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 Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?

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Chrysostome



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MessageSujet: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 17:13

Mon évêque, M. le cardinal Marc Ouellet, a provoqué un tollé parce qu'il condamne l'avortement à la suite d'un viol. Qu'en pensez-vous; faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?

Moi, je crois qu'une femme qui tombe enceinte à la suite d'un viol et ne veut pas garder l'enfant devrait le confier à l'adoption. Pourquoi toujours préconiser l'avortement ? Notre société est-elle à ce point imprégnée de la culture de mort au point de ne pas envisager d'autres solutions ? Il y a 30 000 avortements chaque année au Québec ! Shocked

Bravo, Monseigneur ! Je vous appuie totalement ! Thumright

Citation :


Avortement: Mgr Ouellet provoque un tollé

Jean Pascal Lavoie
Le Soleil


(Québec) Au lendemain d'un rassemblement pro-vie à Québec au cours duquel le cardinal Marc Ouellet y est allé d'une condamnation sans équivoque de l'avortement en toutes circonstances, les réactions ont été nombreuses et tranchées.

«Ces propos sont malheureux», a affirmé l'abbé Raymond Gravel au Soleil. «Je suis contre l'avortement. Ce n'est pas quelque chose de bien, et il y en a beaucoup trop au Québec et au Canada. C'est devenu un moyen de contraception. Mais entre ça et la recriminalisation, surtout dans des cas de viol... C'est malheureux.»

L'abbé Gravel croit que la diminution des avortements passe plutôt par l'information et des cours de sexualité à l'école, plutôt que par une condamnation ex cathedra. Il s'insurge contre le fait de faire porter à la femme cette responsabilité. «Avec un discours comme ça, elle est doublement victime. Elle s'est fait violer, et en plus l'Église la condamne? C'est épouvantable! On en met beaucoup trop sur le dos des femmes.»

France Bédard, de l'Association des victimes de prêtres, est furieuse de ce qu'elle qualifie de double discours du cardinal Ouellet. «Quand je l'entends dire qu'il respecte la vie... Les victimes abusées, c'en est des vies!»

Elle-même victime d'un prêtre il y a une quarantaine d'années, elle a refusé de se faire avorter. Plusieurs années plus tard, son agresseur est mort tout juste avant le début de son procès au criminel. France Bédard affirme avoir été rejetée par l'archevêché de Québec lorsqu'elle est venue demander de l'aide.

«Je n'ai eu ni aide ni respect du cardinal Ouellet quand je me suis présentée à l'archevêché. Alors quand il plaide le respect de la vie! C'est difficile pour une personne qui a été agressée et qui a porté ça toute sa vie d'entendre un tel discours», a ajouté Mme Bédard.

«Dire que les femmes violées ne devraient pas se faire avorter n'est pas seulement sans coeur. C'est complètement déconnecté de la réalité des femmes», a tonné Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec.

Selon elle, les propos du cardinal doivent être situés dans le con­texte d'une «attaque constante con­tre le droit acquis à l'avortement». «Sous les conservateurs, il y a eu cinq projets de loi privés pour criminaliser indirectement l'avortement. M. Ouellet fait aussi campagne là-dessus depuis quel­ques semaines», a-t-elle rappelé.

«La droite religieuse attaque le droit à l'avortement, et elle a l'oreille du premier ministre [Harper]. Ça, c'est très inquiétant», a conclu M. Conradi.

Marguerite Blais, ministre des Aînés, a aussi critiqué le cardinal. «Je suis très mal à l'aise avec ça. Je n'accepte pas ça. Ce sont des hommes qui décident pour les hommes alors que les femmes sont capables de décider pour elles-mêmes», a déclaré la ministre libérale à RDI.

Marois outrée

La chef du Parti québécois ne digère tout simplement pas les propos du cardinal Marc Ouellet sur l'interdiction de l'avortement, mê­me dans les cas de viol. «Je suis complètement outrée de ces déclarations», a-t-elle dit, hier, en marge d'un colloque du PQ à Drummondville. «Ce sont des luttes qui ont été faites depuis 40 ans. Des droits qu'ont obtenus les femmes. Je crois que ce serait un recul inacceptable dans nos sociétés.»

Pour sa part, la ministre conservatrice Josée Verner n'était pas disponible pour commenter, mais elle a fait savoir par l'entremise de son attaché politique qu'elle demeurait résolument pro-choix et que le seul fait d'évoquer la réouverture du débat sur l'avortement était inacceptable.

Avec Simon Boivin

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201005/16/01-4280991-avortement-mgr-ouellet-provoque-un-tolle.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_en-manchette_2238_section_POS4
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 17:16

Simon1976 a écrit:
Mon évêque, M. le cardinal Marc Ouellet, a provoqué un tollé parce qu'il condamne l'avortement à la suite d'un viol. Qu'en pensez-vous; faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?

