lieu de culte qu’eux même avaient abandonné, pendant que nous délaissions complètement le notre.

Finalement, après deux mois de déboires et de bras-de-fer, après des travaux d’assainissement autour du bunker, l’ouverture du mur séparant la sacristie et la chapelle, nous avons pu célébrer la Cène du Jeudi Saint dans une nouvelle chapelle plus grande et définitive.

L’ambiance et l’état d’esprit dans la mission :

Un des points d’achoppement de la mission fut donc « l’affaire du voile ».

Il est important ici d’ouvrir une parenthèse, essentielle pour bien comprendre comment, après un quadrillage idéologique, spirituel et comportemental, tissé au fil de missions successives des forces françaises en Afghanistan, il a été possible d’en arriver à cette « affaire du voile » que j’aborderai après.

Je vais évoquer de multiples faits, un peu pêle-mêle, qui peuvent passer pour négligeables, mais qui aident à comprendre à la fois l’ambiance, et la méconnaissance, de notre part, du fonctionnement des afghans. Ces faits, un peu « en vrac », n’ont pas vraiment de liens entre eux si ce n’est la place toujours plus grande qui est faite à l’islam.

En faisant cette longue parenthèse, je réalise que je dépasse le cadre du simple compte rendu. Mais je le fais dans l’état d’esprit de cet aumônier de la première guerre mondiale qui, dans les tranchées, s’apprêtait, avec son régiment, à se lancer à l’assaut d’un petit bois.

Cette position allemande avait été pilonnée par l’artillerie française, et il suffisait de réduire les dernières poches de résistance pour s’en emparer. Le problème est qu’en fait, la position n’avait pas été pilonnée, et qu’on voyait même des reflets de lune sur le canon des mitrailleuses qui défendait ce bois. L’heure de l’assaut approchant et le pilonnage n’arrivant pas, l’aumônier s’empressa de parcourir au pas de course la distance qui les séparait de l’état major, et, entrant dans le PC, s’adressa au général en lui demandant de reporter l’assaut qui allait être un désastre. Le général ayant eu confirmation que le bois avait été pilonné, refusa. L’aumônier quitta alors les lieux en disant « Adieu » au général, précisant qu’il serait le premier à sortir de la tranchée quand son régiment lancerait l’assaut. Lassé ou furieux, (ou peu être un peu des deux…), le général emboita le pas pour se rendre compte par lui-même de la situation.

Arrivant sur les lieux, il constata en effet que l’artillerie n’avait pas pilonné, et reporta l’assaut. Ce que je veux dire à travers cet exemple, c’est qu’il y a des occasions où « fermer sa gueule », comme on dit en jargon militaire, est parfois coupable. Il me semble être dans une de ces situations. Il ne s’agit pas de « flinguer tout ce qui bouge », mais plus de sonner le tocsin.

Pour revenir à notre sujet, il y a en Afghanistan une volonté de l’armée française de créer un état d’esprit tout à fait déférent et bienveillant face à l’islam. Une crainte presque servile de déplaire à l’islam. Les informations, consignes, et règles de vies qui nous sont données sont parsemées de détails visant à surtout respecter la république islamique d’Afghanistan dans ses coutumes et ses lois. Ces consignes ne seraient jamais données en France car elles choqueraient les mentalités. Mais sous le prétexte que « ils sont chez eux », nous assistions à une démission de l’intelligence, une trahison de l’esprit, un bannissement effrayant de la conscience.

En France, jamais ces mêmes personnes n’auraient eu l’idée de donner ces consignes, car, pour faire court, ce n’est pas une bonne chose. Mais si ce n’est pas une bonne chose ici, pourquoi le serait-ce là-bas ? Ce qui est mauvais ici devient bon 7000km plus loin ?

Et toujours ce même argument sans cesse avancé : « ils sont chez eux ». Cette base à toute discussion venait interdire totalement et définitivement la possibilité d’évaluer la pertinence, le bien fondé, la valeur morale ou même la perniciosité de certains usages des habitants de ce pays, et nous obligeait à les regarder de manière neutre, voire bienveillante, puisque nous devions y souscrire en ayant une conduite conforme à ces usages.

Et cela en chassant toute autre référence de nos esprits, de façon à ne pas interférer avec ce fameux respect de l’islam. L’aboutissement de tels comportements s’apparentait beaucoup, chez certains, au « syndrome de Stockholm ». Me désolant, lors d’une patrouille, de voir une fillette de 10 ans accompagnée de son mari qui devait en avoir 50, j’eu comme réponse le fameux argument : « Ils sont chez eux ». « Et la pauvre gamine… » Répliquais-je… « Ils sont chez eux ».

Or jamais cette personne ne m’aurait répondu cela en « temps normal ». Mais, l’esprit embourbé dans l’obligation impérative de respecter la république islamique d’Afghanistan, ses coutumes et ses lois, elle s’interdisait toute critique et toute opinion… et tant pis pour la gamine donc…

Il est évident que cette personne était choquée de voir cela, mais, la conscience reformatée pour les 6 mois de mission, elle ne s’autorisait pas un jugement sur ce que le bon sens commun appelle d’ailleurs de la pédophilie.

Une autre fois, ce fut une mère de famille, à terre, massacrée à coup de pieds par son mari devant leurs enfants, (les petits garçons seulement), qui poussaient des cris de joie à chaque fois que le coup portait à la tête. Evoquant le soir à table cet épisode qui avait marqué plus d’un soldat assistant à la scène, toujours cette même réponse, cette fois un peu désabusée : « Ho écoutez Padre… Ils sont chez eux… »

Ces comportements, qui en France seraient qualifiés de « non-assistance à personne en danger », sont le résultat de ces fameuses consignes, mais aussi du comportement de certains chefs qui obligent, par la conformité due à l’exemplarité instituée du chef, à un certain mimétisme, voir à une surenchère, et cela jusque dans les détails.

Ainsi, avant de partir, nous avons même eu un intervenant venu de paris jusqu’à Calvi, pour nous briefer encore une fois sur la mission et les usages, qui nous informa entre autres choses, qu’il ne fallait pas uriner ni cracher en direction de la Mecque.

Les faits et les consignes là-bas :

Les militaires féminins devaient avoir les bras couverts sur le terrain. (écrit dans les règles à observer. Imaginons la même règlementation en France…).

Quand un pot avait lieu avec des afghans, on préparait soigneusement un coin sans bières et sans porc, (alors que ces mêmes afghans lors de ces pots, non seulement buvaient beaucoup de bière, mais en plus en emportaient aussi beaucoup, s’en remplissant les poches).

à Tora, une immense caisse à sable, servant à visualiser les opérations sur une maquette en relief construite dans le sable, fut fabriquée et posée à quelques mètres du reste du mur de l’ancienne mosquée évoqué plus haut. Ordre fut donné de démonter cette caisse, et de la déplacer à quelques mètres de là pour ne pas qu’elle ait l’air d’être trop proche du fameux mur en ruine. Motif : « on ne veut pas d’ennuis avec les gens ».

Dans le cadre des actions « cimic », (actions humanitaires menées par l’armée française), des tapis de prière sont distribués dans les villages. (Si les français savaient que leurs impôts servent aussi à cela).

Un caporal chef de la légion, d’origine afghane, travaillant avec les cimic, chargé du contact avec les populations, commençait traditionnellement son discours dans les villages, avant la distribution en disant : « moi je suis musulman, nous sommes avec vous… » Etonnant de voir que l’armée républicaine et laïque se présente avec un « moi je suis musulman… »

Ce même caporal chef fit aussi l’appel à la prière au micro des afghans au cop Rocco, cop français où le petit détachement afghan avait installé une sono pour les appels à la prière. Ces sonos dans les villages servaient aussi à psalmodier des versets du coran demandant la mort des infidèles quand nous passions à proximité.

Comme consigne dans les rencontres avec les afghans : ne pas parler des femmes, ne pas regarder les femmes, ne pas parler aux femmes. (Imaginons la même règlementation en France).

Pendant le ramadan, des consignes très strictes sur le fait de ne pas manger, boire, ou fumer devant des musulmans, (afghans ou non…), sont données par écrit. (Imaginons la même règlementation en France).

Quelques temps avant l’arrivée de notre mandat, un accrochage dans la green zone avec une riposte au mortier avait causé des dommages parmi le bétail local, à savoir vaches et moutons. L’ancien chef de corps avait promis que cela serait réparé par le dédommagement financier, et nous eûmes donc à distribuer les quelques 8000 euros aux habitants de cette zone.

Or, cela est un signe de faiblesse pour les afghans. Ce peuple se bat depuis des générations et ne comprend que la loi du plus fort. Nos chefs militaires et politiques ont écrit que la victoire ne serait pas militaire. La conclusion des afghans est que nous avons donc perdu militairement. Nous sommes des vaincus. Et parallèlement, nous essayons, dans leur vision, de les acheter, ou d’acheter la paix, à coup d’euros, ou de ponts, de routes, d’écoles, de couvertures, de tracteurs etc. Ils nous dénigrent comme vaincus, et nous méprisent comme corrupteurs. De plus, loin d’avoir la moindre gratitude devant tant de générosité, ils considèrent cela comme des prises de guerre.

Toujours à propos du chef de corps de la Task force précédente, un film diffusé à la télévision française, (visible sur internet), le montre arrivant à une choura, (une réunion des anciens et des dignitaires locaux), qui commence par la prière musulmane, menée par le chef de l’ANA (armée nationale afghane). Tout le monde est assis en tailleur, et la prière musulmane commence avec un mouvement d’ouverture des mains puis se poursuit avec les paroles rituelles. On voit sur le film le chef de corps qui ouvre les mains, ainsi que, voyant son chef le faire, son assistant derrière lui. Cette démarche est grave, car cela s’appelle de l’apostasie. Comme la chapelle était négligée en son temps à Tora, là c’est la foi catholique, qu’on sait être celle de ce militaire, qui est battue en brèche. C’est encore un signe de faiblesse qui vient cautionner la religion des gens de ce pays, religion qui leur demande de lutter contre nous.

Après cette prière, lors de son discours, ce colonel affirme aux habitants du village de Sper Kundai, qui se trouve au pied de la montagne sur laquelle 10 soldats français sont morts en 2008, qu’il sait que ce ne sont pas les habitants de leur village qui ont tiré sur les français. (ha bon…) A la fin, lors de son départ, un de ses subordonnés vient le voir pour l’informer que la police afghane souhaite fouiller différents lieux du village où se trouveraient des armes. Là le colonel refuse en disant que cela irait contre ce qu’il vient de dire aux habitants. (ha tiens…) Ce comportement est du pain béni pour les afghans, qui nous mentent, nous volent, nous tuent, et trouvent en face un angélisme béat qui préfère croire aux discours officiels inadaptés à la situation plutôt que de reconnaitre la réalité. Le colonel précise que si c’est pour trouver 5 ou 6 obus de mortier, on s’en fout.

Pour une fois que la police afghane voulait bosser… Car en effet, il faut aussi savoir qu’une enquête, effectuée par l’inspecteur général pour la reconstruction de l’Afghanistan, Arnold Fields, et publiée dans un rapport officiel américain il y a quelques mois, affirme que : « A l’heure actuelle, nous ne connaissons pas vraiment le niveau de compétence des forces de sécurité afghanes ». L’équipe d’évaluation précise que « Dès que nous aurons tourné le dos, l’ANP (la police afghane) cessera de faire ce que nous lui demandons de faire », et que « les soldats afghans ont tendance à régresser, même lorsqu’ils ont été bien notés par leurs mentors américains. » De plus, le rapport précise que « les formateurs, débordés et quelquefois eux-mêmes mal formés, déplorent la corruption et l’usage de la drogue parmi les militaires afghans ». Enfin le rapport évoque les exemples de siphonage de l’essence par des policiers, de vols d’armes, d’extorsion de fonds aux points de contrôle, etc.

Qu’à cela ne tienne.

Quand une OAP (opération aéroportée) fut programmée par notre task force, nécessitant l’accord d’un général américain, le briefing qui lui fut fait à Tora encensait les troupes afghanes, leur attribuant quasiment toutes les vertus et l’excellence du comportement de très bons soldats. (J’espère que le général n’avait pas lu le rapport en question…) De manière plus précise, il m’est arrivé d’assister à de nombreuses scènes, où des soldats de l’ANA étaient soit ivres, soit complètement drogués.

Lors d’une patrouille, alors que j’étais moi-même sur sa base, un lieutenant du 1er RHP a même été mis en joue au PKM par un soldat de l’ANA, hurlant de colère sous le coup de l’alcool et de la drogue, à quelques mètres de lui. Il ne dut son salut qu’à l’intervention d’autres soldats de l’ANA qui plaquèrent leur camarade au sol. D’une manière plus générale, beaucoup de « manip » étaient soit annulées soit très modifiées car les soldats de l’ANA avaient soit trop chaud, soit trop froid, soit faim, soit il allait pleuvoir, ou faire nuit, ou ils ne voulaient pas passer la nuit sur le terrain, (quand les français y dormaient, eux), ou ils n’avaient pas assez dormi, ou pas assez récupéré, ou pas pris leur petit déjeuner, etc. Je peux étayer chacun de ces cas, chacun.

