DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE

Théologie Spirituelle Catholique
Pour déposer une intention de prière:Agapé
ATTENTION : Les publicités ci-dessous sont indépendantes de notre volonté !
 
AccueilAccueil  PortailPortail  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Destin éternel des damnés

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
scholasate



Messages : 1689
Inscription : 14/10/2010

MessageSujet: Re: Destin éternel des damnés   Sam 11 Déc 2010, 14:31

Arc-en-ciel
Citation :
Je n’ai pas à prier pour les âmes damnées et qui se condamnent : c’est leur choix.
Merci pour votre témoignage. Il serait intéressant de savoir si vous pensez que cet homme aujourd'hui sans son corps physique mais effectivement "dans les pleurs et les grincements de dents" de son corps spirituel, souhaiterait vivre éternellement après le Dernier Jour, quand les élus recevront un corps de gloire. Ne préférerait-il pas (à supposé qu'il ait le choix à ce moment, mais ce choix est sans doute fait plus tôt) refuser un corps ressuscité (à supposé que Dieu le lui propose) et disparaître dans le néant ?
Revenir en haut Aller en bas
Louis



Messages : 6121
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Re: Destin éternel des damnés   Sam 11 Déc 2010, 14:34

nilamitp a écrit:
l'ordre :
1 Résurrection
2 Jugement
3 Béatitude éternelle/Damnation éternelle
Jugement particulier ou jugement général?
Revenir en haut Aller en bas
http://www.docteurangelique.com/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Destin éternel des damnés   Sam 11 Déc 2010, 14:39

scholasate a écrit:
nilamitp a écrit:
scholasate a écrit:
C'est précisément là ma question: est-il possible d'être certain de la résurrection du corps des damnés ? Non, je ne pense pas qu'on puisse être certain.
Selon le dogme,
tous ressuscitent en vue du Jugement face au Christ et ses saints Anges.

l'ordre :
1 Résurrection
2 Jugement
3 Béatitude éternelle/Damnation éternelle

Lequel des deux jugements face au Christ et à ses saints Anges ?
Pas compris la question.

- soit c'est une erreur, et en fait je voulais écrire:
l'ordre est :
n°1: la Résurrection
n°2: le Jugement
n°3: la Béatitude éternelle ou Damnation éternelle


- soit la réponse est :
C'est le même Jugement éternel de Dieu qui soit te donne le Paradis qu'il avait prédestiné OU qui soit "prend acte" de ton obstination dans la méchanceté et l'impiété en te livrant au feu et au soufre.

Louis a écrit:
nilamitp a écrit:
l'ordre :
1 Résurrection
2 Jugement
3 Béatitude éternelle/Damnation éternelle
Jugement particulier ou jugement général?
général.


Dernière édition par nilamitp le Sam 11 Déc 2010, 14:40, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
scholasate



Masculin Messages : 1689
Inscription : 14/10/2010

MessageSujet: Re: Destin éternel des damnés   Sam 11 Déc 2010, 14:40

Arnaud
Citation :
Oui, c'est une nouvelle théorie. Mais elle ne me semble être en cohérence qu'avec l'ancienne conception de l'enfer, où le damné ne choisissait aucun bien en enfer, mais y était juste torturé.
Il n'y est pas torturé puisqu'à la fin il disparaît. La perspective de dispaître serait pour lui un bien, et même la raison de son choix, nonobstant son refus de l'amour d'humilité. Je trouve ce point de vue préférable à celui de considérer le choix de son égoïsme comme un bien absolu. Ce choix égoïste n'est valable que jusqu'au moment de la résurrection de la chair, qu'il ne peut pas souhaiter. Le corps ressuscité est nécessairement un corps transfiguré, sinon un corps de gloire. Je vois mal (moins bien) comment accommoder ce corps avec les soucis égoïstes du damné.
Revenir en haut Aller en bas
scholasate



Masculin Messages : 1689
Inscription : 14/10/2010

MessageSujet: Re: Destin éternel des damnés   Sam 11 Déc 2010, 14:45

Cher nilamitp,
Ce schéma
Citation :
n°1: la Résurrection
n°2: le Jugement
n°3: la Béatitude éternelle ou Damnation éternelle
n'est pas le schéma catholique, qui serait:
n°1. Survie de l'âme dans un corps spirituel, éventuellement déjà dans la béatitude ou la damnation (plus souvent en purgatoire)
n°2. Résurrection finale et Jugement dernier (à la fin des temps)
n°3. Rénovation de l'univers, corps glorieux (disparition du purgatoire)
Revenir en haut Aller en bas
Arc-en-Ciel



Féminin Messages : 3928
Inscription : 27/04/2009

MessageSujet: Re: Destin éternel des damnés   Sam 11 Déc 2010, 15:04

scholasate a écrit:
Arc-en-ciel
Citation :
Je n’ai pas à prier pour les âmes damnées et qui se condamnent : c’est leur choix.
Merci pour votre témoignage. Il serait intéressant de savoir si vous pensez que cet homme aujourd'hui sans son corps physique mais effectivement "dans les pleurs et les grincements de dents" de son corps spirituel, souhaiterait vivre éternellement après le Dernier Jour, quand les élus recevront un corps de gloire. Ne préférerait-il pas (à supposé qu'il ait le choix à ce moment, mais ce choix est sans doute fait plus tôt) refuser un corps ressuscité (à supposé que Dieu le lui propose) et disparaître dans le néant ?
Mon impression, c'est que cet homme amputé, lors de sa mort, ne désire pas le néant, mais retrouver son corps, lors de la résurrection quel que soit le lieu qu'il a choisi.
Maintenant, rien d'affirmatif dans ce que je dis. :|
Revenir en haut Aller en bas
Arnaud Dumouch
Administrateur


Masculin Messages : 80261
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Re: Destin éternel des damnés   Sam 11 Déc 2010, 15:07

Arc-en-Ciel a écrit:

Mon impression, c'est que cet homme amputé, lors de sa mort, ne désire pas le néant, mais retrouver son corps, lors de la résurrection quel que soit le lieu qu'il a choisi.
Maintenant, rien d'affirmatif dans ce que je dis. :|

Oui, c'est certain. La perfection de l'homme est de retrouver son corps.

_________________
Arnaud
Revenir en haut Aller en bas
http://eschatologie.free.fr
Arc-en-Ciel



Féminin Messages : 3928
Inscription : 27/04/2009

MessageSujet: Re: Destin éternel des damnés   Sam 11 Déc 2010, 15:11

Arnaud Dumouch a écrit:
Arc-en-Ciel a écrit:
Je vais vous faire partager une petite expérience que j’ai faite.

A la mort de mon grand-Père, (dans les années 30) qui laissait 3 petites filles en bas-âge, dont ma maman, ma grand-mère a épousé celui qui était sensé devenir un père et grand-père.

Cet homme, dont je passerais les détails, était méchant, pervers et profondément égoïste et athé.

Le jour de sa sépulture, (il y a 5 ou 6 ans) où je ne me suis pas rendue, la nuit même j’ai fait un rêve.

J’étais sur un grand parvis entouré de deux immenses colonnes.
Le visage de ce grand-père était haineux et grimaçant.
Il n’avait plus de jambe et rampait sur ce parvis, et ses deux mains agrippaient mon pied, pour m’empêcher d’avancer.