Moi, je crois qu'une femme qui tombe enceinte à la suite d'un viol et ne veut pas garder l'enfant devrait le confier à l'adoption. Pourquoi toujours préconiser l'avortement ? Notre société est-elle à ce point imprégnée de la culture de mort au point de ne pas envisager d'autres solutions ? Il y a 30 000 avortements chaque année au Québec ! Shocked

Bravo, Monseigneur ! Thumright

Citation :


Avortement: Mgr Ouellet provoque un tollé

Jean Pascal Lavoie
Le Soleil


(Québec) Au lendemain d'un rassemblement pro-vie à Québec au cours duquel le cardinal Marc Ouellet y est allé d'une condamnation sans équivoque de l'avortement en toutes circonstances, les réactions ont été nombreuses et tranchées.

«Ces propos sont malheureux», a affirmé l'abbé Raymond Gravel au Soleil. «Je suis contre l'avortement. Ce n'est pas quelque chose de bien, et il y en a beaucoup trop au Québec et au Canada. C'est devenu un moyen de contraception. Mais entre ça et la recriminalisation, surtout dans des cas de viol... C'est malheureux.»

L'abbé Gravel croit que la diminution des avortements passe plutôt par l'information et des cours de sexualité à l'école, plutôt que par une condamnation ex cathedra. Il s'insurge contre le fait de faire porter à la femme cette responsabilité. «Avec un discours comme ça, elle est doublement victime. Elle s'est fait violer, et en plus l'Église la condamne? C'est épouvantable! On en met beaucoup trop sur le dos des femmes.»

France Bédard, de l'Association des victimes de prêtres, est furieuse de ce qu'elle qualifie de double discours du cardinal Ouellet. «Quand je l'entends dire qu'il respecte la vie... Les victimes abusées, c'en est des vies!»

Elle-même victime d'un prêtre il y a une quarantaine d'années, elle a refusé de se faire avorter. Plusieurs années plus tard, son agresseur est mort tout juste avant le début de son procès au criminel. France Bédard affirme avoir été rejetée par l'archevêché de Québec lorsqu'elle est venue demander de l'aide.

«Je n'ai eu ni aide ni respect du cardinal Ouellet quand je me suis présentée à l'archevêché. Alors quand il plaide le respect de la vie! C'est difficile pour une personne qui a été agressée et qui a porté ça toute sa vie d'entendre un tel discours», a ajouté Mme Bédard.

«Dire que les femmes violées ne devraient pas se faire avorter n'est pas seulement sans coeur. C'est complètement déconnecté de la réalité des femmes», a tonné Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec.

Selon elle, les propos du cardinal doivent être situés dans le con­texte d'une «attaque constante con­tre le droit acquis à l'avortement». «Sous les conservateurs, il y a eu cinq projets de loi privés pour criminaliser indirectement l'avortement. M. Ouellet fait aussi campagne là-dessus depuis quel­ques semaines», a-t-elle rappelé.

«La droite religieuse attaque le droit à l'avortement, et elle a l'oreille du premier ministre [Harper]. Ça, c'est très inquiétant», a conclu M. Conradi.

Marguerite Blais, ministre des Aînés, a aussi critiqué le cardinal. «Je suis très mal à l'aise avec ça. Je n'accepte pas ça. Ce sont des hommes qui décident pour les hommes alors que les femmes sont capables de décider pour elles-mêmes», a déclaré la ministre libérale à RDI.

Marois outrée

La chef du Parti québécois ne digère tout simplement pas les propos du cardinal Marc Ouellet sur l'interdiction de l'avortement, mê­me dans les cas de viol. «Je suis complètement outrée de ces déclarations», a-t-elle dit, hier, en marge d'un colloque du PQ à Drummondville. «Ce sont des luttes qui ont été faites depuis 40 ans. Des droits qu'ont obtenus les femmes. Je crois que ce serait un recul inacceptable dans nos sociétés.»

Pour sa part, la ministre conservatrice Josée Verner n'était pas disponible pour commenter, mais elle a fait savoir par l'entremise de son attaché politique qu'elle demeurait résolument pro-choix et que le seul fait d'évoquer la réouverture du débat sur l'avortement était inacceptable.

Avec Simon Boivin

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201005/16/01-4280991-avortement-mgr-ouellet-provoque-un-tolle.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_en-manchette_2238_section_POS4

Avec toi Simon, je dis Bravo Monseigneur cheers

Il reste toujours en effet la solution de l'adoption si vraiment la mère ne peut élever son enfant ou le confier à de la famille....... quoique le coeur d'une mère doit être déchiré de ne pouvoir élever son enfant !
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 17:22

-Julienne a écrit:
Simon1976 a écrit:
Mon évêque, M. le cardinal Marc Ouellet, a provoqué un tollé parce qu'il condamne l'avortement à la suite d'un viol. Qu'en pensez-vous; faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?

