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 "Affermis tes freres ! "

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Christophore



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MessageSujet: "Affermis tes freres ! "   Ven 28 Mai 2010, 17:47

Un voyage œcuménique au cœur de la Méditerranée orientale, pour rencontrer la petite Eglise de Chypre et, à travers elle, toutes les
Eglises orientales devant participer au prochain Synode d’octobre : tel est le fil conducteur de la visite apostolique que Benoît XVI
effectuera à Chypre dans quelques jours.
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Ven 28 Mai 2010, 23:15

« Comme vous l'entendez, le Pape a besoin de s'ouvrir toujours davantage au mystère de la Croix, en l'embrassant comme l'unique espérance et le chemin ultime pour gagner et réunir dans le Crucifié tous ses frères et sœurs en humanité. Obéissant à la Parole de Dieu, il est appelé à vivre non pas pour lui-même mais pour rendre Dieu présent dans le monde».

« Je suis réconforté, a ajouté le pape, par la détermination avec laquelle vous aussi, vous me suivez de près sans rien craindre d'autre que la perte du salut éternel de votre peuple(...) Je vous remercie de tout cœur ».

(aux évêques du Portugal)
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Sam 29 Mai 2010, 11:38

AFFERMIS TES FRERES MALADES...

"Chers frères et sœurs malades,

Avant de m'avancer vers vous qui êtes ici présents
portant dans mes mains l'ostensoir avec Jésus Eucharistie,
je voudrais vous adresser une parole d'encouragement et d'espérance,
que j'étends à tous les malades qui nous accompagnent par la radio et la télévision
et à tous ceux qui n'ont pas cette possibilité mais qui nous sont unis par les liens plus profonds de l'esprit,
c'est-à-dire dans la foi et dans la prière :

Mon frère, ma sœur,

aux yeux de Dieu, tu as, « une valeur si grande que Lui-même s'est fait homme pour pouvoir compatir avec l'homme
de manière très réelle, dans la chair et le sang,
comme cela nous est montré dans le récit de la Passion de Jésus.
De là, dans toute souffrance humaine est entré quelqu'un qui partage la souffrance et la patience ;
de là se répand dans toute souffrance la bip-solation ; la consolation de l'amour participe de Dieu
et ainsi surgit l'étoile de l'espérance »
(Benoît XVI, Enc. Spe salvi, n .39).
Avec cette espérance au cœur, tu peux sortir des sables mouvants de la maladie et de la mort
et rester debout sur le roc inébranlable de l'amour divin.
En d'autres termes, tu pourras dépasser la sensation d'inutilité de la souffrance
qui consume la personne au plus profond d'elle-même et la fait se regarder comme un poids pour les autres,
alors qu'en vérité, la souffrance, vécue avec Jésus, sert au salut des frères.

Comment est-ce possible ?

Les sources de la puissance divine jaillissent précisément au milieu de la faiblesse humaine.
C'est le paradoxe de l'Évangile.
A quoi le divin Maître, plutôt que de s'attarder à expliquer les raisons de la souffrance, a préféré appeler
chacun à le suivre, en disant :
« Prends ta croix et suis-moi » (cf Mc 8, 34).
Viens avec moi.
Prends part, avec ta souffrance, à cette œuvre du salut du monde,
qui se réalise à travers ma souffrance, par le moyen de ma Croix.
Au fur et à mesure que tu embrasses ta croix en t'unissant spirituellement à ma Croix,
se révélera à tes yeux le sens salvifique de la souffrance.
Tu trouveras dans la souffrance la paix intérieure et même la joie spirituelle.

Chers malades,

accueillez cet appel de Jésus qui passera près de vous dans le Saint-Sacrement
et confiez lui toutes les contrariétés et les peines que vous affrontez,
pour qu'elles deviennent -selon ses desseins- moyen de rédemption pour le monde entier.
Vous serez rédempteurs dans le Rédempteur, comme vous êtes fils dans le Fils.

Près de la Croix... se trouvait la Mère de Jésus, notre Mère."

Texte original: Portugais

Traduction française distribuée par la salle de presse du Saint-Siège

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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Sam 29 Mai 2010, 16:30

Mais qui a le temps ...?


« Heureuse la mère
qui t'a porté dans ses entrailles, et qui t'a nourri de son lait ! ».

Cependant, Jésus répond :
 
« Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent ! » (Lc11,27.28).
 
 
Mais qui a le temps d'écouter sa parole et de se laisser séduire par son amour ?
 
Qui veille, dans la nuit du doute ou de l'incertitude, avec le cœur éveillé en prière ?
 
Qui attend l'aube du jour nouveau, tenant allumée la flamme de la foi ?
 
 
La foi en Dieu
ouvre à l'homme l'horizon d'une espérance certaine qui ne déçoit pas ;
elle indique un fondement solide sur lequel appuyer, sans peur, toute son existence ;
elle requiert l'abandon, plein de confiance,
entre les mains de l'Amour
qui soutient le monde.
 
Benoit XVI


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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Sam 29 Mai 2010, 21:50

« La fidélité dans le temps est le nom de l'amour »

dit Benoît XVI aux prêtres et aux personnes consacrées
rassemblés dans l'église de la Trinité au sanctuaire de Fatima
pour les vêpres ce mercredi soir.

(...)« Merci pour votre témoignage souvent silencieux
et qui n'est en rien facile ;
merci pour votre fidélité à l'Évangile et à l'Église ».(...)

« Permettez-moi de vous ouvrir mon cœur pour vous dire
que la principale préoccupation de tout chrétien,
particulièrement de la personne consacrée et du ministre de l'Autel,
doit être la fidélité, la loyauté à sa propre vocation,
en tant que disciple qui veut suivre le Seigneur.

La fidélité dans le temps est le nom de l'amour ;
d'un amour cohérent, vrai et profond, au Christ-Prêtre ».

ROME, Mercredi 12 mai 2010 (ZENIT.org)

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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Dim 30 Mai 2010, 21:47

Le pape demande spécialement aux personnes consacrées de témoigner que
la vie est tournée vers l'après la vie :

« Par votre engagement dans la prière,
dans l'ascèse,
dans le développement de la vie spirituelle,
dans l'action apostolique
et dans la mission,
tendez vers la Jérusalem céleste,
anticipez l'Église eschatologique,
fermes dans la possession et la contemplation amoureuse du Dieu Amour !
Combien est grande aujourd'hui la nécessité de ce témoignage ! »

Zenit

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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Lun 31 Mai 2010, 14:20

A l’Angélus, ce dimanche, Benoît XVI a demandé aux fidèles de prier
pour la visite apostolique qu’il effectuera très prochainement à Chypre.

Depuis la fenêtre de ses appartements au Vatican, et devant plusieurs
milliers de fidèles, le Pape a évoqué son 16ème déplacement hors
d’Italie, du 4 au 6 juin prochain, en demandant des prières pour la
réussite de son voyage, mais également pour la paix et la prospérité
des habitants de l’île divisée.

Au cours de ce voyage, Benoît XVI rencontrera les fidèles catholiques
et orthodoxes et il remettra l’Instrumentum laboris pour la prochaine
assemblée spéciale du Synode des évêques pour le Moyen-Orient, qui se
tiendra en octobre prochain“.

Benoît XVI a demandé des prières car c’est un voyage atypique,
difficile qu’il effectuera à partir de vendredi, à Chypre…. un pays
coupé en deux, depuis plus de 30 ans, par une ligne verte, contrôlée
par des soldats de l’ONU. Un pays membre de l’Union européenne, mais
dont le Nord accueille toujours des dizaines de milliers de soldats
turcs. A Chypre, le souvenir des déplacements forcés et de la
destruction des lieux saints chrétiens est encore très vif. Le Pape,
qui ne se rendra pas dans la partie Nord, devra faire preuve de
prudence et de tact.

Source: Radio Vatican
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Lun 31 Mai 2010, 14:32

la Fete de la Tres Sainte Trinité

Chers frères et sœurs !

Après le temps pascal, que nous avons conclu dimanche dernier avec la
Pentecôte, la liturgie est revenue au ‘temps ordinaire'.
Mais cela ne signifie pas que l'engagement des chrétiens doit diminuer.
Au contraire, entrés dans la vie divine par les sacrements, nous sommes
appelés à nous ouvrir chaque jour à l'action de la Grâce pour
progresser dans l'amour envers Dieu et notre prochain.

Ce dimanche de la Très Sainte Trinité récapitule en quelque sorte la révélation de
Dieu advenue dans les mystères pascals : la mort et la résurrection du
Christ, son ascension à la droite du Père et l'effusion de l'Esprit
Saint. L'esprit et le langage humain ne sont pas adaptés pour expliquer
la relation qui existe entre le Père, le Fils et le Saint Esprit, et
pourtant, les Pères de l'Eglise ont cherché à illustrer le mystère de
Dieu Un et Trine, en le vivant dans leur existence avec une foi
profonde.

La Trinité divine, en effet, vient demeurer en nous le jour du baptême :
« Je te baptise - dit le ministre - au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ».
Chaque fois que nous traçons sur nous le signe de la croix,
nous rappelons le nom de Dieu, dans lequel nous avons été baptisés.
Le théologien Romano Guardini observe à propos du signe de
croix : « Nous le faisons avant la prière, afin qu'il... nous mette
spirituellement en ordre ; il nous concentre en Dieu, imagination, cœur
et volonté ; après la prière, afin que demeurent en nous ce que Dieu
nous a donné... Il embrasse tout l'être, corps et âme, ... et tout est
consacré au nom du Dieu Un et Trine »
(L'esprit de la liturgie. Les signes sacrés).

On trouve donc dans le signe de croix et dans le nom du Dieu vivant
l'annonce qui engendre la foi et inspire la prière. Et, comme
l'Evangile de Jésus promet aux Apôtres que « quand il viendra, lui,
l'Esprit de vérité, il vous introduira dans la vérité tout entière »
(Jn 16,13), ainsi en est-il dans la liturgie dominicale, quand les
prêtres dispensent, de semaine en semaine, le pain de la Parole et de
l'Eucharistie. Le saint Curé d'Ars le rappelait aussi à ses fidèles : «
Qui est-ce qui a reçu notre âme à son entrée dans la vie ? - disait-il
-. Le prêtre. Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son
pèlerinage ? Le prêtre. Qui la préparera à paraître devant Dieu, en
lavant cette âme pour la dernière fois dans le sang de Jésus-Christ ?
Le prêtre, toujours le prêtre »
(Lettre d'indiction de l'Année sacerdotale).

Chers amis, faisons nôtre la prière de saint Hilaire de Poitiers :
« Conserve pure cette foi droite qui est la mienne et donne-moi
également, jusqu'à mon dernier soupir, cette voix de ma conscience,
afin que je reste toujours fidèle à ce que j'ai professé dans ma régénération
lorsque j'ai été baptisé dans le Père, dans le Fils et dans l'Esprit Saint »
(De Trinitate, XII, 57, CCL 62/A, 627).

En invoquant la bienheureuse Vierge Marie,
la première créature pleinement habitée par la Très Sainte Trinité,
demandons sa protection pour bien poursuivre notre pèlerinage terrestre.

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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Lun 31 Mai 2010, 15:48

Merci Cher Christophore pour ce texte magnifique fleur 6
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Lun 31 Mai 2010, 16:13

Avec joie, chere Julienne !

Et je vous souhaite, á vous et á tous, une sainte fete de la Visitation !

I love you
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Lun 31 Mai 2010, 16:24

Christophore a écrit:
Avec joie, chere Julienne !

Et je vous souhaite, á vous et á tous, une sainte fete de la Visitation !

I love you

A vous aussi et à tous Cher Christophore, BONNE FETE DE LA VISITATION flower
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Mar 01 Juin 2010, 17:16

L'intention de prière générale de Benoît XVI pour le mois de juin est : « Pour que les institutions nationales et supranationales s'engagent à garantir le respect de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle ».

Et son intention missionnaire est : « Pour que les Eglises en Asie, qui constituent un petit troupeau parmi des populations non chrétiennes, sachent communiquer l'Evangile et témoigner avec joie leur adhésion au Christ ».
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Mar 01 Juin 2010, 17:38

Avant la prière du chapelet, sur le parvis du sanctuaire de Fatima.

Chers pèlerins,

Tous ensemble, avec en main votre cierge allumé, vous semblez un océan
de lumière autour de cette simple chapelle, érigée avec empressement en
l'honneur de la Mère de Dieu et notre Mère, elle dont le chemin de
retour de la terre au ciel était apparu aux jeunes bergers comme un
faisceau de lumière.

Cependant, comme Marie, nous ne jouissons pas d'une lumière propre : nous la recevons de Jésus.
Sa présence en nous renouvelle le mystère et le rappel du buisson ardent, celui qui, un
temps, sur le mont Sinaï a attiré Moïse et n'arrête pas de fasciner
tous ceux qui se rendent compte qu'une lumière spéciale brûle en nous
mais sans se consumer (cf. Ex 3, 2-5). Par nous-mêmes, nous ne sommes
qu'un misérable buisson, sur lequel pourtant est descendue la gloire de
Dieu. À lui, donc, toute gloire, à nous l'humble confession de notre
néant et l'adoration déférente des desseins de Dieu, qui seront
accomplis quand « Dieu sera tout en tous » (cf. 1 Co 15, 28). La
Vierge, pleine de grâce, est la servante incomparable de tels desseins :
« Voici la servante du Seigneur : que tout se passe pour moi selon ta parole » (Lc 1, 38).

Chers pèlerins, imitons Marie, en faisant résonner dans notre vie son
« que tout se fasse pour moi » !
À Moïse, Dieu avait ordonné :
« Retire tes sandales, car le lieu que foulent tes pieds est une terre sainte » (Ex 3, 5).
C'est ce qu'il fit ; il enfilera à nouveau ses sandales pour
aller libérer son peuple de l'esclavage de l'Égypte et le conduire vers
la terre promise.

Il ne s'agit pas ici simplement de la possession d'une parcelle de terre
ou de ce territoire national auquel chaque peuple a droit ;
en effet, dans la lutte pour la libération d'Israël et durant son exode de l'Égypte,
ce qui est mis en évidence c'est surtout
le droit à la liberté d'adoration, à la liberté d'un culte propre.
Par conséquent, tout au long de l'histoire du peuple élu, la promesse de la
terre assume toujours plus cette signification : la terre est donnée
pour qu'il y ait un lieu de l'obéissance, afin qu'il y ait un espace ouvert à Dieu.

À notre époque, où la foi dans de vastes régions de la terre, risque de
s'éteindre comme une flamme qui n'est plus alimentée, la première de
toutes les priorités est celle de rendre Dieu présent dans ce monde et
d'ouvrir aux hommes l'accès à Dieu.

Pas à un dieu quelconque, mais à ce Dieu qui a parlé sur le Sinaï ;
ce Dieu dont nous reconnaissons le visage dans l'amour vécu jusqu'au bout (cf. Jn 13, 1),
en Jésus Christ crucifié et ressuscité.
Chers frères et sœurs, adorez le Christ Seigneur dans vos cœurs (cf. 1 P 3, 15) !
N'ayez pas peur de parler de Dieu et de manifester sans honte les signes de la foi,
en faisant resplendir aux yeux de vos contemporains la lumière du Christ,
comme le chante l'Église durant la nuit de la Veillée pascale,
qui engendre l'humanité comme famille de Dieu.

Frères et sœurs, en ce lieu, il est étonnant d'observer que
trois enfants ont cédé à la force intérieure qui les a envahis
au moment des apparitions de l'Ange et de la Mère du Ciel.
Ici, où l'on nous a demandé si souvent de réciter le Rosaire,
laissons-nous attirer par les mystères du Christ,
les mystères du Chapelet de Marie.

Que la récitation du rosaire nous permette de fixer notre regard
et notre cœur en Jésus, comme le faisait sa Mère,
modèle inégalable de la contemplation du Fils.
En méditant les mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux,
tandis que nous récitons les ‘Ave Maria',
nous contemplons le mystère de Jésus tout entier,
de l'Incarnation jusqu'à la Croix et à la gloire de la Résurrection ;
nous contemplons l'intime participation de Marie à ce mystère
et notre vie en Christ aujourd'hui,
qui apparaît tellement entremêlée de moments de joie et de souffrance,
d'ombre et de lumière, d'anxiété et d'espérance.
La grâce envahit notre cœur en suscitant le désir d'un changement de vie incisif et évangélique,
afin de pouvoir dire avec saint Paul : « Pour moi, vivre c'est le Christ » (Ph 1, 21),
dans une communion de vie et de destin avec le Christ.

