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 L'origine du mal ?

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Vincent01



Masculin Messages : 1283
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MessageSujet: L'origine du mal ?   Sam 26 Juin - 15:30

Bonjour à tous il arrive que je me pose certaine question et aujourd'hui j'avais envie de partager ce sujet avec vous, après quelque recherches aussi et donc l'origine du mal, ce que j'ai véritablement des difficultés à comprendre sont d'ou vient le mal.

Dieu n'a pas créer le mal, alors comment pu t-il dès les commencements avoir les ténèbres ? Au final les tènèbres sont le vide sans Dieu donc pas du tout créer car néant à la base ?

Je voulais vous faire partager ceci que j'ai pu lire grâce à AnneT sur un forum Chrétien. Merci beaucoup d'ailleurs.

Citation :
Le mal existe-t-il ?


Un professeur universitaire a défié ses étudiants avec cette question. Est-ce que Dieu a créé tout ce qui existe ? Un étudiant a bravement répondu, oui, Il l'a fait ! le professeur a dit, Dieu a tout créé ? Oui, monsieur, a répliqué l'étudiant. Le professeur a répondu, « si Dieu a tout créé, il a donc aussi créé le mal puisque le mal existe et selon le principe de nos travaux qui définissent ce que nous sommes, alors Dieu est mauvais.» L'étudiant était silencieux devant une telle réponse. Le professeur était tout à fait heureux de lui-même.

Un autre étudiant a levé sa main et a dit, « Puis-je vous poser une question, professeur ? » Bien sûr, a répondu le professeur. L'étudiant a répliqué: « Professeur, le froid existe-t-il ? » « Quel genre de question est-ce, cela ? Bien sûr qu'il existe. Vous n'avez jamais eu froid ? » a répliqué le professeur. Le jeune homme a répondu: « En fait monsieur, le froid n'existe pas. Selon la loi de physique, ce que nous considérons le froid, est en réalité l'absence de chaleur. Tout individu ou tout objet possède ou transmet de l'énergie. La chaleur est produite par un corps ou par une matière qui transmet de l'énergie. Le zéro Absolu (-460°F) est l'absence totale de chaleur; toute la matière devient inerte et incapable de réagir à cette température. Le Froid n'existe pas. Nous avons créé ce mot pour décrire ce que nous ressentons si nous n'avons aucune chaleur. L'étudiant a continué.

« Professeur, l'obscurité existe-t-elle ? » Le professeur a répondu: «Bien sûr qu'elle existe ! » L'étudiant a répondu: « Vous avez encore tort Monsieur, l'obscurité n'existe pas non plus. L'obscurité est en réalité l'absence de lumière. Nous pouvons étudier la Lumière, mais pas l'obscurité. En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton pour fragmenter la lumière blanche en plusieurs couleurs et étudier les diverses longueurs d'onde de chaque couleur. Vous ne pouvez pas mesurer l'obscurité. Un simple rayon de lumière peut faire irruption dans un monde d'obscurité et l'illuminer. Comment pouvez-vous savoir l'espace qu'occupe l'obscurité ? Vous mesurez la quantité de lumière présente. N'est-ce pas vrai ? L'obscurité est un terme utilisé par l'homme pour décrire ce qui arrive quand il n'y a pas de lumière. »

Finalement, le jeune homme a demandé au professeur, « Monsieur, le mal existe-t-il ? » Maintenant incertain, le professeur a répondu: « Bien sûr comme je l'ai déjà dit. Nous le voyons chaque jour. C'est dans les exemples quotidiens de l'inhumanité de l'homme envers l'homme. C'est dans la multitude des crimes et des violences partout dans le monde. Ces manifestations ne sont rien d'autre que du mal ! »

L'étudiant a répondu, « le Mal n'existe pas Monsieur, ou au moins il n'existe pas de lui-même. Le Mal est simplement l'absence de Dieu. Il est comme l'obscurité et le froid, un mot que l'homme a créé pour décrire l'absence de Dieu. Dieu n'a pas créé le mal. Le Mal n'est pas comme la foi, ou l'amour qui existe tout comme la lumière et la chaleur. Le Mal est le résultat de ce qui arrive quand l'homme n'a pas l'amour de Dieu dans son coeur. Il est comme le froid qui vient quand il n'y a aucune chaleur ou l'obscurité qui vient quand il n'y a aucune lumière. »

Le professeur s'est assis. Le nom du jeune homme ?

Albert Einstein.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Mar 29 Juin - 9:26

Cher Vincent, l'origine première de ce bien extraordinaire qu'est la LIBERTE dans des PERSONNES est Dieu.

Et, en créant ces personnes, Dieu est la cause première, par conséquence directe, du mal de PECHE.

En effet, si des personnes sont libres alors elles sont libres de se détourner de ce qui peut finaliser leurs actes moraux.

Or le péché n'est rien d'autre que le choix, comme fin ultime de sa vie, d'un bien INFERIEUR qui prive de la vraie fin.

Ainsi en fut-il pour les anges.

Créés PAR NATURE pour voir Dieu face à face, certains préférèrent perdre cette fin ultime plutôt que de perdre le bien qu'il mettaient au dessus de tout : leur autonomie absolue, leur intelligence adulte.

Pour eux, les CONDITIONS EXIGEES en vue d'atteindre la vision de Dieu étaient par trop opposées à ces deux biens : obéissance ! What a Face Servivce ! affraid Humilité ! I don't want that

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Arnaud
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PaxetBonum



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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Ven 2 Juil - 11:04

Arnaud Dumouch a écrit:
en créant ces personnes, Dieu est la cause première, par conséquence directe, du mal de PECHE.

Pourriez-vous expliquer ce que vous entendez par là ?
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Ven 2 Juil - 11:54

PaxetBonum a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
en créant ces personnes, Dieu est la cause première, par conséquence directe, du mal de PECHE.

Pourriez-vous expliquer ce que vous entendez par là ?
µ

Cher PaxetBonum, c'est simple : si vous prenez le pari de créer une PERSONNE, alors vous ne créez pas un robot programmé mais une personne LIBRE.

Qui dit LIBERTE dit capacité d'opter pour un autre choix que le bien. >>> = possibilité du péché.

Donc si Dieu avait voulu éviter le péché, il aurait créé des robots.

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Arnaud
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Ven 2 Juil - 12:45

Arnaud Dumouch a écrit:
PaxetBonum a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
en créant ces personnes, Dieu est la cause première, par conséquence directe, du mal de PECHE.

Pourriez-vous expliquer ce que vous entendez par là ?
µ

Cher PaxetBonum, c'est simple : si vous prenez le pari de créer une PERSONNE, alors vous ne créez pas un robot programmé mais une personne LIBRE.

Qui dit LIBERTE dit capacité d'opter pour un autre choix que le bien. >>> = possibilité du péché.

Donc si Dieu avait voulu éviter le péché, il aurait créé des robots.

Pas très convaincante votre explication, Arnaud. Je préfère celle de René Guénon ... Mr. Green
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Ven 2 Juil - 16:15

Arnaud Dumouch a écrit:

Or le péché n'est rien d'autre que le choix, comme fin ultime de sa vie, d'un bien INFERIEUR qui prive de la vraie fin.

Et comme le notait Leibniz : un moindre bien est un mal.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Ven 2 Juil - 16:32

Philippe Fabry a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:

Or le péché n'est rien d'autre que le choix, comme fin ultime de sa vie, d'un bien INFERIEUR qui prive de la vraie fin.

Et comme le notait Leibniz : un moindre bien est un mal.

Et les dilemmes moraux, vous en faites quoi? scratch

- Garder un enfant conçu à la suite d'un horrible viol?

- Détruire un avion (commercial) détourné par des terroristes qui fonce droit sur une zone très habitée?

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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Ven 2 Juil - 16:38

Psychoactif a écrit:


- Garder un enfant conçu à la suite d'un horrible viol?

- Détruire un avion (commercial) détourné par des terroristes qui fonce droit sur une zone très habitée?


Dans tous les cas, voici l'ordre des valeurs :

L'honneur (la droiture du coeur).

Qui met en premier les personnes.

Et parmi les personnes, la vie des innocents avant celle des coupables.

Et si un dilemme se pose, vous agissez au mieux pour faire le moindre mal, en conscience.

Cas n° 1 : l'enfant conçu est innocent du crime de son père violeur.

Cas n° 2 : il vaut mieux 150 mort que 1500 morts.

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Arnaud
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Atomic



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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Ven 2 Juil - 16:38

Je coince sur l'origine du mal,
espérons que ce fil s'enrichisse pour m'aider.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Ven 2 Juil - 16:47

Cher Atomic, l'explication la plus profonde, mystique, venant du Christ (qui le permet), c'est cela :

Un cœur brisé, c'est le cœur de quelqu'un qui a connu le désespoir, jusqu'à se dire: "Dieu m'a sûrement abandonné".

Et vous vous demandez sans doute pourquoi une telle disposition du cœur est nécessaire.

c'est la question théologique la plus haute et la plus verticale.

La raison en est la VISION BÉATIFIQUE.


Pour voir Dieu dont les relations Trinitaires sont faites de don total, jusqu'à une mort spirituelle qui est VIE POUR L'AUTRE (car le Père n'existe que par, pour, dans le Fils), il faut avoir un coeur disposé de manière semblable.

Une telle "kénose" immanente de la trinité, qui est VIE, LUMIERE et AMOUR, si nous la voyions face à face sans cette disposition du coeur, nous détruirait.


Alors c'est pourquoi Dieu se cache pour un temps et nous laisse vivre un jour, ou un autre, le désespoir. Seul le christ a expliqué cette chose aux hommes. Et pourtant, c'est tout homme qui passe sur terre qui est ainsi, tôt ou tard, face à ce désespoir 'en ce monde ou dans l'autre).


