DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE

Théologie Spirituelle Catholique
Pour déposer une intention de prière:Agapé
ATTENTION : Les publicités ci-dessous sont indépendantes de notre volonté !
 
AccueilAccueil  PortailPortail  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Discernement sur Alain Soral et sa pensée

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
AuteurMessage
Philippe Fabry
Administrateur


Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Dim 19 Sep 2010, 10:28

SJA a écrit:

Pourquoi ne pas voir le progrés de manière isolée : la chose qui permet de soulager les maux terrestres? Le progrés ne mène plus au salut ; il n'a d'autre finalité que terrestre.

Pour l'entrepreneur et le travailleur, c'est probable, puisqu'ils cherchent à s'enrichir par l'activité (encore qu'il ne faut pas négliger l'importance du travail dans la vertu : travailler pour gagner sa vie sans se reposer sur les autres, et nourrir correctement sa famille par un labeur honnête est aussi une voie de sainteté).
Une oeuvre à finalité terrestre peut donc très bien être mise en perspective et vécue jusqu'au plan spirituel.


Pour que ce nécessaire progrés materiel qui soulage des maux terrestres ne nuise pas au salut (seul véritable bien), il faut que ce progrés soit subsidiaire par rapport au salut; autrement dit que que le spirituel domine de temporel.

Il faut surtout que la morale ne soit pas elle-même affaire de marché, qu'elle ne soit pas relativisée. La relativisation de la morale est une grande régression depuis Socrate qui en avait fait un objet de science.
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
julieng



Messages : 2590
Inscription : 04/08/2007

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Dim 19 Sep 2010, 15:13

Confused
Revenir en haut Aller en bas
http://www.wmaker.net/eschaton/
Philippe Fabry
Administrateur


Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Dim 19 Sep 2010, 15:19

julieng a écrit:
Citation :
Ensuite, Nemo voit peut-être un peu trop la superstition dans l'aspect contemplatif de la religion, mais il faut avouer qu'avec des mecs comme Julieng, qui prônent le primat du spirituel tout en voyant du complot partout et en tombant d'accord avec le pro-ummite Boudo et "les américains n'ont pas mis le pied sur la Lune"-Théodéric, il est difficile pour un esprit raisonnable de ne pas avoir envie de s'éloigner franchement de ces tendances.


il faudrait que vous sortiez un peu de vos caricatures, je ne suis pas en accord avec Boudo et Thérodéric pour des histoires de ummite ou des histoires de tintin et milou sur la lune, mais uniquement parce qu'ils reconnaissent que le 11 sept ne peut être le fait d'une grappe de terroristes dirigés du fin fond d'une grotte en Afghanistan

Ce n'est pas une question de lettre, mais d'esprit. L'idée d'un complot pour le 11 septembre est du même ordre, c'est cela que je dis. Et pour qui n'est pas, comme vous, dans cette sorte d'esprit, c'est évident.
Par contre, pour celui qui nage dans l'esprit de paranoïa, aucun argument inverse n'est recevable.

Nous savons très bien que la base de votre idée n'est pas rationnelle, contrairement à ce que vous affirmez, mais instinctive, émotionnelle : vous haïssez tout ce que représentent les USA, et par conséquent n'accordez crédit qu'à ce qui va dans ce sens.

A ce titre, la citation d'Henri-Irénée Marrou que vous aviez produite, disant que les idées précèdent le travail scientifique de l'historien, montre bien votre état d'esprit. Il n'y a en effet rien de moins scientifique que le préjugé.
Cela dit, je ne pense pas que Marrou tenait là un propos militant, mais faisait plutôt un constat sur la façon dont beaucoup fonctionnent. Façon regrettable.
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
julieng



Masculin Messages : 2590
Inscription : 04/08/2007

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Lun 20 Sep 2010, 09:10

Citation :
Nous savons très bien que la base de votre idée n'est pas rationnelle, contrairement à ce que vous affirmez, mais instinctive, émotionnelle : vous haïssez tout ce que représentent les USA, et par conséquent n'accordez crédit qu'à ce qui va dans ce sens
.


ricidule, il y a à peine un an que je me suis résolu à accepter l'existence d'un complot, et d'une certaine façon c'est contre moi-même que je m'y suis résolu, contre mes élans instinctifs, émotionnels, contre ma culture familiale...

Citation :
A ce titre, la citation d'Henri-Irénée Marrou que vous aviez produite, disant que les idées précèdent le travail scientifique de l'historien, montre bien votre état d'esprit. Il n'y a en effet rien de moins scientifique que le préjugé.
Cela dit, je ne pense pas que Marrou tenait là un propos militant, mais faisait plutôt un constat sur la façon dont beaucoup fonctionnent. Façon regrettable.

lisez Marrou vous verrez que vous êtes à côté
« Si on la dépouille de ses outrances polémiques et de ses formulations paradoxales, la philosophie critique de l’histoire se ramène finalement à la mise en évidence du rôle décisif que joue, dans l’élaboration de la connaissance historique, l’intervention active de l’historien, de sa pensée, de sa personnalité. »

et voilà qui invalide totalement votre affirmation:
« La validité des concepts mis en œuvre par l’histoire sont bien, il ne faut pas dire relatifs, mais dépendants, non pas à proprement parler de la personnalité de l’historien, de sa mentalité, de son temps, mais bien de la vérité de la philosophie, implicite et, il faut le souhaiter, explicite, qui lui a permis de les élaborer. Toutes nos idées sur l’homme, qui constituent l’instrument au moyen duquel nous allons nous risquer à saisir le passé humain, se rattachent à une certaine philosophie de l’homme ; la vérité de ces concepts, qui implique leurs limites de validité, conditionne la vérité de la connaissance historique ; ce n’est pas à l’historien, sinon par accident, mais au philosophe en tant que tel, à l’anthropologue, à établir, à préciser, à vérifier cette validité. L’histoire ne se soutient pas à elle seule, comme le rêvaient les positivistes ; elle fait partie d’un tout, d’un organisme culturel dont la philosophie de l’homme est comme l’axe, la charpente, le système nerveux ; elle tient et tombe avec lui. » comme quoi même un non-universitaire peut mettre mat le futur grand professeur...

je crois que vous ne comprenez pas vraiment la notion d'histoire. On peut relever trois façons de comprendre le terme « historique ». Est historique tout d’abord un événement s’étant déroulé dans le passé. Est historique la connaissance personnelle que nous avons médiatement d’un événement, par des témoins, des documents ( les circonstances de notre naissance par exemple). Est historique enfin la discipline qui prétend attester d’un événement de façon universelle par la rigueur de sa méthode. Le premier sens porte sur la chose elle-même, les deux suivants sur la connaissance que nous en avons. De plus le troisième sens se fonde sur le deuxième, le mode commun étant à la source de sa démarche. Le deuxième sens déborde également le troisième puisque les critères
méthodologiques du troisième sens sont toujours conditionnés par une époque. Les critères déterminants d’une époque peuvent donc être parfaitement relativisés par la suite. Ainsi, dans le sillage du rationalisme des lumières, est-il est apparu à de nombreux exégètes
que les miracles des Ecritures ne devaient jamais être pris à la lettre, qu’ils devaient être « démythologisés ». En ce qui me concerne c'est l'histoire au sens premier qui m'intéresse et pour l'atteindre j'évite l'écueil de l'idolâtrie de la science historique, tout en restant attentif à ce qu'elle dit. mais je ne la place pas plus haut que ce qu'elle mérite, la science reine restant naturellement la théologie, servie en premier par la philosophie.

Revenir en haut Aller en bas
http://www.wmaker.net/eschaton/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mer 06 Oct 2010, 20:49

Un adhèrent UMP et sympathisant ER témoigne:

Bonjour,

Je suis un de vos lecteurs réguliers et des auditeurs attentifs de vos interventions. Je viens vous apporter içi mon témoignage, ma réflexion et mes critiques. Pour vous donner une idée de qui vous parle, je m’appelle Jean, 22 ans, fils d’un petit employé et d’une femme au foyer , je suis socialement quelque part entre le bas de la classe moyenne et le haut de la classe populaire. Je viens d’achever une licence de droit dans une fac de banlieue populaire et je m’intéresse depuis longtemps à la politique.


Charles De Gaulle est ma référence politique première. Je suis adhérent à l’UMP et je vote FN. Je suis allé à l’UMP pour plusieurs raisons. La première est que je voulais « en être », c’est-à-dire voir une machine politique de l’intérieur, la seconde était la possibilité de rencontrer des gens de la « haute », des bourgeois, des vrais, de faire connaissance, de les « étudier » de près, bref, de rencontrer des gens que je n’étais jamais censé rencontré.

Les deux autres raisons sont les plus classiques, la possibilité de défendre mes idées (je m’imaginais que le seul moyen de prendre le pouvoir en France était de le prendre à l’UMP et que c’était encore possible) et aussi bien sur, quand même, la gamelle.

Je me suis efforcé d’aller voir la partie la plus fréquentable de l’UMP, ce qui reste de gaullistes, c’est-à-dire Michelle Alliot-Marie et ses partisans qui représentent à peu près ce qui reste de gaullisme à l’UMP, inutile donc de préciser qu’ils ne sont pas très nombreux.

Pour vous décrire le décor de l’intérieur du parti et surtout de ce que je connais le mieux, son organisation de jeunesse, je dirais simplement qu’il ressemble à sa caricature.

Le mouvement de jeunesse, les jeunes populaires est remplis d’ambitieux imbéciles qui sont là avant tout pour la soupe et le parti « des grands » est une maison de retraite. Il n’y a tout simplement presque personne entre 30 et 60 ans. Les jeunes pop (comme on s’appelle entre nous) sont également assez fidèles à leur caricature, pour la plupart ce sont des grands bourgeois libéraux.

Le type électeur de classe moyenne en souffrance qui en a marre de la chienlit et qui vient à l’UMP en espérant encore que c’est le parti de l’ordre se retrouve surtout dans les fédération de banlieue (93, 91…).

Pour le reste, tous les responsables sont des gens libéraux-libertaires et des mondialistes convaincus, absolument tous. Je n’en ai tout simplement jamais entendu un en privé ou en public critiquer l’Europe, le mariage gay, l’immigration ou Sarko-tout-puissant.

J’ai pu le constater lors d’un débat interne, presque informel et entre jeunes, donc non bouclé. Quand la conversation s’est porté sur la mondialisation et la disparition des frontières et qu’on a fait remarquer que nous étions les seuls assez stupides pour appliquer réellement les traités de libre échange et que l’Europe était le seul ensemble à ne pas avoir de droit de douane, l’un des chef de la mouvance la plus pro-sarko nous a expliqué que mettre des droits de douane, ce serait la guerre.

Que défendre les intérêts nationaux, ce serait fâcher les autres puissances et le plus sur chemin vers la guerre. Pour un gaulliste comme moi qui considère qu’un pays pour être libre doit être fort, c’étais profondément choquant. Il est aussi à préciser que tous les responsables nationaux, à quelques exceptions, sont de l’ouest parisien ou de Neuilly et qu’ils ont tous une fascination sans bornes pour les USA, mais vraiment, comme les barbares devant Rome.

Le filtrage est fait de manière extrêmement simple : ceux qui ne sont pas libéraux-libertaires ne montent jamais plus haut que la claque dans les meetings.

Alors concrètement il y a de tout à l’UMP dans la masse des militants, des gaullistes, des libéraux, des cathos tradi, des racistes (des vrais), des centristes et une importante proportion de gens qui « pensent Le Pen » mais qui croit encore que Sarko va faire le boulot.

Mais ceux qui sont invités à travailler dans les équipes, à prendre des postes, ce sont seulement les libéraux libertaires. La seule chance pour les autres de s’y faire inviter est de se faire remarquer parmi le « micro-parti » de leur tendance et que les responsables de la tendance usent de leur influence pour les y faire admettre.
Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mer 06 Oct 2010, 21:04

Alexis232 a écrit:
Un adhèrent UMP et sympathisant ER témoigne:

Bonjour,

Je suis un de vos lecteurs réguliers et des auditeurs attentifs de vos interventions. Je viens vous apporter içi mon témoignage, ma réflexion et mes critiques. Pour vous donner une idée de qui vous parle, je m’appelle Jean, 22 ans, fils d’un petit employé et d’une femme au foyer , je suis socialement quelque part entre le bas de la classe moyenne et le haut de la classe populaire. Je viens d’achever une licence de droit dans une fac de banlieue populaire et je m’intéresse depuis longtemps à la politique.

...

Pour ce que j'ai pu voir de l'intérieur de l'UMP, l'analyse me semble correcte.

