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 Discernement sur Alain Soral et sa pensée

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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mer 8 Sep 2010 - 17:12

Philippe Fabry a écrit:
Il suffit de la comparer avec les bidasses en haillons qui ont envahi la Géorgie il y a trois ans pour savoir ce que c'est qu'une infanterie de mauvaise qualité.
Ce n'était pas ce que se disait le Reich avant Stalingrad ? (et avant, Moscou)
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mer 8 Sep 2010 - 17:23

nilamitp a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Il suffit de la comparer avec les bidasses en haillons qui ont envahi la Géorgie il y a trois ans pour savoir ce que c'est qu'une infanterie de mauvaise qualité.
Ce n'était pas ce que se disait le Reich avant Stalingrad ? (et avant, Moscou)

Si l'infanterie russe avait été de bonne qualité, elle n'aurait pas perdu 13 000 000 d'hommes sur le front contre le tiers pour les allemands.

Les Russes ont dû leur victoire à deux choses : leur masse et surtout, et comme d'habitude pour ceux qui gagnent les guerres depuis un siècle, le soutien américain.
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SJA



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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mer 8 Sep 2010 - 17:27

Philippe Fabry a écrit:
nilamitp a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Il suffit de la comparer avec les bidasses en haillons qui ont envahi la Géorgie il y a trois ans pour savoir ce que c'est qu'une infanterie de mauvaise qualité.
Ce n'était pas ce que se disait le Reich avant Stalingrad ? (et avant, Moscou)

Si l'infanterie russe avait été de bonne qualité, elle n'aurait pas perdu 13 000 000 d'hommes sur le front contre le tiers pour les allemands.


En effet,

Le fantassin américain a une grande valeur. C'est pourquoi leur manière de faire la guerre en consomme peu.

En revanche, le fantassin russe ne vaut rien, c'est pourquoi l'Armé rouge a pu se permettre d'en consommer beaucoup.

L'armé US n'a pas eu plus de mort pendant WWII que l'armé française !

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mer 8 Sep 2010 - 17:30

SJA a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
nilamitp a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Il suffit de la comparer avec les bidasses en haillons qui ont envahi la Géorgie il y a trois ans pour savoir ce que c'est qu'une infanterie de mauvaise qualité.
Ce n'était pas ce que se disait le Reich avant Stalingrad ? (et avant, Moscou)

Si l'infanterie russe avait été de bonne qualité, elle n'aurait pas perdu 13 000 000 d'hommes sur le front contre le tiers pour les allemands.


En effet,

Le fantassin américain a une grande valeur. C'est pourquoi leur manière de faire la guerre en consomme peu.

En revanche, le fantassin russe ne vaut rien, c'est pourquoi l'Armé rouge a pu se permettre d'en consommer beaucoup.

L'armé US n'a pas eu plus de mort pendant WWII que l'armé française !


Si je me souviens bien, l'armée américaine a perdu 300 000 hommes pendant la WWII.

Le fait que la Russie ait consommé autant d'hommes vient aussi du caractère holiste du régime communiste.

_________________
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« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mer 8 Sep 2010 - 19:08

Chronique de Soral dans Flash magazine en vue de 2012...

Fin de partie pour Sarkozy ?
Crise économique, crise ethnique (sécurité), de plus en plus grillé, Sarkozy, pour ne pas décrocher totalement dans les sondages, en est réduit à la mascarade des expulsions de “gens du voyage”. Euphémisme confondant d’ailleurs assez maladroitement nomades français (manouches, gitans) Français depuis des siècles, et Roumains entrés depuis trois ans sur notre territoire à la faveur de l’élargissement de l’espace Schengen (merci l’Europe !).
Une expulsion de roms au compte goutte – quelques centaines quand la question de l’immigration porte maintenant sur plusieurs millions d’entrants – qui, à ce train là, verra ce problème devenu vital pour la survie du pays, réglé pour l’an 3000 !
Mais soyons honnêtes avec Sarkozy : que ce soit la crise économique due au mondialisme bancaire (racket des nations), ou la crise ethnique due au même projet de domination mondialiste de la banque apatride par le métissage et l’ilotisme (destruction des cultures et des peuples), Sarkozy n’y peut rien. Mis en place par l’Oligarchie nomade – celle que nous vante Attali – il n’est jamais qu’un exécutant.
Une oligarchie qui, voyant son poulain cramé par le programme à marche forcée qu’elle lui a dicté : destruction de la nation, de ses acquis, de son économie… pense maintenant sérieusement à s’en débarrasser pour nous proposer “l’alternance”.
L’alternance, comme on propose la sodomie à une fille fatiguée de se faire violer par devant.
Sarko vilain facho !
Pour la mascarade démocratique et ses complices, le jeu consiste alors à faire passer Sarkozy l’immigrationiste (il suffit de regarder les chiffres), Sarkozy le mondialiste (pro-américain, pro-sioniste) – soit Sarkozy aligné en tous points sur l’idéologie dominante – pour un raciste adepte du tout sécuritaire ; quand sa politique sécuritaire s’est acharnée exclusivement, depuis quatre ans, sur les automobilistes français en état de payer, via la persécution routière…
Les gauchistes, toujours là pour rendre service
Pour ça, le système démocratique de l’alternance gauche-droite, bonnet blanc-blanc bonnet, peut bien sûr compter sur les gauchistes (et depuis dimanche aussi sur le Pape). Ces mêmes gauchistes qui, en faisant passer Sarkozy pour un “Le Pen light”, un Le Pen acceptable – soit exactement ce que voulaient les Français, alors qu’il est tout le contraire : mondialiste et immigrationiste sous contrôle américano-sioniste – ont déjà aidé à le faire élire en 2007. Un petit service rendu par le facteur factice et ses sbires (NPA, CNT…) qui méritait bien, on en convient, une jolie banquette chez Michel Drucker…
La vieille escroquerie de l’alternance
Une fois mis en place ce “dehors Sarko le facho !”, le Système nous prépare donc, pour bien donner aux cons l’illusion que ça va changer, le “retour de la Gauche” !
Et pour que le piège soit imparable, un président de gauche 2012 encore plus mondialiste, plus immigrationiste et plus américano-sioniste que le précédent, j’ai nommé, suivez mon regard : Dominique Strauss-Kahn !
Dominique Strauss-Kahn le socialiste, antiraciste, tout droit sorti du FMI, proposé – pour ne pas dire imposé – par la même Oligarchie que le précédent, et déjà plébiscité sur RMC par Fadela Amara !
Pas de Sarko au second tour
Soyons clair : pour le Système, la réélection de Sarkozy serait une catastrophe ; la certitude d’un chaos social quasi immédiat. Et maintenant qu’il incarne l’échec économique, sécuritaire, il vaut mieux qu’il s’en aille (par exemple ouvrir, avec son carnet d’adresses et son bas de laine, un cabinet d’avocat à Miami). Qu’il s’en aille afin de donner l’illusion au bon peuple que cette mauvaise gouvernance qu’il incarne, prendra fin avec lui.
Un nouveau président “de gauche”, au contraire, c’est du nouveau, de l’espoir, du spectacle. Et quelques mois d’état de grâce, par les temps qui courent pour l’Oligarchie, c’est du temps de gagné !
Et le meilleur moyen d’éviter la catastrophe de la réélection de Sarkozy, c’est tout simplement d’éviter qu’il soit au second tour. D’où les petites manœuvres auxquelles on assiste actuellement…
L’affaire Wœrth-Bettencourt
Pour ça déjà, taper son argentier, Éric Wœrth, en instrumentalisant au maximum l’affaire Bettencourt, et multiplier, à droite, les candidatures concurrentes…
La candidature Villepin
D’abord avec la candidature Villepin. Villepin qui incarne, motivé par l’affaire Clearstream, la légitimité et la vengeance gaulliste. Seulement Villepin, avec sa belle gueule et son prestige gagné à la tribune de l’ONU lors de la seconde guerre du Golfe peut gagner, et Villepin est un peu trop Français, pro-arabe. Alors pour le Système, l’idéal serait un 21 avril à l’envers…
Les médias et Mélenchon avec Marine Le Pen
Donc, pour faire sauter Sarko dès le premier tour, comme Jospin sans doute par accident en 2002, il faut une multiplicité de candidatures à droite : Sarkozy, Villepin, Bayrou, Marine…
Mais pour assurer la victoire de Strauss-Kahn au second, le mieux c’est Marine en face. Marine Le Pen, la plus facilement diabolisable entre les deux tours, la candidature de la peur, de l’aventure ! Marine Le Pen élue, ça serait la révolution, et le Système peut tout penser – c’est une constante historique : Louis XVI, Nicolas II – sauf la victoire de la révolution. Marine le Pen sera donc aidée pour perdre au second tour et faire gagner la “gauche” à coup sûr.
C’est pourquoi Mélenchon déclare déjà – toujours sur RMC – qu’il préfère Marine à Sarkozy. En disant ça, le vieux roublard franc-maçon, soi-disant en rupture avec les socialistes, roule déjà pour Dominique Strauss-Kahn…
Le plus possible de candidatures à droite… et le moins Possible à gauche
Mais pour que ce beau scénario se réalise, encore faut-il qu’à gauche, à l’inverse, on ait le moins de candidats possible. Et pour ça, le gros morceau, ce sont les écologistes ; ces écologistes qui pèsent de plus en plus lourd à gauche et qui n’ont rien à voir – comme le rappelle José Bové – avec les socialistes. Alors pour les calmer, les ramener au bercail, l’argument massue c’est : “Ne ratons pas la chance historique de ramener la gauche au pouvoir, et pour ça, face à la colère populaire, la crise, Sarkozy et la menace FN, il nous faut un candidat unique dès le premier tour ! Et malheur à celui qui, poussant à la candidature de trop comme avec Taubira en 2002, portera la responsabilité devant l’Histoire, d’avoir fait perdre la gauche par égoïsme politique !”
Cohn-Bendit comme toujours au service de l’Empire
Et pour faire ce boulot de camelot, comme toujours, nous avons Cohn-Bendit. Dany Le Rouge, puis jaune, puis vert… chargé de faire marcher droit les cons de gauche depuis mais 68 : hier les trotskistes, aujourd’hui les écolos. Un boulot pas facile mais n’a-t-il pas réussi, lui le Juif allemand, à faire chasser du pouvoir le général de Gaulle, alors meilleur opposant de l’Ouest à l’Empire, au nom de l’anti-impérialisme américain ?!
Voilà donc, en matière de préparatifs 2012, où nous en sommes à une semaine de la rentrée…
Conclusions
Un. Ceux qui traitent Sarkozy de sécuritaire parce qu’il paye, comme des figurants, quelques centaines de Roumains qui pourront revenir dans trois mois, pécule en poche, sont, au mieux, des imbéciles, sinon des comparses de la mascarade.
Deux. Marine Le Pen et le FN auraient tort de ne pas profiter de la martingale pour se hisser au rang de leader de l’opposition. Ce qui ne nous dit pas, si victoire miraculeuse il y avait en prime, quel modèle Marine choisirait d’Elstine ou de Poutine…
La vraie inconnue restant de savoir, en trois, si le Système parviendra à nous imposer pour candidat préféré des Français, un Strauss-Kahn aux mille casseroles, encore moins Français – c’est peu dire – que Sarkozy, où s’il devra se contenter, à défaut, de la grosse Martine Aubry.
Une prouesse ou un demi-échec qui nous permettra de mesurer – à des années lumières de la démocratie – la puissance du Système et la bêtise du peuple !
Alain Soral

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julieng



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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mer 8 Sep 2010 - 23:08

Soral, le plus puissant analyste politique actuel en France, tenu comme il se doit à distance des médias. s'est déclaré récemment catho...il voit parfaitement clair dans les manoeuvres de l'olicgarchie. Sarkozy va devoir rendre son tablier de commandeur en chef, la France aura l' Obama qu'elle mérite, celui qui chaque matin se demande ce qu'il peut faire pour Israël, youpi! à moins que...
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mer 8 Sep 2010 - 23:22

A moins que la France se réveille et redevienne le fer de lance de la chrétienté (latine) ou du moins redevienne un pays non aligné,peut-être le FN sera l'alternative mais j'y crois pas trop....la propagande est puissante surtout quand les élections se rapprochent...
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SJA



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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 8:21

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 8:46

julieng a écrit:
Soral, le plus puissant analyste politique actuel en France, tenu comme il se doit à distance des médias. s'est déclaré récemment catho...

Un mélange détonnant - autant que périmé - de Marx et de Maurras.
Vous trouvez décidément la puissance de la pensée dans des endroits curieux.

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julieng



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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 9:57

Citation :
Un mélange détonnant - autant que périmé - de Marx et de Maurras.
Vous trouvez décidément la puissance de la pensée dans des endroits curieux.

Maurras est un réaliste, sa philosophie politique est en parfaite conformité avec le thomisme, il est de fait nettement supérieur à tous les penseurs modernes: mettons de Rousseau à Rawls...

marx se veut lui aussi réaliste, par opposition à l'idéalisme hegelien, mais naturellement il prend son élan chez Hegel et chez Kant. Il conserve de supérieur au libéralisme le fait qu'il ne cache pas que le libéralisme structurellement ( alors que le libéralisme le nie) fait exploser l'unité du corps politique ( critique parfaitement recevable pour tout vrai catholique), seul hic, Marx entend résorber le conflit ouvert par le libéralisme par l'écrasement d'une des des deux parties antagonistes, il étend ce schéma à toute l'histoire de l'humanité, faisant du conflit le moteur de l'histoire.
la pensée catholique fait le même constat que la pensée marxienne, le libéralisme détruit l'unité du corps politique, mais elle n'explique pas cela dans un schéma dialectique embrassant toute l'histoire, elle l'explique par l'apostasie et l'effondrement de la pensée réaliste qui lui est inhérent.
Le marxime fait descendre le conflit réel, qui est eschatologique, sur terre, le catholique sait bien qu'il s'agit du conflit entre l'Eglise et la contre-Eglise. sans avoir ces catégories en tête l'emploi du marxisme est dangereux. je pense que Soral les a, il a dit plusieurs fois qu'il ne croyait pas au marxisme historique et sa culture catholique et nationale, quoiqu'insuffisante, l'empêche d'idolâtrer les principes révolutionnaires.

j'ai lu Soral, Alexis l'a lu, qui a fait de même?
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 10:21

julieng a écrit:
Citation :
Un mélange détonnant - autant que périmé - de Marx et de Maurras.
Vous trouvez décidément la puissance de la pensée dans des endroits curieux.

Maurras est un réaliste, sa philosophie politique est en parfaite conformité avec le thomisme, il est de fait nettement supérieur à tous les penseurs modernes: mettons de Rousseau à Rawls...