Je sais que cela ne répondra pas entièrement à ce que dit votre message précédant. Pourtant, c'est bien la raison de tout: PAR LA CROIX, IL NOUS SAUVE.


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Arnaud
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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Ven 2 Juil - 16:50

Arnaud Dumouch a écrit:


Cas n° 2 : il vaut mieux 150 mort que 1500 morts.

Comment savez-vous qu'il n'y aura aucun survivant au crash dans l'avion? scratch Vous allez estimer les éventuels survivants du crash et vous allez comparer votre estimation du nombre de morts dans l'avion à celle des morts citadins? Vous n'en savez rien du tout!
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Atomic



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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Ven 2 Juil - 18:00

Arnaud Dumouch a écrit:
Cher Atomic, l'explication la plus profonde, mystique, venant du Christ (qui le permet), c'est cela :

Un cœur brisé, c'est le cœur de quelqu'un qui a connu le désespoir, jusqu'à se dire: "Dieu m'a sûrement abandonné".

Et vous vous demandez sans doute pourquoi une telle disposition du cœur est nécessaire.

c'est la question théologique la plus haute et la plus verticale.

La raison en est la VISION BÉATIFIQUE.


Pour voir Dieu dont les relations Trinitaires sont faites de don total, jusqu'à une mort spirituelle qui est VIE POUR L'AUTRE (car le Père n'existe que par, pour, dans le Fils), il faut avoir un coeur disposé de manière semblable.

Une telle "kénose" immanente de la trinité, qui est VIE, LUMIERE et AMOUR, si nous la voyions face à face sans cette disposition du coeur, nous détruirait.


Alors c'est pourquoi Dieu se cache pour un temps et nous laisse vivre un jour, ou un autre, le désespoir. Seul le christ a expliqué cette chose aux hommes. Et pourtant, c'est tout homme qui passe sur terre qui est ainsi, tôt ou tard, face à ce désespoir 'en ce monde ou dans l'autre).


Je sais que cela ne répondra pas entièrement à ce que dit votre message précédant. Pourtant, c'est bien la raison de tout: PAR LA CROIX, IL NOUS SAUVE.


Merci Arnaud,

Ce que vous dîtes est très beau.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Ven 2 Juil - 19:01

Psychoactif a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:


Cas n° 2 : il vaut mieux 150 mort que 1500 morts.

Comment savez-vous qu'il n'y aura aucun survivant au crash dans l'avion? scratch Vous allez estimer les éventuels survivants du crash et vous allez comparer votre estimation du nombre de morts dans l'avion à celle des morts citadins? Vous n'en savez rien du tout!

Dans l'attentat, les passagers de l'avion mourront.

On a donc le choix entre :
150 morts de l'avion + victimes de l'attentat
ou
150 morts de l'avion et pas d'attentat.

Vous trouvez qu'il y a matière à réfléchir ?

_________________
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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Ven 2 Juil - 19:11

Philippe Fabry a écrit:


Dans l'attentat, les passagers de l'avion mourront.

On a donc le choix entre :
150 morts de l'avion + victimes de l'attentat
ou
150 morts de l'avion et pas d'attentat.

Vous trouvez qu'il y a matière à réfléchir ?

Les miracles, cher ami, les miracles. Rolling Eyes Il ne faut pas parler de façon aussi catégorique!

Moi aussi, je peux dire :

1° 120 morts de l'avion (30 survivants) + 10 victimes de l'attentat. Vous pensez que c'est impossible?

Ou votre choix :

2° Détruire 150 vies!

Vous voyez que ce n'est pas si simple! Confused
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Raphaël



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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Ven 2 Juil - 19:38

Psychoactif a écrit:
Philippe Fabry a écrit:


Dans l'attentat, les passagers de l'avion mourront.

On a donc le choix entre :
150 morts de l'avion + victimes de l'attentat
ou
150 morts de l'avion et pas d'attentat.

Vous trouvez qu'il y a matière à réfléchir ?

Les miracles, cher ami, les miracles. Rolling Eyes Il ne faut pas parler de façon aussi catégorique!

Moi aussi, je peux dire :

1° 120 morts de l'avion (30 survivants) + 10 victimes de l'attentat. Vous pensez que c'est impossible?

Ou votre choix :

2° Détruire 150 vies!

Vous voyez que ce n'est pas si simple! Confused
Reste une marge d'environ 1500 personne quand aux victimes de l'attentat! On ne peut pas prédire les miracles à l'avance, on peut prier, mais en général, on trouve plus facile d'envoyer un missile sol/air (et beaucoup moins hasardeux) sur l'avion en question...
Maintenant, tu m'en pose une bonne: choisir entre l'abandon à la foi en Dieu et prendre le risque de faire perdre la vie à des centaines, voire des milliers de personnes en plus de celle dans l'avion, ou bien d'exploser l'avion en plein vol avec tous ses morts sur la conscience... :bienmal:
Il est clair qu'on a intérêt à se faire Saint avant d'en arriver là!!! :greenange:
L'Esprit nous dira que faire! thumleft
Ou bien encore plus simple: si c'est pile, Bob, tu balance la sauce...
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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Ven 2 Juil - 19:46

Raphaël a écrit:

Reste une marge d'environ 1500 personne quand aux victimes de l'attentat!


Un airbus qui détruit au sol 1500 vies! Shocked Bon, en ce qui me concerne, fin de la discussion macabre. pale pale
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Raphaël



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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Ven 2 Juil - 19:52

Ben quoi, t'as jamais vu la version officielle du 11 septembre! Mr. Green
*Je pars avant que ça tourne au débat politique!* salut
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Ven 2 Juil - 20:46

Cher Psychoactif, dans l'action humaine, voici ce que disait saint Ignace :

Prier parce que Dieu peut tout.

Mais agir comme si Dieu ne faisait rien.

Autrement dit, le critère "miracle" ne peut être le moteur de l'action que lorsqu'on ne peut plus agir

_________________
Arnaud
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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Ven 2 Juil - 21:06

Bonsoir a tous

DIEU est omniscient
Donc il savait que l'homme le rejetterais avant même de le créer!!!!
Pourquoi alors prendre le risque de créer une créature qui sera capable du pire
Et pourquoi continuer l'expérience après son incarnation????
Le xx°siecle ayant atteint le summum de la barbarie!!!!
N'est il pas temps de siffler la fin de ce monde????
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Lephenix



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MessageSujet: L'origine du mal   Ven 2 Juil - 22:15

MELANGES - René GUENON

GALLIMARD - Première Partie - METAPHYSIQUE ET COSMOLOGIE

Chapitre I - LE DEMIURGE

[ Nous reproduisons ici le premier texte, croyons-nous, qui ait été, sinon rédigé, du moins publié par René Guénon. Il a paru dans le premier numéro de la revue La Gnose, daté de novembre 1909 ]

Il est un certain nombre de problèmes qui ont constamment préoccupé les hommes, mais il n’en est peut-être pas qui ait semblé généralement plus difficile à résoudre que celui de l’origine du Mal, auquel se sont heurté comme à un obstacle infranchissable la plupart des philosophes et surtout des théologiens : « Si Deus est, unde Malum ? Si non est, unde Bonum ? »

Ce dilemme est en effet insoluble pour ceux qui considèrent la Création comme l’œuvre directe de Dieu, et qui, par suite, sont obligés de le rendre également responsable du Bien et du Mal.

On dira sans doute que cette responsabilité est atténuée dans une certaine mesure par la liberté des créatures ; mais, si les créatures peuvent choisir entre le Bien et le Mal, c’est que l’un et l’autre existent déjà, au moins en principe, et, si elles sont susceptibles de se décider parfois en faveur du Mal au lieu d’être toujours inclinées au Bien, c’est qu’elles sont imparfaites ; comment donc Dieu, s’il est parfait, a-t-il pu créer des êtres imparfaits ?

Il est évident que le Parfait ne peut engendrer l’imparfait, car, si cela était possible, le Parfait devrait contenir en lui-même l’imparfait à l’état principiel, et alors il ne serait plus le Parfait.

L’imparfait ne peut donc pas procéder du Parfait par voie d’émanation ; il ne pourrait alors que résulter de la création « ex nihilo » ; mais comment admettre que quelque chose puisse venir de rien, ou, en d’autres termes, qu’il puisse exister quelque chose qui n’ait point de principe ?

D’ailleurs, admettre la création « ex nihilo », ce serait admettre par là même l’anéantissement final des êtres créés, car ce qui a eu un commencement doit aussi avoir une fin, et rien n’est plus illogique que de parler d’immortalité dans une telle hypothèse ; mais la création ainsi entendue n’est qu’une absurdité, puisqu’elle est contraire au principe de causalité, qu’il est impossible à tout homme raisonnable de nier sincèrement, et nous pouvons dire avec Lucrèce : « Ex nihilo nihil, ad nihilum nil posse reverti. »

Il ne peut rien y avoir qui n’ait un principe ; mais quel est ce principe ? et n’y a-t-il en réalité qu’un Principe unique de toutes choses ?

Si l’on envisage l’Univers total, il est bien évident qu’il contient toutes choses, car toutes les parties sont contenues dans le Tout ; d’autre part, le Tout est nécessairement illimité, car, s’il avait une limite, ce qui serait au-delà de cette limite ne serait pas compris dans le Tout, et cette supposition est absurde.

Ce qui n’a pas de limite peut être appelé l’Infini, et, comme il contient tout, cet Infini est le principe de toutes choses. D’ailleurs, l’Infini est nécessairement un, car deux Infinis qui ne seraient pas identiques s’excluraient l’un l’autre ; il résulte donc de là qu’il n’y a qu’un Principe unique de toutes choses, et ce Principe est le Parfait, car l’Infini ne peut être tel que s’il est le Parfait.

