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 "Il ne devrait pas y avoir de limites aux recherches sur l'embryon"

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Chrysostome



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MessageSujet: "Il ne devrait pas y avoir de limites aux recherches sur l'embryon"   Lun 04 Oct 2010, 17:40

Citation :
Robert Edwards, biologiste britannique

"Il ne devrait pas y avoir de limites aux recherches sur l'embryon"

A l'occasion du prix Nobel de médecine, nous republions un entretien que Robert Edwards avait accordé au Monde en février 2007.

Aujourd'hui âgé de 82 ans, le biologiste britannique Robert Edwards doit sa célébrité internationale au fait d'avoir été le premier homme à obtenir des embryons humains par fécondation in vitro. Avec le docteur Patrick Streptoe, il a été à l'origine de la naissance, en 1978, de Louise Brown, premier "bébé éprouvette" au monde. Il n'a, depuis, jamais cessé d'exercer des responsabilités dans la communauté scientifique et dirige, avec le gynécologue obstétricien Jean Cohen, la revue Reproductive Bio Medicine On line.


Pourquoi avez-vous choisi de recourir à cette technique ? Quels enseignements en tirez-vous ?


Grâce à ses travaux, 3 millions d'enfants sont nés à travers le monde par procréation médicalement assistée. Différentes techniques ont aussi pu être mises au point, comme le diagnostic préimplantatoire et les recherches sur les cellules souches embryonnaires humaines, qui alimentent les principaux débats contemporains de bioéthique.

Comment vous êtes vous intéressé à la fécondation in vitro dans l'espèce humaine ?

J'ai initialement travaillé sur des animaux à l'Institut de génétique animale de l'université d'Edimbourg où j'ai obtenu un diplôme de physiologie en 1955. Ce n'est qu'au début des années 1960 que je me suis intéressé à la fécondation dans l'espèce humaine, à l'université de Cambridge. J'ai rapidement compris que rien, techniquement, ne s'opposait à une fécondation in vitro. Je l'ai obtenue en 1968. Après le développement embryonnaire au stade blastocyste, j'ai observé qu'il serait également possible d'en dissocier les cellules qui constituaient le bouton embryonnaire et que ces dernières pouvaient, selon les conditions, soit se reproduire sans fin, soit donner différents types de tissus humains. J'ai alors jugé nécessaire de collaborer avec le docteur Patrick Streptoe. Nous avons alors dû franchir de nombreux obstacles avant de maîtriser la technique destinée à lutter contre la stérilité. Sept ans se sont écoulés entre le premier transfert in utero d'embryon fécondé in vitro et la naissance, le 25 juillet 1978, de Louise Brown. Durant cette période, nous avons effectué entre 50 et 60 tentatives.



Aviez-vous alors conscience que ces travaux allaient immanquablement soulever des questions d'ordre éthique ?

Pour ma part, je ne crois plus en l'existence d'un dieu depuis l'âge de neuf ans. Disons que je savais que l'Eglise catholique condamnait et ne cesserait de condamner mes recherches puisqu'elle s'opposait à la manipulation des cellules sexuelles de l'espèce humaine. On m'a aussi reproché de ne pas avoir travaillé sur des singes avant de mener des recherches sur l'homme, alors même que les ovaires de guenon sont minuscules et très difficiles à ponctionner.



Pensez-vous que les diagnostics prénatal et préimplantatoire doivent, comme cela commence à être le cas, être utilisés de manière à prévenir systématiquement les naissances d'enfants porteurs de graves anomalies ?

Nous avons le droit d'éviter de telles naissances. Et je suis favorable à l'usage de ce qui pourrait conférer de meilleures aptitudes aux embryons fécondés et cultivés in vitro. Nous le faisons bien, avec l'éducation, après la naissance. Pour ma part, j'aimerais bien avoir l'aptitude de vivre cinquante ans de plus.



Estimez-vous qu'il y a des limites morales à l'instrumentalisation de l'embryon humain ?