Mon problème, c'est que je ne suis pas plus gaulliste que libertarien.
Du coup mes opinions politiques se résument à : désabusé.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mer 06 Oct 2010, 21:30

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Un adhèrent UMP et sympathisant ER témoigne:

Bonjour,

Je suis un de vos lecteurs réguliers et des auditeurs attentifs de vos interventions. Je viens vous apporter içi mon témoignage, ma réflexion et mes critiques. Pour vous donner une idée de qui vous parle, je m’appelle Jean, 22 ans, fils d’un petit employé et d’une femme au foyer , je suis socialement quelque part entre le bas de la classe moyenne et le haut de la classe populaire. Je viens d’achever une licence de droit dans une fac de banlieue populaire et je m’intéresse depuis longtemps à la politique.

...

Pour ce que j'ai pu voir de l'intérieur de l'UMP, l'analyse me semble correcte.

Mon problème, c'est que je ne suis pas plus gaulliste que libertarien.
Du coup mes opinions politiques se résument à : désabusé.

Salut,

Je trouve moi aussi que la situation des partis français et projets politiques en général sont peu reluisant pour l'avenir ...cela correspond peut-être à ce qu'on appel la fin progressive des états nations,Arnaud en parle dans ses cours...
Revenir en haut Aller en bas
julieng



Masculin Messages : 2590
Inscription : 04/08/2007

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mar 26 Oct 2010, 11:43

suite à notre discussion avec Philippe, me chantant les vertus du libéralisme catholique, voilà ce qu'il faut penser des catholiques libéraux selon Pie IX": « Mes chers enfants, il faut que mes paroles vous disent bien ce que j'ai dans mon coeur. Ce qui afflige votre pays et l'empêche de mériter les bénédictions de Dieu, c'est le mélange des principes. Je dirai le mot, et je ne le tairai pas : ce que je crains, ce ne sont pas tous ces misérables de la Commune de Paris
vrais démons de l'enfer qui se promènent sur la terre. Non, ce n'est pas cela ; ce que je crains, c'est cette malheureuse politique, ce libéralisme catholique qui est le véritable fléau. Je l'ai dit plus de quarante fois ; je vous le répète, à cause de l'amour que je vous porte. Oui, c'est ce jeu... Comment dit-on en français ? nous l'appelons en italien altalena... Oui, justement, ce jeu de bascule qui détruirait la Religion. Il faut sans doute pratiquer la charité, faire ce qui est possible pour ramener ceux qui sont égarés : mais pour cela il n'est pas besoin de partager leurs opinions
»(Pie IX le 18 juin 1871, à la députation française venue à Rome fêter le vingt-cinquième anniversaire de son pontificat) le libéralisme catholique pire que les démons, tout le monde a bien lu.




Revenir en haut Aller en bas
http://www.wmaker.net/eschaton/
julieng



Masculin Messages : 2590
Inscription : 04/08/2007

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Dim 27 Fév 2011, 12:19


Comprendre l'Empire (2)


Le livre d’Alain Soral prend la voie des bestsellers. Sur Amazon il figure dans le trio de tête des meilleures ventes. Après 3 années d’activité intense sur Internet, Alain Soral est en passe de réaliser une performance de pionnier : devenir le premier auteur à succès( dans le genre essai politique) ouvertement boycotté par les médias dominants, ne bénéficiant d’aucun relai parmi l’intelligentsia, fondant toute sa stratégie de communication sur Internet. Ce succès il le doit à son inlassable travail, à son talent hors pair de vulgarisateur, à son courage hors norme, à son style clair et percutant. Se définissant comme un producteur de concepts, l’homme les manie comme autant d’uppercuts et de crochets. Ancien entraîneur de boxe, Alain Soral a fait d’internet son ring puisque la couardise de ses détracteurs les fait décliner tout débat avec lui à la radio ou sur des plateaux de télévision. Mais on ne peut, en un certain sens, que leur donner raison, tant il semble désormais évident qu’ils seraient incapables de supporter ses charges et qu’Alain « les mettrait minables », les faisant rouler au tapis à la vue de tout le monde.

Le livre de Soral déborde de qualités. Mais il excelle surtout dans les chapitres où son regard sociologique et historique acéré se penche sur l’histoire de la banque et sur les puissances qui ont assuré son triomphe ainsi que sur les manœuvres des idéologues ayant pour mission (parfois à leur insu) de dissimuler ou légitimer ce processus. La logique de la production de monnaie ex nihilo par les banques est parfaitement décrite et dans son mécanisme et dans ses buts poursuivis : spoliation et pillage. Le phénomène des réseaux ( maçonnerie) n’a aucun secret pour lui, l’habillage idéologique de toute la manœuvre, au nom des droits de l’homme et du culte de la liberté individuelle est parfaitement détaillé. Les faux clivages auxquels les idéologies d’appoint recourent, ainsi que la logique de division qu’elles doivent produire sont rendus avec brio. Les conséquences aux antipodes des buts officiellement poursuivis par les idéologies sont dénoncés et décortiqués avec virtuosité, les étapes décisives de ces trente dernières par lesquelles, sur le plan politique et culturel ( liquidation de De Gaulle, loi du 3 janvier 1973, l’antiracisme comme idéologie de remplacement de la gauche, les nveaux philosophes, religion de la Shoah) le mondialisme s’est frayé un chemin sont présentées dans toute leur cohérence interne et leur ordre de succession. Vraiment du très bel ouvrage. Mais, et oui, il y a un mais. Soral ne me convainc pas lorsqu’il bascule de l’analyse sociologique et historique à l’analyse philosophique et théologique. Il écrit un grand nombre de choses justes : son analyse des fonctions tripartites indo-européennes, sa reconnaissance de la fonction symbolique faisant exigence pour toute société humaine de disposer d’un socle transcendant. Il croise cependant malheureusement l’analyse sociologique avec l’analyse philosophique sans définir des concepts clairs de vérité permettant ces sauts. Il mélange en fait de façon trop oscillante le champ sociologique au champ philosophique. Ce qui lui fait poser comme antagoniste foi et raison et adhérer au schème rationaliste. Il écrit ainsi « ainsi, quelle que soit la puissance de la révélation, toute religion, à la fois transcendante et politique, est-elle contrainte, face à la controverse, de justifier la Loi par cette autre puissance du verbe, mais d’essence opposée, qu’est la logique. Introduisant de fait, comme le ver dans le fruit, la raison dans la foi… » Plus loin il écrit que la foi fut rongée par la raison. Il parle de victoire de la Raison pour qualifier le passage de l’ère de la transcendance à l’ère politique de l’idée. Il ne développe donc pas la question de la nature de cette raison qui revendique une parfaite autonomie, ce qui est le propre du rationalisme et qui est à proprement parler une démarche irrationnelle, car si la raison humaine est reconnue finie comme se peut-il qu’elle puisse exclure a priori une Raison supérieure à laquelle serait ordonnée l’univers et la destinée de l’humanité ? Pour lui, il semble aller de soi que raison et foi ne puissent marcher d’attelage laissant entendre que l’échec de la scolastique était en quelque courue d’avance « C’est cette même défaite de la scolastique face à la philosophie – soit la fragilité d’une foi étayée par la raison, quand la raison prétend être étayée par elle-même- qui se produira en Europe à la sortie du Moyen Age, et ce malgré la tentative ( comme s’il ne s’agissait pas en réalité d’un réel succès, certes pas mesurable en terme de réalisation historique) de St Thomas d’Aquin de faire servir la foi chrétienne par la relecture d’Aristote ».

Par son regard sociologique profond, sa capacité à aller regarder de l’autre côté du décor, là où personne ne va, Soral dégage ce qui dans l’histoire officielle est occultée, la scène des rapports de force où sévissent des logiques religieuses qui ne disent pas leur nom, mais son adhésion au schème rationaliste l’empêche d’entrer dans une lecture profonde, en vérité de cette même histoire, le faisant conserver dans sa manche des lambeaux du mythe de la Raison, qu’il abat parfois en « trichant ». C’est ainsi qu’il écrit « en bonne logique le contraire de la religion c’est la laïcité. » Cela n’est recevable que pour le rationaliste, mais pas pour celui qui considère qu’il est rationnel que la raison humaine se mette à l’école d’une Raison supérieure ( puisque la raison finie ne saurait clôturer l’infini à son propre pourtour), qui ne peut lui être que révélée. Cette cécité philosophique l’empêche notamment d’entrer dans la compréhension que la vraie laïcité n’est pas celle de la désarticulation du spirituel et du temporel. Mais celle de leur ordonnancement par la subordination du temporel au spirituel. C’est cela que le Christ est venue révélé « rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » or « tous les pouvoirs viennent de Dieu, tu n’aurais ( toi Pilate) aucun pouvoir sur moi s’il ne t’avais été donné d’en haut » Donc le temporel doit rendre un culte à Dieu, sans pour autant que ce pouvoir soit théocratique, exercé par les prêtres. C’est ainsi qu’animé par son schème rationaliste, Soral ne peut pas comprendre ( comme un Michéa et comme un Zemmour d’ailleurs, Michéa étant la référence sur ces questions de Soral et de Zemmour) que ce que l’on appelle les guerres de religion étaient fondamentalement des guerres entretenues et voulues, comme l’a démontré William Cavanaugh (le mythe de la violence religieuse www.wmaker.net/eschaton/Le-mythe-des-guerres-religieuses_a68.html ), par les monarques pour accroître leur pouvoir par la neutralisation de l’Eglise et la mise en charpie de l’ordre voulue par le Christ. L’absolutisme a été le premier moment de la révolte rationaliste rendue possible par les théories de potentia absoluta dei décrites ici (www.wmaker.net/eschaton/Le-mondialisme-disseque-a-la-charniere-entre-le-spirituel-et-le-philosophique_a292.html). Ce n’est pas à un phénomène autonome de développement de la raison qu’il est du, mais à un projet de révolte contre l’autorité de l’Eglise, mu par l’orgueil et fondé sur des arguments irrationnels(*). Les guerres de religion ont été instrumentalisées, utilisées par les souverains pour s’imposer à l’Eglise. La chiquenaude était donnée. Dans l’ordre épistémique, la désarticulation du temporel au spirituel allait pouvoir se propager entre la raison et la foi par Descartes et dans sa foulée par tout le courant des Lumières. Ainsi, à certains égards, Soral tombe dans la même cécité philosophique que celle d’un Jean Paul II dénoncée dans l’article précédant. Celle qui faisait dire à Jean Paul II que les Lumières avaient produites des valeurs positives, alors qu’il en avait parfaitement analysé les origines anti-chrétiennes. Mais là où il y aurait réellement incohérence dans la pensée de Jean Paul II, il n’y aurait en somme que manque d’approfondissement dans celle de Soral, puisque Jean Paul II fait œuvre de philosophe systématique, alors que le livre de Soral a essentiellement une prétention descriptive, même si elle mâtinée inévitablement de jugements de vérité.
Un autre passage de son livre laisse d’ailleurs penser qu’il ne nous a pas livré le fond de sa pensée, certainement parce qu’il ne l’a pas encore systématisée. En page 171 de son livre, il semble en effet présenter comme seule alternative à la logique prédatrice de l’oligarchie et de ses forces d’appoint idéologiques, la théorie évolienne « césaro-papiste » selon laquelle la seule façon de juguler le pouvoir de l’argent ne peut se faire que par une fusion des ordres militaire et religieux. Il écrit « la seule puissance militaire, sans le secours du sacré face aux forces de l’argent, conduisant inéluctablement à la défaite ».Si telle est la seule alternative qu’entrevoit Soral, alors son logiciel ne serait pas le rationaliste débouchant sur la laïcité moderne, mais bel et bien la gnose évolienne et guénonienne fusionnant ce que le Christ distingue. En tous les cas, son schème rationaliste ou son adhésion à la gnose guénonienne ( les deux s’excluent, il faut choisir, puisque la gnose fait appel à un ordre de connaissance par voie initiatique dépassant la raison) le rendent incapables de comprendre qu’il n’y aucune issue au projet mondialiste par la voie politique. Le nationalisme est un leurre, les forces nationales étant elles-mêmes toutes infiltrées. Tout est bien trop verrouillé. Aucune stratégie à vue humaine ne peut nous frayer un chemin. C’est la providence seule qui nous en sortira au moment qu’elle aura décidé. Il n’y a que la foi en Christ que l’on puisse opposer au mondialisme, cette foi qui nous fait saisir l’étendue de la corruption et dans le temps et dans les esprits, car elle est la lumière qui luit dans les ténèbres, beauté éblouissante à laquelle qui irradie de l’amour de la vérité.