Alors, qu’on ne fasse pas étalage de tout cela au général américain, soit, mais qu’on lui mente effrontément pour mieux plaire et faire croire que le système fonctionne… Cela dépasse l’entendement.

Et sachez bien que la troupe avait conscience de tout cela. La preuve, ce fut la réaction des légionnaires, abasourdis, quand, lors de son allocution durant le pot suivant le TOA, (transfert of authority), le CDC de notre task force évoqua, tout sourire, la « légendaire hospitalité orientale dont nous avons bénéficié de la part de la population afghane durant ces mois passés ici ». Les légionnaires après 6 mois de présence voyaient bien la réalité, et leur parler de « légendaire hospitalité orientale » les déconcertait.

J’eu comme commentaires des propos se rapportant à ceux du P. Delarue, aumônier en Algérie qui lors de l’enterrement de 11 légionnaires, le 15 novembre 1960 disait : « Vous êtes tombés au moment où, s’il faut en croire les discours, nous ne savons plus pour quoi nous mourons ! Daigne le Seigneur vous accorder le repos de ceux qui l’ont mérité, la lumière éternelle, sa paix. » « Nous ne savons plus ici pourquoi l’on meurt... »

Ces propos, bien que reflétant l’état d’esprit des troupes qui voient mourir leurs camarades pendant que des mots élogieux sont sans cesse adressés à ceux qui aident, ou sont, l’ennemi, lui valurent le bannissement d’Algérie et des unités parachutistes.

Je ne veux citer ici qu’un seul de ces commentaires, mais qui reste douloureux dans ma mémoire, celui d’un caporal chef d’origine Bulgare, qui, après les mots du CDC, me glissa, les larmes aux yeux : « vous vous rendez compte Padre, après tout ce qu’on a vécu ici, entendre ça… ».

Ces erreurs viennent aussi de la méconnaissance de notre part, des écrits sur lesquels se fondent les talibans pour nous combattre. Il suffit de lire le coran, la charia, pour comprendre la teneur du danger. Nous ne voulons pas le faire, nous retranchant derrière les sempiternels arguments de traduction, de versions ou d’interprétations pour refuser de se pencher sur les écrits. Un peu comme si on refusait d’évaluer la dangerosité du nazisme sous prétexte qu’on n’a pas lu Mein Kampf.

Dans ce même village de Sper Kundai, j’eu l’occasion d’assister à l’intervention du chef de corps de notre Task Force, qui qualifia, durant un discours des plus bienveillants, de « culture estimable » les usages de ces gens. (quand vous voyez une petite fille se faire tabasser par son mari parce que c’est ce que demande dieu dans le coran à la sourate de la femme, vous vous dites que ce n’est pas si « estimable » que ça.)

A Tora, nous avions aussi « radio surobi », une radio payée par la France, et qui diffuse des programmes en afghan uniquement, avec les appels à la prière pour les musulmans.

Un autre épisode douloureux, très douloureux, touche aux dernières volontés de soldats français, bafouées par l’autorité. Lors de l’enterrement du caporal Hutnik, le premier mort de notre Task Force, de nombreux maleks et autres dignitaires locaux étaient présents à la prise d’armes. Tous sont restés assis, discutant et plaisantant durant la cérémonie. A la fin de la prise d’armes, plusieurs personnes, légionnaire et sous officiers sont venu me voir pour « me confier une mission », me disaient-ils. « Padre, si on meurt ici, on ne veut pas de ces gens à notre enterrement, notre vie on la donne à la légion, mais notre mort c’est entre nous. »

Ils me précisaient que le dernier moment, le dernier adieu, devait se passer au milieu de leurs frères d’arme, pour être porté, salué, pleuré par eux, mais qu’il ne fallait pas de spectateurs « comme ces gens qui ont discuté et rigolé entre eux pendant qu’on était triste. » Parmi eux se trouvait le sergent Ryguiel. Ce sergent meurt quelques semaines plus tard lors d’une attaque de talibans.

Immédiatement, alors que je suis encore devant son corps sur le terrain, des légionnaires viennent me voir, et me disent « Padre, il ne voulait pas d’afghans à son enterrement, il ne faut pas qu’ils soient là pour la prise d’armes. » Tout l’après-midi ils viennent me voir, les uns en leur nom, les autres en son nom, les troisièmes au nom de leur section, au nom des polonais, bref, une attente réelle.

Je vais donc voir le CDC qui me dit qu’on ne peut répondre à pareil demande, car il ne veut pas prendre le risque de perdre les « avantages acquis avec cette population depuis tant d’années de présence de l’armée française », et qu’il ne veut pas interdire à ceux qui veulent s’unir à notre deuil de participer à la cérémonie.

Les gars étaient dégoûtés.

Mais pas seulement de voir le non respect des dernières volontés. Aussi à cause des arguments. En effet, à l’évocation des « avantages acquis avec cette population », un adjudant demanda « lesquels ? »

Il faut savoir que la veille de la mort de Ryguiel avait eu lieu la fameuse distribution des 8000 euros évoquée ci-dessus ; le lendemain matin, une « action médicale gratuite » était organisée toujours pour les habitants de cette même zone.

L’après midi de ce même jour, durant une opération menée dans cette zone, les GCP embusqués, (les commandos du régiment desquels faisait partie Ryguiel), furent repérés par des enfants et contraints de changer de place pour ne pas être pris pour cible par les insurgés. Après s’être repositionnés, ils furent de nouveau repérés par des enfants partis à leur recherche, et leurs positions furent donc données aux insurgés qui montèrent leur attaque durant laquelle Ryguiel mourut.

Toujours dans cette zone, il est intéressant de savoir que généralement, quand les talibans se déplacent d’un point A à un point B, ils le font tranquillement, sans armes, donc sans danger qu’on leur tire dessus, puisqu’ils ne sont pas armés, cela pendant que des enfants cavalent derrière avec l’armement et les munitions. Les femmes, comme les enfants, sont aussi mises à contribution, notamment dans le domaine du renseignement, où, en toute impunité, elles observent les effectifs, les véhicules, l’armement et les positions pour rendre compte ensuite et renseigner les talibans.

Heureusement donc qu’il y a des avantages acquis avec ces populations, sinon, qu’est-ce que ce serait… (Pour la petite histoire, quand le ministre de la défense vint en Afghanistan, il félicita le détachement pour l’excellence de son travail et l’absence de dégâts collatéraux, car, expliqua-t-il, « la vie d’une femme ou d’un enfant est sacrée, c’est l’innocence même. » Cela passa assez mal auprès de ceux qui savaient ce qui s’était passé, qui se demandaient si le ministre lisait de temps en temps les rapports…)

Le lendemain de la mort de Ryguiel, une choura, planifiée à l’avance, était maintenue et organisée dans cette même zone pour discuter d’un mur « anti-crues » promis par la coalition. Sur le chemin, deux IED (mines) furent détectés et neutralisés. Pendant la choura, au malek qui s’étonnait de l’absence de travaux qui auraient dû commencer, le colonel répliqua que les travaux ne commenceraient pas tant qu’il y aurait autant d’insécurité dans la zone. Le malek concerné répondit qu’il nous assurait que durant les travaux les forces ne risqueraient strictement rien…

Je me suis dit que c’était étonnant de voir le pouvoir qu’avait cet homme sur la zone au point de nous certifier que le danger cesserait… serait-il de mèche avec ceux qui nous tirent dessus ? Ou bien ne serait-ce pas lui-même qui nous tire dessus ? Mais ces questions n’étant pas politiquement correctes…je me suis dit qu’il valait donc mieux penser aux « avantages acquis ».

Pour ce qui est du deuxième argument, « la volonté de s’unir à notre deuil », ce fut grandiose. En guise d’union à notre deuil, la moitié des afghans est arrivée en retard à la prise d’armes, et l’autre moitié est allé directement à l’ordinaire pour s’assoir devant les portes en attendant que ça ouvre pour le pot qui suivait la prise d’armes, afin donc de boire des bières jusqu’à plus soif et d’en emporter autant que leurs poches le leur permettaient.

Pour en revenir aux dernières volontés, je ne peux m’empêcher de penser à celles que le général Bigeard a formulé : répandre ses cendres sur Diên Bien Phu, et cela, en plus du souhait d’être réuni à ses frères d’arme, pour emmerder la France et le Vietnam. Le ministre de la défense a dit que ses intentions seraient respectées. Heureux général de 94 ans, mort paisiblement, qui voit ses dernières volontés appliquées, quand un jeune sergent tombé au feu se voit imposer les ricanements de ceux-là même qui ont participé de près ou de loin à sa mort.

Les mêmes requêtes me furent faites de la part d’autres militaires après l’enterrement de Ryguiel, pour demander qu’il n’y ait pas d’afghans s’ils mourraient… je leur ai expliqué que ce n’était pas possible, ils étaient écœurés. Cela me fut encore demandé par des Hussards du 1er RHP à la mort d’un brigadier chef, là encore…bref.

Ces refus du système, non seulement bafouent la volonté du défunt, mais aussi scandalisent la troupe, qui connait les agissements de nombreux afghans présents dans les rangs d’officiels, et sait que beaucoup d’entre eux travaillent avec les talibans. Leur interdire l’accès à la prise d’armes aurait pu être, selon certains légionnaires et hussards, l’occasion de faire comprendre à ces gens que nous ne sommes pas dupe. Sur le terrain nous donnons, construisons, finançons, aidons etc. tout cela avec bienveillance et sourire, pendant qu’eux, trichent, volent, mentent, truandent, tuent, et nous prennent pour des moins que rien.

Ainsi, ne pas les accepter à l’enterrement, leur aurait montré qu’il y a des limites, et que nous ne voulons pas d’eux, qui coopèrent, avec femmes et enfants, au combat mené contre nous. A l’inverse, leur présence était ressentie par beaucoup comme la démarche de gens qui « vont au bilan » après un tir, qui vont regarder le « tableau de chasse ». Surtout que les afghans n’étaient pas seulement acceptés, mais bien sollicités, invités. Démarches à chaque fois choquantes pour les camarades.

D’autant que durant ces prises d’armes, le général qui passait les troupes en revue le faisait règlementairement en saluant comme il se doit devant les unités et les détachements, puis, passant devant les afghans, s’arrêtait, et s’inclinait légèrement en mettant sa main sur le cœur… Exotisme quand tu nous tiens… Pourquoi ne pas saluer avec le tranchant de la main à l’horizontal quand il passe devant le détachement américain…

Le CEMA fit de même quand, au COP Rocco il salua le capitaine afghan, d’abord réglementairement, puis lui serrant la main avant de la mettre sur le cœur…

Cela me rappelle la description faite des anglais et des français arrivant dans des terres lointaines. Quand les anglais arrivaient quelque part, au bout de 8 jours, les autochtones se mettaient en smoking le soir pour passer à table. Quand les français arrivaient quelque part, au bout de 8 jours ils se mettaient torse nu, en pagne et en tongs.

Cela pourrait être amusant si ce n’était si dramatique. Ainsi donc, à force de vouloir s’adapter, d’en rajouter, de surenchérir dans l’asservissement à l’islam et le « cirage de babouches » comme disaient des légionnaires, nous en arrivons à l’affaire du voile.

Cet épisode s’inscrit, non pas dans le devoir du militaires d’observer les lois et les règlements, mais, comme beaucoup de faits évoqués ci-dessus, dans la volonté de s’ingénier à trouver sans cesse de nouvelles occasions de mieux s’engluer dans la soumission à l’islam en espérant plaire au système, et à des gens qui nous détestent.

Tout d’abord le rapport :

2ème REGIMENT ETRANGER DE PARACHUTISTES

A COP 46, le 23 mars 2010

RAPPORT de l’Aumônier catholique Benoît Jullien de Pommerol du Groupement Tactique Inter Armes SUROBI

Objet : atteinte à la liberté religieuse.

Le lundi 22 mars 2010, étant au COP 42, avec le PC de l’opération GREGALE, j’ai rencontré la sergent-chef Angélique REPAIN, avec la tête recouverte de son chèche, ne laissant paraître que l’ovale de son visage. Interloqué, je lui ai demandé pourquoi elle portait ainsi son chèche, « c’est un ordre » me répond-elle.

Estomaqué, je lui demande des précisions, et elle m’explique que le lieutenant-colonel MEUNIER, chef du BOI du 2éme REP, la voyant tête nue, (comme le sont tous les personnels du COP 42), lui a demandé de se couvrir, expliquant que cela choquait les afghans de la voir ainsi. Souriant en pensant à une plaisanterie, il lui précisa qu’il ne plaisantait pas.

Le voile en Afghanistan est une obligation religieuse, et les femmes afghanes musulmanes sont donc tenues de le porter. Le problème est que la sergent-chef REPAIN n’est pas une femme afghane musulmane, mais une soldate française, et qui plus est baptisée. Le fait d’imposer un usage de la religion musulmane à une personne qui n’est pas de cette religion et qui le refuse porte atteinte à sa liberté.