Moi, je crois qu'une femme qui tombe enceinte à la suite d'un viol et ne veut pas garder l'enfant devrait le confier à l'adoption. Pourquoi toujours préconiser l'avortement ? Notre société est-elle à ce point imprégnée de la culture de mort au point de ne pas envisager d'autres solutions ? Il y a 30 000 avortements chaque année au Québec ! Shocked

Bravo, Monseigneur ! Thumright

Citation :


Avortement: Mgr Ouellet provoque un tollé

Jean Pascal Lavoie
Le Soleil


(Québec) Au lendemain d'un rassemblement pro-vie à Québec au cours duquel le cardinal Marc Ouellet y est allé d'une condamnation sans équivoque de l'avortement en toutes circonstances, les réactions ont été nombreuses et tranchées.

«Ces propos sont malheureux», a affirmé l'abbé Raymond Gravel au Soleil. «Je suis contre l'avortement. Ce n'est pas quelque chose de bien, et il y en a beaucoup trop au Québec et au Canada. C'est devenu un moyen de contraception. Mais entre ça et la recriminalisation, surtout dans des cas de viol... C'est malheureux.»

L'abbé Gravel croit que la diminution des avortements passe plutôt par l'information et des cours de sexualité à l'école, plutôt que par une condamnation ex cathedra. Il s'insurge contre le fait de faire porter à la femme cette responsabilité. «Avec un discours comme ça, elle est doublement victime. Elle s'est fait violer, et en plus l'Église la condamne? C'est épouvantable! On en met beaucoup trop sur le dos des femmes.»

France Bédard, de l'Association des victimes de prêtres, est furieuse de ce qu'elle qualifie de double discours du cardinal Ouellet. «Quand je l'entends dire qu'il respecte la vie... Les victimes abusées, c'en est des vies!»

Elle-même victime d'un prêtre il y a une quarantaine d'années, elle a refusé de se faire avorter. Plusieurs années plus tard, son agresseur est mort tout juste avant le début de son procès au criminel. France Bédard affirme avoir été rejetée par l'archevêché de Québec lorsqu'elle est venue demander de l'aide.

«Je n'ai eu ni aide ni respect du cardinal Ouellet quand je me suis présentée à l'archevêché. Alors quand il plaide le respect de la vie! C'est difficile pour une personne qui a été agressée et qui a porté ça toute sa vie d'entendre un tel discours», a ajouté Mme Bédard.

«Dire que les femmes violées ne devraient pas se faire avorter n'est pas seulement sans coeur. C'est complètement déconnecté de la réalité des femmes», a tonné Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec.

Selon elle, les propos du cardinal doivent être situés dans le con­texte d'une «attaque constante con­tre le droit acquis à l'avortement». «Sous les conservateurs, il y a eu cinq projets de loi privés pour criminaliser indirectement l'avortement. M. Ouellet fait aussi campagne là-dessus depuis quel­ques semaines», a-t-elle rappelé.

«La droite religieuse attaque le droit à l'avortement, et elle a l'oreille du premier ministre [Harper]. Ça, c'est très inquiétant», a conclu M. Conradi.

Marguerite Blais, ministre des Aînés, a aussi critiqué le cardinal. «Je suis très mal à l'aise avec ça. Je n'accepte pas ça. Ce sont des hommes qui décident pour les hommes alors que les femmes sont capables de décider pour elles-mêmes», a déclaré la ministre libérale à RDI.

Marois outrée

La chef du Parti québécois ne digère tout simplement pas les propos du cardinal Marc Ouellet sur l'interdiction de l'avortement, mê­me dans les cas de viol. «Je suis complètement outrée de ces déclarations», a-t-elle dit, hier, en marge d'un colloque du PQ à Drummondville. «Ce sont des luttes qui ont été faites depuis 40 ans. Des droits qu'ont obtenus les femmes. Je crois que ce serait un recul inacceptable dans nos sociétés.»

Pour sa part, la ministre conservatrice Josée Verner n'était pas disponible pour commenter, mais elle a fait savoir par l'entremise de son attaché politique qu'elle demeurait résolument pro-choix et que le seul fait d'évoquer la réouverture du débat sur l'avortement était inacceptable.

Avec Simon Boivin

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201005/16/01-4280991-avortement-mgr-ouellet-provoque-un-tolle.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_en-manchette_2238_section_POS4

Avec toi Simon, je dis Bravo Monseigneur cheers

Il reste toujours en effet la solution de l'adoption si vraiment la mère ne peut élever son enfant ou le confier à de la famille....... quoique le coeur d'une mère doit être déchiré de ne pouvoir élever son enfant !

Oui, ça doit être difficile de confier l'enfant qu'on a porté à d'autres, mais au moins, il aura une chance de vivre et, qui sait, d'être quelqu'un d'utile à la société.

Nous vivons dans une société vieillissante alors je crois qu'on devrait limiter fortement les avortements.