Deux ou trois jours après, lors d’une messe au Foyer de Charité, j’ai alors, troublée par ce rêve , demander à Jésus, d’offrir ma communion pour l’âme de mon Grand-Père.
C’était, ce jour là, la lecture de la parabole du festin nuptial.

J’ai eu une grande angoisse, presque un malaise au passage : Matthieu 22 (11-14)
«Le roi entra alors pour examiner les convives, et il aperçut là un homme qui ne portait pas la tenue de noces.
-Mon ami, lui dit-il, comment es tu entré ici sans air une tenue de noces ?
L’autre resta muet.
Alors le roi dit aux valets :
« jetez-le, pieds et poings liés, dehors, dans les ténèbres : là seront les pleurs et les grincements de dents.
Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »


Et au moment de la communion, j’étais comme paralysée, scotchée sur mon banc.

C’est mon époux, qui m’a invité à me lever pour aller communier au Corps et au Sang de Jésus, le Christ, notre Seigneur, pas pour l’âme de mon grand-père, mais pour moi-même et en communion avec mes frères et sœurs. (je lui avais raconté mon rêve et confié mon intention).

J’ai été libérée de cette angoisse et j’ai pu aller communier.

Je ne sais pas ce qui s’est passé pour l’âme défunte de mon grand-père, son choix, et cela ne regarde que le jugement de Dieu en qui je le confie et pas le mien, qui resterait mon désir mais ne respecterait pas le désir de l’autre , de son choix et celui de la Miséricorde-Justice.

Je n’ai pas à prier pour les âmes damnés et qui se condamnent : c’est leur choix.

Je me dois de prier pour la conversion des hommes en cette vie, afin qu’ils revêtent l’habit blanc de notre Seigneur et celui de Son humilité, dans mes bien piètres actions lamentables en guise d'offrande, choses que je n'avais pas faite pour ce grand-Père, du temps de son vivant.

J’espère que je n’ai pas été trop longue et que mon témoignage n’est pas hors-sujet.
En reconnaissant que je suis peut-être et de beaucoup dans l’erreur.Embarassed

Impressionnant. Espérons que Dieu ait réussi à le convaincre de changer. Mais certains résistent à tout.
Je ne sais pas. Du temps de son vivant, (il) ils ricanai(en)t de notre Foi.
Je dirais même qu'il abusait de notre foi, pour mieux servir ces bas instincts.
Revenir en haut Aller en bas
Arnaud Dumouch
Administrateur


Masculin Messages : 80261
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Re: Destin éternel des damnés   Sam 11 Déc 2010, 15:16

Confused


_________________
Arnaud
Revenir en haut Aller en bas
http://eschatologie.free.fr
giacomorocca



Masculin Messages : 1298
Inscription : 20/08/2010

MessageSujet: Re: Destin éternel des damnés   Sam 11 Déc 2010, 15:32

Voici un petit résumé que j'ai trouvé sur internet concernant la durée de l'enfer selon les pères de l'église:

LA DURÉE DE L'ENFER

La dernière question que l'on se soit posée au cours des premiers siècles, que l'on continue parfois à se poser aujourd'hui est celle de la durée de l'enfer : l'enfer est-il éternel ? ou bien les damnés finissent-ils par en sortir au bout d'un temps plus ou moins long ? 

Les hommes ne sont jamais à bout d'arguments pour écarter de leur esprit les vérités qui les troublent ou qui les gênent. Les sophistes qui reconnaissait que le feu de l'enfer était éternel, assuraient que la combustion des damnés ne le serait pas : les damnés disont-on, passeront par le feu éternel parce que leur foi morte a besoin d'être épurée et vivifiée, mais ils n'y demeureront pas. SAINT AUGUSTIN devait faire remarquer expressément à quelques contradicteurs que le texte sacré, après avoir mentionné le feu éternel, annonçait encore la combustion éternelle des damnés. 

Cependant l'attention des hommes est retenue par autre chose. Pourquoi punir éternellement des péchés commis en un temps très court ? Voilà bien la difficulté, toujours ancienne et toujours nouvelle que l'on pose au dogme des peines éternelles. SAINT JEAN CHRYSOSTOME apporte la réponse : 

Pour la même raison l'homme coupable d'un meurtre, commis en très peu de temps, est condamné aux mines à perpétuité... Si la vie (au ciel) est éternelle, le supplice est lui aussi éternel... Tu dis que le royaume seul convient à Dieu, que la géhenne ne lui convient pas. Alors le fornicateur, l'adultère, l'homme qui a commis des millions de péchés, jouira du même bonheur que le chaste et le saint. Paul sera dans la société du démon.

Semblable est la réponse de SAINT AUGUSTIN : 

Plusieurs de ceux contre qui nous défendons la Cité de Dieu regardent comme une injustice que l'on soit condamné à des châtiments éternels pour des fautes grandes, il est vrai, mais commises dans un court espace de temps. Comme si la justice, de quelque loi que ce fût, avait en vue de punir chacun dans le même espace de temps qu'il en a mit à faire ce pourquoi il est puni. Tullius a écrit qu'il y a huit genres de peine dans les lois : le dam, les liens, les coups, le talion, l'infamie, l'exil, la mort, la servitude. Laquelle de ces peines se renferme dans un espace de temps aussi cour que l'instant rapide qu'a duré la faute... à moins que ce ne soit la peine du talion ?... Quant au dam, à l'infamie, à l'exil, à la servitude, châtiments qui sont ordinairement infligés sans rémissions, est-ce que, eu égard à la mesure de cette vie, ils ne semblent pas équivaloir à des peines éternelles ? car, s'ils ne sont pas éternels, c'est parce que la vie même qui est atteinte ne dure pas éternellement.

C'est deux formulent bien qu'irréfutables, n'ont jamais suffit à convaincre les hommes, et les questions qui se posent reste toujours en suspend :

Est-il vrai que les damnés doivent laisser toute espérance à la porte de l'enfer ?
N'ont-ils pas même le droit d'attendre un adoucissement ou une mitigation de leurs peines ?

Le premier problème, celui de l'éternité du châtiment. L'éternité pour les chrétiens des premiers siècles, n'est pas autre chose qu'une durée très longue, indéfinie, impossible à mesurer. Point n'est besoin pour la comprendre de chercher à la différencier du temps, et de montrer comment l'éternel ne connaît aucun changement parce qu'il subsiste tout entier à la fois, ni comment il ignore le passé et l'avenir parce qu'il est un présent permanent. 

Il faut attendre CLÉMENT D'ALEXANDRIE pour trouver une expression et une opinion qui limite la durée des peines infernales. 

Nous sommes châtiés par la Providence, comme les enfants le sont par leurs maîtres ou leurs pères. Dieu ne se venge pas ; il châtie pour l'utilité générale et particulière de ceux qui sont châtiés.

Mais il n'y a rien d'extraordinaire dans ce texte ! 

Beaucoup plus nette est la doctrine d'ORIGÈNE, qui exprime l'espoir d'un salut universel et qui va lui causer beaucoup d'embêtement et de soucis. 