Liberté religieuse, car elle est obligée par un ordre d’agir contre sa foi.
Liberté de conscience, car, bien qu’estimant mauvais le fait d’imposer à des femmes le port d’un voile contre leur volonté, elle se voit forcée de cautionner et encourager cette pratique en montrant que même des militaires français l’imposent à leurs personnels féminins.

Il s’agit ici d’un viol de conscience, mêlé d’une infraction grave à la laïcité, ce qui enfreint également la déclaration universelle des droits de l’homme, et le principe de liberté cher à la république française.

Victime d’un ordre illégal, la SCH REPAIN a donc été obligée d’observer un usage avilissant : l’idée de la contrainte du voile , qui n’a rien à voir avec la tenue du militaire français, vient ici nier l’identité de la personne, lui interdisant d’exister à part entière, cachant contre son gré une partie de son être, réduisant l’individu à une portion de lui-même, bafouant sa dignité.

Plus grave, le pouvoir militaire vient s’immiscer dans le domaine religieux, imposant à des baptisées d’agir contre leurs convictions (Ce cas n’est pas unique), ce que l’aumônier catholique condamne fermement, (même les animaux ne se voient pas imposer de voile).

En 2008, au camp de Warehouse, le chef des armées, le président Sarkozy affirmait sur la place d’armes que nous étions aussi là pour qu’un jour les femmes afghanes n’aient plus à porter la Burka. Les personnels féminins qui viennent en mission peuvent donc espérer, dans un esprit de charité propre au christianisme, apporter leur contribution à cette libération. Cette lutte contre la terreur, qu’elle soit spirituelle ou armée, est un des points sur lesquels j’insiste quand des civils demandent l’intérêt de notre présence ici.

Or à l’inverse, des soldates se voient forcées de participer à une forme d’oppression, et à la subir. Ce n’est pas l’esprit de la mission. Il serait souhaitable, ou bien, d’informer les militaires féminins avant leur départ qu’elles seront contraintes d’agir de la sorte, ou bien de condamner fermement ce qui est alors un abus de pouvoir et d’expliquer qu’il s’agit d’une grave erreur d’appréciation.

Signature.

En plus du rapport, le contexte est intéressant. Tout d’abord, l’ordre a été donné en public, en présence de plusieurs membres du CO, l’un d’eux, amusé, lui a même dit « bonjour ma sœur ». Ce qui faisait rire des officiers du CO scandalisait la troupe. Il faut aussi savoir qu’un autre lcl était allé voir la chef Repain pour lui expliquer pendant 20 min qu’en fait c’était plutôt une tradition et que ce n’était pas scandaleux, etc, et qu’en plus « ça vous va bien vous savez… »

Sinon, une fois le rapport écrit, j’ai tenu, bien que ce soit une infraction à la procédure, à ne pas rendre compte immédiatement à l’évêque, mais à essayer de gérer le problème sans risquer d’enquête de commandement.

Etant au COP 46, (combat out post du parallèle 46), et le lcl Meunier au COP 42 avec le pc, et ne pouvant le rencontrer, je l’ai donc appelé vers 14h, pour savoir si oui ou non il avait donné cet ordre. Il me répondit « ce n’est pas impossible que j’ai pu donner cet ordre… pourquoi ? » Je lui explique alors que c’est grave et que j’ai donc fait un rapport et que puisque le général vient sur cop 46 à 14h50, j’envisage de lui donner le rapport sur cet évènement qui commence à faire du bruit et que les gens répandent par téléphone ici et là, lui expliquant que je ne peux pas ne pas réagir, car tous s’interrogent sur ce que fait le padre, et pourquoi il ne réagit pas.

Il me répond : « écoutez… n’hésitez pas ». « Vous me confirmez que je donne au général le rapport sur votre ordre illégal ? » « Bon, me répond-il, passez me voir au cop 42, je vous fais récupérer dès que possible, nous en parlerons. »

Dans la foulée, le chef de corps arrive sur cop 46, et, au PC il reçoit un coup de téléphone du lcl Meunier. Alors qu’il sort, je viens à lui et l’informe que j’ai un souci majeur avec un ordre illégal du lcl Meunier. Le CDC, remettant immédiatement en cause la nature des faits avant même que je les expose, refuse ensuite de prendre mon rapport et fait preuve d’un désintérêt total du sujet. Il finit par accepter l’enveloppe que je lui tends quand je lui évoque l’obligation que j’aurai de consigner dans les faits son refus de suivre la procédure. Mais il me précise qu’il ne lira le rapport qu’une fois rentré à Tora. (Le retour était prévu 4 jours après).

Je lui précise que je viens d’avoir le colonel Meunier au téléphone et que j’espère pouvoir gérer cela en interne, mais que, vu le scandale que cela suscite, je ne peux me taire. En conscience. Je trouve donc une place dans un véhicule du convoi du CDC, et arrive en fin d’après-midi au cop 42.

Après le point de situation du soir, nous eûmes une brève discussion avec le lcl Meunier, qui se passa mal. Les faits furent relativisés, puis niés, ce qui mit un terme immédiat de ma part à l’entretien.

Plus tard, dans la nuit, après la lecture du rapport, il vînt me trouver pour me dire qu’il réalisait ce qui s’était passé, combien il déplorait tout cela, et s’excuserait directement auprès de la sous-officier publiquement humiliée, ainsi qu’au point de situation à Tora. Ce qu’il fit.

Mais la cause de ce genre de débordements étant la politique générale de l’ISAF en Afghanistan, il était impensable que ce fait prenne de l’ampleur. Tout fut donc étouffé. Une véritable version mensongère fut même montée :

On assura que sur le terrain une enquête DPSD avait été diligentée. FAUX. Ou alors quel est ce genre d’enquête dans laquelle les protagonistes ne sont pas auditionnés ? Jamais je n’ai été sollicité par les gens de la DPSD, et une seule des féminines l’a été.

Il a ensuite été affirmé que la mesure n’était qu’exceptionnelle pour des circonstances précises et qu’elle n’avait pas pour valeur d’être généralisée ou prorogée. FAUX.

La volonté de demander aux féminines de se couvrir sur le terrain était inscrite dans le RSI, (règlement de service intérieur). Dans une première réaction, l’OSA, avait tenté d’enlever ce passage en expliquant au C2 l’erreur que constituait un tel ordre. Le C2 n’a pas pris en compte la remarque et a insisté pour que cela soit écrit. Ce passage a été supprimé avant publication officielle et à la suite du rapport, mais l’idée était bien là. (Et elle est toujours là, j’y reviens plus loin.) De plus, l’ordre de se couvrir a été donné dans un COP, pour l’un des cas, et lors d’une aide médicale sur le terrain pour un autre cas. Donc aussi bien à l’intérieur d’une base qu’à l’extérieur. Je ne soulève que deux cas, mais il faut savoir qu’il n’y avait que deux féminines sur le terrain…

Il a ensuite été affirmé que le commandement local avait par ailleurs bien compris l’importance de la chose. FAUX.

Si de son coté, le lcl Meunier s’est excusé publiquement et personnellement auprès du sous officier féminin, le commandement local a persisté, puisque le chef de corps a expliqué à la sergent-chef, « qu’en fait, finalement, vu qu’on est en pays musulman, ce n’est pas plus mal que vous soyez voilée, entre nous… » Elle-même était sidérée de voir les deux discours, l’un officiel, l’autre devant elle. Le chef de corps m’a lui-même affirmé, là aussi en tête à tête qu’au moins, « avec la tête couverte, c’était une tenue décente ».

Vous imaginez aisément, au terme de tout cela, combien des distances furent prises par certains à mon égard, et parallèlement, combien je devins héroïque aux yeux d’autres. Les deux réactions me navraient pareillement.

Dans cette ambiance déplorable, l’aumônier musulman voulu me rencontrer pour m’informer qu’il s’était plaint aux autorités militaires de mes critiques contre les musulmans. J’ai discuté avec lui pendant 2 heures, en présence du pasteur protestant gagné à la cause musulmane, et nous avons conclu qu’en aucun cas je n’avais critiqué de musulmans, mais juste expliqué l’islam aux gens qui me le demandaient.

Pas une fois le musulman ne m’a contredit sur ce que je lui évoquais des horreurs et des comportements inadmissibles demandés dans le coran. Mais cet homme, idéologue de première, ne serrant pas la main des femmes, (jusqu’à ce qu’un caporal chef lui refuse une poignée de main expliquant : « vous ne serrez pas la main des femmes, je ne sers pas la main des musulmans », là il changea. Et lors d’un pot, une féminine lui demanda pourquoi c’était « une fois oui- une fois non », il répliqua « je vous sers la main quand j’ai envie de vous serrer la main… » Quand je pense que ce sont des modérés… hé bin mes aïeux…), estimant juste que les femmes musulmanes soient voilées et tant d’autres choses encore, a bien compris qu’en criant au racisme et à l’islamophobie il obtiendrait ce qu’il voudrait des chefs. Là encore, ça marche. Ecœurant.

A la fin de l’évocation de tous ces problèmes, je ne peux m’empêcher de relayer un court passage d’une intervention du Pape Benoit XVI, il y a quelques jours lors de la visite des évêques du Brésil où il évoque : « la vision erronée d’un œcuménisme portant à l’indifférenciation doctrinale, laquelle conduit à un irénisme acritique où toutes les opinions constituent un relativisme ecclésiologique. » (Discours aux évêques brésiliens en visite ad limina, le 10 sept 2010)

Il ne s’agit pas ici à proprement parler d’œcuménisme avec les musulmans, mais l’idée est bien là de raboter notre foi notre doctrine et nos usages pour faire une place à autre chose, fut-il mauvais et dangereux, pour espérer se faire apprécier par des gens qui doivent répandre leur foi par les armes, comme l’évoquait le Pape dans son discours à Ratisbonne.

Ce glissement se voit aussi dans un article Publié le 29/08/2010 dans le journal de Saône et Loire, où un aumônier militaire catholique de retour d’Afghanistan affirme à propos des gens sur place : « Peu importe que je sois catholique et qu’ils soient musulmans, il y a quelque chose qui nous unit, une sorte d’espérance réciproque. »

Ce syncrétisme est dans la droite ligne du « In God we trust » (nous croyons en Dieu) inscrit sur le dollar américain. Peu importe qui est Dieu, qu’il soit Allah, Jehova, Vishnou, Jésus, Yahvé, ou qui vous voulez, tout se vaut et inversement.

On comprend mieux qu’on puisse arriver à l’affaire du voile car, si la règle est d’observer les coutumes religieuses des gens chez lesquels nous nous trouvons, alors le voile devient une chose normale à demander, voire à imposer à nos personnels. Le problème est que si nous respectons les coutumes de ce pays, il faut les respecter totalement, et nous devons, par exemple, payer l’impôt du Dhimmis (du non musulman en pays musulman) ou encore nous laisser asservir et tant d’autre réjouissances... Quant à « l’espérance réciproque », ne nous y trompons pas, elle est d’un coté de voir ces gens heureux et en paix, et de l’autre, de nous voir musulmans ou morts.

Pendant ce temps, la troupe est bien consciente de tout cela, et si la mission reste sacrée et le sens du devoir intact, elle n’est pas dupe de la soumission et de la compromission permanente du système. En conclusion, comment aurais-je pu ne pas réagir à « l’affaire du voile »…

• Moyens matériels :

Dans cette mission l’aumônier n’a pas de moyen de transport particulier. Les déplacements se faisaient dans les convois qui assuraient les jonctions entre les différentes bases. J’ai toujours trouvé une place à chaque fois que cela fut nécessaire.

Il y a aussi un téléphone portable qui permet d’être joint en cas d’urgence.

Internet est accessible et gratuit, pour le moment, mais très peu de postes et débit très faible.

Sinon, la chambre, individuelle, sert aussi de bureau et de lieu pour accueillir les personnes.

Relation avec le commandement :

Les relations furent bonnes, à l’exception d’évènements divers, où j’ai eu à m’accrocher avec certains, notamment le CDC, le C2 ou le CBOI. Parfois de manière très vive.

Relations avec les personnels :

A part pour ce que je viens d’évoquer, les relations furent excellentes.

J’ai aussi eu l’occasion de travailler avec la colonel Collas, médecin psychiatre à Percy à Paris, et je fus très heureux de notre collaboration. Ce ne fut pas la même chose avec les gens de la Cis pat, travail beaucoup plus superficiel et artisanal.

Ce n’est pas l’objet du rapport, mais le « sas » de décompression à chypre mériterait aussi d’être évoqué tant des maladresses y sont commises à l’égard des gens sensés décompresser.

• Moral des troupes :

Bon, mais agacé par l’asservissement du système à l’islam, ayant toujours l’impression de se faire avoir par une population « pourrie-gâtée » qui continue pourtant à la détester malgré les milliards dépensés pour elle depuis tant d’années. Un seul exemple, vécu par beaucoup, celui des cadeaux donnés à des enfants qui dans la foulée, le cadeau encore dans la main, vous balancent des pierres avec leur main libre quand le convoi rentre à la base.

Difficultés rencontrées :

Rien de plus que ce que j’évoque dans le reste du rapport, (ce qui est déjà pas mal).