Conformité qui n'a pas empêché son mouvement d'être condamné par Rome. C'est en partie la lecture de Maurras qui m'a éloigné du royalisme et du nationalisme.

marx se veut lui aussi réaliste, par opposition à l'idéalisme hegelien, mais naturellement il prend son élan chez Hegel et chez Kant. Il conserve de supérieur au libéralisme le fait qu'il ne cache pas que le libéralisme structurellement ( alors que le libéralisme le nie) fait exploser l'unité du corps politique ( critique parfaitement recevable pour tout vrai catholique), seul hic, Marx entend résorber le conflit ouvert par le libéralisme par l'écrasement d'une des des deux parties antagonistes, il étend ce schéma à toute l'histoire de l'humanité, faisant du conflit le moteur de l'histoire.
la pensée catholique fait le même constat que la pensée marxienne, le libéralisme détruit l'unité du corps politique, mais elle n'explique pas cela dans un schéma dialectique embrassant toute l'histoire, elle l'explique par l'apostasie et l'effondrement de la pensée réaliste qui lui est inhérent.
Le marxime fait descendre le conflit réel, qui est eschatologique, sur terre, le catholique sait bien qu'il s'agit du conflit entre l'Eglise et la contre-Eglise. sans avoir ces catégories en tête l'emploi du marxisme est dangereux. je pense que Soral les a, il a dit plusieurs fois qu'il ne croyait pas au marxisme historique et sa culture catholique et nationale, quoiqu'insuffisante, l'empêche d'idolâtrer les principes révolutionnaires.

Votre problème, c'est votre analyse largement marxiste des choses, précisément. Comme la fois où vous m'avez raconté un tas d'âneries à la limite de la conspiration sur les enclosures. Avec des certitudes pareilles, c'est sûr que le libéralisme vous sort par les trous de nez. Sauf que les infos sont fausses.
Vous feriez mieux de lire quelqu'un qui on seulement n'a pas été mis à l'Index par notre mère l'Eglise, mais qui en outre a trouvé un admirateur chez Léon XIII : http://bastiat.org/



j'ai lu Soral, Alexis l'a lu, qui a fait de même?

J'en ai lu une partie. Je l'ai déjà dit, il y a de bonnes idées. Chez Maurras aussi il y a de bonnes idées. Et puis vous tombez sur des pages sur la "Juiverie" et vous vous dites : "ah, quand même...".

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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 11:12

Philippe Fabry a écrit:
julieng a écrit:
Citation :
Un mélange détonnant - autant que périmé - de Marx et de Maurras.
Vous trouvez décidément la puissance de la pensée dans des endroits curieux.

Maurras est un réaliste, sa philosophie politique est en parfaite conformité avec le thomisme, il est de fait nettement supérieur à tous les penseurs modernes: mettons de Rousseau à Rawls...

Conformité qui n'a pas empêché son mouvement d'être condamné par Rome. C'est en partie la lecture de Maurras qui m'a éloigné du royalisme et du nationalisme.



J'en ai lu une partie. Je l'ai déjà dit, il y a de bonnes idées. Chez Maurras aussi il y a de bonnes idées. Et puis vous tombez sur des pages sur la "Juiverie" et vous vous dites : "ah, quand même...".


Dire qu'a l'époque de Maurras existait une communauté Juive défendant ses intérêts ce n'est pas être antisémite,le problème est qu'a cette période c'était quasiment la seule communauté au sein de d'une nation "homogène" car intrinsèquement chrétienne,ce qui a malheureusement cristallisé toutes les passions sur les juifs.Il faut quand même recontextualiser et ressituer la problématique à son époque.Pour faire un parallèle... les musulmans "sont" la communauté juive d'aujourd'hui et nous voyons bien les passions que ça déchaîne même chez les plus réfléchis des français...
Très certainement les générations futures considèreront l'islamophobie d'aujourd'hui de façon similaire à l'antisémitisme "d'hier".
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julieng



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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 11:13

Citation :
Conformité qui n'a pas empêché son mouvement d'être condamné par Rome. C'est en partie la lecture de Maurras qui m'a éloigné du royalisme et du nationalisme.


condamnation levée, elle fut une erreur terrible, comme le ralliement prêchée par Léon XIII...mais nous parlons ici de philosophie politique: la philosophie politique de Maurras est en parfaite conformité avec la philosophie thomiste...elle postule un ordre naturel dont la politique doit être la réfraction, sans jamais perdre de vue que la politique évolue dans l'ordre des choses contingentes. ce n'est pas la philosophie politique de Maurras qui a été condamnée, mais l'action politique prenant l'Eglise en otage, rien à voir.

Citation :
Votre problème, c'est votre analyse largement marxiste des choses, précisément. Comme la fois où vous m'avez raconté un tas d'âneries à la limite de la conspiration sur les enclosures. Avec des certitudes pareilles, c'est sûr que le libéralisme vous sort par les trous de nez. Sauf que les infos sont fausses.

le libéralisme est une pensée satanique. si vous ne l'avez pas encore compris avec tout ce que j'ai développé, tant pis pour vous. pour s'épanouir il lui faut qu'un ensemble de notions anti-chrétiennes se soit imposées ( nominalisme, promotion de la passion, de l'ego spirituel etc, subordination de la vérité à la liberté). plus le libéralisme s'impose plus il impose sa logique au corps social: vous vous retrouvez dans un couloir ou les seuls protes qui s'ouvrent prolongent le couloir.
le libéralisme pour s'imposer a dû s'adosser aux sociétés secrètes qui avaient pour plan de détruire l'alliance du trône et de l'autel, puis de détruire l'Eglise et les nations. ces sociétés secrètes ont été la cause efficiente de l'apostasie, le libéralisme ( et toute la constellation notionnelle qu'il suppose) la cause formelle. à la tête des sociétés secrètes certains ont une vue plus abouti du projet, savent quel levier activté ( guerre, mesure économique), quelle porte ouvrir pour prolonger le corridor en somme.
la destruction des enclosures allaient naturellement dans le sens de la logique libéral qui elle-même va dans le sens du projet ultime. certains, les initiés utlimes, ont une claire conscience de ces choses.
actuellement les mêmes trucs sont à l'oeuvre, par exemple il est parfaitement certain que les guerres d'Irak, d'Afganista, de Yougoslavie n'avaient absolument aucune légitimité, elles ne sont que des moyens de faire avancer l'agenda global tout en faisant avancer certains intérêts économiques. la crise économique de même: elle a été conçue ( ceux qui sont aux commandes savaient pertinement que la crise allait exploser un jour) pour permettre les avancées du calendrier global en se prévalant des exigences internes du système ( par exemple que l'Ue exige désormais la soumission des budgets nationaux à la commission: dans la logique du système c'est normal, le prêteur a droit de regard)

ma pensée ne doit plus rien au marxisme, je lui totalement substituée la révélation, le thomisme et l'enseignement du magistère...la vôtre, malheureusement, barbote encore largement dans le libéralisme.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 11:58

julieng a écrit:
Citation :
Conformité qui n'a pas empêché son mouvement d'être condamné par Rome. C'est en partie la lecture de Maurras qui m'a éloigné du royalisme et du nationalisme.


condamnation levée, elle fut une erreur terrible, comme le ralliement prêchée par Léon XIII...mais nous parlons ici de philosophie politique: la philosophie politique de Maurras est en parfaite conformité avec la philosophie thomiste...elle postule un ordre naturel dont la politique doit être la réfraction, sans jamais perdre de vue que la politique évolue dans l'ordre des choses contingentes. ce n'est pas la philosophie politique de Maurras qui a été condamnée, mais l'action politique prenant l'Eglise en otage, rien à voir.

Décidément, les condamnations et les approbations papales sont des erreurs quand ça vous arrange !
Je me permets de vous signaler que le libéralisme aussi postule un ordre naturel dont la politique doit être la réfraction, et cet ordre naturel est que de la variété et des interactions naissent la fertilité et le progrès général, ce que le fait que nous soyons vingt fois plus riches que nos ancêtres d'Ancien Régime, que l'on ait mis fin aux châtiments corporels en matière pénale et que l'on ait marché sur la Lune 60 ans après avoir appris à voler démontre mieux que n'importe quel discours.


Citation :
Votre problème, c'est votre analyse largement marxiste des choses, précisément. Comme la fois où vous m'avez raconté un tas d'âneries à la limite de la conspiration sur les enclosures. Avec des certitudes pareilles, c'est sûr que le libéralisme vous sort par les trous de nez. Sauf que les infos sont fausses.

le libéralisme est une pensée satanique. si vous ne l'avez pas encore compris avec tout ce que j'ai développé, tant pis pour vous. pour s'épanouir il lui faut qu'un ensemble de notions anti-chrétiennes se soit imposées ( nominalisme, promotion de la passion, de l'ego spirituel etc, subordination de la vérité à la liberté). plus le libéralisme s'impose plus il impose sa logique au corps social: vous vous retrouvez dans un couloir ou les seuls protes qui s'ouvrent prolongent le couloir.

Avez-vous seulement lu des auteurs libéraux ? On a vraiment le sentiment que vous ne le connaissez que par le prisme de ses détracteurs.


le libéralisme pour s'imposer a dû s'adosser aux sociétés secrètes qui avaient pour plan de détruire l'alliance du trône et de l'autel, puis de détruire l'Eglise et les nations. ces sociétés secrètes ont été la cause efficiente de l'apostasie, le libéralisme ( et toute la constellation notionnelle qu'il suppose) la cause formelle. à la tête des sociétés secrètes certains ont une vue plus abouti du projet, savent quel levier activté ( guerre, mesure économique), quelle porte ouvrir pour prolonger le corridor en somme.

C'est archifaux. Les sociétés secrètes comme la maçonnerie sont devenues anticléricales et antimonarchistes après la Révolution, pour la plupart.
En outre, l'apostasie n'est pas le fait des libéraux, mais des radicaux-socialistes anti-cléricaux qui ont fait main basse sur l'enseignement, en France. Lisez Les Deux Républiques Françaises, de Philippe Nemo.
Aux Etats-Unis, l'Eglise catholique n'a subi aucune attaque de la part de l'Etat, comme ce fut le cas en France, et le peuple américain est resté très religieux, alors qu'il y a autant de franc-maçons chez eux, mais leur franc-maçonnerie n'a pas la même haine que la notre de la religion. Dans un pays vraiment libéral, l'Eglise n'aurait pas été malmenée comme elle l'a été en France. L'apostasie française est un mal dû au fait que notre Gauche n'est pas libérale. La gauche libérale a pratiquement disparu avec l'affaire Dreyfus.


la destruction des enclosures allaient naturellement dans le sens de la logique libéral qui elle-même va dans le sens du projet ultime. certains, les initiés utlimes, ont une claire conscience de ces choses.

Vous avez systématiquement une lecture conspirationniste, c'est une maladie. L'existence du complot est pour vous un axiome. Vous ne vous basez pas sur les faits et la raison.
Je vous ai déjà expliqué le rapport étroit entre la renaissance de l'Etat, la reconstruction de la puissance publique et la disparition des vieilles solidarités pesantes.

actuellement les mêmes trucs sont à l'oeuvre, par exemple il est parfaitement certain que les guerres d'Irak, d'Afganista, de Yougoslavie n'avaient absolument aucune légitimité, elles ne sont que des moyens de faire avancer l'agenda global tout en faisant avancer certains intérêts économiques.

Rien à voir avec le libéralisme, là il est question de géopolitique d'une grande puissance mêlée à l'intérêt de groupes. C'est le contraire du libéralisme qui s'appuie avant toute chose sur le droit et l'échange.

la crise économique de même: elle a été conçue ( ceux qui sont aux commandes savaient pertinement que la crise allait exploser un jour) pour permettre les avancées du calendrier global en se prévalant des exigences internes du système ( par exemple que l'Ue exige désormais la soumission des budgets nationaux à la commission: dans la logique du système c'est normal, le prêteur a droit de regard)

Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que l'unification en entités de taille toujours plus importante est la marche du monde. Les Grecs se sont plaints jadis de ce que leurs cités perdaient des prérogatives au profit des Ligues, etc... La France elle-même que vous adulez s'est construite sur l'écrasement des particularismes locaux. C'est comme ça, c'est l'évolution générale, en dents de scie, mais constante depuis le néolithique !

ma pensée ne doit plus rien au marxisme, je lui totalement substituée la révélation, le thomisme et l'enseignement du magistère...la vôtre, malheureusement, barbote encore largement dans le libéralisme.

Vous n'êtes pas guéri du marxisme. Vous avez peut-être fait une croix sur la lettre, pas sur l'esprit : vous réfléchissez toujours en millénariste, en révolutionnaire, en résistant à l'ordre naturel des choses.
Moi, oui, je suis un démocrate libéral : je pense que la vérité jaillit plus vite quand il y a débat que monologue, je pense que le respect de la liberté de conscience est la garantie d'un adoucissement progressif des moeurs.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 12:00

Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
julieng a écrit:
Citation :
Un mélange détonnant - autant que périmé - de Marx et de Maurras.
Vous trouvez décidément la puissance de la pensée dans des endroits curieux.

Maurras est un réaliste, sa philosophie politique est en parfaite conformité avec le thomisme, il est de fait nettement supérieur à tous les penseurs modernes: mettons de Rousseau à Rawls...

Conformité qui n'a pas empêché son mouvement d'être condamné par Rome. C'est en partie la lecture de Maurras qui m'a éloigné du royalisme et du nationalisme.



J'en ai lu une partie. Je l'ai déjà dit, il y a de bonnes idées. Chez Maurras aussi il y a de bonnes idées. Et puis vous tombez sur des pages sur la "Juiverie" et vous vous dites : "ah, quand même...".


Dire qu'a l'époque de Maurras existait une communauté Juive défendant ses intérêts ce n'est pas être antisémite,le problème est qu'a cette période c'était quasiment la seule communauté au sein de d'une nation "homogène" car intrinsèquement chrétienne,ce qui a malheureusement cristallisé toutes les passions sur les juifs.Il faut quand même recontextualiser et ressituer la problématique à son époque.Pour faire un parallèle... les musulmans "sont" la communauté juive d'aujourd'hui et nous voyons bien les passions que ça déchaîne même chez les plus réfléchis des français...
Très certainement les générations futures considèreront l'islamophobie d'aujourd'hui de façon similaire à l'antisémitisme "d'hier".

Les libéraux de son temps ne tapaient pas sur les Juifs.
Maurras tapait sur les Juifs, de même que la Gauche jusqu'à ce que, par tactique politique, elle défende Dreyfus alors que les manifestations antisémites de gauche étaient légion au début de l'affaire.
Le mouvement dreyfusard fut d'abord un mouvement libéral, celui de ceux qui pensent que le droit doit prévaloir sur la politique, que l'individu n'a pas à être écrasé par la raison d'Etat. Alors que Maurras, comme la Gauce antilibérale, était holiste.

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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 12:34

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
julieng a écrit:
Citation :
Un mélange détonnant - autant que périmé - de Marx et de Maurras.
Vous trouvez décidément la puissance de la pensée dans des endroits curieux.

Maurras est un réaliste, sa philosophie politique est en parfaite conformité avec le thomisme, il est de fait nettement supérieur à tous les penseurs modernes: mettons de Rousseau à Rawls...

Conformité qui n'a pas empêché son mouvement d'être condamné par Rome. C'est en partie la lecture de Maurras qui m'a éloigné du royalisme et du nationalisme.



J'en ai lu une partie. Je l'ai déjà dit, il y a de bonnes idées. Chez Maurras aussi il y a de bonnes idées. Et puis vous tombez sur des pages sur la "Juiverie" et vous vous dites : "ah, quand même...".