Remercions le Ciel d'avoir des pasteurs courageux, qui n'ont pas peur des attaques des loups et qui ne suivent pas le courant, comme les poissons morts ! Smile
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Aaricia



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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 17:24

Si on laissait les intéressées choisir elles-mêmes, personne ne peut prétendre choisir leur vie à leur place et encore moins condamner celles qui avortent après un viol ou celles qui avortent parce qu'elles ne voulaient pas tomber enceintes.
Ca s'appelle "le libre arbitre", même Dieu nous laisse maîtres de nos vies.
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 17:25

Simon1976 a écrit:
-Julienne a écrit:
Simon1976 a écrit:
Mon évêque, M. le cardinal Marc Ouellet, a provoqué un tollé parce qu'il condamne l'avortement à la suite d'un viol. Qu'en pensez-vous; faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?

Moi, je crois qu'une femme qui tombe enceinte à la suite d'un viol et ne veut pas garder l'enfant devrait le confier à l'adoption. Pourquoi toujours préconiser l'avortement ? Notre société est-elle à ce point imprégnée de la culture de mort au point de ne pas envisager d'autres solutions ? Il y a 30 000 avortements chaque année au Québec ! Shocked

Bravo, Monseigneur ! Thumright

Citation :


Avortement: Mgr Ouellet provoque un tollé

Jean Pascal Lavoie
Le Soleil


(Québec) Au lendemain d'un rassemblement pro-vie à Québec au cours duquel le cardinal Marc Ouellet y est allé d'une condamnation sans équivoque de l'avortement en toutes circonstances, les réactions ont été nombreuses et tranchées.

«Ces propos sont malheureux», a affirmé l'abbé Raymond Gravel au Soleil. «Je suis contre l'avortement. Ce n'est pas quelque chose de bien, et il y en a beaucoup trop au Québec et au Canada. C'est devenu un moyen de contraception. Mais entre ça et la recriminalisation, surtout dans des cas de viol... C'est malheureux.»

L'abbé Gravel croit que la diminution des avortements passe plutôt par l'information et des cours de sexualité à l'école, plutôt que par une condamnation ex cathedra. Il s'insurge contre le fait de faire porter à la femme cette responsabilité. «Avec un discours comme ça, elle est doublement victime. Elle s'est fait violer, et en plus l'Église la condamne? C'est épouvantable! On en met beaucoup trop sur le dos des femmes.»

France Bédard, de l'Association des victimes de prêtres, est furieuse de ce qu'elle qualifie de double discours du cardinal Ouellet. «Quand je l'entends dire qu'il respecte la vie... Les victimes abusées, c'en est des vies!»

Elle-même victime d'un prêtre il y a une quarantaine d'années, elle a refusé de se faire avorter. Plusieurs années plus tard, son agresseur est mort tout juste avant le début de son procès au criminel. France Bédard affirme avoir été rejetée par l'archevêché de Québec lorsqu'elle est venue demander de l'aide.

«Je n'ai eu ni aide ni respect du cardinal Ouellet quand je me suis présentée à l'archevêché. Alors quand il plaide le respect de la vie! C'est difficile pour une personne qui a été agressée et qui a porté ça toute sa vie d'entendre un tel discours», a ajouté Mme Bédard.

«Dire que les femmes violées ne devraient pas se faire avorter n'est pas seulement sans coeur. C'est complètement déconnecté de la réalité des femmes», a tonné Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec.

Selon elle, les propos du cardinal doivent être situés dans le con­texte d'une «attaque constante con­tre le droit acquis à l'avortement». «Sous les conservateurs, il y a eu cinq projets de loi privés pour criminaliser indirectement l'avortement. M. Ouellet fait aussi campagne là-dessus depuis quel­ques semaines», a-t-elle rappelé.

«La droite religieuse attaque le droit à l'avortement, et elle a l'oreille du premier ministre [Harper]. Ça, c'est très inquiétant», a conclu M. Conradi.

Marguerite Blais, ministre des Aînés, a aussi critiqué le cardinal. «Je suis très mal à l'aise avec ça. Je n'accepte pas ça. Ce sont des hommes qui décident pour les hommes alors que les femmes sont capables de décider pour elles-mêmes», a déclaré la ministre libérale à RDI.

Marois outrée

La chef du Parti québécois ne digère tout simplement pas les propos du cardinal Marc Ouellet sur l'interdiction de l'avortement, mê­me dans les cas de viol. «Je suis complètement outrée de ces déclarations», a-t-elle dit, hier, en marge d'un colloque du PQ à Drummondville. «Ce sont des luttes qui ont été faites depuis 40 ans. Des droits qu'ont obtenus les femmes. Je crois que ce serait un recul inacceptable dans nos sociétés.»

Pour sa part, la ministre conservatrice Josée Verner n'était pas disponible pour commenter, mais elle a fait savoir par l'entremise de son attaché politique qu'elle demeurait résolument pro-choix et que le seul fait d'évoquer la réouverture du débat sur l'avortement était inacceptable.