Le docteur d'Alexandrie aime à se laisser entraîner par son ardeur métaphysique à des conclusions audacieuses. Comme il prétend avant tout rester fidèle à l'orthodoxie catholique, il s'arrête dès qu'il se voit amené plus loin qu'il ne l'aurait souhaité et refuse d'accepter telles quelles des doctrines susceptibles d'être mise en opposition avec la foi commune, et certaines réserves s'imposent : 

Ces questions ardues et subtiles exigent du lecteur ou de l'auditeur désireux de s'instruire autant de réflexion que de prudence. S'il y reste totalement étranger, elles pourront lui paraître vaines et superflues ; s'il y apporte un esprit prévenu, elles lui sembleront peut-être hérétiques et contraires à la foi de l'Église, moins pour des raisons décisives qu'à cause d'un parti pris. Nous ne les aborderons nous-même qu'avec crainte et circonspection, pour les examiner et les discuter que pour les définir ou affirmer quoi que ce soit.

Le problème qui se pose à lui et la fin du monde, quand viendra-t-elle ? 

La fin viendra lorsque le Christ aura livré le règne à Dieu son Père, lorsqu'il aura triomphé de toute principauté, vertu et puissance. Car il faut qu'il règne jusqu'à ce que tous ses ennemis soient sous ses pieds. Le dernier ennemi, le mal, sera donc vaincu, car il a tout placé sous ses pieds (1 Co 15, 25-26).

Il suit de ce texte, que le Christ triomphera de tous ses ennemis et régnera sur un monde désormais purifié. Cette interprétation à l'avantage de s'accorder avec le principe selon lequel la fin doit être semblable au commencement. Telle est bien la conclusion d'Origène : 

Donc la fin du monde et la consommation viendront quand les pécheurs auront achevé de subir un châtiment proportionné à leurs crimes. Dieu seul en connaît le temps. Mais nous pensons que la bonté de Dieu, par la médiation du Christ, ramènera toute créature à une même fin, après avoir dompté et assujetti les ennemis... Lorsque tous les ennemis seront soumis au Christ, que le dernier, d'entre eux, la mort, sera anéanti, et que le christ à qui tout aura été soumis, remettra le royaume à son Père, ce sera la fin ; et cette fin nous permet d'imaginer le commencement. En effet, la fin est toujours semblable au commencement ; et comme la fin de toutes choses est une, le commencement doit avoir été un. Tous les être, malgré leur diversité, ont une même fin ; ainsi d'un commencement identique sont sorties les variétés et les différences actuelles qui, par la bonté de Dieu, dans la soumission au Christ et l'unité du Saint Esprit, seront ramenées à un même dénouement, semblable à l'origine.

Tous les damnés, et le diable lui-même, seront-ils les bénéficiaires de la restauration universelle, ou y aura-t-il quelques exceptions à la loi générale ? Origène n'hésite pas à poser la question. 

Parmi les esprit déchus, il en est cependant qui sont tombés dans un tel abîme de malice qu'ils ont été jugés indignes de l'épreuve salutaire réservée au genre humain, sous la conduite des puissances célestes, et qu'ils sont devenus les ennemis mortels de l'humanité... Quelques-uns de ces esprits, rangés sous le pouvoir du diable et complices de sa méchanceté, pourront-ils dans les siècles futurs se convertir en vertu de leur libre arbitre ; ou bien la malice invétérée par la force de l'habitude leur est-elle devenue comme naturelle ? c'est à toi, lecteur, de juger si cette catégorie de créatures sera totalement exclue de l'unité et de l'harmonie  finales, soit dans les siècles limités par le temps ; soit dans les siècles coexistants à l'éternité.

Il va même jusqu'à la résoudre affirmativement : 

Il résulte de là, ce me semble, que toute créature raisonnable peut passer d'un ordre à l'autre et atteindre un degré quelconque, tandis qu'elle monte ou qu'elle descend selon les efforts et les mouvements divers de son libre arbitre.

On voit mal, dans ces conditions, comment les démons et leur chef lui-même seraient exclus du salut.
Origène fut attaqué pour avoir admis le salut du diable et il s'en défendit. Mais en lisant d'autres textes, on a l'impression qu'il conserve au fond de son coeur, le généreux espoir d'une restauration universelle, de laquelle serait exclus le démon et les âmes absolument perverties. Très vite combattu, cette thèse n'en exercera pas moins une influence durable et profonde sur la pensée chrétienne. 

Pour DIDYME L'AVEUGLE, Dieu seul est éternel, tandis que les créatures ne peuvent absolument pas l'être et restent soumises au changement. Il déclare encore que, dans le monde futur, il n'y aura plus d'impies, non pas que leur substance soit détruite, mais parce que la qualité selon laquelle ils étaient impies sera transformée. Il ajoute que tout les châtiments ont une valeur curative, que si les méchants et le démon lui-même sont soumis au supplice, ils ne le sont pas d'une nature immuable, et sont donc capable de s'améliorer, que les anges tombés et en proie au supplice, tourneront leurs regards vers leur séjour primitif et désireront voir Dieu. 

SAINT GRÉGOIRE DE NYSSE aussi est favorable à la restauration universelle, dans le Discours catéchétique, il écrit :

La mort, la corruption, les ténèbres et tous les fruits du vice étant attachés à l'auteur du mal, l'approche de la puissance divine détruit, à la façon du feu, l'aliment contraire à la nature : purification bienfaisante pour la nature, quoique le partage soit pénible... Ceux qu'on traite par les coupures et les cautérisations s'impatientent contre les médecins, sous la douleur aiguë de la coupure ; mais si ces soins leur procurent la santé et si la souffrance causée par la brûlure disparaît, c'est de la reconnaissance qu'ils auront pour les auteurs du traitement. De même, la nature ayant été, par ces moyens long et détournés, débarrassée du mal qui s'y était mêlé, quand seront rétablis dans leur condition primitive ceux qui sont maintenant plongés dans le vice, le concert d'action de grâces s'élèvera de toute les créations : de la bouche de ceux qui auront été châtiés au cour de cette purification, et de la bouche de ceux qui n'auront pas même eu besoin d'être purifiés... Dieu incarné a produit tout ce qui vient d'être dit, délivrant l'homme du vice et guérissant l'auteur même de vice.

A prendre ces derniers mots à la lettre, l'auteur du mal lui-même, c'est-à-dire le diable finirait par obtenir son pardon. En tout cas, pour les âmes des damnés, la chose semble claire à saint Grégoire de Nysse : le feu, dans lequel elles sont plongés, est destiné à les guérir. Le jour viendra où elles seront délivrées et où elles pourront chanter à Dieu l'hymne de la reconnaissance. 

En occident, Origène est soutenu pour un temps par SAINT JÉRÔME, lorsque éclate en 394 les controverses origéniste, saint Jérôme fut assez ennuyé du laisser passer qu'il avait accordé à la doctrine origéniste de la restauration finale, et il essaya de s'excuser en assurant qu'il s'était contenté de citer Origène sans l'approuver. Ces controverses ne se prolongèrent d'ailleurs pas  en occident. Saint Jérôme, aussi longtemps qu'il resta dans ce monde, continua à jeter feu et flamme pour anathématiser celui dont il avait d'abord admiré les oeuvres ; mais il fut à peu près le seul à s'intéresser à ces querelles du temps passé. 