Il ne devrait pas y avoir de limites aux recherches scientifiques rigoureuses et honnêtes sur l'embryon. Il faut ensuite confronter les résultats obtenus au sein de débats avec des éthiciens, des philosophes, des représentants de la société pour prendre des décisions quant à ce qui est ou non autorisé. Mais il ne faut pas se fixer de limites à l'avance. De ce point de vue, je ne partage absolument pas la conception française qui entend réfléchir a priori sur ce qui est ou non autorisé. Ce n'est absolument pas constructif. Vous réfléchissez quand nous agissons. J'observe d'autre part que lorsque l'on interdit à un jeune chercheur de travailler, il va ailleurs. En outre, il existe en Inde, en Chine ou au Japon des scientifiques qui vont très vite, très loin. Nous risquons fort d'être dépassés.

Propos recueillis par Jean-Yves Nau
Article paru dans l'édition du 01.02.07

http://www.lemonde.fr/planete/article/2007/01/31/robert-edwards-il-ne-devrait-pas-y-avoir-de-limites-aux-recherches-sur-l-embryon_861788_3244.html#ens_id=1419896

Ce type est un exemple de "savant fou". Et on donne un prix Nobel à ça plutôt qu'à des gens qui défendent la vie...

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SJA



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MessageSujet: Re: "Il ne devrait pas y avoir de limites aux recherches sur l'embryon"   Lun 04 Oct 2010, 18:07

Simon1976 a écrit:

Ce type est un exemple de "savant fou". Et on donne un prix Nobel à ça plutôt qu'à des gens qui défendent la vie...

Shocked

Vous semblez oubliez que Nobel est l'inventeur du TNT !

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caesor



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MessageSujet: Re: "Il ne devrait pas y avoir de limites aux recherches sur l'embryon"   Lun 04 Oct 2010, 20:31

SJA a écrit:


Vous semblez oubliez que Nobel est l'inventeur du TNT !


non, nobel, c'est la dynamite....mais le fond reste le même.
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SJA



Masculin Messages : 6345
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MessageSujet: Re: "Il ne devrait pas y avoir de limites aux recherches sur l'embryon"   Mar 05 Oct 2010, 09:57

Le Nobel de Robert Edwards déplait au Vatican
De notre correspondant à Rome, Dominique Dunglas



Le Vatican a vivement critiqué le choix du "père" de la fécondation in vitro pour le prix Nobel de médecine 2010, Robert Edwards © AFP.




L'attribution du prix Nobel de médecine à l'inventeur de la fécondation in vitro, Robert Edwards, a été très sévèrement critiquée par le Vatican. Selon le président de l'Académie pontificale pour la vie, monseigneur Carrasco de Paula, Robert Edwards est responsable de l'existence de millions d'embryons qui risquent pour la plupart d'être abandonnés ou détruits. L'évêque espagnol a également dénoncé, lundi, "le commerce d'ovocytes". En outre, le médecin britannique serait responsable des situations paradoxales dérivantes de la procréation assistée, telles que la naissance d'enfants mis au monde par des mères porteuses "ou parfois même par leur grand-mère." "Edwards n'a pas résolu, ni du point de vue pathologique ni du point de vue épidémiologique, le problème, bien réel, de l'infertilité, a conclu monseigneur Carrasco de Paula. Il n'a fait que détourner la question."

Un anathème repris sur les antennes de Radio Vatican par le professeur Lucio Romano, président de l'association Science et vie. "Edwards a marqué la science, car il a transposé du règne animal à la médecine les techniques de fécondation artificielle connues depuis longtemps. Mais cela est loin d'être un progrès pour l'humanité." Selon le scientifique très proche du Vatican, "ce Prix Nobel ne respecte pas les problématiques éthiques liées à la fécondation artificielle."

Mais si le Vatican condamne Robert Edwards, de nombreux Italiens saluent sa reconnaissance par la communauté scientifique et souhaitent qu'elle inspire le législateur transalpin. La loi italienne sur la fécondation in vitro est en effet très restrictive. Elle reconnaît notamment un statut juridique à l'embryon dès sa conception. Elle interdit la fécondation avec un donneur tiers ainsi que les diagnostics préimplantatoires pour les couples dont l'un des parents est porteur d'une maladie génétique. "Nos législateurs devraient commencer à réfléchir à une réglementation libérée des visions idéologiques", a déclaré la sénatrice radicale Donatella Poretti.
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Oculus



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MessageSujet: Re: "Il ne devrait pas y avoir de limites aux recherches sur l'embryon"   Mar 05 Oct 2010, 20:59

On ne peut pas être surpris de la virulence des réactions de Rome envers l'attribution du prix Nobel à R Edwards .
Mais je ne me demande s'il n'y a pas maldonne dans la mesure où un questionnement éthique n'a jamais , à ma connaissance été pris en compte dans l'attribution d'un Nobel.
Seule la valeur scientifique , établie et jugée par des pairs ( des égaux) l'a été , et ce depuis toujours . Il faut se souvenir que le prix Nobel de médecine à été attribué au neurochirurgien Portugais Egas Moniz pour la découverte de la Lobotomie frontale , par exemple. Et quiconque a vu le film Vol au dessus d'un Nid de coucous, sait de quoi il retourne... et les brillants résultats qu'ont donné cette techique...