Avec Simon Boivin

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201005/16/01-4280991-avortement-mgr-ouellet-provoque-un-tolle.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_en-manchette_2238_section_POS4

Avec toi Simon, je dis Bravo Monseigneur cheers

Il reste toujours en effet la solution de l'adoption si vraiment la mère ne peut élever son enfant ou le confier à de la famille....... quoique le coeur d'une mère doit être déchiré de ne pouvoir élever son enfant !

Oui, ça doit être difficile de confier l'enfant qu'on a porté à d'autres, mais au moins, il aura une chance de vivre et, qui sait, d'être quelqu'un d'utile à la société.

Nous vivons dans une société vieillissante alors je crois qu'on devrait limiter fortement les avortements.

Remercions le Ciel d'avoir des pasteurs courageux, qui n'ont pas peur des attaques des loups et qui ne suivent pas le courant, comme les poissons morts ! Smile

Tu as tout-à-fait raison.... nous avons des pasteurs courageux !

Il me souvient que lors de son élection notre Pape Benoît XVI avait demandé de prier pour lui afin qu'il n'aie pas peur des loups,

Il est si courageux, je l'admire et le respecte tellement.
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 17:27

Aaricia a écrit:
Si on laissait les intéressées choisir elles-mêmes, personne ne peut prétendre choisir leur vie à leur place et encore moins condamner celles qui avortent après un viol ou celles qui avortent parce qu'elles ne voulaient pas tomber enceintes.
Ca s'appelle "le libre arbitre", même Dieu nous laisse maîtres de nos vies.

Il faudrait surtout bien conseiller les femmes qui se trouvent dans cette situation car elles sont victimes de pressions, en faveur de l'avortement, bien sûr. Ceux qui les pressurent ainsi n'ont pas de décision à prendre, n'étant pas dans cette situation.
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 17:29

Ce genre de "tollés" est voulu par les médias, car le but est tout simplement de faire interdire la liberté d'expression et d'anathématiser ceux qui disent que la morale implique la condamnation (morale) de l'avortement dans pratiquement toutes les circonstances.

C'est typique de dire que la victime est doublement victimisée par la condamnation de l'avortement ; en oubliant totalement que la condamnation morale, elle, ne fait perdre la vie à personne !

Ceci dit, grâce à ma "morale pratique", je n'ai rien contre le fait que les victimes prennent, une pilule du lendemain dans les cas graves, comme le viol.


Dernière édition par nilamitp le Lun 17 Mai 2010, 17:35, édité 1 fois
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 17:32

nilamitp a écrit:
C'est typique de dire que la victime est doublement victimisée par la condamnation de l'avortement ; en oubliant totalement que la condamnation morale, elle, ne fait perdre la vie à personne !

Ceci dit, grâce à ma "morale pratique", je n'ai rien contre le fait que les victimes prennent, une pilule du lendemain dans les cas graves, comme le viol.

Et à moins que j'aie mal compris, Mgr Ouellet n'a pas condamné les femmes qui se font avorter à la suite d'un viol. Il condamne le viol, bien sûr, et l'acte d'avorter. L'enfant n'a pas choisi d'être conçu, il n'a pas à payer pour le péché d'un autre.
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 17:34

Simon1976 a écrit:
nilamitp a écrit:
C'est typique de dire que la victime est doublement victimisée par la condamnation de l'avortement ; en oubliant totalement que la condamnation morale, elle, ne fait perdre la vie à personne !

Ceci dit, grâce à ma "morale pratique", je n'ai rien contre le fait que les victimes prennent, une pilule du lendemain dans les cas graves, comme le viol.

Et à moins que j'aie mal compris, Mgr Ouellet n'a pas condamné les femmes qui se font avorter à la suite d'un viol. Il condamne le viol, bien sûr, et l'acte d'avorter. L'enfant n'a pas choisi d'être conçu, il n'a pas à payer pour le péché d'un autre.

Bien sûr Simon, l'Eglise ne condamne jamais les personnes , elle n'approuve pas l'acte.

L'enfant n'a pas à payer pour le péché d'un autre, tu as tout-à-fait raison ......

L'enfant issu d'un viol est un être humain à part entière qui n'a rien demandé.
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 17:38

-Julienne a écrit:
Simon1976 a écrit:
nilamitp a écrit:
C'est typique de dire que la victime est doublement victimisée par la condamnation de l'avortement ; en oubliant totalement que la condamnation morale, elle, ne fait perdre la vie à personne !

Ceci dit, grâce à ma "morale pratique", je n'ai rien contre le fait que les victimes prennent, une pilule du lendemain dans les cas graves, comme le viol.

Et à moins que j'aie mal compris, Mgr Ouellet n'a pas condamné les femmes qui se font avorter à la suite d'un viol. Il condamne le viol, bien sûr, et l'acte d'avorter. L'enfant n'a pas choisi d'être conçu, il n'a pas à payer pour le péché d'un autre.