(*)
L’abbé Julio Meinvielle a produit une merveilleuse synthèse sur la question :
Il y a en tout homme quatre biens essentiels bien définis selon lui :

- un bien théologique
- un bien vertueux
- un bien économique
- un bien de pure existence

"Si ces quatre formalités constitutives de l’homme sont projetées socialement, on obtient quatre fonctions sociales parfaitement caractérisées.
- à la formalité de réalité correspond la fonction économique d’exécution – travail, ouvrier- qui procure le bien de la pure existence ;
- à la formalité d’animal correspond la fonction économique de direction – capital, bourgeoisie – qui procure le bien économique ;
- à la formalité d’homme correspond la fonction politique – monarchie, noblesse – qui procure le bien vertueux de la multitude ;
- a la formalité de dieu correspond la fonction religieuse – sacerdoce – qui procure le bien théologique. » ( conception catholique de l’économie)
Or écrit-il « quand l’orgueil entra officiellement dans la société chrétienne, les rois, détenteurs du pouvoir politique, ne voulurent plus reconnaître au-dessus d’eux aucune autorité supérieure. Les rois s’émancipèrent de la théologie.

Ils reconnaissaient un dieu mais un dieu absolutiste qui leur confiait à eux, en personne, la souveraineté. Les rois devinrent des petits dieux, créateurs de tous les droits humains…l’Eglise fut soumise à cet abus de puissance, la vie sociale des familles et des corporations fut encore respectée mais elles souffrirent des caprices des rois qui ne croyaient plus devoir servir mais être servis.

Les bourgeois durent alors se défendre face à une aristocratie toujours plus gaspilleuse ( Soral analyse parfaitement ce rôle parasitaire, mais sans reconnaître la vérité de l’ordonnancement catholique)…les rois demandaient toujours le respect des principes et des vertus chrétiennes, mais plus pour le bien des sujets, mais pour leur intérêt de maître qui requièrent la docilité des sujets. En secouant le doux joug de l’Eglise, le pouvoir public tombe dans l’orgueil et la sensualité du pouvoir, normal qu’il finisse sur l’échafaud.
» ( les trois peuples bibliques)


ESCHATON: www.wmaker.net/eschaton/Comprendre-l-Empire-2_a308.html
Revenir en haut Aller en bas
http://www.wmaker.net/eschaton/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mar 01 Mar 2011, 20:11

Si je devais scanner une seule page de son livre c'est bien celle-ci car elle valide la cohérence de son combat: "demain la gouvernance globale ou la révolte de Nations" à travers des déclarations officielles...

page 145



Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 17 Mar 2011, 21:16

Soral fait aussi de l'eschatologie...


Alain Soral - Rennes - 3/4 par ERTV
Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 17 Mar 2011, 21:19

Alexis232 a écrit:
Si je devais scanner une seule page de son livre c'est bien celle-ci car elle valide la cohérence de son combat: "demain la gouvernance globale ou la révolte de Nations" à travers des déclarations officielles...

page 145




Un discours oligarchique éminemment pythagoricien.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 17 Mar 2011, 21:47

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Si je devais scanner une seule page de son livre c'est bien celle-ci car elle valide la cohérence de son combat: "demain la gouvernance globale ou la révolte de Nations" à travers des déclarations officielles...

page 145




Un discours oligarchique éminemment pythagoricien.

Je crois savoir que cette forme de gouvernement est votre paradigme,à vous aussi.
Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 17 Mar 2011, 21:55

Alexis232 a écrit:

Un discours oligarchique éminemment pythagoricien.

Je crois savoir que cette forme de gouvernement est votre paradigme,à vous aussi.[/quote]

Non.
En ce qui me concerne, si gouvernement mondial il doit y avoir, je souhaiterais un Super-Etat fédéral, avec le même genre de rapports entre les Etats et l'Etat mondial que dans les états fédéraux comme l'Allemagne ou les USA. C'est-à-dire un système au maximum démocratique, et certainement pas des élites soi-disant autorisées qui ne subissent aucune espèce de contrôle.
Ce n'est pas à une élite de gouverner, mais à une classe moyenne mondiale ; c'est-à-dire la classe qui gouverne normalement dans les démocraties.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 17 Mar 2011, 22:09

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:

Un discours oligarchique éminemment pythagoricien.

Je crois savoir que cette forme de gouvernement est votre paradigme,à vous aussi.

Non.
En ce qui me concerne, si gouvernement mondial il doit y avoir, je souhaiterais un Super-Etat fédéral, avec le même genre de rapports entre les Etats et l'Etat mondial que dans les états fédéraux comme l'Allemagne ou les USA. C'est-à-dire un système au maximum démocratique, et certainement pas des élites soi-disant autorisées qui ne subissent aucune espèce de contrôle.
Ce n'est pas à une élite de gouverner, mais à une classe moyenne mondiale ; c'est-à-dire la classe qui gouverne normalement dans les démocraties.
C'est un veux pieux plein de bonne volontés...il faut savoir être réaliste et reconnaître que la démocratie à l’échelle nationale est déjà toute relative alors n'en parlons même pas à une échelle mondiale...ensuite il me semble que vous éludez totalement la notion d'oligarchie ou hyperclass.
Un hypothétique gouvernement mondial (fédéral) est une URSS bis,bref un enfant de 10 ans peut le comprendre intuitivement alors un adulte ayant quelques notions historiques et politiques le comprend encore mieux,pourquoi pas vous?


[/quote]


Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 17 Mar 2011, 22:22

Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:

Un discours oligarchique éminemment pythagoricien.

Je crois savoir que cette forme de gouvernement est votre paradigme,à vous aussi.

Non.
En ce qui me concerne, si gouvernement mondial il doit y avoir, je souhaiterais un Super-Etat fédéral, avec le même genre de rapports entre les Etats et l'Etat mondial que dans les états fédéraux comme l'Allemagne ou les USA. C'est-à-dire un système au maximum démocratique, et certainement pas des élites soi-disant autorisées qui ne subissent aucune espèce de contrôle.
Ce n'est pas à une élite de gouverner, mais à une classe moyenne mondiale ; c'est-à-dire la classe qui gouverne normalement dans les démocraties.
C'est un veux pieux plein de bonne volontés...il faut savoir être réaliste et reconnaître que la démocratie à l’échelle nationale est déjà toute relative alors n'en parlons même pas à une échelle mondiale...ensuite il me semble que vous éludez totalement la notion d'oligarchie ou hyperclass.
Un hypothétique gouvernement mondial (fédéral) est une URSS bis,bref un enfant de 10 ans peut le comprendre intuitivement alors un adulte ayant quelques notions historiques et politiques le comprend encore mieux,pourquoi pas vous?




[/quote]

Oui, c'est peut-être un voeux pieux.
Mais peut-être pas.

Et je ne vois pas en quoi j'élude l'oligarchie. C'est vous qui faites une fixette là-dessus.
Les USA fonctionnent comme une démocratie, autant en tout cas que la démocratie peut fonctionner à une telle échelle. Je ne vois pas pourquoi votre seule référence est l'URSS.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 17 Mar 2011, 22:53

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:

Un discours oligarchique éminemment pythagoricien.

Je crois savoir que cette forme de gouvernement est votre paradigme,à vous aussi.

Non.
En ce qui me concerne, si gouvernement mondial il doit y avoir, je souhaiterais un Super-Etat fédéral, avec le même genre de rapports entre les Etats et l'Etat mondial que dans les états fédéraux comme l'Allemagne ou les USA. C'est-à-dire un système au maximum démocratique, et certainement pas des élites soi-disant autorisées qui ne subissent aucune espèce de contrôle.
Ce n'est pas à une élite de gouverner, mais à une classe moyenne mondiale ; c'est-à-dire la classe qui gouverne normalement dans les démocraties.
C'est un veux pieux plein de bonne volontés...il faut savoir être réaliste et reconnaître que la démocratie à l’échelle nationale est déjà toute relative alors n'en parlons même pas à une échelle mondiale...ensuite il me semble que vous éludez totalement la notion d'oligarchie ou hyperclass.
Un hypothétique gouvernement mondial (fédéral) est une URSS bis,bref un enfant de 10 ans peut le comprendre intuitivement alors un adulte ayant quelques notions historiques et politiques le comprend encore mieux,pourquoi pas vous?





Oui, c'est peut-être un voeux pieux.
Mais peut-être pas.

Et je ne vois pas en quoi j'élude l'oligarchie. C'est vous qui faites une fixette là-dessus.
Les USA fonctionnent comme une démocratie, autant en tout cas que la démocratie peut fonctionner à une telle échelle. Je ne vois pas pourquoi votre seule référence est l'URSS.[/quote]
Eh bien je vais vous laisser dans votre aveuglement,je n'ai plus envie d'argumenter avec vous car vous êtes un doux rêveur ou alors vos notions sont purement académiques et complètement déconnectées de la réal politique (mondialiste),qui se résume à la domination quand le cadre national est dépassé.
Salut et bon vent quand même

salut
Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 17 Mar 2011, 23:08

Alexis232 a écrit:


Eh bien je vais vous laisser dans votre aveuglement,je n'ai plus envie d'argumenter avec vous car vous êtes un doux rêveur ou alors vos notions sont purement académiques et complètement déconnectées de la réal politique (mondialiste),qui se résume à la domination quand le cadre national est dépassé.

Simpliste... Confused

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
julieng



Masculin Messages : 2590
Inscription : 04/08/2007

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Ven 18 Mar 2011, 21:56

je me suis battu pour ouvrir les yeux aux participants de ce forum, désormais nous entrons dans la dernière ligne droite. cette petite vidéo pour vous faire comprendre sur quel mensonge repose la puissance étasunienne...c'est exactement ce qu'explique Soral dans son livre: la mise en place d'un système prédateur, spoliateur par les mécanismes de la dette, système parfaitement pensé qui a été la pièce maîtresse du financement de deux guerres mondiales, car sans la Fed ni la première guerre mondiale ni la seconde n'auraient pu se produire. désormais tous les éléments sont en place, ils ont été pensées depuis longtemps par ceux qui n'ont jamais renoncé à leur délire eschatologique, par leurs alliés gnostiques et leur boys dans le monde financier, politique et culturel...


[dailymotion]
Entretien avec Etienne Chouard - 2 - complot et... par culture-libre[/dailymotion]
Revenir en haut Aller en bas
http://www.wmaker.net/eschaton/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Ven 18 Mar 2011, 23:06

julieng a écrit:
je me suis battu pour ouvrir les yeux aux participants de ce forum, désormais nous entrons dans la dernière ligne droite. cette petite vidéo pour vous faire comprendre sur quel mensonge repose la puissance étasunienne...c'est exactement ce qu'explique Soral dans son livre: la mise en place d'un système prédateur, spoliateur par les mécanismes de la dette, système parfaitement pensé qui a été la pièce maîtresse du financement de deux guerres mondiales, car sans la Fed ni la première guerre mondiale ni la seconde n'auraient pu se produire. désormais tous les éléments sont en place, ils ont été pensées depuis longtemps par ceux qui n'ont jamais renoncé à leur délire eschatologique, par leurs alliés gnostiques et leur boys dans le monde financier, politique et culturel...


[dailymotion]
Entretien avec Etienne Chouard - 2 - complot et... par culture-libre[/dailymotion]


La FED et son réel statut c'est LE SUJET des sujets...

salut
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Ven 18 Mar 2011, 23:17

En lien avec la FED voici un sujet que j'avais initié,le public ne s’intéresse pas suffisamment à ces questions.

http://docteurangelique.forumactif.com/t11491-le-projet-officiel-du-fmi-se-nomme-bancor?highlight=projet+du+fmi


Le livre d' Eustace Mullins...



Le seul livre brûlé en autodafé, par décision de justice, en Europe après 1945...
La plupart des gens, aux Etats-Unis, en Europe et dans le reste du monde, pensent que les dollars en circulation sont créés par le gouvernement américain. Que le nom de Réserve Fédérale, mentionné sur chaque billet, désigne une administration gouvernementale. Or, il n'en est rien : la Réserve Fédérale est une institution privée, possédée par des banques commerciales.
Ce livre, traduit pour la première fois en français, a représenté quarante années de travail pour son auteur. C'est probablement un des ouvrages les plus importants du XX° siècle. C'est le seul livre brûlé en autodafé, par décision de justice, en Europe après 1945. C'est une enquête minutieuse, servie par l'honnêteté et la compétence. C'est, aussi et surtout, une révélation sur la manière dont fonctionne réellement le monde depuis un siècle.
Dans ce livre, vous apprendrez entre autres choses que : le système de la Réserve Fédérale n'est pas fédéral. En outre, il ne possède pas les moindres réserves. C'est un syndicat d'émission monétaire, dont les membres se sont octroyé le privilège exorbitant de fabriquer l'argent que vous gagnez durement. Sans ce système, il est probable que les deux guerres mondiales n'auraient pu être ni déclenchées, ni financées.
Et surtout vous apprendrez que, pour citer Henri Ford, un grand capitaine d'industrie et un VRAI Américain : "l'unique objectif de ces financiers est le contrôle du monde par la création de dettes inextinguibles." Des mots qui, à l'heure actuelle, prennent une actualité brûlante...