Mais il y a tellement de problèmes mélangés dans cette réprobation par le vatican qu'il faudrait essayer de les trier et de les aborder les uns après les autres :

1) est- ce que ce qui est condamné , c'est le recueil et la manipulation de gamètes femelles
- (ovocytes) et males (spermatozoides ), leur stockage dans des banques d'ovocytes ou de sperme ?

2) est-ce que ce qui est condamné c'est la fécondation in vitro avec transfert d'embryon ?

3) est-ce que ce qui est condamné c'est l'eugénisme sous jacent au diagnostic pré-implantatoire d'embryons exempts de malades génétiques ?

4) est-ce que ce qui est condamné , c'est la destruction d'embryons surnuméraires , ou leur stockage , ou des recherches à partir de cellules prélevées sur ces embryons ?

bref , y aurait-il un cahier des charges "catholique " qui rendrait une variante de cette technique acceptable pour l'Eglise , ou est-ce un Non ferme et définitif à toute
fécondation in vitro?

On a du mal à ne pas voir du positif dans un projet d'enfant qui a donné vie à trois millions d'êtres humains , qui sans cela n'auraient pas pu techniquement être conçus et naitre ?

d'un autre coté , on voit bien que cette technique touche à des notions sous jacentes à la théologie chrétienne la plus archaïque et pas forcément aujourd'hui bien remémorée par les chrétiens .

Saint Augustin , par exemple , a affirmé que le péché originel se transmettait par propagation à l'enfant lors de l'acte sexuel et cette théologie a été celle de l'Eglise pendant près de 14 siècles .
or la fécondation in vitro a démontré expérimentalement l'ineptie de cette théorie , puisque
les trois millions d'enfants nés par cette technique ont tous échappé à la propagation du péché originel version augustinienne ...
ceci explique peut-être une partie du malaise ??
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boudo



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MessageSujet: Re: "Il ne devrait pas y avoir de limites aux recherches sur l'embryon"   Mar 05 Oct 2010, 21:21

Peut-être en effet .
Je comprends l'embarras du Vatican , chargé de deux tâches qui peuvent devenir contradictoires : la préservation des moeurs ( toujours subjectives ) et la propagation de la Foi ( Divinement subjective ) .

Mais êtes-vous sûr que la croyance augustinienne en la matière a été officiellement celle de l'Eglise pendant quatorze siècles , cher Oculus ?
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SJA



Masculin Messages : 6345
Inscription : 18/12/2008

MessageSujet: Re: "Il ne devrait pas y avoir de limites aux recherches sur l'embryon"   Mar 05 Oct 2010, 21:31

Oculus a écrit:

Saint Augustin , par exemple , a affirmé que le péché originel se transmettait par propagation à l'enfant lors de l'acte sexuel et cette théologie a été celle de l'Eglise pendant près de 14 siècles .
or la fécondation in vitro a démontré expérimentalement l'ineptie de cette théorie , puisque
les trois millions d'enfants nés par cette technique ont tous échappé à la propagation du péché originel version augustinienne ...
ceci explique peut-être une partie du malaise ??