Après lui, l'erreur miséricordieuse ne trouve pour ainsi dire plus d'écho en occident. Tout le monde, ou presque, est désormais persuadé que le supplice des réprouvés n'aura pas de fin. SAINT GRÉGOIRE LE GRAND, au terme de l'âge patristique, résume l'opinion courante lorsqu'il explique pourquoi l'enfer est éternel : 

Ce qui fait que les péchés des méchants ont une fin, c'est que la mort les arrêté. Mais ils auraient voulu vivre indéfiniment, s'ils l'avaient pu, pour pouvoir pécher indéfiniment. Car ceux qui, tant qu'ils vivent, ne cessent pas de pécher, prouvent qu'ils désirent vivre toujours dans le péché. C'est donc avec une parfaite justice que le juge ne laisse jamais sans supplice ceux qui ont voulu ne jamais être sans péché.

Nous avons dit plus haut que Origène a eu à subir des soucis de son vivant, cependant, ce n'est qu'en 543, soit 290 ans après sa mort que l'empereur Justinien décide de porter un condamnation solennelle aux thèses origéniste. Il rédigea donc 10 anathématismes qu'il fit souscrire par un certain nombre d'évêques. La neuvième formule est ainsi conçue : 

Si quelqu'un dit ou pense que la peine des démons ou des esprits ne sera pas éternelle, qu'elle aura une fin et qu'il se produira alors une restauration des démons et des impies, qu'il soit anathème.

Quinze autres anathématismes signés au concile de 543, reprennent en la développant la condamnation de l'origénisme. Le premier rejette la monstrueuse apocatastase ou restauration des âmes ; le cinquième, la circulation des âmes aux divers degrés du bien et du mal ; le douzième, l'unification finale universelle dans le Verbe de Dieu. Ces décisions furent reçues en Orient et en Occident. On peut dire qu'elle mirent le point final à la controverse sur l'éternité de l'enfer.
 

Il nous est facile maintenant de conclure, pour souligner l'unité de direction et la fidélité à la doctrine révélée qui ont constamment inspiré les Pères dont nous avons étudié le témoignage. Au point de départ, quelques textes de l'Écriture, plus particulièrement celui de Saint Matthieu « Allez, les maudits de mon Père, au feu éternel qui a été préparé au diable et à ses anges ». Tous les problèmes à étudier se fondent sur ces quelques paroles.
De quelle nature est  le feu dans lequel doivent brûler les damnés ?
Entre-t-on en enfer au jour du jugement dernier, où dès le moment de la mort ?
Quels sont ceux qui sont condamnés à l'enfer, et la réception du baptême suffit-elle à justifier ?
Doit-on entendre au sens strict l'éternité du châtiment ou peut-on espérer qu'il s'agit seulement d'une durée limitée ?
Il n'est jamais défendu de chercher, pourvu qu'on le fasse dans un esprit de soumission et de respect. Le plus audacieux, le plus doués pour les recherches métaphysiques, Origène, est aussi celui dont la fidélité catholique est la plus remarquable. Il émet des hypothèses, ne les impose pas et est prêt à les abandonner si on le lui demande.
Après sa mort, on l'a rendu responsable de beaucoup d'erreurs qu'il avait parfois proposées sans les accepter ou même dont on ne trouve pas de trace dans ses oeuvres. On sait aussi que la traduction de son traité De principiis, par Ruffin, et pour lequel l'auteur lui-même avoue qu'il y a apporté des corrections toutes les fois qu'il a trouvé bon de le faire, fut la cause entre autre de ses désagréments. Pour le juger équitablement, il est indispensable de se souvenir de ces faits. 
N'oublions pas non plus Tertullien qui a terminé sa vie dans l'hérésie pour n'avoir pas eu l'humilité intellectuelle de son contemporain Origène. 

Nous voyons, et cela sera notre dernier propos, que la doctrine de l'Église sur l'enfer, telle qu'elle ressort de la tradition patristique, se justifie par sa fidélité à la Révélation, il faut le répéter et terminant. A première vue, elle peut sembler s'être développée selon des lignes assez sinueuses. En fait, ce définitif achèvement a obéi à des lois qui sont celles de la vie guidée par l'Esprit-Saint.




Revenir en haut Aller en bas
scholasate



Masculin Messages : 1689
Inscription : 14/10/2010

MessageSujet: Re: Destin éternel des damnés   Sam 11 Déc 2010, 15:41

Arc-en-Ciel a écrit:
scholasate a écrit:
Arc-en-ciel
Citation :
Je n’ai pas à prier pour les âmes damnées et qui se condamnent : c’est leur choix.
Merci pour votre témoignage. Il serait intéressant de savoir si vous pensez que cet homme aujourd'hui sans son corps physique mais effectivement "dans les pleurs et les grincements de dents" de son corps spirituel, souhaiterait vivre éternellement après le Dernier Jour, quand les élus recevront un corps de gloire. Ne préférerait-il pas (à supposé qu'il ait le choix à ce moment, mais ce choix est sans doute fait plus tôt) refuser un corps ressuscité (à supposé que Dieu le lui propose) et disparaître dans le néant ?
Mon impression, c'est que cet homme amputé, lors de sa mort, ne désire pas le néant, mais retrouver son corps, lors de la résurrection quel que soit le lieu qu'il a choisi.
Maintenant, rien d'affirmatif dans ce que je dis. :|