Pour ceux qui pensent que la gouvernance globale est seulement un projet politique à peine esquissé voici le plan du FMI.


Dans un document appelé « Accumulation des Réserves et Stabilité Monétaire Internationale » le département de la politique et révision du Fond Monétaire International recommande au monde d’adopter une monnaie mondiale nommée « Bancor » et qu’une banque centrale mondiale soit créée pour administrer cette devise.



Page 27 du rapport officiel du FMI:

A global currency, bancor, issued by a global central bank (see
Supplement 1, section V) would be designed as a stable store of value that is not tied
exclusively to the conditions of any particular economy. As trade and finance continue to
grow rapidly and global integration increases, the importance of this broader perspective is
expected to continue growing.

Le rapport:

http://www.imf.org/external/np/pp/eng/2010/041310.pdf

http://www.un.org/ga/president/63/commission/financial_commission.shtml
Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Ven 18 Mar 2011, 23:31

Alexis232 a écrit:
En lien avec la FED voici un sujet que j'avais initié,le public ne s’intéresse pas suffisamment à ces questions.

http://docteurangelique.forumactif.com/t11491-le-projet-officiel-du-fmi-se-nomme-bancor?highlight=projet+du+fmi


Le livre d' Eustace Mullins...



Le seul livre brûlé en autodafé, par décision de justice, en Europe après 1945...
La plupart des gens, aux Etats-Unis, en Europe et dans le reste du monde, pensent que les dollars en circulation sont créés par le gouvernement américain. Que le nom de Réserve Fédérale, mentionné sur chaque billet, désigne une administration gouvernementale. Or, il n'en est rien : la Réserve Fédérale est une institution privée, possédée par des banques commerciales.
Ce livre, traduit pour la première fois en français, a représenté quarante années de travail pour son auteur. C'est probablement un des ouvrages les plus importants du XX° siècle. C'est le seul livre brûlé en autodafé, par décision de justice, en Europe après 1945. C'est une enquête minutieuse, servie par l'honnêteté et la compétence. C'est, aussi et surtout, une révélation sur la manière dont fonctionne réellement le monde depuis un siècle.
Dans ce livre, vous apprendrez entre autres choses que : le système de la Réserve Fédérale n'est pas fédéral. En outre, il ne possède pas les moindres réserves. C'est un syndicat d'émission monétaire, dont les membres se sont octroyé le privilège exorbitant de fabriquer l'argent que vous gagnez durement. Sans ce système, il est probable que les deux guerres mondiales n'auraient pu être ni déclenchées, ni financées.
Et surtout vous apprendrez que, pour citer Henri Ford, un grand capitaine d'industrie et un VRAI Américain : "l'unique objectif de ces financiers est le contrôle du monde par la création de dettes inextinguibles." Des mots qui, à l'heure actuelle, prennent une actualité brûlante...

Sur la réserve fédérale, tous les gens qui s'intéressent un peu à l'économie savent que ce n'est effectivement pas purement un organisme d'Etat (elle est quand même sérieusement contrôlée.

Cela dit je me permets de rappeler que la Banque de France était également aux mains d'actionnaires privés jusqu'en 1945, date de sa nationalisation. Elle avait été créée sous... Napoléon Ier, qui n'était pas un chantre du libéralisme, pourtant. C'est d'ailleurs elle qui a donné naissance à la légende bolchévique des "200 familles".

C'est-à-dire ? Eh ben tout simplement que la FED n'a fait que devenir au XXe siècle ce que la Banque de France était déjà depuis sa création sous l'Empire.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Ven 18 Mar 2011, 23:56

La banque de France sous Napoléon: « La propriété de la Banque est à l'État et au Gouvernement autant qu'aux actionnaires » et l'émission était en rapport constant avec l'étalon Or des réserves de l'état..or aujourd'hui l'Etat n'est plus acteur

Vous exposez vos connaissances livresques biaisées ...la question n'est pas la.
La question est de faire un "état des lieux",la création monétaire et la dette des états ainsi que leurs situation de 'pieds et poings liés" est le résultat d'une toute petite oligarchie ayant des intérêts opposés à celui du peuple.
Bref soit vous n'êtes pas assez documenté ou alors vous êtes complètement à côté de la plaque sur ces questions essentielles.

Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Sam 19 Mar 2011, 10:30

Alexis232 a écrit:
La banque de France sous Napoléon: « La propriété de la Banque est à l'État et au Gouvernement autant qu'aux actionnaires » et l'émission était en rapport constant avec l'étalon Or des réserves de l'état..or aujourd'hui l'Etat n'est plus acteur

Vous exposez vos connaissances livresques biaisées ...la question n'est pas la.

Je commence à en avoir assez de ce ton méprisant chaque fois que j'expose des faits. Si la question est de raisonner sur des fantasmes et de taxer systématiquement les références historiques que vous ignorez "d'académiques" et "d'universitaires" pour sous-entendre qu'elles sont fausses, je vais effectivement vous laisser délirer tout seul.

La question est de faire un "état des lieux",la création monétaire et la dette des états ainsi que leurs situation de 'pieds et poings liés" est le résultat d'une toute petite oligarchie ayant des intérêts opposés à celui du peuple.
Bref soit vous n'êtes pas assez documenté ou alors vous êtes complètement à côté de la plaque sur ces questions essentielles.

Si être documenté c'est avoir prêté serment sur les oeuvres complètes d'Alain Soral et d'avoir une connaissance pointue de la littérature complotiste, alors effectivement, je ne suis pas assez documenté.


_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Sam 19 Mar 2011, 14:17

Vos méthodes de "crier au complot" pour disqualifier votre adversaire ne fonctionnent pas car toutes les preuves sont la,dans les livres,et ces personnes politiques en parlent clairement.
Si c'était sans preuve vérifié ces gens ne prendrai pas le risque d'en parler publiquement...
Ensuite je le répète,sur cette question vous n'y connaissez pas grand chose,pourtant elle est décisive...


Toutes ces personnes en parle clairement et courageusement,vous voulez les contredire?amenez vos arguments au lieu de crier au COMPLOT.





Mélenchon contre la loi Pompidou-Rothschild-Giscard
envoyé par Antipenseunique. - Regardez les dernières vidéos d'actu.


Création monétaire à partir de 2 minutes.



Marine Le Pen dénonce la loi Pompidou Giscard Rothschild de 1973


Marine Le pen dénonce la loi Pompidou Giscard Rotshild 1973
envoyé par momol. - L'info video en direct.



Entretien avec Etienne Chouard - 2 - complot et... par culture-libre

Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Sam 19 Mar 2011, 14:38

Alexis232 a écrit:
Vos méthodes de "crier au complot" pour disqualifier votre adversaire ne fonctionnent pas car toutes les preuves sont la,dans les livres,et ces personnes politiques en parlent clairement.
Si c'était sans preuve vérifié ces gens ne prendrai pas le risque d'en parler publiquement...
Ensuite je le répète,sur cette question vous n'y connaissez pas grand chose,pourtant elle est décisive...


Toutes ces personnes en parle clairement et courageusement,vous voulez les contredire?amenez vos arguments au lieu de crier au COMPLOT.


Je n'ai pas crié au complot.

Je vous ai expliqué longuement la dernière fois que l'endettement de la France n'était pas un problème d'emprunt sur les marchés privés mais de mauvais usage de l'emprunt, utilisé non pour investir mais pour consommer : payer les retraites, les fonctionnaires, les politiques sociales, bref des dépenses courantes.

Vous mettez en vidéo précisément les politiques qui tiennent le moins compte des réalités économiques : Mélenchon, Marine Le Pen et Dupont-Aignan.
Quant à la vidéo d'Etienne Chouard, je l'ai écoutée, et c'est précisément à son encontre que je vous citais le cas de la Banque de France.

Et venir expliquer qu'il faut croire ces gens parce que s'ils parlent c'est qu'ils ont forcément des preuves, ce qui revient à dire -c'est INSENSE - qu'il faut tout simplement prendre tout ce qu'ils disent pour pure vérité, c'est une démarche débilissime.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Sam 19 Mar 2011, 16:09

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Vos méthodes de "crier au complot" pour disqualifier votre adversaire ne fonctionnent pas car toutes les preuves sont la,dans les livres,et ces personnes politiques en parlent clairement.
Si c'était sans preuve vérifié ces gens ne prendrai pas le risque d'en parler publiquement...
Ensuite je le répète,sur cette question vous n'y connaissez pas grand chose,pourtant elle est décisive...


Toutes ces personnes en parle clairement et courageusement,vous voulez les contredire?amenez vos arguments au lieu de crier au COMPLOT.


Je n'ai pas crié au complot.

Mouais...voici votre phrase:avoir une connaissance pointue de la littérature complotiste, alors effectivement, je ne suis pas assez documenté.

Si être documenté c'est avoir prêté serment sur les oeuvres complètes d'Alain Soral

Je n'ai pas parlé d'Alain Soral pour justifier le statut réel de la FED et cette littérature se nomme Maurice Allais prix Nobel d'économie.

Je vous ai expliqué longuement la dernière fois que l'endettement de la France n'était pas un problème d'emprunt sur les marchés privés mais de mauvais usage de l'emprunt, utilisé non pour investir mais pour consommer : payer les retraites, les fonctionnaires, les politiques sociales, bref des dépenses courantes.

La dette de la France est directement liée à la privatisation de l'emprunt et aux intérêts de ces emprunts,la gabegie des politiciens n'est pas la raison de fond pour expliquer les milliards d’intérêt que la France doit payer à un cartel de banques privées.
Faites un effort d'investigation,des économistes & ouvrages très sérieux existent.(commencez par Maurice Allais )


Vous mettez en vidéo précisément les politiques qui tiennent le moins compte des réalités économiques : Mélenchon, Marine Le Pen et Dupont-Aignan.
Quant à la vidéo d'Etienne Chouard, je l'ai écoutée, et c'est précisément à son encontre que je vous citais le cas de la Banque de France.

Et venir expliquer qu'il faut croire ces gens parce que s'ils parlent c'est qu'ils ont forcément des preuves, ce qui revient à dire -c'est INSENSE - qu'il faut tout simplement prendre tout ce qu'ils disent pour pure vérité, c'est une démarche débilissime.
Bof...nous parlons ici de réalités objectives et documentées...des politiciens de taille font le relais de cette information en quoi c'est insensé?.
Vous n'avez aucun argument tangible sauf "Et venir expliquer qu'il faut croire ces gens parce que s'ils parlent c'est qu'ils ont forcément des preuves,c'est normal car ces faits sont avérés et incontestables.



I don't want that

Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Sam 19 Mar 2011, 16:51

Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Vos méthodes de "crier au complot" pour disqualifier votre adversaire ne fonctionnent pas car toutes les preuves sont la,dans les livres,et ces personnes politiques en parlent clairement.
Si c'était sans preuve vérifié ces gens ne prendrai pas le risque d'en parler publiquement...
Ensuite je le répète,sur cette question vous n'y connaissez pas grand chose,pourtant elle est décisive...


Toutes ces personnes en parle clairement et courageusement,vous voulez les contredire?amenez vos arguments au lieu de crier au COMPLOT.


Je n'ai pas crié au complot.

Mouais...voici votre phrase:avoir une connaissance pointue de la littérature complotiste, alors effectivement, je ne suis pas assez documenté.

Il faut dire que les deux tiers de vos sources sont extraites de cette littérature. Pas ma faute.

Je vous ai expliqué longuement la dernière fois que l'endettement de la France n'était pas un problème d'emprunt sur les marchés privés mais de mauvais usage de l'emprunt, utilisé non pour investir mais pour consommer : payer les retraites, les fonctionnaires, les politiques sociales, bref des dépenses courantes.

La dette de la France est directement liée à la privatisation de l'emprunt et aux intérêts de ces emprunts,la gabegie des politiciens n'est pas la raison de fond pour expliquer les milliards d’intérêt que la France doit payer à un cartel de banques privées.