Bien sûr Simon, l'Eglise ne condamne jamais les personnes , elle n'approuve pas l'acte.

L'enfant n'a pas à payer pour le péché d'un autre, tu as tout-à-fait raison ......

L'enfant issu d'un viol est un être humain à part entière qui n'a rien demandé.

Mais pour le monde, ce n'est pas un être humain alors pour lui, l'avortement est une solution logique...

:evil:
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 17:40

Simon1976 a écrit:
nilamitp a écrit:
C'est typique de dire que la victime est doublement victimisée par la condamnation de l'avortement ; en oubliant totalement que la condamnation morale, elle, ne fait perdre la vie à personne !

Ceci dit, grâce à ma "morale pratique", je n'ai rien contre le fait que les victimes prennent, une pilule du lendemain dans les cas graves, comme le viol.

Et à moins que j'aie mal compris, Mgr Ouellet n'a pas condamné les femmes qui se font avorter à la suite d'un viol. Il condamne le viol, bien sûr, et l'acte d'avorter. L'enfant n'a pas choisi d'être conçu, il n'a pas à payer pour le péché d'un autre.

Ah ! ça fait du bien de lire ça ! Ce n'est pas parce que l'enfant ne sera pas, que le viol sera oublié !
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Arc-en-Ciel



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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 18:14

doris a écrit:
Simon1976 a écrit:
nilamitp a écrit:
C'est typique de dire que la victime est doublement victimisée par la condamnation de l'avortement ; en oubliant totalement que la condamnation morale, elle, ne fait perdre la vie à personne !

Ceci dit, grâce à ma "morale pratique", je n'ai rien contre le fait que les victimes prennent, une pilule du lendemain dans les cas graves, comme le viol.

Et à moins que j'aie mal compris, Mgr Ouellet n'a pas condamné les femmes qui se font avorter à la suite d'un viol. Il condamne le viol, bien sûr, et l'acte d'avorter. L'enfant n'a pas choisi d'être conçu, il n'a pas à payer pour le péché d'un autre.

Ah ! ça fait du bien de lire ça ! Ce n'est pas parce que l'enfant ne sera pas, que le viol sera oublié !
Très juste, chère Doris
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 18:21

Arc-en-Ciel a écrit:
doris a écrit:
Simon1976 a écrit:
nilamitp a écrit:
C'est typique de dire que la victime est doublement victimisée par la condamnation de l'avortement ; en oubliant totalement que la condamnation morale, elle, ne fait perdre la vie à personne !

Ceci dit, grâce à ma "morale pratique", je n'ai rien contre le fait que les victimes prennent, une pilule du lendemain dans les cas graves, comme le viol.

Et à moins que j'aie mal compris, Mgr Ouellet n'a pas condamné les femmes qui se font avorter à la suite d'un viol. Il condamne le viol, bien sûr, et l'acte d'avorter. L'enfant n'a pas choisi d'être conçu, il n'a pas à payer pour le péché d'un autre.

Ah ! ça fait du bien de lire ça ! Ce n'est pas parce que l'enfant ne sera pas, que le viol sera oublié !
Très juste, chère Doris

Merci. sunny
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 18:25

nilamitp a écrit:
Ce genre de "tollés" est voulu par les médias, car le but est tout simplement de faire interdire la liberté d'expression et d'anathématiser ceux qui disent que la morale implique la condamnation (morale) de l'avortement dans pratiquement toutes les circonstances.

C'est typique de dire que la victime est doublement victimisée par la condamnation de l'avortement ; en oubliant totalement que la condamnation morale, elle, ne fait perdre la vie à personne !

Ceci dit, grâce à ma "morale pratique", je n'ai rien contre le fait que les victimes prennent, une pilule du lendemain dans les cas graves, comme le viol.

Je suis ignorant sur la pilule du lendemain. J'ai lu qu'elle bloquait l'ovulation, donc elle agirait avant la conception du bébé, alors ce serait de la conception (sauvage et brutal certes ) pas de l'avortement.
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 18:44

Bonsoir,

Voici ce que dit Wikipedia de la pilule du lendemain :

La pilule du lendemain, ou contraception post-coïtale ou encore contraception d'urgence est un médicament de type hormonal (le progestagène lévonorgestrel) indiqué chez la femme en âge de procréer désirant limiter le risque d'une grossesse non désirée en cas de rapport sexuel non ou mal protégé (par préservatif ou autre méthode de contraception)1.
Le levonorgestrel (Norlevo) est efficace dans les trois jours (72 heures) maximum suivant un rapport mais son efficacité diminue avec le temps. La prise est conseillée si possible dans les 12 premières heures. Son efficacité contraceptive est d'environ 95% dans les 24 premières heures. Elle chute à 60 % après 48 à 72 heures 2.
Certaines pilules du surlendemain sont efficaces dans les cinq jours suivant le rapport.
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 19:55

Louis74 a écrit:
Je suis ignorant sur la pilule du lendemain. J'ai lu qu'elle bloquait l'ovulation, donc elle agirait avant la conception du bébé, alors ce serait de la conception (sauvage et brutal certes ) pas de l'avortement.
La pilule du lendemain se prend dans les 72h après rapport non protégé. Plus elle est prise tôt, plus elle est efficace. Généralement, elles provoquent des règles quelque soit le moment du cycle, donc pas de grossesse possible.

Ces pilules sont moralement condamnables, car -en plus de jouer avec les hormones et la biologie-, le risque d'expulser des ovules fécondés est réel.

Mais par rapport à un avortement la différence est énorme.
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 20:01

nilamitp a écrit:
Louis74 a écrit:
Je suis ignorant sur la pilule du lendemain. J'ai lu qu'elle bloquait l'ovulation, donc elle agirait avant la conception du bébé, alors ce serait de la conception (sauvage et brutal certes ) pas de l'avortement.
La pilule du lendemain se prend dans les 72h après rapport non protégé. Plus elle est prise tôt, plus elle est efficace. Généralement, elles provoquent des règles quelque soit le moment du cycle, donc pas de grossesse possible.

Ces pilules sont moralement condamnables, car -en plus de jouer avec les hormones et la biologie-, le risque d'expulser des ovules fécondés est réel.

Mais par rapport à un avortement la différence est énorme.

Je suis d'accord il y a une énorme différence, je ne parviens pas à prendre position par rapport à ces pilules ???
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 20:12

Voila ce qu'on peut lire sur une déclaration du vatican:
Citation :
1. La pilule du lendemain est une préparation à base d'hormones (celle-ci peut contenir des oestrogènes, des oestroprogestérones ou uniquement des progestérones) qui, prise dans les 72 heures après un rapport sexuel présumé fécond, met en route un mécanisme avant tout de type "antinidatoire", c'est-à-dire qu'il empêche que l'éventuel ovule fécondé (qui est un embryon humain), désormais arrivé dans son développement à l'état de blastocyste (5-6 jour de la fécondation), ne s'implante sur la paroi utérine, à travers un mécanisme d'altération de la paroi elle-même. Le résultat final sera donc l'expulsion et la perte de cet embryon.

Ce n'est que si l'absorption de cette pilule devait précéder de quelques jours l'ovulation que celle-ci pourrait parfois agir à travers un mécanisme qui bloque l'ovulation (dans ce cas, il s'agirait d'une action typiquement "contraceptive").

Toutefois, la femme qui a recours à ce type de pilule le fait dans la crainte de pouvoir se trouver dans une période féconde et donc dans l'intention de provoquer l'expulsion de l'éventuel être conçu; de plus, il serait utopique de penser qu'une femme se trouvant dans des conditions de vouloir avoir recours à une contraception d'urgence, ait la possibilité de connaître avec exactitude et rapidité son état actuel de fertilité.


En gros si cette pilule est prise avant 72 heure, c'est un contraceptif, après s'il y a fécondation, c'est un avortement.

L'article complet: http://www.bioethique.net/modules.php?name=News&file=article&sid=9
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 20:18

louis74 a écrit:
Voila ce qu'on peut lire sur une déclaration du vatican:
Citation :
1. La pilule du lendemain est une préparation à base d'hormones (celle-ci peut contenir des oestrogènes, des oestroprogestérones ou uniquement des progestérones) qui, prise dans les 72 heures après un rapport sexuel présumé fécond, met en route un mécanisme avant tout de type "antinidatoire", c'est-à-dire qu'il empêche que l'éventuel ovule fécondé (qui est un embryon humain), désormais arrivé dans son développement à l'état de blastocyste (5-6 jour de la fécondation), ne s'implante sur la paroi utérine, à travers un mécanisme d'altération de la paroi elle-même. Le résultat final sera donc l'expulsion et la perte de cet embryon.

Ce n'est que si l'absorption de cette pilule devait précéder de quelques jours l'ovulation que celle-ci pourrait parfois agir à travers un mécanisme qui bloque l'ovulation (dans ce cas, il s'agirait d'une action typiquement "contraceptive").

Toutefois, la femme qui a recours à ce type de pilule le fait dans la crainte de pouvoir se trouver dans une période féconde et donc dans l'intention de provoquer l'expulsion de l'éventuel être conçu; de plus, il serait utopique de penser qu'une femme se trouvant dans des conditions de vouloir avoir recours à une contraception d'urgence, ait la possibilité de connaître avec exactitude et rapidité son état actuel de fertilité.


En gros si cette pilule est prise avant 72 heure, c'est un contraceptif, après s'il y a fécondation, c'est un avortement.