Références svp.
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Oculus



Masculin Messages : 2561
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MessageSujet: Re: "Il ne devrait pas y avoir de limites aux recherches sur l'embryon"   Mer 06 Oct 2010, 21:08

Non je ne suis pas sûr que l'opinion d'Augustin ait été absolument et uniformément celle de l'Eglise officiellement pendant 14 siècles , mais je suis sûr qu'il l'a soutenue , et que son autorité étant immense , l'opprobre a été ainsi jetée sur l'acte sexuel du fait de sa "concupiscence intrinsèque "et ce pendant effectivement 14 siècles.

dans quels textes Augustin a-t-il soutenu cette opinion ?
BIgre , vous me demandez d'être précis en matière de bibliographie augustinienne !
qui fait a peu près 40 volumes de la collection Vivès , près de 110 traités , etc...
Alors il y a des chances pour que ça se trouve dans le traité sur le péché originel et la grâce
qui se trouve dans le tome 3 de la pléiade édité par Lucien jerphagnon .
Il ya sûrement des données dans le traité à Simplicianius sur le pélagianisme et sa réfutation , et aussi dans celui sur le mariage .je manque de temps pour les références exactes , dont je vous ferai part sans faute si je tombe dessus dans mes pérégrinations bibliographiques ...
Il devait y avoir des nuances , puisque le Concile de Trente a évité le terme propagation pour celui d'engendrement .
Et que paradoxalement , le dogme de l'immaculée conception , a ouvert une brèche dans ce mépris de la séxualité humaine , puisqu'au moins un acte sexuel n'avait pas transmis
le péché originel : celui d'Anne et Joachim , les parents de Marie , qui eux étaient sous le régime du péché originel .
sinon , je suggère aux modérateur de fusionner ce fil avec celui sur les ambiguités de la procréation artificielle qui parle exctement du même sujet .
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Arnaud Dumouch
Administrateur


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MessageSujet: Re: "Il ne devrait pas y avoir de limites aux recherches sur l'embryon"   Ven 08 Oct 2010, 03:36

Vote au Conseil de l'Europe : le droit à l'objection de conscience reconnu

Dans le cadre des soins médicaux légaux


ROME, Jeudi 7 octobre 2010 (ZENIT.org) - L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a rejeté ce jeudi, par un vote, le Rapport de la député britannique Christine McCafferty, qui visait à restreindre la pratique de l'objection de conscience en Europe, notamment dans le domaine de l'avortement ou de l'euthanasie.

Citation :
Ce projet de résolution a été entièrement remplacé par un nouveau texte qui affirme, défend et promeut le droit du personnel médical à l'objection de conscience.

Dans une déclaration à ZENIT, Grégor Puppinck, directeur de l'ECLJ (European Centre for Law and Justice) se réjouit de ce renversement complet de perspective.

« Le Conseil de l'Europe réaffirme la valeur fondamentale de la conscience humaine, et de la liberté face aux tentatives d'instrumentalisation idéologique de la science et de la médecine », affirme-t-il.

« Le rapport McCafferty était une aberration, et nous sommes heureux d'avoir réussi à ouvrir les yeux de l'Assemblée. De nombreuses ONG se sont mobilisées en ce sens », a-t-il ajouté.

La résolution adoptée affirme que « nul hôpital, établissement ou personne ne peut faire l'objet de pressions, être tenu responsable ou subir des discriminations d'aucune sorte pour son refus de réaliser, d'accueillir ou d'assister un avortement (...) ».

Le texte adopté invite les Etats membres à élaborer des règlementations exhaustives et précises définissant et réglementant l'objection de conscience eu égard aux soins de santé et aux services médicaux.

La nouvelle résolution « affirme, défend et promeut le droit du personnel médical à l'objection de conscience ; elle s'applique non seulement aux médecins, mais à tout le personnel médical engagé directement ou indirectement dans un acte ou une procédure d'avortement, d'euthanasie ; elle s'applique non seulement aux individus, mais aussi aux institutions, hôpitaux et cliniques, privées mais aussi publiques. (Madame McCafferty voulait obliger les hôpitaux catholiques et autres à fournir des avortements) ; et elle protège contre les discriminations et pressions exercées contre le personnel médial objecteur », a commenté Grégor Puppinck.

« Les députés ont en outre, dans le cadre du projet de recommandation (qui a été rejetée in fine), adopté d'excellents amendements, qui réaffirment que le droit à l'objection de conscience est fortement ancré dans le droit international, la Convention européenne des droits de l'homme », a-t-il ajouté.

« C'est une grande victoire de la culture de vie et de la justice », a conclu Grégor Puppinck.

Jesús Colina

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Arnaud
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MessageSujet: Re: "Il ne devrait pas y avoir de limites aux recherches sur l'embryon"   Ven 08 Oct 2010, 12:41

:bravo: Nos pétitions ont porté leurs fruits.? flower :sts:
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