C'est exactement le raisonnement irresponsable des surrendettés qui croulent sous les crédits à la consommation : "salauds les banquiers qui m'ont prêté". Si ces cons n'avaient pas emprunté pour consommer, ils n'en seraient pas là.
Je le répète donc : si vous empruntez pour investir, votre emprunt est rentable. Si vous empruntez pour consommer, vous perdez deux fois : en consommant ce que vous avez payé, et en payant des intérêts. Bref : vous vous appauvrissez.
Si l'on n'empruntait pas à des "cartels de banques privées", il faudrait dévaluer, dévaluer, et encore dévaluer au lieu de payer des intérêts. Economiquement, ce ne serait guère plus confortable.
Le fond du problème, c'est donc la gestion publique.
Voilà, vous avez un discours économique, contestez-le si vous le pouvez. Et je ne vous demande pas de citer bêtement tel ou tel auteur. Je vous demande une démonstration.



Vous mettez en vidéo précisément les politiques qui tiennent le moins compte des réalités économiques : Mélenchon, Marine Le Pen et Dupont-Aignan.
Quant à la vidéo d'Etienne Chouard, je l'ai écoutée, et c'est précisément à son encontre que je vous citais le cas de la Banque de France.

Et venir expliquer qu'il faut croire ces gens parce que s'ils parlent c'est qu'ils ont forcément des preuves, ce qui revient à dire -c'est INSENSE - qu'il faut tout simplement prendre tout ce qu'ils disent pour pure vérité, c'est une démarche débilissime.

Bof...nous parlons ici de réalités objectives et documentées...

Et qu'est-ce qui vous permet de dire que c'est plus objectif et documenté que le discours inverse ???

des politiciens de taille font le relais de cette information en quoi c'est insensé?.

Les politiciens de taille ne sont pas nécessairement crédibles. S'ils l'étaient, nos finances publiques ne seraient pas dans cet état.
A commencer par Mélenchon qui, avec la Gauche, est responsable des endettements les plus massifs de l'Etat pour financer des avantages sociaux, c'est-à-dire pour faire vivre le pays à crédit, en dépensant non comme un bon père de famille, mais comme une poule de luxe capricieuse.


Vous n'avez aucun argument tangible sauf "Et venir expliquer qu'il faut croire ces gens parce que s'ils parlent c'est qu'ils ont forcément des preuves,c'est normal car ces faits sont avérés et incontestables.


J'ai fais ma démonstration. J'attends la vôtre.


_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Sam 19 Mar 2011, 17:32

Votre argument habituel de "mauvaise gestion des fonds publiques" est hors sujet...ça n'a rien avoir avec le fonctionnement d'emprunt.

Maurice Allais (seul prix nobel français en économie) et la réalité objective du fonctionnement d'emprunt sont ma référence (n'utilisez plus l'argument complotiste c'est ridicule)

L'emprunt d'état à des organismes privés avec taux d'intérêt est un basculement historique,les états n'empruntent plus à "eux-même" à taux zéro.

Conséquences: perte de la maîtrise monétaire et transfert de souveraineté à des institutions privées s'enrichissant sur la dette via les intérêts.,endettement colossal à cause des intérêts.

Voilà ce que nous explique Maurice Allais Eustace Mullins Mélenchon, Marine Le Pen Dupont-Aignan et Etienne Chouar (parmi tant d'autres) et surtout la réalité objective.

Maintenant si vous voulez une explication détaillé lisez.
Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Sam 19 Mar 2011, 23:07

Alexis232 a écrit:
Votre argument habituel de "mauvaise gestion des fonds publiques" est hors sujet...ça n'a rien avoir avec le fonctionnement d'emprunt.

Au contraire : j'ai démontré (apparemment, vous n'avez pas compris) que peu importe à qui vous empruntez, si vous gérez mal votre emprunt, vous finissez dans le caca.

Maurice Allais (seul prix nobel français en économie) et la réalité objective du fonctionnement d'emprunt sont ma référence (n'utilisez plus l'argument complotiste c'est ridicule)

L'emprunt d'état à des organismes privés avec taux d'intérêt est un basculement historique,les états n'empruntent plus à "eux-même" à taux zéro.

Ce n'est pas un basculement historique : pendant mille ans nos rois ont emprunté aux banquiers juifs et lombards, puis aux grands financiers. Etudiez les finances de l'Etat à la fin de l'Ancien Régime et comparez avec aujourd'hui, c'est éclairant sur beaucoup de choses.

Conséquences: perte de la maîtrise monétaire et transfert de souveraineté à des institutions privées s'enrichissant sur la dette via les intérêts.,endettement colossal à cause des intérêts.

Vision simpliste et débile.

Voilà ce que nous explique Maurice Allais Eustace Mullins Mélenchon, Marine Le Pen Dupont-Aignan et Etienne Chouar (parmi tant d'autres) et surtout la réalité objective.

Maintenant si vous voulez une explication détaillé lisez.

Ce que je voulais, c'est que VOUS expliquiez.
Or, votre refus de vous y coller démontre ce que j'avais déjà constaté : vous n'y bitez rien en économie.


_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Sam 19 Mar 2011, 23:17

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Votre argument habituel de "mauvaise gestion des fonds publiques" est hors sujet...ça n'a rien avoir avec le fonctionnement d'emprunt.

Au contraire : j'ai démontré (apparemment, vous n'avez pas compris) que peu importe à qui vous empruntez, si vous gérez mal votre emprunt, vous finissez dans le caca.

Maurice Allais (seul prix nobel français en économie) et la réalité objective du fonctionnement d'emprunt sont ma référence (n'utilisez plus l'argument complotiste c'est ridicule)

L'emprunt d'état à des organismes privés avec taux d'intérêt est un basculement historique,les états n'empruntent plus à "eux-même" à taux zéro.

Ce n'est pas un basculement historique : pendant mille ans nos rois ont emprunté aux banquiers juifs et lombards, puis aux grands financiers. Etudiez les finances de l'Etat à la fin de l'Ancien Régime et comparez avec aujourd'hui, c'est éclairant sur beaucoup de choses.

Conséquences: perte de la maîtrise monétaire et transfert de souveraineté à des institutions privées s'enrichissant sur la dette via les intérêts.,endettement colossal à cause des intérêts.

Vision simpliste et débile.

Voilà ce que nous explique Maurice Allais Eustace Mullins Mélenchon, Marine Le Pen Dupont-Aignan et Etienne Chouar (parmi tant d'autres) et surtout la réalité objective.

Maintenant si vous voulez une explication détaillé lisez.

Ce que je voulais, c'est que VOUS expliquiez.
Or, votre refus de vous y coller démontre ce que j'avais déjà constaté : vous n'y bitez rien en économie.


C'est votre parole contre celle d'un prix nobel,de chercheurs sérieux et de plusieurs politiciens ayant une envergure nationale.
J'ai bien compris votre fonctionnement,vous voulez toujours avoir le dernier mot en insultant (de façon voilée) votre interlocuteur.
Vous êtes un sophiste ayant un discours émaillé de "sagesse" mais cette sagesse n'est rien d'autre qu'un camouflage pour dissimuler votre idéologie aveugle.
Désolé d'être aussi franc,je n'aime pas l'hypocrisie et l'obstination de l'orgueil.
Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Sam 19 Mar 2011, 23:39

Alexis232 a écrit:

C'est votre parole contre celle d'un prix nobel,de chercheurs sérieux et de plusieurs politiciens ayant une envergure nationale.

Un prix nobel dont les positions sont contestées par un grand nombre d'économistes, des chercheurs sérieux sur proclamation de l'Université Alexis et des politiciens qui, précisément, ne sont que des politiciens : sans doute n'accordez-vous pas le même crédit à Sarkozy, Fillon, Ségolène Royal ou DSK.
Vous ne pouvez pas décider arbitrairement de la crédibilité des sources en fonction de convictions préétablies, ce n'est pas une démarche rationnelle.

J'ai bien compris votre fonctionnement,vous voulez toujours avoir le dernier mot en insultant (de façon voilée) votre interlocuteur.

Je n'insulte pas de façon voilée : quand je dis que vous ne bitez rien à l'économie, c'est parce que je pense, au vu de ce que vous avez écrit sur ce forum, que vous ne bitez rien en économie. Je ne vois pas ce qu'il y a de voilé.
De même, quand vous vous comportez avec arrogance en dénigrant la connaissance universitaire parce que, ne la possédant pas, vous vous sentez en position d'infériorité, et que votre fierté ne le souffre pas, je vous le dis : c'est une attitude puérile.


Vous êtes un sophiste ayant un discours émaillé de "sagesse" mais cette sagesse n'est rien d'autre qu'un camouflage pour dissimuler votre idéologie aveugle.

Si mon raisonnement porte une contradiction, montrez-la. C'est ce qu'on fait dans une discussion rationnelle entre adultes instruits.
En revanche, quand on est incapable de répondre parce qu'on ne maîtrise pas son sujet, on se contente de faire de vague renvois et de recourir à des arguments d'autorité, particulièrement foireux en ce qui concerne les vôtres : Mélenchon et Marine Le Pen, quelles autorités !


Désolé d'être aussi franc,je n'aime pas l'hypocrisie et l'obstination de l'orgueil.

Il n'y a aucun orgueil dans mes interventions. Moi, je m'expose : je présente une démonstration en toute bonne foi. Elle est peut-être réfutable, elle porte peut-être une contradiction que je n'ai pas vue.
En tous les cas, vous n'êtes pas capable de me réfuter. C'est ce que retiendront les gens qui nous liront.
Désolé d'être aussi franc, mais si personne dans votre entourage ne vous a jamais enseigné ces règles élémentaires du débat intellectuel sérieux, je pense vous rendre service en le faisant, même si dans un premier temps vous risquez surtout de le prendre mal.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Dim 20 Mar 2011, 00:00

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:

C'est votre parole contre celle d'un prix nobel,de chercheurs sérieux et de plusieurs politiciens ayant une envergure nationale.

Un prix nobel dont les positions sont contestées par un grand nombre d'économistes, des chercheurs sérieux sur proclamation de l'Université Alexis et des politiciens qui, précisément, ne sont que des politiciens : sans doute n'accordez-vous pas le même crédit à Sarkozy, Fillon, Ségolène Royal ou DSK.
Vous ne pouvez pas décider arbitrairement de la crédibilité des sources en fonction de convictions préétablies, ce n'est pas une démarche rationnelle.

J'ai bien compris votre fonctionnement,vous voulez toujours avoir le dernier mot en insultant (de façon voilée) votre interlocuteur.

Je n'insulte pas de façon voilée : quand je dis que vous ne bitez rien à l'économie, c'est parce que je pense, au vu de ce que vous avez écrit sur ce forum, que vous ne bitez rien en économie. Je ne vois pas ce qu'il y a de voilé.
De même, quand vous vous comportez avec arrogance en dénigrant la connaissance universitaire parce que, ne la possédant pas, vous vous sentez en position d'infériorité, et que votre fierté ne le souffre pas, je vous le dis : c'est une attitude puérile.


Vous êtes un sophiste ayant un discours émaillé de "sagesse" mais cette sagesse n'est rien d'autre qu'un camouflage pour dissimuler votre idéologie aveugle.

Si mon raisonnement porte une contradiction, montrez-la. C'est ce qu'on fait dans une discussion rationnelle entre adultes instruits.
En revanche, quand on est incapable de répondre parce qu'on ne maîtrise pas son sujet, on se contente de faire de vague renvois et de recourir à des arguments d'autorité, particulièrement foireux en ce qui concerne les votre : Mélenchon et Marine Le Pen, quelles autorités !

Désolé d'être aussi franc,je n'aime pas l'hypocrisie et l'obstination de l'orgueil.

Il n'y a aucun orgueil dans mes interventions. Moi, je m'expose : je présente une démonstration en toute bonne foi. Elle est peut-être réfutable, elle porte peut-être une contradiction que je n'ai pas vue.
En tous les cas, vous n'êtes pas capable de me réfuter. C'est ce que retiendront les gens qui nous liront.
Désolé d'être aussi franc, mais si personne dans votre entourage ne vous a jamais enseigné ces règles élémentaires du débat intellectuel sérieux, je pense vous rendre service en le faisant, même si dans un premier temps vous risquez surtout de le prendre mal.