Je sens que m'accompagnent la dévotion et l'affection des fidèles
réunis ici ainsi que celles du monde entier. Je porte avec moi les
préoccupations et les attentes de notre temps et les souffrances de
l'humanité blessée, les problèmes du monde, et je viens les déposer aux
pieds de la Vierge de Fátima :
Vierge Mère de Dieu et notre Mère bien-aimée,
intercède pour nous auprès de ton Fils
afin que toutes les familles des peuples,
celles qui se distinguent par le nom de
chrétiennes, comme celles qui ignorent encore leur Sauveur,
vivent dans la paix et la concorde
jusqu'à se rassembler en un seul peuple de Dieu,
à la gloire de la Sainte et indivisible Trinité. Amen.

Texte original: Portugais

Traduction française distribuée par la salle de presse du Saint-Siège

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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Mer 02 Juin 2010, 11:57

Veillée mariale dans la grotte de Lourdes des jardins du Vatican

ROME, Lundi 31 mai 2010 (ZENIT.org) - Dans la soirée du lundi 31 mai
2010, le pape Benoît XVI a guidé la traditionnelle veillée mariale à la
grotte de Lourdes, dans les jardins du Vatican, en conclusion du mois
de mai. Voici le texte de son allocution :

Chers frères et sœurs !
C'est avec une grande joie que je m'unis à vous, au terme de cette
traditionnelle rencontre de prière, qui conclut le mois de mai au
Vatican.
En référence à la liturgie d'aujourd'hui, nous voulons
contempler la Très Sainte Vierge Marie dans le mystère de sa Visitation.

Dans la Vierge Marie qui va rendre visite à sa parente
Elisabeth, nous reconnaissons l'exemple le plus limpide et la
signification la plus véritable de notre chemin de croyants et du
chemin de l'Eglise elle-même.
L'Eglise est de par sa nature missionnaire,
appelée à annoncer l'Evangile partout et toujours,
à transmettre la foi à chaque homme et à chaque femme
et dans chaque culture.

« En ces jours-là Marie partit et se rendit en hâte vers la région
montagneuse, dans une ville de Juda » (Lc 1, 39).
Le voyage de Marie est un authentique voyage missionnaire.
C'est un voyage qui la conduit loin de chez elle,
qui la pousse dans le monde, dans des lieux différents de ses habitudes quotidiennes,
qui la fait arriver, dans un certain sens, jusqu'aux limites qu'elle peut atteindre.
C'est précisément là, pour nous aussi, que réside le secret de notre vie d'hommes et de chrétiens.

En tant que chrétiens et en tant qu'Eglise, notre existence est une existence projetée en dehors de nous.
Comme cela était déjà arrivé à Abraham, il nous a été demandé de sortir de nous-mêmes,
des lieux de nos sécurités, pour aller vers les autres, dans des lieux et des milieux divers.
C'est le Seigneur qui nous le demande :
« Mais vous allez recevoir une force, celle de l'Esprit Saint qui descendra sur vous.
Vous serez alors mes témoins... jusqu'aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8 ) .
Et c'est toujours le Seigneur qui, sur ce chemin,
place à nos côtés Marie comme compagne de voyage et mère attentive.
Elle nous rassure, car elle nous rappelle qu'avec nous, il y a toujours son Fils Jésus, selon ce qu'il a promis :
« Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20).

L'évangéliste souligne que « Marie demeura avec elle (sa parente Elisabeth) environ trois mois » (Lc 1, 56).
Ces simples paroles révèlent le but plus immédiat du voyage de Marie.
Elle avait su de l'Ange qu'Elisabeth attendait un fils et qu'elle en était déjà à son sixième mois (cf. Lc 1, 36).
Mais Elisabeth était âgée et la proximité de Marie, encore très jeune, pouvait lui être utile.
C'est pourquoi Marie la rejoint et reste avec elle environ trois mois,
pour lui offrir la proximité affectueuse, l'aide concrète et tous les services quotidiens dont elle avait besoin.

Elisabeth devient ainsi le symbole de nombreuses personnes âgées et malades,
et même de toutes les personnes qui ont besoin d'aide et d'amour.
Et combien elles sont nombreuses également aujourd'hui dans nos familles,
dans nos communautés, dans nos villes !
Et Marie - qui s'était définie « la servante du Seigneur » (Lc 1, 38) - devient servante des hommes.
Plus précisément, elle sert le Seigneur qu'elle rencontre dans ses frères.

Toutefois, la charité de Marie ne s'arrête pas à l'aide concrète,
mais atteint son sommet dans le don de Jésus lui-même, dans le fait de « le faire rencontrer ».
C'est saint Luc encore qui le souligne :
« Et il advint, dès qu'Elisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l'enfant tressaillit dans son sein » (Lc 1, 44).

Nous nous trouvons ainsi au cœur et au sommet de la mission évangélisatrice.
Nous nous trouvons face à la signification la plus véritable
et à l'objectif le plus authentique de chaque chemin missionnaire :
donner aux hommes l'Evangile vivant et personnel, qui est le même Seigneur Jésus.
Et la communication de Jésus est un don - comme l'atteste Elisabeth - qui remplit le cœur de joie :
« Car vois-tu, dès l'instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein » (Lc 1, 44).

Jésus est le véritable et unique trésor que nous avons à donner à l'humanité.
C'est de Lui que les hommes et les femmes de notre époque ont une profonde nostalgie,
même lorsqu'ils semblent l'ignorer ou le rejeter.
C'est de Lui qu'ont un grand besoin la société dans laquelle nous vivons, l'Europe, le monde entier.

C'est à nous qu'est confiée cette responsabilité extraordinaire.
Vivons-la avec joie et avec engagement, afin que notre civilisation
soit véritablement une civilisation où règnent la vérité, la justice, la liberté et l'amour,
piliers fondamentaux et irremplaçables d'une
véritable coexistence ordonnée et pacifique.
Nous vivons cette responsabilité en demeurant assidus dans l'écoute de la Parole de Dieu,
dans l'union fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières (cf. Ac 2, 42).

Que ce soit cette grâce qu'ensemble, nous demandons ce soir à la Très Sainte Vierge.

Je vous donne à tous ma Bénédiction.

© Copyright du texte original plurilingue : Libreria Editrice Vaticana

Traduction : Zenit


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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Jeu 03 Juin 2010, 18:54

VOYAGE Á CHYPRE

Pour l’ambassadeur près le Saint-Siège, le voyage du pape est « historique »


Première visite d’un évêque de Rome dans l’île

Pour l'ambassadeur de Chypre près le Saint-Siège, M. Georgios F. Poulides, la visite de Benoît XVI les 4-6 juin 2010 est un événement « historique ». Il a confié au micro
de Radio Espérance les enjeux de cette visite.
France Catholique en publie la transcription (France Catholique n°3215, 4 juin 2010).

RE - Quels sont les éléments qui vous font dire que la visite du Pape à
Chypre est un événement historique?

M. Poulides - Le premier c'est qu'il s'agit de la première visite d'un
évêque de Rome dans l'île. Le Pape effectuera ce pèlerinage sur les
traces de Saint Paul Apôtre, qui a converti l'île, avec l'Apôtre
Barnabé, fondateur de l'Église de Chypre, l'une des plus anciennes
d'Europe.

Le deuxième concerne le dialogue oecuménique avec les Églises
orthodoxes. Cette visite suit idéalement celle effectuée en 2006 au
Patriarcat oecuménique de Constantinople et celle effectuée par son
prédécesseur, le grand Jean-Paul II, à l'Église de Grèce en 2002.

Avec cette nouvelle visite, l'évêque de Rome continue son pèlerinage
des Églises et des Patriarcats grecs et, en même temps, reconnaît
l'importance de l'Église de Chypre pour le dialogue oecuménique.
N'oublions pas qu'il y a presque un an s'est déroulée à Chypre la
dernière réunion de la Commission théologique mixte
orthodoxes-catholiques et, en novembre 2008, la prière de la paix de la
Communauté de Saint'Egidio a eu lieu à Nicosie avec la participation de
plus de 2000 personnes dont de nombreux cardinaux, archevêques et
évêques.

Le Pape, avec cette visite, veut montrer sa solidarité non seulement
avec les chrétiens mais avec tout le peuple de Chypre soumis à la
tragique condition d'occupation imposée par l'invasion turque du 1974.
Avec cette visite le Pape envoie un message d'espoir aux chrétiens de
Chypre qui est aussi un appel au dialogue pour les Chypriotes de foi
musulmane, espérant qu'ils puissent s'émanciper de l'oppression des
forces, d'occupation turques.

RE - Pouvez-vous nous dire quelque chose de votre rôle d'ambassadeur
près le Saint-Siège dans ce type de circonstances ?

M. Poulides - Je dois reconnaître que le rôle d'ambassadeur dans ce
contexte n'a pas été particulièrement compliqué : l'archevêque
Chrysostomos II, chef de l'Église orthodoxe, pendant sa visite au
Vatican en Juin 2007, avait invité le Pape à visiter l'île; ensuite le
président de Chypre, Dimitris Christofias, visitant le Saint-Siège et
le Pape en mars 2009, avait renouvelé l'invitation. L'invitation dès le
début a été acceptée par le Saint-Siège et ainsi on a commencé les
préparatifs, définissant la date, le programme, etc. Je dois vous dire
qu'être ambassadeur de Chypre près le Saint-Siège signifie travailler
dans un milieu favorable, où l'on trouve toujours des interlocuteurs
bien disposés pour écouter et comprendre.

RE - Quelle société le Pape va-t-il rencontrer?

M. Poulides - Une société économiquement dynamique. Avec l'adhésion à
l'Union Européenne, Chypre a pu développer certaines potentialités
moins connues que le tourisme, notamment comme centre de services pour
les entreprises européennes qui regardent vers le Moyen Orient et
l'Afrique. Grâce à son adhésion à l'UE en 2004 et, l'admission à la
monnaie unique en 2008, Chypre a retrouvé sa place au sein de la
famille européenne à laquelle elle appartient par son histoire et pour
sa culture. Chypre n'échappe certes pas à un endettement budgétaire
jugé excessif par la Commission européenne, mais celle-ci a reconnu le
mois dernier la validité des objectifs de redressement. La gestion de
crise fait partie de la mentalité résiliente des Chypriotes...

Mais l'adhésion de Chypre à l'UE n'a pas des motivations économiques
mais politiques. Chypre, c'est un pays européen avec 36,2% de son
territoire sous l'occupation militaire d'une puissance étrangère : la
Turquie. Au moment de l'adhésion, l'Union Européenne a souligné que
Chypre, en sa totalité, accédait à l'Europe mais que les acquis
communautaires étaient suspendus dans les territoires occupés, en
attendant qu'Ankara permette aux Turcs-chypriotes de se rejoindre aux
citoyens Grecs-chypriotes. L'adhésion à l'UE a donc donné une grande
poussée vers la réunification, car les Turcs-chypriotes, étant citoyens
de la République de Chypre, sont devenus aussi citoyens européens.

Dès 2004, le régime d'occupation a fait une campagne d'intimidatation
pour décourager les Turcs-chypriotes de (pèlerinage des Églises et
Patriarcats grecs demander le passeport de la République de Chypre et
pour imposer à sa place, celui de l'État-fantoche créé par Ankara, qui
n'a aucune validité car personne ne le reconnaît. La même chose a été
faite avec l'euro. Mais il n'y a pas de comparaison entre la monnaie
européenne et la lire turque, qui est la devise en vigueur dans les
territoires occupés.

RE - Outre celui de la réunification, que le Saint-Siège appelle de ses
voeux, quels sont les autres défis de l'Île ?

M. Poulides - Après la division de l'Île, le plus gros problème est
celui de l'immigration clandestine. Mais tout le monde sait que la
principale porte d'entrée pour l'immigration clandestine sont les
territoires occupés de Chypre, où des bandes criminelles ont pleine
liberté d'action. De même pour le trafic de drogue ou le blanchiment
d'argent avec une dizaine de casinos dans les territoires occupés.

RE - Quel rôle les Églises jouent-elles dans le paysage chypriote ?

M. Poulides - Le Chef de l'Église de Chypre porte le titre d'ethnarque,
car sous la domination ottomane, il était chef de la population
chrétienne. Il en reste forcément quelque chose. Mais les maronites,
les catholiques de rite latin et les arméniens sont des groupes
reconnus explicitement par la Constitution et auprès de la Chambre des
Représentants. Les Maronites ont un archevêque résident à Nicosie.

RE - En quoi la personnalité du pape actuel vous semble-t-elle
particulièrement intéressante pour les Chypriotes ?

M. Poulides - Le pape Benoît XVI est un théologien raffiné qui, déjà
avant son élection a affronté le problème de l'union des chrétiens et
du rôle fondamental que l'évêque de Rome peut avoir en ce processus...
C'est un pape qui connaît très bien et apprécie la culture grecque
classique, les Pères de l'Église et la Tradition orientale. C'est aussi
un homme compréhensif, humble et bon, qui ne s'arrête pas aux
adversités du moment. J'éprouve pour lui des sentiments de grande
admiration et respect et je crois que son exemple et ses paroles
peuvent exercer une influence favorable sur certaines évolutions de
notre société.

ROME, Mardi 1er juin 2010 (ZENIT.org)
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Jeu 03 Juin 2010, 19:40

le pape se rend à Chypre par jejomau (2010-06-01 07:05:12)
C'est durant son voyage apostolique à Chypre du 4 au 6 juin, que le
Pape Benoît XVI rendra public l'Instrumentum Laboris (document de
travail) qui sera le thème de l'Assemblée spéciale du Synode des
évêques sur le Moyen Orient qui se tiendra à Rome, en octobre.

Le vendredi 4 juin à 14 h locales, après la cérémonie de bienvenue, le
Pape se rendra sur le site archéologique de l’église de Agia Kiriaki
Chrysopolitissa, Saint Cyr Chrsysopolitissa, pour participer à une
cérémonie oecuménique, au cours de laquelle il prononcera un discours.

Le lendemain, samedi 5 juin, à Nicosie, il rencontrera le Président
Dimitris Christofias, puis s´exprimera devant les autorités civiles
chypriotes et le corps diplomatique dans le jardin de la résidence du
chef de l´Etat. Benoît XVI avait déjà rencontré Dimitris Christofias le
27 mars 2009, au Vatican. A cette occasion, le président chypriote
avait invité le pape à se rendre à Chypre.

Le samedi 5 juin, à 10 h 45', il rencontrera la communauté catholique,
latine mais principalement maronite, au collège Saint Maron.

Puis à 12 h 15', Benoît XVI rencontrera l'archevêque orthodoxe de
Chypre, Chrysostomos II, après quoi il célébrera une messe en l'église
catholique de la Sainte Croix pour le clergé, les congrégations
religieuses et les mouvements ecclésiaux catholiques de Chypre.

C'est le dimanche 6 juin, à 9 h 30' au palais des sports de Nicosie,
que le Saint-Père célébrera la messe au cours de laquelle il remettra
l'Instumentum Laboris, le document de travail sur lequel s'appuiera le
prochain Synode des évêques pour le Moyen Orient.

A 13 h au siège de la nonciature, il déjeunera avec les membres du
Conseil spécial pour le Moyen Orient du Synode des évêques et
l'archevêque orthodoxe Chrysostome II.

Après quoi il se rendra à la cathédrale maronite et enfin à l'aéroport
de Larnaca pour rejoindre Rome.

source "infocatho"
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Jeu 03 Juin 2010, 20:16

«Vierge Mère de Dieu et notre Mère chérie,
que ta présence fasse refleurir le désert de nos solitudes
et briller le soleil dans nos ténèbres,
fais revenir le calme après la tempête,
afin que le Salut du Seigneur, qui a le nom et le visage de Jésus,
soit reflété dans nos coeurs pour toujours unis au Tien! Ainsi soit-il "


(Fatima, 12 mai 2010)


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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Ven 04 Juin 2010, 14:24

Les derniers mois de la vie terrestre de Thomas restent entourés d'un climat particulier, mystérieux dirais-je.
En décembre 1273, il appela son ami et secrétaire Réginald pour lui communiquer sa décision d'interrompre tout travail,
parce que, pendant la célébration de la messe, il avait compris, suite à une révélation surnaturelle, que tout ce qu'il avait écrit jusqu'alors n'était qu'« un tas de paille ».
C'est un épisode mystérieux, qui nous aide à comprendre non seulement l'humilité personnelle de Thomas,
mais aussi le fait que tout ce que nous réussissons à penser et à dire sur la foi,
aussi élevé et pur que ce soit, est infiniment dépassé par la grandeur
et par la beauté de Dieu, qui nous sera révélée en plénitude au Paradis.
-----
La vie et l'enseignement de saint Thomas d'Aquin pourrait être résumés dans un épisode rapporté par les anciens biographes.
Tandis que le saint, comme il en avait l'habitude, était en prière devant le crucifix,
tôt le matin dans la chapelle « San Nicola » à Naples, Domenico da Caserta,
le sacristain de l'Eglise, entendit un dialogue.
Thomas demandait inquiet, si ce qu'il avait écrit sur les mystères de la foi chrétienne était juste.
Et le Crucifié répondit : « Tu as bien parlé de moi, Thomas. Quelle sera ta récompense ? ». Et la réponse que Thomas donna est celle que nous aussi, amis et disciples de Jésus, nous voudrions toujours lui dire : « Rien d'autre que Toi, Seigneur ! » .