Ainsi, le Parfait est le Principe suprême, la Cause première ; il contient toutes choses en puissance, et il a produit toutes choses ; mais alors, puisqu’il n’y a qu’un Principe unique, que deviennent toutes les oppositions que l’on envisage habituellement dans l’Univers : l’Être et Non-Être, l’Esprit et la Matière, le Bien et le Mal ?

Nous nous trouvons donc ici en présence de la question posée dès le début, et nous pouvons maintenant la formuler ainsi d’une façon plus générale : comment l’Unité a-t-elle pu produire la Dualité ?

Certains ont cru devoir admettre deux principes distincts, opposés l’un à l’autre ; mais cette hypothèse est écartée par ce que nous avons dit précédemment.

En effet, ces deux principes ne peuvent pas être infinis tous deux, car alors ils s’excluraient ou se confondraient ; si un seul était infini, il serait le principe de l’autre ; enfin si tous deux étaient finis, ils ne seraient pas de véritables principes, car dire que ce qui est fini peut exister par soi-même, c’est dire que quelque chose peut venir de rien, puisque tout ce qui est fini a un commencement, logiquement, sinon chronologiquement.

Dans ce dernier cas, par conséquent, l’un et l’autre, étant finis, doivent procéder d’un principe commun, qui est infini, et nous sommes ainsi ramené à la considération d’un Principe unique.

D’ailleurs, beaucoup de doctrines que l’on regarde habituellement comme dualistes ne sont telles qu’en apparence ; dans le Manichéisme comme dans la religion de Zoroastre, le dualisme n’était qu’une doctrine purement exotérique, recouvrant la véritable doctrine ésotérique de l’Unité : Ormuzd et Ahriman sont engendrés tous deux par Zervané-Akérêné, et ils doivent se confondre en lui à la fin des temps.

La Dualité est donc nécessairement produite par l’Unité, puisqu’elle ne peut pas exister par elle-même ; mais comment peut-elle être produite ?

Pour le comprendre, nous devons en premier lieu envisager la Dualité sous son aspect le moins particularisé, qui est l’opposition de l’Être et du Non-Être ; d’ailleurs, puisque l’un et l’autre sont forcément contenus dans la Perfection totale, il est évident tout d’abord que cette opposition ne peut être qu’apparente.

Il vaudrait donc mieux parler seulement de distinction ; mais en quoi consiste cette distinction ? existe-t-elle en réalité indépendamment de nous, ou n’est-elle simplement que le résultat de notre façon de considérer les choses ?

Si par Non-Être on entend que le pur néant, il est inutile d’en parler, car que peut-on dire de ce qui n’est rien ?

Mais il en est tout autrement si l’on envisage le Non-Être comme possibilité d’être ; l’Être est la manifestation du Non-Être ainsi entendu, et il est contenu à l’état potentiel dans ce Non-Être.

Le rapport du Non-Être à l’Être est alors le rapport du non-manifesté au manifesté, et l’on peut dire que le non-manifesté est supérieur au manifesté dont il est le principe, puisqu’il contient en puissance tout le manifesté, plus ce qui n’est pas, n’a jamais été et ne sera jamais manifesté.

En même temps, on voit qu’il est impossible de parler ici d’une distinction réelle, puisque le manifesté est contenu en principe dans le non-manifesté ; cependant, nous ne pouvons pas concevoir le non-manifesté directement, mais seulement à travers le manifesté ; cette distinction existe donc pour nous, mais elle n’existe que pour nous.

S’il en est ainsi pour la Dualité sous l’aspect de la distinction de l’Être et du Non-Être, il doit en être de même, à plus forte raison pour tous les autres aspects de la Dualité.

On voit déjà par là combien est illusoire la distinction de l’Esprit et de la Matière, sur laquelle on a pourtant, surtout dans les temps modernes, édifié un si grand nombre de systèmes philosophiques, comme sur une base inébranlable ; si cette distinction disparaît, de tous ces systèmes il ne reste plus rien.

De plus, nous pouvons remarquer en passant que la Dualité ne peut pas exister sans le Ternaire, car si le Principe suprême, en se différenciant, donne naissance à deux éléments, qui d’ailleurs ne sont distincts qu’en tant que nous les considérons comme tels, ces deux éléments et leur Principe commun forment un Ternaire, de sorte qu’en réalité c’est le Ternaire et non le Binaire qui est immédiatement produit par la première différenciation de l’Unité primordiale.

Revenons maintenant à la distinction du Bien et du Mal, qui n’est, elle aussi, qu’un aspect particulier de la Dualité.

Lorsqu’on oppose le Bien au Mal, on fait généralement consister le Bien dans la Perfection, ou du moins, à un degré inférieur, dans une tendance à la Perfection, et alors le Mal n’est pas autre chose que l’imparfait ; mais comment l’imparfait pourrait-il s’opposer au Parfait ?

Nous avons vu que le Parfait est le Principe de toutes choses, et que, d’autre part, il ne peut pas produire l’imparfait, d’où il résulte qu’en réalité l’imparfait n’existe pas, ou que du moins il ne peut exister que comme élément constitutif de la Perfection totale ; mais alors, il ne peut pas être réellement imparfait, et ce que nous appelons imperfection n’est que relativité.

Ainsi, ce que nous appelons erreur n’est que vérité relative, car toutes les erreurs doivent être comprises dans la Vérité totale, sans quoi celle-ci, étant limitée par quelque chose qui serait en dehors d’elle, ne serait pas parfaite, ce qui équivaut à dire qu’elle ne serait pas la Vérité.

Les erreurs, ou plutôt les vérités relatives, ne sont que des fragments de la Vérité totale ; c’est donc la fragmentation qui produit la relativité, et, par suite, on pourrait dire qu’elle est la cause du Mal, si relativité était synonyme d’imperfection ; mais le Mal n’est tel que si on le distingue du Bien.

Si on appelle Bien le Parfait, le relatif n’en est point réellement distinct, puisqu’il y est contenu en principe ; donc, au point de vue universel, le Mal n’existe pas.

Il existera seulement si l’on envisage toutes choses sous un aspect fragmentaire et analytique, en les séparant de leur Principe commun, au lieu de les considérer synthétiquement comme contenues dans ce Principe, qui est la Perfection.

C’est ainsi qu’est créé l’imparfait ; en distinguant le Mal du Bien, on les crée tous deux par cette distinction même, car le Bien et le Mal ne sont tels que si on les oppose l’un à l’autre, et, s’il n’y a point de Mal, il n’y a pas lieu non plus de parler de Bien au sens ordinaire de ce mot, mais seulement de Perfection.

C’est donc la fatale illusion du Dualisme qui réalise le Bien et le Mal, et qui, considérant les choses sous un point de vue particularisé, substitue la Multiplicité à l’Unité, et renferme ainsi les êtres sur lesquels elle exerce son pouvoir dans le domaine de la confusion et de la division ; ce domaine, c’est l’empire du Démiurge.

II
Ce que nous avons dit au sujet de la distinction du Bien et du Mal permet de comprendre le symbole de la Chute originelle, du moins dans la mesure où ces choses peuvent être exprimées.

La fragmentation de la Vérité totale, ou du Verbe, car c’est la même chose au fond, fragmentation qui produit la relativité, est identique à la segmentation de l’Adam Kadmon, dont les parcelles séparées constituent l’Adam Protoplastes, c’est-à-dire le premier formateur ; la cause de cette segmentation, c’est Nahash, l’Egoïsme ou le désir de l’existence individuelle.

Ce Nahash n’est point une cause extérieure à l’homme, mais il est en lui, d’abord à l’état potentiel, et il ne lui devient extérieur que dans la mesure où l’homme lui-même l’extériorise ; cet instinct de séparativité, par sa nature qui est de provoquer la division, pousse l’homme à goûter le fruit de l’Arbre de la Science du Bien et du Mal, c’est-à-dire à créer la distinction même du Bien et du Mal.

Alors, les yeux de l’homme s’ouvrent, parce que ce qui lui était intérieur est devenu extérieur, par suite de la séparation qui s’est produite entre les êtres ; ceux-ci sont maintenant revêtus de formes, qui limitent et définissent leur existence individuelle, et ainsi l’homme a été le premier formateur.

Mais lui aussi se trouve désormais soumis aux conditions de cette existence individuelle, et il est revêtu également d’une forme, ou, suivant l’expression biblique, d’une tunique de peau ; il est enfermé dans le domaine du Bien et du Mal, dans l’Empire du Démiurge.

On voit par cet exposé, d’ailleurs très abrégé et très incomplet, qu’en réalité le Démiurge n’est point une puissance extérieure à l’homme ; il n’est en principe que la volonté de l’homme en tant qu’elle réalise la distinction du Bien et du Mal.

Mais ensuite l’homme, limité en tant qu’être individuel par cette volonté qui est la sienne propre, la considère comme quelque chose d’extérieur à lui, et ainsi elle devient distincte de lui ; bien plus, comme elle s’oppose aux efforts qu’il fait pour sortir du domaine où il s’est lui-même enfermé, il la regarde comme une puissance hostile, et il l’appelle Shathan ou l’Adversaire.

Remarquons d’ailleurs que cet Adversaire, que nous avons créé nous-mêmes et que nous créons à chaque instant, car ceci ne doit point être considéré comme ayant eu lieu en un temps déterminé, que cet Adversaire, disons-nous, n’est point mauvais en lui-même, mais qu’il est seulement l’ensemble de tout ce qui nous est contraire.

A un point de vue plus général, le Démiurge, devenu une puissance distincte et envisagé comme tel, est le Prince de ce Monde dont il est parlé dans l’Evangile de Jean ; ici encore, il n’est à proprement parler ni bon ni mauvais, ou plutôt il est l’un et l’autre, puisqu’il contient en lui-même le Bien et le Mal.

On considère son domaine comme le Monde inférieur, s’opposant au Monde supérieur ou à l’Univers principiel dont il a été séparé, mais il faut avoir soin de remarquer que cette séparation n’est jamais absolument réelle ; elle n’est réelle que dans la mesure où nous la réalisons, car ce Monde inférieur est contenu à l’état potentiel dans l’Univers principiel, et il est évident qu’aucune partie ne peut réellement sortir du Tout.

C’est d’ailleurs ce qui empêche que la chute se continue indéfiniment ; mais ceci n’est qu’une expression toute symbolique, et la profondeur de la chute mesure simplement le degré auquel la séparation est réalisée.

Avec cette restriction, le Démiurge s’oppose à l’Adam Kadmon ou à l’Humanité principielle, manifestation du Verbe, mais seulement comme un reflet, car il n’est point une émanation, et il n’existe pas par lui-même ; c’est ce qui est représenté par la figure des deux vieillards du Zohar, et aussi par les deux triangles opposés du Sceau de Salomon.

Nous sommes donc amené à considérer le Démiurge comme un reflet ténébreux et inversé de l’Être, car il ne peut pas être autre chose en réalité.

Il n’est donc pas un être ; mais, d’après ce que nous avons dit précédemment, il peut être envisagé comme la collectivité des êtres dans la mesure où ils sont distincts, ou, si l’on préfère, en tant qu’ils ont une existence individuelle.

Nous sommes des êtres distincts en tant que nous créons nous-mêmes la distinction, qui n’existe que dans la mesure où nous la créons ; en tant que nous créons cette distinction, nous sommes des éléments du Démiurge, et, en tant qu’êtres distincts, nous appartenons au domaine de ce même Démiurge, qui est ce qu’on appelle la Création.

Tous les éléments de la Création, c’est-à-dire les créatures, sont donc contenues dans le Démiurge lui-même, et en effet il ne peut les tirer que de lui-même, puisque la création ex nihilo est impossible.

Considéré comme Créateur, le Démiurge produit d’abord la division, et il n’en est point réellement distinct, puisqu’il n’existe qu’autant que la division elle-même existe ; puis, comme la division est la source de l’existence individuelle, et que celle-ci est définie par la forme, le démiurge doit être envisagé comme formateur et alors il est identique à l’Adam Protoplastes, ainsi que nous l’avons vu.

On peut encore dire que le Démiurge crée la Matière, en entendant par ce mot le chaos primordial qui est le réservoir commun de toutes les formes ; puis il organise cette Matière chaotique et ténébreuse où règne la confusion, en en faisant sortir les formes multiples dont l’ensemble constitue la Création.

Doit-on dire maintenant que cette Création soit imparfaite ? on ne peut assurément pas la considérer comme parfaite ; mais, si l’on se place au point de vue universel, elle n’est qu’un des éléments constitutifs de la Perfection totale.

Elle n’est imparfaite que si on la considère analytiquement comme séparée de son Principe, et c’est d’ailleurs dans la même mesure qu’elle est le domaine du Démiurge ; mais, si l’imparfait n’est qu’un élément du Parfait, il n’est pas vraiment imparfait, et il résulte de là qu’en réalité le Démiurge et son domaine n’existent pas au point de vue universel, pas plus que la distinction du Bien et du Mal.

Il en résulte également que, au même point de vue, la Matière n’existe pas : l’apparence matérielle n’est qu’illusion, d’où il ne faudrait d’ailleurs pas conclure que les êtres qui ont cette apparence n’existent pas, car ce serait tomber dans une autre illusion, qui est celle d’un idéalisme exagéré et mal compris.

Si la Matière n’existe pas, la distinction de l’Esprit et de la Matière disparaît par là même ; tout doit être Esprit en réalité, mais en entendant ce mot dans un sens tout différent de celui que lui ont attribué la plupart des philosophes modernes.

Ceux-ci, en effet, tout en opposant l’Esprit à la Matière, ne le considèrent point comme indépendant de toute forme, et l’on peut alors se demander en quoi il se différencie de la Matière ; si l’on dit qu’il est inétendu, peut-il être revêtu d’une forme ?

D’ailleurs, pourquoi vouloir définir l’Esprit ? que ce soit par la pensée ou autrement, c’est toujours par une forme qu’on cherche à le définir, et alors il n’est plus l’Esprit.

En réalité, l’Esprit universel est l’Être, et non tel ou tel être particulier ; mais il est le Principe de tous les êtres, et ainsi il les contient tous ; c’est pourquoi tout est Esprit.

Lorsque l’homme parvient à la connaissance réelle de cette vérité, il identifie lui-même et toutes choses à l’Esprit universel, alors toute distinction disparaît pour lui, de telle sorte qu’il contemple toutes choses comme étant en lui-même, et non plus comme extérieures, car l’illusion s’évanouit devant la Vérité comme l’ombre devant le soleil.

Ainsi, par cette connaissance même, l’homme est affranchi des liens de la Matière et de l’existence individuelle, il n’est plus soumis à la domination du Prince de ce Monde, il n’appartient plus à l’Empire du Démiurge.

III
Il résulte de ce qui précède que l’homme peut, dès son existence terrestre, s’affranchir du domaine du Démiurge ou du Monde hylique, et que cet affranchissement s’opère par la Gnose, c’est-à-dire par la Connaissance intégrale.

Remarquons d’ailleurs que cette Connaissance n’a rien de commun avec la science analytique et ne la suppose nullement ; c’est une illusion trop répandue de nos jours de croire qu’on ne peut arriver à la synthèse totale que par l’analyse ; au contraire, la science ordinaire est toute relative, et, limitée au Monde Hylique, elle n’existe pas plus que lui au point de vue universel.

D’autre part, nous devons aussi remarquer que les différents Mondes, ou, suivant l’expression généralement admise, les divers plans de l’Univers, ne sont point des lieux ou des régions, mais des modalités de l’existence ou des états d’être.

Ceci permet de comprendre comment un homme vivant sur la terre peut appartenir en réalité, non plus au Monde hylique, mais au Monde psychique ou même au Monde pneumatique.

C’est ce qui constitue la seconde naissance ; cependant, celle-ci n’est à proprement parler que la naissance au Monde psychique, par laquelle l’homme devient conscient sur deux plans, mais sans atteindre encore au Monde pneumatique, c’est-à-dire sans s’identifier à l’Esprit universel.

Ce dernier résultat n’est obtenu que par celui qui possède intégralement la triple Connaissance, par laquelle il est délivré à tout jamais des naissances mortelles ; c’est ce qu’on exprime en disant que les Pneumatiques seuls sont sauvés.

L’état des Psychiques n’est en somme qu’un état transitoire ; c’est celui de l’être qui est déjà préparé à recevoir la Lumière, mais qui ne la perçoit pas encore, qui n’a pas pris conscience de la Vérité une et immuable.

Lorsque nous parlons des naissances mortelles, nous entendons par là les modifications de l’être, son passage à travers des formes multiples et changeantes ; il n’y a là rien qui ressemble à la doctrine de la réincarnation telle que l’admettent les spirites et les théosophistes, doctrine sur laquelle nous aurons quelque jour l’occasion de nous expliquer.

Le Pneumatique est délivré des naissances mortelles, c’est-à-dire qu’il est affranchi de la forme, donc du Monde démiurgique ; il n’est plus soumis au changement, et par suite, il est sans action ; c’est là un point sur lequel nous reviendrons plus loin.

Le Psychique, au contraire, ne dépasse pas le Monde de la Formation, qui est désigné symboliquement comme le premier Ciel ou la sphère de la Lune ; de là, il revient au Monde terrestre, ce qui ne signifie pas qu’en réalité il prendra un nouveau corps sur la Terre, mais simplement qu’il doit revêtir de nouvelles formes, quelles qu’elles soient, avant d’obtenir la délivrance.

Ce que nous venons d’exposer montre l’accord, nous pourrions même dire l’identité réelle, malgré certaines différences dans l’expression, de la doctrine gnostique avec les doctrines orientales, et plus particulièrement avec le Védânta, le plus orthodoxe de tous les systèmes métaphysique fondés sur le Brahmanisme.

C’est pourquoi nous pouvons compléter ce que nous avons indiqué au sujet des divers états de l’être, en empruntant quelques citations au Traité de la Connaissance de l’Esprit de Sankarâtchârya.

« Il n’y a aucun autre moyen d’obtenir la délivrance complète et finale que la Connaissance ; c’est le seul instrument qui détache les liens des passions ; sans la Connaissance, la Béatitude ne peut être obtenue. »

« L’action n’est pas opposée à l’ignorance, elle ne peut l’éloigner ; mais la Connaissance dissipe l’ignorance, comme la Lumière dissipe les ténèbres. »

L’ignorance, c’est ici l’état de l’être enveloppé dans les ténèbres du Monde hylique, attaché à l’apparence illusoire de la Matière et aux distinctions individuelles ; par la Connaissance, qui n’est point du domaine de l’action, mais lui est supérieure, toutes ces illusions disparaissent, ainsi que nous l’avons dit précédemment.

« Quand l’ignorance qui naît des affections terrestres est éloignée, l’Esprit, par sa propre splendeur, brille au loin dans un état indivisé, comme le Soleil répand sa clarté lorsque le nuage est dispersé. »

Mais, avant d’en arriver à ce degré, l’être passe par un stade intermédiaire, celui qui correspond au Monde psychique ; alors, il croit être, non plus le corps matériel, mais l’âme individuelle, car toute distinction n’a pas disparu pour lui, puisqu’il n’est pas encore sorti du domaine du Démiurge.

S’imaginant qu’il est l’âme individuelle, l’homme devient effrayé, comme une personne qui prend par erreur un morceau de corde pour un serpent ; mais sa crainte est éloignée par la perception qu’il n’est pas l’âme, mais l’Esprit universel. »

Celui qui a pris conscience des deux Mondes manifestés, c’est-à-dire du Monde hylique, ensemble des manifestations grossières ou matérielles, et du Monde psychique, ensemble des manifestations subtiles, est deux fois né, Dwidja ; mais celui qui est conscient de l’Univers non manifesté ou du Monde sans forme, c’est-à-dire du Monde pneumatique, et qui est arrivé à l’identification de soi-même avec l’Esprit universel, Atmâ, celui-là seul peut être dit Yogi, c’est-à-dire uni à l’Esprit universel.

Notons en passant que le Monde hylique est comparé à l’état de veille, le Monde psychique est comparé à l’état de rêve, et le Monde pneumatique au sommeil profond ; nous devons rappeler à ce propos que le non-manifesté est supérieur au manifesté, puisqu’il en est le principe.

Au-dessus de l’Univers pneumatique, il n’y a plus, suivant la doctrine gnostique, que le Plérôme, qui peut être regardé comme constitué par l’ensemble des attributs de la Divinité.

Il n’est pas un quatrième Monde, mais l’Esprit universel lui-même, Principe suprême des Trois Mondes, ni manifesté ni non manifesté, indéfinissable et incompréhensible.

Le Yogi ou le Pneumatique, car c’est la même chose au fond, se perçoit, non plus comme une forme grossière ni comme une forme subtile, mais comme un être sans forme ; il s’identifie alors à l’Esprit universel, et voici en quels termes cet état est décrit par Sankarâtchârya.

« Il est Brahma, après la possession duquel il n’y a rien à posséder ; après la jouissance de la félicité duquel il n’y a point de félicité qui puisse être désirée ; et après l’obtention de la connaissance duquel il n’y a point de connaissance qui puisse être obtenue.

« Il est Brahma, lequel ayant été vu, aucun autre objet n’est contemplé ; avec lequel étant devenu identifié, aucune naissance n’est éprouvée ; lequel étant perçu, il n’y a plus rien à percevoir.

« Il est Brahma, qui est répandu partout, dans tout : dans l’espace moyen, dans ce qui est au-dessus et dans ce qui est au –dessous ; le vrai, le vivant, l’heureux, sans dualité, indivisible, éternel et un.

« Il est Brahma, qui est sans grandeur, inétendu, incréé, incorruptible, sans figure, sans qualités ou caractère.

« Il est Brahma, par lequel toutes choses sont éclairées, dont la lumière fait briller le Soleil et tous les corps lumineux, mais qui n’est pas rendu manifeste par leur lumière.

« Il pénètre lui-même sa propre essence éternelle, et il contemple le Monde entier apparaissant comme étant Brahma.

« Brahma ne ressemble point au Monde, et hors Brahma il n’y a rien ; tout ce qui semble exister en dehors de lui est une illusion.

« De tout ce qui est vu, de tout ce qui est entendu, rien n’existe que Brahma, et, par la connaissance du principe, Brahma est contemplé comme l’Être véritable, vivant, heureux, sans dualité.

« L’œil de la Connaissance contemple l’Être véritable, vivant, heureux, pénétrant tout ; mais l’œil de l’ignorance ne le découvre point, ne l’aperçoit point comme un homme aveugle ne voit point la lumière.

« Quand le Soleil de la Connaissance spirituelle se lève dans le ciel du cœur, il chasse les ténèbres, il pénètre tout, embrasse tout et illumine tout. »

Remarquons que le Brahma dont il est question ici est le Brahma supérieur ; il faut avoir bin soin de le distinguer de Brahma inférieur, car celui-ci n’est pas autre chose que le Démiurge, envisagé comme le reflet de l’Être.

Pour le Yogi, il n’y a que le Brahma supérieur, qui contient toutes choses, et hors duquel il n’y a rien ; le Démiurge et son œuvre de division n’existent plus.

« Celui qui a fait le pèlerinage de son propre esprit, un pèlerinage dans lequel il n’y a rien concernant la situation, la place ou le temps, qui est partout, dans lequel ni le chaud ni le froid ne sont éprouvés, qui accorde une félicité perpétuelle, et une délivrance de toute peine, celui-là est sans action ; il connaît toutes choses, et il obtient l’éternelle Béatitude. »

IV
Après avoir caractérisé les trois Mondes et les états de l’être qui y correspondent, et avoir indiqué, autant que cela est possible, ce qu’est l’être affranchi de la domination démiurgique, nous devons revenir encore à la question de la distinction du Bien et du Mal, afin de tirer quelques conséquences de l’exposé précédent.

Tout d’abord, on pourrait être tenté de dire ceci : si la distinction de Bien et du Mal est tout illusoire, si elle n’existe pas en réalité , il doit en être de même de la morale, car il est bien évident que la morale est fondée sur cette distinction, qu’elle la suppose essentiellement.

Ce serait aller trop loin ; la morale existe, mais dans la même mesure que la distinction du Bien et du Mal, c’est-à-dire pour tout ce qui appartient au domaine du Démiurge ; au point de vue universel, elle n’aurait plus aucune raison d’être.

En effet, la morale ne peut s’appliquer qu’à l’action ; or l’action suppose le changement, qui n’est possible que dans le formel ou le manifesté ; le Monde sans forme est immuable, supérieur au changement, donc aussi à l’action, et c’est pourquoi l’être qui n’appartient plus à l’Empire de Démiurge est sans action.

Ceci montre qu’il faut avoir bien soin de ne jamais confondre les divers plans de l’Univers, car ce qu’on dit de l’un pourrait n’être pas vrai pour l’autre.

Ainsi, la morale existe nécessairement dans le plan social, qui est essentiellement le domaine de l’action ; mais il ne peut plus en être question lorsqu’on envisage le plan métaphysique ou universel, puisque alors il n’y a plus d’action.

Ce point étant établi, nous devons faire remarquer que l’être qui est supérieur à l’action possède cependant la plénitude de l’activité ; mais c’est une activité potentielle, donc une activité qui n’agit point.

Cet être est, non point immobile comme on pourrait le dire à tord, mais immuable, c’est-à-dire supérieur au changement ; en effet, il est identifié à l’Être, qui est toujours identique à lui-même : suivant la formule biblique, « l’Être est l’Être ».

Ceci doit être rapproché de la doctrine taoïste, d’après laquelle l’Activité du Ciel est non agissante ; le Sage, en qui se reflète l’Activité du Ciel, observe le non-agir.

Cependant, ce Sage, que nous avons désigné comme le Pneumatique ou le Yogi, peut avoir les apparences de l’action, comme la Lune a les apparences du mouvement lorsque les nuages passent devant elle ; mais le vent qui chasse les nuages est sans influence sur la Lune.

De même, l’agitation du Monde démiurgique est sans influence sur le Pneumatique ; à ce sujet, nous pouvons encore citer ce que dit Sankarâtchârya.

« Le Yogi, ayant traversé la mer des passions, est uni avec la Tranquillité et se réjouit dans l’Esprit.

« Ayant renoncé à ces plaisirs qui naissent des objets externes périssables, et jouissant de délices spirituelles, il est calme et serein comme le flambeau sous un éteignoir, et il se réjouit dans sa propre essence.

« Pendant sa résidence dans le corps, il n’est pas affecté par ses propriétés, comme le firmament n’est pas affecté par ce qui flotte dans son sein ; connaissant toutes choses, il demeure non affecté par les contingences. »

Nous pouvons comprendre par là le véritable sens du mot Nirvâna, dont on a donné tant de fausses interprétations ; ce mot signifie littéralement extinction du souffle ou de l’agitation, donc état d’un être qui n’est plus soumis à aucune agitation, qui est définitivement libéré de la forme.

C’est une erreur très répandue, du moins en Occident, que de croire qu’il n’y a plus rien quand il n’y a plus de forme, tandis qu’en réalité c’est la forme qui n’est rien et l’informel qui est tout ; ainsi, le Nirvâna, bien loin d’être l’anéantissement comme l’ont prétendu certains philosophes, est au contraire la plénitude de l’Être.

De tout ce qui précède, on pourrait conclure qu’il ne faut point agir ; mais ce serait encore inexact, sinon en principe, du moins dans l’application qu’on voudrait en faire.

En effet, l’action est la condition des êtres individuels, appartenant à l’Empire du Démiurge ; le Pneumatique ou le Sage est sans action en réalité, mais, tant qu’il réside dans un corps, il a les apparences de l’action ; extérieurement, il est en tout semblable aux autres hommes, mais il sait que ce n’est là qu’une apparence illusoire, et cela suffit pour qu’il soit réellement affranchi de l’action, puisque c’est par la Connaissance que s’obtient la délivrance.

Par là même qu’il est affranchi de l’action, il n’est plus sujet à la souffrance, car la souffrance n’est qu’un résultat de l’effort, donc de l’action, et c’est en cela que consiste ce que nous appelons l’imperfection, bien qu’il n’y ait rien d’imparfait en réalité.

Il est évident que l’action ne peut pas exister pour celui qui contemple toutes choses en lui-même, comme existant dans l’Esprit universel, sans aucune distinction d’objets individuels, ainsi que l’expriment ces paroles des Védas : « Les objets diffèrent simplement en désignation, accident et nom, comme les ustensiles terrestres reçoivent différents noms, quoique ce soient seulement différentes formes de terre. » La terre, principe de toutes ces formes, est elle-même sans forme, mais les contient toutes en puissance d’être ; tel est aussi l’Esprit universel.

L’action implique le changement, c’est-à-dire la destruction incessante de formes qui disparaissent pour être remplacées par d’autres ; ce sont les modifications que nous appelons naissance et mort, les multiples changements d’état que doit traverser l’être qui n’a point encore atteint la délivrance ou la transformation finale, en employant ce mot transformation dans son sens étymologique, qui est celui de passage hors de la forme.

L’attachement aux choses individuelles, ou aux formes essentiellement transitoires et périssables, est le propre de l’ignorance ; les formes ne sont rien pour l’être qui est libéré de la forme, et c’est pourquoi, même pendant sa résidence dans le corps, il n’est point affecté par ses propriétés.

« Ainsi il se meut libre comme le vent, car ses mouvements ne sont point empêchés par les passions.

« Quand les formes sont détruites, le Yogi et tous les êtres entrent dans l’essence qui pénètre tout.

« Il est sans qualités et sans action ; impérissable, sans volition ; heureux, immuable, sans figure ; éternellement libre et pur.

« Il est comme l’éther, qui est répandu partout, et qui pénètre en même temps l’extérieur et l’intérieur des choses ; il est incorruptible, impérissable ; il est le même dans toutes choses, pur, impassible, sans forme, immuable.

« Il est le grand Brahma, qui est éternel, pur, libre, un, incessamment heureux, non deux, existant, percevant et sans fin.

Tel est l’état auquel l’être parvient par la Connaissance spirituelle ; ainsi il est libéré à tout jamais des conditions de l’existence individuelle, il est délivré de l’Empire du Démiurge.

TABLE DES MATIERES

AVANT-PROPOS - …………………………………………………………… 3

PREMIERE PARTIE - METAPHYSIQUE ET COSMOLOGIE

CHAPITRE I - Le Démiurge ....…………………………….…………… 9

CHAPITRE II - Monothéisme et angélologie…………………..……………… 26

CHAPITRE III - Esprit et intellect …..…….…………………….……..……… 31

CHAPITRE IV - Les idées éternelles ………………..…...….……………….… 37

CHAPITRE V - Silence et solitude …………………..………………………… 42

CHAPITRE VI - « Connais-toi toi-même » .…………………………………… 48

CHAPITRE VII - Remarques sur la production des nombres ..……………… 58

DEUXIEME PARTIE - SCIENCES ET ARTS TRADITIONNELS

CHAPITRE I - L’initiation et les métiers ………..….………………………... 71

CHAPITRE II - Remarques sur la notation mathématique …....…………… 78

CHAPITRE III - Les arts et leur conception traditionnelle ………………… 102

CHAPITRE IV - Les conditions de l’existence corporelle …………………… 109

TROISIEME PARTIE - DE QUELQUES ERREURS MODERNES

CHAPITRE I - Du prétendu « empirisme » des anciens …..………….…… 135

CHAPITRE II - La diffusion de la connaissance et l’esprit moderne …...… 141

CHAPITRE III - La superstition de la « valeur » …………………………… 147

CHAPITRE IV - Le sens des proportions ……………………..………………. 155

CHAPITRE V - Les origines du Mormonisme ……..……………………….. 161

CHAPITRE VI - La Gnose et les écoles spiritualistes ……………………… 176

CHAPITRE VII - A propos d’une mission dans l’Asie centrale …..………… 213

CHAPITRE VIII - La science profane devant les doctrines traditionnelles .. 223
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Arc-en-Ciel



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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Ven 2 Juil - 22:59

Je préfère l'explication d'Arnaud. Simple et compréhensible.


Arnaud Dumouch a écrit:
PaxetBonum a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
en créant ces personnes, Dieu est la cause première, par conséquence directe, du mal de PECHE.

Pourriez-vous expliquer ce que vous entendez par là ?
µ

Cher PaxetBonum, c'est simple : si vous prenez le pari de créer une PERSONNE, alors vous ne créez pas un robot programmé mais une personne LIBRE.

Qui dit LIBERTE dit capacité d'opter pour un autre choix que le bien. >>> = possibilité du péché.

Donc si Dieu avait voulu éviter le péché, il aurait créé des robots.
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Lephenix



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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Ven 2 Juil - 23:25

Arc-en-Ciel a écrit:
Je préfère l'explication d'Arnaud. Simple et compréhensible.

Lephenix répond : Parce que "c'est plus simple et plus compréhensible", vous préférez comme Arnaud colporter l'erreur et affirmer que Dieu est l'auteur du mal ????
Désoler de déranger votre petit confort intellectuel et votre souci de simplification, mais dire que Dieu, qui est la Vérité même, est l'auteur du mal c'est dire que dieu est imparfait, ce qui est totalement absurde !
pukel
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Arc-en-Ciel



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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Ven 2 Juil - 23:31

Lephenix a écrit:
Arc-en-Ciel a écrit:
Je préfère l'explication d'Arnaud. Simple et compréhensible.

Lephenix répond : Parce que "c'est plus simple et plus compréhensible", vous préférez comme Arnaud colporter l'erreur et affirmer que Dieu est l'auteur du mal ????
Désoler de déranger votre petit confort intellectuel et votre souci de simplification, mais dire que Dieu, qui est la Vérité même, est l'auteur du mal c'est dire que dieu est imparfait, ce qui est totalement absurde !
pukel
En quelque sorte oui.
De part la liberté qu'il a donné à l'homme. (qui peut choisir le mal)
Et non, de part la confiance qu'il a placé en l'homme, sa créature. (qui peut choisir Dieu, son Père et Créateur)
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Vincent01



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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Sam 3 Juil - 10:18

Bonjour à tous.

La réponse ne serait elle pas dans la Genèse ? Je veut dire il est dit « Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, il créa l'homme et la femme » (Genèse 1:27)

Dans la vie de tous les jours ils nous arrivent à tous d'avoir le choix, en acte et en pensées nous avons le choix donc si nous avons le choix c'est que nous sommes libres et si nous sommes libres c'est que Dieu l'a voulu. J'avais lu il y a peu, si vous croyez que Dieu vous aime alors n'ayez crainte car c'est ici ou commence le changement de votre coeur. cheers
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Marc.



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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Sam 3 Juil - 10:20

Lephenix a écrit:
Arc-en-Ciel a écrit:
Je préfère l'explication d'Arnaud. Simple et compréhensible.

Lephenix répond : Parce que "c'est plus simple et plus compréhensible", vous préférez comme Arnaud colporter l'erreur et affirmer que Dieu est l'auteur du mal ????
Désoler de déranger votre petit confort intellectuel et votre souci de simplification, mais dire que Dieu, qui est la Vérité même, est l'auteur du mal c'est dire que dieu est imparfait, ce qui est totalement absurde !
pukel

Mouis, hélas..
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PaxetBonum



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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Sam 3 Juil - 11:23

Lephenix a écrit:
Arc-en-Ciel a écrit:
Je préfère l'explication d'Arnaud. Simple et compréhensible.

Lephenix répond : Parce que "c'est plus simple et plus compréhensible", vous préférez comme Arnaud colporter l'erreur et affirmer que Dieu est l'auteur du mal ????
Désoler de déranger votre petit confort intellectuel et votre souci de simplification, mais dire que Dieu, qui est la Vérité même, est l'auteur du mal c'est dire que dieu est imparfait, ce qui est totalement absurde !
pukel

Nous sommes d'accord
Le début de votre citation le démontre parfaitement :
« Si Deus est, unde Malum ? Si non est, unde Bonum ? »
Il est évident que le Parfait ne peut engendrer l’imparfait, car, si cela était possible, le Parfait devrait contenir en lui-même l’imparfait à l’état principiel, et alors il ne serait plus le Parfait.


Merci pour ce texte

Dieu parfait ne peut être pointé comme l'auteur du mal
Le mal est le rejet de Dieu
Dieu ne peut se rejeter lui-même
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Arc-en-Ciel



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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Sam 3 Juil - 12:21

PaxetBonum a écrit:
Lephenix a écrit:
Arc-en-Ciel a écrit:
Je préfère l'explication d'Arnaud. Simple et compréhensible.

Lephenix répond : Parce que "c'est plus simple et plus compréhensible", vous préférez comme Arnaud colporter l'erreur et affirmer que Dieu est l'auteur du mal ????
Désoler de déranger votre petit confort intellectuel et votre souci de simplification, mais dire que Dieu, qui est la Vérité même, est l'auteur du mal c'est dire que dieu est imparfait, ce qui est totalement absurde !
pukel

Nous sommes d'accord
Le début de votre citation le démontre parfaitement :
« Si Deus est, unde Malum ? Si non est, unde Bonum ? »
Il est évident que le Parfait ne peut engendrer l’imparfait, car, si cela était possible, le Parfait devrait contenir en lui-même l’imparfait à l’état principiel, et alors il ne serait plus le Parfait.


Merci pour ce texte

Dieu parfait ne peut être pointé comme l'auteur du mal
Le mal est le rejet de Dieu
Dieu ne peut se rejeter lui-même

Qui est l'Auteur des anges qui ont choisi de se couper de leur Créateur?
Qui est l'Auteur et créateur des hommes qui ont choisi le mal?


comme Vincent a cité dans son message a écrit:
La réponse ne serait elle pas dans la Genèse ? Je veut dire il est dit « Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, il créa l'homme et la femme » (Genèse 1:27)

Dieu est bien parfait dans sa création, dans la liberté donnée dans sa créature, qui est Sa toute-Puissance dans la faiblesse de sa création voulue.(le Bien et le Mal)

Le Tout -Puissant ne s'est-il pas rendu toute faiblesse en Jésus-Christ?
Je ne vois pas où Dieu est imparfait dans Sa création libre du choix de Dieu ou du Mal?
Sinon, comme Arnaud le dit, et que j'ai compris et interprété ainsi, IL nous aurait créés, les anges et les hommes à Son image robotisée: Point de mal.

Si je met au monde, un enfant qui deviendrait un monstre, il reste que j'en suis l'auteur de cette vie. Et cette vie donnée est parfaite.

Bon, je ne suis pas sûre d'être bien comprise. Pas facile avec mes pauvres mots.




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Vincent01



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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Sam 3 Juil - 13:18

J'ai juste du mal a comprendre une chose, un être qui veut être avec Jésus Christ comment tout au long de cette vie, arrive t-on a progresser vers le chemin qu'est Jésus Christ, vous allez me répondre avec les épreuves, mais comment arriverons nous a nous détacher de tout bien ?

Tout est vanité sauf Dieu alors pour échapper à la vanité du monde il faut la grâce de Dieu, ais je juste ou faux ? scratch
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PaxetBonum



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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Sam 3 Juil - 13:30

Arc-en-Ciel a écrit:

Qui est l'Auteur des anges qui ont choisi de se couper de leur Créateur?
Qui est l'Auteur et créateur des hommes qui ont choisi le mal?


La question n'est pas là, mais de connaître l'origine du mal en lui-même
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Arc-en-Ciel



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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Sam 3 Juil - 14:14

Vincent01 a écrit:
J'ai juste du mal a comprendre une chose, un être qui veut être avec Jésus Christ comment tout au long de cette vie, arrive t-on a progresser vers le chemin qu'est Jésus Christ, vous allez me répondre avec les épreuves, mais comment arriverons nous a nous détacher de tout bien ?

Tout est vanité sauf Dieu alors pour échapper à la vanité du monde il faut la grâce de Dieu, ais je juste ou faux ? scratch
Oui, cher Vincent, tout est grâces, pour celui qui choisit le Christ.
Notre Dieu Unique, désire accomplir son oeuvre en toi, d'une façon unique, car chacun de nous est unique.
Je dirais que nous ne devons pas chercher à progresser, mais nous livrer à l'Amour.
De par soi-même, nous ne pouvons nous détacher de tous biens, sans prendre le risque d'enlever un bien pour un mal.
Goûter les biens qui nous sont donnés et remercier pour ceux qui nous sont enlevés.
Se livrer à l'Amour, c'est ce livrer à la promesse que le Christ a déposé en ton coeur.
C'est ne pas être prisonnier du mal qui habite le présent, du malheur ni de la douleur, car tout s'en va.
Comme le dit petite Thérèse :
"Aimer c'est tout donner et se donner soi-même"

Confie tout cela et remet tous tes biens, pensées, paroles, actions, nos pauvretés, à la Vierge Marie.
Le chemin en sera plus doux.

"Je te choisis, aujourd'hui, Ô Marie, en présence de toute la cour céleste,
pour ma Mère et ma Reine.
Je te livre et consacre, en toute soumission et amour,
mon corps et mon âme,
mes biens intérieurs et extérieurs,
et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures,
te laissant un entier et plein droit,
de disposer de moi et de tout ce qui m'appartient, sans exception,
selon ton bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu,
dans le temps et l'éternité."

Prière de consécration à Marie, par St Louis Marie Grignion de Montfort.

Je demande pour toi, petit Vincent, la grâce de la Joie de notre Seigneur en toi.
Ce que je te dis-là n'est que ma pensée bien pauvre. Ne le vois pas comme un conseil, je ne vis pas ce que le Seigneur veut vivre en toi. fleur 6
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Arc-en-Ciel



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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Sam 3 Juil - 14:25

PaxetBonum a écrit:
Arc-en-Ciel a écrit:

Qui est l'Auteur des anges qui ont choisi de se couper de leur Créateur?
Qui est l'Auteur et créateur des hommes qui ont choisi le mal?


La question n'est pas là, mais de connaître l'origine du mal en lui-même

L'origine, et comme j'ai essayé de le dire,un peu plus haut, ne serait-elle pas dans la création voulue par Dieu, une création qu'Il a voulu LIBRE.
Celui de Le choisir ou pas.

Une conséquence d'une intelligence de Folie pour Dieu dans cet Amour humble proposé, en prenant le risque de nous perdre.????

L'origine du mal n'est ce pas cette liberté de choix donné lors de notre création, Sa création.? Et qui a commencé par la révolte des anges qui ont refusé l'Amour proposé par Dieu., ses mêmes anges qui ont été créés par Dieu?drunken
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Sam 3 Juil - 14:39

Chère Arc en ciel,

Il y a deux sortes de maux :

Le péché (mal volontaire) >>> et ce péché là, à l'origine vient de la liberté.

2° Les souffrances (physiques, psychologiques et spirituelles comme l'ignorance de ce que dieu nous veut) >>> et ce mal là est imposé par Dieu à l'homme, après le péché originel, en vue d'affaiblir son orgueil et de le sauver.

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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Sam 3 Juil - 14:44

Arc-en-Ciel a écrit:

L'origine du mal n'est ce pas cette liberté de choix donné lors de notre création, Sa création.? Et qui a commencé par la révolte des anges qui ont refusé l'Amour proposé par Dieu., ses mêmes anges qui ont été créés par Dieu?drunken

Vous rendez-vous compte que vous dites que, je cite : "L'origine du mal n'est ce pas cette liberté…"
Le mal est donc la conséquence directe et obligatoire de la liberté (de choix entre autre)

Vous jetez la pierre sur Dieu qui nous créé libre et non pas sur celui qui use mal de cette liberté
C'est la méthode de la justice actuelle : la victime est au banc des accusés et l'accusé victimisé à cause de troubles psychjustifiant subit durant sa lointaine enfance dont il n'a même plus souvenir…

Bref il n'aurait pas été possible que l'homme utilise cette liberté pour le bien et que le bien ?
Que les anges n'utilisent cette liberté que pour servir Dieu ?
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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Sam 3 Juil - 14:47

Arnaud Dumouch a écrit:
Chère Arc en ciel,

Il y a deux sortes de maux :

Le péché (mal volontaire) >>> et ce péché là, à l'origine vient de la liberté.

2° Les souffrances (physiques, psychologiques et spirituelles comme l'ignorance de ce que dieu nous veut) >>> et ce mal là est imposé par Dieu à l'homme, après le péché originel, en vue d'affaiblir son orgueil et de le sauver.
Merci Arnaud,
Je m'embrouillais un bout avec ces maux :help:
Je suis bien d'accord avec ce que tu dis. I love you
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PaxetBonum



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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Sam 3 Juil - 14:48

Vincent01 a écrit:
J'ai juste du mal a comprendre une chose, un être qui veut être avec Jésus Christ comment tout au long de cette vie, arrive t-on a progresser vers le chemin qu'est Jésus Christ, vous allez me répondre avec les épreuves, mais comment arriverons nous a nous détacher de tout bien ?

Tout est vanité sauf Dieu alors pour échapper à la vanité du monde il faut la grâce de Dieu, ais je juste ou faux ? scratch

Lc 18:26- Ceux qui entendaient dirent : " Et qui peut être sauvé ? "
Il dit : " Ce qui est impossible pour les hommes est possible pour Dieu. "
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PaxetBonum



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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Sam 3 Juil - 14:50

Arnaud Dumouch a écrit:
Chère Arc en ciel,

Il y a deux sortes de maux :

Le péché (mal volontaire) >>> et ce péché là, à l'origine vient de la liberté.

2° Les souffrances (physiques, psychologiques et spirituelles comme l'ignorance de ce que dieu nous veut) >>> et ce mal là est imposé par Dieu à l'homme, après le péché originel, en vue d'affaiblir son orgueil et de le sauver.

Le péché est un mal mais vous ne pouvez dire "à l'origine vient de la liberté." car cela n'est pas une relation de cause à effet

Les souffrances imposées par Dieu (plutôt permises par Dieu) ne peuvent en rien être considéré comme un mal
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Sam 3 Juil - 15:19

[quote]
PaxetBonum a écrit:


Le péché est un mal mais vous ne pouvez dire "à l'origine vient de la liberté." car cela n'est pas une relation de cause à effet

La liberté n'est pas cause du mal.

Mais elle en est la CONDITION sine qua non.

Sans liberté, il n'y a pas de péché possible.

Personne n'accuse dieu de ce mal. On dit juste que Dieu crée un grand bien (= des personnes) et donc il crée la possibilité du mal de péché.


Citation :
Les souffrances imposées par Dieu (plutôt permises par Dieu) ne peuvent en rien être considéré comme un mal

Elles sont un lmal et il faudrait être tordu, d'ailleurs, pour désirer ces souffrances.

Vopilà pourquoi le christ dit :
Citation :

Luc 22, 42 "Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe!

Cependant, ces souffrance produisent du bien éternel. Voilà pourquoi Dieu les VEUT pour nous tôt ou tard et pour un temps à titre de MOYEN REDEMPTEUR.

Citation :
Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais que TA VOLONTE qui se fasse!"

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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Sam 3 Juil - 21:26

Arnaud Dumouch a écrit:


La liberté n'est pas cause du mal.

Mais elle en est la CONDITION sine qua non.

Sans liberté, il n'y a pas de péché possible.
Est-ce que la toute puissance de Dieu ne pourrait elle pas redresser du dedans les mauvaises options de l’homme, sans pour autant ébrécher sa liberté ?
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Dim 4 Juil - 6:34

fredsinam a écrit:

Est-ce que la toute puissance de Dieu ne pourrait elle pas redresser du dedans les mauvaises options de l’homme, sans pour autant ébrécher sa liberté ?
[/quote]

A LA FIN DES FIN, juste avant le jugement dernier, Dieu va CONDITIONNER notre liberté (lors du choix final) pour que nous choisissions le bien et il le fait comme il convient à des personnes : il essaye, par son Messie, de nous convaincre.

Mais le démon reçoit la même autorisation, afin que la liberté soit éclairée en ce qui concerne "l'autre" choix.

En fin des fin, seule la liberté se prononcera, portée par la grâce ou refusant lucidement la grâce.

SUR TERRE PAR CONTRE, notre liberté n'est pas parfaitement lucide et maîtrisée.

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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Lun 5 Juil - 7:46

[quote="Arnaud Dumouch"]
Citation :
PaxetBonum a écrit:


Le péché est un mal mais vous ne pouvez dire "à l'origine vient de la liberté." car cela n'est pas une relation de cause à effet

La liberté n'est pas cause du mal.

Mais elle en est la CONDITION sine qua non.

Sans liberté, il n'y a pas de péché possible.

Personne n'accuse dieu de ce mal. On dit juste que Dieu crée un grand bien (= des personnes) et donc il crée la possibilité du mal de péché.

Cela ne répond donc pas à la question "l'origine du mal ?"
Mais à "Pourquoi pouvons nous faire le mal ?"

[quote="Arnaud Dumouch"]
Citation :
PaxetBonum a écrit:

Les souffrances imposées par Dieu (plutôt permises par Dieu) ne peuvent en rien être considéré comme un mal

Elles sont un lmal et il faudrait être tordu, d'ailleurs, pour désirer ces souffrances.

Non ! Elles ne sont pas un mal :

I. MAL n. m. (pl. Maux). Xe siècle. Emploi substantivé de l'adjectif mal, male.
I. Au sing. Ce qui s'oppose au bien, ce qui est dommageable, nuisible, condamnable.
(3)II. MAL adv. XIe siècle. Issu du latin male, de même sens.
Autrement qu'il ne faut, qu'il ne convient, qu'on ne désirerait. De manière contraire à la morale, à la vertu, à l'honnêteté.

Rien de ce que fait Dieu peut-être considéré comme s'opposant au bien ou étant contraire à la morale…

Cela peut entraîner de la souffrance mais en aucun cas un mal
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Lun 5 Juil - 9:53

[quote]
PaxetBonum a écrit:



Cela ne répond donc pas à la question "l'origine du mal ?"
Mais à "Pourquoi pouvons nous faire le mal ?"

Réponse donc :

Comme Cause première de tout : Le mal a pour iorigine Dieu car Dieu est cause première de tout.

Comme cause efficiente directe du mal de péché : la liberté de l'homme. C'est l'homme qui met sa finalité dans un bien inférieur, se privant du seul bien ultime réel (Dieu).

comme Cause des maux de souffrance : Dieu les permet et les veut après le péché originel. Son but est de nous sauver, pas de nous faire souffrir. Mais la souffrance est la voie la plus efficace vers l'humilité, donc vers la charité, donc vers le salut.


[quote="Arnaud Dumouch"][quote]
PaxetBonum a écrit:


Non ! Elles ne sont pas un mal :

I. MAL n. m. (pl. Maux). Xe siècle. Emploi substantivé de l'adjectif mal, male.
I. Au sing. Ce qui s'oppose au bien, ce qui est dommageable, nuisible, condamnable.
(3)II. MAL adv. XIe siècle. Issu du latin male, de même sens.
Autrement qu'il ne faut, qu'il ne convient, qu'on ne désirerait. De manière contraire à la morale, à la vertu, à l'honnêteté.

Rien de ce que fait Dieu peut-être considéré comme s'opposant au bien ou étant contraire à la morale…

Cela peut entraîner de la souffrance mais en aucun cas un mal

Votre définition est incomplète. Elle identifie le mal à la seule faute morale.

Or, il existe deux sortes de maux (qui toutes d'ailleurs, sont une privation d'un bien) :
1° Le mal moral qui prive de la finalité ultime : Ex : mettre sa finalité dans sa seule jouissance prive de la présence de Dieu et de l'amour des siens.
2° Le mal de souffrance qui prive d'un bien naturel : Ex : la maladie prive du bien qu'esty la santé.

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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Lun 5 Juil - 11:46

Arnaud Dumouch a écrit:
[
Comme Cause première de tout : Le mal a pour iorigine Dieu car Dieu est cause première de tout.

Pour reprendre la citation de Lephenix :

Il est évident que le Parfait ne peut engendrer l’imparfait, car, si cela était possible, le Parfait devrait contenir en lui-même l’imparfait à l’état principiel, et alors il ne serait plus le Parfait.
De même il est évident que le Bien par essence ne peut engendrer le mal, car, si cela était possible, le Bien par essence devrait contenir en lui-même le mal à l’état principiel, et alors il ne serait plus le Bien par essence.


Arnaud Dumouch a écrit:


Votre définition est incomplète. Elle identifie le mal à la seule faute morale.

Or, il existe deux sortes de maux (qui toutes d'ailleurs, sont une privation d'un bien) :
1° Le mal moral qui prive de la finalité ultime : Ex : mettre sa finalité dans sa seule jouissance prive de la présence de Dieu et de l'amour des siens.
2° Le mal de souffrance qui prive d'un bien naturel : Ex : la maladie prive du bien qu'esty la santé.


C'est la définition du dictionnaire
Il va falloir changer le vocabulaire pour exprimer la notion de souffrance, de douleur physique mais pas une opposition au bien, à la morale.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Lun 5 Juil - 12:41

[quote]
PaxetBonum a écrit:


Pour reprendre la citation de Lephenix :

[i]Il est évident que le Parfait ne peut engendrer l’imparfait,

Cette remarque est hors de ce sujet qui parle du mal non dans les être ENGENDRÉ (= Le Verbe éternel) mais dans les êtres créés.

Certes le parfait ENGENDRE (= procession éternelle) le parfait Le Père engendre le Verbe qui est parfait.

Mais là, on est dans le domaine de la CREATION, et par nature, tout ce que Dieu crée est IMPARFAIT puisque, pour commencer, ce qui est créé existe par un autre. Or la perfection implique, pour commencer, d'exister par soi.


Citation :
C'est la définition du dictionnaire
Il va falloir changer le vocabulaire pour exprimer la notion de souffrance, de douleur physique mais pas une opposition au bien, à la morale.

Pas besoin de changer le vocabulaire. Chacun sait que perdre une main broyée dans un engrenage est un mal. Et tant pis si le Larousse n'y a pas pensé ! Mr.Red

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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Lun 5 Juil - 12:58

Soit, vous avez raison
Mais la Créature de Dieu est à l'origine créée parfaite dans l'ordre de son rang
Adam n'était-il pas homme parfait ?
D'où vient alors le mal ?

Pour le vocabulaire, je persiste : perdre sa main est une souffrance, un accident, et provoque un handicape. Mais le terme mal semble impliquer une implication morale
A moins que cette amputation soit le fait volontaire d'un tiers
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Lun 5 Juil - 13:02

Adam n'était pas parfait. Il était juste "bon" et en chemin vers la perfection. Il n'avait pas encore atteint sa fin qui l'aurait perfectionné, à savoir la vision béatifique.

Il pouvait donc varier dans ses choix. C'est ce qu'il fit.

Citation :
Pour le vocabulaire, je persiste : perdre sa main est une souffrance, un accident, et provoque un handicape. Mais le terme mal semble impliquer une implication morale
A moins que cette amputation soit le fait volontaire d'un tiers

Vous sortez du sens des mots.

Lorsque vous vous donnez un coup de marteau par erreur, ne dites vous pas : "Ca fait mal !" rambo

En philo, il faut rester REALISTE.

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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Lun 5 Juil - 13:10

Nous disons :

Mais délivrez-nous du MAL

et non

"des tribulations de notre vie"
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Lun 5 Juil - 13:12

nilamitp a écrit:
Nous disons :

Mais délivrez-nous du MAL

et non

"des tribulations de notre vie"

Par mal, moi j'entends : "Du péché et de la souffrance." (donc DES DEUX)

Et j'espère que, au paradis, je n'aurai pas de caries ou de cancer ! cherry

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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Lun 5 Juil - 13:22

Arnaud Dumouch a écrit:
Et j'espère que, au paradis, je n'aurai pas de caries ou de cancer ! cherry
non plus soumis mais au-delà des lois de la nature, acteur, en parfaite communion avec la volonté de Dieu, pleinement incorporé à la Personne du Christ vous serez fils dans le Fils.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Lun 5 Juil - 13:25

Certes !

Et vous, cher Nilamipt, je vous imagine ainsi dans l'Eternité :

Vous serez "fils dans le Fils" ... et perclus de rhumatismes !
affraid
Ben oui ! Les rhumatismes ne sont pas des maux selon vous ! lol!

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MessageSujet: Re: L'origine du mal ?   Lun 5 Juil - 15:25

Arnaud Dumouch a écrit:
Adam n'était pas parfait. Il était juste "bon" et en chemin vers la perfection. Il n'avait pas encore atteint sa fin qui l'aurait perfectionné, à savoir la vision béatifique.

Je suis étonné
On m'a toujours appris que Jésus était le second Adam
Tous deux hommes parfaits


Arnaud Dumouch a écrit:

Vous sortez du sens des mots.

Lorsque vous vous donnez un coup de marteau par erreur, ne dites vous pas : "Ca fait mal !" rambo

En philo, il faut rester REALISTE.

L'utilisation au sens de douleur physique existe aussi dans le dictionnaire mais n'est pas l'acceptation première
Le philosophe quand il disserte du mal dans son essence et son origine se doit d'être plus que précis quant aux termes qu'il utilise
Ainsi il devrait dire 'Je souffre' plus que 'Ca fait mal'
Car sinon l'origine du mal va se réduire aux stimuli de nos nocicepteurs et là on change de sujet
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L'origine du mal ?
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