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 Le pape Benoît XVI, les cardinaux, les jésuites. Trois réponses au scandale

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Chrysostome



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MessageSujet: Le pape Benoît XVI, les cardinaux, les jésuites. Trois réponses au scandale   Ven 21 Mai 2010, 00:42

Le pape Benoît XVI, les cardinaux, les jésuites. Trois réponses au scandale

par Sandro Magister

Le 20 mai 2010 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - La hiérarchie catholique réagit actuellement de trois manières au scandale des abus sexuels commis par des prêtres.

La première à l’initiative du pape. La seconde du fait de l’action de certains cardinaux. La troisième grâce aux jésuites savants de "La Civiltà Cattolica", revue qui est publiée avec l'imprimatur de la secrétairerie d’état du Vatican.

1. L’AXE MAJEUR

L’axe majeur est celui qui est tracé par le pape. L’Église – a dit Benoît XVI en diverses occasions, à partir de sa Lettre du 19 mars aux catholiques d'Irlande – doit comprendre que ses plus grandes difficultés ne viennent pas de l’extérieur, mais des péchés qui sont commis en son sein. Son premier devoir est donc de faire pénitence, afin de s’ouvrir à la conversion et finalement à la grâce régénérante de Dieu.

C’est au moment de son pèlerinage à Fatima que le pape a demandé avec le plus de force que l’on emprunte cette voie. En effet le message des apparitions de Marie aux petits bergers se résume justement en ce mot : "Pénitence !". Et le pape théologien n’a pas craint, bien au contraire, de s’associer là à la piété populaire.

Mais même une fois rentré du Portugal à Rome, le pape Joseph Ratzinger a persisté à emprunter cette voie. Il l’a fait à travers un message et un salut.

Le message est celui qu’il a envoyé au Kirchentag, la kermesse œcuménique qui a réuni des catholiques et des protestants allemands à Munich du 12 au 16 mai. Le texte pontifical porte la date du 10 mai et il a été lu en ouverture de l’évènement. Mais comme il n’a guère retenu l’attention en Allemagne, la salle de presse du Vatican a pris soin de le distribuer aux médias du monde entier samedi 15 mai, l’original en allemand ayant été traduit en italien.

Ce message a visiblement été écrit par le pape lui-même. C’est une invitation à "être heureux au milieu de toutes les difficultés", parce que, s’il y a beaucoup d’ivraie dans l’Église, elle n’arrivera en tout cas pas à étouffer le bon grain. Et si dix justes auraient suffi à sauver Sodome du feu, "grâce à Dieu, il y a dans nos villes beaucoup plus de dix justes".

Le salut est celui que Benoît XVI a adressé, dimanche 16 mai à midi, après la récitation du "Regina Cæli", aux 200 000 fidèles qui remplissaient la place Saint Pietro et les rues voisines, accourus de toute l’Italie pour manifester leur soutien au pape (photo).

"Nous, chrétiens, nous n’avons pas peur du monde, même si nous devons nous garder de ses séductions", leur a dit Benoît XVI, parce que "le véritable ennemi à craindre et à combattre est le péché, le mal spirituel, qui parfois, malheureusement, souille aussi les membres de l’Église".

Les deux textes sont intégralement reproduits ci-dessous. Le premier, en particulier, est tout à fait important.

Il est certain que Benoît XVI reviendra sur le sujet les 10 et 11 juin prochains, lors de la veillée de prière et de la messe par lesquelles il va conclure l'Année Sacerdotale, qu’il a voulue précisément pour redonner de la force spirituelle au clergé.

2. L’AFFRONTEMENT AU SACRÉ COLLÈGE

Mais, tandis que le pape trace l’axe majeur, certains de ses cardinaux en tirent les conséquences au niveau du gouvernement de l’Église.

Les cardinaux qui se sont manifestés sont l'Autrichien Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, et l'Américain Sean O'Malley, archevêque de Boston. Le premier à travers des déclarations publiées le 4 mai par l'agence Kathpress, le second dans une interview accordée le 14 mai à John L. Allen pour le "National Catholic Reporter".

L’un et l’autre ont attaqué durement le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’état de Jean-Paul II puis de Benoît XVI lui-même pendant sa première année de pontificat. Ils l’ont accusé d’avoir longtemps entravé le travail de nettoyage entrepris par celui qui était alors le cardinal Ratzinger en ce qui concerne des personnalités aussi importantes que Hans Hermann Gröer, archevêque de Vienne, et Marcial Maciel, fondateur des Légionnaires du Christ, tous les deux accusés d’abus sexuels et finalement, trop tard, reconnus coupables.

De plus, Schönborn et O'Malley ont reproché à Sodano d’avoir minimisé, en les qualifiant de "jacasseries", les accusations lancées par les médias contre l’Église en matière de pédophilie, faisant ainsi un "tort immense" aux victimes d’abus sexuels. Sodano s’est effectivement exprimé ainsi, dans le texte d’hommage lu par lui à Benoît XVI le jour de Pâques, au nom de tout le collège des cardinaux : texte d’hommage que le pape n’avait pas demandé et encore moins "mendié", a tenu à préciser le père Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège.

Ces accusations contre l'incompétent Sodano, par opposition au clairvoyant Ratzinger, jettent aussi une ombre sur le pontificat de Jean-Paul II, pendant lequel les abus sexuels au sein du clergé ont atteint un sommet, sans avoir été combattus efficacement.

Mais Schönborn et O'Malley ne vont pas jusque là. Le pape Karol Wojtyla, disent-ils, était trop vieux et malade pour prendre l’affaire en main. Ses collaborateurs "formaient un bouclier" autour de lui et ils croyaient à tort que l’affaire concernait l'Amérique, pas le reste du monde. L’opinion d’O'Malley, de Sodano et d’autres dirigeants de la curie est qu’ils agissaient ainsi "davantage par ignorance que par malignité".

C’est un fait que Sodano est aujourd’hui le doyen du collège des cardinaux, comme Ratzinger l’était à la mort de Wojtyla. Dans l'éventualité d’un conclave, ce serait donc lui qui présiderait à l'interrègne et les médias du monde entier le cloueraient implacablement au pilori, provoquant une catastrophe en termes d'image qui atteindrait l’Église tout entière. C’est aussi pour empêcher que cela n’arrive que deux cardinaux de premier plan comme Schönborn et O'Malley ont porté l’estocade. Ils veulent que Sodano quitte définitivement la scène, aussi tôt que possible.

Mais ce n’est pas tout. L'offensive des deux cardinaux trouve à la curie le soutien, de fait, du successeur de Sodano à la secrétairerie d’état, le cardinal Tarcisio Bertone.

Bertone était secrétaire de la congrégation pour la doctrine de la foi, aux côtés de Ratzinger, lorsque celui-ci était "entravé" par Sodano et ses alliés. Aujourd’hui, il montre qu’il veut arriver, lui aussi, à un règlement de comptes avec la vieille garde de la curie.

On s’en rend compte en voyant avec quelle sévérité Bertone est en train de mener l'opération de "nettoyage" des Légionnaires du Christ, la congrégation fondée par l'indigne Maciel, qui a été défendu et loué jusqu’au dernier moment non seulement par Sodano mais aussi par celui qui était alors le secrétaire personnel de Jean-Paul II, Stanislaw Dziwisz, et par d’autres dirigeants de la curie.

On l’a également vu à la manière dont, le 15 avril, Bertone a désavoué – par un communiqué tranchant de Lombardi, le porte-parole du Vatican – une lettre écrite en 2001 par le cardinal Darío Castrillón Hoyos, qui était alors préfet de la congrégation pour le clergé, afin de soutenir un évêque français condamné pour avoir refusé de dénoncer l’un de ses prêtres coupable de pédophilie.

Castrillón Hoyos s’est défendu en disant qu’il avait fait lire sa lettre à Jean-Paul II et qu’il avait obtenu l’approbation de celui-ci. Mais c’est un fait qu’un tel comportement n’est plus admis aujourd’hui. Dans l’avant-dernier numéro de "Civiltà Cattolica", la revue des jésuites, qui paraît après avoir été contrôlée par la secrétairerie d’état du Vatican, on cite comme exemples de bonne conduite les diocèses de Munich, de Cologne et de Bolzano, "où les évêques ont adopté une attitude que l’on pourrait appeler 'proactive', c’est-à-dire de collaboration préventive avec les autorités civiles".

Et avec cet article de "La Civiltà Cattolica" nous arrivons à la troisième modalité de réaction au scandale de la pédophilie.

3. LE COMBAT CULTUREL

A vrai dire, il y a deux articles, qui figurent en ouverture des numéros du 1er mai et du 15 mai 2010 de la revue. Les auteurs, les pères jésuites Giovanni Cucci et Hans Zollner, enseignent la psychologie à l’Université Pontificale Grégorienne de Rome et ils traitent la question de la pédophilie sous l’angle psychologico-social.

Dans le premier des deux articles, les auteurs décrivent, sur la base de la littérature scientifique, les caractéristiques de la pédophilie, la personnalité des gens qui commettent de tels actes – souvent, étant enfants, ils ont eux-mêmes été victimes d’abus sexuels – et leur incidence sur le clergé catholique, en opposition très grave avec le profil moral et éducatif élevé qui devrait être la caractéristique de leur vocation.

Parmi les leçons qu’il faut tirer du scandale, les auteurs insistent sur l’importance de la préparation des candidats au sacerdoce, dont l’équilibre et la maturité doivent être sérieusement vérifiés.

Ils démentent qu’il y ait un lien de cause à effet entre le célibat e la pédophilie.

En ce qui concerne la demande de réduire à l’état laïc les prêtres coupables de pédophilie, ils constatent :

"Certes, cela peut aussi être une procédure juste, prévue par le code de droit canonique. Mais il n’est pas dit que ce soit ce qu’il y a de mieux pour les victimes potentielles, les enfants, ni pour le coupable lui-même, qui, souvent, revient dans la société sans faire l’objet d’aucun contrôle et, livré à lui-même, recommence à commettre des abus sexuels. C’est ce qui s’est passé dans le cas de James Porter, prêtre du diocèse de Fall River (Massachusetts) : une fois démis de ses fonctions, il n’a pas du tout été poursuivi par les autorités civiles, il s’est marié et, peu de temps après, il a été inculpé de harcèlement sexuel envers la baby-sitter de ses enfants".

Dans le second article, Cucci et Zollner dénoncent le "silence étrange" à ce sujet que l’on constate non seulement de la part de ceux qui interviennent dans le monde de l'éducation (parents, enseignants, etc.) mais surtout de la part de ceux qui seraient les plus qualifiés pour en parler en connaissance de cause : les psychologues, psychiatres, psychothérapeutes.

La littérature scientifique relative à cette question apparaît réticente et incertaine. Les plus grands dictionnaires et encyclopédies ne consacrent à la pédophilie que quelques lignes sur des milliers de pages. Et on constate la même chose pour l'éphébophilie. Le résultat, c’est que, dans le débat public, la compétence est remplacée par l’"ouï-dire". Ce qui alimente cette "panique morale" qui déforme les véritables dimensions du problème.

Cucci et Zollner remarquent que, dans une opinion publique aussi troublée, "on oscille entre la criminalisation et la libéralisation". Ils citent de nombreux cas où la pédophilie a été défendue au nom de la liberté sexuelle. Ils rappellent un document et un colloque dont c’était le but, réalisés par le parti radical italien, en 1998, au palais du sénat. Ils rappellent la constitution aux Pays-Bas, en 2006, d’un parti pro-pédophilie. Ils font remarquer que l'actuel ministre de la Justice du gouvernement fédéral allemand, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, qui figure aujourd’hui parmi ceux qui critiquent le plus sévèrement l’Église, faisait partie de la direction de l’Humanistische Union à l’époque où cette organisation se battait pour la libéralisation de tous les actes sexuels "consensuels", y compris avec des mineurs.

"Ces observations – concluent les deux auteurs – demanderaient la remise en question d’un contexte culturel plus vaste, souvent accepté sans esprit critique, qui approuve les transgressions et les perversions comme manifestations de liberté et de spontanéité". Pour que la pédophilie soit reconnue comme une perversion et combattue, "il faut qu’elle fasse l’objet d’une norme qui sera éthique et psychologique avant d’être juridique".

Le combat doit donc être également culturel. Un combat dans lequel l’Église du pape Benoît se trouve au premier rang.

MESSAGE AU KIRCHENTAG ŒCUMÉNIQUE DE MUNICH, 12-16 MAI 2010

Chers frères et sœurs dans le Christ,

De Rome, je salue tous ceux qui se sont réunis sur la Theresienwiese à Munich pour la célébration liturgique d’ouverture du second Kirchentag œcuménique. Je me rappelle avec plaisir les années que j’ai passées dans la belle capitale de la Bavière en tant qu’archevêque de Munich et Freysing. J’adresse donc un salut particulier à l’archevêque de Munich et Freysing, Reinhard Marx, ainsi qu’à l’évêque régional luthérien, Johannes Friedrich. Je salue tous les évêques d’Allemagne et de nombreux pays du monde et aussi, tout particulièrement, les représentants des autres Églises et communautés ecclésiales ainsi que tous les chrétiens qui participent à cet évènement œcuménique. Je salue aussi les représentants de la vie publique et tous ceux qui sont présents à travers la radio et la télévision. La paix du Seigneur ressuscité soit avec vous tous !

“Afin que vous ayez l’espérance” : c’est autour de ce thème que vous vous êtes réunis à Munich. En ces temps difficiles, vous voulez envoyer un signal d’espérance à l’Église et à la société. Je vous en suis très reconnaissant. En effet, notre monde a besoin d’espérance, notre temps a besoin d’espérance. Mais l’Église est-elle un lieu d’espérance ? Au cours des derniers mois, nous avons dû faire face, à maintes reprises, à des informations qui tendent à faire disparaître la joie dans l’Église, qui la cachent comme lieu d’espérance. Comme les serviteurs du propriétaire dans la parabole évangélique du royaume de Dieu, nous voulons, nous aussi, demander au Seigneur : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il s’y trouve de l’ivraie?” (Mt 13, 27).

Oui, par sa Parole et par le sacrifice de sa vie, le Seigneur a vraiment semé, dans le champ qu’est la terre, du bon grain qui a germé et qui germe. Nous ne devons pas penser seulement aux grandes figures lumineuses de l’histoire, à qui l’Église a reconnu le titre de “saints”, c’est-à-dire complètement imprégnés de Dieu, resplendissants à partir de Lui. Chacun de nous connaît aussi des gens ordinaires, dont aucun journal ne parle, qu’aucune chronique ne cite, et qui, à partir de la foi, ont mûri et sont parvenus à un haut niveau d’humanité et de bonté. Quand il a discuté passionnément avec Dieu pour que celui-ci épargne la ville de Sodome, Abraham a obtenu du Seigneur de l’univers l’assurance que, s’il y avait dix justes, il ne détruirait pas la ville (cf. Gen 18, 22-33). Grâce à Dieu, il y a dans nos villes beaucoup plus de dix justes ! Si aujourd’hui nous sommes un peu attentifs, si nous ne percevons pas seulement ce qui est obscur, mais aussi ce qui est clair et bon dans notre époque, nous voyons que la foi rend les hommes purs et généreux, qu’elle les forme à l’amour. Encore une fois : l’ivraie existe aussi dans l’Église et parmi ceux que le Seigneur a pris à son service de manière particulière. Mais la lumière de Dieu n’est pas affaiblie, le bon grain n’a pas été étouffé par la graine du mal.

“Afin que vous ayez l’espérance” : cette phrase veut avant tout nous inviter à ne pas perdre de vue le bien et les gens qui sont bons. Elle veut nous inviter à être bons nous-mêmes et à le redevenir sans cesse, elle veut nous inviter à discuter avec Dieu en faveur du monde, comme Abraham, en cherchant nous-mêmes, passionnément, à vivre de la justice de Dieu.

L’Église est-elle donc un lieu d’espérance ? Oui, puisque par elle la Parole de Dieu, qui nous purifie et nous montre le chemin de la foi, nous atteint sans cesse de nouveau. Elle l’est, puisqu’en elle le Seigneur continue à se donner à nous, dans la grâce des sacrements, dans la parole de la réconciliation, dans les multiples dons de sa consolation. Rien ne peut obscurcir ou détruire tout cela. Nous devrions en être heureux au milieu de toutes les difficultés. Si nous parlons de l’Église comme lieu de l’espérance venue de Dieu, alors cela implique en même temps un examen de conscience : qu’est-ce que je fais de l’espérance que le Seigneur nous a donnée ? Est-ce que je me laisse vraiment modeler par sa Parole ? Est-ce que je me laisse transformer et guérir par Lui ? Quelle quantité d’ivraie pousse en moi, en réalité ? Suis-je prêt à l’arracher ? Suis-je reconnaissant du don du pardon et prêt à pardonner et à guérir à mon tour, au lieu de condamner ?

Demandons-nous encore une fois : qu’est-ce vraiment que “l’espérance” ? Ce que l’on peut faire tout seul n’est pas objet d’espérance, c’est un devoir que l’on doit accomplir avec la force de sa raison, de sa volonté et de son cœur. Mais si nous réfléchissons à tout ce que nous pouvons et devons faire, nous constatons que nous ne pouvons pas faire ce qui est le plus grand, ce qui ne nous arrive que comme un don : l’amitié, l’amour, la joie, le bonheur.

Je voudrais faire remarquer encore une chose : nous voulons tous vivre, mais la vie non plus, nous ne pouvons pas nous la donner tout seuls. Or, aujourd’hui, presque personne ne parle encore de la vie éternelle, qui était autrefois le véritable objet de l’espérance. Comme on n’ose pas y croire, on a besoin d’espérer que l’on va tout obtenir de la vie présente. Si l’on met de côté l’espérance en la vie éternelle, on en arrive à désirer une vie ici et maintenant, qui devient presque inévitablement égoïste et qui, en fin de compte, reste irréalisable. C’est justement quand nous voulons nous approprier la vie comme une sorte de bien qu’elle nous échappe.

Mais revenons en arrière. Les grandes choses de la vie, nous ne pouvons pas les réaliser nous-mêmes, nous ne pouvons que les espérer. La bonne nouvelle de la foi consiste justement en ceci : Celui qui peut nous les donner existe. Nous ne sommes pas abandonnés. Dieu est vivant. Dieu nous aime. En Jésus-Christ il est devenu l’un de nous. Je peux me tourner vers lui et il m’écoute. Voilà pourquoi, dans la confusion de notre époque qui nous incite à croire à tant d’autres voies, nous lui disons comme Pierre : “Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Nous croyons et nous savons que tu es le Saint de Dieu” (Jn 6, 68s).

Chers amis, je vous souhaite, à vous tous qui êtes réunis sur la Theresienwiese à Munich, d’être à nouveau bouleversés par la joie de pouvoir connaître Dieu, de connaître le Christ et d’être connus de Lui. Voilà notre espérance et notre joie au milieu de la confusion du temps présent.

Du Vatican, le 10 mai 2010

Benedictus PP. XVI

Traduction française par Charles de Pechpeyrou, Paris, France.

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