Je note et je retiens, merci encore.
Revenir en haut Aller en bas
scholasate



Masculin Messages : 1689
Inscription : 14/10/2010

MessageSujet: Re: Destin éternel des damnés   Dim 12 Déc 2010, 03:39

giacomorocca a écrit:
Voici un petit résumé que j'ai trouvé sur internet concernant la durée de l'enfer selon les pères de l'église:
Je retiens deux choses de cette présentation:
1)
Citation :
Les sophistes qui reconnaissait que le feu de l'enfer était éternel, assuraient que la combustion des damnés ne le serait pas : les damnés disont-on, passeront par le feu éternel parce que leur foi morte a besoin d'être épurée et vivifiée, mais ils n'y demeureront pas. SAINT AUGUSTIN devait faire remarquer expressément à quelques contradicteurs que le texte sacré, après avoir mentionné le feu éternel, annonçait encore la combustion éternelle des damnés.
OK mais Saint Augustin confond probablement deux sortes d'éternité, l'éternité au sens spirituel (avec le corps spirituel qui survit à la mort) et une éternité au sens matériel (avec le corps ressuscité, recréé par Dieu à la fin des temps). Il suit une interprétation large du texte sacré sur cette question, mais l'interprétation restreinte (éternité des damnés au sens spirituel seulement) est envisageable, étant donné que la notion de temps n'est pas la même dans l'au-delà que sur terre (le grec aionios dérive du mot aiôn, d'où vient, je crois, le terme scolastique aevus, qui veut dire aussi bien une période de temps qu'un lieu de l'espace, comme quand l'on dit "dans le siècle présent"; ce n'est pas d'abord la pérennité du temps).
2) Origène.
Citation :
La fin viendra lorsque le Christ aura livré le règne à Dieu son Père, lorsqu'il aura triomphé de toute principauté, vertu et puissance. Car il faut qu'il règne jusqu'à ce que tous ses ennemis soient sous ses pieds. Le dernier ennemi, le mal, sera donc vaincu, car il a tout placé sous ses pieds (1 Co 15, 25-26)... Donc la fin du monde et la consommation viendront quand les pécheurs auront achevé de subir un châtiment proportionné à leurs crimes. Dieu seul en connaît le temps. Mais nous pensons que la bonté de Dieu, par la médiation du Christ, ramènera toute créature à une même fin, après avoir dompté et assujetti les ennemis... Lorsque tous les ennemis seront soumis au Christ, que le dernier, d'entre eux, la mort, sera anéanti, et que le christ à qui tout aura été soumis, remettra le royaume à son Père, ce sera la fin ; et cette fin nous permet d'imaginer le commencement. En effet, la fin est toujours semblable au commencement ; et comme la fin de toutes choses est une, le commencement doit avoir été un... On voit mal, dans ces conditions, comment les démons et leur chef lui-même seraient exclus du salut.
Origène fut attaqué pour avoir admis le salut du diable et il s'en défendit. Mais en lisant d'autres textes, on a l'impression qu'il conserve au fond de son coeur, le généreux espoir d'une restauration universelle, de laquelle serait exclus le démon et les âmes absolument perverties. Très vite combattu, cette thèse n'en exercera pas moins une influence durable et profonde sur la pensée chrétienne (Didyme l'Aveugle, Grégoire de Nysse, Jérôme première période)... Quinze autres anathématismes signés au concile de 543, reprennent en la développant la condamnation de l'origénisme. Le premier rejette la monstrueuse apocatastase ou restauration des âmes ; le cinquième, la circulation des âmes aux divers degrés du bien et du mal ; le douzième, l'unification finale universelle dans le Verbe de Dieu. Ces décisions furent reçues en Orient et en Occident. On peut dire qu'elle mirent le point final à la controverse sur l'éternité de l'enfer...
Au point de départ, quelques textes de l'Écriture, plus particulièrement celui de Saint Matthieu « Allez, les maudits de mon Père, au feu éternel qui a été préparé au diable et à ses anges ». Tous les problèmes à étudier se fondent sur ces quelques paroles... Entre-t-on en enfer au jour du jugement dernier, où dès le moment de la mort ?
Tout bien pesé, je pense qu'il reste une place (comme le reconnaît d'ailleurs Arc-en-ciel ci-dessus) pour une non-certitude, et donc l'affirmation que l'éternité du corps ressuscité des damnés n'est pas un dogme, ne fait partie du magistère. En effet:
- Le texte de Mt. 25, 41 "allez loin de moi maudits dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges" est clairement dans le contexte du retour eschatologique du Christ ("devant lui seront rassemblés toutes les nations", 25, 32). Mais on peut invoquer un commentaire de Chrysostome sur ce passage:
Citation :
Le feu éternel n'a pas été préparé pour les hommes, mais pour le diable et ses anges et en outre, il n'est pas dit ici comme pour les justes qu'il a été préparé dès la fondation du monde (verset 34); le mal en effet ne fait partie du dessein de Dieu. (Homélie 79 sur Mt.)
Il y aura donc des maudits dans l'enfer éternel après le Jugement dernier. Leur corps sera donc ressuscité. Sur ce point, je dois manifestement amendé mon hypothèse de départ (qui était: il n'y a pas de résurrection des corps des damnés). Mais rien ne dit que ce corps a les mêmes propriétés que celui des justes, que ce corps est un corps de gloire. Cela paraît même difficilement conciliable avec le fait qu'ils sont "dans le feu éternel" (même si l'on sait que ce feu est le pur produit de leur propre imagination perverse). Comme par ailleurs il faut exclure l'hypothèse de l'apocatastase (c'est-à-dire qu'au bout d'un certain "temps", ils pourraient sortir de l'enfer et rejoindre le paradis), il y a place pour l'hypothèse de l'anéantissement progressif, de l'évanescence pure et simple de ces personnes humaines, c'est-à-dire du substrat constitué d'un corps ressuscité, d'une âme perverse, et d'une intelligence et d'une volonté qui est en communion avec les anges maudits. Les anges, par contre, du fait qu'ils n'ont pas de corps et pas d'âmes, subsistent éternellement, tout comme le lieu, qui n'est pas un lieu, où ils se trouvent.

En réalité, et je concluerai ici (merci à ceux qui ont eu le courage de me suivre !), la question est sans doute encore plus subtile, car on peut imaginer que Dieu, par pure miséricorde, laisse le choix aux damnés, au moment de la résurrection de leur corps et peut-être dès le moment de leur damnation (dans le 3e ciel d'Arnaud) et même s'il sait secrètement qu'aucun d'eux n'acceptera sa proposition: voulez-vous finir dans le néant ou vivre éternellement dans une lutte désespérée contre moi...

Reste à savoir si tout cela est le produit d'un cerveau de sophiste, comme dirait saint Augustin. Peut-être. Je prétends que mon intention est de sonder la miséricorde divine, mais qui suis-je pour prétendre cela ? Dieu est une "fournaise ardente".
Revenir en haut Aller en bas
Pierre75



Messages : 937
Inscription : 07/01/2009

MessageSujet: Re: Destin éternel des damnés   Dim 12 Déc 2010, 03:55

Bonsoir Scholasate,
il est question dans les Evangiles de la "seconde mort". Cela pourrait aller dans le sens de vos hypothèses.
Par ailleurs, certains protestants admettent l'hypothèse du "feu éternel" dans lequel les damnés sont consummés, c'est-à-dire détruits. J'ai lu toute une explication là-dessus. (Je vais soumettre au site un long texte de réflexion au sujet de la damnation, en espérant savoir si il est faux ou recevable...).
Il me semble que pour ces questions, il faudrait avoir accès aux textes grecs, pour mieux saisir leurs subtilités et éviter des contre-sens...
Revenir en haut Aller en bas
Pierre75



Messages : 937
Inscription : 07/01/2009

MessageSujet: Re: Destin éternel des damnés   Dim 12 Déc 2010, 04:03

Conférence du Pasteur (?) Steven Mosley : L'enfer a une fin

Source : http://www.troisanges.com/Videos/IEE/080-L_enfer_a-t-il_une_fin.pdf

Conférence de Steven Mosley

L’idée de l’enfer reprend du poil de la bête. Après des années de silence plutôt

embarrassant sur le sujet, des chrétiens conservateurs tentent de démontrer que

l’enfer est très réel et que ses flammes sont éternelles.

Dans son livre de fiction intitulé “Géhenne”, Paul Thigpen

raconte le voyage éprouvant d’un homme à travers les

différents niveaux de l’enfer.

Thigpen décrit un juge gigantesque dont le siège

ressemble à une chaise électrique. Lorsque les damnés

comparaissent devant lui et confessent leurs péché, il grogne

de joie et les précipite dans un abysse avant de prendre son

envol.