Désolé je vous laisse le dernier mot,je ne peux vous convaincre outre mesure car ce n'est plus de mon ressort.
Vous n'êtes pas dans la recherche de vérité mais plutôt dans la confirmation de vos convictions,nous allons tourner en rond et cela ne m’intéresse pas vraiment.
Je me suis appuyé sur des références sérieuses pour étayer mon point de vue.
Alexis a+



Revenir en haut Aller en bas
julieng



Masculin Messages : 2590
Inscription : 04/08/2007

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mar 22 Mar 2011, 12:54

Cher Alexis, Philippe n'a pas tort en tout, effectivement il y a un problème de gestion publique de fond, mais il est absolument malhonnête de faire croire que l'abandon par l'Etat du contrôle de l'émission de la monnaie à des organismes financiers privés ne relève pas d'un choix murement réfléchi...comment peut-on croire une seconde que ceux qui ont fait ce choix et poussé dans ce sens ne savaient pas pertinemment que dans une social-démocratie néolibérale cela allait immanquablement conduire à faire exploser la dette?
Revenir en haut Aller en bas
http://www.wmaker.net/eschaton/
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mar 22 Mar 2011, 13:46

julieng a écrit:
comment peut-on croire une seconde que ceux qui ont fait ce choix et poussé dans ce sens ne savaient pas pertinemment que dans une social-démocratie néolibérale cela allait immanquablement conduire à faire exploser la dette?

Il est évident que les banquiers avaient tout intérêt à ce choix et ont massivement agi en ce sens, car de la même façon que les clients qui rapportent le plus aux banquiers sont ceux qui sont constamment dans le rouge, car ils paient des agios à la pelle, les Etats endettés sont une mine d'or pour les marchés financiers.

Pour ma part je ne conteste aucunement le fait qu'il y a effectivement eu des manoeuvres d'influences pour instaurer ce système. Je conteste en revanche l'idée d'une sorte de putsch des banquiers, parce que justement la social-démocratie, dans ses prétentions à financer des avantages, avait besoin d'argent, et n'avait pas à être beaucoup poussée pour basculer dans une gestion malsaine.

Mon analyse est que ce qui s'est passé entre les Etats et les marchés financiers est exactement similaire à ce qui se passe entre l'individu pressé de consommer quitte à vivre au-dessus de ses moyens et se surrendetter, et son banquier qui y voit l'occasion de se faire un bon client gros payeur d'agios.
L'ennui, c'est que le jour où le client est complètement surrendetté et parfaitement incapable de rembourser, le banquier se retrouve comme deux ronds de flan avec une créance qui ne vaut rien.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mar 22 Mar 2011, 15:32

julieng a écrit:
Cher Alexis, Philippe n'a pas tort en tout, effectivement il y a un problème de gestion publique de fond, mais il est absolument malhonnête de faire croire que l'abandon par l'Etat du contrôle de l'émission de la monnaie à des organismes financiers privés ne relève pas d'un choix murement réfléchi...comment peut-on croire une seconde que ceux qui ont fait ce choix et poussé dans ce sens ne savaient pas pertinemment que dans une social-démocratie néolibérale cela allait immanquablement conduire à faire exploser la dette?

Salut,

Je pense que ces politiciens qui ont abandonnée le contrôle de l’émission monétaire étaient honnêtes pour la plupart mais inconscients des conséquences...certes Pompidou fut ancien directeur général de la Banque Rothschild et c'est lui qui a fait voter cette loi de 1973 (je parle seulement du cas français).
La dette a explosé à partir de ce moment la,il existe des courbes qui illustrent très bien la progression de la dette et la constante relation avec cette loi de 1973.
Mis à par le fait que la dette a explosé je pense que ce qui est plus dommageable c'est la soumission des états à des Instituts financiers privés,comment est-ce possible que cela ai pu avoir lieu juste à travers une loi?pourquoi personne n'en parlait à l'époque? je pense que les véritables conséquences de cette loi sont visibles au "grand nombre" seulement depuis quelques années.
Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mar 22 Mar 2011, 15:43

Alexis232 a écrit:

Salut,

Je pense que ces politiciens qui ont abandonnée le contrôle de l’émission monétaire étaient honnêtes pour la plupart mais inconscients des conséquences...certes Pompidou fut ancien directeur général de la Banque Rothschild et c'est lui qui a fait voter cette loi de 1973 (je parle seulement du cas français).
La dette a explosé à partir de ce moment la,il existe des courbes qui illustrent très bien la progression de la dette et la constante relation avec cette loi de 1973.
Mis à par le fait que la dette a explosé je pense que ce qui est plus dommageable c'est la soumission des états à des Instituts financiers privés,comment est-ce possible que cela ai pu avoir lieu juste à travers une loi?pourquoi personne n'en parlait à l'époque? je pense que les véritables conséquences de cette loi sont visibles au "grand nombre" seulement depuis quelques années.

Les Etats ne sont pas "soumis" aux marchés financiers. En revanche ils en sont tributaires et donc sont partiellement sous leur influence.

Pour le reste, il ne faut pas nécessairement chercher des malhonnêtetés, des planifications de prise de contrôle par les marchés, etc.
Le monde politique et économique fonctionne comme la météo, avec ses constantes et ses variables. Vous avez des conjonctions de facteurs qui font qu'à tel moment une décision peut être prise dans l'intérêt de tous, qui au bout d'un temps et de certains changements de contexte finira par ne plus produire que des effets positifs pour certains, ou en grever d'autres, ou les deux, ou aucun des deux si tous trouvent dans le système toujours plus d'avantages que d'inconvénients.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mar 22 Mar 2011, 15:57

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:

Salut,

Je pense que ces politiciens qui ont abandonnée le contrôle de l’émission monétaire étaient honnêtes pour la plupart mais inconscients des conséquences...certes Pompidou fut ancien directeur général de la Banque Rothschild et c'est lui qui a fait voter cette loi de 1973 (je parle seulement du cas français).
La dette a explosé à partir de ce moment la,il existe des courbes qui illustrent très bien la progression de la dette et la constante relation avec cette loi de 1973.
Mis à par le fait que la dette a explosé je pense que ce qui est plus dommageable c'est la soumission des états à des Instituts financiers privés,comment est-ce possible que cela ai pu avoir lieu juste à travers une loi?pourquoi personne n'en parlait à l'époque? je pense que les véritables conséquences de cette loi sont visibles au "grand nombre" seulement depuis quelques années.

Les Etats ne sont pas "soumis" aux marchés financiers. En revanche ils en sont tributaires et donc sont partiellement sous leur influence.

Pour le reste, il ne faut pas nécessairement chercher des malhonnêtetés, des planifications de prise de contrôle par les marchés, etc.
Le monde politique et économique fonctionne comme la météo, avec ses constantes et ses variables. Vous avez des conjonctions de facteurs qui font qu'à tel moment une décision peut être prise dans l'intérêt de tous, qui au bout d'un temps et de certains changements de contexte finira par ne plus produire que des effets positifs pour certains, ou en grever d'autres, ou les deux, ou aucun des deux si tous trouvent dans le système toujours plus d'avantages que d'inconvénients.


Salut,

Elle sont à chaque fois bien sympathiques vos phrases,le problème c'est que ça tourne toujours en rond avec une sorte de sagesse creuse pour au final ne rien dire de concret.

Après vous avoir donné une multitude d'informations sur les effets de cette loi (voir sujet consacré) je vais vous renvoyer à Wikipédia qui est une encyclopédie neutre:

Voilà des conséquences concrètes et non pas des discours fumeux.

Loi et conséquences

Cette loi modifie l'organisation de la Banque de France et affaiblit les droits du Trésor Public par rapport à celle-ci. L'article 25 interdit en effet au Trésor Public d'emprunter directement à la Banque de France à un taux d'intérêt faible ou nul (par création monétaire), comme il en avait jusqu'alors le droit1. Cet article prévoit : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France »1. Les gouvernements français devront dès lors trouver d'autres sources de financement, principalement en empruntant à des taux d'intérêts plus élevés aux banques privées ou encore par des emprunts nationaux.
Un emprunt national sera d'ailleurs émis juste après la création de cette loi. En 1973, Valéry Giscard d'Estaing met en place l'Emprunt Giscard, emprunt national à un taux d'intérêt de 7% qui sera particulièrement coûteux pour la France puisque pour 7,5 milliards de francs emprunté pour 15 ans, l'état dut rembourser (en intérêts et capital) plus de 90 milliards de francs.

Plusieurs personnalités politiques ont dénoncé cette loi comme un endettement volontaire de la France au bénéfice des banques privées, le Trésor Public devant emprunter à des taux d'intérêts élevés aux banques privées4, augmentant depuis lors la dette publique de la France. L'auteur André-Jacques Holbecq estime que, par cette loi, l’État a transféré son droit régalien de création monétaire sur le système bancaire privé5. Nicolas Dupont-Aignan explique4:
« Comment pouvons-nous accepter d'avoir transféré la création monétaire au secteur privé, c'est-à-dire aux banques privées ? (...) Est-il normal, pour construire une autoroute, pour financer le haut débit, d'emprunter à 3% à des banques ou par des obligations alors que la banque centrale publique prête à 1% ? (...) Alors même que l'on pourrait, comme la France l'a fait jusqu'en 73, avec la plus forte croissance de l'Occident, financer à un taux abordable nos équipements publics. »
Pour Marine Le Pen6 :
« La vraie raison du sur-endettement de la France, ça n'est pas son système de protection sociale, ça n'est pas ses services publics, c'est en réalité la loi de 1973 (que j'ai condamnée avec une grande virulence) et qui a consisté en 1973 à obliger la France à aller emprunter sur les marchés internationaux. C'est là le départ de notre situation de sur-endettement. »
Cette loi fut dénoncée pour la première fois lors de l'élection présidentielle de 1995 par Jacques Cheminade 7, qui en fit un point central de son rapport "Un plan de relance par le crédit productif public ou la nécessaire transformation de la monnaie en capital" remis à un groupe de député en mai 19978.
D'autre part, l'on peut aussi considérer que le rejet de cette loi est implicite dans la proposition de loi n°157 du 22 juillet 1981, présenté par un groupe de députés gaullistes, et visant à établir un "budget de croissance" financé par "création monétaire" auprès de la Banque de France9.
Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mar 22 Mar 2011, 16:21

Alexis232 a écrit:


Salut,

Elle sont à chaque fois bien sympathiques vos phrases,le problème c'est que ça tourne toujours en rond avec une sorte de sagesse creuse pour au final ne rien dire de concret.

Au contraire, il me semble que le propos concret était net : il est idiot de parler de complot des banquiers.

Après vous avoir donné une multitude d'informations sur les effets de cette loi (voir sujet consacré) je vais vous renvoyer à Wikipédia qui est une encyclopédie neutre:

Voilà des conséquences concrètes et non pas des discours fumeux.

Loi et conséquences

Cette loi modifie l'organisation de la Banque de France et affaiblit les droits du Trésor Public par rapport à celle-ci. L'article 25 interdit en effet au Trésor Public d'emprunter directement à la Banque de France à un taux d'intérêt faible ou nul (par création monétaire), comme il en avait jusqu'alors le droit1. Cet article prévoit : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France »1. Les gouvernements français devront dès lors trouver d'autres sources de financement, principalement en empruntant à des taux d'intérêts plus élevés aux banques privées ou encore par des emprunts nationaux.
Un emprunt national sera d'ailleurs émis juste après la création de cette loi. En 1973, Valéry Giscard d'Estaing met en place l'Emprunt Giscard, emprunt national à un taux d'intérêt de 7% qui sera particulièrement coûteux pour la France puisque pour 7,5 milliards de francs emprunté pour 15 ans, l'état dut rembourser (en intérêts et capital) plus de 90 milliards de francs.

Si vous voulez être honnête, citez la suite :
Citation :
L'écart s'explique d'abord par la dévaluation du franc entre 1973 et 1988 : sa valeur a été divisé par 3,5 en 15 ans[5].
Le second facteur est l'effet normal d'un emprunt à 7 % sur 15 ans : dans ces conditions, in fine c'est 2,75 francs qu'il faut rendre à la fin du prêt pour chaque franc emprunté[6].
Le dernier facteur, de loin le moindre et pourtant le plus populaire
et le plus fréquemment avancé et dénoncé, est la hausse du cours de
l'or. La crise mondiale pousse les investisseurs à se tourner vers l'or
plutôt que vers des actifs plus risqués (bourses, entreprises). En
réalité, cette hausse n'était importante qu'en monnaie courante, mais la
monnaie était alors fortement érodée par une inflation importante, dans
tous les pays. En monnaie constante (dollar 1992), l'once d'or passe de
moins de 400 dollars en 1973 à 500 dollars en 1988 (moyennes annuelles)[7].
La hausse du cours de l'or n'explique donc qu'environ 20 % du coût de
l'emprunt.
Mauvais point pour Giscard d'Estaing, le record de valeur de
l'or est atteint en 1980, et reste encore particulièrement élevé en
1981, à la veille de l'élection, laissant présager un coût
particulièrement élevé pour le remboursement de l'emprunt, ce que ses
adversaires ne manquent pas d'exploiter.