3. La vie en aumônerie.

Relations, contacts avec des confères ou des responsables religieux locaux.

Pour ce qui est des responsables religieux locaux, « no comment », et pour ce qui est des contacts avec les confrères, ils furent possible avec l’aumônier de Kaboul, et seulement avec lui compte tenu de l’extrême difficulté de mouvements. Bons contacts et complémentarité dans les coups durs.

Célébrations :

J’avais une messe quotidienne, en semaine à 7h00, avec une dizaine de personnes, et le dimanche à 11h30, avec un effectif variable en fonction des missions. Jamais je n’eu à célébrer la messe sans paroissiens. Le vendredi chapelet à 12h, (en communion avec les épouses qui le disaient au même moment, c’est-à-dire 9h00 en France).

Quand j’étais dans les camps de ma zone, j’avais aussi la messe quotidienne et des confessions « à la demande ». Là encore, j’ai toujours eu du monde à la messe. Il y a aussi eu beaucoup de « recommençant », des jeunes ayant laissé tomber la pratique religieuse, et soucieux de « raccrocher les wagons ». Beaucoup de confessions et d’entretiens aussi durant cette mission.

La chapelle de Tora était sous le vocable de « Notre Dame des victoires », en lien avec la paroisse parisienne du même nom. Les religieuses de cette paroisse nous ont envoyé une réplique de la statue de Notre Dame des victoires, ainsi que de nombreuses images représentant cette statue. Ces images furent distribuées aux paroissiens, avec l’exhortation d’en prendre 2, une pour eux, et une à envoyer à la famille pour que durant les moments de prière devant cette image, l’un dans son box à Tora et l’autre dans la maison familiale en France, puissent se retrouver en communion spirituelle par l’intercession de la Sainte Vierge. Cette initiative fut très appréciée. Le GTIA suivant, (Bison), sachant qu’à mon retour j’allais à Paris remercier les religieuses de leurs attentions et Notre Dame des victoires de son soutien, me demanda d’envoyer des images supplémentaires pour qu’ils puissent aussi créer ce lien avec leurs familles. Ce que je fis, pour la plus grande joie des religieuses, heureuses d’aider ainsi les militaires français si attachés à cette paroisse.

Toujours dans le domaine spirituel, les 3 enterrements que j’eu à célébrer là-bas furent des moments très denses en rencontres, discussions, attentes et autre besoins spirituels de la part de nombreux légionnaires et hussards.

En plus des célébrations, les visites aux malades et aux blessés furent aussi de grands moments de communion entre l’attente du blessé et le Bon Dieu que représente à leurs yeux la présence du prêtre.

4. Impressions personnelles.

Je suis très heureux de cette mission.

Conclusion Générale :

Au terme de ce rapport, je réalise qu’il pourrait apparaître de manière diffuse que ma déception est que l’armée ne soit pas comme un bras armé de l’église ou un prolongement de sa doctrine. Il n’en est rien.

Le militaire n’est pas un « agent » de l’église catholique, et on ne peut attendre de lui qu’il soit tout entier aux affaires de l’Eglise. Ce n’est pas la mission que lui donne la France. De la même manière, la France ne lui donne pas la mission de se « déculotter » quasiment en permanence comme on le fait là bas face aux afghans et à l’islam. Et cela contre le plus élémentaire bon sens. La troupe, faisant appel justement à ce bon sens, finit même par avoir des discours tout à fait excessifs contre les populations locales, en réaction à la stratégie de séduction du système, stratégie stérile.

Une preuve encore de ce fait, quand un officier de la « STAT » venu pour les lances grenades à installer sur le VAB m’informa que cela faisait 4 fois en 4 ans qu’il venait en Afghanistan pendant un mois à chaque fois, je lui demandais s’il voyait depuis ces années une évolution. « Ho ! Oui », me répondit-il, « C’est très net, la situation se dégrade d’année en année » (no comment…)

La vigilance est donc plus que jamais nécessaire, pour l’aumônier, dans ces égarements successifs et répétés qui finissent par devenir comme une nouvelle norme.

Ce qui a construit notre pays sont les valeurs de la foi judéo-chrétienne. Ce qui construit le comportement des afghans est la haine de nos personnes et la violence contre nous… (cf. le coran, la charia, les hadiths, etc.)

Pour finir par une note d’humour, si à l’époque du pacte de Varsovie, on entendait « Ni rouges, ni morts », des légionnaires me faisaient remarquer qu’en gardant la même phonétique, on pourrait aussi affirmer : « Ni rouges, ni Maures ».
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 07:56

L’aumônier râle parce que l'armée Française s'efforce de respecter les mois et coutumes, même barbares, des Afghans.

Mais il serait aussi le premier à protesté si, aumônier de l'armée US dans les années 1995, il voyait les hommes imposer une manière de faire fondée sur la morale de pays chrétiens. Il serait le premier à parler de néo-colonialisme.

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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 08:41

Citation :
Arnaud Dumouch a écrit:
L’aumônier râle parce que l'armée Française s'efforce de respecter les mois et coutumes, même barbares, des Afghans.

Mais il serait aussi le premier à protesté si, aumônier de l'armée US dans les années 1995, il voyait les hommes imposer une manière de faire fondée sur la morale de pays chrétiens. Il serait le premier à parler de néo-colonialisme.


Il râle surtout parce qu'on en fait trop ds le soit-disant respect des autochtones; et qu'ils ne nous en sont même pas reconnaissants, bien au contraire.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 08:44

Karl a écrit:



Il râle surtout parce qu'on en fait trop ds le soit-disant respect des autochtones; et qu'ils ne nous en sont même pas reconnaissants, bien au contraire.

Les autochtones râlent mais préfèrent la façon de faire des français à celle des USA.

Ce travail en Afghanistan est à long terme. C'est du maintien de la paix contre les talibans. Il est essentiel que les gens préfèrent les français au Talibans.


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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 09:04

Citation :
Plus grave, le pouvoir militaire vient s’immiscer dans le domaine religieux, imposant à des baptisées d’agir contre leurs convictions (....) En 2008, au camp de Warehouse, le chef des armées, le président Sarkozy affirmait sur la place d’armes que nous étions aussi là pour qu’un jour les femmes afghanes n’aient plus à porter la Burka. Les personnels féminins qui viennent en mission peuvent donc espérer, dans un esprit de charité propre au christianisme, apporter leur contribution à cette libération. Cette lutte contre la terreur, qu’elle soit spirituelle ou armée, est un des points sur lesquels j’insiste quand des civils demandent l’intérêt de notre présence ici.
Or à l’inverse, des soldates se voient forcées de participer à une forme d’oppression, et à la subir. Ce n’est pas l’esprit de la mission. Il serait souhaitable, ou bien, d’informer les militaires féminins avant leur départ qu’elles seront contraintes d’agir de la sorte, ou bien de condamner fermement ce qui est alors un abus de pouvoir et d’expliquer qu’il s’agit d’une grave erreur d’appréciation.


...Ou encore, de ne pas envoyer de personnels féminins...

Là-bas comme en France, on en fait trop, Arnaud; nous ne nous faisons pas respecter.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 10:09

Se faire respecter en France est nécessaire en imposant ses moeurs. Se faire respecter là bas est important en respectant leur moeurs. Et si certaines choses de leurs moeurs sont fausses, il faut que des politiciens et des imams afghans leur dise.

La loi peut par exemple interdire le mariage des fille avant 17 ans. C'est ce que l'Inde vient de faire.

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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 10:20

[quote]
Arnaud Dumouch a écrit:
Se faire respecter en France est nécessaire en imposant ses moeurs. Se faire respecter là bas est important en respectant leur moeurs.


Justement, comment se faire respecter si on n'est pas soi-même, si on "adapte" tout aux coutumes locales?




Citation :
Et si certaines choses de leurs moeurs sont fausses, il faut que des politiciens et des imams afghans leur dise.


On rêve, là....


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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 10:29

Karl a écrit:




Citation :
Et si certaines choses de leurs moeurs sont fausses, il faut que des politiciens et des imams afghans leur dise.


On rêve, là....



C'est une chose qui se fera obligatoirement avec le temps. Avec la mondialisation, les moeurs changent et la barbarie ne tient pas.

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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 10:37

Sodomie et soufisme en « Afgaynistan »
Par Spengler. 11 janvier 2011
Adaptation française par Uncle pour LibertyVox


Les spécialistes en sciences sociales attachés l’an passé au second bataillon de Marines en Afghanistan ont diffusé un rapport surprenant sur la sociologie pachtoune, sous la forme d’un reportage de terrain sur la sexualité masculine des alliés afghans des américains. Le document rendu disponible par des sources militaires n’est pas secret, juste dérangeant. La politique de l’autruche ne permet pas de cerner le problème. Ce sont des choses que vous ne vouliez pas savoir et regrettez d’avoir entendues. Les Marines ont mérité leur salaire par leur travail de terrain, mais le rapport aurait pu examiner si la pédophilie masculine en Afghanistan a des dimensions religieuses aussi bien que culturelles. J’expliquerai pourquoi ci-dessous.

Selon l’enquête de terrain de l’équipe AF-6, la plupart des hommes pachtounes ont des rapports sexuels avec des hommes, des garçons, en fait l’énorme majorité de leurs rapports sexuels sont avec des hommes. « Une homosexualité organisée (de façon significative non désignée comme telle par ses pratiquants) paraît affecter une part de la population bien plus importante que ce que les chercheurs pourraient attribuer aux penchants naturels. Une partie du problème trouve son origine dans l’extrême ségrégation des femmes, le coût prohibitif du mariage dans les traditions tribales pachtounes, et la piètre situation économique dans laquelle sont plongés les jeunes pachtounes ».

L’enquête de terrain était rendue nécessaire par les scandaleuses interactions entre les combattants pachtounes et les troupes de l’OTAN, certaines étant narrées avec hilarité par les médias. Un article du « Scotsman » su 24 mai 2002 rapportait par exemple : « A Bagram, des Marines britanniques de retour d’opération au fin fond des montagnes afghanes, ayant reçu des propositions d’essaims de fermiers locaux homosexuels, ont fait état d’une nouvelle menace alarmante. James Fletcher, un Marine d’Arbroath, a déclaré : « Ils étaient plus terrifiants qu’Al Qaïda ». « Un type aux ongles vernis se proposait de vernir les nôtres. Ils se promenaient dans tout le village en se tenant par la main. Alors que les Marines ont échoué à trouver le moindre combattant d’Al-Qaïda durant les sept jours de l’opération Condor, ils ont reçu des propositions de douzaines d’hommes dans les villages qu’ils avaient reçu l’ordre de fouiller ».

Un autre Marine d’une vingtaine d’années interviewé dans l’article a déclaré : « C’était l’enfer. Dans tous les villages traversés, il y avait des groupes d’hommes maquillés qui s’approchaient, caressant nos cheveux et nos joues et faisant des bruits de baisers ».

Le problème, selon l’avis des chercheurs, est « l’accès extrêmement limité aux femmes dans la société pachtoune », citant une interview du Los Angeles Times de Daud, un jeune pachtoune. Il n’a que des rapports sexuels avec des hommes, expliquant : « J’aime les garçons, mais je préfère les filles. C’est juste qu’on ne peut pas voir les femmes pour voir si elles sont belles. Mais on peut voir les garçons, et ainsi on peut dire lesquels sont beaux ».

Beaucoup des pachtounes interviewés admettent « que l’homosexualité est bien interdite par l’islam, qu’elle apporte une grande honte et une condamnation. Toutefois, l’homosexualité est étroitement définie comme l’amour d’un autre homme. Aimer un homme serait alors inacceptable et un grand péché selon l’interprétation culturelle de l’islam, mais se servir d’un autre homme pour une satisfaction sexuelle sera considéré comme une manie indésirable mais de loin préférable à un rapport avec une femme inéligible, ce qui dans le contexte du code d’honneur pachtoune se terminerait certainement par une vengeance et un crime d’honneur ».

A quel point les relations homosexuelles prévalent-elles dans la société pachtoune ? Les chercheurs ont remarqué que « les médecins ont traité un nombre important de cas de gonorrhée parmi les interprètes locaux de leur camp. 12 des presque 20 jeunes hommes interprètes présents dans le camp ont contracté la maladie, et la plupart de façon anale. C’est simplement une observation anecdotique et d’un échantillon bien trop petit pour en faire une généralité concernant la prévalence de l’activité homosexuelle à l’échelle de la région. Toutefois, étant donné la difficulté de se procurer de telles données, ça peut servir d’indicateur ».

Au travers du « Coureur de cerf-volant », le roman de Khaled Hosseini paru en 2003, le public occidental a pu avoir un aperçu de ce que l’équipe militaire nomme « une tradition culturelle ouvertement célébrée. La vieille tradition artistique et poétique de Kandahar idéalise le préadolescent imberbe comme l’icône de la beauté physique. De plus, même la réémergeante scène musicale des villes du sud de l’Afghanistan idéalise les voix des garçons pré pubères dont le statut de vedettes ne dure que le temps que leur voix ne mue pas.