Le livre décrit également un lac des innocents dans lequel flottent des enfants

avorté. Chaque avorton, de sa toute petite main, pointe depuis le fond du lac

transparent son doigt vers la personne qui a causé sa mort, prostrée dans l’abysse.

Fréquemment, lorsqu’on essaie de faire une description trop vivante de l’enfer, on

finit par le rendre moins réel. La raison en est simple, il est presque impossible

d’imaginer un tourment sans fin.

Un pasteur un jour brossait un tableau impressionnant des tourments de l’enfer à ses

fidèles, insistant sur les “pleurs et les grincements de dents” Croyant s’en tirer

à bon compte, une très vieille dame s’écria: “Mais Pasteur, je n’ai pas de dents” Le

pasteur, sans perdre le fil de son discours, la fixa et annonça doctement: “Les dents

seront fournies madame ” En tentant de donner une image réaliste de l’enfer, nous

sommes prêts à fournir les dents nécessaires pour “le grincement de dents”

Voici en quels termes un document du 19e siècle intitulé : “Vue sur l’Enfer”,

décrivait ce lieu: “L’enfant est plongé dans le four rougi. Écoutez comment il crie

pour en sortir; regardez‐le se tourner et se retourner dans le feu, se frappant la

tête contre le couvercle du four tandis que de ses petits pieds, il frappe le

plancher” Un autre exemple? Un célèbre évangéliste protestant affirmait:

“Comme votre coeur serait noyé de larmes, si vous pouviez vous rendre compte

qu’après des millions et des millions d’années, vos tourments ne seraient pas plus

près de leur fin que le jour où ils ont commencé et que vous n’en seriez jamais,

jamais délivré."

Voilà une perspective bien accablante n’est‐ce pas? Suffisamment pour que nous

mettions tout en oeuvre pour ne plus y penser, et oublier la religion. S’imaginer un

enfer éternel est si cruel qu’il en devient irréel.

Une autre interrogation se pose aux chrétiens qui tentent de justifier les tourments

éternels de l’enfer car cette situation semble être outrageusement injuste.

“Pourquoi des individus qui auraient péché tout au plus pendant 70 années

seraient condamnés par un Dieu saint et bon à une éternité de tourment? Le

rapport crime‐punition est hors de proportion. Même les juges les plus cruels de la

terre ne condamnent personne à une vie de torture."

On a essayé de justifier cette théorie en affirmant qu’il était logique qu’un Dieu

éternellement saint et juste, condamne les damnés au tourment éternel. Voyons

donc, la justice éternelle n’appelle pas plus le tourment éternel que l’herbe verte ne

demande des vaches vertes.

D’autres théologiens ont expliqué que les damnés en continuant de proférer des

blasphèmes contre Dieu tout en grillant dans les flammes continuaient de pécher

et aggravaient leur peine.

Imaginez‐vous un juge d’ici‐bas qui s’informerait du comportement d’un

prisonnier qu’il aurait condamné à la prison et qui augmenterait, au fur et à mesure des

cris d’indignation du prisonnier, le nombre d’années de sa peine?

Quelle sorte de Dieu frapperait sans fin l’impénitent qui se rebelle contre lui

comme un père abusif assomme son enfant parce qu’il n’arrête pas de pleurer?

L’enfer et les peines éternelles, version moderne, rencontre quelques sérieux

obstacles. Cette théorie est si cruelle et si dure qu’il est impossible de l’harmoniser

avec un Dieu aimant. Même selon nos normes humaines, elle paraît injuste.

Est‐ce à dire pour autant que nous devrions balayer la notion de destruction des

méchants d’un revers de la main? Devrions‐nous effacer de l’Écriture Sainte ces

passages se référant aux flammes de l’enfer? Certainement pas.

En nous appuyant sur l’autorité de la Parole de Dieu nous pouvons affirmer que le

meilleur traitement que nous puissions accorder à l’enfer c’est de l’éteindre! Vous

ne pouvez croire en un enfer sans fin si vous prenez la Bible comme base de votre

foi.

Examinons ensemble quelques textes.

Nous commencerons par Jésus Lui‐même. Vous

m’accorderez que Jésus est l’autorité par

excellence sur tout ce qui concerne la vie après

la mort et la destruction des méchants. Écoutez

ce qu’il dit dans Matthieu, chapitre 10, verset 28.

Il dit: “Et ne craignez pas ceux qui tuent le corps

et ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui

qui peut faire périr l’âme et le corps dans la

géhenne”

Qu’arrive‐t‐il en enfer selon Jésus? L’âme et le corps sont détruits. Il ne dit pas que

le corps humain serait rapidement consumé par le feu et que l’âme pécheresse

continuerait, elle, à souffrir éternellement. Non, l’âme, le souffle de vie, est

détruite.

Dans son sermon sur la montagne, Jésus parla de la destinée de l’humanité

comparant le choix de chacun à deux chemins : un chemin étroit qui mène à la vie

et un chemin large qui mène à la “destruction” (Matthieu 7: 13‐14)

Dans le texte le plus connu de la Bible, Jean 3, verset 16, Jésus explique que Dieu

donna son Fils unique “afin que ceux qui croient ne périssent point, mais qu’ils

aient la vie éternelle.“ Deux destins sont en contraste : la vie éternelle et la

perdition.

Maintenant, si nous prenons ces passages littéralement, à quelle conclusion

arrivons‐nous? Que l’enfer produit la destruction des méchants. Les méchants

mourront; ils seront consumé entièrement, ils deviendront comme la cendre, ils

seront dévoré. L’apôtre Pierre a parlé du jour du jugement et du jour de la

“destruction des impies” (2 Pierre 3 : 7). L’apôtre Paul a dit de ceux qui

deviendraient les ennemis du Christ: “Leur destinée est la destruction”

(Philippiens 3: 18) Le mot employé en grec pour traduire l’idée de “destruction” est le

mot le plus fort pour exprimer la perte entière de l’existence.

“Et ne craignez pas ceux qui

tuent le corps et ne peuvent tuer

l’âme; craignez plutôt celui qui

peut faire périr l’âme et le corps

dans la géhenne”.

Matthieu 10 :28

Vous savez, nous prenons parfois avec la Bible les mêmes libertés que nous

prenons avec le code de la route. Cette grande plaque rouge, de forme octogonale

sur laquelle le mot « arrêt » est écrit est interprété de différentes façons. Pour

certains, elle signifie “ralentissez”. Pour d’autres elle signifie “regardez de chaque

côté et appuyez sur les gaz”. Pour d’autres encore ARRÊT veut dire ”Regardez s’il

y a une voiture de police aux alentours, sinon procédez! ”

Malgré notre vigilance, il arrive que les voitures de police soient mieux cachées que

nous ne pensions et nous rappellent moyennant espèces sonnantes et

trébuchantes que ARRÊT veut dire ARRÊT.

En d’autres mots, lorsque la Bible dit destruction, ça veut dire destruction

définitive et pas autre chose.

Alors là, je vous vois bondir sur vos jambes pour me dire : M. Elysée, je vous prends

à votre propre piège : si nous devons prendre la Bible à la lettre, feu éternel veut

dire feu éternel et rien d’autre.

Et pourtant, j’affirme que feu éternel ne veut pas dire feu éternel dans le cas précis.