Dire qu'a l'époque de Maurras existait une communauté Juive défendant ses intérêts ce n'est pas être antisémite,le problème est qu'a cette période c'était quasiment la seule communauté au sein de d'une nation "homogène" car intrinsèquement chrétienne,ce qui a malheureusement cristallisé toutes les passions sur les juifs.Il faut quand même recontextualiser et ressituer la problématique à son époque.Pour faire un parallèle... les musulmans "sont" la communauté juive d'aujourd'hui et nous voyons bien les passions que ça déchaîne même chez les plus réfléchis des français...
Très certainement les générations futures considèreront l'islamophobie d'aujourd'hui de façon similaire à l'antisémitisme "d'hier".

Les libéraux de son temps ne tapaient pas sur les Juifs.
Maurras tapait sur les Juifs, de même que la Gauche jusqu'à ce que, par tactique politique, elle défende Dreyfus alors que les manifestations antisémites de gauche étaient légion au début de l'affaire.
Le mouvement dreyfusard fut d'abord un mouvement libéral, celui de ceux qui pensent que le droit doit prévaloir sur la politique, que l'individu n'a pas à être écrasé par la raison d'Etat. Alors que Maurras, comme la Gauce antilibérale, était holiste.


Je fais une Remarque "périphérique " au sujet:
Faire prévaloir le droit sur la politique est une bonne chose quand des idéologies nationalistes exacerbés peuvent nuire à la liberté individuelle,cependant le mondialisme et son idéologie globalisante n'abuse pas de cette hiérarchie ou le droit est supérieur à l'intérêt national de façon à faire prévaloir le droit international(et institutions) sur les législatures strictement nationales.
Cette supériorité du droit sur la politique est a double tranchant car en définitive c'est devenu ce qu'on appel le néolibéralisme lequel utilise les droits de l'homme(ou plutôt le "catéchisme" de ce droit international) pour museler les nations.


Voila un exemple concret de de que je disais (même si les roms c'est pas vraiement le prob.)...

Info LCI.

Strasbourg somme Paris de suspendre les expulsions.

Le Parlement européen a demandé jeudi à Strasbourg aux Etats européens, dont la France, seul pays à être cité, de "suspendre immédiatement toutes les expulsions de Roms". "Pas question", répond Eric Besson.


http://lci.tf1.fr/monde/europe/2010-09/strasbourg-demande-a-paris-de-suspendre-les-expulsions-de-roms-6062845.html


Dernière édition par Alexis232 le Jeu 9 Sep 2010 - 14:14, édité 1 fois
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 12:42

Alexis232 a écrit:

Je fais une Remarque "périphérique " au sujet:
Faire prévaloir le droit sur la politique est une bonne chose quand des idéologies nationalistes exacerbés peuvent nuire à la liberté individuelle,cependant le mondialisme et son idéologie globalisante n'abuse pas de cette hiérarchie ou le droit est supérieur à l'intérêt national de façon à faire prévaloir le droit international(et institutions) sur les législatures strictement nationales.
Cette supériorité du droit sur la politique est a double tranchant car en définitive c'est devenu ce qu'on appel le néolibéralisme lequel utilise les droits de l'homme(ou plutôt le "catéchisme" de ce droit international) pour museler les nations.

Faut arrêter avec "le mondialisme". Si la globalisation est celle du droit, des libertés individuelles et de la paix par l'interdépendance économique, alors vive la mondialisation.

Mais bon, je vois d'ici Julieng avec ses schémas marxistes refoulés qui va venir m'expliquer que j'ai les opinions de ma classe bourgeoise.

Et pourtant : au diable les vieilles solidarités qui pesaient sur l'économie du Moyen-Âge, leur disparition a permis un bond qui a bien plus profité aux indigents que l'autorisation de faire paître trois moutons dans un pré commun. Comparés à nos ancêtres, la plupart des pauvres français actuels sont des seigneurs.

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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 12:44

Citation :
Je me permets de vous signaler que le libéralisme aussi postule un ordre naturel dont la politique doit être la réfraction, et cet ordre naturel est que de la variété et des interactions naissent la fertilité et le progrès général, ce que le fait que nous soyons vingt fois plus riches que nos ancêtres d'Ancien Régime, que l'on ait mis fin aux châtiments corporels en matière pénale et que l'on ait marché sur la Lune 60 ans après avoir appris à voler démontre mieux que n'importe quel discours.

ben tient, le libéralisme postule un ordre naturel? naturellement, c'est un pur naturalisme, c'est l'ordre naturel déchu de sa dimension métaphysique, l'instinct de survie pour telos. vous ne comprenez pas les enjeux métaphysique, suffit pas de parler de nature humaine pour que l'on ait affaire à l'ordre naturel, les homos aussi se réclame de la nature, la belle affaire. seriez-vous relativiste quant à l'ordre naturel? quant à la richesse de l'occident c'est l'argument de la bougie: le libéralisme ou la bougie. sachez, très cher, que la richesse de l'occident doit tout à la métaphysique chrétienne et ses conséquences dans le domaine des sciences et des arts. tout le reste c'est peanuts. les libéraux n'ont fait que piller le christianisme, ce n'est que grâce aux principes métaphysiques et moraux issus du christianisme que l'occident s'est enrichi. il se serait également enrichi s'il n'avait pas apostasié, peut-être mois vite, mais de façon bien plus harmonieuse, c'est certain.
quant à la suppression des châtiments corporels c'est juste une supercherie qui en impose qu'aux gogos, le pays apôtre des droits de l'homme massacre plus que n'importe quel Etat dans l'histoire de l'humanité. vous me direz en matière pénale...mais précisément je pense de plus en plus qu'en matière pénale le châtiment corporel fait partie de la hiérarchie des peines nécessaires...mais c'est un autre débat.



Citation :
C'est archifaux. Les sociétés secrètes comme la maçonnerie sont devenues anticléricales et antimonarchistes après la Révolution, pour la plupart.
En outre, l'apostasie n'est pas le fait des libéraux, mais des radicaux-socialistes anti-cléricaux qui ont fait main basse sur l'enseignement, en France. Lisez Les Deux Républiques Françaises, de Philippe Nemo.
Aux Etats-Unis, l'Eglise catholique n'a subi aucune attaque de la part de l'Etat, comme ce fut le cas en France, et le peuple américain est resté très religieux, alors qu'il y a autant de franc-maçons chez eux, mais leur franc-maçonnerie n'a pas la même haine que la notre de la religion. Dans un pays vraiment libéral, l'Eglise n'aurait pas été malmenée comme elle l'a été en France. L'apostasie française est un mal dû au fait que notre Gauche n'est pas libérale. La gauche libérale a pratiquement disparu avec l'affaire Dreyfus.

vous ne connaissez rien à l'histoire de la maçonnerie, donc vous ne connaissez rien au projet des roses-croix comme John Dee qui définit très clairement l'Eglise catholique comme l'ennemie à abattre...
les radicaux-socialistes sont des libéraux. le problème c'est que vous ne comprenez pas que le libéralisme est avant tout un courant philosophique avant d'être un courant politique et économique. une fois que les principes ont été intégrés il peut y avoir plusieurs nuances.
pourquoi les ricains n'ont pas attaqué l'Eglise frontalement? pas nécessaire, la foi catholique n0était pas la matrice sociétale...faut pas aller chercher plus loin. comme vous ne portez pas votre regard sur les principes vous ne comprenez pas que le libéralisme politique est une vue de l'esprit. le libéralisme politique est une vue de l'esprit car si la vérité doit être soumise à la liberté, c'est au nom des principes philosophiques libéraux. si bien que l'homme doit être forcé à être libre dans le sens que la philosophie libérale définit la liberté.


Citation :

Vous avez systématiquement une lecture conspirationniste, c'est une maladie. L'existence du complot est pour vous un axiome. Vous ne vous basez pas sur les faits et la raison. Je vous ai déjà expliqué le rapport étroit entre la renaissance de l'Etat, la reconstruction de la puissance publique et la disparition des vieilles solidarités pesantes.


vous ne connaissez pas davantage sur quoi s'est fondée la montée de l'Etat absolutiste: une sotériologie, mon cher.

votre problème c'est que vous n'êtes pas philosophe et très peu théologien. l'histoire est une discipline à la remorque de la philo et de la théologie, votre raison et vos faits sont tout simplement délirants tant que vous ne lisez pas l'histoire à la lumière des principes et de la révélation. bref vous êtes un catholique dissocié.


Citation :
Rien à voir avec le libéralisme, là il est question de géopolitique d'une grande puissance mêlée à l'intérêt de groupes. C'est le contraire du libéralisme qui s'appuie avant toute chose sur le droit et l'échange.

votre libéralisme politique est dans les principes impossible, je l'ai démontré, de facto il n'est que le paravent d'une autre puissance, d'une autre logique.

Citation :
Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que l'unification en entités de taille toujours plus importante est la marche du monde. Les Grecs se sont plaints jadis de ce que leurs cités perdaient des prérogatives au profit des Ligues, etc... La France elle-même que vous adulez s'est construite sur l'écrasement des particularismes locaux. C'est comme ça, c'est l'évolution générale, en dents de scie, mais constante depuis le néolithique !

l'écrasement?? mais oui, mais oui...la France de l'ancien régime a écrasé ses provinces...


Citation :
Vous n'êtes pas guéri du marxisme. Vous avez peut-être fait une croix sur la lettre, pas sur l'esprit : vous réfléchissez toujours en millénariste, en révolutionnaire, en résistant à l'ordre naturel des choses.
Moi, oui, je suis un démocrate libéral : je pense que la vérité jaillit plus vite quand il y a débat que monologue, je pense que le respect de la liberté de conscience est la garantie d'un adoucissement progressif des moeurs.

c'est bien ce que je disais, vous ne savez pas ce qu'est l'ordre naturel, vous êtes victime de sa réduction à sa dimension sensible par les libéraux (Locke en premier lieu) vous ne comprenez rien à la philosophie. être catholique et libéral c'est absolument incompatible. l'ordre naturel des choses veut que le souverain ne soit pas l'homme mais dieu et que l'homme tire son pouvoir de dieu, que la liberté ne réside que dans le choix entre les moyens pour faire le bien, que la liberté est ordonnée à la vérité.
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 12:46

Citation :
Mais bon, je vois d'ici Julieng avec ses schémas marxistes refoulés qui va venir m'expliquer que j'ai les opinions de ma classe bourgeoise.

ai-je jamais employé ce genre d'argument, par contre vous avez les arguments introduits en vous par les apostats, c'est certain...
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 12:57

julieng a écrit:
les radicaux-socialistes sont des libéraux. le problème c'est que vous ne comprenez pas que le libéralisme est avant tout un courant philosophique avant d'être un courant politique et économique. une fois que les principes ont été intégrés il peut y avoir plusieurs nuances.

Juste en passant, c'est vrai.

Le communisme est un libéralisme.

Le marxiste parle de liberté réelle alors que le "libéral" parle de liberté formelle.


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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 13:11

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:

Je fais une Remarque "périphérique " au sujet:
Faire prévaloir le droit sur la politique est une bonne chose quand des idéologies nationalistes exacerbés peuvent nuire à la liberté individuelle,cependant le mondialisme et son idéologie globalisante n'abuse pas de cette hiérarchie ou le droit est supérieur à l'intérêt national de façon à faire prévaloir le droit international(et institutions) sur les législatures strictement nationales.
Cette supériorité du droit sur la politique est a double tranchant car en définitive c'est devenu ce qu'on appel le néolibéralisme lequel utilise les droits de l'homme(ou plutôt le "catéchisme" de ce droit international) pour museler les nations.

Faut arrêter avec "le mondialisme". Si la globalisation est celle du droit, des libertés individuelles et de la paix par l'interdépendance économique, alors vive la mondialisation.

Mais bon, je vois d'ici Julieng avec ses schémas marxistes refoulés qui va venir m'expliquer que j'ai les opinions de ma classe bourgeoise.

Et pourtant : au diable les vieilles solidarités qui pesaient sur l'économie du Moyen-Âge, leur disparition a permis un bond qui a bien plus profité aux indigents que l'autorisation de faire paître trois moutons dans un pré commun. Comparés à nos ancêtres, la plupart des pauvres français actuels sont des seigneurs.


Oui le communisme aspirait au même projet de paix par l'interdépendance des diffèrent bloc régionaux qui constituaient lURSS pour ensuite l'étendre au monde entier,le néo libéralisme a le même projet via le mondialise qui est bien une idéologie théorisé.voir Attali qui explicite très bien cette doctrine (je ne parle pas de mondialisation due à la technique et communications)

LUrss d'aujourd'hui c'est le bloc occidental qui aspire à étendre son modèle au monde entier...
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 13:15

Je vous suggère ce livre de Vladimir Boukovsky




De la même manière que l'URSS, 'union inaltérable de républiques libres' comme le proclamait l'hymne soviétique, fut créée jadis pour apporter le bonheur à l'humanité, une nouvelle Union hégémonique tente de voir le jour sur le continent européen. Comme son prédécesseur soviétique, elle affiche de vertueux principes de liberté, de progrès, de droits de l'homme. Et comme son prédécesseur soviétique, elle emploie les mêmes arguments spécieux pour assurer sa pérennité et discréditer toute critique.' Preuves à l'appui, cet ouvrage décapant nous explique comment, sous l'influence des idées et des dirigeants socialistes, la CEE s'est transformée, d'une simple union économique, en un nouveau monstre bureaucratique construit selon les mêmes principes qui ont fondé l'URSS.
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 13:26

julieng a écrit:
Citation :
Je me permets de vous signaler que le libéralisme aussi postule un ordre naturel dont la politique doit être la réfraction, et cet ordre naturel est que de la variété et des interactions naissent la fertilité et le progrès général, ce que le fait que nous soyons vingt fois plus riches que nos ancêtres d'Ancien Régime, que l'on ait mis fin aux châtiments corporels en matière pénale et que l'on ait marché sur la Lune 60 ans après avoir appris à voler démontre mieux que n'importe quel discours.

ben tient, le libéralisme postule un ordre naturel? naturellement, c'est un pur naturalisme, c'est l'ordre naturel déchu de sa dimension métaphysique, l'instinct de survie pour telos. vous ne comprenez pas les enjeux métaphysique, suffit pas de parler de nature humaine pour que l'on ait affaire à l'ordre naturel, les homos aussi se réclame de la nature, la belle affaire. seriez-vous relativiste quant à l'ordre naturel? quant à la richesse de l'occident c'est l'argument de la bougie: le libéralisme ou la bougie. sachez, très cher, que la richesse de l'occident doit tout à la métaphysique chrétienne et ses conséquences dans le domaine des sciences et des arts. tout le reste c'est peanuts. les libéraux n'ont fait que piller le christianisme, ce n'est que grâce aux principes métaphysiques et moraux issus du christianisme que l'occident s'est enrichi. il se serait également enrichi s'il n'avait pas apostasié, peut-être mois vite, mais de façon bien plus harmonieuse, c'est certain.

Le libéralisme ne pille pas le christianisme, il est l'aboutissement social, économique et politique de sa doctrine sur l'importance de l'individu : le christianisme est par essence individualiste, anti-holiste. Avant de demander à l'individu de mourir à lui-même et de vivre dans la charité, il faut reconnaître sa liberté fondamentale.
Frédéric Bastiat était précisément un chrétien, et plaider pour un système dont l'un des fruits appréciables est le développement qui permet une hausse de niveau de vie et donc la réduction de la pauvreté est éminemment chrétien.
Bien sûr que dans l'idéal il ne faut pas d'apostasie. Dans l'idéal tout le monde aurait la foi. Mais c'est un élément central du christianisme que de dire que c'est Dieu qui donne la foi, et une observation évidente que tout le monde ne l'a pas, loin de là. Dès lors, soit vous inventez un système par lequel vous espérez changer l'homme et là bon courage, soit vous laissez faire la nature au maximum en respectant les hommes tels qu'ils sont (ce qui ne signifie pas, et ne s'est jamais signifié pour les penseurs libéraux, amoureux du droit et de l'ordre social, les laisser aller à leurs mauvais penchants, mais uniquement protéger leurs intérêts légitimes).


quant à la suppression des châtiments corporels c'est juste une supercherie qui en impose qu'aux gogos, le pays apôtre des droits de l'homme massacre plus que n'importe quel Etat dans l'histoire de l'humanité. vous me direz en matière pénale...mais précisément je pense de plus en plus qu'en matière pénale le châtiment corporel fait partie de la hiérarchie des peines nécessaires...mais c'est un autre débat.

Si vous parlez des Etats-Unis, il condamne cent fois moins à mort que la Chine. Et si vous parlez de ses interventions militaires, cela n'a rien à voir avec le droit, et justement dans ce pays de droit les comportements déviants des soldats sont toujours dénoncés quand le public en a connaissance.

Citation :
C'est archifaux. Les sociétés secrètes comme la maçonnerie sont devenues anticléricales et antimonarchistes après la Révolution, pour la plupart.
En outre, l'apostasie n'est pas le fait des libéraux, mais des radicaux-socialistes anti-cléricaux qui ont fait main basse sur l'enseignement, en France. Lisez Les Deux Républiques Françaises, de Philippe Nemo.
Aux Etats-Unis, l'Eglise catholique n'a subi aucune attaque de la part de l'Etat, comme ce fut le cas en France, et le peuple américain est resté très religieux, alors qu'il y a autant de franc-maçons chez eux, mais leur franc-maçonnerie n'a pas la même haine que la notre de la religion. Dans un pays vraiment libéral, l'Eglise n'aurait pas été malmenée comme elle l'a été en France. L'apostasie française est un mal dû au fait que notre Gauche n'est pas libérale. La gauche libérale a pratiquement disparu avec l'affaire Dreyfus.

vous ne connaissez rien à l'histoire de la maçonnerie, donc vous ne connaissez rien au projet des roses-croix comme John Dee qui définit très clairement l'Eglise catholique comme l'ennemie à abattre...

Oh, j'en ai lu, sur la maçonnerie, et de tous les bords, de Ploncard d'Assac à Frédéric Lenoir. Abattre l'Eglise catholique est loin d'être un projet universellement répandu chez les maçons, et cela dépend autant des loges que des individus, des lieux et des temps.

les radicaux-socialistes sont des libéraux.

Oh non. Lisez Philippe Nemo.

le problème c'est que vous ne comprenez pas que le libéralisme est avant tout un courant philosophique avant d'être un courant politique et économique. une fois que les principes ont été intégrés il peut y avoir plusieurs nuances.
pourquoi les ricains n'ont pas attaqué l'Eglise frontalement? pas nécessaire, la foi catholique n0était pas la matrice sociétale...faut pas aller chercher plus loin.

Non, les ricains n'ont pas attaqué l'Eglise parce que la liberté de culte n'est pas chez eux une hypocrisie, sinon Barack Obama ne se serait pas mis dans la zut en défendant le droit des musulmans d'installer une mosquée à deux pas de Ground Zero. Vous ne comprenez rien à l'esprit américain, vous êtes aveuglé par la haine de la liberté de conscience.
Chez nous, comme le souligne Nemo, il y a eu deux type d'anticléricaux : les rationnels, ceux qui pensaient qu'il était bon de séparer l'Eglise de l'Etat pour assurer sa neutralité, et les fanatiques, ceux qui voulaient remplacer l'Eglise par une laïcité agressive, éradiquer le christianisme. C'est eux qui ont réussi.

comme vous ne portez pas votre regard sur les principes vous ne comprenez pas que le libéralisme politique est une vue de l'esprit. le libéralisme politique est une vue de l'esprit car si la vérité doit être soumise à la liberté, c'est au nom des principes philosophiques libéraux. si bien que l'homme doit être forcé à être libre dans le sens que la philosophie libérale définit la liberté.

Mais observez deux secondes le monde qui vous entoure, et cherchez une seule vérité universellement admise. Si vous en trouvez, elles ne seront guère nombreuses.
Dès lors, constatation de bon sens : puisqu'on ne peut pas faire que tout le monde adhère à une vérité (dont en plus on ne pourrait pas raisonnablement jurer avec une certitude absolue), il faut laisser les thèses se confronter, afin de permettre à la vérité de surgir.
Dans le cas contraire, vous devrez employer la force et la contrainte pour imposer une vérité, et cette vérité risque, connaissant l'homme, d'écraser tous les domaines et d'entraîner une stérilité.




Citation :

Vous avez systématiquement une lecture conspirationniste, c'est une maladie. L'existence du complot est pour vous un axiome. Vous ne vous basez pas sur les faits et la raison. Je vous ai déjà expliqué le rapport étroit entre la renaissance de l'Etat, la reconstruction de la puissance publique et la disparition des vieilles solidarités pesantes.


vous ne connaissez pas davantage sur quoi s'est fondée la montée de l'Etat absolutiste: une sotériologie, mon cher.

Mais non, l'Etat absolutiste est fondé sur la reproduction dans un contexte chrétien du modèle impérial romain, dans lequel le souverain a les quatre attributs que sont la majestas, l'imperium, l'auctoritas et la jurisdictio. L'Etat absolutiste est une construction politique baignée d'une mystique, pas l'inverse. Pour la bonne raison que ceux qui ont théorisé la monarchie absolue étaient pétris de droit romain.

votre problème c'est que vous n'êtes pas philosophe et très peu théologien. l'histoire est une discipline à la remorque de la philo et de la théologie, votre raison et vos faits sont tout simplement délirants tant que vous ne lisez pas l'histoire à la lumière des principes et de la révélation. bref vous êtes un catholique dissocié.

Allez, comme d'habitude, vous finissez par expliquer que votre interlocuteur est un ignare mal informé et mal disposé, comme une gonzesse qui pleurniche "tu peux pas comprendre".


Citation :
Rien à voir avec le libéralisme, là il est question de géopolitique d'une grande puissance mêlée à l'intérêt de groupes. C'est le contraire du libéralisme qui s'appuie avant toute chose sur le droit et l'échange.

votre libéralisme politique est dans les principes impossible, je l'ai démontré, de facto il n'est que le paravent d'une autre puissance, d'une autre logique.

Vous n'avez rien démontré du tout. S'il couvre une autre logique, c'est que l'on a omis de s'en prémunir. L'important est d'apprendre de ses erreurs, mais il est stupide de jeter le bébé avec l'eau du bain.

Citation :
Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que l'unification en entités de taille toujours plus importante est la marche du monde. Les Grecs se sont plaints jadis de ce que leurs cités perdaient des prérogatives au profit des Ligues, etc... La France elle-même que vous adulez s'est construite sur l'écrasement des particularismes locaux. C'est comme ça, c'est l'évolution générale, en dents de scie, mais constante depuis le néolithique !

l'écrasement?? mais oui, mais oui...la France de l'ancien régime a écrasé ses provinces...

De fait, la nation française n'était pas du tout une destinée inexorable. Il a fallu soumettre le comté de Toulouse, le duché de Bourgogne, puis sous la République (mais ç'eût été pareil avec une persistance de la royauté, qui avait commencé) imposer une langue française qui n'était pas partout le langage local.
Loin de moi l'idée de dire que l'Ancien Régime a été tyrannique, ce n'est pas mon propos. En revanche, j'affirme qu'uniformiser le royaume a été une volonté constante. Le Code civil était un vieux projet. Le pouvoir napoléonien a seulement permis de l'imposer un peu plus tôt que ne l'aurait pu la monarchie.



Citation :
Vous n'êtes pas guéri du marxisme. Vous avez peut-être fait une croix sur la lettre, pas sur l'esprit : vous réfléchissez toujours en millénariste, en révolutionnaire, en résistant à l'ordre naturel des choses.
Moi, oui, je suis un démocrate libéral : je pense que la vérité jaillit plus vite quand il y a débat que monologue, je pense que le respect de la liberté de conscience est la garantie d'un adoucissement progressif des moeurs.

c'est bien ce que je disais, vous ne savez pas ce qu'est l'ordre naturel,

Globalement, personne ne sait ce qu'est l'ordre naturel. On multiplie les théories depuis les présocratiques. Vu que personne n'est d'accord, autant déjà admettre un premier point de l'ordre naturel : tout le monde n'est pas d'accord sur l'ordre naturel. A partir de là, soit on contraint les hommes et les consciences, et ça va faire mal, ou alors on dit "ok, tout le monde n'est pas d'accord, on va faire avec", et c'est le libéralisme. Déjà on voit l'avantage immédiat : pas besoin de taper sur qui que ce soit pour mettre cet ordre-là en place. Puisque vous aimez Maurra, relisez ses pages de Mes idées politiques sur le charpentier qui ne cloue pas par en-dessous quand il peut le faire par en-dessus, en s'aidant de la force naturelle de la gravité.


vous êtes victime de sa réduction à sa dimension sensible par les libéraux (Locke en premier lieu) vous ne comprenez rien à la philosophie. être catholique et libéral c'est absolument incompatible.

Pas du tout : je le suis et ma position ne me pose aucun problème : dans l'Etat libéral le catholique que je suis pourra évoquer sa foi, la répandre, écrire, témoigner sans être inquiété. Il pourra vivre de charité, faire l'aumône avec l'argent que l'Etat ne lui prendra pas. Il pourra gagner sa vie honnêtement en exerçant la profession de son choix, et défendre devant une justice impartiale ses intérêts légitimes, si besoin est. S'il n'approuve aucune mesure gouvernementale, il ne votera pas pour ces individus, et votera contre s'il trouve un candidat qui lui convient. Il ne sera pas tenté de prendre les armes contre ses frères pour faire passer ses idées, ce qui est doux et chrétien. Il se félicitera de ce que le progrès technique permis par la libre entreprise lui profite en faisant baisser les prix des hautes technologies et en y faisant accéder le plus grand nombre, qui paie ses biens par son travail et a ainsi une dignité supérieur à la vie d'assisté.

l'ordre naturel des choses veut que le souverain ne soit pas l'homme mais dieu

Omnis potestas a deo per populum.
Dieu ne parle pas tous les jours, je me permets de vous le rappeler. Et en général, on peut penser que son opinion sur la construction d'un pont est assez neutre, et qu'il se moque que ce soit une assemblée ou un roi qui en décide. Le libéralisme n'accorde pas à l'Etat le droit de décider ce qu'il faut croire. Il se cantonne aux fonctions régaliennes et éventuellement à une petite redistribution nécessaire à la paix sociale. Pour le reste, il laisse faire les individus.

et que l'homme tire son pouvoir de dieu, que la liberté ne réside que dans le choix entre les moyens pour faire le bien, que la liberté est ordonnée à la vérité.

C'est vrai et très joli.
Le problème que vous ne résolvez jamais dans vos tirades c'est : quid de celui qui ne croit pas à la vérité que vous lui présentez et qui est par essence indémontrable ?

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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 13:29

Alexis232 a écrit:
Je vous suggère ce livre de Vladimir Boukovsky




De la même manière que l'URSS, 'union inaltérable de républiques libres' comme le proclamait l'hymne soviétique, fut créée jadis pour apporter le bonheur à l'humanité, une nouvelle Union hégémonique tente de voir le jour sur le continent européen. Comme son prédécesseur soviétique, elle affiche de vertueux principes de liberté, de progrès, de droits de l'homme. Et comme son prédécesseur soviétique, elle emploie les mêmes arguments spécieux pour assurer sa pérennité et discréditer toute critique.' Preuves à l'appui, cet ouvrage décapant nous explique comment, sous l'influence des idées et des dirigeants socialistes, la CEE s'est transformée, d'une simple union économique, en un nouveau monstre bureaucratique construit selon les mêmes principes qui ont fondé l'URSS.

Cher ami, en grande partie, à l'exception de la propriété, ce sont les mêmes idéaux qui ont fondé les USA et l'URSS.
La différence c'est que l'URSS prétendait arriver à ces résultats en changeant l'homme et la société, les USA en laissant les individus faire selon leur conscience.

Lequel des deux modèles a le mieux réussi, selon vous ?

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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 13:35

Vous parlez d'un modèle américain révolu et que j'aimais,la socialisation du modèle américain (modelé socialiste)importé d'Europe(dans le mauvais sens du terme)est en route depuis longtemps...Obama est le Mitterand des USA...
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 13:39

Alexis232 a écrit:
Vous parlez d'un modèle américain révolu et que j'aime,la socialisation du modèle américain importé d'Europe(dans le mauvais sens du terme)est en route depuis longtemps...Obama est le Mitterand des USA...

C'est vrai, on va vers une socialisation. Elle peut être admissible dans une certaine mesure, mais il y a un moment où elle ne le sera plus. L'Amérique finira corporatiste et étatiste comme l'Empire romain.

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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 13:45

Nous en avons déjà parlé ce "néo-socialisme" qui n'est rien d'autre que le néo libéralisme ou synthèse parfaite du communisme/fascisme,idéologie mondialiste à vocation mondiale...
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julieng



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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 13:52

Citation :
le problème que vous ne résolvez jamais dans vos tirades c'est : quid de celui qui ne croit pas à la vérité que vous lui présentez et qui est par essence indémontrable ?

c'est là que se situe votre tragédie...on s'en fout si les autres philosophies, les idéologies n'aboutissent pas à la même conception de l'ordre naturel, ils ont tort point à la ligne. le tout est de le démontrer, notamment en restant fidèle aux principes, le tout est de témoigner de l'intégralité de la doctrine, dieu donnera la victoire, comme il l'a donné aux chrétiens qui n'ont eut que le témoignage de leur martyrs pour l'emporter. voulez-vous refaire chrétienté oui ou non? quand chrétienté sera refaite, il sera évident pour le commun que tout n'a pas le droit d'être propagé, car tout le monde aura compris la nocivité des thèses libérales, il sera évident pour commun que l'Eglise ne doit pas être soumise au droit commun, et au contraire privilégié par rapport aux fausses religions...cela fera parti des réflexes des hommes, le produit de la compréhension de la folie dans laquelle le libéralisme phiosophique a conduit nos sociétés. cela sera perceptible à la majorité, mais d'ores et déjà c'est perceptible dans les principes aux catholiques qui n'ont pas rompu avec eux sous l'influence du faux esprit du concile.
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 14:17

Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
julieng a écrit:
Citation :
Un mélange détonnant - autant que périmé - de Marx et de Maurras.
Vous trouvez décidément la puissance de la pensée dans des endroits curieux.

Maurras est un réaliste, sa philosophie politique est en parfaite conformité avec le thomisme, il est de fait nettement supérieur à tous les penseurs modernes: mettons de Rousseau à Rawls...

Conformité qui n'a pas empêché son mouvement d'être condamné par Rome. C'est en partie la lecture de Maurras qui m'a éloigné du royalisme et du nationalisme.



J'en ai lu une partie. Je l'ai déjà dit, il y a de bonnes idées. Chez Maurras aussi il y a de bonnes idées. Et puis vous tombez sur des pages sur la "Juiverie" et vous vous dites : "ah, quand même...".


Dire qu'a l'époque de Maurras existait une communauté Juive défendant ses intérêts ce n'est pas être antisémite,le problème est qu'a cette période c'était quasiment la seule communauté au sein de d'une nation "homogène" car intrinsèquement chrétienne,ce qui a malheureusement cristallisé toutes les passions sur les juifs.Il faut quand même recontextualiser et ressituer la problématique à son époque.Pour faire un parallèle... les musulmans "sont" la communauté juive d'aujourd'hui et nous voyons bien les passions que ça déchaîne même chez les plus réfléchis des français...
Très certainement les générations futures considèreront l'islamophobie d'aujourd'hui de façon similaire à l'antisémitisme "d'hier".

Les libéraux de son temps ne tapaient pas sur les Juifs.
Maurras tapait sur les Juifs, de même que la Gauche jusqu'à ce que, par tactique politique, elle défende Dreyfus alors que les manifestations antisémites de gauche étaient légion au début de l'affaire.
Le mouvement dreyfusard fut d'abord un mouvement libéral, celui de ceux qui pensent que le droit doit prévaloir sur la politique, que l'individu n'a pas à être écrasé par la raison d'Etat. Alors que Maurras, comme la Gauce antilibérale, était holiste.


Je fais une Remarque "périphérique " au sujet:
Faire prévaloir le droit sur la politique est une bonne chose quand des idéologies nationalistes exacerbés peuvent nuire à la liberté individuelle,cependant le mondialisme et son idéologie globalisante n'abuse pas de cette hiérarchie ou le droit est supérieur à l'intérêt national de façon à faire prévaloir le droit international(et institutions) sur les législatures strictement nationales.
Cette supériorité du droit sur la politique est a double tranchant car en définitive c'est devenu ce qu'on appel le néolibéralisme lequel utilise les droits de l'homme(ou plutôt le "catéchisme" de ce droit international) pour museler les nations.


Voila un exemple concret de de que je disais plus haut... (même si les roms c'est pas vraiement le prob.)...

Info LCI.

Strasbourg somme Paris de suspendre les expulsions.

Le Parlement européen a demandé jeudi à Strasbourg aux Etats européens, dont la France, seul pays à être cité, de "suspendre immédiatement toutes les expulsions de Roms".


http://lci.tf1.fr/monde/europe/2010-09/strasbourg-demande-a-paris-de-suspendre-les-expulsions-de-roms-6062845.html
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julieng



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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 14:36

Citation :
Faire prévaloir le droit sur la politique est une bonne chose quand des idéologies nationalistes exacerbés peuvent nuire à la liberté individuelle,cependant le mondialisme et son idéologie globalisante n'abuse pas de cette hiérarchie ou le droit est supérieur à l'intérêt national de façon à faire prévaloir le droit international(et institutions) sur les législatures strictement nationales.
Cette supériorité du droit sur la politique est a double tranchant car en définitive c'est devenu ce qu'on appel le néolibéralisme lequel utilise les droits de l'homme(ou plutôt le "catéchisme" de ce droit international) pour museler les nations.

vous avez parfaitement raison alexis, le grand problème c'est que les droits de l'homme sans dieu n'ont absolument aucune stabilité, ils sont des joujous entre les mains de ceux qui font l'opinion. sans un ancrage métaphysique dans la loi naturelle ils vont accoucher de l'inverse de ce qu'ils sont censés promouvoir: une société totalitaire. Maritain était partisan, à l'époque, de ne pas entrer dans le fondement métaphysique des droits de l'homme parce qu'alors plus personne ne s'entendrait. c'est assez proche de l' argument que notre Philippe en quelque sorte: personne ne s'entend sur les questions de vérité. contentons-nous d'un consensus. (*)
mais c'est là toute la filouterie du libéralisme: à défaut d'une métaphysique explicite, c'est une métaphysique implicite qui dicte le jeu. c'est clairement le cas de nos jours, la métaphysique implicite c'est celle du mouvement (vs métaphysique des essences) qui précisément justifie la réversibilité des droits de l'homme, tout est fluent et le droit ne fait que cristallisé à un moment cette évolution. sauf que comme, lorsque l'on est catholique, la loi naturelle n'évolue pas, les droits et les devoirs de l'homme pas davantage, une philosophie de l'évolution n'est qu'une philosophie de la loi du plus fort. le droit entérinant le simple rapport de force. c'est bien pourquoi le libéralisme, qui refuse tout ordonnancement à une métaphysique, est bien l'agent d'une métaphysique réelle, celle du mouvement, qui n'est que le cache sexe du rapport de force. le libéralisme est le masque de satan et de ses séides conscients ou manipulés.

(*)or ce qui faisait consensus à l'époque ne le fait plus, et sans arrimage des droits de l'homme à la loi naturelle, les droits de l'homme vont servir à tondre l'humanité. il faut souligner cependant que dès le départ ce fut là leur finalité ( terreur, massacre de vendée), dès le départ les droits de l'homme n'ont jamais été qu'une machine de guerre contre l'Eglise et les valeurs traditionnelles. dans le cadre d'une pensée anti-chrétienne, coupés du ferment divin ce sont des idées folles, celles qui servent de base au libéralisme et contribue à dévaster la morale privée et publique, source de tant de bénéfices pour les grands groupes et les oligarchies...
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 14:43

julieng a écrit:
Citation :
le problème que vous ne résolvez jamais dans vos tirades c'est : quid de celui qui ne croit pas à la vérité que vous lui présentez et qui est par essence indémontrable ?

c'est là que se situe votre tragédie...on s'en fout si les autres philosophies, les idéologies n'aboutissent pas à la même conception de l'ordre naturel, ils ont tort point à la ligne. le tout est de le démontrer, notamment en restant fidèle aux principes, le tout est de témoigner de l'intégralité de la doctrine, dieu donnera la victoire, comme il l'a donné aux chrétiens qui n'ont eut que le témoignage de leur martyrs pour l'emporter. voulez-vous refaire chrétienté oui ou non?

Non. Cela implique d'écraser mon prochain. Eut-il tort, je ne m'en sens pas le droit.
Puisque vous aimez Benoît XVI autant que moi, permettez-moi de vous signaler que le Vatican a condamné le projet de brûler le Coran, en arguant de ce qu'un objet sacré ne doit pas être ainsi traité. La Papauté n'a pas dit que la foi musulmane était fausse. Elle a dit qu'en tant qu'un objet est sacré pour une population, il doit être respecté. Et elle a raison. Parce que c'est le point de départ de la Concorde. C'est nécessaire pour établir un vrai climat serein dans lequel, ensuite, on peut débattre de la vérité sans se taper dessus.
Si la Chrétienté, c'est ce que veut Dieu, expliquez-moi pourquoi elle s'est effondrée. Les comploteurs ont-ils le dessus sur Dieu ? Non, Dieu veut le Royaume, qui n'est pas de ce monde. Vous, vous attendez un Grand Monarque qui n'arrivera jamais, pas plus que n'est arrivé l'Empereur des Derniers Jours au Moyen Âge. Tout ça c'est du millénarisme et c'est explicitement condamné par l'Eglise.
Alors témoigner, oui. Il faut le faire et vous avez du talent pour ça. Au lieu d'espérer un monde où tout le monde pensera comme vous, profitez juste de ce que vous avez la liberté d'expression pour défendre vos idées. Mais restez réaliste et raisonnable.



quand chrétienté sera refaite, il sera évident pour le commun que tout n'a pas le droit d'être propagé, car tout le monde aura compris la nocivité des thèses libérales, il sera évident pour commun que l'Eglise ne doit pas être soumise au droit commun, et au contraire privilégié par rapport aux fausses religions...

Ca, c'est précisément, et en tout point, du millénarisme : changeons la société, une fois que nous l'aurons changée, elle comprendra que c'est pour son bien. La maçonnerie qui a agi dans les coulisses de la IIIe République pour casser l'Eglise pensait exactement pareil. Vous avez le même schéma mental qu'Edgar Quinet, la seule différence, ce sont les convictions finales. Ce type de pensée conduit nécessairement à mépriser autrui et à lui faire du mal. Je refuse absolument cela.

cela fera parti des réflexes des hommes, le produit de la compréhension de la folie dans laquelle le libéralisme phiosophique a conduit nos sociétés.

Voyez, millénarisme. On croirait entendre Trotsky qui prédisait que l'homme communiste de demain aurait la voix plus harmonieuse. Vous faites du Rousseau sans vous en rendre compte. Lisez Harmonies économiques, de Frédéric Bastiat, ça devrait vous purger de tout ça. On ne peut pas changer la nature humaine.

cela sera perceptible à la majorité, mais d'ores et déjà c'est perceptible dans les principes aux catholiques qui n'ont pas rompu avec eux sous l'influence du faux esprit du concile.

C'est-à-dire vous et les quelques purs qui vont sauver la majorité ignorante d'elle même ? Mil-lé-na-ris-me ! Et le Vatican, je l'ai dit plus haut, n'est pas d'accord avec vous.

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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 14:51

Je suis d'accord avec vous Julien,juste une petite nuance entre le libéralisme centré sur Dieu (modelé qui conjugue prospérité matérielle et valeurs solide car encré dans le Divin) la je rejoins Philippe et le néo-libéralisme "centré" sur les droits de l'homme ou plutôt des valeurs chrétienne devenues folles, la je vous rejoins.
Very Happy
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 14:55

julieng a écrit:
Citation :
Faire prévaloir le droit sur la politique est une bonne chose quand des idéologies nationalistes exacerbés peuvent nuire à la liberté individuelle,cependant le mondialisme et son idéologie globalisante n'abuse pas de cette hiérarchie ou le droit est supérieur à l'intérêt national de façon à faire prévaloir le droit international(et institutions) sur les législatures strictement nationales.
Cette supériorité du droit sur la politique est a double tranchant car en définitive c'est devenu ce qu'on appel le néolibéralisme lequel utilise les droits de l'homme(ou plutôt le "catéchisme" de ce droit international) pour museler les nations.

vous avez parfaitement raison alexis, le grand problème c'est que les droits de l'homme sans dieu n'ont absolument aucune stabilité, ils sont des joujous entre les mains de ceux qui font l'opinion. sans un ancrage métaphysique dans la loi naturelle ils vont accoucher de l'inverse de ce qu'ils sont censés promouvoir: une société totalitaire. Maritain était partisan, à l'époque, de ne pas entrer dans le fondement métaphysique des droits de l'homme parce qu'alors plus personne ne s'entendrait. c'est assez proche de l' argument que notre Philippe en quelque sorte: personne ne s'entend sur les questions de vérité. contentons-nous d'un consensus. (*)

Non non non. Je n'ai jamais parlé de consensus. J'ai parlé d'espace de discussion. Si on ne tombe jamais d'accord, tant pis. De toute façon, ça n'arrivera jamais avant la Parousie. Ce qui est métaphysique, par définition, est meta : caché. Il ne faut pas chercher à fonder un régime politique sur du métaphysique ou du surnaturel, il faut rester dans l'observable et le naturel. Un Etat n'a pas besoin d'assise métaphysique. Lui en donner, c'est nécessairement en faire l'adversaire de tous ceux qui ne souscrivent pas à cette métaphysique. Inutile et dangereux, c'est donc à exclure.
Et nous n'allons pas vers une société totalitaire. Si je suis partisan de penser que l'Amérique finira autoritaire et étatiste, cela n'implique en aucun cas le totalitarisme, qui est un cas à part. Un système libéral ne peut pas finir dans le totalitarisme sans être désavoué.


mais c'est là toute la filouterie du libéralisme: à défaut d'une métaphysique explicite, c'est une métaphysique implicite qui dicte le jeu. c'est clairement le cas de nos jours, la métaphysique implicite c'est celle du mouvement (vs métaphysique des essences) qui précisément justifie la réversibilité des droits de l'homme, tout est fluent et le droit ne fait que cristallisé à un moment cette évolution. sauf que comme, lorsque l'on est catholique, la loi naturelle n'évolue pas, les droits et les devoirs de l'homme pas davantage, une philosophie de l'évolution n'est qu'une philosophie de la loi du plus fort. le droit entérinant le simple rapport de force. c'est bien pourquoi le libéralisme, qui refuse tout ordonnancement à une métaphysique, est bien l'agent d'une métaphysique réelle, celle du mouvement, qui n'est que le cache sexe du rapport de force. le libéralisme est le masque de satan et de ses séides conscients ou manipulés.

Le libéralisme permet à des individus qui n'ont pas les mêmes opinions de vivre ensemble sans se taper dessus. Je ne vois pas ce que ça a de satanique.


(*)or ce qui faisait consensus à l'époque ne le fait plus, et sans arrimage des droits de l'homme à la loi naturelle, les droits de l'homme vont servir à tondre l'humanité. il faut souligner cependant que dès le départ ce fut là leur finalité ( terreur, massacre de vendée)

Non, non et non ! Lisez Philippe Nemo. Il montre bien l'opposition entre les libéraux de 1789 et les millénaristes de 1793. La Révolution n'est pas un "bloc". Il y avait deux tendances, qui ont continué à s'affronter tout au long du XIXe siècle, et qui existent encore aujourd'hui. Si vous ne voulez pas lire le livre, lisez au moins ça : http://www.wikiberal.org/wiki/Les_Deux_Républiques_françaises_(essai)

, dès le départ les droits de l'homme n'ont jamais été qu'une machine de guerre contre l'Eglise et les valeurs traditionnelles. dans le cadre d'une pensée anti-chrétienne, coupés du ferment divin ce sont des idées folles, celles qui servent de base au libéralisme et contribue à dévaster la morale privée et publique, source de tant de bénéfices pour les grands groupes et les oligarchies...

Pas du tout. Les droits de l'homme sont une idée tout à fait saine et profondément chrétienne. Ils découlent des commandements divin : "tu ne voleras pas" est une défense du droit de propriété, etc... Les droits de l'homme sont une laïcisation des Commandements, c'est tout. Cette laïcisation étend leur applicabilité à tous les non-chrétiens et permet la concorde dans une société cosmopolite. C'est totalement sain et judicieux.

_________________
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 14:58

Tenez, je vus mets directement les deux tendances de la Révolution (que Nemo appelle par les dates par commodité en reconnaissant qu'elles sont simultanées, en ne tenant compte que de leur moment de triomphe):

Citation :
« 1789 »

1789, c’est la démocratie libérale. C’est-à-dire la tolérance religieuse, la liberté de penser, de s’exprimer et de publier, la démocratie politique, enfin la liberté économique (liberté d’entreprendre, liberté du travail). Ces idées sont issues du mouvement des Lumières. Elles sont fondées sur la conviction de la fécondité des libertés, sur trois plans complémentaires.

  • Sur le plan intellectuel, cette prise de conscience tient à la division religieuse de l’Europe qui a résulté de la Réforme au XVIe siècle. Avec cette division, le dogmatisme de l’Eglise et le monopole d’un pouvoir spirituel unique devenaient impossibles. La réflexion est entamée par les humanistes hollandais et anglais, Grotius ou Bayle. C’est grâce à eux si, à partir du XVIIe siècle, les philosophes sont libres de s’exprimer et de publier, si les hypothèses scientifiques même a priori les plus farfelues et contraires aux dogmes et convictions du temps peuvent être librement formulées. Le pluralisme idéologique est irréductible, parce qu’il est lié au caractère éclaté de la vérité. La pensée des Lumières envisage une agora dans laquelle les thèses se confrontent et se réfutent, dans un processus de rationalisme critique qui connaîtra une descendance fructueuse.


  • Sur le plan politique, les doctrines opposées à l’absolutisme royal se font jour dès l’aube du XVIe siècle, en parallèle et à l’opposé de la centralisation du pouvoir monarchique au détriment du régime féodal. Elles ont constitué le berceau des doctrines démocratiques contemporaines. On peut faire remonter ces thèses au conciliarisme du XVe siècle, aux monarchomaques protestants, à la théorie calviniste des magistrats inférieurs, à la théologie du covenant. En France, les doctrines démocratiques de 1789 proviennent naturellement des critiques formulées contre l’absolutisme louis-quatorzien par Claude Joly, Pierre Jurieu ou Fénelon. L’anti-absolutisme prend substance ensuite avec la Fronde des Parlements qui retrouvent leur droit de remontrances sous la Régence et entre en lutte ouverte avec le pouvoir presque jusqu’en 1789.


  • Sur le plan économique enfin, la fin des XVIIe et le XVIIIe siècle voient le développement dans tous les grands pays européens, d’une science économique libérale, et en particulier d’une grande tradition libérale française. Celle-ci court de Pierre de Boisguilbert à Vincent de Gournay, en passant par les physiocrates, Turgot et tant d’autres. Tous croient – c’est la conviction profonde de Turgot, de Destutt de Tracy ou de Say – que la croissance économique seule est la vraie solution de fond aux problèmes sociaux, et non pas la chimère de la simple répartition des richesses qui ne se pose pas la question de savoir comment on la produit. Ils prônent la liberté du commerce et de l’industrie, qui n’ont de sens que si l’on respecte le droit et les contrats : les hommes de cette tradition défendent donc les voies de droit que, depuis longtemps, les Parlements français ont défendues contre l’arbitraire de l’absolutisme. Une autre branche de cette tradition fondera aussi la doctrine des droits de l’Homme, qui est d’origine antique et médiévale, et qui sera reprise par les théoriciens modernes du droit naturel à partir de la seconde scolastique espagnole du XVIe siècle.
Il est indispensable de bien comprendre qu’une grande part de l’opinion publique française était acquise à ces idées de liberté dès avant 1789. C’est ce qui explique le large consensus dont ont bénéficié les premières mesures de la Constituante. Ce large mouvement, qui déborde en arrière comme en avant l’épisode révolutionnaire, est commun aux grands pays d’Europe et à la jeune Amérique.

« 1793 »


La révolution destructrice des Jacobins est une réaction à ce mouvement. Les idées de « 1793 » sont beaucoup plus anciennes que l’épisode de la Terreur, et ne doivent quasiment rien aux Lumières ; elles héritent des collectivismes millénaristes et apocalyptiques de l’Antiquité et du Moyen Age. Plus anciennement encore, elles renvoient à l’atavisme holiste des sociétés archaïques antérieures à l’émergence de la civilisation gréco-romaine et chrétienne. En même temps que, sous l’Ancien Régime, les doctrines anti-absolutistes se développaient, de violents mouvements de foule antinobles, antibourgeois, anticléricaux, antiriches, apparaissent, fédérés par des thèmes religieux millénaristes : les croisades des pauvres, les mouvements autour de l’Empereur des Derniers jours, le mouvement des Flagellants, le mouvement taborite… Le phénomène s’exacerbe avec l’essor commercial et industriel du XVIe siècle, issu des Grandes découvertes de l’humanisme et de la Réforme : la guerre des paysans et le terrifiant mouvement anabaptiste de Thomas Münzer, par exemple.C’est à cette période que naissent aussi les premières utopies, depuis Thomas More et Campanella, jusqu’à Vairas d’Alais, Claude Gilbert et tant d’autres. Les thèmes du futur socialisme apparaissent, autour de l’idée qu’on pourrait établir en Europe même des sociétés alternatives à la société existante pourvu qu’on n’ait pas peur d’y provoquer des changements radicaux. Ces idées se cristallisent dans les systèmes des Diggers lors de la Première révolution anglaise, du curé Meslier à la fin du XVIIe siècle, de Morelly ou de Mably au XVIIIe.Dans la prose des auteurs tenants de ces thèses, la « République » doit assurer non seulement l’égalité des droits, mais encore l’égalité des conditions. Cette dernière revendication se subdivise à son tour en deux revendications différentes, potentiellement contradictoires : dans un cas, un idéal de démocratie de petits propriétaires indépendants ; dans l’autre, l’idéal d’abolition pure et simple de la propriété privée. Dans tous les cas, un rôle majeur revient à la puissance publique : c’est elle qui est censée produire toute la richesse.On peut noter le caractère très rudimentaire de la réflexion économique de ces auteurs. Ils n’ont pas conscience de ce que, déjà en leur temps, la vie sociale est le fruit d’une division du travail poussée qui ne peut se maintenir que si les mécanismes de marché, transmetteurs d’information, fonctionnent. Au surplus, le système d’échange d’information qu’est le marché suppose lui-même le respect de la propriété privée et des contrats, donc le droit. Un des traits les plus significatifs de la mentalité « 1793 » sera donc le mépris du droit et de ses formes, l’approbation délibérée de la violence comme moyen de faire advenir une société estimée plus juste que la société d’alors.Ces idées prennent un tour nouveau avec l’apparition autour des années 1820 des premières doctrines socialistes. Ce qui distingue ces nouvelles doctrines des précédentes, c’est le caractère systématique, complet, qui fait du socialisme une véritable alternative à la société existante. Le socialisme s’agrège donc à « 1793 » comme la forme achevée de cet idéal-type.

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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 14:59

Egalement cette vidéo où il est interviewé et reprend l'essentiel de son livre :

http://video.google.com/videoplay?docid=770190006508320315#

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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 15:01

Philippe Fabry a écrit:
julieng a écrit:
Citation :
Faire prévaloir le droit sur la politique est une bonne chose quand des idéologies nationalistes exacerbés peuvent nuire à la liberté individuelle,cependant le mondialisme et son idéologie globalisante n'abuse pas de cette hiérarchie ou le droit est supérieur à l'intérêt national de façon à faire prévaloir le droit international(et institutions) sur les législatures strictement nationales.
Cette supériorité du droit sur la politique est a double tranchant car en définitive c'est devenu ce qu'on appel le néolibéralisme lequel utilise les droits de l'homme(ou plutôt le "catéchisme" de ce droit international) pour museler les nations.

vous avez parfaitement raison alexis, le grand problème c'est que les droits de l'homme sans dieu n'ont absolument aucune stabilité, ils sont des joujous entre les mains de ceux qui font l'opinion. sans un ancrage métaphysique dans la loi naturelle ils vont accoucher de l'inverse de ce qu'ils sont censés promouvoir: une société totalitaire. Maritain était partisan, à l'époque, de ne pas entrer dans le fondement métaphysique des droits de l'homme parce qu'alors plus personne ne s'entendrait. c'est assez proche de l' argument que notre Philippe en quelque sorte: personne ne s'entend sur les questions de vérité. contentons-nous d'un consensus. (*)

Non non non. Je n'ai jamais parlé de consensus. J'ai parlé d'espace de discussion. Si on ne tombe jamais d'accord, tant pis. De toute façon, ça n'arrivera jamais avant la Parousie. Ce qui est métaphysique, par définition, est meta : caché. Il ne faut pas chercher à fonder un régime politique sur du métaphysique ou du surnaturel, il faut rester dans l'observable et le naturel. Un Etat n'a pas besoin d'assise métaphysique. Lui en donner, c'est nécessairement en faire l'adversaire de tous ceux qui ne souscrivent pas à cette métaphysique. Inutile et dangereux, c'est donc à exclure.
Et nous n'allons pas vers une société totalitaire. Si je suis partisan de penser que l'Amérique finira autoritaire et étatiste, cela n'implique en aucun cas le totalitarisme, qui est un cas à part. Un système libéral ne peut pas finir dans le totalitarisme sans être désavoué.


mais c'est là toute la filouterie du libéralisme: à défaut d'une métaphysique explicite, c'est une métaphysique implicite qui dicte le jeu. c'est clairement le cas de nos jours, la métaphysique implicite c'est celle du mouvement (vs métaphysique des essences) qui précisément justifie la réversibilité des droits de l'homme, tout est fluent et le droit ne fait que cristallisé à un moment cette évolution. sauf que comme, lorsque l'on est catholique, la loi naturelle n'évolue pas, les droits et les devoirs de l'homme pas davantage, une philosophie de l'évolution n'est qu'une philosophie de la loi du plus fort. le droit entérinant le simple rapport de force. c'est bien pourquoi le libéralisme, qui refuse tout ordonnancement à une métaphysique, est bien l'agent d'une métaphysique réelle, celle du mouvement, qui n'est que le cache sexe du rapport de force. le libéralisme est le masque de satan et de ses séides conscients ou manipulés.

Le libéralisme permet à des individus qui n'ont pas les mêmes opinions de vivre ensemble sans se taper dessus. Je ne vois pas ce que ça a de satanique.


(*)or ce qui faisait consensus à l'époque ne le fait plus, et sans arrimage des droits de l'homme à la loi naturelle, les droits de l'homme vont servir à tondre l'humanité. il faut souligner cependant que dès le départ ce fut là leur finalité ( terreur, massacre de vendée)

Non, non et non ! Lisez Philippe Nemo. Il montre bien l'opposition entre les libéraux de 1789 et les millénaristes de 1793. La Révolution n'est pas un "bloc". Il y avait deux tendances, qui ont continué à s'affronter tout au long du XIXe siècle, et qui existent encore aujourd'hui. Si vous ne voulez pas lire le livre, lisez au moins ça : http://www.wikiberal.org/wiki/Les_Deux_Républiques_françaises_(essai)

, dès le départ les droits de l'homme n'ont jamais été qu'une machine de guerre contre l'Eglise et les valeurs traditionnelles. dans le cadre d'une pensée anti-chrétienne, coupés du ferment divin ce sont des idées folles, celles qui servent de base au libéralisme et contribue à dévaster la morale privée et publique, source de tant de bénéfices pour les grands groupes et les oligarchies...

Pas du tout. Les droits de l'homme sont une idée tout à fait saine et profondément chrétienne. Ils découlent des commandements divin : "tu ne voleras pas" est une défense du droit de propriété, etc... Les droits de l'homme sont une laïcisation des Commandements, c'est tout. Cette laïcisation étend leur applicabilité à tous les non-chrétiens et permet la concorde dans une société cosmopolite. C'est totalement sain et judicieux.


C'est vrai les droits de l'homme pour un païen sont une bonne chose...mais ces droits de l'homme et du citoyen ont le défaut d'imposer aux peuples chrétiens la copie à l'original.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 15:04

Alexis232 a écrit:

C'est vrai les droits de l'homme pour un païen sont une bonne chose...mais ces droits de l'homme et du citoyen ont le défaut d'imposer aux peuples chrétiens la copie à l'original.

On ne va tout de même pas s'opposer aux droits de l'homme au prétexte qu'ils sont laïcs, et y contrevenir alors qu'ils sont en phase avec les commandements divins. Ce serait s'opposer de même aux commandements.

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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 15:08

Disons que les droits de l'homme ont insufflé des valeurs chrétienne laïcisées au monde entier,cela a demandé le sacrifice d'un roi et d'un continent l'Europe.
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julieng



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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 15:26

est pour moi une certitude que des idées chrétiennes qui veulent s'autonomiser, se couper de leur base transcendante, perdent alors leur orientation même et sont susceptibles de tous les retournements...l'Eglise est une société de personnes parce que le Christ y est présent, mais la société politique n'en est pas une. c'est là l'erreur centrale du libéralisme: calquer le monde sur la société chrétienne, cela conduit à tout déconstruire. La nature de la société politique interdit d’en faire une société de personnes. parce que cela impliquerait communication entre des ‘êtres qui sont par nature incommunicable. Alors que l’eglise est société de personnes, la société politique est communauté de familles et de groupements, dont la fin est le mieux vivre temporel de leurs membres.

« L’Église est une société de personnes, et le péché propre qu’inspire ce privilège spirituel est, précisément, le personnalisme. C’est lui qui provoque la rupture protestante et inspire ensuite l’hérésie par antonomase qu’est le libéralisme, avec son exaltation de la liberté et sa prétention à faire de tous les ordres sociaux – Église, société civile, État et famille – des instruments au service exclusif de la personne.
[…] Il n’y a rien, dans le développement de notre civilisation, qui ne tire son énergie d’une idée chrétienne arrachée à ses gonds surnaturels. Le libéralisme naît de la veine personnaliste de la foi chrétienne, et bien qu’il soit mitigé par la nature sociale de l’Église et la valeur sacramentelle de ses liens salvateurs, il croît sans entraves dans le climat de foi subjective caractérisant le protestantisme. Lorsque, au dix-neuvième siècle, il pénètre dans certains esprits catholiques, il le fait à la dérobée et en contrariant les enseignements explicites du Magistère romain, qui devait condamner à plusieurs reprises cette suprême hérésie des temps modernes.
» RUBÉN CALDERÓN BOUCHET


« la démocratie est la projection dans le temporel de la société surnaturel de personnes qu’est l’eglise. Bergson a raison d’écrire que « démocratie est d’essence évangélique », mais cette essence est éventée et en s’évaporant, en se désurnaturalisant, elle n’est pas devenue naturelle pour la cause qu’elle est un mythe, une religion dont le dieu est imaginaire, irréel, s’efforçant vainement d’être : L’Humanité » (de la justice, marcel de Corte)

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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 15:41

Vous n'êtes pas pour le principe de séparation entre spirituel et temporel?La Monarchie est le régime le meilleur pour réconcilier transcendance et politique selon vous?ça se défend comme point de vue...
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SJA



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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 15:45

Question candide :

Au regard de la Sainte doctrine, qu'est ce qui permet d'établir que la monarchie est plus légitime que la démocratie ?
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julieng



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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 16:13

Citation :
Vous n'êtes pas pour le principe de séparation entre spirituel et temporel?La Monarchie est le régime le meilleur pour réconcilier transcendance et politique selon vous?ça se défend comme point de vue...


la séparation est anti-chéritenne...je pense qu'en l'état actuel la monarchie en France est la meilleure solution, mais la question du régime est contingente. elle n'en peut plus la pauvre, 3 siècles à être la proie des instincts les plus vils, le jouet des manoeuvres secrètes, l'otage des partis, le peuple de France va se souvenir qu'il était un grand peuple, il va se souvenir à la faveur de je ne sais quel événement ( peut-être la présidentielle en 2012...) sa grandeur et sa réelle vocation et va ouvrir les yeux.

la démocratie n'est pas moins légitime que la monarchie, comme régime politique. mais encore faut-il savoir de quelle démocratie on parle. la démocratie religieuse ou la démocratie authentique? celle qui se place sous l'autorité suprême de l'homme ou celle qui se place sous l'autorité de Dieu, celle qui reconnaît fait du souverain l'homme ou ou celle qui fait du souverain Dieu? la démocratie religieuse n'est pas un régime politique, elle est une religion, une morale, elle est une confusion totale entre le temporel et le spirituel ( même si ses principes spirituels ne sont pas explicites, étant occultes), elle est la démo(n)cratie. c'est cela qu'il faut faire passer comme message en tant que chrétien. il faut pas se cacher derrière son doigt, le démocratie sans dieu( dont le logiciel est le libéralisme philosophique) est une abomination, elle conduit tout droit au totalitarisme.

le totalitarisme ce n'est pas le sale groin du fascisme, du nazisme, ou du communisme, s'il était immédiatement perceptible il n'aurait pas fait tant d'émules. il est une subversion radicale de l'ordre naturel qui se présente comme naturel...tout est en place dans l'univers mental de nos contemporains pour subir un nouveau totalitarisme.
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 16:33

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:

C'est vrai les droits de l'homme pour un païen sont une bonne chose...mais ces droits de l'homme et du citoyen ont le défaut d'imposer aux peuples chrétiens la copie à l'original.
On ne va tout de même pas s'opposer aux droits de l'homme au prétexte qu'ils sont laïcs, et y contrevenir alors qu'ils sont en phase avec les commandements divins. Ce serait s'opposer de même aux commandements.
En attendant certains personnes "hauts placés" sur l'échelle des droits de l'homme ont apparemment du mal à comprendre quelle était réellement la politique des NAZIS.
Citation :
Mercredi, le commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, Thomas Hammarberg, a affirmé que la rhétorique politique actuelle contre les Roms était similaire à des termes utilisés par les nazis et les fascistes.
ça se trouve, Besson aura été l'homme qui aura le plus fait pour les Roms, en forçant la main à la Roumanie (et la Hongrie) en lui demandant d'intégrer ses propres citoyens ! De même que par contre-coup l'Europe va sûrement se sentir obligée de dégager des moyens pour accompagner la situation des Roms en Europe.
Mais bon, j'extrapole, tout dépend de sa conduite future, je pense qu'il faudrait qu'il lève un peu pied là.
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 16:37

julieng a écrit:

le totalitarisme ce n'est pas le sale groin du fascisme, du nazisme, ou du communisme, s'il était immédiatement perceptible il n'aurait pas fait tant d'émules. il est une subversion radicale de l'ordre naturel qui se présente comme naturel...tout est en place dans l'univers mental de nos contemporains pour subir un nouveau totalitarisme.

Il est évident que la démocratie porte les germes du totalitarisme.

C'est pourquoi, pour ne pas sombrer dans le totalitarisme, dans la dictature de la masse, elle est en général appuyée sur des valeurs que la Loi, elle même, ne peut contourner (Constitution).

En gros vous accepteriez une démocratie à condition que la constitution soit "catholique".

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 16:53

julieng a écrit:
Citation :
Vous n'êtes pas pour le principe de séparation entre spirituel et temporel?La Monarchie est le régime le meilleur pour réconcilier transcendance et politique selon vous?ça se défend comme point de vue...


la séparation est anti-chéritenne...je pense qu'en l'état actuel la monarchie en France est la meilleure solution, mais la question du régime est contingente. elle n'en peut plus la pauvre, 3 siècles à être la proie des instincts les plus vils, le jouet des manoeuvres secrètes, l'otage des partis, le peuple de France va se souvenir qu'il était un grand peuple, il va se souvenir à la faveur de je ne sais quel événement ( peut-être la présidentielle en 2012...) sa grandeur et sa réelle vocation et va ouvrir les yeux.


La séparation est anti-"tout système de pensée unique." Elle n'est pas plus anti-chrétienne qu'anti-musulmane ou anti-athée. Elle est simplement anti-monopole de pensée. Et c'est tant mieux.

Arrêtez avec vos histoires de nationalisme et de grand peuple. Vous voyez que vous êtes un millénariste : vous ne croyez pas, comme les esprits raisonnables, que le progrès est affaire de lente évolution, d'héritage et de fructification. Non, vous pensez que le progrès est irruptif, soudain, et doit être amené brutalement par un radical changement de société. Vous êtes un jacobin.

Vous n'avez toujours pas compris que l'individualisme est l'essence même de la Bible.

L'individualisme contrairement à un abus de langage qui lui a sans doute beaucoup nuit, ce n'est pas l'exaltation de l'individu et de ses caprices, ça c'est l'égoïsme.

L'individualisme, c'est le contraire du holisme. L'individualisme, c'est l'affirmation de l'individu et de ses droits face à la communauté susceptible de l'écraser. L'individualisme, c'est la défense de l'individu contre l'arbitraire de la masse. L'individualisme, c'est la civilisation d'une société réglée par le droit opposée à la sauvagerie d'une société fondée sur l'atavisme archaïque, qui fait passer le groupe avant l'individu, au risque de broyer l'individu, de broyer l'innocent.

Toute la Bible enseigne la valeur intrinsèque de l'individu et l'oppose à la force destructrice de la masse : Joseph est opprimé par ses frères, Jésus est condamné par la foule. Lisez les Psaumes, ils sont la complainte du "je" isolé face au "ils", du "juste" qui est la proie des "méchants".

Le propos du Christ est profondément individualiste : le bon berger abandonne le troupeau pour retrouver la brebis perdue. La sauvegarde de l'individu prime sur l'intérêt de la masse, toujours. Le Christ délivre l'humanité de l'atavisme, il condamne la foule qui écrase l'individu, il renvoie dans ses foyers ceux qui veulent lapider la femme adultère. Auraient-ils tort de la lapider ? n'est-elle pas coupable ? Là n'est pas la question, mais la foule n'a pas le droit de s'ériger en juge de l'individu.

Jésus dépasse la pensée grecque. Là où un Socrate estimait encore juste de se soumettre à la condamnation de la cité, Dieu nous dit que non, que c'est injuste et inadmissible que la foule écrase l'individu au prétexte qu'elle est la foule. Voilà pourquoi le message du Christ a si bien explosé dans le monde grec, il lui a fait sauter ce pas de civilisation qu'il n'avait pas franchi seul.

Et voilà pourquoi l'Etat ne saurait imposer ses vues à l'individu. Voilà pourquoi il est malsain d'espérer une "chrétienté" dans laquelle l'individu qui penserait différemment serait condamné. L'individu est libre, c'est un droit conféré par Dieu sur lequel tout le reste de l'humanité serait-il ligué, il n'aurait encore aucun droit.

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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 16:56

SJA a écrit:
julieng a écrit:

le totalitarisme ce n'est pas le sale groin du fascisme, du nazisme, ou du communisme, s'il était immédiatement perceptible il n'aurait pas fait tant d'émules. il est une subversion radicale de l'ordre naturel qui se présente comme naturel...tout est en place dans l'univers mental de nos contemporains pour subir un nouveau totalitarisme.

Il est évident que la démocratie porte les germes du totalitarisme.

C'est pourquoi, pour ne pas sombrer dans le totalitarisme, dans la dictature de la masse, elle est en général appuyée sur des valeurs que la Loi, elle même, ne peut contourner (Constitution).

En gros vous accepteriez une démocratie à condition que la constitution soit "catholique".


La démocratie libérale. Voilà la solution. Il n'y a pas de totalitarisme possible, avec la garantie des libertés individuelles.

Une démocratie chrétienne et non libérale, à l'inverse, serait de fait un totalitarisme. Un totalitarisme chrétien, dans lequel l'opinion de l'individu est écrasée par le christianisme de la masse érigé en pensée officielle du régime.

La démocratie doit être libérale, ou n'être pas.

Au reste, voir ce que j'ai dit ci-dessus sur l'individualisme biblique.

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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 18:33

Philippe Fabry a écrit:
SJA a écrit:
julieng a écrit:

le totalitarisme ce n'est pas le sale groin du fascisme, du nazisme, ou du communisme, s'il était immédiatement perceptible il n'aurait pas fait tant d'émules. il est une subversion radicale de l'ordre naturel qui se présente comme naturel...tout est en place dans l'univers mental de nos contemporains pour subir un nouveau totalitarisme.

Il est évident que la démocratie porte les germes du totalitarisme.

C'est pourquoi, pour ne pas sombrer dans le totalitarisme, dans la dictature de la masse, elle est en général appuyée sur des valeurs que la Loi, elle même, ne peut contourner (Constitution).

En gros vous accepteriez une démocratie à condition que la constitution soit "catholique".


La démocratie libérale. Voilà la solution. Il n'y a pas de totalitarisme possible, avec la garantie des libertés individuelles.

Une démocratie chrétienne et non libérale, à l'inverse, serait de fait un totalitarisme. Un totalitarisme chrétien, dans lequel l'opinion de l'individu est écrasée par le christianisme de la masse érigé en pensée officielle du régime.

La démocratie doit être libérale, ou n'être pas.

Au reste, voir ce que j'ai dit ci-dessus sur l'individualisme biblique.


La démocratie libérale c'est ce que nous vivons tous les jours...elle n'est pas forcément mauvaise mais malheureusement dénuée de tout principe directeur et unificateur.
Le meilleur régime selon mon point de vue est une Monarchie constitutionnelle,nous le voyons bien avec la crise Belge...le Roi des Belges (ou "symbole" unificateur) "est ce qui fait que" la Belgique soit encore en "vie"....le régime libéral et démocratique incarné par le parlement belge est déjà mort,ce qui prouve qu'en cas de troubles entre différentes communautés au sein d'une même nation ou grave crise institutionnelle la Monarchie "soft" viens,au dernier moment, sauvegarder l'unité nationale.
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 18:36

Même chose pour la Thailande suite aux troubles récents...
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 22:14

Philippe Fabry a écrit:
La démocratie libérale. Voilà la solution. Il n'y a pas de totalitarisme possible, avec la garantie des libertés individuelles.

Une démocratie chrétienne et non libérale, à l'inverse, serait de fait un totalitarisme. Un totalitarisme chrétien, dans lequel l'opinion de l'individu est écrasée par le christianisme de la masse érigé en pensée officielle du régime.

La démocratie doit être libérale, ou n'être pas.

Au reste, voir ce que j'ai dit ci-dessus sur l'individualisme biblique.

Il n'y a pas contradiction entre démocratie libérale et catholique.

Voyez : d'où vient l'aspect libéral de la V° Rep ? De la DDHC et des PFRLR.

Le reste du préambule de 1946 est un ramassi de niaiseries communistes. Il suffit de le remplacer par quelques prinicpes catholiques pour avoir une démocratie libérale catholique.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 9 Sep 2010 - 22:29

SJA a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
La démocratie libérale. Voilà la solution. Il n'y a pas de totalitarisme possible, avec la garantie des libertés individuelles.

Une démocratie chrétienne et non libérale, à l'inverse, serait de fait un totalitarisme. Un totalitarisme chrétien, dans lequel l'opinion de l'individu est écrasée par le christianisme de la masse érigé en pensée officielle du régime.

La démocratie doit être libérale, ou n'être pas.

Au reste, voir ce que j'ai dit ci-dessus sur l'individualisme biblique.

Il n'y a pas contradiction entre démocratie libérale et catholique.

Voyez : d'où vient l'aspect libéral de la V° Rep ? De la DDHC et des PFRLR.

Le reste du préambule de 1946 est un ramassi de niaiseries communistes. Il suffit de le remplacer par quelques prinicpes catholiques pour avoir une démocratie libérale catholique.

Pas faux. Le problème c'est qu'il a fallu l'Occupation et se faire passer pour des super-résistants aux communistes pour faire admettre ces niaiseries.

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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Ven 10 Sep 2010 - 0:32

Cher Philippe

Je ne comprends pas comment vous êtes parvenu à vous faire une image aussi fausse de la révélation. toute votre démonstration bute sur un détail, un tout petit: Dieu s'est agrégé un peuple, il a formé un peuple pour que de ce peuple puisse naître la Mère de Dieu. la venue du seigneur dans le peuple élu devait être assurée par la formation et protection du peuple, qui passent parfois par son châtiment et le massacre des peuples hostiles et corrupteurs. au final la formation de ce peuple accouchera de son plus beau joyau: Marie. C’est assez dire que la dialectique individuel-collectif est indépassable, puisque même Dieu y eut recours. Alors bien sûr le collectif, quand il s’égare est parfois oppresseur, mais généralement il ne s’égare pas sans que ses chefs ne l’aient égaré, sans qu’il soit manipulé par quelques individualités qui instrumentalisent à leurs propres fins la transcendance.

Tout est communautaire dans notre foi, c’est une grande différence entre, par exemple, le catholicisme et le protestantisme. Pour ces derniers, nous sommes seuls à seul avec Dieu, dans une relation individuelle de personne à personne. Le catholicisme, pas du tout, c’est la Jérusalem céleste, c’est la Cité sainte, c’est la Communion des Saints. Mais du point de vue naturel, l’homme n’est également absolument rien sans le support des communautés naturelles. Votre plaidoyer individualiste est totalement anti-catholique. jamais le catholicisme n’a vu dans l’individu le fin mot de la vie naturelle ou de la vie surnaturelle, toujours il a considéré que l’homme était un « être sociale jusqu’à la fine pointe de sa spiritualité »(st Thomas).

Chez St Thomas, l’homme est comme chez Aristote un être social, membre d’une communauté, mais cette réalité est éclairée par la foi. Il y a subordination des individus aux biens de l’ensemble, l’homme ne mène pas une vie spirituelle qui mène à la béatitude d’un côté et une vie mondaine d’un autre, le tout est unifié. Il souligne l’importance de la relation au créateur et celle à ses frères, condition requise pour intensifier cette relation à son créateur.

Donc c’est au nom de la reconnaissance de l’homme comme être moral ( sphère spirituelle) que l’ordre social ( sphère temporel) doit être ordonné à un cadre moral normatif. Au nom de la destiné morale de l’homme il faut subordonner le cadre temporel.

Léon XIII bien qu’ayant prôné le ralliement récusait l’idée démocratique de la loi du nombre « il lui faut garder à l’abri de toute atteinte, le droit de propriété et de possession, maintenir la distinction des classes qui, sans contredit, est le propre d’un Etat bien constituté, enfin, il faut qu’elle accepte de donner à la communauté humaine une forme et un caractère en harmonie avec ceux qu’a établis le dieu créateur. » Graves de communi re.

la politique du ralliement n'a jamais été dans l'esprit de Léon XIII qu'une combinazzione :
Subvertir de l’intérieur la démocratie pour la réordonner à Dieu. Erreur monumentale, car comme disait le clan moderniste, ravi du terme de Démocratie chrétienne promulguée de Léon XIII « nous lui avons fait avaler le mot, nous lui feront avaler la chose » (léon de Chetssac). (la chose n'a pas été réussi avec Léon XIII mais avec tant de cathos, comme vous). Il suffit de se référer Diuturnum illud pour comprendre que Léon XIII est en tout point hostile à l’idée de démocratie libérale.

« Aujourd'hui, on va plus loin ; bon nombre de Nos contemporains, marchant sur les traces de ceux qui, au siècle dernier, se sont décerné le titre de philosophes, prétendent que tout pouvoir vient du peuple ; que, par suite, l'autorité n'appartient pas en propre à ceux qui l'exercent, mais à titre de mandat populaire, et sous cette réserve que la volonté du peuple peut toujours retirer à ses mandataires la puissance qu'elle leur a déléguée.
C'est en quoi les catholiques se séparent de ces nouveaux maîtres ; ils vont chercher en Dieu le droit de commander et le font dériver de là comme de sa source naturelle et de son nécessaire principe.

(…)

« Il est évident qu’une telle théorie, au lieu de fortifier l’ordre et la paix, favorise l’instabilité et livre les masses aux meneurs habiles et malhonnêtes. En effet, si l’autorité souveraine découle formellement du consentement de la foule, et non pas de Dieu, principe suprême et éternel de toute puissance, elle perd aux yeux des sujets son caractère le plus auguste et elle dégénère en une souveraineté artificielle qui a pour assiette des bases instables et changeantes comme la volonté des hommes dont on la fait dériver. (…)
Cette origine divine de l'autorité humaine est attestée de la façon la plus claire en maints passages de l'ancien Testament : " C'est par moi que règnent les rois, par moi que les souverains commandent, que les arbitres des peuples rendent la justice (1)." Ailleurs : " Prêtez l'oreille, vous qui gouvernez les nations, parce que c'est par Dieu que vous a été donnée la puissance ; l'autorité vous vient du Très-Haut (2)." Le livre de l'Ecclésiastique fournit le même enseignement : " C'est Dieu qui a préposé un chef au gouvernement de chaque nation (3)."

On connaît l'enseignement sublime et décisif que saint Paul donnait aux Romains, bien qu'ils fussent soumis à des empereurs païens. " Il n'y a de pouvoir que celui qui vient de Dieu (5)." D'où l'Apôtre déduit, comme une conséquence, que " le souverain est le ministre de Dieu (6)."


Le ministre de Dieu cher Philippe, entendez-vous la doctrine chrétienne.

« Ceux qui font sortir la société civile d'un libre contrat doivent assigner à l'autorité la même origine ; ils disent alors que chaque particulier a cédé de son droit et que tous se sont volontairement placés sous la puissance de celui en qui se sont concentrés tous les droits individuels. Mais l'erreur considérable de ces philosophes consiste à ne pas voir ce qui est pourtant évident ; c'est que les hommes ne constituent pas une race sauvage et solitaire ; c'est qu'avant toute résolution de leur volonté, leur condition naturelle est de vivre en société »

Ce que j’expliquais auparavant

« Ajoutez à cela que le pacte dont on se prévaut est une invention et une chimère ; et que, fût-il réel, il ne donnerait jamais à la souveraineté politique la mesure de force, de dignité, de stabilité que réclament et la sûreté de l'Etat et les intérêts des citoyens. Le pouvoir n'aura cet éclat et cette solidité qu'autant que Dieu apparaîtra comme la source auguste et sacrée d'où il émane.

Cette doctrine n'est pas seulement la plus véritable, elle est la plus salutaire qui se puisse concevoir. »


« Tout au contraire, les théories modernes sur le pouvoir politique ont déjà causé de grands maux, et il est à craindre que ces maux, dans l'avenir, n'aillent jusqu'aux pires extrémités. En effet, refuser de rapporter à Dieu comme à sa source le droit de commander aux hommes, c'est vouloir ôter à la puissance publique et tout son éclat et toute sa vigueur. En la faisant dépendre de la volonté du peuple, on commet d'abord une erreur de principe, et en outre on ne donne à l'autorité qu'un fondement fragile et sans consistance. De telles opinions sont comme un stimulant perpétuel aux passions populaires, qu'on verra croître chaque jour en audace et préparer la ruine publique en frayant la voie aux conspirations secrètes ou aux séditions ouvertes. »

De telles théories ouvrent un boulevard aux complots… c’est évident…sauf pour les cathos libéraux, sorte de centaure au niveau des principes.

St Pie X fait écho à Léon XIII dans sa lettre sur le sillon « Notre prédécesseur, d’heureuse mémoire, les a rappelés dans des pages magistrales, que les catholiques occupés de questions sociales doivent étudier et toujours garder sous les yeux. Il a enseigné notamment que la démocratie chrétienne doit « maintenir la diversité des classes qui est assurément le propre de la cité bien constituée, et vouloir pour la société humaine la forme et le caractère que Dieu, son auteur, lui a imprimés »
Il a flétri « une certaine démocratie qui va jusqu’à ce degré de perversité que d’attribuer dans la société la souveraineté au peuple et à poursuivre la suppression et le nivellement des classes ».
« « Non, Vénérables Frères, – il faut le rappeler énergiquement dans ces temps d’anarchie sociale et intellectuelle où chacun se pose en docteur et en législateur, – on ne bâtira pas la cité autrement que Dieu ne l’a bâtie ; on n’édifiera pas la société, si l’Église n’en jette les bases et ne dirige les travaux ; non, la civilisation n’est plus à inventer, ni la cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est ; c’est la civilisation chrétienne, c’est la cité catholique. Il ne s’agit que de l’instaurer et la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l’utopie malsaine, de la révolte et de l’impiété : omnia instaurare in Christo. »


Voyez cher Philippe toute votre pensée est condamnée depuis belle lurette…

Léon XIII dénonce l’univers intellectuel de la modernité, en droite ligne de deux siècles d’opposition aux valeurs modernes. Il y a une opposition rédhibitoire de l’Egtise à l’univers intellectuel des Lumières et à ses conséquences politiques avec l’expulsion de l’Eglise de la sphère temporelle. Léon ne se contente pas de s’opposer, il réhabilite le thomisme (aeterni patris, 1879) pour doter l’Eglise de son système de pensée à opposer à celui des lumières et forge ensuite une doctrine politique( diuturnum illud en 1881 sur l’origine divine du pouvoir, immorale dei[(i] en 1885 sur la constititution chrétienne des états, [i]libertas praestantissimum/i] en 1888 sur la conception chrétienne de la liberté humaine et enfin rerum novarum sur la doctrine sociale), enfin [i]Rerum novarum dresse un constat sévère de la société qu’il rend les lumières responsables.

La subornation du fonctionnement de la société aux droits des individus favorise selon elle la recherche de l’intérêt individuel ce qui conduit à valoriser la dimension économique de la société. Le marché concurrentiel devient le moyen de régulation de la société, la morale et la politique y sont subordonnés. Le libéralisme est l’outil de la gestion politique du libéralisme philosophique. L’économie est libérale et elle est garante des valeurs modenres. Autrement dit, le libéralisme économique lui apparaît comme l’outil de gestion politique du libéralisme idéologique.
Les encycliques sont destinées à conserver à l’Eglise une ifnluence dans la sphère temporelle. Les papes ne se contentent pas d’apporter leur contribution à la compréhension des grandes questions de leur époque, à la lumière de leurs sytsèmes de valeurs, ils cherchent à montrer qu’il est vain de penser remédier aux difficultés sans le secours du système de pensée de l’Eglise.

Deux théologiens étudièrent la question, le Père Taparelli d’Azeglio ( essai théorique de droit naturel, essai sur les principes philosophiques de l’économie politique) et le père Liberatore qui influença Léon XIII
Pour le théologien Luigi Taparelli, la conception de l’homme des lumières débouche sur l’exaltation de l’intérêt personnel, qui en l’absence de toute référence au bien, tel que la religion le définissait, devient égoîste à finalité matérielle, donc un intérêt pécuniaire. Dès lors la société est dominée par la sphère économique au sein de laquelle la violence des rapports sociaux devient la règle.
contre l’individualisme moderne :
« étant donné que chaque homme se croit indépendant, il regardera tous les autres hommes comme des choses utiles(…) Puisque l’homme indépendant, comme nous lp0avons dit au début, agit uniquement pour soi et veut que tous les hommes coopèrent à son propre bien, c’est l’utilité seule qu’il regarde en tous les hommes, et un homme qui ne lui serait pas utile à lui n’a plus à ses yeux de raison d’exister (p.31)…l’homme indépendant n’étant lié par aucune loi, s’aime soi-même par-dessus toutes choses et les autres par amour de soi ; c’est par amoir de soi-même qu’il vit en société avec eux, espérant qu’ils lui seront utiles. » essai sur les principes philosophiques de l’économie politique
Il met en cause la responsabilité des Lumières
« il y a dans le monde depuis la Réforme de Luther deux sociétés, dont chacune a son principe moral qui dérive du principe métaphysique suprême et se propage dans toutes les doctrines sociales ; ce principe moral est pour l’une la dépendance de tout l’ordre créé à l’égard du Créateur, pour l’autre l’indépendance absolue de l’individu, ou, comme on dit aujourd’hui, la liberté, funeste fruit de la Réforme luthérienne se transformant successivement en inspiration privée, libre examen, rationalisme,etc… le moi de Kant et de Fichte, l’absolu de Schelling et de Hegel, le panthéisme, l’autothéisme, le Dieu-Etat des doctrines rationalistes, le Dieu-peuple de Mazzini et des républicains, ne sont que des concepts métaphysiques inventés pour servir de base au principe moral de l’indépendance, qui, suivan leur nature, produisit l’absolutisme de l’Etat, le droit d’insurrection, la république sociale etc…sans doite toutes ces théories se combattent é0une l’autre par intérêt dans des moments décisifs, quand un parti espère arriver à gouverner la société, mais elles sont toutes unies par un certain lien de fraternité logique, et toutes elles prennent le titre de société moderne animée de l’esprit du siècle, progressiste etc…et toutes elles reconnaissent comme adversaire le droit à l’indépendance absolue, ou, comme ils disent, la liberté »(ibi)

ce qui conduit à la domination de la sphère économique

« il est facile de voir que le principe hétérodoxe de l’indépendance qui divise le plaisir pour en faire la fin dernière de l’homme et reconnaît les richesses comme moyen de plaisir, devait proposer aux giuverants l’acroissements illimité des richesses comme but unique d’un bon gouvernement, puisqu’un bon gouvernement doit rendre les peuples heureux. Mais pour augmenter toujours la richesse il faut mettre en jeu tous les ressorts de la nature humaine. Ainsi, peu à peu, l’homme tout entier et la société toute entière furent attachés au char triomphal de cette science. Celle-ci absorba non seulement les théories de l’agriculture, des arts, du commerce, mais jusqu’à celles de la politique et de la morale, toutes enrôlées au service du Dieu-argent »

Pour Tarapelli il y a une science économique possible à condition que le principe anthropologique sur lequel elle repose soit explicité.il récuse l’anthropologie moderne qui définit l’homme à partir de ses droits ( « on ne peut appeler qu’anarachie une société où chacun se prédent indépendant en droit ») car alors l’économie s’affranchit de la morale.(« elle – la morale- n’a laissé à sa soueur, l’Economie politique, que le froid domaine de l’intérêt »), il lui substitue une antrhpologie chrétienne, garante de la solidarité collective et de la stabilité de l’ordre social (« le principal fondamental de l’ordre social est que l’homme dépend de son créateur »)

Pour le père Libertore « le libéralisme moderne est semblable à ces grosses mouches qui, partout où elles passent, laissent un germe de corruption et d’infection. »

Avec le libéralisme des lumières, la société est désormais fondamentalement organisée sur des faux principes, ce qui contraint l'Eglise à devoir composer. or composer, cela veut dire chercher à coexitser avec des principes opposés. Les idées coexistent difficilement. Il y a tj un vaincu dans ces situations. rechercher un compromis avec l'erreur c'est compromettre la vérité. c’est bien ce qui s’est produit dans le monde catholique. le libéral ne comprend tout simplement plus rien à la nature de l’homme, sa vocation, à la finalité des communautés naturels, famille, monde professionnelle, état..


Dans dans l'étape, Paul Bourget a admirablement rendu ce drame: Jean Monneron, un incroyant sur le chemin du retour de la foi, se heurte à un prêtre démocrate, l'abbé Chenut, qui voit dans l'évangile l'esprit de la devise républidaine
Monneron, qui vient précisément de ces bords, détrompe l'abbé: il voit dans l'Evangile une autre devise: discipline, hiérarchie, charité.

"il n'y a pas de contradiction entre les deux programmes, fit le prêtre.
pour vous, non monsieur l'abbé, répondit Jean, parce que vous admettez l'Evangile, et par conséquent l'ordre Romain qu'elle a transposée dans le domaine spirituel; mais, pour ceux qui ne l'admettent pas, la première de ces deux devises, c'est l'anarchie et le pire! C'est l'anarchie armée de principes."
c'est ce que dit Pie IX dans Quantu Cura "il n'est pas vrai que la volonté du peuple, manifestée par l'opinion publique ou de toute autre manière, constitue la loi suprême, indépendante de tout droit divin ou humain."


"la démocratie a pour base le "nombre souverain" qui crée le droit, et par conséquent le change, le transforme à sa guise. le démocratisme est le pvoir païen, athée, par excellence, parce qu'il est la négation même de la loi divine. la démocratie repose sur les droits absolus de l'Homme, qu'elle a substitué aux droits de Dieu, et par conséquent de l'Eglise. pendant que les chrétiens répètent: tout pouvoir vient de Dieu, les démocrates proclament que tout pouvoir cient de l'homme, et est formulé par le nombre" "pendant que Moïse écrivait la parole de Dieu, Aaron, lui, faisait l'application du principe démocratique, en confectionnait un veau d'or, que voulait le Nombre et pour lequel chacun apportait une part du métal avec lequel devait être coulé le dieu de la Démocratie, le dieu de la foule, de la majorité"(la gazette de France, 23,2,1893)

ce qui est assez inquiétant en ce qui vous concerne c'est que vous ne comprenez pas quelles forces ont été déployées pour faire triompher le libéralisme, et par qui elles l'ont été...il fallut transformer toute la conception de l'autorité et par conséquent déconstruire toute la métaphysique, l'anthropologie et la morale pour le faire triompher. ce fut là l'oeuvre de la maçonnerie , dans la Vérité ( 17.9.1895) Un fm s'exprime ainsi « nous avons à faire triompher un idéal qui est l’antithèse de l’idéal religieux. Pour assurer le succès final de nos idées, pour venir à bout d’ennemis acharnés, une organisation durable est nécessaire ; ceux qui assument les responsabilités doivent parler ferme et savoir se faire obéir. Nous faisons la guerre, nous sommes une armée, rien sans discipline…on veut en finir avec nous, peut-être en finirons-nous avec nos adversaires… » et oui le libéralisme n'a rien de neutre, il est foncièrement promoteur d'un homme nouveau, détaché de l'enseignement de l'Eglise. vous mangez à cette auge là malheureusement Philippe, vous adhérez au projet maçonnique, votre pensée a été totalement pénétrée par ses germes... dommage...
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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Ven 10 Sep 2010 - 4:53

Cher Julieng, ne confondez pas lo'Ancien Testament où religion et politique sont unis et prophétiques et Nouveau Testament où Politique et religion sont dans un espace distincte.

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MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Ven 10 Sep 2010 - 9:14

julieng a écrit:
Léon XIII bien qu’ayant prôné le ralliement récusait l’idée démocratique de la loi du nombre « il lui faut garder à l’abri de toute atteinte, le droit de propriété et de possession, maintenir la distinction des classes qui, sans contredit, est le propre d’un Etat bien constituté, enfin, il faut qu’elle accepte de donner à la communauté humaine une forme et un caractère en harmonie avec ceux qu’a établis le dieu créateur. » Graves de communi re.



Si je peux me permettre, Thomas Jefferson ne dit pas le contraire.
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