Les pachtounes de Kandahar sont connus pour leur homosexualité depuis des siècles, particulièrement leur penchant pour les jeunes garçons innocents. Avant l’arrivée des Talibans en 1994, les rues étaient pleines d’adolescents et de leurs protecteurs exhibant leurs relations. Elle est appelée la capitale homosexuelle du Sud asiatique. L’obsession pachtoune de la sodomie est telle (les gens du coin vous disent que les oiseaux survolent la ville d’une seule aile, l’autre leur servant à se protéger les fesses) que le viol des jeunes garçons par les seigneurs de guerre fut l’un des facteurs clefs de la mobilisation des Talibans par le Mollah Omar » ajoute le rapport.

Bien que les Talibans aient découragé cette exhibition publique, « cela ne devrait pas être vu comme étranger à la culture et à la tradition de l’homosexualité dans le monde pachtoune dont il est une partie » ajoute les auteurs.

« Les hommes qui prennent un « Halekon » (jeune amant) cherchent souvent à intégrer le garçon à leur famille en le mariant à une de leurs filles quand celui-ci n’est plus assez jeune pour servir de « garçon imberbe ». Ca permet de maintenir la relation amoureuse entre le père et le gendre ce qui rend inévitablement difficile l’établissement d’une relation normale avec l’épouse », explique l’équipe des enquêteurs.

Les résultats de l’équipe sont frappants, mais ils mettent trop l’accent sur l’étrangeté des traditions pachtounes et ne prête pas assez attention au rôle important de l’homosexualité dans la culture islamique (spécialement soufie). Ce que les érudits considèrent maintenant comme l’âge d’or de la poésie islamique de l’amour, le haut Moyen-âge persan, a fait de la pédérastie homosexuelle, le mode normatif de l’amour. Pendant que Pétrarque écrivait des sonnets à Laure et Dante désirait Béatrice , leur équivalence dans le canon de la poésie islamique, Hafez et Rumi, écrivaient sur leur attirance pour les jeunes garçons.

Le Poète soufi de l’Afghanistan était le chantre du XVIIème siècle, Abdul Rahman Baba, dont on connaît peu de choses si ce n’est qu’on dit qu’il s’enfuit avec un jeune garçon nommé Mujnoon. Il est décrit en général comme une sorte de hippie avant la lettre dédié à l’amour et la paix ; c’est ce qu’ont dû en penser les Talibans lorsqu’ils mirent une bombe dans son tombeau en 2009. Selon le peu d’études du travail de Rahman, ses poèmes Pachtounes sont étroitement rattachés au style persan de Rumi.

La prédominance de la pédophilie homosexuelle dans la poésie islamique classique, perse aussi bien que pachtoune, laisse penser que le groupe de terrain pourrait être passée à côté d’une dimension importante, à savoir la religieuse. Dans une étude intitulée « Soufisme, Sodomie et Satan » publié dans ces pages le 12 août 2008, j’arguais que :

« La pédophilie soufie ne peut pas être écartée comme un reliquat de vieilles pratiques tribales que l’islam a souvent incorporées comme, par exemple, les mutilations génitales féminines. Les mutilations génitales sont une pratique ante-islamique inconnue dans l’Occident ancien ou moderne. Même si des autorités islamiques les défendent sur la base de Hadiths, personne n’a jamais clamé que ça ouvrait une voie vers l’illumination. Tristement, on trouve pratiquement partout des pédophiles. Par son ascendant, le soufisme a fait d’une pratique considérée comme criminellement aberrante en Occident une expérience spirituelle définitive. Mais la pédérastie, en tant qu’exercice spirituel, n’est pas un caractère essentiellement différent des pratiques secrètes des pervers occidentaux. Comme l’expliquent les psychiatres, la pédérastie est une expression narcissique, l’amour d’une image de sa propre jeunesse idéalisée ».

Toutes les formes de mysticismes méditatifs impliquent le danger que l’objet de l’adoration dans lequel on se dissout puisse se révéler être soi-même. Il semble bien et bon de chercher Dieu dans le tout, c’est-à-dire nul part en particulier. Le problème est que si l’on cherche à se dissoudre dans le tout, on devient soi même partie du tout. L’amoureux ne peut pas se distinguer du tout. Le soi et le tout sont identiques et on s’aime soi-même. Il n’y a pas l’autre dans le soufisme, seulement son propre ego s’observant dans le miroir de carnaval du mysticisme. L’adepte ne vénère pas un dieu entièrement autre (YHWH de la bible hébraïque ou Jésus des Evangiles) mais une version de lui-même plus jeune et plus belle. A cet égard, la pédophilie en Afghanistan peut avoir une motivation nettement religieuse.


Attention les coucous, ne volez pas la traduction d'uncle


Dernière édition par philippe le Mar 25 Jan 2011, 10:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 10:50

Citation :
Arnaud Dumouch a écrit:
Karl a écrit:




Citation :
Et si certaines choses de leurs moeurs sont fausses, il faut que des politiciens et des imams afghans leur dise.


On rêve, là....



C'est une chose qui se fera obligatoirement avec le temps. Avec la mondialisation, les moeurs changent et la barbarie ne tient pas.


La mondialisation affecte-t-elle la civilisation ou la barbarie? Quand on voit le souci de "s'adapter" de la civilisation, aux mmoeurs de la plus déplorable des religions... Il est permis d'être pessimiste.
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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 11:00

Arnaud Dumouch a écrit:
Karl a écrit:




Citation :
Et si certaines choses de leurs moeurs sont fausses, il faut que des politiciens et des imams afghans leur dise.


On rêve, là....



C'est une chose qui se fera obligatoirement avec le temps. Avec la mondialisation, les moeurs changent et la barbarie ne tient pas.

J'en suis convaincu,sur le long/moyen terme l'islamisme n'est pas le danger numéro 1...le terrorisme financier et l'idéologie mondialiste est le vrai danger.
La gouvernance mondiale arrivera à réguler la finance et à juguler l'islamisme radical mais quel sera la spiritualité/morale de cette gouvernance?
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 11:23

Arnaud Dumouch a écrit:
Karl a écrit:



Il râle surtout parce qu'on en fait trop ds le soit-disant respect des autochtones; et qu'ils ne nous en sont même pas reconnaissants, bien au contraire.

Les autochtones râlent mais préfèrent la façon de faire des français à celle des USA.

Ce travail en Afghanistan est à long terme.

On y croit vraiment à ça ?

Personnellement j'ai un avis plus objectif sur l'enjeu réel d'Afghanistan (c'est objectif, donc pas que ça me réjouisse) :

1) Leur population, on n'en a pas grand-chose à foutre. On leur paie trois vaches et on soigne trois impotents parce qu'on est civilisés, pas parce qu'on espère transformer le pays en Suisse asiatique.
2) On en fera pas des miracles : on ne fait pas d'un pays arriéré et miséreux une démocratie éclairée. Il faut des siècles et des siècles de civilisation pour aboutir à la démocratie, et c'est un mouvement qui doit venir de l'intérieur. Au mieux, on obtiendra un régime à peu près stable, en tout cas suffisant pour permettre aux USA d'avoir des bases militaires suffisamment sécurisées et d'exploiter le sous-sol : mille milliards de dollars de lithium.
3) L'Afghanistan est stratégique : il permet de surveiller à la fois l'Iran et le Pakistan, d'être dans le dos de la Chine.
4) Tant que les terroristes se battent là-bas, ils ne se battent pas chez nous.

En résumé, l'Afghanistan, c'est les Champs Décumates.

En termes militaires, on appelle cela une marche.

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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 11:43

Citation :
Philippe Fabry a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
Karl a écrit:



Il râle surtout parce qu'on en fait trop ds le soit-disant respect des autochtones; et qu'ils ne nous en sont même pas reconnaissants, bien au contraire.

Les autochtones râlent mais préfèrent la façon de faire des français à celle des USA.

Ce travail en Afghanistan est à long terme.

On y croit vraiment à ça ?

Personnellement j'ai un avis plus objectif sur l'enjeu réel d'Afghanistan (c'est objectif, donc pas que ça me réjouisse) :

1) Leur population, on n'en a pas grand-chose à foutre. On leur paie trois vaches et on soigne trois impotents parce qu'on est civilisés, pas parce qu'on espère transformer le pays en Suisse asiatique.
2) On en fera pas des miracles : on ne fait pas d'un pays arriéré et miséreux une démocratie éclairée. Il faut des siècles et des siècles de civilisation pour aboutir à la démocratie, et c'est un mouvement qui doit venir de l'intérieur. Au mieux, on obtiendra un régime à peu près stable, en tout cas suffisant pour permettre aux USA d'avoir des bases militaires suffisamment sécurisées et d'exploiter le sous-sol : mille milliards de dollars de lithium.
3) L'Afghanistan est stratégique : il permet de surveiller à la fois l'Iran et le Pakistan, d'être dans le dos de la Chine.
4) Tant que les terroristes se battent là-bas, ils ne se battent pas chez nous.

En résumé, l'Afghanistan, c'est les Champs Décumates.


Thumright
Moi non plus je ne crois pas un instant à la mission civilisatrice en Afghanistan; si elle a cet effet, tant mieux; c'est bon à prendre, mais j'en doute, parce que cela prend soit l'apparence d'aller contre les voeux de la population, soit, si on joue la comédie du "respect de leurs traditions", c'est nous occidentaux qui ne sommes plus respectés; dans les deux cas, nous perdons tout crédit.
Il faut abandonner les faux prétextes bons pour les militants des droits de l'homme, les gauchistes et les"agités pacifistes".
L'Afghanistan, c'est un champ de bataille, ni plus ni moins, aujourd'hui comme au 19ème siècle.

Vous rappelez-vs "Coke en Stock"? Le capitaine Haddock et Tinitin sont sur un cargo dont la "cargaison" est constituée de musulmans noirs soudanais qui veulent faire leur pèlerinage à la Mecque; le capitaine leur explique cent fois que s'ils sont débarqués là-bas, ils seront vendus comme esclaves; mais ils n'en démordent pas: "nous on veut simplement aller à la Mecque"...
Ben l'Afghanistan va nous rendre fous, comme les soudanais ont rendu fou le capitaine Haddock, avant qu'un afghan se lève pour dire: "moi j'ai compris! c'est vrai que l'islam c'est crétin"; et les légionnaires qui se font exploser la gueule là-bas n'y seront pour rien, à qui on demande de sécuriser certaines zones pour y distribuer des tapis de prière.
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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 11:53

On peut être réaliste sur les quelques dizaines d'années à venir, mais ce n'est vraiment pas aussi cynique que cela.

Plusieurs choses :
-(après la fin du communisme) la communauté internationale a respecté leur souveraineté nationale en supportant avec beaucoup de longanimité leur folie islamo-archaïque jusqu'à ce qu'ils dépassent les bornes avec leurs métastases islamo-terroristes

-sur le long terme la communauté internationale veut et peut accélérer les choses et en faire un pays civilisé en moins d'un siècle, ce qu'ils n'auraient peut-être jamais fait tous seuls même en 1000 ans

-l'afghanistan et le pakistan est le même problème géopolitique, mais on ne va pas en afghanistan pour la chine ou l'iran

-le lithium est une découverte américaine très récente, et de toute façon, cette ressource n'est pour l'instant absolument pas stratégique
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 12:10

nilamitp a écrit:

-l'afghanistan et le pakistan est le même problème géopolitique, mais on ne va pas en afghanistan pour la chine ou l'iran

Une base est une base. L'avoir dans le dos de la Chine et celui de l'Iran (si on le juge tourné vers Israël) c'est très utile.

-le lithium est une découverte américaine très récente, et de toute façon, cette ressource n'est pour l'instant absolument pas stratégique

Je sais que la découverte date d'après la guerre. Mais mille milliards pour une ressource qui promet d'être de plus en plus utile, à cause du futur des batteries électriques dans un monde de pétrole cher, c'est une jolie motivation complémentaire. En tout cas les USA peuvent penser que cela paiera la guerre.

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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 12:10

Citation :
Philippe Fabry a écrit:

En résumé, l'Afghanistan, c'est les Champs Décumates.

En termes militaires, on appelle cela une marche.



Mais les Champs Décumates ont été abandonnés; ils n'ont d'ailleurs pas empêché les incursions des Quades et des marcomans, que Marc-Aurèle a du combattre pendant tout son règne.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 12:13

Karl a écrit:
Citation :
Philippe Fabry a écrit:

En résumé, l'Afghanistan, c'est les Champs Décumates.

En termes militaires, on appelle cela une marche.



Mais les Champs Décumates ont été abandonnés; ils n'ont d'ailleurs pas empêché les incursions des Quades et des marcomans, que Marc-Aurèle a du combattre pendant tout son règne.

Ils ont été abandonnés après 4 siècles. Si les USA tiennent l'Afghanistan la moitié de ce temps, ce sera déjà bien joué.

En outre le but des Champs Décumates n'était pas d'empêcher les incursions mais de supprimer un coin dans l'Empire romain qui rallongeait démesurément les voies de communication. Il y a quand même une sacrée différence entre zone de risques d'incursions et territoire ennemi. L'occupation des Champs les a fait passer de la deuxième à la première catégorie.

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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 12:24

Citation :
Philippe Fabry a écrit:
Karl a écrit:
Citation :



Mais les Champs Décumates ont été abandonnés; ils n'ont d'ailleurs pas empêché les incursions des Quades et des marcomans, que Marc-Aurèle a du combattre pendant tout son règne.

Ils ont été abandonnés après 4 siècles. Si les USA tiennent l'Afghanistan la moitié de ce temps, ce sera déjà bien joué.

En outre le but des Champs Décumates n'était pas d'empêcher les incursions mais de supprimer un coin dans l'Empire romain qui rallongeait démesurément les voies de communication. Il y a quand même une sacrée différence entre zone de risques d'incursions et territoire ennemi. L'occupation des Champs les a fait passer de la deuxième à la première catégorie.



Deux siècles (70-260 environ), vérification faite; il est vrai que la civilisation romaine y a perduré plus lgtps; petite précision qui autorise les américains a quitter la zone d'ici 80 ans environ selon vos critères, cher Philippe...
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 12:26

Philippe Fabry a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
Karl a écrit:



Il râle surtout parce qu'on en fait trop ds le soit-disant respect des autochtones; et qu'ils ne nous en sont même pas reconnaissants, bien au contraire.

Les autochtones râlent mais préfèrent la façon de faire des français à celle des USA.

Ce travail en Afghanistan est à long terme.

On y croit vraiment à ça ?

Personnellement j'ai un avis plus objectif sur l'enjeu réel d'Afghanistan (c'est objectif, donc pas que ça me réjouisse) :

1) Leur population, on n'en a pas grand-chose à foutre. On leur paie trois vaches et on soigne trois impotents parce qu'on est civilisés, pas parce qu'on espère transformer le pays en Suisse asiatique.
2) On en fera pas des miracles : on ne fait pas d'un pays arriéré et miséreux une démocratie éclairée. Il faut des siècles et des siècles de civilisation pour aboutir à la démocratie, et c'est un mouvement qui doit venir de l'intérieur. Au mieux, on obtiendra un régime à peu près stable, en tout cas suffisant pour permettre aux USA d'avoir des bases militaires suffisamment sécurisées et d'exploiter le sous-sol : mille milliards de dollars de lithium.
3) L'Afghanistan est stratégique : il permet de surveiller à la fois l'Iran et le Pakistan, d'être dans le dos de la Chine.
4) Tant que les terroristes se battent là-bas, ils ne se battent pas chez nous.

En résumé, l'Afghanistan, c'est les Champs Décumates.

En termes militaires, on appelle cela une marche.

Cher Philippe, n'oubliez pas la rapidité de l'influence occidentale sur les pays africains colonisés au XIX° s. Cherchez les esclavagistes et les cannibales en Afrique noire.

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Arnaud
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 12:27

Karl a écrit:
Citation :
Philippe Fabry a écrit:
Karl a écrit:
Citation :



Mais les Champs Décumates ont été abandonnés; ils n'ont d'ailleurs pas empêché les incursions des Quades et des marcomans, que Marc-Aurèle a du combattre pendant tout son règne.

Ils ont été abandonnés après 4 siècles. Si les USA tiennent l'Afghanistan la moitié de ce temps, ce sera déjà bien joué.

En outre le but des Champs Décumates n'était pas d'empêcher les incursions mais de supprimer un coin dans l'Empire romain qui rallongeait démesurément les voies de communication. Il y a quand même une sacrée différence entre zone de risques d'incursions et territoire ennemi. L'occupation des Champs les a fait passer de la deuxième à la première catégorie.



Deux siècles (70-260 environ), vérification faite;

Autant pour ma kénose.


il est vrai que la civilisation romaine y a perduré plus lgtps; petite précision qui autorise les américains a quitter la zone d'ici 80 ans environ selon vos critères, cher Philippe...


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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 12:33

Arnaud a écrit:
Cher Philippe, n'oubliez pas la rapidité de l'influence occidentale sur les pays africains colonisés au XIX° s. Cherchez les esclavagistes et les cannibales en Afrique noire.
Ben oui le colonialisme ?
Puisqu'ils veulent tous venir vivre chez nous, ça serait quand même plus simple que ce soit nous qui allions chez eux. On pourrait appeler ça de la délocalisation positive ? Mr. Green
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philippe



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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 12:49

Ne pas oublier pourquoi nous avons conquis Alger en 1830 : Les razzias musulmanes. Donc pour ma part, je ne demande pas pardon.


L'histoire oubliée des Blancs réduits en esclavage
Transmis par : les@resistants.info
L'histoire oubliée des Blancs réduits en esclavage
Les Blancs ont oublié ce dont les Noirs se souviennent
-------------------------------------------------------------------------------Robert C. Davis, Christian Slaves, Muslim Masters: White Slavery in the Mediterranean, the Barbary Coast, and Italy, 1500-1800, Palgrave Macmillan, 2003, 246 pages, 35 dollars US.
------------------------------------------------------------------
--------------

Citation :
Présenté par Thomas Jackson

Dans son exposé instructif sur l'esclavage barbaresque, Robert C. Davis remarque que les historiens américains ont étudié tous les aspects de l'esclavage des Africains par les Blancs mais ont largement ignoré l'esclavage des Blancs par les Nord-Africains. Christian Slaves, Muslim Masters [Esclaves chrétiens, maîtres musulmans] est un récit soigneusement documenté et clairement écrit de ce que le Prof. Davis nomme «l'autre esclavage», qui s'épanouit durant approximativement la même période que le trafic trans-atlantique, et qui dévasta des centaines de communautés côtières européennes. Dans la pensée des Blancs d'aujourd'hui, l'esclavage ne joue pas du tout le rôle central qu'il joue chez les Noirs, mais pas parce qu'il fut un problème de courte durée ou sans importance. L'histoire de l'esclavage méditerranéen est, en fait, aussi sombre que les descriptions les plus tendancieuses de l'esclavage américain. Le Prof. Davis, qui enseigne l'histoire sociale italienne à l'Université d'Etat de l'Ohio, projette une lumière perçante sur ce coin fascinant mais négligé de l'histoire.

Un commerce en gros

La côte barbaresque, qui s'étend du Maroc à la Libye moderne, fut le foyer d'une industrie florissante de rapt d'êtres humains depuis 1500 jusqu'à 1800 environ. Les grandes capitales esclavagistes étaient Salé au Maroc, Tunis, Alger et Tripoli, et pendant la plus grande partie de cette période les marines européennes étaient trop faibles pour opposer plus qu'une résistance symbolique.

Le trafic trans-atlantique des Noirs était strictement commercial, mais pour les Arabes, les souvenirs des Croisades et la fureur d'avoir été expulsés d'Espagne en 1492 semblent avoir motivé une campagne de rapt de chrétiens, ressemblant presque à un djihad. «Ce fut peut-être cet aiguillon de la vengeance, opposé aux marchandages affables de la place du marché, qui rendit les esclavagistes islamiques tellement plus agressifs et initialement (pourrait-on dire) plus prospères dans leur travail que leurs homologues chrétiens», écrit le Prof. Davis. Pendant les XVIe et XVIIe siècles, plus d'esclaves furent emmenés vers le sud à travers la Méditerranée que vers l'ouest à travers l'Atlantique. Certains furent rendus à leurs familles contre une rançon, certains furent utilisés pour le travail forcé en Afrique du Nord, et les moins chanceux moururent à la tâche comme esclaves sur les galères.

Ce qui est le plus frappant concernant les raids esclavagistes barbaresques est leur ampleur et leur portée. Les pirates kidnappaient la plupart de leurs esclaves en interceptant des bateaux, mais ils organisaient aussi d'énormes assauts amphibies qui dépeuplèrent pratiquement des parties de la côte italienne. L'Italie était la cible la plus appréciée, en partie parce que la Sicile n'est qu'à 200 km de Tunis, mais aussi parce qu'elle n'avait pas de gouvernement central fort qui aurait pu résister à l'invasion.

De grands raids ne rencontraient souvent aucune résistance. Quand les pirates mirent à sac Vieste dans le sud de l'Italie en 1554, par exemple, ils enlevèrent un total stupéfiant de 6.000 captifs. Les Algériens enlevèrent 7.000 esclaves dans la baie de Naples en 1544, un raid qui fit tellement chuter le prix des esclaves qu'on disait pouvoir «troquer un chrétien pour un oignon». L'Espagne aussi subit des attaques de grande ampleur. Après un raid sur Grenade en 1556 qui rapporta 4.000 hommes, femmes et enfants, on disait qu'il «pleuvait des chrétiens sur Alger». Pour chaque grand raid de ce genre, il a dû y en avoir des douzaines de plus petits.
L'apparition d'une grande flotte pouvait faire fuir toute la population à l'intérieur des terres, vidant les régions côtières. En 1566, un groupe de 6.000 Turcs et corsaires traversa l'Adriatique et débarqua à Fracaville. Les autorités ne purent rien faire, et recommandèrent l'évacuation complète, laissant aux Turcs le contrôle de plus de 1300 kilomètres carrés de villages abandonnés jusqu'à Serracapriola.

Quand les pirates apparaissaient, les gens fuyaient souvent la côte pour aller dans la ville la plus proche, mais le Prof. Davis explique que ce n'était pas toujours une bonne stratégie: «Plus d'une ville de taille moyenne, bondée de réfugiés, fut incapable de soutenir un assaut frontal par plusieurs centaines de corsaires, et le reis [capitaine des corsaires] qui aurait dû autrement chercher les esclaves par quelques douzaines à la fois le long des plages et dans les collines, pouvait trouver un millier ou plus de captifs opportunément rassemblés en un seul endroit pour être pris.»

Les pirates revenaient encore et encore pour piller le même territoire. En plus d'un bien plus grand nombre de petits raids, la côte calabraise subit les déprédations suivantes, de plus en plus graves, en moins de dix ans: 700 personnes capturées en un seul raid en 1636, un millier en 1639 et 4.000 en 1644. Durant les XVIe et XVIIe siècles, les pirates installèrent des bases semi-permanentes sur les îles d'Ischia et de Procida, presque dans l'embouchure de la baie de Naples, d'où ils faisaient leur choix de trafic commercial.

Quand ils débarquaient sur le rivage, les corsaires musulmans ne manquaient pas de profaner les églises. Ils dérobaient souvent les cloches, pas seulement parce que le métal avait de la valeur mais aussi pour réduire au silence la voix distinctive du christianisme.

Dans les petits raids plus fréquents, un petit nombre de bateaux opéraient furtivement, tombant sur les établissements côtiers au milieu de la nuit de manière à attraper les gens «paisibles et encore nus dans leur lit». Cette pratique donna naissance à l'expression sicilienne moderne, pigliato dai turchi, «pris par les Turcs», ce qui veut dire être attrapé par surprise en étant endormi ou affolé.

La prédation constante faisait un terrible nombre de victimes. Les femmes étaient plus faciles à attraper que les hommes, et les régions côtières pouvaient rapidement perdre toutes leurs femmes en âge d'avoir des enfants. Les pêcheurs avaient peur de sortir, ou ne prenaient la mer qu'en convois. Finalement, les Italiens abandonnèrent une grande partie de leurs côtes. Comme l'explique le Prof. Davis, à la fin du XVIIe siècle «la péninsule italienne avait alors été la proie des corsaires barbaresques depuis deux siècles ou plus, et ses populations côtières s'étaient alors en grande partie retirées dans des villages fortifiés sur des collines ou dans des villes plus grandes comme Rimini, abandonnant des kilomètres de rivages autrefois peuplés aux vagabonds et aux flibustiers».

C'est seulement vers 1700 que les Italiens purent empêcher les raids terrestres spectaculaires, bien que la piraterie sur les mers continua sans obstacles. Le Prof. Davis pense que la piraterie conduisit l'Espagne et surtout l'Italie à se détourner de la mer et à perdre leurs traditions de commerce et de navigation, avec des effets dévastateurs: «Du moins pour l'Ibérie et l'Italie, le XVIIe siècle représenta une période sombre dont les sociétés espagnole et italienne émergèrent comme de simples ombres de ce qu'elles avaient été durant les époques dorées antérieures.»

Certains pirates arabes étaient d'habiles navigateurs de haute mer, et terrorisèrent les chrétiens jusqu'à une distance de 1600 km. Un raid spectaculaire jusqu'en Islande en 1627 rapporta près de 400 captifs. Nous pensons que l'Angleterre était une redoutable puissance maritime dès l'époque de Francis Drake, mais pendant tout le XVIIe siècle, les pirates arabes opérèrent librement dans les eaux britanniques, pénétrant même dans l'estuaire de la Tamise pour faire des prises et des raids sur les villes côtières. En seulement trois ans, de 1606 à 1609, la marine britannique reconnut avoir perdu pas moins de 466 navires marchands britanniques et écossais du fait des corsaires algériens. Au milieu des années 1600, les Britanniques se livraient à un actif trafic trans-atlantique de Noirs, mais beaucoup des équipages britanniques eux-mêmes devenaient la propriété des pirates arabes.

La vie sous le fouet

Les attaques terrestres pouvaient être très fructueuses, mais elles étaient plus risquées que les prises en mer. Les navires étaient par conséquent la principale source d'esclaves blancs. A la différence de leurs victimes, les navires corsaires avaient deux moyens de propulsion: les esclaves des galères en plus des voiles. Cela signifiait qu'ils pouvaient avancer à la rame vers un bateau encalminé et l'attaquer quand ils le voulaient. Ils portaient de nombreux drapeaux différents, donc quand ils naviguaient ils pouvaient arborer le pavillon qui avait le plus de chances de tromper une proie.

Un navire marchand de bonne taille pouvait porter environ 20 marins en assez bonne santé pour durer quelques années dans les galères, et les passagers étaient habituellement bons pour en tirer une rançon. Les nobles et les riches marchands étaient des prises attractives, de même que les Juifs, qui pouvaient généralement rapporter une forte rançon de la part de leurs coreligionnaires. Les hauts dignitaires du clergé étaient aussi précieux parce que le Vatican payait habituellement n'importe quel prix pour les tirer des mains des infidèles.

A l'approche des pirates, les passagers enlevaient souvent leurs beaux vêtements et tentaient de s'habiller aussi pauvrement que possible, dans l'espoir que leurs ravisseurs les rendraient à leur famille contre une rançon modeste. Cet effort était inutile si les pirates torturaient le capitaine pour avoir des informations sur les passagers. Il était aussi courant de faire déshabiller les hommes, à la fois pour rechercher des objets de valeur cousus dans leurs vêtements et pour voir si des Juifs circoncis ne s'étaient pas déguisés en chrétiens.

Si les pirates étaient à court d'esclaves pour les galères, ils pouvaient mettre certains de leurs captifs au travail immédiatement, mais les prisonniers étaient généralement mis dans la cale pour le voyage de retour. Ils étaient entassés, pouvant à peine bouger dans la saleté, la puanteur et la vermine, et beaucoup mouraient avant d'atteindre le port.

Dès l'arrivée en Afrique du Nord, c'était la tradition de faire défiler les chrétiens récemment capturés dans les rues, pour que les gens puissent se moquer d'eux et que les enfants puissent les couvrir d'ordures. Au marché aux esclaves, les hommes étaient obligés de sautiller pour prouver qu'ils n'étaient pas boiteux, et les acheteurs voulaient souvent les faire mettre nus pour voir s'ils étaient en bonne santé. Cela permettait aussi d'évaluer la valeur sexuelle des hommes comme des femmes; les concubines blanches avaient une valeur élevée, et toutes les capitales esclavagistes avaient un réseau homosexuel florissant. Les acheteurs qui espéraient faire un profit rapide avec une forte rançon examinaient les lobes d'oreilles pour repérer des marques de piercing, ce qui était une indication de richesse. Il était aussi habituel de regarder les dents d'un captif pour voir s'il pourrait survivre à un dur régime d'esclave.

Le pacha ou souverain de la région recevait un certain pourcentage d'esclaves comme une forme d'impôt sur le revenu. Ceux-ci étaient presque toujours des hommes, et devenaient propriété du gouvernement plutôt que propriété privée. A la différence des esclaves privés, qui embarquaient habituellement avec leur maître, ils vivaient dans les bagnos ou «bains», ainsi que les magasins d'esclaves du pacha étaient appelés. Il était habituel de raser la tête et la barbe des esclaves publics comme une humiliation supplémentaire, dans une période où la tête et la pilosité faciale étaient une part importante de l'identité masculine.

La plupart de ces esclaves publics passaient le reste de leur vie comme esclaves sur les galères, et il est difficile d'imaginer une existence plus misérable. Les hommes étaient enchaînés trois, quatre ou cinq par aviron, leurs chevilles enchaînées ensemble aussi. Les rameurs ne quittaient jamais leur rame, et quand on les laissait dormir, ils dormaient sur leur banc. Les esclaves pouvaient se pousser les uns les autres pour se soulager dans une ouverture de la coque, mais ils étaient souvent trop épuisés ou découragés pour bouger, et se souillaient là où ils étaient assis. Ils n'avaient aucune protection contre le brûlant soleil méditerranéen, et leur maître écorchait leur dos déjà à vif avec l'instrument d'encouragement favori du conducteur d'esclaves, un pénis de bouf allongé ou «nerf de bouf». Il n'y avait presque aucun espoir d'évasion ou de secours; le travail d'un esclave de galère était de se tuer à la tâche -- principalement dans des raids pour capturer encore plus de malheureux comme lui -- et son maître le jetait par-dessus bord au premier signe de maladie grave.

Quand la flotte pirate était au port, les esclaves de galères vivaient dans le bagno et faisaient tout le travail sale, dangereux ou épuisant que le pacha leur ordonnait de faire. C'était habituellement tailler et traîner des pierres, draguer le port, ou les ouvrages pénibles. Les esclaves se trouvant dans la flotte du Sultan turc n'avaient même pas ce choix. Ils étaient souvent en mer pendant des mois d'affilée, et restaient enchaînés à leurs rames même au port. Leurs bateaux étaient des prisons à vie.

D'autres esclaves sur la côte barbaresque avaient des travaux plus variés. Souvent ils faisaient du travail de propriétaire ou agricole du genre que nous associons à l'esclavage en Amérique, mais ceux qui avaient des compétences étaient souvent loués par leurs propriétaire. Certains maîtres relâchaient simplement leurs esclaves pendant la journée avec l'ordre de revenir avec une certaine quantité d'argent le soir sous peine d'être sévèrement battus. Les maîtres semblaient attendre un bénéfice d'environ 20% sur le prix d'achat. Quoi qu'ils faisaient, à Tunis et à Tripoli, les esclaves portaient habituellement un anneau de fer autour d'une cheville, et étaient chargés d'une chaîne pesant 11 ou 14 kg.

Certains maîtres mettaient leurs esclaves blancs au travail dans des fermes loin à l'intérieur des terres, où ils affrontaient encore un autre péril: la capture et un nouvel esclavage par des raids de Berbères. Ces infortunés ne verraient probablement plus jamais un autre Européen pendant le reste de leur courte vie.

Le Prof. Davis remarque qu'il n'y avait aucun obstacle à la cruauté: «Il n'y avait pas de force équivalente pour protéger l'esclave de la violence de son maître: pas de lois locales contre la cruauté, pas d'opinion publique bienveillante, et rarement de pression efficace de la part des Etats étrangers». Les esclaves n'étaient pas seulement des marchandises, ils étaient des infidèles, et méritaient toutes les souffrances qu'un maître leur infligeait.

Le Prof. Davis note que «tous les esclaves qui vécurent dans les bagnos et qui survécurent pour écrire leurs expériences soulignèrent la cruauté et la violence endémiques pratiquées ici». La punition favorite était la bastonnade, par lequel un homme était mis sur le dos et ses chevilles attachées et suspendu par la taille pour être battu longuement sur la plante des pieds. Un esclave pouvait recevoir jusqu'à 150 ou 200 coups, qui pouvaient le laisser estropié. La violence systématique transformait beaucoup d'hommes en automates. Les esclaves chrétiens étaient souvent si abondants et si bon marché qu'il n'y avait aucun intérêt à s'en occuper; beaucoup de propriétaires les faisaient travailler jusqu'à la mort et achetaient des remplaçants.

Le système d'esclavage n'était cependant pas entièrement sans humanité. Les esclaves recevaient habituellement congé le vendredi. De même, quand les hommes du bagno étaient au port, ils avaient une heure ou deux de temps libre chaque jour entre la fin du travail et avant que les portes du bagno ne soient fermées pour la nuit. Durant ce temps, les esclaves pouvaient travailler pour une paie, mais ils ne pouvaient pas garder tout l'argent qu'ils gagnaient. Même les esclaves du bagno étaient taxés d'une somme pour leurs logements sales et leur nourriture rance.

Les esclaves publics contribuaient aussi à un fonds pour entretenir les prêtres du bagno. C'était une époque très religieuse, et même dans les plus horribles conditions, les hommes voulaient avoir une chance de se confesser et -- plus important -- de recevoir l'extrême-onction. Il y avait presque toujours un prêtre captif ou deux dans le bagno, mais pour qu'il reste disponible pour ses devoirs religieux, les autres esclaves devaient contribuer et racheter son temps au pacha. Certains esclaves de galères n'avaient donc plus rien pour acheter de la nourriture ou des vêtements, bien que durant certaines périodes des Européens libres vivant dans les villes barbaresques contribuaient aux frais d'entretien des prêtres des bagnos.

Pour quelques-uns, l'esclavage devenait plus que supportable. Certains métiers -- en particulier celui de constructeur de navire -- étaient si recherchés qu'un propriétaire pouvait récompenser son esclave avec une villa privée et des maîtresses. Même quelques résidents du bagno réussirent à exploiter l'hypocrisie de la société islamique et à améliorer leur condition. La loi interdisait strictement aux musulmans de faire le commerce de l'alcool, mais était plus indulgente avec les musulmans qui le consommaient seulement. Des esclaves entreprenants établirent des tavernes dans les bagnos et certains eurent la belle vie en servant les buveurs musulmans.

Une manière d'alléger le poids de l'esclavage était de «prendre le turban» et de se convertir à l'islam. Cela exemptait un homme du service dans les galères, des ouvrages pénibles, et de quelques autres brimades indignes d'un fils du Prophète, mais ne le faisait pas sortir de la condition d'esclave. L'un des travaux des prêtres des bagnos était d'empêcher les hommes désespérés de se convertir, mais la plupart des esclaves semblent ne pas avoir eu besoin de conseil religieux. Les chrétiens pensaient que la conversion mettrait leur âme en danger, et elle signifiait aussi le déplaisant rituel de la circoncision adulte. Beaucoup d'esclaves semblent avoir enduré les horreurs de l'esclavage en les considérant comme une punition pour leurs péchés et comme une épreuve pour leur foi. Les maîtres décourageaient les conversions parce qu'elles limitaient le recours aux mauvais traitements et abaissaient la valeur de revente d'un esclave.

Rançon et rachat

Pour les esclaves, l'évasion était impossible. Ils étaient trop loin de chez eux, étaient souvent enchaînés, et pouvaient être immédiatement identifiés par leurs traits européens. Le seul espoir était la rançon.

Parfois, la chance venait rapidement. Si un groupe de pirates avait déjà capturé tant d'hommes qu'il n'avait plus assez d'espace sous le pont, il pouvait faire un raid sur une ville et ensuite revenir quelques jours plus tard pour revendre les captifs à leurs familles. C'était généralement à un prix bien plus faible que celui du rançonnement de quelqu'un à partir de l'Afrique du Nord, mais c'était encore bien plus que des paysans pouvaient se le permettre. Les fermiers n'avaient généralement pas d'argent liquide, et pas de biens à part la maison et la terre. Un marchand était généralement prêt à les acquérir pour un prix modique, mais cela signifiait qu'un captif revenait dans une famille qui était complètement ruinée.

La plupart des esclaves ne rachetaient leur retour qu'après être passés par l'épreuve du passage en pays barbaresque et de la vente à un spéculateur. Les riches captifs pouvaient généralement trouver une rançon suffisante, mais la plupart des esclaves ne le pouvaient pas. Les paysans illettrés ne pouvaient pas écrire à la maison et même s'ils le faisaient, il n'y avait pas d'argent pour une rançon.

La majorité des esclaves dépendait donc de l'ouvre charitable des Trinitaires (fondé en Italie en 1193) et de celle des Mercedariens (fondé en Espagne en 1203). Ceux-ci étaient des ordres religieux établis pour libérer les Croisés détenus par les musulmans, mais ils transférèrent bientôt leur ouvre au rachat des esclaves détenus par les Barbaresques, collectant de l'argent spécifiquement dans ce but. Souvent ils plaçaient des boîtes à serrure devant les églises avec l'inscription «Pour la récupération des pauvres esclaves», et le clergé appelait les riches chrétiens à laisser de l'argent dans leurs voux de rédemption. Les deux ordres devinrent des négociateurs habiles, et réussissaient habituellement à racheter les esclaves à des meilleurs prix que ceux obtenus par des libérateurs inexpérimentés. Cependant, il n'y avait jamais assez d'argent pour libérer beaucoup de captifs, et le Prof. Davis estime que pas plus de 3 ou 4% des esclaves étaient rançonnés en une seule année. Cela signifie que la plupart laissèrent leurs os dans les tombes chrétiennes sans marque en-dehors des murs des villes.

Les ordres religieux conservaient des comptes précis de leurs succès. Les Trinitaires espagnols, par exemple, menèrent 72 expéditions de rachats dans les années 1600, comptant en moyenne 220 libérations chacune. Il était habituel de ramener les esclaves libérés chez eux et de les faire marcher dans les rues des villes dans de grandes célébrations. Ces défilés devinrent l'un des spectacles urbains les plus caractéristiques de l'époque, et avaient une forte orientation religieuse. Parfois les esclaves marchaient dans leurs vieux haillons d'esclaves pour souligner les tourments qu'ils avaient subis; parfois ils portaient des costumes blancs spéciaux pour symboliser la renaissance. D'après les archives de l'époque, beaucoup d'esclaves libérés ne se rétablissaient jamais complètement après leurs épreuves, particulièrement s'ils avaient passé beaucoup d'années en captivité.