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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Ven 04 Juin 2010, 19:49

Les doutes augmentent sur la "maladie" de l'assassin de Mgr Padovese.
L'Agence de presse Asia News rappelle d'autres "déséquilibrés"
responsables d'attaques contre les chrétiens. Sans oublier, bien sûr,
Ali Agca. Et même l'Avvenire met l'accent sur l'étrangeté de ces
déséquilibres mentaux qui conduisent à attaquer les chrétiens.
MARCO TOSATTI
------------
Le chauffeur de Mgr. Luigi Padovese, tué hier en face de sa maison à
Iskanderun, a été formellement accusé d'homicide par un tribunal turc.
La police a confirmé les troubles mentaux de l'homme qui pendant quatre
ans a été auprès de l'évêque assassiné.
Mais divers doutes se glissent sur sa maladie et on entend de
différents côtés des appels aux autorités pour approfondir l'enquête
sur les raisons de l'assassinat. Murat Altun, 26 ans, a été arrêté
hier, quelques heures après l'assassinat de l'évêque. Selons certains,
le meurtrier avait en main un couteau avec lequel il a littéralement
massacré Mgr. Padovese. Après l'avoir longuement interrogé, la police a
confirmé la folie de Murat. Des sources d'Asia News avaient déjà dit
hier que Murat était "déprimé, violent, plein de menaces". Mais parmi
les fidèles et le monde turc, on a du mal à accepter la seule thèse de
la maladie mentale du jeune homme, devenue évidente il y a quelques
mois seulement.
Plusieurs attentats, ces dernières années ont été commis par des jeunes
définis comme «instables", qui se sont par la suite révélés liés à des
groupes ultra-nationalistes et anti-chrétiens. Pour de nombreux
observateurs, il semble que les dirigeants, les politiciens, et les
autorités civiles turcs évitent de réfléchir sérieusement sur ces
événements. Et on risque de liquider toute cette violence, en disant
seulement qu'on n'est pas d'accord, que c'est l'acte isolé d'un fou, un
geste anodin d'un jeune fanatique de l'islam.
Parmi les actes «isolés» de personnes déséquilibrées, on relève: la
blessure de Fr Adriano Franchini, capucin italien, à Smyrne; du P.
Roberto Ferrari, menacé avec un couteau à kebab dans l'église de
Mersin, le 11 Mars 2006; du P. Pierre Brunissen poignardé au côté le 2
Juillet 2006 devant son église de Samsun.
Ces trois attaques ont été menées sans conséquences fatales. Il n'en a
pas été ainsi pour Don Andrea Santoro, tué le 5 février 2006 alors
qu'il priait dans l'église à Trabzon; même sort pour le journaliste
arménien Hrant Dink assassiné 19 Janvier 2007, juste en face de son
bureau dans une rue bondée d'Istanbul. Et encore plus tragique la mort,
le 18 avril 2007 de trois chrétiens protestants, dont un Allemand,
torturés, poignardés et émasculés alors qu'ils travaillaient dans la
maison d'édition Zirve à Malatya qui publie la bible et des livres de
matrice chrétienne. Parmi les chrétiens et plusieurs ONG turques, il y
a la demande que les enquêtes ne s'arrêtent pas à l'arrestation d'un
déséquilibré, mais creusent plus profondément.
(...)
"Il se peut" que l'assassinat de Mgr. Luigi Padovese, Vicaire
apostolique en Turquie soit "un acte de folie", mais "nous ne pouvons
pas ne pas nous demander pourquoi ils sont si nombreux dans les pays du
Croissant et pourquoi ils sont presque toujours dirigées contre les
membres des minorités religieuses".
C'est ce que relève le journal des évêques italiens, l'Avvenire, dans
un éditorial consacré à la disparition de l'évêque italien tué hier à
coups de couteaux dans un "assassinat brutal" dont la "dynamique
effective", note le journal,"reste à entièrement à expliquer".
L'Avvenire relève aussi que le meurtre de Mgr Padovese a eu lieu "à la
veille du voyage du pape à Chypre, le dernier pays divisé en Europe,
occupé pour un tiers de son territoire par l'armée d'Ankara, mais aussi
laboratoire de dialogue et de réconciliation entre les religions".
Un voyage, celui de Benoît XVI, sur lequel, poursuit l'Avvenire,
"quelqu'un a voulu mettre une mine destructrice, d'autant plus
explosive que l'ensemble du Moyen-Orient semble à nouveau, en ces
derniers jours, sur le point d'exploser dangereusement". Il s'agit,
selon L'Avvenire, de "trop de coïncidences inquiétantes flottant sur ce
qui devait être une visite au signe de la paix, du pardon et de la
réconciliation."
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Ven 04 Juin 2010, 20:19

Benoît XVI est à Chypre

Dans l'avion qui l'a amené à Chypre, le pape a déclaré :

"Dans tous ces épisodes que nous vivons, il y a toujours le danger qu'on perde la patience et qu'on dise je ne veux plus chercher la paix. Après chaque cas de violence il ne faut pas perdre la patience et le courage" mais "recommencer toujours de nouveau avec la certitude qu'on peut aller de l'avant et arriver à la paix". La paix ne viendra pas "d'aujourd'hui à demain", mais "il est très important de ne pas seulement faire les pas politiques nécessaires, mais surtout de préparer les hommes à être capables d'accomplir ces pas politiques nécessaires à l'ouverture intérieure vers la paix".


A son arrivée, Benoît XVI a souhaité :

"Puisse le désir de vivre en harmonie avec vos voisins (...)
vous inspirer dans vos efforts patients pour résoudre les problèmes restés en suspens
que vous partagez avec la communauté internationale concernant l'avenir de votre île".

Il souligné "les défis que les catholiques affrontent parfois dans des circonstances éprouvantes" au Moyen-Orient.

"Chypre a été bénie par un grand héritage chrétien qui a résisté au temps".

C'est"donc un lieu approprié pour lancer la réflexion de l'église sur la pluri-centenaire communauté catholique au Moyen-Orient, pour exprimer notre solidarité avec tous les chrétiens de la région et notre conviction qu'il ont un rôle irremplaçable à jouer pour la paix et la réconciliation
auprès de tous les peuples qui y vivent".

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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Sam 05 Juin 2010, 09:01

Chypre : Discours de Benoît XVI à son arrivée à l'aéroport de Paphos


Monsieur le Président,

Béatitude Chrysostomos,

Béatitudes et Excellences,

Illustres Autorités,

Mesdames et Messieurs,

En grec [Je vous salue ! La paix soit avec vous ! C'est un grand
plaisir d'être avec vous aujourd'hui.]

Monsieur le Président, je vous suis reconnaissant pour votre aimable
invitation à visiter la République de Chypre. Je vous exprime mes
salutations cordiales, à Vous, au Gouvernement, aux hommes et aux
femmes de cette nation, et je vous remercie pour vos chaleureuses
paroles de bienvenue. Je me rappelle aussi avec gratitude votre récente
visite au Vatican et j'attends avec plaisir notre rencontre de demain à
Nicosie.

Chypre est au carrefour de cultures et de religions, d'histoires
anciennes et épiques qui conservent encore un impact important et
visible dans la vie de votre pays. Entrée récemment dans l'Union
Européenne, la République de Chypre a commencé à percevoir les
avantages de posséder des liens économiques et politiques plus étroits
avec les autres pays européens. Cette adhésion a déjà permis à votre
pays d'accéder à des marchés, à de la technologie et à du savoir-faire.
Il est vivement souhaitable que cette appartenance contribue à la
prospérité chez vous, et que les autres pays européens puissent, à leur
tour, s'enrichir de votre héritage spirituel et culturel qui reflète
votre rôle historique, favorisé par votre position entre l'Europe,
l'Asie et l'Afrique. Puissent l'amour pour votre patrie et pour vos
familles, et le désir de vivre en harmonie avec vos voisins sous la
protection bienveillante du Dieu tout-puissant, vous inspirer dans vos
efforts patients pour résoudre les problèmes restés en suspens que vous
partagez avec la Communauté internationale concernant l'avenir de votre
île.

En mettant mes pas dans ceux de nos pères communs dans la foi, les
saints Paul et Barnabé, je viens parmi vous comme un pèlerin et comme
le serviteur des serviteurs de Dieu. Depuis que les Apôtres ont porté
le message chrétien sur ces côtes, Chypre a été bénie par un grand
héritage chrétien qui a résisté au temps. Je salue, comme un frère dans
la foi, Sa Béatitude Chrysostomos II, Archevêque de Nouvelle
Justinienne et de tout Chypre ; j'attends avec joie de rencontrer
bientôt beaucoup de chrétiens de l'Église Orthodoxe de Chypre.

C'est aussi avec impatience que j'attends de pouvoir saluer les autres
responsables religieux chypriotes. J'espère pouvoir contribuer au
renforcement de nos liens de communion et réaffirmer la nécessité de
faire croître davantage la confiance réciproque et l'amitié durable
entre ceux qui adorent le Dieu Unique.

Comme Successeur de Pierre, je viens rencontrer d'une manière
particulière les Catholiques de Chypre, les affermir dans leur foi (Lc
22,32) et les encourager à être des chrétiens et des citoyens
exemplaires, en jouant pleinement leur rôle dans la société pour le
bien de l'Église et de l'État.

Durant mon séjour parmi vous, je remettrai l'Instrumentum laboris, un
document de travail pour préparer l'Assemblée spéciale du Synode des
Évêques pour le Moyen-Orient, qui se réunira prochainement à Rome.
Cette Assemblée examinera plusieurs aspects de la présence de l'Église
dans cette région et les défis que les catholiques affrontent, parfois
dans des circonstances éprouvantes, en exprimant visiblement leur
communion au sein de l'Église Catholique et en donnant leur témoignage
dans le service de la société et du monde. Chypre est donc un lieu
approprié pour lancer la réflexion de l'Église sur la pluri-centenaire
Communauté catholique au Moyen-Orient, pour exprimer notre solidarité
avec tous les Chrétiens de la région et notre conviction qu'ils ont un
rôle irremplaçable à jouer pour la paix et la réconciliation auprès de
tous les peuples qui y vivent.

Monsieur le Président, chers amis, par ces réflexions, je confie mon
pèlerinage à Marie, Mère de Dieu, et à l'intercession des saints Paul
et Barnabé.

En grec [Que Dieu bénisse le Peuple chypriote. Que la Sainte Vierge
vous protège toujours !]

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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Sam 05 Juin 2010, 13:08

« Je viens parmi vous comme un pèlerin et comme le serviteur des serviteurs de Dieu. »

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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Dim 06 Juin 2010, 11:01

Commentaires divers...

Dans les coulisses

Derrière les propos du Pape sur le meurtre de Mgr Padovese: la
stratégie de douceur de Ratzinger pour ne pas mettre le feu aux
poudres, en Orient (Corriere della Sera. 5/6/2010)

C'est une confirmation de ce que nous écrivions hier: L'étrange
assassinat de Mgr Padovese

Au Vatican, on explique: un mot de plus pouvait être un risque
La stratégie de douceur de Ratzinger pour ne pas mettre le feu aux
poudres, en Orient
Nicosie, 5 juin
Il Corriere della Sera
--------------------
Le mot clé, comme il se doit dans cette terre de civilisation
trimillénaire, est grec: hypomoné ou «patience», un terme cher à
Saint-Paul et à Benoît XVI qui signifie littéralement "rester en
dessous" comme aplati, mais résistant. C'est l'expression la plus
importante que le pontife a dite aux journalistes dans l'avion pour
tracer les contours de sa vision profonde: "Nous devons imiter la
patience de Dieu, la solution est la patience du bien" (cf Dans l'avion
vers Chypre ).

À première vue, on pourrait noter une contradiction entre la position
du Vatican et les propres mots du Pape: sur le crime, "nous avons peu
d'informations", cependant "il est certain" qu'il "ne s'agit pas d'un
crime politique ou religieux", "la Turquie et les Turcs" n'ont rien à y
voir. Durant le vol, dans la suite du pape, il est inévitable qu'on ait
échangé des évaluations et des doutes au sujet de ce qui s'est passé;
en effet, l'affaire reste obscure. Cependant la contradiction est
apparente; devant tant d'étrangetés le pape et le Saint-Siège
"n'avaient pas le choix". Regardant depuis Chypre vers le Moyen-Orient,
le premier souci de Benoît XVI est de "soutenir et protéger les
communautés chrétiennes". Et éviter d'exacerber les esprits, dans les
zones où le fanatisme islamique croît. "Nous parlons d'un baril de
poudre, on dit un mot de trop, et on risque de sauter en l'air",
explique-t-on dans l'entourage du pape

Du reste, à propos du synode sur le Moyen-Orient, le Pape parle des
"frères musulmans", il ne mentionne pas les Juifs. La pensée va à
Ratisbonne, à la condamnation de l'utilisation de la violence par la
religion, mais aussi à cette citation "déformée" qui a déclenché le
chaos, "et il y a eu des morts". Dans une situation encore incertaine,
où il y n'y a pas une "motivation évidente anti-chrétienne comme pour
Santoro", ce n'était pas le moment d'"ajouter d'autres motifs de
tension": "pour le bien de la petite communauté chrétienne".
Justement hier, Radio Vatican informait d'une rencontre entre les
évêques orthodoxes et catholiques, au Kurdistan, pour soutenir les
chrétiens qui fuient les tueries systématiques en l'Irak. Il s'agit
d'endiguer la violence et le fanatisme. Il y faut ce que Benoît XVI a
appelé le «trialogue» entre juifs, chrétiens et musulmans.

Ainsi, lorsqu'on l'interroge sur la polémique à propos d'Israël et de
la flotille, le pape insiste: sa mission est religieuse et non
politique. "La solution n'est pas la violence, mais la patience du
bien". Cela ne signifie pas céder: le pape a parlé "avec une attitude
qui n'est pas soumise, mais au contraire courageuse. Et qu'il ne faut
pas abandonner, même et surtout face à des maux répétés", lit-on
aujourd'hui dans l'éditorial de l'Osservatore Romano, signé par le
directeur Giovanni Maria Vian. La patience, donc. "Comme ces jours-ci,
avant la violence insensée du conflit qui persiste au Proche-Orient et
l'ombre de l'assassinat d'un homme doux comme Mgr Luigi Padovese.

Gian Guido Vecchi
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Dim 06 Juin 2010, 11:40

Dialogue?

Benoît XVI a rencontré un représentant musulman de Chypre-Nord, mais ce
n'était pas le grand mufti, comme cela avait été annoncé. (5/6/2010)


Le Père Lombardi a dit que le grand mufti n'a pas accepté l'invitation
du Pape, mais un vieux chef soufiste est venu
Source: Salvatore Izzo (AGI), Radio Vatican, ANSA
---------------
Benoît XVI s'était rendu disponible pour une rencontre avec la plus
haute autorité islamique chypriote, le Grand Mufti, qui réside au Nord,
et ne s'est pas présenté. A sa place est venu un vieux chef soufiste,
le Cheik Mohammed Nazim Abil Al-Haqqani, engagé dans le dialogue
inter-religieux, qui a franchi pour l'occasion la "ligne verte" qui
divise à Nicosie aussi, la République turque de Chypre du reste du
pays.
D'après le père Federico Lombardi, le cheik, âgé de 89 ans s'était
assis pour attendre le Pape, le long de la "ligne verte" contrôlée par
les casques bleus.
Benoît XVI sortait de la nonciature, pour se diriger vers la paroisse
de la Sainte Croix.
Quand il a vu le cheik, le Pape s'est dirigé vers lui pour le saluer.
Le cheik s'est excusé auprès du Pape de l'avoir attendu assis, car il
était très vieux. Benoît XVI, qui endossait les parements liturgiques
pour célébrer la messe a souri: "Je suis vieux, moi aussi".
Puis, le cheik lui a expliqué qu'il vivait de l'autre côté de la ligne
verte, mais que quand il avait appris que le Pape de Rome était là, il
avait tenu à venir. Il avait déjà eu l'occasion de connaître Jean Paul
II, lors de rencontres inter-religieuses.
Le cheik Nazim a fait au Pape trois très beaux cadeaux, dit le Père
Lombardi: un bâton historié, une plaque avec des mots de paix en arabe
gravés, et un chapelet musulman. Le Pape, pour sa part, lui a offert
une médaille.
Puis ils se sont embrassés, dans un geste d'affection fraternelle.
Nazim a ensuite demandé à Benoît XVI de prier pour lui. "Certes, je le
ferai - a dit le Pape - nous prierons l'un pour l'autre"

(benoit et moi)
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Dim 06 Juin 2010, 16:43

Chypre : Rencontre avec S.B. Chrysostomos II

Béatitude,

Je Vous salue avec affection fraternelle dans le Seigneur Ressuscité et je Vous remercie pour votre accueil chaleureux.

Je me rappelle avec gratitude de la visite que vous avez effectuée à Rome, il y a trois ans, et je me réjouis que nous nous rencontrions de nouveau aujourd'hui dans votre bien-aimée patrie. Par Votre entremise, je salue le Saint Synode, ainsi que tous les prêtres, les diacres, les moines, les religieuses et les fidèles chrétiens de l'Église de Chypre.

Avant toute chose, je voudrais exprimer ma gratitude à l'Église de Chypre pour l'hospitalité qu'elle a accordée, l'année dernière, à la Commission Mixte Internationale, lors de sa rencontre à Paphos. Je Vous suis aussi reconnaissant pour le soutien que l'Église de Chypre, par son ouverture et par la clarté de sa contribution, a toujours donné à la tâche du dialogue. Que l'Esprit Saint guide et raffermisse cet engagement hautement ecclésial pour la restauration d'une communion pleine et visible entre les Églises Orientales et Occidentales, une communion qui doit être vécue dans la fidélité à l'Évangile et à la tradition apostolique, dans le respect des traditions propres à l'Orient et à l'Occident, et dans l'ouverture à la diversité des dons par lesquels l'Esprit fait croître l'Église dans l'unité, la sainteté et la paix.

Cet esprit de fraternité et de communion trouve également son expression dans la généreuse contribution que Votre Béatitude a envoyée, au nom de l'Église de Chypre, aux sinistrés du tremblement de terre qui a touché l'Aquila, près de Rome, et dont les besoins me tiennent à cœur. Dans ce même esprit, je vous rejoins maintenant dans la prière pour qu'avec l'aide de Dieu, tous les habitants de Chypre aient la sagesse et la force nécessaires pour travailler ensemble à un juste règlement des problèmes restés jusque là sans solution, pour rechercher la paix et la réconciliation, et pour construire à l'intention des générations futures une société caractérisée par le respect des droits de tous, y compris les droits inaliénables à la liberté de conscience et de culte.

Chypre est traditionnellement considérée comme une partie de la Terre Sainte, et la situation de conflit permanent au Moyen-Orient doit préoccuper tous les disciples du Christ. Personne ne peut rester indifférent aux multiples besoins des chrétiens de cette région en conflit, afin que ces anciennes Églises puissent vivre dans la paix et dans la prospérité. Les communautés chrétiennes de Chypre peuvent devenir un espace très propice à la coopération œcuménique, par sa prière et son engagement solidaire pour la paix, la réconciliation et la stabilité de ces régions bénies par la présence du Prince de la Paix au cours de sa vie terrestre.

Animé de tels sentiments, je Vous remercie une fois encore, Béatitude, pour votre accueil fraternel, et je Vous assure de mes prières pour votre personne, pour tout le clergé et pour tous les fidèles de l'Église de Chypre.

Que la joie du Christ Ressuscité soit toujours avec vous !

© Copyright 2010 - Libreria Editrice Vaticana

Traduction distribuée par le Saint-Siège


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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Lun 07 Juin 2010, 12:39

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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Lun 07 Juin 2010, 14:05

"Apprenez de Moi que je suis



doux et humble de coeur"
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Lun 07 Juin 2010, 14:27

« Déclaration commune »,
disant notamment :
« Nous, Benoît XVI, Pape et Evêque de Rome,
et Chrysostomos II, Archevêque de Nuova Giustiniana et de tout Chypre,
rendons grâce avec joie à Dieu
pour cette rencontre fraternelle,
dans la foi commune dans le Christ ressuscité,
emplis d'espérance pour l'avenir des relations entre nos Eglises. »


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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Lun 07 Juin 2010, 20:31

Le Saint-Pere a accepté d'aller jusque lá pour rencontrer les Musulmans qui avaient accepté de répondre à son invitation :



"HEUREUX LES ARTISANS DE PAIX : ILS SERONT APPELÉS FILS DE DIEU"
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Lun 07 Juin 2010, 20:35

BENEDICTUS, PAPA BENEDICTUS
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Mar 08 Juin 2010, 14:20

Chypre : Homélie de Benoît XVI en l’église de la Sainte-Croix

Chers frères et sœurs dans le Christ,

Le Fils de l'Homme doit être élevé, pour que quiconque croit en lui ait la vie éternelle (cf. Jn 3, 14-15). Pendant cette messe votive, nous adorons et nous prions notre Seigneur Jésus Christ parce que, par sa Sainte Croix, il a racheté le monde. Par sa mort et sa résurrection, il a ouvert les portes du ciel et il a préparé une place pour nous afin que nous, ses disciples, nous puissions avoir part à sa gloire.

Dans la joie de la victoire du Christ sauveur, je vous salue vous tous qui êtes ici rassemblés dans l'Église de la Sainte Croix, et je vous remercie de votre présence. J'ai beaucoup apprécié la chaleur de l'accueil que vous m'avez réservé. Je suis particulièrement reconnaissant à Sa Béatitude le Patriarche latin de Jérusalem pour ses paroles de bienvenue au début de la messe et pour la présence du Frère Custode de Terre Sainte. Ici à Chypre, terre qui fut la première escale dans les voyages missionnaires de saint Paul autour de la Méditerranée, je viens parmi vous aujourd'hui, en mettant mes pas dans ceux du grand Apôtre, pour vous affermir dans votre foi chrétienne et pour prêcher l'Évangile qui a donné vie et espérance au monde.

Au cœur de notre célébration d'aujourd'hui, se trouve la Croix du Christ. Beaucoup pourraient être tentés de demander pourquoi nous, qui sommes chrétiens, célébrons un instrument de torture, un signe de souffrance, de défaite et d'échec. Il est vrai que la Croix exprime tout cela. Et cependant, parce que le Christ a été élevé sur la Croix pour notre salut, elle représente aussi le triomphe définitif de l'amour de Dieu sur toutes les formes du mal dans le monde.

Selon une ancienne tradition le bois de la Croix viendrait d'un arbre planté par Seth, le fils d'Adam, sur le lieu où Adam avait été enterré. En cet endroit précis, connu sous le nom de Golgotha, le lieu du crâne, Seth planta une graine provenant de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, l'arbre qui se trouvait au milieu du jardin d'Eden. Grâce à la Providence divine, l'œuvre du Malin aurait ainsi été défaite en retournant contre lui ses propres armes.

Séduit par le serpent, Adam avait abandonné sa confiance filiale en Dieu et il avait péché en mangeant du fruit de l'unique arbre du jardin qui lui était interdit. En raison de ce péché, la souffrance et la mort sont entrées dans le monde. Les effets tragiques du péché, la souffrance et la mort, sont trop évidents dans l'histoire de la descendance d'Adam. Nous le voyons dans la première lecture de ce jour, qui fait écho à la Chute et aux annonces de la rédemption par le Christ.

Comme un châtiment pour leur péché, des membres du peuple d'Israël, languissant dans le désert, furent mordus par des serpents et ne purent être sauvés de la mort qu'en regardant le signe que Moïse éleva, préfigurant la Croix qui mettrait fin au péché et à la mort une fois pour toutes. Nous voyons clairement que l'homme ne peut se sauver lui-même des conséquences de son péché. Il ne peut se sauver lui-même de la mort. Dieu seul peut le libérer de son esclavage physique et moral. Et parce qu'il a tant aimé le monde, il a envoyé son Fils unique, non pour condamner le monde - comme la justice semblait le commander - mais pour que, par Lui, le monde soit sauvé. Le Fils unique de Dieu a dû être élevé, tout comme Moïse avait élevé le serpent dans le désert, pour que tous ceux qui le regarderaient avec foi puissent avoir la vie.

Le bois de la Croix est devenu le moyen de notre rédemption, tout comme l'arbre duquel elle a été tirée a entraîné la Chute de nos premiers parents. La souffrance et la mort, qui ont été la conséquence du péché, sont devenues les moyens mêmes par lesquels le péché a été vaincu. L'agneau innocent fut immolé sur l'autel de la Croix, et une vie nouvelle a jailli alors de l'immolation de la victime : le pouvoir du mal était détruit par le pouvoir de l'amour qui s'offre en sacrifice.

La Croix est donc quelque chose de beaucoup plus grand et plus mystérieux qu'elle ne l'apparaît au premier abord. C'est en effet un instrument de torture, de souffrance et d'échec mais, en même temps, elle exprime la complète transformation, le renversement définitif de ces afflictions : c'est ce qui en fait le symbole d'espérance le plus éloquent que le monde ait jamais vu. Elle parle à tous ceux qui souffrent - les opprimés, les malades, les pauvres, les parias, les victimes de la violence - et elle leur offre l'espérance que Dieu peut transformer leur souffrance en joie, leur solitude en communion, leur mort en vie. Elle offre une espérance sans limite à notre monde déchu.

C'est pourquoi le monde a besoin de la Croix. La Croix n'est pas uniquement un symbole privé de dévotion. Elle n'est pas seulement l'insigne des membres d'un groupe particulier au sein de la société, et, en son sens le plus profond, elle n'a rien à voir avec l'imposition par la force d'un credo ou d'une philosophie. La Croix parle d'espérance, elle parle d'amour, elle parle de la victoire de la non-violence sur l'oppression. Elle dit que Dieu relève celui qui est humble, qu'il fortifie le faible, qu'il triomphe des divisions et surmonte la haine par l'amour. Un monde sans la Croix serait un monde sans espérance, un monde dans lequel la torture et la brutalité seraient sans contrôle, où la faiblesse serait exploitée et l'avidité aurait le dernier mot.

L'inhumanité de l'homme pour l'homme se manifesterait de façon toujours plus horrible, et il n'y aurait aucune fin au cycle vicieux de la violence. Seule la Croix y met fin. Alors qu'aucun pouvoir terrestre ne peut nous sauver des conséquences de nos péchés, et qu'aucun pouvoir terrestre ne peut vaincre l'injustice à sa source, l'intervention salvatrice de notre Dieu d'amour a pourtant transformé la réalité du péché et de la mort en leur contraire. C'est ce que nous célébrons quand nous nous glorifions dans la Croix de notre Rédempteur. C'est ce que fait, à juste titre, saint André de Crête en décrivant la croix comme « le meilleur et le plus magnifique de tous les biens ; car c'est en lui, par lui et pour lui que tout l'essentiel de notre salut consiste et a été restauré pour nous » (Oratio X ; PG 97, 1018-1019 ; trad. Liturgie des Heures, Office des lectures, 14 septembre)

Chers frères prêtres, chers religieux, chers catéchistes,

le message de la Croix nous a été confié, afin que nous puissions offrir l'espérance au monde. Quand nous proclamons le Christ crucifié, c'est Lui que nous annonçons et non nous-mêmes. Nous n'offrons pas notre sagesse au monde, ni ne revendiquons un mérite quelconque de notre part, mais nous agissons comme des canaux de sa sagesse, de son amour et de ses mérites salvateurs. Nous savons que nous sommes simplement des vases d'argile, cependant, étonnamment, nous avons été choisis pour être les hérauts de la vérité qui sauve et que le monde a besoin d'entendre. Ne cessons jamais de nous émerveiller de la grâce extraordinaire qui nous a été faite. Ne cessons jamais de reconnaître notre indignité. Mais, en même temps efforçons-nous de devenir moins indignes de notre noble appel, de peur que par nos fautes et nos manquements nous n'affaiblissions la crédibilité de notre témoignage.

En cette Année sacerdotale, permettez moi de m'adresser en particulier aux prêtres présents aujourd'hui, et à ceux qui se préparent à l'ordination. Méditez sur les mots qui sont adressés au prêtre nouvellement ordonné quand l'Évêque lui présente le calice et la patène : « Comprenez ce que vous faites, imitez ce que vous célébrez, et conformez votre vie au mystère de la Croix du Seigneur ».

Quand nous proclamons la Croix du Christ, efforçons-nous toujours d'imiter l'amour désintéressé de celui qui s'est offert pour nous sur l'autel de la Croix, de celui qui est à la fois prêtre et victime, de celui en la personne de qui nous parlons et nous agissons lorsque nous exerçons le ministère que nous avons reçu.

Quand nous réfléchissons, individuellement ou collectivement, sur nos défauts, nous reconnaissons humblement que nous avons mérité le châtiment que Lui, l'Agneau innocent, a souffert à notre place. Et si, selon ce que nous avons mérité, nous avons part aux souffrances du Christ, réjouissons-nous car nous jouirons d'une plus grande félicité quand sa gloire se révélera.

J'ai particulièrement conscience, dans mes pensées et dans mes prières, que beaucoup de prêtres et de religieux au Moyen Orient font actuellement l'expérience d'un appel particulier à conformer leurs vies au mystère de la Croix du Seigneur. Là où les chrétiens sont une minorité, là où ils souffrent l'épreuve en raison de tensions ethniques et religieuses, de nombreuses familles prennent la décision de partir, et il peut être tentant pour leurs pasteurs de faire de même. Néanmoins, dans des situations de cette nature, un prêtre, une communauté religieuse, une paroisse qui reste ferme et qui continue à rendre témoignage au Christ est un signe extraordinaire d'espérance, non seulement pour les chrétiens mais aussi pour tous ceux qui vivent dans la région. Leur seule présence est une expression éloquente de l'Évangile de la paix, de la détermination du Bon Pasteur de prendre soin de tout le troupeau, de l'engagement inébranlable de l'Église au dialogue, à la réconciliation et à la reconnaissance bienveillante de l'autre. En embrassant la Croix qui leur est tendue, les prêtres et les religieux du Moyen Orient peuvent vraiment faire rayonner l'espérance qui est au cœur du mystère que nous célébrons dans la liturgie de ce jour.

Prenons tous courage avec les paroles de la deuxième lecture du jour, qui parlent si magnifiquement du triomphe qui a été réservé au Christ après sa mort sur la Croix, un triomphe auquel nous sommes invités à prendre part. « C'est pourquoi Dieu l'a élevé au-dessus de tout ; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu'au nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l'abîme, tout être vivant tombe à genoux » (Ph 2, 9-10).

Oui, chers frères et sœurs dans le Christ,

que la croix du notre Seigneur Jésus Christ reste notre seul orgueil (cf. Ga 6, 14). Il est notre vie, notre salut et notre résurrection ; par lui, nous avons été sauvés et rendus libres.

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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Mar 08 Juin 2010, 16:38

Le devoir des prêtres est de sanctifier

Chers frères et sœurs,

Dimanche dernier, au cours de ma visite pastorale à Turin, j'ai eu la
joie de m'arrêter pour prier devant le Saint-Suaire, en m'unissant aux
plus de deux millions de pèlerins qui ont pu le contempler au cours de
l'Ostension solennelle de ces jours-ci. Ce Linceul saint peut nourrir
et alimenter la foi et renforcer la piété chrétienne, car il pousse à
aller vers le Visage du Christ, vers le Corps du Christ crucifié et
ressuscité, à contempler le Mystère pascal, centre du Message chrétien.
Chers frères et sœurs, nous sommes des membres vivants du Corps du
Christ ressuscité, vivant et agissant dans l'histoire (cf. Rm 12, 5),
chacun selon notre propre fonction, c'est-à-dire avec le devoir que le
Seigneur a voulu nous confier. Aujourd'hui, dans cette catéchèse, je
voudrais revenir aux devoirs spécifiques des prêtres qui, selon la
tradition, sont essentiellement au nombre de trois : enseigner,
sanctifier et gouverner. Dans l'une des catéchèses précédentes, j'ai
parlé de la première de ces trois missions : l'enseignement, l'annonce
de la vérité, l'annonce du Dieu révélé dans le Christ, ou - en d'autres
termes - le devoir prophétique de mettre l'homme en contact avec la
vérité, de l'aider à connaître l'essentiel de sa vie, de la réalité
elle-même.

Aujourd'hui, je voudrais m'arrêter brièvement avec vous sur le deuxième
devoir du prêtre, celui de sanctifier les hommes, en particulier à
travers les sacrements et le culte de l'Eglise. Ici, nous devons nous
demander avant tout : que signifie le mot : « saint » ? La réponse est
: « saint » est la qualité spécifique de l'être de Dieu, c'est-à-dire
la vérité, la bonté, l'amour, la beauté absolus - la lumière pure.
Sanctifier une personne signifie donc la mettre en contact avec Dieu,
avec son être de lumière, de vérité, d'amour pur. Il est évident que ce
contact transforme la personne. Dans l'Antiquité, il existait cette
ferme conviction : personne ne peut voir Dieu sans mourir aussitôt. La
force de vérité et de lumière est trop grande ! Si l'homme touche ce
courant absolu, il ne survit pas. D'autre part, il existait également
la conviction suivante : sans aucun contact avec Dieu, l'homme ne peut
vivre. Vérité, bonté, amour sont les conditions fondamentales de son
être. La question est : comment l'homme peut-il trouver ce contact avec
Dieu, qui est fondamental, sans mourir écrasé par la grandeur de l'être
divin? La foi de l'Eglise nous dit que Dieu lui-même crée ce contact,
qui nous transforme au fur et à mesure en images véritables de Dieu.

Ainsi, nous sommes de nouveau parvenus au devoir du prêtre de «
sanctifier ». Aucun homme ne peut seul et avec ses propres forces
mettre l'autre en contact avec Dieu. Une partie essentielle de la grâce
du sacerdoce est le don, le devoir de créer ce contact. Cela se réalise
dans l'annonce de la parole de Dieu, dans laquelle sa lumière vient à
notre rencontre. Cela se réalise de façon particulièrement dense dans
les sacrements. L'immersion dans le mystère pascal de mort et de
résurrection du Christ a lieu dans le Baptême, et est renforcée dans la
Confirmation et dans la réconciliation, et elle est nourrie par
l'Eucharistie, sacrement qui édifie l'Eglise comme Peuple de Dieu,
Corps du Christ, Temple de l'Esprit Saint (cf. Jean-Paul II, Exhort.
past. Pastores gregis, n. 32). C'est donc le Christ lui-même qui rend
saints, c'est-à-dire qui nous attire dans la sphère de Dieu. Mais comme
acte de son infinie miséricorde, il appelle certaines personnes à « demeurer »
avec Lui (cf. Mc 3, 14) et à participer, à travers le sacrement de l'Ordre,
en dépit de la pauvreté humaine, à son Sacerdoce même, à devenir ministres
de cette sanctification, dispensateurs de ses mystères, « ponts »
de la rencontre avec Lui, de sa médiation entre Dieu et les hommes
et entre les hommes et Dieu
(cf. PO n. 5).

Au cours des dernières décennies, certaines tendances ont conduit à
faire prévaloir, dans l'identité et la mission du prêtre, la dimension
de l'annonce, en la détachant de celle de la sanctification ; on a
souvent dit qu'il faudrait dépasser une pastorale purement
sacramentelle. Mais est-il possible d'exercer authentiquement le
ministère sacerdotal « en dépassant » la pastorale sacramentelle ?

Qu'est-ce que cela signifie précisément pour les prêtres d'évangéliser,
en quoi consiste ce que l'on appelle le primat de l'annonce ? Comme le
rapportent les Evangiles, Jésus affirme que l'annonce du Royaume de
Dieu est le but de sa mission ; cette annonce, toutefois, n'est pas
seulement un « discours », mais elle inclut en même temps, sa propre
action ; les signes, les miracles que Jésus accomplit indiquent que le
Royaume vient comme une réalité présente et que celle-ci coïncide en
fin de compte avec sa propre personne, avec le don de soi, comme nous
l'avons entendu aujourd'hui dans la lecture de l'Evangile.

Et il en est de même pour le ministre ordonné : celui-ci, le prêtre, représente le
Christ, l'Envoyé du Père, il en continue sa mission, à travers la « parole » et
le « sacrement », dans cette totalité de corps et d'âme, de signe et de parole.
Saint Augustin, dans une lettre à l'évêque Honoré de Tiabe, en se référant aux
prêtres, affirme : « Que les serviteurs du Christ, les ministres de Sa parole
et de Son sacrement fassent donc ce qu'il commanda ou permit » (Epist. 228, 2).

Il faut réfléchir si, dans certains cas, avoir sous-évalué l'exercice fidèle du munus
sanctificandi, n'a pas représenté un affaiblissement de la foi elle-même
dans l'efficacité salvifique des sacrements et, en définitive,
dans l'œuvre actuelle du Christ et de son Esprit, à travers l'Eglise, dans le monde.

Qui donc sauve le monde et l'homme ? La seule réponse que nous pouvons
donner est : Jésus de Nazareth, Seigneur et Christ, crucifié et
ressuscité.


Et où s'actualise le Mystère de la mort et de la résurrection du Christ, qui porte le salut ?
Dans l'action du Christ par l'intermédiaire de l'Eglise, en particulier dans le sacrement de
l'Eucharistie, qui rend présente l'offrande sacrificielle rédemptrice du Fils de Dieu,
dans le sacrement de la réconciliation, où de la mort du péché on retourne à la
vie nouvelle, et dans chaque acte sacramentel de sanctification (cf. PO, 5).

Il est important, par conséquent, de promouvoir une catéchèse adaptée pour
aider les fidèles à comprendre la valeur des sacrements,
mais il est tout aussi nécessaire, à l'exemple du saint Curé d'Ars,
d'être disponibles, généreux et attentifs pour donner
à nos frères les trésors de grâce que Dieu a placés entre nos mains,
et dont nous ne sommes pas les « maîtres », mais des gardiens et des administrateurs.


Surtout à notre époque, dans laquelle, d'un côté, il semble que la foi s'affaiblit et que,
de l'autre, émergent un profond besoin et une recherche diffuse de spiritualité,
il est nécessaire que chaque prêtre se rappelle que, dans sa mission,
l'annonce missionnaire et le culte des sacrements ne sont jamais séparés
et promeuve une saine pastorale sacramentelle, pour former le
Peuple de Dieu et l'aider à vivre en plénitude la Liturgie,
le culte de l'Eglise, les sacrements comme dons gratuits de Dieu,
actes libres et efficaces de son action de salut.

Comme je l'ai rappelé lors de la messe chrismale de cette année :
« Le sacrement est le centre du culte de l'Eglise. Sacrement signifie que,
en premier lieu, ce ne sont pas nous les hommes qui faisons quelque
chose, mais c'est d'abord Dieu, qui, par son agir, vient à notre
rencontre, nous regarde et nous conduit vers Lui. (...) Dieu nous
touche par le moyen des réalités matérielles (...) qu'Il met à son
service, en en faisant des instruments de la rencontre entre nous et
lui-même »
(Messe chrismale, 1er avril 2010).

La vérité selon laquelle, dans le sacrement, « ce ne sont pas nous
les hommes qui faisons quelque chose »
concerne également, et doit concerner, la conscience sacerdotale :
chaque prêtre sait bien qu'il est l'instrument nécessaire à l'action salvifique de Dieu,
mais cependant toujours un instrument.

Cette conscience doit rendre humble et généreux dans l'administration
des sacrements, dans le respect des normes canoniques, mais également
dans la profonde conviction que sa propre mission est de faire en sorte
que tous les hommes, unis au Christ, peuvent s'offrir à Dieu comme
hostie vivante et sainte, agréable à Lui
(cf. Rm 12, 1).

Saint Jean-Marie Vianney est encore exemplaire à propos du munus santificandi
et de la juste interprétation de la pastorale sacramentelle, lui qui, un jour,
face à un homme qui prétendait ne pas avoir la foi et qui désirait discuter avec lui, répondit :
« Oh ! mon ami, ce n'est pas à moi qu'il faut vous adresser,
je ne sais pas raisonner... mais si vous avez besoin de réconfort, mettez-vous là...
(il indiquait du doigt l'inexorable tabouret [du confessionnal])
et croyez-moi, beaucoup d'autres s'y sont assis avant vous et n'ont pas eu à s'en repentir »

(cf. Monnin A., Il curato d'Ars. Vita di Gian-Battista-Maria Vianney,
vol. I, Turin 1870, pp. 163-164).
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Mar 08 Juin 2010, 16:54

Chers prêtres,
vivez avec joie et avec amour la liturgie et le culte :
c'est une action que le Ressuscité accomplit dans la puissance de l'Esprit Saint
en nous, avec nous et pour nous.
Je voudrais renouveler l'invitation faite récemment à « revenir au confessionnal, comme lieu dans lequel célébrer le sacrement de la réconciliation, mais aussi comme lieu où "habiter" plus souvent,
pour que le fidèle puisse trouver miséricorde, conseil et réconfort, se sentir aimé et compris de Dieu et ressentir la présence de la Miséricorde divine,
à côté de la présence réelle de l'Eucharistie » (Discours à la Pénitencerie apostolique, 11 mars 2010).

Et je voudrais également inviter chaque prêtre à célébrer et à vivre avec intensité l'Eucharistie, qui est au cœur de la tâche de sanctifier ; c'est Jésus qui veut être avec nous, vivre en nous, se donner lui-même à nous, nous montrer la miséricorde et la tendresse infinies de Dieu ; c'est l'unique Sacrifice d'amour du Christ qui se rend présent, se réalise parmi nous et parvient jusqu'au trône de la grâce, en présence de Dieu, embrasse l'humanité et nous unit à Lui (cf. Discours au clergé de Rome, 18 février 2010).

Et le prêtre est appelé à être ministre de ce grand Mystère, dans le sacrement et dans la vie. Si « la grande tradition ecclésiale a, à juste titre, séparé l'efficacité sacramentelle de la situation existentielle concrète du prêtre, et ainsi, les attentes légitimes des fidèles ont été sauvegardées de façon adéquate », cela n'ôte rien « à la tension nécessaire et même indispensable, vers la perfection morale, qui doit habiter tout cœur authentiquement sacerdotal » : le Peuple de Dieu attend également de ses pasteurs un exemple de foi et de témoignage de sainteté (cf. Benoît XVI, Discours à l'assemblée plénière de la Congrégation pour le clergé, 16 mars 2009). Et c'est dans la célébration des saints mystères que le prêtre trouve la racine de sa sanctification (cf. PO, 12-13).

Chers amis,
soyez conscients du grand don que les prêtres représentent pour l'Eglise et pour le monde ;
à travers leur ministère, le Seigneur continue à sauver les hommes, à être présent, à sanctifier.
Sachez remercier Dieu, et surtout soyez proches de vos prêtres à travers la prière et votre soutien,
en particulier dans les difficultés,
afin qu'ils soient toujours plus des pasteurs selon le cœur de Dieu.
Merci.


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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Mer 09 Juin 2010, 17:25

La lucidité de Benoît XVI sur le monde musulman

Dans Le Figaro d'hier, Jean-Marie Gunéois analyse l'instrumentum
laboris, qui servira de base au synode sur le Moyen Orient. Extrait :

"La nouveauté de ce document est plutôt du côté de l’islam, qui occupe
non une phrase mais la partie substantielle du texte, l’autre touchant
aux problèmes ecclésiaux. Que dit ce texte vis-à-vis de l’islam ? Trois
idées : une dénonciation, un rappel historique et une proposition.

La dénonciation porte sur la « montée d’un islam politique » depuis les
années 1970 où « on voit augmenter un peu partout les attaques contre
les chrétiens ». C’est un « phénomène saillant qui affecte la région »,
parce qu’il entend « imposer un mode de vie islamique à tous ceux qui y
vivent, musulmans et non musulmans. (…) Ces courants extrémistes sont
donc une menace pour tous, chrétiens, juifs et musulmans, et nous
devons les affronter ensemble ».

Le rappel historique, même s’il est indubitable pour les chrétiens : «
Nous appartenons au Moyen Orient et nous nous identifions. » Mais avec
le paradoxe de voir que les chrétiens, qui ont été « les pionniers de
la renaissance de la nation arabe » et qui apportent beaucoup sur le
plan éducatif, culturel et social, sont aujourd’hui menacés de vivre en
« ghetto».

Quant à la proposition, elle consiste à «distinguer la réalité
religieuse et la réalité politique» alors que «les musulmans ne
distinguent pas religion et politique, ce qui met les chrétiens en
situation délicate de non-citoyens, alors qu’ils sont les citoyens de
ces pays bien avant l’arrivée de l’islam». L’objectif serait «d’alléger
le caractère théocratique des gouvernements en suivant le modèle d’une
“laïcité positive”», ouverte aux religions. Et d’avancer en termes
législatifs sur « la liberté religieuse et la liberté de conscience qui
sont généralement inconnues dans le milieu musulman».

Ces idées vont apparaître à certains musulmans comme une provocation.
Mais si l’Église catholique ose ainsi poser le problème, c’est que les
chrétiens de Terre sainte - qui ont été directement consultés par Rome
pour la rédaction de ce texte vigoureux - se trouvent déjà dans une
problématique de vie ou de mort. Enfin, en s’opposant aux visées de
l’islam politique pour préserver la convivialité des religions, qui a
longtemps existé au Moyen Orient, Rome sait que l’enjeu de ce combat
concerne tout l’Occident."
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Jeu 10 Juin 2010, 09:58

Chypre : Discours de Benoît XVI à la cathédrale maronite Notre-Dame-des-Grâces de Nicosie

Chers frères et sœurs dans le Christ,

Je suis très heureux de pouvoir accomplir cette visite à la Cathédrale Notre-Dame des Grâces. Je remercie Monseigneur l'Archevêque Youssef Soueif pour ces aimables mots d'accueil au nom de la communauté maronite de Chypre, et je salue cordialement chacun de vous avec les mots de l'Apôtre : « Que la grâce et la paix soient avec vous, de la part de Dieu notre Père et de Jésus Christ le Seigneur » (1 Co 1, 3) !

En visitant cet édifice, j'effectue dans mon cœur comme un pèlerinage spirituel dans chaque église maronite de l'île. Soyez assurés qu'animé d'un souci paternel, je suis proche de tous les fidèles de ces communautés antiques.

Cette église-cathédrale symbolise d'une certaine manière la longue et riche - et parfois turbulente - histoire de la communauté maronite à Chypre. Les Maronites arrivèrent sur ces côtes à différents moments au cours des siècles et ils furent souvent mis à la contrainte en raison de leur fidélité à leur héritage chrétien propre. Néanmoins, bien que leur foi ait été éprouvée comme l'or au creuset (cf. 1 P 1, 7), ils demeurèrent constants dans la foi de leurs pères, une foi qui a maintenant été remise entre vos mains, Maronites chypriotes d'aujourd'hui. Je vous encourage à conserver comme un trésor ce grand héritage, ce don précieux.

L'édifice de cette cathédrale nous rappelle également une vérité spirituelle importante. Saint Pierre nous dit que nous, Chrétiens, nous sommes les pierres vivantes « qui servent à construire le Temple spirituel, et nous sommes le sacerdoce saint, présentant des offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter à cause du Christ Jésus » (1 P 2, 4-5). Avec les chrétiens du monde entier, nous faisons partie du grand Temple qui est le Corps Mystique du Christ. Notre culte spirituel, offert en une multitude de langues, en une multitude de lieux et à travers une belle variété de liturgies, est une expression de l'unique voix du Peuple de Dieu, uni dans la prière et dans l'action de grâce envers lui, et dans la communion permanente les uns avec les autres. Cette communion à laquelle nous tenons chèrement nous pousse à porter à tout le genre humain la Bonne Nouvelle accueillie dans notre vie nouvelle dans le Christ.

En grec [C'est la mission que je vous confie aujourd'hui : je prie pour que votre Église, en union avec l'ensemble de vos Pasteurs et avec l'Évêque de Rome, puisse grandir dans la sainteté, dans la fidélité à l'Évangile et dans l'amour pour le Seigneur et les uns pour les autres].

Vous confiant ainsi que vos familles, et d'une façon particulière vos enfants, à l'intercession de saint Maron, je vous accorde de grand cœur à tous la Bénédiction apostolique.



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Traduction distribuée par le Saint-Siège
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Jeu 10 Juin 2010, 12:34

En union de prières , Cher Christophore aux intentions du Saint Père ! :sts:
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Jeu 10 Juin 2010, 14:13

Merci, chere Julienne, oui, toujours en union de prieres !

Fraternellement, en Lui


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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Ven 11 Juin 2010, 09:41

Audience générale du 9 juin 2010 : Le voyage à Chypre

Chers frères et sœurs !

Aujourd'hui, je désire m'arrêter sur mon voyage apostolique à Chypre
qui, sous de nombreux aspects, s'est inscrit dans la continuité des
voyages précédents en Terre Sainte et à Malte. Grâce à Dieu, cette
visite pastorale s'est très bien passée, car elle a atteint ses
objectifs avec succès. Elle constituait déjà en soi un événement
historique ; en effet, jamais auparavant l'Evêque de Rome ne s'était
rendu sur cette terre bénie par le travail apostolique de saint Paul et
saint Barnabé et traditionnellement considérée comme faisant partie de
la Terre Sainte. Sur les traces de l'Apôtre des nations, je me suis
fait pèlerin de l'Evangile, avant tout pour renforcer la foi des
communautés catholiques, qui constituent une minorité petite mais
dynamique sur l'île, les encourageant également à poursuivre le chemin
vers la pleine unité entre les chrétiens, en particulier avec nos
frères orthodoxes. Dans le même temps, j'ai voulu embrasser idéalement
toutes les populations du Moyen-Orient et les bénir au nom du Seigneur,
en invoquant de Dieu le don de la paix. J'ai reçu un accueil cordial,
qui m'a été réservé partout, et je saisis volontiers cette occasion
pour exprimer à nouveau ma profonde gratitude en premier lieu à
l'archevêque de Chypre des maronites, Mgr Joseph Soueif et à sa
Béatitude Mgr Fouad Twal, ainsi qu'à leurs collaborateurs, en
renouvelant à chacun ma reconnaissance pour leur action apostolique. Ma
sincère reconnaissance va également au Saint-Synode de l'Eglise
orthodoxe de Chypre, en particulier à Sa Béatitude Chrysostomos II,
archevêque de Nouvelle Justinienne et de tout Chypre, que j'ai eu la
joie d'embrasser avec une affection fraternelle, ainsi qu'au président
de la République, à toutes les autorités civiles, et à tous ceux qui,
de diverses façons, se sont prodigués de façon louable pour le succès
de ma visite pastorale.

Celle-ci a commencé le 4 juin dans l'antique ville de Paphos, où je me
suis senti entouré d'une atmosphère qui semblait presque une synthèse
perceptible de deux mille ans d'histoire chrétienne. Les vestiges
archéologiques qui y sont présents sont le signe d'un héritage
spirituel antique et glorieux, qui conserve aujourd'hui encore un
impact profond sur la vie du pays. Dans l'église d'Agìa Kiriakis
Chrysopolitissa, lieu de culte orthodoxe ouvert également aux
catholiques et aux anglicans, situé à l'intérieur du site
archéologique, s'est déroulée une célébration œcuménique émouvante.
Avec l'archevêque orthodoxe Chrysostomos II et les représentants des
communautés arménienne, luthérienne et anglicane, nous avons renouvelé
de façon fraternelle notre engagement œcuménique réciproque et
irréversible. J'ai exprimé par la suite ces sentiments à Sa Béatitude
Chrysostomos II lors de la rencontre cordiale dans sa résidence, au
cours de laquelle j'ai également constaté combien l'Eglise orthodoxe de
Chypre est liée au destin de ce peuple, en conservant une mémoire
pieuse et reconnaissante de l'archevêque Macarios III, communément
considéré comme le père et le bienfaiteur de la nation, auquel j'ai
voulu moi aussi rendre hommage en m'arrêtant brièvement devant le
monument en sa mémoire. Cet enracinement dans la tradition n'empêche
pas la communauté orthodoxe d'être fermement engagée dans le dialogue
œcuménique en union avec la communauté catholique, étant toutes deux
animées par le désir sincère de recomposer la communion pleine et
visible entre les Eglises d'Orient et d'Occident.

Le 5 juin, à Nicosie, capitale de l'île, j'ai commencé la deuxième
étape de mon voyage, en rendant visite au président de la République,
qui m'a accueilli avec une grande courtoisie. En rencontrant les
autorités civiles et le corps diplomatique, j'ai réaffirmé l'importance
de fonder la loi positive sur les principes éthiques de la loi
naturelle, afin de promouvoir la vérité morale dans la vie publique.
Cela a été un appel à la raison, fondé sur les principes éthiques et
riche d'implications exigeantes pour la société d'aujourd'hui, qui ne
reconnaît souvent plus la tradition culturelle sur laquelle elle est
fondée.

La liturgie de la Parole, célébrée à l'école primaire Saint-Maron, a
représenté l'un des moments les plus suggestifs de la rencontre avec la
communauté catholique de Chypre, dans ses composantes maronite et
latine, et elle m'a permis de connaître de près la ferveur apostolique
des catholiques chypriotes. Celle-ci s'exprime également à travers
l'activité éducative et d'assistance dans des dizaines de structures,
qui se placent au service de la collectivité et sont appréciées par les
autorités gouvernementales, ainsi que par toute la population. Cela a
été un moment de joie et de fête, animé par l'enthousiasme de nombreux
enfants, adolescents et jeunes. L'aspect commémoratif n'a pas manqué,
qui a rendu perceptible de manière émouvante l'âme de l'Eglise
maronite, qui précisément cette année célèbre les 1600 ans de la mort
de son fondateur, saint Maron. A cet égard, a été particulièrement
significative la présence de plusieurs catholiques maronites
originaires de quatre villages de l'île, où les chrétiens constituent
un peuple qui souffre et qui espère ; j'ai voulu leur exprimer ma
compréhension paternelle pour leurs aspirations et leurs difficultés.

Au cours de cette même célébration, j'ai pu admirer l'engagement
apostolique de la communauté latine, guidée par la sollicitude du
patriarche latin de Jérusalem et par le zèle pastoral des frères
mineurs de Terre Sainte, qui se mettent au service des personnes avec
une générosité persévérante. Les catholiques de rite latin, très actifs
dans le domaine caritatif, portent une attention spéciale aux
travailleurs les plus indigents. A tous, latins et maronites, j'ai
assuré mon souvenir dans la prière, les encourageant à témoigner de
l'Evangile également à travers un travail patient de confiance
réciproque entre chrétiens et non chrétiens, pour construire une paix
durable et une harmonie entre les peuples.

J'ai voulu répéter l'invitation à la confiance et à l'espérance au
cours de la messe, célébrée dans la paroisse de la Sainte-Croix en
présence des prêtres, des personnes consacrées, des diacres, des
catéchistes et des représentants d'associations et de mouvements de
laïcs de l'île. En partant de la réflexion sur le mystère de la Croix,
j'ai ensuite adressé un appel pressant à tous les catholiques du
Moyen-Orient afin que, malgré les grandes épreuves et les difficultés
bien connues, ils ne cèdent pas au découragement et à la tentation
d'émigrer, dans la mesure où leur présence dans la région constitue un
signe d'espérance irremplaçable. Je les ai assurés, et en particulier
les prêtres et les religieux, de la solidarité intense et affectueuse
de toute l'Eglise, ainsi que de ma prière incessante afin que le
Seigneur les aide à être toujours une présence vivante et pacifiante.

Assurément le point culminant du voyage apostolique a été la remise de
l'Instrumentum laboris de l'assemblée spéciale pour le Moyen-Orient du
synode des évêques. Ce moment a eu lieu dimanche 6 juin au palais des
sports de Nicosie, au terme de la célébration eucharistique solennelle,
à laquelle ont pris part les patriarches et les évêques des diverses
communautés ecclésiales du Moyen-Orient. La participation du Peuple de
Dieu a été chorale, « parmi les cris de joie, l'action de grâces, la
rumeur de la fête », comme dit le Psaume (42, 5). Nous en avons fait
l'expérience concrète, grâce également à la présence de très nombreux
immigrés, qui forment un groupe significatif au sein de la population
catholique de l'île, où ils se sont intégrés sans difficulté. Nous
avons prié ensemble pour l'âme du regretté évêque Mgr Luigi Padovese,
président de la conférence épiscopale turque, dont la mort soudaine et
tragique nous a laissés emplis de douleur et de désarroi.

Le thème de l'assemblée synodale pour le Moyen-Orient, qui se déroulera
à Rome au mois d'octobre prochain, parle de communion et d'ouverture à
l'espérance : «L'Eglise catholique au Moyen-Orient : communion et
témoignage». Cet important événement se présente en effet comme un
rassemblement de la chrétienté catholique de cette région, dans ses
divers rites, mais dans le même temps comme une recherche renouvelée de
dialogue et de courage pour l'avenir. Par conséquent, il s'accompagnera
de l'affection dans la prière de toute l'Eglise, dans le cœur de
laquelle le Moyen-Orient occupe une place particulière, car c'est
précisément là que Dieu s'est fait connaître à nos pères dans la foi.
Mais l'attention d'autres sujets de la société mondiale ne manquera pas
pour autant, notamment les acteurs de premier plan de la vie publique,
appelés à œuvrer avec une engagement constant afin que cette région
puisse surmonter les situations de souffrance et de conflit qui
l'affligent encore aujourd'hui et retrouver enfin la paix dans la
justice.

Avant de prendre congé de Chypre, j'ai voulu rendre visite à la
cathédrale maronite de Nicosie - où était présent également le cardinal
Pierre Nasrallah Sfeir, patriarche d'Antioche des maronites. J'ai
réaffirmé ma sincère proximité et ma fervente compréhension à chaque
communauté de l'antique Eglise maronite éparpillée sur l'île, sur les
rives de laquelle les maronites arrivèrent à différentes périodes et
furent souvent durement mis à l'épreuve pour demeurer fidèles à leur
héritage chrétien spécifique, dont les souvenirs historiques et
artistiques constituent un patrimoine culturel pour toute l'humanité.

Chers frères et sœurs, je suis rentré au Vatican l'âme pleine de
gratitude à l'égard de Dieu et avec des sentiments d'affection sincère
et d'estime pour les habitants de Chypre, par lesquels je me suis senti
accueilli et compris. Dans la noble terre chypriote, j'ai pu voir
l'œuvre apostolique des diverses traditions de l'unique Eglise du
Christ, et j'ai pu presque entendre battre les cœurs à l'unisson. Comme
l'affirmait le thème du voyage : « Un cœur, une âme ». La communauté
catholique chypriote, dans ses composantes maronite, arménienne et
latine, s'efforce sans cesse d'être un seul cœur et une seule âme,
aussi bien en son propre sein que dans les relations cordiales et
constructives avec nos frères orthodoxes et avec les autres expressions
chrétiennes. Puissent le peuple chypriote et les autres nations du
Moyen-Orient, avec leurs gouvernants et les représentants des
différentes religions, construire ensemble un avenir de paix, d'amitié
et de collaboration fraternelle. Et prions afin que, par l'intercession
de la Très Sainte Vierge Marie, l'Esprit Saint rende fécond ce voyage
apostolique, et anime dans le monde entier la mission de l'Eglise,
instituée par le Christ pour annoncer à tous les peuples l'Evangile de
la vérité, de l'amour et de la paix.

Puis le pape s'est adressé aux pèlerins dans différentes langues. Voici
ce qu'il a dit en français :

Chers frères et sœurs,

le voyage apostolique que je viens d'effectuer à Chypre est un
événement historique, car, pour la première fois, l'Evêque de Rome
s'est rendu sur cette terre bénie par le travail apostolique des saints
Paul et Barnabé. Là, je me suis fait pèlerin pour raffermir la foi des
catholiques du Moyen-Orient et les encourager à poursuivre leurs
efforts pour l'unité des Eglises. Au cours d'une célébration émouvante
à Paphos à laquelle participait l'archevêque orthodoxe Chrysostomos II,
toutes les Eglises ont renouvelé leur engagement œcuménique,
manifestant le désir d'une communion pleine et visible entre orthodoxes
et catholiques. A Nicosie, j'ai rencontré la communauté catholique
composée des trois rites : maronite, arménien et latin. Invitant chacun
à témoigner de l'Evangile pour une paix durable et une harmonie entre
les religions et les cultures, j'ai encouragé les catholiques à ne pas
émigrer, car leur présence est un signe irremplaçable d'espérance.
Enfin lors de l'Eucharistie à Nicosie, sommet de mon pèlerinage, j'ai
remis l'Instrumentum laboris du prochain synode des évêques sur le
thème : «L'Eglise catholique au Moyen-Orient : communion et
témoignage». Puisse l'Esprit Saint féconder les efforts pour être «un
seul cœur, et une seule âme» et pour construire ensemble un avenir de
paix, d'amitié et de fraternité.

Je salue les pèlerins francophones présents. Frères et sœurs, priez
pour les chrétiens du Moyen-Orient et soutenez-les activement. Priez
aussi particulièrement, en cette fin d'Année sacerdotale, pour vos
prêtres et vos séminaristes. Encouragez-les et appuyez-les. A la suite
du Christ, encouragez des jeunes et des hommes à se consacrer au
Seigneur dans le sacerdoce pour sanctifier le Peuple de Dieu.

© Copyright du texte original plurilingue : Libreria Editrice Vaticana

Traduction : Zenit
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Ven 11 Juin 2010, 16:07

De l homélie du Saint-Pere, en la
Solennité du Sacré Coeur de Jésus

(...) Je voudrais aujourd’hui méditer surtout sur les textes avec
lesquels l’Église qui prie répond à la Parole de Dieu donnée dans
les lectures. Dans ces chants, la parole et la réponse se compénètrent.
D’une part, eux-mêmes sont tirés de la Parole de Dieu, mais d’autre
part, ils sont en même temps déjà la réponse de l’homme à une telle
Parole, une réponse dans laquelle la Parole elle-même se communique et
entre dans notre vie. Le plus important de ces textes dans la liturgie
de ce jour est le Psaume 23 (22) – « Le Seigneur est mon berger » -, à
travers lequel l’Israël priant a accueilli l’autorévélation de Dieu
comme pasteur, et en a fait l’orientation pour sa vie. « Le Seigneur
est mon berger : je ne manque de rien » : dans ce premier verset, la
joie et la gratitude s’expriment pour le fait que Dieu est présent et
qu’il s’occupe de l’homme. La lecture tirée du Livre d’Ézéchiel débute
par le même thème : « J’irai moi-même à la recherche de mes brebis, et
je veillerai sur elles » (Ez 34, 11). Dieu prend personnellement soin
de moi, de nous, de l’humanité. Je ne suis pas laissé seul, perdu dans
l’univers et dans une société devant laquelle on demeure toujours plus
désorientés. Il prend soin de moi. Il n’est pas un Dieu lointain, pour
lequel ma vie compterait très peu.

Les religions du monde, d’après ce que l’on peut voir,
ont toujours su que, en dernière analyse, il y a un seul Dieu.
Mais un tel Dieu demeurait lointain. Apparemment celui-ci
abandonnait le monde à d’autres puissances et à d’autres forces, à
d’autres divinités. De cela, il fallait s’accommoder. Le Dieu unique
était bon, mais lointain cependant. Il ne constituait pas un danger,
mais il n’offrait pas davantage une aide. Il n’était donc pas
nécessaire de se préoccuper de lui. Il ne dominait pas. Étrangement,
cette pensée est réapparue avec les Lumières. On comprenait encore que
le monde supposait un Créateur. Cependant, ce Dieu avait construit le
monde et s’en était ensuite évidemment retiré. À présent, le monde
avait un ensemble de lois suivant lesquelles il se développait et sur
lequel Dieu n’intervenait pas, ni ne pouvait intervenir. Dieu ne
constituait qu’une origine lointaine. Beaucoup peut-être ne désiraient
pas non plus que Dieu prenne soin d’eux. Ils ne voulaient pas être
dérangés par Dieu.

Mais là où la tendresse et l’amour de Dieu sont perçus comme une gêne,
là l’être humain est faussé. Il est beau et consolant de savoir qu’il y a
une personne qui m’aime et qui prend soin de moi.

Mais il est encore plus décisif qu’existe ce Dieu qui me connaît,
qui m’aime et se préoccupe de moi. « Je connais mes brebis, et
mes brebis me connaissent » (Jn 10, 14), dit l’Église avant l’Évangile
(de ce jour) avec une parole du Seigneur. Dieu me connaît, il se
préoccupe de moi. Cette pensée devrait nous rendre véritablement
joyeux. Laissons cela pénétrer profondément en nous. Alors nous
comprendrons aussi ce qu’elle signifie : Dieu veut que nous, en tant
que prêtres, en un petit point de l’histoire, nous partagions ses
préoccupations pour les hommes.

En tant que prêtres, nous voulons être des personnes qui,
en communion avec sa tendresse pour les hommes, prenons soin d’eux,
leur permettons d’expérimenter concrètement cette tendresse de Dieu.
Et, à l’égard du milieu qui lui est confié, le prêtre, avec le Seigneur,
devrait pouvoir dire : « Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent ».
« Connaître », au sens des Saintes Écritures, n’est jamais seulement
un savoir extérieur, comme on connaît le numéro de téléphone d’une personne.
« Connaître » signifie être intérieurement proche de l’autre. L’aimer.
Nous devrions chercher à « connaître » les hommes de la part de Dieu et
en vue de Dieu ; nous devrions chercher à cheminer avec eux sur la voie
de l’amitié avec Dieu.

Revenons à notre Psaume. Il y est dit : « Il me conduit par le juste
chemin pour l’honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me
rassure » (23 (22), 3-4). Le pasteur indique le juste chemin à ceux qui
lui sont confiés. Il les précède et il les guide. Disons-le autrement :
le Seigneur nous dévoile comment l’être humain s’accomplit de façon
juste. Il nous enseigne l’art d’être une personne. Que dois-je faire
pour ne pas précipiter, pour ne pas gaspiller ma vie dans l’absence de
sens ? C’est précisément la question que tout homme doit se poser et
qui vaut pour tout âge de la vie. Et quelle obscurité existe autour de
cette question en notre temps ! Toujours de nouveau, nous vient à
l’esprit la parole de Jésus, lequel avait compassion des hommes, parce
qu’ils étaient comme des brebis sans pasteur. Seigneur, aie pitié aussi
de nous ! Indique-nous le chemin ! De l’Évangile, nous savons cela : Il
est lui-même la vie. Vivre avec le Christ, le suivre – cela signifie
découvrir le juste chemin, afin que notre vie acquiert du sens et afin
que nous puissions dire : « Oui, vivre a été une bonne chose ». Le
peuple d’Israël était et est reconnaissant à Dieu, parce qu’à travers
les Commandements il a indiqué la route de la vie. Le grand Psaume 119
(118) est une seule expression de joie pour ce fait : nous n’avançons
pas à tâtons dans l’obscurité. Dieu nous a montré quel est le chemin,
comment nous pouvons cheminer de façon juste. Ce que les Commandements
disent a été synthétisé dans la vie de Jésus et est devenu un modèle
vivant. Nous comprenons ainsi que ces directives de Dieu ne sont pas
des chaînes, mais sont la voie qu’Il nous indique. Nous pouvons en être
heureux et nous réjouir parce que dans le Christ elles sont devant nous
comme une réalité vécue. Lui-même nous a rendus heureux. Dans notre
cheminement avec le Christ, nous faisons l’expérience de la joie de la
Révélation, et comme prêtres nous devons communiquer aux gens la joie
liée au fait que nous a été indiquée la voie juste.

Il y a ensuite la parole concernant « le ravin de la mort » à travers
lequel le Seigneur guide l’homme. La route de chacun de nous nous
conduira un jour dans le ravin obscur de la mort dans lequel personne
ne peut nous accompagner. Et il sera là. Le Christ lui-même est
descendu dans la nuit obscure de la mort. Là aussi, il ne nous
abandonne pas. Là aussi, il nous guide. Si « je descends chez les morts
: te voici » dit le Psaume 139 (138). Oui, tu es aussi présent dans
l’ultime labeur, et ainsi, notre Psaume responsorial peut-il dire : là
aussi, dans le ravin de la mort, je ne crains aucun mal. En parlant du
ravin obscur nous pouvons, cependant, penser aussi aux vallées obscures
de la tentation, du découragement, de l’épreuve, que tout être humain
doit traverser. Dans ces vallées ténébreuses de la vie, il est là
aussi. Oui, Seigneur, dans les obscurités de la tentation ; dans les
heures sombres où toutes les lumières semblent s’éteindre, montre-moi
que tu es là. Aide-nous, prêtres, afin que nous puissions être auprès
des personnes qui nous sont confiés et qui sont dans ces nuits
obscures. Afin que nous puissions leur montrer ta lumière.

« Ton bâton me guide et me rassure » : le pasteur a besoin du bâton
contre les bêtes sauvages qui veulent faire irruption dans le troupeau
; contre les brigands qui cherchent leur butin. À côté du bâton, il y a
la houlette qui offre un appui et une aide pour traverser les passages
difficiles. Les deux réalités appartiennent aussi au ministère de
l’Église, au ministère du prêtre. L’Église aussi doit utiliser le bâton
du pasteur, le bâton avec lequel elle protège la foi contre les
falsificateurs, contre les orientations qui sont, en réalité, des
désorientations. L’usage même du bâton peut être un service d’amour.
Nous voyons aujourd’hui qu’il ne s’agit pas d’amour, quand on tolère
des comportements indignes de la vie sacerdotale. De même il ne s’agit
pas non plus d’amour quand on laisse proliférer l’hérésie, la
déformation et la décomposition de la foi, comme si nous inventions la
foi de façon autonome. Comme si elle n’était plus le don de Dieu, la
perle précieuse que nous ne nous laissons pas dérober. Toutefois, en
même temps, le bâton doit toujours redevenir la houlette du pasteur –
la houlette qui aide les hommes à pouvoir marcher sur les sentiers
difficiles et à suivre le Seigneur.

À la fin du Psaume, on évoque le banquet préparé, l’huile dont la tête
est ointe, le calice débordant, la possibilité d’habiter avec le
Seigneur. Dans le Psaume, ceci exprime avant tout la perspective de la
joie festive qui accompagne le fait d’être avec Dieu dans le temple,
d’être accueilli et servi par Lui, de pouvoir habiter auprès de Lui.
Pour nous qui prions ce Psaume avec le Christ et avec son Corps qui est
l’Église, cette perspective d’espérance a acquis une amplitude et une
profondeur encore plus grandes. Nous voyons dans ces paroles, pour
ainsi dire, une anticipation prophétique du mystère de l’Eucharistie
dans lequel Dieu en personne nous accueille en s’offrant lui-même à
nous comme nourriture – comme ce pain et ce vin excellents qui, seuls,
peuvent constituer la réponse ultime à la faim et à la soif intimes de
l’homme. Comment ne pas être heureux de pouvoir chaque jour être les
hôtes de la table même de Dieu, d’habiter près de Lui ? Comment ne pas
être heureux du fait qu’il nous a laissé ce commandement : « Faites
cela en mémoire de moi » ? Heureux parce qu’Il nous a donné de préparer
la table de Dieu pour les hommes, de leur donner son Corps et son Sang,
de leur offrir le don précieux de sa présence même. Oui, nous pouvons
de tout notre cœur prier ensemble les paroles du Psaume : « Grâce et
bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie » (23 (22), 6).

Pour finir, jetons encore un bref regard sur les deux chants de
communion qui nous sont proposés aujourd’hui par l’Église dans sa
liturgie. Il y a tout d’abord la parole avec laquelle saint Jean
conclut le récit de la crucifixion de Jésus : « Un des soldats avec sa
lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau
» (Jn 19, 34). Le cœur de Jésus est transpercé par la lance. Il est
ouvert, et il devient une source : l’eau et le sang qui en sortent
renvoient aux deux Sacrements fondamentaux dont l’Église vit : le
Baptême et l’Eucharistie. Du côté percé du Seigneur, de son cœur ouvert
jaillit la source vive qui court à travers les siècles et qui fait
l’Église. Le cœur ouvert est source d’un nouveau fleuve de vie ; dans
ce contexte, Jean a certainement pensé aussi à la prophétie d’Ézéchiel
qui voit jaillir du nouveau temple un fleuve qui donne fécondité et vie
(Ez 47) : Jésus lui-même est le nouveau temple, et son cœur ouvert est
la source d’où sort un fleuve de vie nouvelle, qui se communique à nous
dans le Baptême et l’Eucharistie.

La liturgie de la Solennité du Sacré Cœur de Jésus prévoit, cependant
aussi, comme chant à la communion une autre parole, proche de celle-là,
tirée de l’Évangile de Jean : Qui a soif, qu’il vienne à moi. Qu’il
boive, celui qui croit en moi. L’Écriture dit : « Des fleuves d’eau
vive jailliront de son cœur » (cf. Jn 7, 37ss). Dans la foi, nous
buvons, pour ainsi dire, de l’eau vive de la Parole de Dieu. Ainsi, le
croyant devient lui-même une source, et offre à la terre desséchée de
l’histoire l’eau vive. Nous le voyons chez les saints. Nous le voyons
avec Marie qui, femme grande en foi et en amour, est devenue au long
des siècles source de foi, d’amour et de vie. Chaque chrétien et chaque
prêtre devrait, à partir du Christ, devenir une source qui communique
la vie aux autres. Nous devrions donner l’eau de la vie à un monde
assoiffé. Seigneur, nous te remercions parce que tu as ouvert ton cœur
pour nous ; parce que dans ta mort et dans ta résurrection tu es devenu
source de vie. Fais que nous soyons des personnes vivantes, vivantes de
ta source, et donne-nous de pouvoir être nous aussi des sources, en
mesure de donner à notre temps l’eau de la vie. Nous te remercions pour
la grâce du ministère sacerdotal. Seigneur bénis-nous et bénis tous les
hommes de ce temps qui sont assoiffés et en recherche.
Amen.

Pour lire le début de cette homélie (dans le fil sur le Sacerdoce), cliquer ici :

http://docteurangelique.forumactif.com/theologie-spirituelle-f1/le-sacerdoce-c-est-l-amour-du-coeur-de-jesus-st-jm-vianney-t10165.htm#327485
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Sam 12 Juin 2010, 15:19

Que j'aime les enseignements et les homélies de Benoît XVI ! Quelle clarté et profondeur, quelle maitrise de la sainte Écriture dans ses enseignements ! Je préfère d'ailleurs son style à celui, parfois plus alambiqué, de Jean-Paul II, qui avait par contre selon moi plus de "charisme pastoral" que Benoît XVI... Chaque personne, chaque pape est unique et comblé de richesses naturelles variées.

Prions en effet avec foi et amour pour le Pasteur de notre Eglise afin qu'il soit fidèle aux inspirations de l'Esprit-Saint dans toute sa vie !

Merci Christophore pour vos toujours enrichissants extraits de lecture !

Cordialement
________________________
Fiatlux
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Dim 13 Juin 2010, 10:10

Tres vrai, Fiatlux !

Merci de vos encouragements.

Que Dieu vous bénisse et vous garde.

Fraternellement

sunny
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Dim 13 Juin 2010, 10:15

Benoît XVI aux participants à la réunion de la Banque de Développement du Conseil d'Europe

Le 12 juin 2010 - A 12h ce matin, dans la salle Clémentine du Palais
Apostolique du Vatican, le Saint-Père Benoît XVI a reçu en Audience les
participants à la 45e réunion commune de la Banque de Développement du
Conseil d'Europe et leur a adressé le discours que nous rapportons
ci-dessous:

Monsieur le Gouverneur et Messieurs les Présidents,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs les Administrateurs,

Chers amis,

La 45ème réunion commune de la Banque de Développement du Conseil de
l’Europe vous a conduits à Rome et j’ai le plaisir de vous recevoir ce
matin au Palais Apostolique au terme de votre rencontre.

Je vous remercie, Monsieur le Gouverneur, pour vos paroles qui
soulignent l’importance que le Saint-Siège donne à la Banque de
Développement du Conseil de l’Europe, dont il est membre depuis 1973.
En 1956, le Conseil de l’Europe a fondé une banque ayant une vocation
exclusivement sociale, pour avoir un instrument qualifié afin de
promouvoir sa propre politique de solidarité. Cette banque s’est
occupée, dès ses débuts, des problèmes relatifs aux réfugiés, puis elle
a étendu ses compétences à l’ensemble du domaine de la cohésion
sociale. Le Saint-Siège ne peut que regarder avec intérêt une structure
qui soutient par ses prêts des projets sociaux, qui se préoccupe du
développement, qui répond à des situations d’urgence et qui veut
contribuer à l’amélioration des conditions de vie des personnes dans le
besoin.

Les événements politiques qui se sont déroulés en Europe à la fin du
siècle dernier, lui ont permis de respirer enfin avec ses deux poumons,
pour réutiliser l’expression de mon vénéré prédécesseur. Nous savons
tous qu’il y a encore un long chemin à parcourir pour rendre cette
réalité effective. Les échanges économiques et financiers entre l’est
et l’ouest européens se sont développés certes, mais y a-t-il eu un
réel progrès humain ? La libération d’idéologies totalitaires
n’a-t-elle pas été utilisée unilatéralement pour le seul progrès
économique au détriment d’un développement plus humain respectant la
dignité et la noblesse de l’homme et n’a-t-elle pas fait fi, parfois,
des richesses spirituelles qui ont modelé l’identité européenne ? Les
interventions de la Banque en faveur des pays de l’Europe de l’est, du
centre et du sud-est auront permis, j’en suis sûr, de corriger des
déséquilibres en faveur d’un processus basé sur la justice et la
solidarité. Celles-ci sont indispensables pour le présent et l’avenir
de l’Europe.

Avec moi, vous savez qu’aujourd’hui le monde et l’Europe traversent un
moment particulièrement grave de crise économique et financière. Ce
temps ne doit pas conduire à des limitations qui ne se basent que sur
une analyse strictement financière. Il doit, au contraire, permettre à
la Banque de Développement de montrer son originalité en renforçant
l’intégration sociale, la gestion de l’environnement et le
développement des infrastructures publiques à vocation sociale.
J’encourage vivement le travail de la Banque dans ce sens et dans celui
de la solidarité. Elle sera ainsi fidèle à sa vocation.

Face aux défis actuels que le monde et l’Europe doivent gérer, j’ai
voulu attirer l’attention dans ma dernière Encyclique, Caritas in
Veritate, sur la Doctrine sociale de l’Eglise et sur son apport positif
à la construction de la personne humaine et de la société.

L’Eglise voit, à la suite du Christ, l’amour pour Dieu et pour le prochain,
comme un moteur puissant capable d’offrir une authentique énergie qui
pourra irriguer l’ensemble de l’environnement social, juridique,
culturel, politique et économique. J’ai voulu mettre en évidence que la
relation qui existe entre l’amour et la vérité est, si elle est bien
vécue, une force dynamique qui régénère l’ensemble des liens
interpersonnels et qui offre une nouveauté réelle dans la réorientation
de la vie économique et financière qu’elle renouvelle, au service de
l’homme et de sa dignité pour lesquels ils existent. L’économie et la
finance n’existent pas pour elles-mêmes, elles ne sont qu’un outil, un
moyen. Leur fin est uniquement la personne humaine et sa réalisation
plénière dans la dignité.

C’est là le seul capital qu’il convient de sauver.
Et dans ce capital, se trouve la dimension spirituelle de la
personne humaine. Le Christianisme a permis à l’Europe de comprendre ce
qu’est la liberté, la responsabilité et l’éthique qui imprègnent ses
lois et ses structures sociétaires. Marginaliser le Christianisme
- également par l’exclusion des symboles qui le manifestent -
contribuerait à amputer notre continent de la source fondamentale qui
le nourrit inlassablement et qui contribue à sa vraie identité.
Effectivement, le Christianisme est à la source des « valeurs
spirituelles et morales qui sont le patrimoine commun des peuples
européens », valeurs auxquelles les États membres du Conseil de
l’Europe ont manifesté leur attachement inébranlable dans le Préambule
du Statut du Conseil de l’Europe. Cet attachement, qui a encore été
affirmé dans la Déclaration de Varsovie de 2005 enracine et garantit la
vitalité des principes sur lesquels se fonde la vie politique et
sociale européenne, et en particulier l’activité du Conseil de
l’Europe.

Dans ce contexte, la Banque de Développement est un établissement
financier certes, un outil économique donc. Pourtant, sa création a été
voulue pour répondre à des exigences qui dépassent le financier et
l’économique. Elle a une raison d’exister qui est sociale. Elle est
donc appelée à être pleinement ce pourquoi elle a été voulue : un
instrument technique qui permet la solidarité. Celle-ci doit se vivre
dans la fraternité.

La fraternité est généreuse, elle ne calcule pas.
Peut-être faudrait-il appliquer davantage ces critères dans les choix
internes de la Banque et dans son action externe. La fraternité permet
des espaces de gratuité qui, s’ils sont indispensables, sont
difficilement envisageables ou gérables lorsque la seule fin recherchée
est l’efficacité et le profit. Nous savons tous aussi que ce dualisme
n’est pas un déterminisme absolu et insurmontable car il peut être
dépassé. Pour cela, la nouveauté serait d’introduire une logique qui
ferait de la personne humaine, et plus particulièrement des familles et
de ceux qui sont dans un grave besoin, le centre et le but de
l’économie.

Il existe en Europe un riche passé qui a vu se développer des
expériences d’économie basée sur la fraternité. Il existe des
entreprises qui ont une fin sociale ou mutualiste. Elles ont eu à
souffrir des lois du marché, mais elles désirent retrouver la force de
la générosité des origines. Il me semble aussi que la Banque de
Développement du Conseil de l’Europe désire, pour vivre réellement la
solidarité, répondre à l’idéal de fraternité que je viens d’évoquer, et
explorer des espaces où la fraternité et la logique du don pourront
s’exprimer. Ceux sont là des idéaux qui ont des racines chrétiennes et
qui ont présidé, avec le désir de paix, à la naissance du Conseil de
l’Europe.

La médaille que vous venez de m’offrir, Monsieur le Gouverneur, et dont
je vous remercie, me permettra de me souvenir de cette rencontre. Je
vous assure, chers amis, de ma prière et je vous encourage à poursuivre
votre travail avec courage et lucidité pour accomplir l’important
devoir qui vous a été confié, celui de contribuer au bien dans notre
chère Europe.

Que Dieu vous bénisse tous.

Merci beaucoup.
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Dim 13 Juin 2010, 10:38

fiatlux56 a écrit:
Que j'aime les enseignements et les homélies de Benoît XVI ! Quelle clarté et profondeur, quelle maitrise de la sainte Écriture dans ses enseignements ! Je préfère d'ailleurs son style à celui, parfois plus alambiqué, de Jean-Paul II, qui avait par contre selon moi plus de "charisme pastoral" que Benoît XVI... Chaque personne, chaque pape est unique et comblé de richesses naturelles variées.

Prions en effet avec foi et amour pour le Pasteur de notre Eglise afin qu'il soit fidèle aux inspirations de l'Esprit-Saint dans toute sa vie !

Merci Christophore pour vos toujours enrichissants extraits de lecture !

Cordialement
________________________
Fiatlux

Et puis, bien au-delá des dons naturels, chaque Pape, dans sa grace pétrinienne, est représentant du Christ.

Alors... comment pourrions-nous comparer le Christ au Christ ?

Very Happy
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Dim 13 Juin 2010, 19:37

Cher Christophore,

C'est juste ! Les dons naturels ne sont rien en comparaison du don surnaturel qu'est le ministère de "serviteur des serviteurs" de Dieu, celui de successeur de Pierre, chargé de paître les brebis du Christ-Jésus. Vous allez cependant selon moi trop loin quand vous employez l'expression "comment pourrions-nous comparer le Christ au Christ". Cela pourrait s'apparenter à de la papolâtrie, être une expression malheureuse, voire même hérétique !
La représentation d'une personne n'est pas cette personne, d'autant que nous parlons ici de Jésus notre Seigneur Dieu...

Bien fraternellement Smile
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Dim 13 Juin 2010, 21:09

Oui, l expression ne doit pas etre prise au sens métaphysique de l être dans l ordre formel mais, très précisément, au sens vital, dans l ordre de l exercice et de la finalité.

Un peu comme sainte Thérèse de l Enfant Jésus parlait de sa supérieure qui, á partir du moment oú elle est élue "est devenue mon Jésus vivante".

Merci de votre intéressant remarque, cher fiatlux !

Fraternellement Very Happy
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Dim 13 Juin 2010, 21:15

Angélus du dimanche 13 juin

Texte intégral

AVANT L'ANGELUS

Chers frères et soeurs,

Ces derniers jours s'est conclue l'Année sacerdotale. Ici à Rome, nous avons vécu des journées inoubliables, avec la présence de plus de quinze mille prêtres de toutes les régions du monde. Je désire donc aujourd'hui rendre grâce à Dieu pour tous les bienfaits que cette Année a procurés à l'Eglise universelle. Personne ne pourra jamais les mesurer, mais il est indéniable qu'on en voit et qu'on en verra encore plus les fruits.

L'Année sacerdotale s'est conclue avec la solennité du Sacré Coeur de Jésus qui est traditionnellement la « journée de sanctification des prêtres » ; cette fois, elle l'a été de manière toute spéciale. En effet, chers amis, le prêtre est un don du Coeur du Christ : un don pour l'Eglise et pour le monde. Du coeur du Fils de Dieu, débordant de charité, jaillissent tous les biens de l'Eglise, et c'est en particulier de là que tire son origine la vocation de ces hommes qui, conquis par le Seigneur Jésus, laissent tout pour se consacrer entièrement au service du peuple chrétien, à l'exemple du Bon Pasteur.

Le prêtre est façonné par la charité même du Christ, cet amour qui le poussa à donner sa vie pour ses amis et aussi à pardonner à ses ennemis. Pour cette raison, les prêtres sont les premiers ouvriers de la civilisation de l'amour. Et ici je pense à tant de figures de prêtres, connus et moins connus, certains élevés à gloire des autels, d'autres restés ancrés à jamais dans la mémoire des fidèles, peut-être dans une petite communauté paroissiale. Comme ce fut le cas à Ars, le village de France où saint Jean-Marie Vianney accomplit son ministère. Il n'est rien besoin d'ajouter à ce qui a été dit sur lui ces derniers mois. Mais son intercession doit nous accompagner plus encore à partir de maintenant. Que sa prière, son « Acte d'amour » que nous avons si souvent récité pendant l'Année sacerdotale, continue de nourrir notre entretien avec Dieu.

Je voudrais rappeler une autre figure : celle du père Jerzy Popieluszko, prêtre et martyr, qui a été proclamé bienheureux dimanche dernier précisément, à Varsovie. Il a exercé son ministère généreux et courageux aux côtés de ceux qui s'engageaient pour la liberté, pour la défense de la vie et sa dignité. Son oeuvre au service du bien et de la vérité était un signe de contradiction pour le régime qui gouvernait alors en Pologne. L'amour du Coeur du Christ l'a conduit à donner sa vie, et son témoignage a été la semence d'un nouveau printemps dans l'Eglise et dans la société. Si nous considérons l'histoire, nous voyons combien de pages d'authentique renouveau spirituel et social ont été écrites avec l'apport décisif de prêtres catholiques, animés uniquement par la passion pour l'Evangile et pour l'homme, pour sa véritable liberté, religieuse et civile. Combien d'initiatives de promotion humaine intégrale sont parties de l'intuition d'un coeur sacerdotal !

Chers frères et soeurs, confions tous les prêtres du monde au Coeur Immaculé de Marie, dont nous avons célébrée hier la mémoire liturgique, afin qu'avec la force de l'Evangile il continuent de construire en tout lieu la civilisation de l'amour.

APRES L'ANGELUS

Je désire avant tout rappeler avec joie la proclamation de deux nouveaux bienheureux, qui ont tous deux vécu au siècle dernier. Hier en Espagne a été béatifié Manuel Lozano Garrido, laïc et journaliste ; en dépit de la maladie et de son invalidité, il a travaillé avec un esprit chrétien et en portant du fruit dans le domaine de la communication sociale. Ce matin, en revanche, en Slovénie, le cardinal Bertone a présidé, en tant que délégué pontifical, la célébration de conclusion du Congrès eucharistique national, au cours de laquelle il a proclamé bienheureux le jeune martyr Lojze Grozde. Il était particulièrement fervent de l'Eucharistie qui nourrissait sa foi inébranlable, sa capacité de sacrifice pour le salut des âmes, son apostolat dans l'Action catholique pour conduire les autres jeunes au Christ.

Puis le pape a salué les pèlerins en différentes langues. Voici ce qu'il a dit en français :

Je salue cordialement les pèlerins francophones et, en particulier, le groupe des scouts de Saint-Louis-de-France. Au terme de cette année sacerdotale, je vous remercie tous de vos prières pour les prêtres, les séminaristes et pour les vocations sacerdotales. Continuez à les accompagner dans leur don au Seigneur et à son Église afin qu'ensemble nous marchions vers Dieu sur le chemin de la sainteté !

Que la Vierge Marie intercède pour nous !

Bon pèlerinage à tous !

Et en espagnol

Je salue cordialement les groupes de langue espagnole qui participent à cette prière mariale, en particulier les fidèles provenant de Colombie et du Mexique ainsi que les membres de la Confraternité de Notre Père Jésus de Nazareth et de la Très Sainte Vierge Marie des Douleurs, de Jaén. C'est précisément dans ce diocèse d'Andalousie, concrètement dans la ville de Linares, qu'a eu lieu hier la béatification de Manuel Lozano Garrido, fidèle laïc qui sut rayonner de l'amour de Dieu à travers son exemple et ses écrits, même au coeur de la maladie qui le cloua sur un fauteuil roulant pendant près de vingt huit ans. A la fin de sa vie il perdit également la vue, mais il continua à gagner les coeurs pour le Christ à travers sa joie sereine et sa foi inébranlable. Les journalistes pourront trouver en lui un témoin éloquent du bien que l'on peut faire quand la plume reflète la grandeur de l'âme et se met au service de la vérité et des causes nobles. Bon dimanche.

© Copyright du texte original plurilingue : Libreria Editrice Vaticana
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Jeu 17 Juin 2010, 09:44


Progresser en sainteté


Mercredi 16 juin 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI invite les jeunes à se nourrir de l'Eucharistie.

Le pape a salué les jeunes, les maldes et les jeunes mariés à l'issue de l'audience du mercredi, place Saint-Pierre.

« Chers jeunes,
puisez toujours auprès du Christ présent dans l'Eucharistie la nourriture spirituelle
pour progresser sur le chemin de la sainteté ».

« Chers malades,
que le Christ soit votre soutien et votre réconfort dans l'épreuve et la souffrance ».

« Et pour vous, chers jeunes mariés,
que le sacrement qui vous a enracinés dans le Christ soit la source qui nourrisse votre amour au quotidien », a conclu le pape.

:sts:
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Lun 21 Juin 2010, 17:08

ENSEIGNER LA VERITE AVEC AUDACE

CITE DU VATICAN, 19 JUI 2010 (VIS). Ce matin, le Pape a reçu un groupe d'évêques brésiliens achevant leur visite Ad Limina: En tant que maîtres et docteurs de la foi, a-t-il dit à ses hôtes, "vous avez la mission d'enseigner avec audace la vérité à laquelle croire et vivre, en la présentant dans toute son authenticité". Puis il les a encouragé à aider les fidèles qui leur ont été confiés "à découvrir la joie de la foi, la joie d'être aimés personnellement par Dieu qui a donné son Fils pour notre salut... Ayez une grande confiance dans la grâce et diffusez cette confiance afin que la foi soit toujours gardée, défendue et transmise dans sa pureté et son intégrité". Evoquant ensuite la liturgie, Benoît XVI a souligné que la célébration eucharistique est le devoir le plus important du ministère sacerdotal. "La tâche que vous avez reçue de sanctifier vous oblige à encourager et animer la prière dans ces vies humaines souvent agitées, bruyantes et oublieuses de Dieu. Vous devez créer des lieux et des occasions de prière où, en silence, à l'écoute de Dieu, dans la prière personnelle et communautaire, les hommes et femmes puissent rencontrer et faire l'expérience vivante de Jésus-Christ qui révèle le vrai visage du Père. Les paroisses et les sanctuaires, les lieux d'éducation, ceux où la souffrance est présente et les familles doivent devenir des lieux de communion avec le Seigneur".

A propos ensuite de la mission de gouverner, le Pape a souligné que "l'évêque est appelé à juger et discipliner la vie du peuple de Dieu confié à son activité pastorale par des lois, des orientations et des conseils, selon la discipline universelle de l'Eglise. Ces droits et devoirs sont très importants pour que la communauté diocésaine reste unie et chemine en une sincère communion de foi, d'amour et de discipline avec l'Evêque de Rome et l'Eglise tout entière. Il ne faut donc pas cesser de nourrir chez les fidèles leur sentiment d'appartenance à l'Eglise et la joie de la communion fraternelle... Le gouvernement des évêques ne sera réellement fructueux que s'il s'appuie sur l'autorité morale issue de la sainteté de vie. Cette autorité disposera les âmes à accueillir l'Evangile proclamé dans leur Eglise tout autant que les règles établies pour le bien du Peuple de Dieu". C'est pourquoi, intérieurement modelé par l'Esprit-Saint, chacun de vous se fera "tout en tous" en proposant la vérité de la foi, en célébrant les sacrements de notre sanctification et en témoignant de l'amour de Dieu". Le Saint-Père a conclu en encourageant les évêques à "accueillir avec un cœur ouvert ceux qui frappent à la porte: conseillez-les, consolez-les et maintenez-les sur le chemin de Dieu, en cherchant à tous les guider dans l'unité de la foi et dans l'amour dont, par volonté du Seigneur, vous devez être le principe et le fondement visible dans vos diocèses".
AL/
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Mer 23 Juin 2010, 10:21





A la fin de la prière de l'Angélus le pape a souhaité que la paix et la sécurité soient rétablies au plus vite au Kirghizstan, où de graves affrontements ont eu lieu ces derniers jours.

« J'exprime ma proximité et mon émotion aux familles des victimes et à ceux qui souffrent à cause de cette tragédie et je les assure de ma prière », a dit le pape.

« J'invite par ailleurs toutes les communautés ethniques du pays à renoncer à toute provocation ou violence et je demande à la communauté internationale de faire en sorte que les aides humanitaires parviennent rapidement aux populations touchées », a-t-il ajouté.

La ville de Och, deuxième ville du pays, a été le théâtre de violences interethniques, entre la communauté kirghize et la communauté ouzbèke, dans la nuit du 10 au 11 juin. Les affrontements qui ont fait plusieurs centaines de victimes et provoqué un afflux de réfugiés en Ouzbékistan.

ROME, Dimanche 20 juin 2010 (ZENIT.org)
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MessageSujet: Re: "Affermis tes freres ! "   Lun 05 Juil 2010, 15:14


Le pape propose Marie, la Vierge du silence et de l'écoute, comme modèle

Visite pastorale à Sulmona

A la suite de Marie, Vierge du silence et de l'écoute, modèle d'obéissance à Dieu, nous sommes appelés à
« apprécier un style de vie sobre »,
a affirmé Benoît XVI, ce dimanche, avant la prière de l'Angélus.

C'est depuis Sulmona,
petite ville des Abruzzes, en Italie,
dévastée par le tremblement de terre du 6 avril 2009,
que le pape Benoît XVI a récité la prière de l'Angélus,
ce dimanche.

Le motif de la visite du pape
est l'Année jubilaire proclamée par l'évêque du lieu pour le 8ème centenaire
de la naissance de saint Célestin V, mort en 1296.
Il devint pape le 29 août 1294 mais quelques mois plus tard (le 13 décembre 1294),
ses efforts ayant été rendus vains par ses opposants, il démissionna.
Avant de devenir pape, Pietro Angelerio vécut en ermite sur le Mont Morrone près de Sulmona.
Il fut pour cette raison également appelé « Pietro da Morrone ».

« Saint Pierre de Morrone
trouva en Marie,
Vierge du silence et de l'écoute,
le modèle parfait d'obéissance à la volonté divine,
dans une vie simple et humble,
centrée sur la recherche de ce qui est vraiment essentiel,
capable de toujours remercier le Seigneur
en reconnaissant en toute chose un don de sa bonté »

a affirmé Benoît XVI avant la prière de l'Angélus.

« Nous aussi,
qui vivons à une époque de plus grand confort
et de plus grandes possibilités,
sommes appelés à apprécier un style de vie sobre,
pour garder l'esprit et le coeur plus libres,
et pour pouvoir partager nos biens avec nos frères »

a-t-il ajouté.

« Que la Très Sainte Vierge Marie,
qui anima la première communauté des disciples de Jésus par sa présence maternelle,
aide aussi l'Eglise d'aujourd'hui
à donner un bon témoignage de l'Evangile »

a conclu le pape.

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