Là, je sens que vous vous tortillez dans votre fauteuil, et que vous avez une

furieuse envie d’éteindre votre téléviseur. Mais vous ne le ferez pas parce que

vous brûlez de savoir comment je vais me sortir de cette impasse.

Je le redis : l’enfer a une fin, un gros signal rouge marqué ARRÊT. Il finit avec la

mort des méchants.

Pourtant, direz‐vous, Jésus affirme dans Marc

au chapitre 9, les versets 43 à48 : “Si ta main,

ton pied ou ton oeil est pour toi une occasion de

chute, il serait mieux de t’arracher ce membre

plutôt que de voir tout ton corps aller dans le

feu qui ne s’éteint point. ”A trois reprises,

Jésus répète cette phrase.

Pris hors de leur contexte, ces passages peuvent paraître troublants. Marc 9: 47‐48

dit: “..d’être jeté dans la géhenne, où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s’éteint

point”

“ Si ta main, ton pied ou ton oeil

est pour toi une occasion de

chute, il serait mieux de

t’arracher ce membre plutôt que

de voir tout ton corps aller dans

le feu qui ne s’éteint point. ”

Marc 9 :4348

Est‐ce le tourment éternel dans lequel le ver de la conscience ronge les damnés

éternellement et le feu tourmente les perdus à tout jamais?

Saviez‐vous que Jésus cite ici des versets tiré du livre d’Ésaï? Il se réfère à une

scène que le prophète décrit dans son livre au chapitre 66, et le verset 24: “Et

quand on sortira, on verra les cadavres des hommes qui se sont rebellé contre

moi; car leur ver ne mourra point, et leur feu ne s’éteindra point...".

De quoi est‐il question ici? La condition de corps

morts, de cadavres. Il n’est pas question de corps

qui se tordent dans l’agonie. Les vers en question

mangent la chair morte; le feu consume les corps.

Ce texte parle de complète, de totale destruction.

Le ver ne meurt point, le feu ne s’éteint point tant

qu’il reste quelque chose à consumer.

Ce passage ne montre pas des gens en agonie et qui brûlent en enfer. Il est de la

même veine que les autres passages qui affirment que les méchants périssent,

qu’ils sont détruits. Cela demande une imagination débordante pour supposer que

ce “ver” dévore l’intérieur d’une personne qui ne meurt pas mais qui continue de

souffrir pour l’éternité

La notion de souffrances éternelles en enfer est si tenace

que bien des églises protestantes et évangéliques la

véhiculent comme un enseignement biblique.

Ce n’est pas en répétant une erreur encore et encore

qu’elle devient une vérité. Appuyons‐nous sur la Bible et

la Bible seule.

Mais alors direz‐vous : Et les “pleurs et les grincements de

dents?” Jésus n’associe‐t‐il pas cette phrase à la “punition

éternelle’’ ?

Ces deux expressions “pleurs et grincements de dents”et “punition éternelle” sont

effectivement dans la Bible. Jésus les a utilisés. En effet, il y aura “des pleurs et

des grincements de dents” une angoisse et une réelle horreur, dans ce que Jésus

appelle “les ténèbres du dehors”

“Et quand on sortira, on verra

les cadavres des hommes qui se

sont rebellés contre moi; car

leur ver ne mourra point, et leur

feu ne s’éteindra point...".

Ésaïe 66 :24

Lorsque le Christ revient en gloire et que les méchants réalisent qu’ils sont perdus,

leur angoisse sera insupportable. Cependant, Jésus ne dit pas que “ces pleurs et

ces grincements de dents” seront éternels.

La notion de destruction des méchants ne contredit pas celle de châtiment éternel.

Et si le châtiment était éternel dans ses conséquences et non dans sa durée? Si

quelqu’un est condamné à mort et qu’il n’existe pas de résurrection, s’il ne revient

plus jamais à la vie, alors son châtiment sera éternel.

Plusieurs textes bibliques viennent confirmer le fait que le “feu éternel”, le feu de

l’enfer aura pour résultat la destruction totale. Écoutons ce que dit l’apôtre Pierre

dans sa deuxième épître, le chapitre 2 et le verset 6, l’apôtre parle de Dieu qui:

". . .réduit en cendres les villes de Sodome et Gomorrhe, les donnant comme

exemple aux impies à venir."

Le destin de Sodome et Gomorrhe est ici un

exemple du destin des méchants à la fin des

temps. Ces villes brûlent‐elles encore? Les

citoyens de ces villes sont‐ils encore dans les

tourments? Bien sûr que non. Mais peut‐être

pensez‐vous que je fais dire à ce texte plus

qu’il n’en dit. Alors lisons ce qu’en dit Jude

dans son livre au verset 7. Ici, l’écrivain nous

dit que Sodome et Gomorrhe: ... “sont

données en exemple, subissant la peine d’un feu éternel”

Si le feu qui a brulé Sodome et Gomorrhe était effectivement un feu éternel, alors

on en verrait encore les flammes aujourd’hui. En fait ce sont les conséquences de

ce feu qui sont éternelles.

Ainsi en est‐il du feu éternel de l’enfer, autrement nous ferions de la Bible un livre

plein de contradictions.

Abordons maintenant la dernière pièce du dossier; le livre de l’Apocalypse. Deux

passages de l’Apocalypse parlent d’un lac de feu. Le chapitre 14 de l’Apocalypse

décrit ceux qui adorent la Bête comme étant tourmentés dans le feu et le soufre et

il dit: “Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles” Au chapitre 19,

il est question d’une bête et d’un faux prophète et du démon qui sont tourmentés

éternellement dans le lac de feu. Ces passages semblent démontrer l’existence

d’un enfer et de souffrances éternelles.

Mais il y a une chose que nous ne devrions pas oublier. Le livre de l’Apocalypse est

un livre symbolique qui appartient à la littérature apocalyptique, un livre

prophétique qui décrit des événements futurs avec de vives images symboliques.

L’Apocalypse nous présente un agneau ouvrant un rouleau, des sauterelles qui

sortent d’un puits sans fond, un dragon qui fait la guerre à une femme enceinte et

des bêtes monstrueuses sortant de la mer. Ces images ne sont pas à prendre de

manière littérale.

Le dragon et la bête, qui sont jetés dans le lac de feu sont des figures symboliques.

La fumée de leur tourment qui monte aux siècles des siècles est également

symbolique. C’est un langage allégorique pour parler de la terrible finalité de la

nature irrévocable du jugement dernier.

Le prophète Ésaï a utilisé le même procédé pour parler du jugement de Dieu sur

Édom. Ésaï 34, les versets 9,10. Sa terre sera comme de la poix qui brûle, dit‐il;

elle ne s’éteindra ni jour ni nuit, la fumée s’en élèvera éternellement. Or, la terre

d’Édom aujourd’hui ne brûle plus. Ce feu éternel s’est éteint depuis très

longtemps. Par ces mots, le prophète Esaï mettait l’emphase sur la destruction

complète et définitive. Le jugement d’Édom serait irrévocable. Ainsi en est‐il de

l’expression biblique “étang de feu”: une destruction totale et définitive. Le livre

de l’Apocalypse, au chapitre 21, le verset 8, confirme que l’étang de feu et de

souffre est la “seconde mort”.