Combien d'esclaves?

Le Prof. Davis remarque que des recherches énormes ont été faites pour évaluer aussi exactement que possible le nombre de Noirs emmenés à travers l'Atlantique, mais qu'il n'y a pas eu d'effort semblable pour connaître l'ampleur de l'esclavage en Méditerranée. Il n'est pas facile d'obtenir un compte fiable -- les Arabes eux-mêmes ne conservaient généralement pas d'archives -- mais au cours de dix années de recherches le Prof. Davis a développé une méthode d'estimation.

Par exemple, les archives suggèrent que de 1580 à 1680 il y a eu une moyenne de quelques 35.000 esclaves en pays barbaresque. Il y avait une perte régulière du fait des morts et des rachats, donc si la population restait constante, le taux de capture de nouveaux esclaves par les pirates devait égaler le taux d'usure. Il y a de bonnes bases pour estimer les taux de décès. Par exemple, on sait que sur les près de 400 Islandais capturés en 1627, il ne restait que 70 survivants huit ans plus tard. En plus de la malnutrition, de la surpopulation, de l'excès de travail et des punitions brutales, les esclaves subissaient des épidémies de peste, qui éliminaient généralement 20 ou 30% des esclaves blancs.

Par un certain nombre de sources, le Prof. Davis estime donc que le taux de décès était d'environ 20% par an. Les esclaves n'avaient pas accès aux femmes, donc le remplacement se faisait exclusivement par des captures. Sa conclusion: «Entre 1530 et 1780, il y eut presque certainement un million et peut-être bien jusqu'à un million et un quart de chrétiens européens blancs asservis par les musulmans de la côte barbaresque». Cela dépasse considérablement le chiffre généralement accepté de 800.000 Africains transportés dans les colonies d'Amérique du Nord et, plus tard, dans les Etats-Unis.

Les puissances européennes furent incapables de mettre fin à ce trafic. Le Prof. Davis explique qu'à la fin des années 1700, elles contrôlaient mieux ce commerce, mais qu'il y eut une reprise de l'esclavage des Blancs pendant le chaos des guerres napoléoniennes.

La navigation américaine ne fut pas exempte non plus de la prédation. C'est seulement en 1815, après deux guerres contre eux, que les marins américains furent débarrassés des pirates barbaresques. Ces guerres furent des opérations importantes pour la jeune république; une campagne est rappelée par les paroles «vers les rivages de Tripoli» dans l'hymne de la marine. Quand les Français prirent Alger en 1830, il y avait encore 120 esclaves blancs dans le bagno.

Pourquoi y a-t-il si peu d'intérêt pour l'esclavage en Méditerranée alors que l'érudition et la réflexion sur l'esclavage des Noirs ne finit jamais? Comme l'explique le Prof. Davis, des esclaves blancs avec des maîtres non-blancs ne cadrent simplement pas avec «le récit maître de l'impérialisme européen». Les schémas de victimisation si chers aux intellectuels requièrent de la méchanceté blanche, pas des souffrances blanches.

Le Prof. Davis remarque aussi que l'expérience européenne de l'asservissement à grande échelle fait apparaître le mensonge d'un autre thème gauchiste favori: que l'esclavage des Noirs aurait été un pas crucial dans l'établissement des concepts européens de race et de hiérarchie raciale. Ce n'est pas le cas; pendant des siècles, les Européens vécurent eux-mêmes dans la peur du fouet, et un grand nombre assista aux défilés de rachat des esclaves libérés, qui étaient tous blancs. L'esclavage était un sort plus facilement imaginable pour eux-mêmes que pour les lointains Africains.

Avec un peu d'efforts, il est possible d'imaginer les Européens se préoccupant de l'esclavage autant que les Noirs. Si les Européens nourrissaient des griefs concernant les esclaves des galères de la même manière que les Noirs font pour les travailleurs des champs, la politique européenne serait certainement différente. Il n'y aurait pas d'excuses rampantes pour les Croisades, peu d'immigration musulmane en Europe, les minarets ne pousseraient pas dans toute l'Europe, et la Turquie ne rêverait pas de rejoindre l'Union Européenne. Le passé ne peut pas être changé, et les regrets peuvent être pris à l'excès, mais ceux qui oublient paient aussi un prix élevé.
Trad. Arjuna

A noté que, si nous avons demandé pardon aux noirs de l'esclavage Américain ; Les musulmans, eux, n'ont jamais demandé pardon. Même les modérés. Les musulmans semblent ignorer le pardon et le repentir. Ou alors, l'esclavage est béni par Allah, ce qui exclut même chez les modérés toute demande de pardon.


Dernière édition par philippe le Mar 25 Jan 2011, 12:59, édité 1 fois
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 12:50

[quote]
Arnaud Dumouch a écrit:


Citation :
Cher Philippe, n'oubliez pas la rapidité de l'influence occidentale sur les pays africains colonisés au XIX° s. Cherchez les esclavagistes et les cannibales en Afrique noire.


L'Afrique noire n'est que partiellement musulmane; ce qui autorise une pénétration et une réceptivité plus grandes de la civilisation.

De plus, la colonisation s'est faite à une époque où l'islam était sans grand soutien politique; les principales puissances musulmanes étant décadentes (Empire ottoman) ou marginales (Iran).

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 13:05

Arnaud Dumouch a écrit:


Cher Philippe, n'oubliez pas la rapidité de l'influence occidentale sur les pays africains colonisés au XIX° s. Cherchez les esclavagistes et les cannibales en Afrique noire.

Alors là je suis désolé, mais ça se trouve.

N'as-tu jamais lu ces articles du Monde décrivant le sort atroce des Albinos que l'on va massacrer chez eux à la machette, dont on recueille le sang porte-bonheur dans des seaux devant leur famille. Ou dont on emporte les bras et les jambes dans l'espoir d'appâter le poisson magique dont le ventre est rempli d'or (je n'invente rien) ?

Quant à l'esclavagisme, ce terme peut recouvrir bien des acceptions.

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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 13:09

[quote]
philippe a écrit:
Ne pas oublier pourquoi nous avons conquis Alger en 1830 : Les razzias musulmanes. Donc pour ma part, je ne demande pas pardon.

Et justement ! 150 ans de colonisation du Maghreb ont mis fin à cette piraterie. Les choses évoluent et l'influence occidentale des droits de l'homme joue.

Espérons que l'islam nous rendra une dette et nous obligera à prendre de nouveau conscience de l'interdit de l'avortement et de l'euthanasie.



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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 13:13

Philippe Fabry a écrit:
Quant à l'esclavagisme, ce terme peut recouvrir bien des acceptions.

Somalie, Soudan, Yémen. Esclavage sexuel :En Arabie Saoudite une jeune fille de 15 ans a été condamné à mort car elle avait tué son patron qui voulait la violer. Sous la pression internationale, la peine a été commué en 1000 coup de bâton. Mais c'est très humain ; Le diable n'a rien à voir avec tout ça. Quoi que ???????
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 13:15

philippe a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Quant à l'esclavagisme, ce terme peut recouvrir bien des acceptions.

Somalie, Soudan, Yémen. Esclavage sexuel :En Arabie Saoudite une jeune fille de 15 ans a été condamné à mort car elle avait tué son patron qui voulait la violer. Sous la pression internationale, la peine a été commué en 1000 coup de bâton. Mais c'est très humain ; Le diable n'a rien à voir avec tout ça. Quoi que ???????

Cher Philippe,

Saint Louis faisait écorcher des criminels tout vivants. Etait-ce le diable ou simplement l'homme de cette époque, en voie de purification ?

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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 13:19

Arnaud Dumouch a écrit:
Saint Louis faisait écorcher des criminels tout vivants. Etait-ce le diable ou simplement l'homme de cette époque, en voie de purification ?

Si le Christ avait assisté à ça, il aurait dit à saint Louis :

"passe derrière moi Satan, car tes pensée sont celles de l'homme et non celles de Dieu".
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Espérance
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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 13:24

Je viens mettre mon grain de sel sur ce fil pour dire qu'au Oman, les femmes ne sont même pas inscrites sur l'Etat Civil, que certaines qui mettent au monde une petite fille la tuent à la naissance pour qu'elle ne vive pas ce que sa mère vit...
que les hommes ont droit de vie et de mort sur leur femme, qu'ils peuvent les emmurer et personne ne sait rien...

C'est par un voyage dans ce pays que j'ai appris cela !

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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 13:25

philippe a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
Saint Louis faisait écorcher des criminels tout vivants. Etait-ce le diable ou simplement l'homme de cette époque, en voie de purification ?

Si le Christ avait assisté à ça, il aurait dit à saint Louis :

"passe derrière moi Satan, car tes pensée sont celles de l'homme et non celles de Dieu".

Dieu ne fait pas cela car Dieu SAIT que l'homme est en progrès, en voie de purification. N'oubliez pas que si Dieu agissait comme cela, il avait du rompre avec nous pour toujours pour ce que nous avons fait dans notre passé.
Saint Louis est comme nous. Il a appris par ses souffrance, par sa passion, sa mort, et par l'apparition du Christ qui lui a révélé son péché.

Mais saint Louis est allé vite au Ciel car, au delà de son péché, son âme était comme celle du roi David (cet homme criminel et adultère) : PRÊTE AU REPENTIR !

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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 13:54

Bon alors voilà ma version des faits : L'Islam est le vent précurseur de l'Antéchrist. L'avatar du communisme. l'instrument utilisé par le diable pour s'opposer au Christ. Satan cherche à faire croire qu'il veut adorer Dieu avec Allah+il est malin+ mais en fait c'est lui et sa méchanceté qui cherche à être adorer. Quand Allah dit, par exemple, qu'il faut tuer tous les Juifs et tous les mécréans et qu'on adore ça ; C'est Satan qu'on adore et non Dieu.

MAIS.

Raison de plus pour tout faire afin de sortir les musulmans de ce bourbier. A moins que tu veuille absolument sauver l'Islam et non les musulmans.


Dernière édition par philippe le Mar 25 Jan 2011, 14:03, édité 2 fois
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 14:01

Arnaud Dumouch a écrit:

Saint Louis faisait écorcher des criminels tout vivants. Etait-ce le diable ou simplement l'homme de cette époque, en voie de purification ?


J'ignore où vous avez vu cela; même si c'est vrai, il convient d'ajouter qu'on en peut dire autant de tous les souverains de son temps.
Et ce n'est d'ailleurs pas spécifiquement le fait des souverains, que de la justice et des moeurs brutaux et cruels de leur époque.
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 14:03

[quote="philippe"]
Citation :
Bon alors voilà ma version des faits : L'Islam est le vent précurseur de l'Antéchrist. L'avatar du communisme. l'instrument utilisé par le diable pour s'opposer au Christ. Satan cherche à faire croire qu'il veut adorer Dieu avec Allah+il est malin+ mais en fait c'est lui et sa méchanceté qui cherche à être adorer. Quand Allah dit, par exemple, qu'il faut tuer tous les Juifs et qu'on adore ça ; C'est Satan qu'on adore.

Bien vu.


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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 14:05



c'est peut-être l'instrument utilisé par Satan mais pas par Lucifer,plus subtile que l'slam....
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philippe



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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 14:06

Oui justement, j'ai dit que ce n'est QUE le vent précurseur de l'Antéchrist.

L'Eglise est très, très prudente. Elle fait tout pour ramener les musulmans au bon sens et à la fraternité. Mais quand tout aura été tenté ; Quand il n'y aura plus un seul Chrétien à sauver et un seul musulman de bonne fois à convertir, alors la vérité sera proclamé haut et claire. Elle ira même jusqu'à rappeler le droit et le devoir à la légitime défense.


Dernière édition par philippe le Mar 25 Jan 2011, 14:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 14:12

philippe a écrit:
Oui justement, j'ai dit que ce n'est QUE le vent précurseur de l'Antéchrist.

ok Thumright L'islamisme est trop grossier pour être véritablement dangereux à notre époque moderne,concentrons nous sur "l'après Islam" car L'OTAN et consorts s'en occupent déjà si je puis dire.
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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 14:12

oui mais de quoi on pourrait parler pour faire comprendre ce qui se passe en france et en europe
comment parler de cette insidieuse islamisation?
comment la discerner?
vous voyez chez les jeunes comment ça se passe par la pression de la violence sociale des banlieues??
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: Pays musulmans et immoralité   Mar 25 Jan 2011, 14:17

Citation :
Alexis232 a écrit:
philippe a écrit:
Oui justement, j'ai dit que ce n'est QUE le vent précurseur de l'Antéchrist.

ok Thumright L'islamisme est trop grossier pour être véritablement dangereux à notre époque moderne,concentrons nous sur "l'après Islam" car L'OTAN et consorts s'en occupent déjà si je puis dire.


Trop grossier?javascript:emoticonp('Shocked')
Le nazisme était-il si subtil?
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