Plusieurs personnalités politiques ont dénoncé cette loi comme un endettement volontaire de la France au bénéfice des banques privées, le Trésor Public devant emprunter à des taux d'intérêts élevés aux banques privées4, augmentant depuis lors la dette publique de la France. L'auteur André-Jacques Holbecq estime que, par cette loi, l’État a transféré son droit régalien de création monétaire sur le système bancaire privé5. Nicolas Dupont-Aignan explique4:
« Comment pouvons-nous accepter d'avoir transféré la création monétaire au secteur privé, c'est-à-dire aux banques privées ? (...) Est-il normal, pour construire une autoroute, pour financer le haut débit, d'emprunter à 3% à des banques ou par des obligations alors que la banque centrale publique prête à 1% ? (...) Alors même que l'on pourrait, comme la France l'a fait jusqu'en 73, avec la plus forte croissance de l'Occident, financer à un taux abordable nos équipements publics. »
Pour Marine Le Pen6 :
« La vraie raison du sur-endettement de la France, ça n'est pas son système de protection sociale, ça n'est pas ses services publics, c'est en réalité la loi de 1973 (que j'ai condamnée avec une grande virulence) et qui a consisté en 1973 à obliger la France à aller emprunter sur les marchés internationaux. C'est là le départ de notre situation de sur-endettement. »

Le départ de la situation de surendettement, c'est au contraire le financement d'un nombre effrayant d'avantages sociaux très couteux, qui a explosé avec l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1980. Songez qu'aujourd'hui un dixième des retraites est financé par l'emprunt. C'est comme si chaque mois le découvert de chaque retraité en France se creusait de 100 ou 200 euros. Essayez de vivre en dépensant tous les mois 10% de plus que ce que vous gagnez, vous verrez à quelle vitesse se pointeront les huissiers.
Ce que dit Dupont-Aignan est complètement biaisé, parce que les emprunts servent à une écrasante majorité non à construire des autoroutes ou à développer des infrastructures, c'est-à-dire à investir, mais à financer, comme je viens de l'expliquer, des avantages sociaux indûs. Donc le problème qu'il soulève est complètement marginal.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mar 22 Mar 2011, 16:44

Toujours le mot complot,vous en avez pas marre?

Les conséquences de la gabegie gauchiste j'en parle et je suis le premier à la dénoncer mais si vous voulez cela n'a rien avoir avec les conséquences de cette loi,c'est un sujet différent.

Maintenant si vous n'arrivez pas à comprendre les conséquences de cette loi et son impact désastreux c'est que vous êtes soit obtus soit de mauvaise foi.




Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mar 22 Mar 2011, 16:54

Alexis232 a écrit:
Toujours le mot complot,vous en avez pas marre?

Si précisément. Mais c'est vous qui en parlez : le "secret" de la réserve fédérale, la loi "Rotschild" de 1973...


Les conséquences de la gabegie gauchiste j'en parle et je suis le premier à la dénoncer mais si vous voulez cela n'a rien avoir avec les conséquences de cette loi,c'est un sujet différent.

Au contraire, cette loi n'aurait pas eu les conséquences qu'elle a eu sans la gabegie gauchiste (et les erreurs des droites, il y en a aussi), c'est ce que je me tue à vous dire.


Maintenant si vous n'arrivez pas à comprendre les conséquences de cette loi et son impact désastreux c'est que vous êtes soit obtus soit de mauvaise foi.

Son impact est désastreux parce que la gestion de la France a été désastreuse, c'est tout. Si la gestion de la France avait été saine, il n'y aurait pas eu de problème. Donc le facteur problématique est celui de la gestion des finances en France.


_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mar 22 Mar 2011, 17:14

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Toujours le mot complot,vous en avez pas marre?

Si précisément. Mais c'est vous qui en parlez : le "secret" de la réserve fédérale, la loi "Rotschild" de 1973...


Je n'utilise jamais le mot complot car c'est un mot galvaudé et réducteur,je parle de collusions d’intérêts privés et étatiques...collusions qui a toujours existé.
Le mot "secret" est utilisé car la FED n'est pas fédérale au sens ou c'est une institution nationale,c'est une entité privée, voilà le secret de Polichinelle.


Les conséquences de la gabegie gauchiste j'en parle et je suis le premier à la dénoncer mais si vous voulez cela n'a rien avoir avec les conséquences de cette loi,c'est un sujet différent.

Au contraire, cette loi n'aurait pas eu les conséquences qu'elle a eu sans la gabegie gauchiste (et les erreurs des droites, il y en a aussi), c'est ce que je me tue à vous dire.

C'est un'autre sujet dans la mesure ou le fond de l'affaire ce sont les intérêts élevés perçus par des organismes privés(ce qui n'était pas le cas avant 1973)...sans ces intérêts le gaspillage de gauche n'aurait pas été soumit à ces taux d’intérêt.
Vous comprenez?



Maintenant si vous n'arrivez pas à comprendre les conséquences de cette loi et son impact désastreux c'est que vous êtes soit obtus soit de mauvaise foi.

Son impact est désastreux parce que la gestion de la France a été désastreuse, c'est tout. Si la gestion de la France avait été saine, il n'y aurait pas eu de problème. Donc le facteur problématique est celui de la gestion des finances en France.
Voir au dessus,vous esquivez la question de fond en parlant des gaspillages dont tout le monde a conscience .



Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mar 22 Mar 2011, 17:22

Alexis232 a écrit:

Je n'utilise jamais le mot complot car c'est un mot galvaudé et réducteur,je parle de collusions d’intérêts privés et étatiques...collusions qui a toujours existé.

Collusion d'intérêts est une expression qui laisse entendre qu'il y a quelque chose de malhonnête. Il peut parfaitement y avoir une convergence d'intérêts sans y avoir "collusion", entente secrète et malhonnête. C'est même le principe de base de toute accord, que l'organisation d'intérêts communs.

Le mot "secret" est utilisé car la FED n'est pas fédérale au sens ou c'est une institution nationale,c'est une entité privée, voilà le secret de Polichinelle.


Ce n'est pas un secret de Polichinelle. Un secret de polichinelle c'est un secret que nul n'ignore. Or le fait que la réserve fédérale n'est pas une institution gouvernementale est officiellement reconnu.

C'est un'autre sujet dans la mesure ou le fond de l'affaire ce sont les intérêts élevés perçus par des organismes privés(ce qui n'était pas le cas avant 1973)...sans ces intérêts le gaspillage de gauche n'aurait pas été soumit à ces taux d’intérêt.
Vous comprenez?


Et avec quoi croyez-vous que ce gaspillage aurait été financé ?

Son impact est désastreux parce que la gestion de la France a été désastreuse, c'est tout. Si la gestion de la France avait été saine, il n'y aurait pas eu de problème. Donc le facteur problématique est celui de la gestion des finances en France.

Voir au dessus,vous esquivez la question de fond en parlant des gaspillages dont tout le monde a conscience .

Voir au-dessus aussi. Vous finirez par trouver la faille de votre raisonnement, et ce que je me tue à vous expliquer depuis un moment.

[/quote][/quote]

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mar 22 Mar 2011, 18:08

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:

Je n'utilise jamais le mot complot car c'est un mot galvaudé et réducteur,je parle de collusions d’intérêts privés et étatiques...collusions qui a toujours existé.

Collusion d'intérêts est une expression qui laisse entendre qu'il y a quelque chose de malhonnête. Il peut parfaitement y avoir une convergence d'intérêts sans y avoir "collusion", entente secrète et malhonnête. C'est même le principe de base de toute accord, que l'organisation d'intérêts communs.

Soit vous ignorez les rouages de la vie politique ou alors vous êtes un "poète" sympathique mais déconnecté de la réalité.


Le mot "secret" est utilisé car la FED n'est pas fédérale au sens ou c'est une institution nationale,c'est une entité privée, voilà le secret de Polichinelle.


Ce n'est pas un secret de Polichinelle. Un secret de polichinelle c'est un secret que nul n'ignore. Or le fait que la réserve fédérale n'est pas une institution gouvernementale est officiellement reconnu.

Oui personne ne l'ignore (d'ou la référence à polichinelle) et c'est pour cela que de plus en plus de personnes le dénonce car l'émission de la monnaie fiduciaire est une prérogative régalienne qui revient à l'État;et non à des institutions privés imposant des intérêts confiscatoires .

C'est un'autre sujet dans la mesure ou le fond de l'affaire ce sont les intérêts élevés perçus par des organismes privés(ce qui n'était pas le cas avant 1973)...sans ces intérêts le gaspillage de gauche n'aurait pas été soumit à ces taux d’intérêt.
Vous comprenez?


Et avec quoi croyez-vous que ce gaspillage aurait été financé ?

Ce processus d'emprunt sans limite est justement la raison pour laquelle le gaspillage a été possible,si l’emprunt avait été réalisé à la banque centrale d'Etat (forcément limité) on aurait dépensé beaucoup moins.
C'est exactement le même principe que les ménages surendettés à cause de "crédits revolving" à fort taux d’intérêt.


Son impact est désastreux parce que la gestion de la France a été désastreuse, c'est tout. Si la gestion de la France avait été saine, il n'y aurait pas eu de problème. Donc le facteur problématique est celui de la gestion des finances en France.
On a compris tout le monde le sait que la mauvaise gestion c'est pas bien...le sujet c'est la loi de 1973 et ses conséquences en terme d'indépendance et explosions de la dette malgré le gaspillage.

Voir au dessus,vous esquivez la question de fond en parlant des gaspillages dont tout le monde a conscience .

Voir au-dessus aussi. Vous finirez par trouver la faille de votre raisonnement, et ce que je me tue à vous expliquer depuis un moment.

Ce n'est pas mon raisonnement c'est celui de l’arithmétique et bien entendu de toutes les personnes & ouvrages cités

[/quote][/quote]
Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mar 22 Mar 2011, 18:17

Alexis232 a écrit:

Soit vous ignorez les rouages de la vie politique ou alors vous êtes un "poète" sympathique mais déconnecté de la réalité.

C'est-à-dire ? Tout est malhonnête, c'est un axiome ?



Oui personne ne l'ignore (d'ou la référence à polichinelle) et c'est pour cela que de plus en plus de personnes le dénonce car l'émission de la monnaie fiduciaire est une prérogative régalienne qui revient à l'État;et non à des institutions privés imposant des intérêts confiscatoires .

La Réserve fédérale verse des milliards d'excédent au gouvernement américain.
Et le problème de la création de la monnaie est bien plus complexe que ce que vous en dites.


Ce processus d'emprunt sans limite est justement la raison pour laquelle le gaspillage a été possible,si l’emprunt avait été réalisé à la banque centrale d'Etat (forcément limité) on aurait dépensé beaucoup moins.
C'est exactement le même principe que les ménages surendettés à cause de "crédits revolving" à fort taux d’intérêt.


Ou plus simplement les crédits à la consommation, oui, c'est ce que j'ai dit plus haut : il y a similarité avec la relation entre le banquier et le consommateur irresponsable qui emprunte à tout va. Mais cela ne signifie pas qu'il faut interdire aux particuliers d'emprunter, ni même d'emprunter pour consommer (pour une voiture, cela peut être utile).
Le problème est celui de la responsabilité du client. De même que c'est celui de la bonne gestion des finances publiques.


On a compris tout le monde le sait que la mauvaise gestion c'est pas bien...le sujet c'est la loi de 1973 et ses conséquences en terme d'indépendance et explosions de la dette malgré le gaspillage.

Si vous décidez que le sujet c'est telle chose et que le problème c'est telle chose, en isolant ce que vous étudiez du contexte et des autres facteurs, alors vous êtes dans l'exagération, l'idéologie, tout ce que vous voulez mais certainement pas la rigueur et la raison.



_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mer 23 Mar 2011, 17:04

Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:

[color=green]Je n'utilise jamais le mot complot car c'est un mot galvaudé et réducteur,je parle de collusions d’intérêts privés et étatiques...collusions qui a toujours existé.

Collusion d'intérêts est une expression qui laisse entendre qu'il y a quelque chose de malhonnête. Il peut parfaitement y avoir une convergence d'intérêts sans y avoir "collusion", entente secrète et malhonnête. C'est même le principe de base de toute accord, que l'organisation d'intérêts communs.

Soit vous ignorez les rouages de la vie politique ou alors vous êtes un "poète" sympathique mais déconnecté de la réalité.