Mes amis, l’enfer a une fin. Les méchants seront détruits totalement et

définitivement. C’est faire preuve d’une méconnaissance de la pensée hébraïque

que d’imaginer une souffrance sans fin en enfer. C’est au prix d’une interprétation

littérale des textes symboliques de l’Apocalypse et d’une interprétation

symbolique des textes littéraux des évangiles que l’on peut étayer la doctrine des

peines éternelles. C’est de l’exégèse à l’envers.

Lorsque Jésus et Paul affirment clairement que les méchants périssent, qu’ils sont

détruits, consumés, alors nous devons utiliser ces passages littéraux pour

comprendre les images symboliques de l’Apocalypse et non le contraire.

Voilà pourquoi j’affirme que feu éternel ne veut pas dire feu éternel dans le cas précis.

Dieu séchera toute larme. La Bible affirme que lorsque Jésus sera revenu pour

mettre fin au péché il n’y aura plus de deuil, ni cri, ni souffrance. Comment alors

concilier ces promesses avec la doctrine des peines éternelles? C’est un curieux

paradis que de vivre dans la béatitude en contemplant mes propres enfants, mon

conjoint ou mes amis hurlant de douleur dans un feu qui ne s’éteint point. Dans ce

cas, il y aurait toujours des pleurs, des deuils et de la souffrance.

Lorsque nous sommes témoins d’un feu de forêt et que le vent fait avancer les

flammes à la vitesse d’un cheval au galop, une seule pensée vous traverse l’esprit :

Pourvu que ce feu soit éteint à temps. Ne prenons pas nos désirs de vengeance

personnelle pour des réalités, ne transposons pas sur Dieu des sentiments de haine

tels que les élus, les anges, et lui‐même puissent parler de bonheur éternel dans la

proximité d’un tel holocauste durant l’éternité

L’enfer aura une fin. Ce que Jésus nous apprend de l’amour du Père plaide en

faveur de cela. Ce que la Bible nous dit de la justice de Dieu plaide en faveur de

cela. Tout ce que l’Écriture nous enseigne plaide en faveur de cela.

Lorsque Jésus reviendra, ce monde sera purifié par le feu, toutes choses

deviendront nouvelles et belles. La Bible déclare que, au lieu des ravages du péché et de

la mort, la paix et l’amour de Dieu régneront pour l’éternité

Les pleurs et les grincements de dents seront le lot des impénitents; le feu éternel

qui les dévorera, extirpera le péché et la mort de l’univers.

Personnellement je ne désire pas être de ceux qui périront dans les feux de l’enfer.

Je veux être parmi ceux qui s’attachent à Dieu le Père, je veux être avec celui qui

veut qu’aucun de ses enfants ne périsse. Son projet pour vous c’est la vie éternelle

avec Christ. Saisissons‐nous de cette promesse maintenant, alors que nous prions.

PRIÈRE :

Père, merci de nous mettre en garde contre les terreurs de la

seconde mort et de nous consoler en nous assurant qu’il y aura

une fin aux pleurs, aux souffrances et à la mort. Nous voulons

demeurer près de toi. Nous voulons mettre notre confiance en

toi, nous rassasier de ta grâce et de ton amour. Nous consacrons

nos vies dès maintenant à Jésus‐Christ comme notre Sauveur et

Seigneur. Donne que nous soyons de ceux qui le recevront les

bras ouverts lorsqu’il reviendra pour régner sur l’univers purifié de toute trace du péché

Au nom de Jésus. Amen!

L’idée d’un enfer éternel trouble bien des personnes. Aussi, j’aimerais en

conclusion, récapituler ce que nous dit la Bible.

Dieu ne brûlera pas les gens pendant des millions d’années en enfer pour le prix de

soixante‐dix ou quatre‐vingts années de péchés dans cette vie. Ce serait une

parodie de justice.

Un Dieu d’amour ne peut se délecter des souffrances de gens qui agonisent

pendant des millions d’années.

Le monde nouveau sera un lieu de bonheur et de félicité où le mal ne sera plus, à combien

plus forte raison la cruauté la vengeance et le sadisme en seront‐ils

bannis.

Un Dieu qui a aimé le monde jusqu’à donner son Fils unique pour les sauver de la

souffrance ne se délecte pas de la souffrance. Lorsque le temps sera venu où Dieu

détruira les méchants et Satan lui‐même, il purifiera l’univers à tout jamais de

toute trace du péché

Dieu est amour. Il veut nous sauver. Il veut que ses enfants soient avec Lui au ciel.

Seuls les méchants s’évanouiront en fumée (psaume “7"); ils seront comme de la

cendre (Malachie “" )

Oui, mes amis, le monde que Jésus nous prépare sera un univers nettoyé de tout

mal et renouvelé sans pleurs ni souffrance, sans maladie ni mort.

Revenir en haut Aller en bas
Arnaud Dumouch
Administrateur


Masculin Messages : 80261
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Re: Destin éternel des damnés   Dim 12 Déc 2010, 06:56

Pierre75 a écrit:
Bonsoir Scholasate,
il est question dans les Evangiles de la "seconde mort". Cela pourrait aller dans le sens de vos hypothèses.
Par ailleurs, certains protestants admettent l'hypothèse du "feu éternel" dans lequel les damnés sont consummés, c'est-à-dire détruits. J'ai lu toute une explication là-dessus. (Je vais soumettre au site un long texte de réflexion au sujet de la damnation, en espérant savoir si il est faux ou recevable...).
Il me semble que pour ces questions, il faudrait avoir accès aux textes grecs, pour mieux saisir leurs subtilités et éviter des contre-sens...

Cher Pierre, ce serait contraire au respect de Dieu pour la liberté de ses créatures.

C'est lié à l'ancienne théologie (scolastique) qui faisait de l'enfer un simple lieu où Dieu se VENGERAIT contre ceux qui l'avaient refusé.

Il faut sortir de ce schéma. Dieu respecte des gens LIBRES EN ENFER et même, il leur donne certains droits comme celui de présenter cette voie, pour ceux qui la souhaite puisse la choisir définitivement à l'heure de la mort :

Ce texte le montre :

Citation :

Job 1, 6 Le jour où les Fils de Dieu venaient se présenter devant Yahvé, le Satan aussi s'avançait parmi eux.
Job 1, 7 Yahvé dit alors au Satan : "D'où viens-tu" -- "De rôder sur la terre, répondit-il, et d'y flâner."
Job 1, 8 Et Yahvé reprit : "As-tu remarqué mon serviteur Job? Il n'a point son pareil sur la terre : un homme intègre et droit, qui craint Dieu et se garde du mal!"
Job 1, 9 Et le Satan de répliquer : "Est-ce pour rien que Job craint Dieu?

_________________
Arnaud
Revenir en haut Aller en bas
http://eschatologie.free.fr
 
Destin éternel des damnés
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Destin éternel des damnés
» Le problème de l'enfer éternel
» Jésus-Christe est éternel mais les apôtres aussi?
» destin et libre arbitre
» L'emplacement du paradis céleste (éternel)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE :: Théologie catholique ╬-
Sauter vers: