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 La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui

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En Christ



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MessageSujet: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Ven 02 Juil 2010, 12:27

Citation :
Blouson noir

Un blouson noir est un rocker français du début des années 1960, considéré comme un jeune voyou et qui portait ce type de vêtement en cuir noir brillant, sur fond d'urbanisation accélérée, des baby-boomeurs, de guerre d'Algérie et de présence de bases américaines de l'OTAN sur le sol français. Ses « idoles » étaient James Dean, Marlon Brando, Buddy Holly, Eddie Cochran, Gene Vincent, Elvis Presley, Vince Taylor (The Black Leather Rebel), Dick Rivers ou Johnny Hallyday.

C'est lors de l'été 1959 que les médias inventent la figure des « Blousons noirs » pour désigner les jeunes délinquants. La presse évoque des bandes caractérisées par leur taille importante (il est question de groupes rivaux comptant près d'une centaine de jeunes), et par leur violence, qui serait à la fois fulgurante et « irrationnelle » voire « gratuite ». Ces actes de vandalisme étaient tournés en bonne partie contre les institutions (école, bâtiments publics) et les lieux publics (il semble que certains groupes avaient pour habitude de saccager les parcs et jardins, ce qui offrait une visibilité très forte à leur action). Le préfet de Paris, Maurice Papon, se demande alors s'il ne faudrait pas interdire le Rock n' Roll.

On reprochait aux « Blousons noirs » des affrontements violents entre grandes bandes, se battant notamment à coups de chaînes de vélo, de barres de métal, de couteaux à cran d'arrêt et de coups de poing américains, autour de « territoires », mais faisant aussi des « descentes » dans les centres-villes, dans des fêtes, des concerts, et saccageant tout sur leur passage, ainsi que des vols (avec usage immédiat et ostentatoire) liés aux nouveaux biens de consommation (voiture, mobylette et petites motos italiennes). Il s'agissait notamment d'« emprunter » le véhicule pour une « virée » d'un soir, c'est-à-dire de le voler puis de l'abandonner au retour sur le bas-côté de la route. Au passage, l'alcool aidant, ces jeunes provoquaient aussi parfois des accidents de la route.

Ces accusations étaient plus basées sur une méconnaissance et une incompréhension du Rock n' Roll. Surtout que les médias et les divers moyens d'information (télévision, radio) étaient peu ou pas développés et sous contrôle de l'État.

Peu après, les journalistes créèrent le terme de « Blousons dorés » pour désigner les jeunes, fils de la bourgeoisie qui se faisaient remarquer dans les faits divers, par opposition aux « Blousons noirs » qui étaient plutôt des fils de prolétaires.

Aujourd'hui le RAP a remplacé le Rock n' Roll...
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Raphaël



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Ven 02 Juil 2010, 12:45

En Christ a écrit:


Aujourd'hui le RAP a remplacé le Rock n' Roll...
Ou le heavy methal, au choix... What a Face
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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Ven 02 Juil 2010, 13:08

Citation :
Blousons noirs : 1) Les mots pour le dire…

Pourquoi les “Blousons noirs” ? On peut se poser légitiment la question de savoir pourquoi et comment ce terme est apparu, surtout qu’il a fait flores et qu’encore aujourd’hui, cinquante ans après, il reste gravé dans les mémoires.

Tout commence le 24 juillet 1959, deux bandes de jeunes se donnent rendez-vous au square Saint-Lambert dans le XVème arrondissement de Paris pour en découdre. La bagarre n’aura pas lieu, en revanche des incidents sont à déplorer dans le quartier (bris de glace, agressions de passants…). Les journalistes vont se saisir de ce fait divers, et de celui concomitant de Bandol (des jeunes en vacances font peur aux touristes) pour faire leur Une sur la criminalité des jeunes en bande et la dangerosité du phénomène.

En deux jours tous les quotidiens titrent sur la question, aucun vocable n’a encore la prime, on parle soit de « tricheurs » (évocation du film du même nom de Marcel Carné qui est sorti à l’hiver 58), soit des gangs (référence aux États-Unis), soit de bandes de voyous, ou encore de J.V. (initiales signifiant « jeunes à vérifier » employées par la préfecture).

C’est à partir du 27 juillet à la suite de France-Soir que le terme “Blousons noirs” s’impose, partant de la description des jeunes « 10.000 garçons (blousons noirs et polos rouges) » qui deviennent au fil des articles « les blousons noirs », terminologie reprise par le préfet Papon qui, d’une certaine manière, le légitime. Cela sonne bien, c’est évocateur et imagé, c’est adopté ! Dès le 3 août 1959 et jusqu’à la fin de 1962 ces deux mots seront systématiquement synonymes de mineurs ayant commis des actes de délinquance.

Ainsi, comme ses voisins, la France a son qualificatif pour désigner sa jeunesse dite dangereuse. Le phénomène est en effet international, et chaque pays trouve des mots spécifiques pour décrire ses bandes de jeunes : des Vitelloni italiens aux Teddy Boys anglais en passant par les Taio-Zoku japonais ou les Skunna Folk suédois.

Les jeunes d’ailleurs eux-mêmes s’identifient à ces Blousons noirs et prennent vite l’habitude de surnommer leur groupe, ainsi sur le territoire de la Seine fleurissent des bandes répondant à de drôles de noms comme “La bande Fauchman”, “La bande des quatre routes”, “La BRRJL” (lire : Bande rebelle de la rue Julien-Lacroix) ou, plus prosaïque, “La bande du gorille”.

Ainsi naquit le Verbe… Les mots étaient trouvés, et en quelques jours le mythe est devenu réalité.
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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Ven 02 Juil 2010, 13:10

Citation :
Blousons noirs : 2) La bande : rituels, organisations, territoires

“Gang des Tricheurs”… “gang des Blousons noirs”… “bande de Blousons noirs”, un changement d’appellation qui se réalise progressivement en France, à partir de 1959, pour désigner un groupe de “Blousons noirs”.

À la rubrique sociologie, un grand dictionnaire encyclopédique définit ainsi le mot “bande” : « Un groupe de jeunes se fréquentant régulièrement et entretenant des liens étroits sous la conduite d’un leader et versant parfois dans la délinquance. »

La bande est organisée selon l’archétype classique calqué sur la structure du gang : c’est un chef, ses lieutenants et l’égérie qui est respectée et souvent conseillère secrète du leader.
Ce dernier peut être une femme : c’était le cas pour “la bande à Berthe”…
Paris-Match titrait en parlant de ces jeunes filles : « Elles sont souvent chefs de bande.Débraillées, sales, hirsutes… la “fan” 1961 ne rêve pas, elle casse. »
La place des femmes dans la bande c’est aussi la fille « dite facile » qu’on brusque « un peu » pour obtenir ses faveurs. On reprochera en effet de nombreux viols collectifs aux Blousons noirs.

Des rituels existent dans ce microcosme. Ils nous renvoient aux rites de passage de l’adolescence, telles les épreuves du courage où l’on risque sa vie, de la Fureur de vivre de Nicholas Ray et des Jeunes voyous d’Auguste Le Breton… Ou, plus prosaïquement, façon Paris-Match 1959 : « Pour entrer dans la bande, pour échanger la blouse et les galoches de l’écolier contre l’uniforme (de Blouson noir), il faut faire ses preuves :

« – Tiens petit. Va renverser les tomates de l’épicier… Maintenant, monte sur la passerelle et crache sur les passants, sans te sauver… Voilà une trique. Ce soir tu nous accompagnes chez les “Saint -Lambert” ».
C’est donc à coups de triques et de chaînes de vélo qu’on va défendre son territoire et s’affronter entre bandes. Pour se déplacer à ces “bastons” c’est la “tire” ou la “mob” qu’on emprunte… c’est parfois l’accident… On va aussi au bal, à la fête foraine, au cinéma, aux concerts de rock où l’on renverse les sièges et on casse… On attribue en effet aux Blousons noirs des actes de vandalisme en grand nombre.

Pour se distinguer, il y a les surnoms, les noms de guerre : “Point-bleu”, “Moustache”, “le Casseur”, “Face-plate”, “Anquetil”, “la Poupée”… Et des signes de reconnaissance : la tête de mort, le trèfle à quatre feuilles et autres insignes…

De 1959 à 1962, ces bandes de “Blousons noirs” ont été diabolisées par une grande partie des médias.
Elles n’étaient en fait qu’une microsociété, refuge pour une partie de la jeunesse en mal de vivre, à la recherche de sensations et de reconnaissance.
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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Ven 02 Juil 2010, 13:11

Citation :
Blousons noirs : 3) Écritures et lectures du phénomène

1959 : le chiffre de la délinquance juvénile remonte depuis 1954, il commence à inquiéter les pouvoirs publics qui se préoccupent de plus en plus des problèmes de prévention, un secrétariat général à la jeunesse est créé, il deviendra rapidement un ministère.
Cette augmentation de la délinquance juvénile qui est de l’ordre de 40 % depuis 1954 n’est pas sans lien avec les prémices du “baby boom” de la période de la fin de la guerre. Le nombre des jeunes augmente, c’est l’objet du travail important du démographe Albert Sauvy publié en 1958 et largement évoqué dans la presse.
Si cette hausse de la délinquance juvénile est importante, elle est nettement plus modérée pour la délinquance en bandes, aux alentours de 10 %. Les événements du square Saint-Lambert et de Bandol de fin juillet 1959, très largement médiatisés par la presse, ne semblent pas s’inscrire dans un contexte de crainte à l’égard des bandes de jeunes.

L’évocation des « tricheurs », en référence au film de Marcel Carné, sorti il y a quelques mois et toujours à l’affiche sur les Champs-Élysées en juillet 1959, stigmatise plutôt une jeunesse aisée qui ne se réfère pas à l’archétype de la bande.
Quelques articles et ouvrages sur les groupes de jeunes délinquants ont été publiés dans les années 1957-1958, mais on les qualifie souvent de « gangs » en référence à des phénomènes de bandes nord américaines popularisés par le cinéma et quelques vedettes médiatiques : Marlon Brando, James Dean.

Il semble bien que ce soit la presse qui, à partir du square Saint-Lambert et de Bandol, crée le mythe du Blouson noir et de la bande jeune. On peut se demander si, par ses articles quotidiens, elle n’a pas fortement induit le développement du modèle, aidée en cela par le cinéma.

Les articles se multiplient dans la presse, oscillant entre le fait divers et une approche des causes d’un phénomène plus ou moins artificiel. Les titres de plus en plus inquiétants et vendeurs ne correspondent pas à la tonalité des rapports de police beaucoup plus nuancés sur les incidents de fin juillet 1959.

Une société qui change ? La peur de la jeunesse ? On parle de la « crise de la jeunesse », de la « déconcertante jeunesse ». Le phénomène médiatique s’amplifie ; on crée un mythe du Blouson noir, de sa dangerosité. Mais en même temps on lui donne une identité de plus en plus confuse, jusqu’à recouvrir par le terme “blousons noirs” une délinquance qui n’a plus rien à voir ni avec la jeunesse ni avec les bandes. Peut-on parler de la création par la presse d’un climat d’insécurité qui tendrait à masquer les graves problèmes liés à l’Algérie ?

L’enflure médiatique qui se poursuit pendant près de trois ans aura comme effet de faire disparaître le Blouson noir, de le dissoudre dans un phénomène de délinquance banalisée.
En 1962, le terme blouson noir aura vécu.
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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Ven 02 Juil 2010, 13:13

Citation :
Blousons noirs : 4) Musique, images, gazoline : la culture jeune

Le phénomène “Blousons noirs” apparaît parallèlement à la naissance d’une “culture jeune” qui nous vient en partie des pays anglo-saxons.
C’est d’abord le cinéma. L’équipée sauvage avec Marlon Brando mêle blouson noir, moto, jeunesse et violence. James Dean dans la Fureur de vivre incarne une jeunesse sensible et rebelle…
En 1958 et 1959, la “nouvelle vague” déferle sur le cinéma français avec entre autres deux films cultes : les Tricheurs de Marcel Carné et les 400 coups de Truffaut…

La musique participe fortement à cette construction identitaire de la jeunesse. Avec Rock-and-roll the clock de Bill Haley apparaît une nouvelle musique, « fusion entre l’angoisse adolescente et la musique des Noirs des États-Unis »… Ce premier rock sera au générique du film de Richard Brooks Graine de violence, mélodrame urbain qui conte les démêlés d’un professeur avec une bande de délinquants juvéniles. En France, les saphirs des “Teppaz” et juke-box vibrent sur les microsillons des vinyles au rythme des groupes de rock : les Chats sauvages, les Pirates, les Champions, les Pénitents, les Chaussettes noires, les Vautours de Créteil… et des nouvelles idoles : Elvis Presley, Vince Taylor, Dany Logan, Johnny Halliday, Dick Rivers, Eddy Mitchell…
Diffusée par les transistors (leur nombre passe de 260.000 en 1958 à 2.215.000 en 1961), cette musique électrifiée attire des masses importantes de jeunes vers les concerts.
On s’y rend sur sa “mobylette bleue” ou en voiture avec les copains et cela dégénère parfois… comme en novembre 1961, au Palais des sports de Paris. Quand Vince Taylor est apparu, ce fut le délire. Un reporter d’Europe-1 commente l’événement : « Avec les Chats sauvages, l’hystérie collective reprend ; les agents viennent de charger sur les côtés. C’est la débandade la plus complète… Une lance à incendie est braquée par un jeune Blouson noir qui arrose les caméras et la foule… »

Ce phénomène culturel, voire générationnel, dérange : on peut lire au mois d’août 1959 dans le Figaro : « … La lecture de “comics”… le goût du cinéma, de la télévision qui engendre la passivité, tout pousse le jeune vers le climat de la bande… » et entendre au micro d’Europe-1, lors d’un interview de Johnny Halliday par Pierre Bouteiller en 1961 : « – Que pensez vous de votre public, lorsque lui aussi se roule par terre, quand il se bat dans la salle… Cela ne vous inquiète pas de savoir que la plupart des Blousons noirs arrêtés pour vol ou agression à main armée se recrutent dans votre public ? » et la réponse du chanteur : « – Vous savez, j’ai un public d’ouvriers, un public populaire. La plupart porte des blousons, et ce ne sont pas des voyous pour autant… »

1959, naissance du phénomène “Blousons noirs” et d’Astérix le Gaulois… C’est un peu “comix” ! Non ?

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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Ven 02 Juil 2010, 13:14

Citation :
Blousons noirs : 5) Les bandes de jeunes : des Apaches à la Racaille

La propension des “jeunes” (enfants, adolescents, jeunes adultes célibataires) à se constituer en groupes sur une base géographique, est un fait social extrêmement répandu. Dans nos sociétés occidentales, depuis le XIXème siècle au moins, ces groupes juvéniles, plus ou moins stables, plus ou moins hiérarchisés, parfois uniquement masculins, parfois mixtes, sont à l’origine de formes de sociabilité qui ont toujours fasciné les observateurs qu’ils soient ethnologues, historiens ou sociologues.

Les activités de ces groupes, le plus souvent ludiques, sont aussi parfois délictueuses. Elles n’intéressent plus seulement le savant, mais aussi le policier et le journaliste. Périodiquement, l’accent est mis sur ces pratiques déviantes et les “bandes de jeunes” deviennent alors le symbole de la dangerosité sociale. C’est ainsi que tour à tour, les Apaches, les Blousons noirs, les Beatniks, les Racailles, pour ne citer que les noms les plus connus, ont été vilipendés comme responsables de l’insécurité. Leur existence même est toujours présentée comme la marque de la crise sans précédent que traverse la société, voire, dans les discours les plus alarmistes, comme l’annonce du recul de la civilisation et du retour à la barbarie.

Sans nier les différences, plusieurs points relient les Apaches de la Belle époque, les Blousons noirs puis les Beatniks des années soixante et les Racailles du XXIème siècle. À chaque fois les médias jouent un rôle fondamental dans la construction de l’archétype. Nous retrouvons une même rhétorique où ces jeunes sont à la fois “héroïsés” et disqualifiés. Le phénomène est exagérément grossi et les chiffres les plus fantaisistes viennent contaminer les discours les plus officiels. Enfin, le terme inventé finit par être utilisé à tous propos. Derrière tout acte de transgression, de l’attentat au vol à l’étalage, on voit un membre de ces bandes de jeunes qui finissent par “enrôler” jusqu’au délinquant quinquagénaire. Le type se dissout dans une généralité qui le vide de son contenu… et le phénomène disparaît.

Remarquons cependant que les Apaches ou les Blousons noirs sont vus comme une simple fraction minoritaire des classes populaires. Avec les “Racailles”, qui sont aussi dénommés « jeunes des cités » ou « jeunes des banlieues », c’est l’ensemble d’une population sociologiquement homogène qui est désignée. En effet, derrière ces dénominations, injurieuses ou policées, se cachent une désignation ethnicisée et une assignation géographique. Nous rejoignons alors la vieille notion de “classe dangereuse”.
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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Ven 02 Juil 2010, 13:16

Citation :
Des bagarres de cours de récréation aux viols collectifs, des « violences urbaines » aux « dépouilles » dans les trains, des émeutes survenant régulièrement depuis 1990 aux « casseurs » profitant des manifestations lycéennes, le thème des bandes de jeunes ne cesse de revenir dans le débat public pour faire la Une des médias. Et la chose n’est pas nouvelle. Au tournant des années 50 et 60, les « Blousons noirs » préoccupaient tous les esprits. On les disait déjà violents, machistes, sans foi ni loi, attachés à leurs territoires, hostiles aux institutions, influencés par les modes venues d’Amérique.
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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Ven 02 Juil 2010, 13:27

Citation :
Les blousons noirs

Dans la deuxième moitié des années 50 l’exode rural bat son plein. Les familles, souvent nombreuses, quittent la campa- gne, où le travail est dur, pour les villes et leurs usines. Pour accueillir cette main-d’oeuvre immi- grée de l’intérieur l’Etat met en place un grand programme de construc- tion. Les terrains vagues de banlieue sont bientôt recouverts de HLM. Au bas des escaliers, les adolescents se réunissent. L’argent de poche est rare. Ils ont des blue-jeans et des blousons noirs, parfois en cuir. Une solidarité, un esprit de bande naît
entre ces déracinés qui vivent dorénavant tous sur le même territoire. Ils s’opposent à ceux du quartier voisin dans des combats de groupe où la violence reste toutefois mesurée. Une chose les réunit, le désir d’échapper au destin de leurs parents.Exister, pour le blouson noir c’est être un rebelle. Sans cause, car il n’y a guère d’espoir de lendemains qui chantent. Le seul but est d’affirmer sa personnalité, son refus d’un destin tracé.

C’est lors de l’été 1959 que les médias inventent la figure des "Blousons noirs" pour désigner ces jeunes délinquants dont on parle de plus en plus. La presse évoque des bandes qui se caractériseraient par leur taille faramineuse (on évoque des groupes rivaux comptant près d’une centaine de jeunes), et par leur violence. Les propos les plus catastrophistes se font entendre et les explications moralisatrices sont fréquences : laxisme des familles, perte des valeurs morales, influence de la culture de masse américaine (c’est aussi la « génération James Dean »). Le préfet de Paris, Maurice Papon, se demande avec d’autres s’il ne faudrait pas interdire le rock n’ roll…

Tout commence le 24 juillet 1959, deux bandes de jeunes se donnent rendez-vous au square Saint-Lambert dans le XVème arrondissement de Paris pour en découdre. La bagarre n’aura pas lieu, en revanche des incidents éclatent (bris de glace, agressions de passants…). Les journalistes vont se saisir de ce fait divers, pour faire leur Une sur la criminalité des jeunes en bande et la dangerosité du phénomène.

C’est à partir du 27 juillet à la suite de l'article de France-Soir que le terme “Blousons noirs” s’impose, et jusqu’à la fin de 1962 ces deux mots seront systématiquement synonymes de mineurs ayant commis des actes de délinquance. Les jeunes d’ailleurs eux-mêmes s’identifient à ces Blousons noirs et prennent vite l’habitude de surnommer leur groupe, ainsi sur le territoire de la Seine fleurissent des bandes répondant à de drôles de noms comme “La bande Fauchman”, “La bande des quatre routes”,...

Les blousons noirs ajouteront un autre mode d’expression à leur révolte avec les premières vedettes françaises du rock’n’roll en lesquelles ils veulent reconnaitre des porte-paroles.

L'expansion des économies d’Europe occidentale réclamant une main-d’œuvre abondante et le marché du travail permettantt aux peu qualifiés le même statut stable qu’à tous les autres, l'acces au monde du travail, à la consommation qu’il autorisait, le statut stable qu’il fournissait mettait fin naturellement à cet épisode "d'expérimentation juvénile". Il suffisait donc de diriger vers l’emploi ceux qui étaient tentés par les voies de traverse.
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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Ven 02 Juil 2010, 13:43

les blousons noirs 01

http://www.youtube.com/watch?v=jkit6sfExEI&feature=related
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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Ven 02 Juil 2010, 13:53

James Dean & Marlon Brando

http://www.youtube.com/watch?v=reKH8b_cDNQ
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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Ven 02 Juil 2010, 14:19

Raphaël a écrit:
En Christ a écrit:


Aujourd'hui le RAP a remplacé le Rock n' Roll...
Ou le heavy methal, au choix... What a Face

D’autant plus que les mœurs se dégradent de plus en plus tandis que les blousons noirs avaient un minimum d’éducation, aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Les voyous sont déstructurés dans une société en crise où il n’y plus de famille, ni travail, ni patrie.
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Aaricia



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Ven 02 Juil 2010, 17:54

La délinquance de hier n'a rien à voir avec celle d'aujourd'hui.
Les voyous de hier faisaient des "bêtises" ceux d'aujourd'hui commettent des délits, des crimes, sont d'une barbarie et d'une violence inouïe.
Rien à voir !
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Raphaël



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Ven 02 Juil 2010, 19:37

Le pire c'est que dans certaines mentalitées de banlieues, on se vante quasiment d'avoir une attitude "animale"... Un beau retour en arrière.
Je suis pour l'interdiction pure et simple de toute musique véhiculant un message haineux ou raciste, voire dégradant, que ce soient des groupes de rap (Voire un peu les paroles de "Babylone brûle") comme le métal (pas besoin de citer d'exemples je crois) ou légion 88. C'est complètement un handicap pour l'évolution d'une société "saine d'esprit" où la notion de "liberté" ne deviens plus qu'un concept hypocrite.
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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Dim 04 Juil 2010, 09:38

L’américanisation de la jeunesse

http://www.youtube.com/watch?v=o6TljBAnnDA&feature=player_embedded
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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mar 27 Juil 2010, 16:26

Il est pas mal ce film, c'est un film à voir.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18817295&cfilm=4941.html
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mer 28 Juil 2010, 13:32

Aaricia a écrit:
La délinquance de hier n'a rien à voir avec celle d'aujourd'hui.
Les voyous de hier faisaient des "bêtises" ceux d'aujourd'hui commettent des délits, des crimes, sont d'une barbarie et d'une violence inouïe.
Rien à voir !
En effet à l'époque ils se battaient entre eux et avaient un code de l'honneur
rien à voir avec la violence gratuite lâche et sans limites d'aujourd'hui
et bien souvent raciste à l'égard des blancs
sujet dont on n'entend toujours pas parler
...
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Jonas et le signe



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mer 28 Juil 2010, 13:41

Il n'est que de connaitre la proportion d'immigrés ou de fils d'immigrés dans les prisons (75%)... Pour comprendre pourquoi "La délinquance de hier n'a rien à voir avec celle d'aujourd'hui."
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Atomic



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mer 28 Juil 2010, 16:24

Les Blousons noirs des années 50 - 60 étaient des "enfants de choeur" comparativement aux racailles d'aujourd'hui.

Il ne faut pas comparer l'incomparable, vous mélangez les lapins et les canards.

C'est dingue de vouloir à tout prix chercher des arguments pour ne pas voir la réalité en face.
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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mer 28 Juil 2010, 17:48


En réalité depuis trente ans, les actes violents sont de moins en moins nombreux dans notre société contrairement aux idées reçues. Les violences interpersonnelles ne connaissent pas d’explosion depuis une quinzaine d’années d'après la sociologie.
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sev'



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mer 28 Juil 2010, 17:55

Atomic a écrit:
Les Blousons noirs des années 50 - 60 étaient des "enfants de choeur" comparativement aux racailles d'aujourd'hui.

Il ne faut pas comparer l'incomparable, vous mélangez les lapins et les canards.

C'est dingue de vouloir à tout prix chercher des arguments pour ne pas voir la réalité en face.

mais c'est dur.... Crying or Very sad voilà pourquoi certain se voile la face

oui al delinquance a toujours existé

masi avec autant de cruauté??..aussi frequente et repandue et considérée comme..normal et banal?? affraid
nan!!
rien que dans les ecole les vieux enseignant ont vu un terrible changement...il y a toujours eu des enfant penible mais ceux d'aujourd'hui sont HORRIBLE!

idem pour les delinquants affraid
j'ai passé 20 ns de ma vie en quartier tendance cité HLM...j'ai vu moi aussi les changements! Rolling Eyes c'est de pire en pire! puker


Dernière édition par sev' le Mer 28 Juil 2010, 18:08, édité 1 fois
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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mer 28 Juil 2010, 18:08

L’augmentation des violences interpersonnelles est infirmée par
les enquêtes de victimation


Laurent Mucchielli (CNRS, CESDIP)

http://www.laurent-mucchielli.org/public/L__augmentation_des_violences_est_infirmee.pdf
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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mer 28 Juil 2010, 22:15

Effectivement il faut imaginer l'ambiance dans les collèges et lycées.. ce doit être un vrai calvaire pour les blancs car cette hyper-violence semble bien provenir des cultures importées en France et du racisme envers les Français
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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mar 24 Aoû 2010, 12:29

Les blousons noirs et la sécurité

http://www.ina.fr/video/LXF99005028/les-blousons-noirs-et-la-securite.fr.html
Rhône Alpes actualités - 28/05/1964 - 03min05s

Mr DURIN, le responsable des services de la brigade de protection de l'enfance, s'exprime par rapport aux faits néfastes produits, dans l'agglomération de Lyon, par une bande de jeunes aux blousons noirs. Pour lui, le rôle du témoin consiste à porter assistance à la personne en péril. La brigade de la protection de l'enfance, créée en 1959, a pour objectif de prendre contact avec les jeunes pour éviter l'infraction (vol de bicyclette, cambriolage, agression). Mais son rôle consiste aussi à punir lorsque nécessaire. Pour le chef de la sûreté, "les agressions ne sont pas le fait des mineurs mais des noirs africains". Dans ce sujet, trois autres personnes sont également intérrogées pour réfléchir au rôle du témoin.

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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mar 31 Aoû 2010, 12:13

Mar 31 à 22h20 sur Arte

Dans les banlieues françaises, les violences faites aux femmes se multiplient ces dernières années. En 2004, à Marseille, Ghofrane a été lapidée ; en 2005, à Neuilly-sur-Marne, Chahrazad a été brûlée à 60% par son ancien petit ami ; en 2009, Fatima a été étranglée par son frère à Oullins. La réalisatrice retourne à Vitry, où Sohane a été brûlée vive en 2002. En observant des scènes de la vie quotidienne, elle s'interroge sur l'identité masculine dans les cités, sur ces valeurs à l'origine de ces agressions, et constate une dégradation de la situation.

Mar 31 à 23h05 sur Arte


En France, le rap misogyne et violent reste encore relativement toléré. Mais aux Etats-Unis, berceau de la culture hip-hop, la communauté afro-américaine se mobilise contre ses dérives sexistes. Le révérend Al Sharpton, activiste des droits civiques, s'inquiète de l'évolution du message porté par cette musique : de la fierté affichée d'être noir aux paroles misogynes et violentes. Faut-il interdire le rap ou se montrer simplement critique envers les «explicit lyrics» du gangsta-rap ?
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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mar 31 Aoû 2010, 14:56

Extrait de l’Université d’Eté du FNJ :

« La criminalité généralisée, partie des agglomérations, a atteint la campagne et aujourd’hui le cœur même des collèges et des lycées dans lesquels les actes de racket, d’agression verbale et physique, ne cessent de se multiplier, conséquence d’un processus de destruction des valeurs de civilisation, processus favorisé par l’immigration de jeunes ayant perdu leurs repères culturels et opérant une synthèse du pire de leur culture d’origine avec le pire de la sous culture américaine. »
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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mar 31 Aoû 2010, 16:29

En Christ a écrit:
Extrait de l’Université d’Eté du FNJ :

« La criminalité généralisée, partie des agglomérations, a atteint la campagne et aujourd’hui le cœur même des collèges et des lycées dans lesquels les actes de racket, d’agression verbale et physique, ne cessent de se multiplier, conséquence d’un processus de destruction des valeurs de civilisation, processus favorisé par l’immigration de jeunes ayant perdu leurs repères culturels et opérant une synthèse du pire de leur culture d’origine avec le pire de la sous culture américaine. »


Comme quoi Soral n'a pas fait que du sale boulot au FN :P
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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mer 01 Sep 2010, 13:40

En parlant des Américains j’ai lu dans Télérama que pendant la seconde guerre mondiale, les compagnies pétrolières américaines fournirent abondamment les nazis… Est-ce vrai ?
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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mer 01 Sep 2010, 14:03

Arte déprogramme un docu après des menaces de mort

Ce mardi soir dans le cadre de la Théma "Femmes, pourquoi tant de haine ?", Arte devait proposer le documentaire La cité du mâle. Mais la chaîne franco-allemande a annulé sa diffusion au dernier moment par souci de sécurité...
"La vie de ma mère, ma soeur elle fait la traînée (...) je la menotte chez moi et je lui fais la boule à zéro". Rachid parle ainsi de sa grande soeur dans La cité du mâle, documentaire revenant sur les violences subies par les femmes en banlieue, et tentant de mieux comprendre la situation. Malheureusement, les téléspectateurs d'Arte n'ont pas pu voir ce reportage prévu hier dans le cadre de la Théma "Femmes, pourquoi tant de haine ?", tourné dans la cité Balzac, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Là où Sohane avait été brûlée vive en 2002. La chaîne franco-allemande a annulé sa diffusion au dernier moment. Sans prévenir par voie de communiqué de presse, ce qui est la coutume en pareille occasion.

L'explication de cette décision sera donnée plus tard par Arte, sur son site officiel : "En raison de menaces de mort proférées à l'encontre de l'un des protagonistes, Arte a décidé d'une déprogrammation temporaire de ce film". David Carzon, rédacteur en chef du pôle Web, précise sur le site Rue 89 : "Le temps de s'assurer que personne n'est en danger". La cité du mâle, réalisé par Cathy Sanchez, pourrait donc être proposé prochainement sur Arte...
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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mer 01 Sep 2010, 15:56

Quand le rap dérape !

http://videos.arte.tv/fr/videos/quand_le_rap_derape_-3389240.html
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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Sam 11 Déc 2010, 14:41

En fait la délinquance juvénile datant d’après guerre à l’époque du rock ‘n’ roll et des blousons noirs venant de l’Amérique provient de l’absence du père parti en guerre et de la mère en usine d’où une jeunesse déstructurée en révolte contre toute forme d’autorité.

Aujourd’hui c’est une famille divorcée sans père avec une mère solo féministe qui n’a plus le temps d’élever ses enfants à cause d’un travail abrutissant sous payé.
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Arc-en-Ciel



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Sam 11 Déc 2010, 16:38

En Christ a écrit:
En fait la délinquance juvénile datant d’après guerre à l’époque du rock ‘n’ roll et des blousons noirs venant de l’Amérique provient de l’absence du père parti en guerre et de la mère en usine d’où une jeunesse déstructurée en révolte contre toute forme d’autorité.

Aujourd’hui c’est une famille divorcée sans père avec une mère solo féministe qui n’a plus le temps d’élever ses enfants à cause d’un travail abrutissant sous payé.

Aujourd'hui, il n'y a plus d'autorité, ni valeurs morales de la part des parents et parent isolé, données aux enfants.
Je me souviens que dans les années 50-60, lorsqu'un petit blouson noir, se faisait arrêter, il se ramassait une "rouste"par la police, et les parents, ou le parent qui en avait la garde, ne portait pas plainte et reconnaissait la juste punition. Dans les maisons de correction, que l'on appelait à cette époque, c'était vraiment des maisons de correction.

Aujourd'hui, ces jeunes voyous deviennent intouchables en les considérant comme des victimes et les vraies victimes comme des bandits.
Le monde à l'envers.
On ne peut pas comparer la mentalité d'hier et d'aujourd'hui.
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Jeb



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Sam 11 Déc 2010, 18:02

En Christ a écrit:
Aujourd'hui le RAP a remplacé le Rock n' Roll...
Arffff ! Blasphème ! Au secours Elvys !

Y en a qui confondent tout...

Le Rock prend ses racines dans le Blues et le Gospel.

Le Rock n' Roll des années 50-60 revient à la mode depuis quelques années.

Le Rap c'est... clown
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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Sam 11 Déc 2010, 18:53

Jeb a écrit:
En Christ a écrit:
Aujourd'hui le RAP a remplacé le Rock n' Roll...
Arffff ! Blasphème ! Au secours Elvys !

Y en a qui confondent tout...

Le Rock prend ses racines dans le Blues et le Gospel.

Le Rock n' Roll des années 50-60 revient à la mode depuis quelques années.

Le Rap c'est... clown

J'ai pas dit que c'était parail mais les voyous ne sont plus les rockers.
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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Lun 20 Déc 2010, 16:57

Citation :
Délinquance, échec scolaire...La culture compte-t-elle ?

En pointant du doigt l’origine culturelle des enfants des cités, le sociologue Hugues Lagrange déplace les causes de la déviance et met en doute l’uniformité des maux de la modernité. Une approche contestée dans sa pertinence comme dans ses conséquences.

Paru en septembre 2010, l’ouvrage du sociologue Hugues Lagrange, Le Déni des cultures (Seuil), a soulevé une controverse amplement traitée dans les médias. S’appuyant sur une analyse des inconduites des jeunes issus de l’immigration selon leurs origines, H. Lagrange plaide pour l’introduction de données ethnoculturelles dans le traitement des problèmes des cités sensibles (émeutes, délinquance et échec scolaire). Un sujet de controverse qui, depuis quelques années, fait surface périodiquement en France et soulève chaque fois la même discussion de principe : faut-il désigner les coupables pour mieux les connaître, au risque de les désigner à l’opinion xénophobe ?

Le point qui fâche en l’occurrence est le suivant. Au terme de plusieurs enquêtes sur des quartiers sensibles de la vallée de la Seine, de Paris et de Saint-Herblain (Loire-Atlantique), H. Lagrange établit un bilan statistique des difficultés scolaires précoces chez les jeunes selon l’origine de leurs parents : Français depuis plusieurs générations, Europe, Maghreb, Turquie, Afrique subsaharienne. Il fait de même pour la fréquence des jeunes signalés à la justice pour des délits quels qu’ils soient. À condition sociale égale, des disparités apparaissent : délinquance et échec scolaire sont trois fois plus fréquents chez les enfants d’immigrés provenant du Mali, du Sénégal et de Mauritanie que chez les « autochtones », une fois et demie plus que chez les Turcs, les Maghrébins et les Africains du golfe de Guinée. Au terme d’autres calculs, il montre que la distribution se conserve quels que soient les niveaux sociaux : il y a donc là, selon lui, une singularité à expliquer.

Il pense trouver une réponse dans l’étude comparée des structures et comportements familiaux : chez les « Sahéliens » – pour la plupart musulmans –, la famille est patriarcale, souvent polygame, les femmes sont dépendantes et la progéniture nombreuse. C’est moins le cas chez les Africains de Guinée et du Centre, qui sont plus souvent chrétiens et monogames. Selon lui, c’est à ce modèle familial sahélien qu’il faut imputer l’inconduite des fils.

Mais plus peut-être qu’une enquête dont la valeur démonstrative est limitée, le livre de H. Lagrange est un essai ambitieux qui, par des considérations plus larges, s’emploie à bousculer bon nombre de thèses couramment soutenues sur les maux de la modernité.

La première – la plus âprement discutée – est celle des cadres de l’analyse des comportements sociaux. Pour l’essentiel, l’expertise publique en matière de politiques sociales et des inconduites est basée sur des données socio-économiques : le rang social, le milieu, les revenus, les services disponibles, l’environnement. L’origine ethnique, la langue, la religion ne font pas partie des données recueillies systématiquement dans les recensements et les enquêtes. En revanche, les inégalités, le taux de chômage, l’habitat, la relégation des pauvres dans les quartiers périphériques, l’accès aux ressources culturelles, les difficultés d’insertion, les discriminations à l’embauche et le racisme sont les arguments clés de l’analyse socio-économique.

Vers des statistiques ethniques ?

C’est précisément contre cet état de fait qu’H. Lagrange s’élève. Il dénonce le refus de la prise en compte des identités culturelles dans l’analyse et le traitement des problèmes des cités. Il s’appuie pour cela sur un constat : celui de l’échec des politiques de la ville et du traitement territorial des problèmes, qui n’ont pu contenir ni la ségrégation ethnique croissante des quartiers, ni la montée des violences urbaines. « Il faut revenir, écrit-il, sur l’occultation de l’ethnicité et des différences culturelles. » Il rejoint en cela les analyses d’autres partisans – comme la démographe Michèle Tribalat – de la mise en place de « statistiques ethniques », sujet polémique en France, mais qui sont couramment pratiquées dans d’autres pays développés (Angleterre, États-Unis, Pays-Bas), et ouvrent la porte à des politiques de discrimination positive… ou négative.

À cela, H. Lagrange ajoute un autre argument : celui de la montée actuelle d’un traditionalisme qui touche, en particulier, les pays musulmans. Il trouve un écho dans les générations issues de l’immigration africaine : au-delà même des affaires de « voile », l’Insee a diagnostiqué un retour de l’observance religieuse et des normes morales traditionnelles chez les jeunes des cités (séparation et traitement différencié des sexes, mariages « au pays », polygamie).

Au passage, H. Lagrange observe que ce seul fait invalide la thèse d’un effet uniformisant de la mondialisation, qui s’accommode de toutes sortes d’affirmations identitaires et religieuses. Ce mouvement se traduit en Europe par la montée des tensions entre « autochtones » et étrangers : durcissement des politiques d’immigration et réactions xénophobes d’un côté, repli communautaire de l’autre. Ces polarisations constituent, selon lui, une nouvelle question sociale qui exige d’autres analyses que celles qui ont déjà été pratiquées.

De l’importance, ou non, de l’absence du père

Par exemple, une thèse courante (développée par le philosophe Marcel Gauchet et le sociologue Robert Castel) soutient que les inconduites des jeunes sont les conséquences d’un excès d’individualisme menant à une « désaffiliation » des individus les plus fragiles. C’est le contraire de ce qu’observe H. Lagrange dans les quartiers ségrégués : les liens de parenté y sont nombreux, le regard des autres constant, et l’esprit de clocher revendiqué. Ce sont plus des villages que des déserts relationnels. Exit donc la thèse d’un effet désocialisant de la modernité, ou du moins de son uniformité.

Autre thèse psychosociologique répandue : les conséquences de la désagrégation familiale et de la démission paternelle. Ce thème, auquel H. Lagrange fait constamment référence, a été à l’origine d’une panique morale aux États-Unis et a induit la réorientation des modalités de l’aide sociale durant l’ère Clinton. Constatant la fréquence des grossesses précoces, des foyers sans père et de la délinquance dans les populations noires pauvres, certains experts ont jugé que l’ensemble constituait une adaptation perverse : l’aide aux mères isolées favorisait la fuite des hommes devant le travail et un vide d’autorité criminogène dans les familles. Le rapprochement a été fait en France : la fréquence des divorces et la multiplication des foyers monoparentaux expliqueraient-elles les inconduites des fils ? Globalement, ce n’est pas faux, et H. Lagrange le confirme : il y a plus de déviance chez les enfants de mères isolées que dans ceux de foyers complets. Oui mais, nuance, l’effet est variable selon l’origine des personnes : il est net chez les Européens et les Maghrébins, presque négligeable chez les Africains « sahéliens ». Chez ces derniers, la fréquence la plus élevée de délits se trouve chez les enfants de foyers polygames, d’où le père n’est pas absent.

Conclusion : la démission paternelle n’est pas la clé de tous les échecs éducatifs. Il faut y introduire des variables ethnoculturelles : ce qui est vrai chez les Européens ne l’est pas chez les Africains du Sahel. Selon une étude que cite H. Lagrange, la réussite scolaire des enfants de mères africaines isolées serait supérieure à celle de leurs homologues ayant un père à la maison. Exit la thèse de l’effet criminogène de la désagrégation familiale…, et entrée en scène des propositions les plus nettement culturalistes de H. Lagrange : autoritarisme des pères, polygames ou non, et des aînés, impuissance des mères. H. Lagrange montre comment ces pères, alors qu’ils sont humiliés au travail, exercent néanmoins une autorité statutaire sur les femmes et les enfants. Méprisées, les femmes n’ont droit à aucune considération et aucun pouvoir. Lorsqu’elles sont convoquées au collège à cause de l’inconduite des fils, par exemple, elles ne peuvent pas prendre de décision, et se voient reprocher par leur mari de « n’avoir rien fait ». Cette injonction paradoxale les empêche d’exercer leur rôle d’encadrement et aurait donc des conséquences désastreuses sur les enfants.

Mixité sociale plutôt que mixité culturelle

En réfutant ces interprétations des effets de la modernité, H. Lagrange ménage une place de choix aux approches ethnoculturelles de la déviance dans les cités.

Incrimine-t-il pour autant une ou plusieurs cultures d’origine ? Il se défend en tout cas d’y voir des traditions criminogènes : c’est dans la confrontation avec la société d’accueil qu’une culture se révèle plus problématique que d’autres. Il s’agit donc d’une culture d’ici et maintenant, mais ayant des racines sahéliennes.

Par ailleurs, il s’oppose au concert des discours politiques hostiles à l’immigration, qui brandissent des mesures vexatoires contre la polygamie, ou promettent de durcir la répression des inconduites, ou de pénaliser les parents. Il désapprouve un ministère de l’Identité nationale qui « exalte la xénophobie ». Il condamne sans ambages les thèses alarmistes qui lient la délinquance au fondamentalisme. Sur certains points, il adopte des positions originales : chiffres en mains, il remarque qu’au-delà d’un certain seuil, la densification par quartier des familles africaines du Sahel aurait un effet plutôt bénéfique sur la conduite des fils. Il en conclut que la ségrégation ethnique n’est pas un mal en soi : contrairement à une vue courante, il ne juge pas la mixité culturelle indispensable, et lui préfère une mixité sociale. Celle-ci impliquerait, par exemple, de retenir dans les quartiers sensibles les descendants d’immigrés en ascension sociale, comme ces familles d’employés qualifiés et de cadres d’origine maghrébine qui, aujourd’hui, ont tendance à fuir les cités. L’effet bénéfique de cette présence sur les performances scolaires locales a, semble-t-il, été vérifié.

D’un autre côté, H. Lagrange ne cache pas son hostilité envers certains des comportements qu’il incrimine. Il n’est pas question, écrit-il, de « considérer que nous devons reconnaître comme telles les mœurs inégalitaires et patriarcales, la polygamie et l’infériorisation des femmes qui se sont diffusées dans les cités parmi les immigrés d’Afrique ». Ce qu’il traitait plus haut comme un reste de culture d’origine devient ici un « néotraditionalisme » de réaction, une « involution morale » des descendants d’immigrés qu’il importe de combattre « pour les faire évoluer ». Ainsi, les principales mesures correctives que H. Lagrange suggère s’adressent aux femmes africaines, dont il préconise de promouvoir l’émancipation morale et l’autonomie par le travail. Bien que potentiellement exploitable dans divers sens, son analyse ethnoculturelle ne débouche pas sur une posture autoritaire ou répressive. Mais « l’inclusion tolérante » qu’il défend diffère assez peu d’une politique d’assimilation visant à faire disparaître des mœurs incompatibles avec la modernité occidentale.

Critiquable et critiqué

Faut-il admettre que l’approche culturaliste préconisée par H. Lagrange fait ainsi ses preuves ? Ses critiques les plus modérés ne lui opposent pas d’objection de principe, mais de méthode : peut-on prétendre définir des groupes culturels à l’aide d’informations aussi pauvres que des données administratives ? Peut-on vraiment isoler des causes comme la polygamie à partir de coïncidences ? Le mélange détonnant mis au point par H. Lagrange (origine sahélienne-polygamie-autoritarisme paternel) n’est-il pas le mariage de deux carpes et d’un lapin : des statistiques d’un côté, une « hypertrophie paternelle » non chiffrable de l’autre ? Aussi, ironise Véronique Le Goaziou, « ma grand-mère (bretonne) servait son mari à table ; de 15 ans son aîné, il lui a fait dix enfants (…) et la mettait dehors sous la pluie (1) ». Le patriarcat n’a, en effet, pas toujours été criminogène, ni africain… Quant à la polygamie, qui dépasse rarement deux épouses, c’est peut-être un facteur d’échec scolaire, mais c’est un fait minoritaire (30 % des hommes) et non une règle chez les Sahéliens. Cela n’explique pas pourquoi l’ensemble du groupe devrait en pâtir.

Plus sévères, d’autres critiques dénoncent le culturalisme comme une mode dangereuse et stigmatisante : incriminer la culture d’origine, c’est, selon Éric Fassin, faire peser la responsabilité des désordres sur l’« autre » plutôt que sur « nous » et notre politique. C’est aussi « contribuer au déni des discriminations (2) ». De fait, H. Lagrange n’accorde au « délit de faciès » qu’une importance secondaire : délinquance et échecs scolaires étant liés, on ne peut pas selon lui considérer que la fréquence des signalements est un simple effet de la pression policière. Quant aux autres formes de discrimination, il estime que leur observation directe étant impossible, on ne peut que les inférer. Telle que pratiquée actuellement en France, la lutte contre les discriminations le laisse sceptique : elle ne permet d’inclure que des individus, et non des collectifs. Là encore, pour lui, l’approche ethnoculturelle s’impose, au risque – il en est conscient – de donner du grain à moudre à l’opinion xénophobe. Sa conviction est qu’une vérité, même gênante, doit toujours être dite. Mais la vérité d’une relation de cause culturelle à effet indésiré restera, en sociologie, toujours sujette à discussion.
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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mar 21 Déc 2010, 09:20

Reconnaitre des faits culturels à l'origine du malaise dans les cités, parmi les populations immigrées, c'est un progrès, si tant est que cela conduit à dire enfin la vérité.


J'observe des bémols:

il (HLagrange) s’oppose au concert des discours politiques hostiles à l’immigration, qui brandissent des mesures vexatoires contre la polygamie, ou promettent de durcir la répression des inconduites, ou de pénaliser les parents. Il désapprouve un ministère de l’Identité nationale qui « exalte la xénophobie ». Il condamne sans ambages les thèses alarmistes qui lient la délinquance au fondamentalisme

Je ne sais pas comment il est possible d'accepter la polygamie sur notre sol sans changer nos lois ou en faire de différentes pour une fraction de la population...
Je ne sais pas comment on peut indéfiniment considérer des parents comme irresponsables de leurs enfants sous prétexte qu'ils sont d'une autre culture...
Le fondamentalisme ne suscite pas la délinquance, mais il fait incontestablement son lit dans le malaise des cités où l'état lui-même démissionne, en raison de l'hostilité qui règne dans des zones désormais reconnues de fait comme lui échappant...


Le fond du problème lié à la délinquance des jeunes dans les "cités", c'est qu'il n'y a pas de limites à l'immigration, ni de contrôle. Seul un vrai moratoire sur l'immigration permettra d'approcher de la solution.

Ce ne peut-être en accroissant toujours plus les données du problème, alors que la France ne sort pas de la crise, que le problème se résoudra de lui-même.
Si on ne veut pas voir la vérité en face (la nature ethnique, culturelle et religieuse) le problème se solutionnera en se résorbant, ou bien ne se solutionnera pas, et engendrera toujours plus de malaise et de violences.

J'ajouterai que, l'immigration cessant, il nous faudrait aussi cesser de tuer les enfants dans les ventres de leurs mères...
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En Christ



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mar 21 Déc 2010, 17:55

Citation :
Une violence croissante chez les jeunes aujourd'hui

Des jeunes en crise d’identité

De nos jours, l’entrée du jeune dans notre société d’adultes en tant que citoyen actif à part entière se fait plus tardivement qu’autrefois. Actuellement, la situation économique induit souvent un état intermédiaire d’inactivité, source de mal-être et donc de déviance.
L’adolescence est une phase de transition importante. Le jeune est en pleine recherche d’identification avec assimilation et mimétisme d’un héros, le plus souvent pris parmi des « stars » et qui deviennent ses références. Dans certains cas, il y a un mimétisme du « grand frère » : pour les plus jeunes, les héros sont les caïds de la cité.
Les personnalités publiques peuvent avoir un rôle important dans le transfert de certaines valeurs humaines et de citoyenneté. Néanmoins, le prestige social est aujourd’hui davantage lié à l’argent et aux valeurs matérielles qu’au rôle que l’on joue au sein de la collectivité. La construction de l’individu ne s’effectue plus par rapport au groupe et donc au rôle qu’il devra y tenir, mais par rapport à la satisfaction de désirs immédiats, que certains sont prêts à assouvir par la violence. La construction du citoyen est par conséquent mécaniquement en crise.
L’adolescence est une période de dépréciation de soi. Cela peut amener le jeune à prouver qu’il existe par la violence.
L’adolescence est aussi et surtout la période du déni, du refus du cadre et des règles de la société avec un besoin de transgresser. Une grande importance est en revanche accordée à l’avis et au comportement des pairs et des modèles.
Mais si notre période est celle du déni systématique elle est également celle de l’engagement, de l’adhésion aux grandes causes, humanitaires, sociales, environnementales. C’est sur ces valeurs qu’il convient de s’appuyer pour motiver les jeunes et ainsi les placer en situation de réussir.

Les facteurs individuels :

La cellule familiale, premier cercle de construction de l’individu
Même si elle ne peut seule être tenue pour responsable, une carence familiale sous-tend fréquemment des problèmes de violences. La famille est le premier lieu d’éducation et de socialisation de l’enfant. Ce devrait être le premier cercle de structuration.
Mais, de nos jours, la cellule familiale est souvent déstabilisée :diminution du temps consacré aux enfants, absence des grands-parents, disparition de l’autorité paternelle, divorces, voire parents contre-modèles….L’apprentissage de la violence peut aussi se faire à travers les violences intra-familiales.

Un facteur plus endogène : la personnalité du délinquant :

Il existe des facteurs de risque de délinquance chez le jeune. Le jeune dépressif peut fuir vers la mort physique en passant à l’acte par des méthodes de suicide “traditionnelles” ou bien, il peut plonger dans une mort sociale en exprimant sa violence par des actes antisociaux, lesquels sont en réalité la traduction d’un mal-être profond et d’un besoin de communication.

Cause et parfois conséquence de la délinquance : le problème de la toxicomanie :

L’usage de la drogue chez un mineur est un facteur d’inadaptation parmi d’autres. À la fois cause et conséquence du mal-être des jeunes, les consommations régulières de tabac et d’alcool sont des facteurs de risques de toxicomanie par recherche de sensations toujours plus vives. Le besoin d’argent pour acheter la drogue pousse aux vols avec ou sans violence et de plus, l’emprise de la drogue entraîne une altération profonde de la personnalité qui pousse à la récidive. Ce problème de toxicomanie soutient également l’activité de certaines bandes qui vivent de ce trafic et entretiennent ainsi une véritable économie parallèle.

Les facteurs organisationnels et environnementaux :

L’éducation : pierre angulaire de l’harmonie sociale :
20 % des élèves qui entrent en sixième ne savent pas utiliser correctement la langue française : 10% d’entre eux sont en détresse profonde de lecture et 10% de médiocres lecteurs. Ainsi, ces élèves se retrouvent plus facilement en situation d’échec scolaire, situation qui fait le lit de la délinquance.
De plus, dans certaines établissements, il se crée un climat de dénigrement de la réussite et de l’effort : pour ne pas être marginalisé, certains élèves créent une nouvelle norme en adoptant un comportement négatif.
L’échec scolaire est en corrélation directe avec la déscolarisation des mineurs. L’inadaptation scolaire habitue à vivre en marge des règles sociales, l’apprentissage se fait alors dans la rue, parfois au contact de plus grands ayant eux-mêmes connu l’échec scolaire. Pourtant l’école est un lieu d’instruction et de socialisation ; c’est l’antichambre de la société adulte. Par ailleurs, tout comme l’autorité du père, le respect du professeur a été aboli. Et pour un jeune en voie de marginalisation, l’enseignant n’est qu’un représentant d’une institution qu’il rejette.
Enfin, parallèlement au déclin des valeurs religieuses, la désuétude de l’éducation civique à l’école est un fait aggravant.

Un facteur aggravant : l’urbanisation :

L’architecture et l’insalubrité de certains quartiers ne sont pas seuls responsables des actes de violence. Il y a dans les cités une forte concentration de jeunes et d’adultes qui ne travaillent pas et restent dans le même endroit; il y a là un climat de forte tension. Dans les grands ensembles de banlieues, la densité de population et la proportion importante de la classe d’âge 12-25 ans, font que l’agressivité est omniprésente.
Toutefois, les conditions socio-économiques ne sont qu’une composante parmi d’autres facteurs de délinquance.

Une socialisation plus délicate : les jeunes issus de l’immigration :


L’image de la grande majorité des immigrés est pénalisée par l’impunité et la violence d’une minorité. On constate cependant certains éléments importants à prendre en compte :
— La carte des régions, des départements, des villes à forte concentration de population immigrée recoupe la carte des violences urbaines et celle des violences scolaires ;
— Les troubles viennent le plus souvent des immigrés de deuxième génération qui sont nés sur le sol français.
— La différence culturelle joue un rôle important, en premier lieu pour l’immigration originaire d’Afrique du Nord.
Par ailleurs, l’intégration sociale des enfants d’émigrés se fait de moins en moins par l’école. Notre système scolaire est à la base de l’intégration, mais il a cessé de diffuser les valeurs collectives d’identification. Comme pour les autres jeunes Français, une action doit être menée afin que ces jeunes ne plongent pas dans un système qui les mèneraient vers l’isolement communautaire, voire vers l’intégrisme.

Le chômage :

On constate une forte augmentation de la violence urbaine dans les quartiers où le taux de chômage est important, où il y a une forte immigration, où les familles sont souvent nombreuses, où la population des moins de 20 ans est presque majoritaire. Cependant, dans les années 30 le chômage était massif, la misère plus grande qu’aujourd’hui et pourtant les jeunes chômeurs ne tombaient pas si facilement dans la délinquance. Au contraire, l’Occident de pleine croissance des années 1960 à 1975 a connu à la fois un faible chômage et une forte augmentation de la criminalité.
Si le chômage joue indéniablement un rôle, il y a surtout une perte des repères : le bon exemple n’est pas donné par la société des adultes. Ainsi, est-il devenu presque normal de faire aboutir des revendications socioprofessionnelles en détruisant impunément des lieux publics. Le mauvais exemple peut également être donné par la famille. Et l’économie souterraine, achève de décrédibiliser le travail.

Les médias : reflet d’une perte de repères structurants :

Si l’on admet que les médias peuvent influencer les gens par des messages politiques, culturels et de consommation, on ne peut pas nier l’influence de certaines images de violence et d’actes de délinquance. Le principe de précaution si souvent invoqué dans d’autres dossiers doit nous pousser à promouvoir une politique volontariste de maîtrise de la diffusion de thèmes violents, en particulier à la télévision.

La perte d’un diffuseur de valeurs : la pratique religieuse chrétienne :


Les valeurs autrefois portées par l’Église et fortement ancrées dans l’inconscient collectif ont été altérées. Le principal problème est que les forces qui ont porté des coups aux valeurs judéo-chrétiennes n’ont pas éprouvé le besoin de les compenser par d’autres systèmes de valeurs tout autant susceptibles d’endiguer les dérives.
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Poisson



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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mar 21 Déc 2010, 21:22

Bonsoir,
Je vais commencer par une petite devinette : qui a écrit ou à quelle période ont été écrites ces quelques paroles ? :
« Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l'autorité et n'ont aucun respect pour l'âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans. »
Phrase on ne peut plus d’actualité, non !
Eh bien c’est Socrate (V° siècle avant JC tout de même !)
Ma théorie, à ce sujet, peut se résumer, en ces termes : les vieux radotent et les jeunes n’ont strictement rien à dire. Quel beau dialogue de sourds ! Laughing
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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mer 22 Déc 2010, 10:38

pour moi c'est simple les gens sont aveugles
et n'ont pas identifiés que la violence des jeunes d'origine immigrée
d'abord c'est une ultra-violence qui est un fait de notre époque
et en cela c'est différent des années 60
ça ressemble plus à l'âge du bronze
ensuite que cette violence est le fruit d'une idéologie fasciste anti-française
non-dénoncée par les pouvoirs politiques qui ont peur du désordre et préfèrent entretenir l'injustice
enfin sous le prétexte que l'occident des colonies etc..
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Jonas et le signe



Masculin Messages : 12292
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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mer 22 Déc 2010, 10:43

Citation :
Poisson a écrit:
Bonsoir,
Je vais commencer par une petite devinette : qui a écrit ou à quelle période ont été écrites ces quelques paroles ? :
« Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l'autorité et n'ont aucun respect pour l'âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans. »
Phrase on ne peut plus d’actualité, non !
Eh bien c’est Socrate (V° siècle avant JC tout de même !)
Ma théorie, à ce sujet, peut se résumer, en ces termes : les vieux radotent et les jeunes n’ont strictement rien à dire. Quel beau dialogue de sourds ! Laughing


Oui, je connais ça! Smile

mais aujourd'hui Socrate pourrait ajouter d'autres reproches à l'encontre de la jeunesse... Et la jeunesse d'aujourd'hui, ce sont les métèques athéniens qui prennent le pouvoir et tiennent le haut du pavé.
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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mer 22 Déc 2010, 10:57

ça vous intéresse vraiment pas ce que je dis pour que vous écriviez juste derrière moi une réponse à un message d'hier??./ confused
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Jonas et le signe



Masculin Messages : 12292
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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mer 22 Déc 2010, 11:49

Citation :
romuald1972 a écrit:
ça vous intéresse vraiment pas ce que je dis pour que vous écriviez juste derrière moi une réponse à un message d'hier??./ confused


C'est pour moi?
Shocked
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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mer 22 Déc 2010, 11:59

on dirait..
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Jonas et le signe



Masculin Messages : 12292
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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mer 22 Déc 2010, 12:09

Mais je suis d'accord avec vous... Je n'ai fais qu'abonder dans le même sens!
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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mer 22 Déc 2010, 12:11

ah bon alors vous voyez qu'il y a un problème..
pourquoi utilisez-vous des discours parallèles à ce moment-là
je n'ai rien contre vos intentions mais la façon dont vous procédez va plus vers la maladie que vers la santé il me semble..
cordialement
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En Christ



Masculin Messages : 3438
Inscription : 09/03/2006

MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Dim 26 Déc 2010, 20:40

Citation :
Nos années 60 : les mythologiques

Ce documentaire est consacré aux bouleversements ayant touché la France au cours des années 1960. Le pays passe d'un monde rural et traditionnel, à une société où émerge une jeunesse contestataire et avide de changements, la société de consommation. La guerre d'Algérie jette le trouble jusqu'à l'indépendance du pays en 1962.Alors que la décennie est marquée par un pouvoir politique traditionnel et sous la férule du général de GAULLE, la jeunesse s'enflamme et paralyse le pays en mai 1968. La période verra aussi l'apparition de la contraception et une prise de conscience des femmes qui aspirent à plus de droits et d'autonomie. C'est aussi l'apogée de la Guerre froide avec la crise de Cuba, et de la contestation contre la guerre du Vietnam. Les années 60 apparaissent alors comme une époque de rupture dans la société française.C'est sous la forme d'un montage d'archives commentées par Bruno ABRAHAM KREMER, qu'est retracée l'évolution du pays et de la société française.

http://www.dailymotion.com/video/xg8did_nos-annees-60-les-mythologiques_creation#hp-sc-p-1
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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Mer 29 Déc 2010, 11:38

attaques de banque à l'arme de guerre
commerces tabac bijouteries il y a des affaires tous les jours
les criminels issus des même groupes sociaux
les médias occultent l'identité des criminels
et tous les jours dans les établissements éducatifs
la violence et l'aggression permanente des français
ce que vous ne comprenez toujours pas c'est que ces groupes ont développés une idéologie anti-française terroriste
car vous pensez bien qu'on en est pas arrivés là juste à cause de l'expression de phénomènes sociaux comme la pensée unique nous ordonne de penser

vous allez vouloir donner les mêmes arguments
mais alors dites-moi vraiment ce que vous pensez de ce nouveau phénomène des personnes agées qui se font aggréssées chez eles dans les zones rurales et parfois torturées et tuées
vous ne voyez pas la logique de guerre à laquelle nous sommes confrontés
vous préférez vous taire et que ça continue??
non mais vraiment ça me fait de la peine
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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Lun 03 Jan 2011, 12:05

et l'affaire de ce dj en seine-st-denis massacré par 10 jeunes musulmans des banlieues
encore un crime dont personne ne veut voir l'ultra-violence et qui reflète pourtant bien la terreur dans laquelle vivent les jeunes français
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MessageSujet: Re: La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui   Ven 28 Jan 2011, 16:28

je poursuis
pour moi je vois que la violence des bandes d'enfants d'immigrés semble après analyse dépasser tout ce qui a existé dans le phénomène urbain par l'intensité et l'absurdité qui la caractérise
en effet par exemple je pense qu'il faut vraiment qu'il existe une idéologie anti-française liée à l'islam digne du nazisme et qui n'est pas du tout identifiée par la société pour en arriver là
par comparaison si on regarde les pays dont sont originaires ces gens cette violence n'existe pas dans leurs pays d'origine car d'après ce que je comprends aucun autochtone ne pourrait agir de la sorte en rapport avec un minimum de rerspect pour la terre qui les a nourrie
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La délinquance des jeunes ne date pas d'aujourd'hui
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