[/quote][/quote]


Tenez j'ai pensé à vous et votre naïveté,ça vient de paraître aujourd'hui sur le Journal Le Monde....

Piégés par de faux lobbyistes, trois eurodéputés acceptent de déposer des amendements contre de l'argent

Trois députés européens et anciens ministres – un Roumain, un Slovène et un Autrichien – se sont dit prêts à "vendre leurs services", pour des sommes allant jusqu'à 100 000 euros, à des journalistes du journal britannique The Sunday Times. Le journal britannique estime (lien payant) que cette affaire est "l'un des plus gros scandales" qu'ait connu le Parlement européen en 53 ans d'existence.

Les reporters du journal dominical se sont présentés comme lobbyistes. Ils ont proposé à plusieurs députés de les payer 100 000 euros par an en échange d'amendements qu'ils pourraient faire adopter. Deux des amendements, concernant la protection des consommateurs de l'Union européenne, "apparaissent dans les documents officiels de l'UE et sont sur le point de devenir des lois", explique le journal britannique, précisant que le texte est identique à celui qu'ils ont soumis aux parlementaires en tant que faux lobbyistes.

"SERVICES DE CONSEIL"

Adrian Severin, ancien vice-premier ministre roumain, a envoyé un courriel aux faux lobbyistes, disant : "Juste pour faire savoir que l'amendement que vous souhaitiez a été déposé à temps". Peu après, il a envoyé une facture de 12 000 euros pour "services de conseil".

Zoran Thaler, ancien ministre slovène des affaires étrangères, a lui aussi présenté un amendement, demandant par la suite que l'argent lui soit versé sur le compte d'une société basée à Londres. "Il n'est pas question que je dévoile ça", a-t-il dit.

Un troisième député, l'ancien ministre autrichien de l'intérieur, Ernst Strasser, a déclaré aux journalistes : "Je suis un lobbyiste", avant de présenter un projet d'amendement auprès de deux de ses collègues siégeant à une commission responsable de la législation concernée. Un compromis a été obtenu en faveur des lobbyistes, a ensuite assuré M. Strasser aux journalistes. Le député a demandé qu'un premier versement de 25 000 euros soit effectué sur le compte d'une société qu'il détient en Autriche.

Après que le Sunday Times a dévoilé la véritable identité des faux lobbyistes, M. Severin a assuré n'avoir "rien fait d'illégal". MM. Strasser et Thaler ont assuré qu'ils savaient dès le début qu'il s'agissait de reporters et qu'ils voulaient simplement savoir jusqu'où cela irait. Interrogé par le Sunday Times, la vice-présidente du Parlement européen, Diana Wallis, a promis une enquête "en profondeur" a-t-elle dit.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/03/20/pieges-par-de-faux-lobbyistes-trois-eurodeputes-acceptent-de-deposer-des-amendements-contre-de-l-argent_1495941_3214.html#xtor=RSS-3208


Revenir en haut Aller en bas
Arnaud Dumouch
Administrateur


Masculin Messages : 80785
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mer 23 Mar 2011, 17:06

Cher Alexis, parce que trois sont corrompus, vous pensez que tous le sont ?

_________________
Arnaud
Revenir en haut Aller en bas
http://eschatologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mer 23 Mar 2011, 17:07

Arnaud Dumouch a écrit:
Cher Alexis, parce que trois sont corrompus, vous pensez que tous le sont ?

Non...
Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mer 23 Mar 2011, 17:22

Alexis232 a écrit:

Tenez j'ai pensé à vous et votre naïveté,ça vient de paraître aujourd'hui sur le Journal Le Monde....
Piégés par de faux lobbyistes, trois eurodéputés acceptent de déposer des amendements contre de l'argent

Cela s'appelle de la corruption et du conflit d'intérêt.

Mais ce n'est pas le tout de déposer un amendement, il faut qu'il soit voté. Il est difficile de se payer toute une assemblée.

En revanche il y a d'autres moyens de se gagner un député : lui montrer que militer pour telle décision est dans son intérêt, que prendre telle décision, pour mauvaise qu'elle soit pour la communauté, sera bonne pour sa carrière.

Le conflit entre intérêt personnel et intérêt général existe dans tous les systèmes politiques. Cela ne signifie pas qu'aucune décision prise n'est bonne, ou nécessaire.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
julieng



Masculin Messages : 2590
Inscription : 04/08/2007

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Jeu 24 Mar 2011, 14:28

ils ne comprennent pas l'ampleur de la corruption Alexis. tout d'abord aucune carrière politique sans soumission aux valeurs républicaines. problème : la république, ses principes son oeuvre, est satanique. Corruption spirituelle et morale en découle. à cette corruption spirituelle s'ajoute la plupart du temps,la corruption financière. les hommes que cette spiritualité satanique produit étant naturellement pour une grande partie d'entre vénaux.

la démo(n)cratie tombe le masque, mais nos vaillants catholiques libéraux ne veulent pas le voir. Normal, car ils devraient alors se mettre à l'école du réel, comprendre à quel point Vatican d'eux s'est planté sur toute la ligne dans son option pastorale d'ouverture au monde. celle-ci n'a réussi qu'à désarmer le catholique.

voyez cet article de Madiran ( quelle pointure au passage, voilà un homme qui à plus 80 ans voit se réaliser dans les faits tout ce qu'il avait perçu dans les principes il y a de si nombreuses années, ce qui lui a valu la condamnation morale de la bienpensance profane et de la bienpensance catholique...les deux prenant leurs ordres dans le même esprit)
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Face au monde actuel, issu de la Révolution française, le Concile avait le choix entre deux attitudes pastorales que Jean-Paul II tient pour également légitimes :

— soit une attitude de contestation polémique et de condamnation doctrinale, ce fut celle de l’Eglise depuis (et contre) la Révolution française, avec le Syllabus de Pie IX et les enseignements pontificaux de Léon XIII à Pie XII ;

— soit une attitude refusant désormais, à la suite de Jean XXIII, de prononcer des condamnations doctrinales, préférant aller « à la rencontre du monde contemporain » et engager avec lui un « dialogue constructif ».

Selon Jean-Paul II, le Concile a volontairement et clairement choisi son camp, il a adopté la seconde attitude, décrétée plus conforme à « l’esprit de l’Evangile », car l’esprit de l’Evangile s’exprime avant tout dans « la disponibilité à offrir au prochain une aide fraternelle ». Sur ce point donc, il n’y a pas eu continuité, il y a eu rupture délibérée.

Je laisserai aux théologiens le soin d’examiner s’il est vrai en théorie que la seconde attitude soit plus « évangélique » que la première et si elle doit obligatoirement l’exclure (comme si l’on ne pouvait admettre que la première concerne les doctrines, les institutions, les lois, et que simultanément la seconde concerne les personnes).

Mais il y a aussi les faits : le monde issu de la Révolution française refuse le « dialogue constructif » ou plutôt, c’est encore plus grave, il ne feint de l’accepter que par tromperie.

A l’offre d’une « aide fraternelle », ce monde contemporain répond en imposant l’avortement, la promotion de l’homosexualité, le métissage des religions, l’égalitarisme suppresseur de toutes les discriminations, la supériorité de la loi politique sur la loi religieuse, et par-dessus tout, le diabolique enseignement obligatoire, dans les écoles, des dépravations sexuelles aux plus jeunes enfants.

Ainsi le concile Vatican II, par un aveuglement sur les « signes des temps », a commis une capitale erreur pastorale. Au nom d’une attitude supposée « plus évangélique », mais radicalement inappropriée aux circonstances, il a exclu la contestation des erreurs, la dénonciation des lois injustes, la condamnation des abominations subversives, il a intellectuellement désarmé les fidèles, le clergé, et sa hiérarchie.

Dans le regard personnel que Jean-Paul II portait à la fin de sa vie sur le Concile, il apparaît donc que l’erreur décisive sur l’appréciation des « signes des temps » n’a pas été une dérive post-conciliaire, elle n’a pas été seulement le fait d’un faux « esprit du Concile », elle a bien été une faute du Concile lui-même. Jean XXIII l’avait convoqué pour cela : exclure désormais toute condamnation des lois et des mœurs contre nature, disqualifier comme « prophètes de malheur » ceux qui restaient réfractaires à une telle rupture. Et le malheur s’est aggravé.

Les tactiques pastorales, par définition, sont discutables et elles n’ont qu’un temps. Quelquefois un temps insupportablement long, quand la réactivité intellectuelle est endormie par l’abrutissement médiatique.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.wmaker.net/eschaton/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mar 29 Mar 2011, 22:49

Le vrai visage de la FED.

Tous les documents et citations de cette vidéo sont officiels.

Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mar 29 Mar 2011, 23:38

Rolling Eyes

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discernement sur Alain Soral et sa pensée   Mar 29 Mar 2011, 23:54

Cela est confirmé par Jacques Attali...votre ignorance et votre insolence est inutile dans ce domaine car l'on ne peut lutter contre la réalité...


La crise, chacun le sait, est largement de la faute des banques américaines, qui ont trop prêté et développé des produits spéculatifs. Pour les sauver, le Trésor américain leur a prêté de l'argent sans intérêt. Celles de ces banques qui n'ont pas fait faillite continuent à agir comme avant, inventant de nouveaux produits spéculatifs et ne prêtant, très chers, qu'à celles des entreprises qui n'ont pas vraiment besoin de leur argent.

Elles ont, en plus, aujourd'hui, une raison supplémentaire d'agir ainsi: tous les régulateurs leur enjoignant de reconstituer leurs fonds propres, elles le font, non seulement en utilisant tous les artifices comptables rendus possibles par les réformes d'avril, mais aussi en refusant de prêter aux particuliers et en exigeant des intérêts énormes des grandes entreprises désespérément à la recherche de liquidités.

Comme les intérêts que ces banques versent aux déposants sont proches de zéro, leurs bénéfices sont énormes. Et avec eux, elles peuvent recommencer à développer des produits spéculatifs, avec lesquelles elles comptent refaire les mêmes profits que par le passé, sans que personne ne vienne même, cette fois, leur opposer des réglementations. Et nul ne peut protester: qui pourrait se mettre mal avec son banquier ?

Alors qu'après 1929, des réglementations très strictes ont été imposées aux banques américaines, aujourd'hui, rien n'est imposé à personne. Le G20 n'aura été qu'une jolie comédie. De plus, Wall Street continue à disposer de considérables moyens d'influence. Des lobbys bancaires, fort bien dotés, arrosent le Congrès. Et les banquiers, devenus ministres ou superviseurs, réussissent à écarter toutes les législations qui pourraient gêner leurs ex et futurs employeurs.

En particulier, une seule banque tient tout: Goldman Sachs. Elle est l'objet aujourd'hui d'innombrables analyses critiques, dont la plus acérée est venue récemment du magazine Rolling Stones. Après avoir éliminé ses principaux concurrents, (dont Lehman) , après avoir profité de ces faillites et reçu de l'Etat d'énormes prêts sans intérêt, cette institution plus que centenaire fait aujourd'hui fortune grâce à des décisions prises par Geithner, Summers et les autres, dont chacun sait qu'ils rejoindront un jour la firme , après avoir quitté leurs fonctions, comme le firent avant eux les ministres des précédents présidents, Rubin, Paulson, et autres...

Au total, les entreprises industrielles, qui créent les vraies richesses, financent les erreurs et les bonus des banquiers, avec la bénédiction des hommes politiques. Et en bout de chaine, les salariés en sont les ultimes victimes: les banques américaines enfoncent dans la dépression ceux qu'elles ont déjà largement ruinés.

Ces lobbys sont si puissants qu'on n'en sortira que par une révolution politique. Elle devrait conduire, au moins, à interdire aux responsables publics du secteur financier de travailler ensuite dans les établissements qu'ils contrôlent. Et au plus, à nationaliser ce secteur. Une révolution, vous dis je.

Jacques Attali


http://www.slate.fr/story/8747/banques-le-triomphe-des-coupables-par-jacques-attali
Revenir en haut Aller en bas
 
Discernement sur Alain Soral et sa pensée
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 6 sur 7Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
 Sujets similaires
-
» Alain Soral . Les 7 thèmes d' une société
» Alain Soral est il Pro Musulman / Islam ? ( plus séries de vidéos du frère anti-malthus (hafidahuLah))
» Vidéo-Vérité : "Dieudonné et Alain Soral sont des agents de la Révolution iranienne et du Hezbollah"
» MBTI Alain Soral, Dieudonné et Zemmour
» Vidéo-témoignage : "Alain Soral, un contre-témoignage ?"

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE :: Philosophie réaliste, Discussions diverses-
Sauter vers: