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 Vers un nouvel eugénisme

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fredsinam



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MessageSujet: Vers un nouvel eugénisme   Ven 21 Mai 2010, 00:52

Citation :
Les enfants naissent de moins en moins malades. Or ce n’est pas toujours parce que la médecine a permis la guérison. En effet, de plus en plus de fœtus malades sont éliminés. C’est particulièrement vrai pour ceux qui sont atteints de trisomie 21.

Ainsi, le « problème » des trisomiques serait pratiquement « résolu » entend-on parfois, y compris au sein du Comité consultatif national d’éthique, comme le signale un de ses membres, le protestant Louis Schweitzer. « 96 % des enfants trisomiques sont avortés », résume à sa façon Jean-Marie Le Méné dans un livre choc (1). Comment est-on arrivé à une telle situation ?

Comme la trisomie 21, des maladies considérées comme très graves, dont certains cancers, sont également dépistées chez le fœtus non dans le but de préparer des soins mais de proposer aux parents l’élimination de celui-ci. Comme le constatent les auteurs de Bioéthique (2), l’écrasante majorité des couples confrontés à un résultat positif à un examen, par exemple une recherche d’anomalie chromosomique, s’oriente vers l’avortement. Ce choix leur est possible grâce notamment au diagnostic prénatal (DPN) et au diagnostic préimplantatoire (DPI) (Lire ci-dessous).

Échographie


Pour bien comprendre les enjeux, il convient de faire un peu de droit. La pratique du DPN est régie par la loi relative à la bioéthique du 6 août 2004. Celle-ci indique que le diagnostic prénatal a « pour but de détecter in utero chez l’embryon ou le fœtus une affection d’une particulière gravité. Il doit être précédé d’une consultation médicale adaptée à l’affection recherchée. »

Plusieurs formes de DPN sont devenues pratiquement obligatoires, notamment les échographies. Celles-ci, ainsi que les amniocentèses, permettent de sauver des vies et représentent donc tout ce que la médecine peut avoir de bénéfique. Mais il y a deux problèmes.

D’une part, les fréquents tests engagés pour déceler des anomalies chromosomiques sont ambigus, surtout le dépistage de la trisomie 21, proposé obligatoirement vers la fin du troisième mois de la grossesse. En cas d’un risque de handicap incurable mais pas forcément grave, les parents ont tendance à culpabiliser au lieu d’envisager une autre solution : accueillir l’enfant qui arrive.

D’autre part, la notion de « particulière gravité » est éminemment vague. Or dans le cas de découverte ou de forte probabilité d’une maladie « grave », l’avortement peut être pratiqué jusqu’aux derniers moments qui précèdent l’accouchement. C’est-à-dire que l’on peut dépasser la période de l’interruption volontaire de grossesse qui est de 14 semaines d’aménorrhée afin de pratiquer une interruption médicale de grossesse (IMG). La décision d’une IMG est prise par une équipe pluridisciplinaire. En 2007, environ 6 600 IMG ont été pratiquées.

Par principe, ni le législateur ni les autorités sanitaires n’établissent de listes pour les maladies qui seraient « particulièrement graves » et pour lesquelles on pourrait pratiquer une IMG. Mais ce principe a été mis en cause par les arrêtés du 23 juin 2009 (3) et du 19 février 2010 (4) qui évoquent « le risque pour l’enfant à naître d’être atteint d’une maladie d’une particulière gravité, notamment la trisomie 21 ».

Dans le cadre de cette évolution surprenante sur le plan médical – en quoi la trisomie est-elle une maladie plus grave que les autres « maladies graves » ? – on peut inclure la recommandation, établie en 2007, par la Haute autorité de santé qui veut ajouter un dépistage aux DPN habituels lors du 1er trimestre de la grossesse, pour mesurer la clarté nucale et le dosage des marqueurs sériques : un test fait pour déceler les risques de trisomie 21.

L’idée est d’« éviter l’amniocentèse » (qui provoque parfois des fausses couches). Le seul résultat prévisible d’un tel dépistage obligatoire supplémentaire, dans le contexte actuel, est que le nombre d’avortements va encore augmenter.

L’autre forme de diagnostic est celui dit « préimplantatoire » (DPI). Il s’agit d’un diagnostic biologique effectué à partir des cellules prélevées sur l’embryon in vitro. Il est autorisé exceptionnellement lorsqu’a été identifiée une anomalie chez un des parents qui pourrait conduire à « une forte probabilité de donner naissance à un enfant atteint d’une maladie génétique d’une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic », selon la loi du 29 juillet 1994.

Il s’agit de maladies mortelles comme la chorée de Huntington et la mucoviscidose. La loi du 6 août 2004 a élargi les finalités du DPI. Le diagnostic serait possible également si l’un des parents a des ascendants immédiats qui seraient victimes « d’une maladie gravement invalidante, à révélation tardive et mettant prématurément en jeu le pronostic vital ». Sont visés en particulier les cancers du colon et certaines formes de cancer du sein. Les embryons porteurs des caractéristiques redoutées sont soit jetés soit congelés pour la recherche.

Cette mesure a sans aucun doute été inspirée par de très bonnes intentions. Mais la logique dans laquelle cette loi s’inscrit est pour le moins ambiguë. Prenons toutes ces personnes qui ont eu le temps de bénéficier d’une vie familiale et professionnelle stimulantes avant de succomber par exemple à un cancer incurable. Dans les conditions actuelles, certaines d’entre elles ne seraient jamais nées. Leurs gènes, détectés au stade embryonnaire, seraient trop invalidants, selon le législateur. Dans ces cas, on ne cherche pas à guérir le cancer. On supprime les embryons qui risquent un jour de développer un cancer. C’est par définition une pratique eugéniste.

Sur le plan légal, appuyé par un large consensus social compassionnel, ces éliminations quasi-systématiques ne posent pas de problème particulier. Bien au contraire. Il suffit de faire un tour dans les cliniques ou les hôpitaux où s’effectuent les DPN et les DPI ou de se rendre sur les sites Internet médicaux populaires (Doctissimo, par exem­ple), pour constater que le souci dominant est d’éviter le risque d’accoucher d’un enfant trisomique ou atteint d’une maladie grave.

Les couples qui attendent un enfant aujourd’hui et qui refusent le dépistage de la trisomie 21 sont considérés pratiquement comme des militants anti-avortement. Les obstétriciens insistent très souvent sur le caractère « utile » du test.

Risques

Notre système de santé serait-il eugéniste ? Dans un avis rendu en octobre 2009, la majorité des membres du Conseil consultatif national d’éthi­que considèrent que « la puissance publique ne saurait être qualifiée d’eugéniste ». Il faut dire que la définition de l’eugénisme utilisée par le CCNE et le législateur est très restrictive.

Le terme signifierait « un programme politique, hygiéniste et idéologique, visant à améliorer l’espèce humaine ». Néanmoins, dans ses recommandations, le CCNE signale « trois risques à venir », dont le premier est celui-ci : « Le risque lié à la tentation de privilégier l’élimination anténatale plutôt que la recherche des moyens de guérir les maladies. La promotion et le financement de la recherche par les pouvoirs publics constituent une alternative à une dérive pseudo-préventive qui ne peut aboutir qu’à alimenter les perceptions stigmatisantes des personnes handicapées. » (5)

Selon l’avis très prudent du CCNE ( en réalité fruit d’un compromis serré ), on pourrait donc craindre une « tentation de privilégier l’élimination anténatale » plutôt que la recherche d’une voie thérapeutique.

Certains scientifiques et médecins considèrent que ces risques, bien réels, justifient amplement la crainte d’une dérive eugéniste. Dans les débats sur la bioéthique, un des points les plus chauds concerne le regard sur le dépistage desdites « maladies graves » et généralement sur le statut de l’embryon.

Pour le professeur Jacques Testart, il y a, par la mise en œuvre du diagnostique pré-implantatoire, « un rique d’eugénisme difficilement évitable » (6). Idem pour le professeur Didier Sicard, président du CCNE de 1999 à 2008, qui a manifesté sa préoccupation d’une « dérive eugéniste » de la politique de santé. (7)

La disparition progressive des trisomiques témoigne clairement d’une tentation – vaine, d’ailleurs – d’éliminer la maladie par l’avortement. Elle témoigne aussi d’un penchant irrationnel de la politique de santé.

Pour mieux comprendre, rappelons la nature de la trisomie et l’histoire de sa découverte il y a cinquante ans. La trisomie 21 a été découverte en 1959 par Jérôme Lejeune. Ce jeune médecin français – il n’avait que 25 ans – a réussi à définir scientifiquement le phénomène qu’on appelait jusqu’alors le mongolisme, en référence aux yeux obliques des personnes concernées.

Lejeune a d’emblée constaté que le mongolisme n’était pas héréditaire, contrairement à une idée solidement ancrée. Or, à cause du nombre de désordres dont souffrent ces enfants – dont notamment le retard mental – Lejeune a conclu à un problème génétique important affectant un bloc de gènes.

Avec un simple microscope, il a fini par découvrir une anomalie de taille chez tous les « mongoliens » : un génome composé de 47 chromosomes. La 21e paire des chromosomes n’était pas une paire, mais contenait un chromosome supplémentaire. Le nom de la maladie vient de cette anomalie de trois chromosomes à la place de la 21e paire : trisomie 21.

Diagnostic

La découverte faite par Lejeune a des dimensions qui dépassent amplement le cadre de la trisomie. Comme le rappelle Jean-Marie Le Méné, le médecin français a osé défier une théorie dominante à la mode pour se concentrer sur la réalité tangible.

Avant lui, le médecin britannique John Langdon Down avait étudié en 1866 des « idiots congénitaux » et avait pu constater que certains sont « typiquement mongols ». Sur le mongolisme, il a fait cette observation qui a longtemps son­né comme une condam­nation : « Il ne peut y avoir aucun dou­te que ces caractéristiques ethniques sont le résultat d’une dégénérescence. »

Aucun doute ? Lejeune a démontré qu’il n’y avait pas de dégénérescence. Les parents n’avaient plus à culpabiliser. Comme l’explique Le Méné : « L’enfant trisomique n’est la sanction d’aucun comportement moral ou immoral, d’aucun péché ou d’aucun zèle, d’aucune défaillance physique ou intellectuelle chez ses géniteurs. »

Une fois le problème du diagnostic résolu, Lejeune a cherché à développer la thérapeutique. Au lieu d’emprunter le chemin de la thérapie génique – qui demeure encore aujourd’hui un champ d’exploration particulièrement difficile – il a préféré la biochimie. Il a travaillé sur les réactions provoquées par certains gènes du chromosome surnuméraire. L’idée étant d’inhi­ber, avec des médicaments, la partie surabondante du génome qui empêche les autres chromosomes de donner à la personne un fonctionnement « normal ».

C’est un domaine prometteur, beaucoup plus concret dans l’immédiat que la thérapie génique. Plus généralement, la trisomie 21 pourrait être une maladie génétique comme les autres, dont on pourrait, un jour, être guéri.

Mais pour cela, il faudrait développer la recherche sur la maladie et cesser la course à l’efficacité du dépistage, qui n’aboutit qu’à l’élimination physique des trisomiques. Jean-Marie Le Méné écrit : « C’est aujourd’hui le massacre des “ innocents ”, reconnu, organisé, financé, célébré par la techno-science, le marché et l’État. »

Ce constat peut paraître exagéré. Il scandalise certains médecins et certains couples. Soulignant l’engagement idéologique et religieux de certains membres de la fondation Lejeune, dont Le Méné est le président, ils craignent une remise en cause du droit à l’avortement.

Or poser le problème sous l’angle de la trisomie, n’a pas grand chose à voir avec la remise en cause du droit à l’avortement. En Suède, un des pays les plus libéraux au monde en matière d’avortement et de droits des femmes, le ministère de Santé a remis en cause les IMG systématiques pour la trisomie, puisque la trisomie n’y est plus considérée comme une maladie nécessairement grave.

Pendant des décennies, des années trente jusqu’aux années soixante-dix, le gouvernement social-démocrate a défendu la stérilisation forcée de dizaines de milliers de femmes jugées inaptes à la maternité. Aujourd’hui, l’État suédois condamne « la barbarie des stérilisations forcées ». Il a indemnisé les familles des victimes. L’étude du passé a sans doute permis de comprendre l’évolution des mentalités et le regard posé sur les handicapés et les faibles.

Soins

Le principal problème « objectif » des trisomiques aujourd’hui est moins lié à leur santé, quoique fragile, qu’aux moyens consacrés (ou pas) aux structures prêtes à les accueillir. Contrai­rement à une idée reçue très répandue, la trisomie n’est pas forcément une maladie ingérable pour les parents ou les frères et sœurs.

Mais beaucoup connais­sent des problèmes d’organisation et/ou de finances. Comme le suggère le CCNE dans son avis cité plus haut, une autre politique de soins, d’éducation et d’intégration à l’égard des trisomiques résoudrait ces problèmes-là.

Il convient de rappeler que les trisomiques peuvent évoluer sur le plan cognitif, surtout dans un milieu où ils se sentent bien accueillis, et cela dès le plus jeune âge. Certains trisomiques peuvent lire et écrire. Ils réussissent à mener une existence pratiquement semblable à celle d’autres personnes. Certains peuvent même travailler.

Sur un plan médical, ils peuvent souffrir de problèmes ORL et d’autres affections. Leur espérance de vie dépasse aujourd’hui les 40 ans. Beaucoup de parents se demandent légitimement comment s’occuper de leurs enfants quand ils deviennent trop âgés.

Mais comment au juste le législateur, le gouvernement et la Haute autorité de la Santé arrivent-ils à considérer que la trisomie est tellement grave qu’ils recommandent d’emblée le dépistage ? A cette question précise, il n’existe pas d’arguments. Et certains livres de référence abordant les problèmes éthiques contemporains n’évoquent pas cette question de l’élimination quasi systématique de f œtus atteints de trisomie ou d’autres maladies.

L’ouvrage Questions d’éthique contemporaine (Stock, 75 €), par exemple, avec ses 1 216 pages écrites par les meilleurs spécialistes ne consacre pas un mot au risque de dérives eugénistes.

Les documents les plus complets sont ceux du CCNE et de quelques philosophes ou médecins atypiques, comme Jacques Testart. Ainsi que le travail fait par certaines Églises chrétiennes, catholique notamment.

Quand on demande à Mgr d’Ornellas pourquoi il est devenu évident aujourd’hui de demander un dépistage pour avoir un enfant « normal », il répond : « Et si ces tests [dépistage et tests génétiques] permettaient au contraire aux parents d’être accompagnés et préparés le mieux possible pour accueillir un enfant handicapé ? Cela n’est possible que si l’indésirable est acceptable. Et il est acceptable si ces parents ne sont pas seuls à en porter le poids. De fait, les tests sont proposés sans que soit vraiment mis en place un accompagnement au cas où ils s’avèreraient positifs. Dès lors, force est de constater que l’on a cédé à la tentation de l’enfant parfait. »

1. La trisomie est une tragédie grecque. Salvator, 144 pages, 14,50 €. Par Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune. Un livre de référence.

2. Bioéthique. Propos pour un dialogue. Mgr Pierre Ornellas et les évêques du Groupe de travail sur la bioéthique. Lethellieux/DDB, 154 pages, 14 €.

3. Arrêté du 23 juin 2009 fixant les règles de bonnes pratiques en matière de dépistage.

4. Arrêté du 19 février 2010 modifiant l’arrêté du 23 juin 2009 relatif à l’information, à la demande et au consentement de la femme enceinte à la réalisation d’une analyse portant sur les marqueurs sériques maternels et à la réalisation du prélèvement et des analyses en vue d’établir un diagnostic prénatal in utero à l’article R. 2 131-1 du code de la santé publique, JORF n. 0051 du 2 mars 2010, p. 4238.

5. Avis sur les problèmes éthiques liés aux diagnostics anténatals : le diagnostic prénatal (DPN) et le diagnostic préimplantatoire (DPI), Conseil consultatif national d’éthique, 15 octobre 2009.

6. Cité in Bioéthique (voir note 2) à partir du Rapport sur l’application de la loi n° 94-654 du 29 juillet 1994 (sur le DPI).

7. Interview dans Le Monde des 4-5 février 2007.


LEXIQUE


EUGENISME - L’eugénisme vise à améliorer le patrimoine génétique des humains en fonction de critères arbitraires. Il peut être le fruit d’une politique délibérément menée par un État. L’Allemagne nazie est l’exemple le plus tristement célèbre. Mais la plupart des États occidentaux – dont la France, les États-Unis, les pays nordiques – ont pratiqué différentes formes d’eugénisme, dont des stérilisations forcées, au nom de la raison et du bien-être. L’eugénisme peut aussi être le résultat collectif d’une somme de décisions individuelles convergentes prises par les futurs parents, dans une société où primerait la re­cherche de l’« enfant parfait », ou du moins indemne de nombreuses affections graves. L’eugénisme est désormais interdit car contraire à la dignité humaine et parce qu’il implique une part importante d’arbitraire très difficile à justifier sur le plan éthique.

DPN - Le diagnostic prénatal (DPN) vise à détecter une maladie grave in utero chez l'embryon ou le fœtus. Il s'agit notamment de l'échographie et l'amniocentèse. Les DPN ont tendance à se multiplier. Certains sont proposés obligatoirement, dont celui qui vise à dépister les risquer de trisomie 21.

DPI - Le diagnostic préimplantatoire (DPI) permet de connaître les caractéristiques génétiques d’un embryon, quand la fécondation a été réalisée in vitro. Le DPI permet de sélectionner un embryon pour qu’il soit implanté dans le corps de la mère tout en s’assurant qu’il soit exempt d’une affection génétique autosomale ou liée à un chromosome sexuel, ou d’une anomalie chromosomique. Sans égard au questionnement éthique, il est possible d’étendre cette technique au typage tissulaire (histocompatibilité). Le DPI est utilisé lorsque l’un des parents est atteint d’une maladie grave telle qu’une myopathie ou la mucoviscidose.http://www.temoignagechretien.fr/articles/article.aspx?Clef_ARTICLES=1833&Clef_RUBRIQUES_EDITORIALES=1
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MessageSujet: Re: Vers un nouvel eugénisme   Ven 21 Mai 2010, 09:39

Donc, les parents ne décident plus de l'avortement, qui est une dépénalisation, mais la médecine décide de qui doit vivre et ne doit pas vivre. Cette fois, c'est un crime.
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julia



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MessageSujet: Re: Vers un nouvel eugénisme   Ven 21 Mai 2010, 10:56

Pour moi, c'est très clair !!

Dernièrement, une de mes amies est tombée enceinte, grossesse "tardive" (40 ans passés).

Elle a refusé l'amnioscinthèse, et décidé de garder son enfant.

Elle m'expliquait qu'on lui a posé X fois la question de savoir si elle était SÛRE de vouloir le garder, vraiment SÛRE ???

Ensuite, dans les couloirs de la clinique, elle me disait avoir l'impression d'être un dangereux moujaïdhin en mission commando-suicide, avec le ventre bardé de bombes !!

Tout juste si on s'écartait pas sur son passage !!

Comme c'est une femme faite, elle ne s'est bien sûr pas laissé démonter, mais elle en a souffert tout de même, et pense que s'il s'était agit d'une personne un peu plus influençable, on l'aurait certainement poussée à avorter.

Finalement, l'enfant est parfait et elle est heureuse.

Donc, avec les médecins et concernant les grosseses, je pense que les femmes doivent être très averties, et ne pas prendre chaque parole du médecin comme "parole d'évangile", surtout quand l'avortement est évoqué (souvent dans les cas de trisomie, grossesses tardives, soucis de santé de la mère, même peu graves etc..)

C'est triste mais c'est comme ça; il faut le savoir !! pale
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Enlui



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MessageSujet: Re: Vers un nouvel eugénisme   Sam 22 Mai 2010, 08:04

Toi qui te passionnes de ce sujet et t'y impliques,tu en du voir et entendre!!!!


Dernière édition par Enlui le Sam 22 Mai 2010, 09:35, édité 1 fois
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Invité
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MessageSujet: Re: Vers un nouvel eugénisme   Sam 22 Mai 2010, 09:27

A voir cette vidéo, qui confirme ce qui se dit dans ce sujet. Commencerait'on à forcer les femmes à avorter? Jean Paul II avait raison, on est dans une culture de mort.



Perso,je pense qu'elle aurait du eviter de montrer son bébé, je l'aurais cru sur parole qu'il est en bonne santé.
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julia



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MessageSujet: Re: Vers un nouvel eugénisme   Sam 22 Mai 2010, 14:18

Pour ceux et celles qui sont sensibilisés au problème de l'IVG, voici deux témoignages - parmi des centaines écrits chaque jour sur le forum ivg - qui évoquent ces fameuses pressions sociales sur les jeunes filles pour avorter, notamment venant des Planning Familiaux, QUI N'HESITENT PAS A ENVOYER LES FILLES SE FAIRE AVORTER JUSQU'A PLUS DE CINQ MOIS DE GROSSESSE A L'ETRANGER, EN TOUTE CRIMINALITE !!!!

FORUM IVG

TEMOIGNAGE d'une jeune fille-PENDANT QU’ELLE ETAIT AU PLANNING FAMILIAL (POUR AVORTER)


Je vais te donner un cas qui ne va pas défendre la cause des pro choix
Comme chacun sait j'ai pratiqué une ivg très récemment.
Dans la salle d'attente il y avait une gamine de 16/17 ans accompagnée de sa mère et de sa tante.
La petite voulait apparemment garder l'enfant.
La mère, pour elle il en était hors de question.
Le rdv a duré 1h, avec des cris, des portes qui claquent, une gamine envoyée dehors parce qu'elle fait sa mauvaise tête ( j'étais sur le c…).
Tout ca s'est fini par un : "Voila t'es contente!" de la gamine a sa mère.

Vu la pression que la petite a subi par la mère et la nana du planning je considère que c'est un avortement forcé.
Mais qui va déclarer ce genre de cas ? A partir de quand on considère que s'est forcé ?


________________________________________________________________________




Par Shana, attention témoignage très choquant – des activités criminelles et illégales du Planning Familial

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Je vais vous raconter mon histoire.

J'ai 16, il y a 2 ans je suis sortie avec un garçon que j'ai beaucoup aimé, je lui ai tout donné, il m'a trompé puis m'a laissé pour une autre.

Mais il est revenu vers moi en me disant qu'il m'aimait toujours, moi toujours amoureuse je lui ai toujours tout pardonné.

Il a une copine mais notre relation durait toujours...

Le 12 novembre je décide de faire un test de grossesse car j'avais tous les symptômes.

Résultat : positif ! Je n'y crois pas ! J'ai toujours rêvé d'avoir un enfant, un enfant de lui ! Smile

Je croyais que mon enfant serait une solution pour le récupérer à moi toute seule.

Je lui annonce, il est très content mais ne veut pas que sa copine soit au courant.

J'ouvre enfin les yeux sur lui...

Le 7 décembre je vais au planning familial, je me renseigne pour un avortement...

Ils me font une échographie de dernière minute : JE SUIS ENCEINTE DE 10 SEMAINES ET DEMI !!

Je m'inquiète, je ne réalise pas, ils me disent que mon avortement se fera par aspiration ! Crying or Very sad

Je stresse, j'ai peur, je ne veux pas avorter !!! Je décide de le garder, même toute seule !

Les mois passent, puis le 20 février je décide d'en parler à ma cousine.

Je lui fais confiance, je ne voulais pas que mes parents soient au courant tout de suite !

Elle a tout dit à sa mère qui l'a répété a mes parents ... J'ai peur de leur réaction.

Je vois mes parents en pleurs en rentrant!

Mais je suis bien décidée a garder mon enfant !

Pour eux c'est impossible !

"Tu avortes, on veut pas de ce bébé sous notre toit !! "

Mais je suis têtue! Je veux garder mon enfant, je leur donne tous mes arguments, ils sont butés...


Mon pere contacte le Planing Familial, puis m'emmène faire des échographies de datations le 24 février, je suis a 21 SA et 3 Jours – PRESQUE 5 MOIS !!!(délai légal en France 12 semaines), et j'apprends que c'est une petite fille !

Elle bouge bien, j'entends son coeur battre. Une petite fille ! J'en ai toujours rêvé ! Je l'aime ! JE NE VEUX PAS AVORTER! Shocked Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad

lJ'en parle à mes parents ! ENCORE PIRE ! Ils me font culpabiliser, me disent que ma fille sera malheureuse, que je suis la honte de la famille ...

Je craque, je ne peux pas garder ma fille toute seule, je n'ai pas de situation, je ne veux pas qu'elle soit malheureuse, et je n'y arriverai jamais sans l'aide de mes parents !

Ils me supplient d'avorter, pleurent et disent qu'ils veulent que mon bien ...

Le planning familial a donné des adresses de cliniques en Hollande ...

Le mardi 02 mars, je me rends en Hollande à contre-coeur... Je signe tous les papiers comme quoi je veux avorter.

C'est dur mais j'ai pas le choix ! Je ne veux pas ca...

Je monte dans une chambre ! Je prends des médicaments, me fait opérer vers 17h !

Je me réveille un peu plus tard, et en voyant tout ce sang, je craque, j'hurle je tiens plus, je réalise enfin : MA FILLE N'EST PLUS LA !

J'étais à 22 semaines et 2 jours. 5 MOIS !! Presque hors délai ! Ma fille était déjà formée.

Elle me manque, mon petit coeur, je l'aime tellement !

Je suis détruite, je n'arrive plus à avancer.

Je pense à elle sans cesse... C'est vraiment très dur, je regrette tellement mon choix, j'ai honte de moi...
Ma petite fille me manque, je l'aime plus que tout ...

J'en veux au monde entier, j'aimerai tellement revenir en arrière, elle me manque énormément

... Je ne souhaite jamais à quelqu'un de vivre ça ! C'est tellement dur ! Il y a quelque jour j'ai perdu un bout de placenta qu'il avait oublié !

Je craque c'est dur, je n'ai plus de force, je regrette de vivre, je veux la rejoindre ma petite pépéte ... Ca me fait très mal.

J'avais beaucoup souffert avec son père mais je me rend compte que c'était rien par rapport à ce que je vis aujourd'hui.

J'en suis venue a regretter de vivre ...

Mais j'ai tué ma propre fille, j'ai honte de moi ! Crying or Very sad

je l'ai voulu mon petit coeur, je ne voulais pas que ca finisse comme cela...

Tuer un enfant a 5 mois de grossesse, ça devrait être interdit.

Je voudrai qu'elle me frappe,
Je voudrais qu'elle se venge,
Je suis une pauvre femme,
Je suis inconsolable,
Je suis une imbécile,
Je suis impardonnable,
J'ai tué ma fille!
Je sait pas ce qui m'a prit,
Ca c'est passé trop vite
C'est elle que je punis,
C'est moi qui le mérite
TU ME MANQUES MA FILLE




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