L'article complet: http://www.bioethique.net/modules.php?name=News&file=article&sid=9

Merci Louis, donc si j'interprète bien pour l' Eglise cela n'est pas permis ????
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 21:05

doris a écrit:
Simon1976 a écrit:
nilamitp a écrit:
C'est typique de dire que la victime est doublement victimisée par la condamnation de l'avortement ; en oubliant totalement que la condamnation morale, elle, ne fait perdre la vie à personne !

Ceci dit, grâce à ma "morale pratique", je n'ai rien contre le fait que les victimes prennent, une pilule du lendemain dans les cas graves, comme le viol.

Et à moins que j'aie mal compris, Mgr Ouellet n'a pas condamné les femmes qui se font avorter à la suite d'un viol. Il condamne le viol, bien sûr, et l'acte d'avorter. L'enfant n'a pas choisi d'être conçu, il n'a pas à payer pour le péché d'un autre.

Ah ! ça fait du bien de lire ça ! Ce n'est pas parce que l'enfant ne sera pas, que le viol sera oublié !

Tout a fait d accord, Doris.

On n efface pas un crime en faisant faire un autre crime.

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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 21:21

Pour ce qui concerne la pilule du lendemain, il faut savoir que la modification de la paroi utérine, rendant alors impossible la nidation de l ovule fécondée, reproduit un phénomène naturel car la paroi utérine n est pas favorable á la nidation á n importe quel moment du cycle.

Donc de maniere tout á fait naturelle de multitude d ovules fécondées se perdent au long du cycle.

Le problème de cette pilule du lendemain, malheureusement, c est que quand elle est prise, c est souvent précisément après un rapport traumatique et particulièrement sur une mineure. Alors il arrive que les médecins la leur donnent d office pour leur éviter de prendre elles meme la décision d interrompre une grossesse engagée ce qui le traumatiserait encore davantage. Parfois elles ignorent même ce qu elles prennent et, en tout état de cause, elles penseront qu elles ne sont pas "tombées enceinte".

Certes, l acte est discutable sur le plan de l éthique chrétienne.

Mais lá on arrive á des situations (viol sur mineures, parfois acte incestueux et pédophile extrêmement traumatique et traumatisant), d une gravité telle qu on ne peut que prier, et pour la victime du viol et pour le malheureux médecin catholique qui se trouverait en face de ce cas.



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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 22:10

Christophore a écrit:
Pour ce qui concerne la pilule du lendemain, il faut savoir que la modification de la paroi utérine, rendant alors impossible la nidation de l ovule fécondée, reproduit un phénomène naturel car la paroi utérine n est pas favorable á la nidation á n importe quel moment du cycle.

Donc de maniere tout á fait naturelle de multitude d ovules fécondées se perdent au long du cycle.

Le problème de cette pilule du lendemain, malheureusement, c est que quand elle est prise, c est souvent précisément après un rapport traumatique et particulièrement sur une mineure. Alors il arrive que les médecins la leur donnent d office pour leur éviter de prendre elles meme la décision d interrompre une grossesse engagée ce qui le traumatiserait encore davantage. Parfois elles ignorent même ce qu elles prennent et, en tout état de cause, elles penseront qu elles ne sont pas "tombées enceinte".

Certes, l acte est discutable sur le plan de l éthique chrétienne.

Mais lá on arrive á des situations (viol sur mineures, parfois acte incestueux et pédophile extrêmement traumatique et traumatisant), d une gravité telle qu on ne peut que prier, et pour la victime du viol et pour le malheureux médecin catholique qui se trouverait en face de ce cas.

:sts:
Merci pour ces précisions.
Effectivement dans ces cas exceptionnels, la pilule du lendemain semble parfaitement légitime et utile pour éviter des avortements.

Sachant qu'elle doit être prise au plus tôt, dans le cas d'une victime traumatisée et très jeune ; on comprend bien que le médecin, qui doit en plus sûrement faire la constatation du viol, n'est pas dans une bonne situation pour expliquer tous les tenants et les aboutissants de la pilule du lendemain...
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Lun 17 Mai 2010, 22:57

La controverse suscitée par Mgr Ouellet est tellement vive qu'elle a fait perdre à certains le respect dû à un évêque... Rolling Eyes "Belle province" autrefois catholique !

Citation :
Paroles de dinosaure...

Québec se distingue encore, cette fois c'est avec monsieur Ouellet. Ce dernier fait partie de l'aile très traditionnelle de l'Église catholique qu'on espère minoritaire, celle du péché, de l'intolérance, de la punition, du secret et du péché mortel...

C'est une disgrâce de se ranger dans le camp des pro-vie et des conservateurs qu'il a appuyés dans une manifestation à Ottawa. Heureusement, on n'est pas trop surpris car on ne comptait pas sur un dinosaure pour défendre les femmes et leurs droits. L'église n'a jamais été à l'avant-garde de ce côté, elle préfère les femmes servantes.

La majorité des personnes qui vivent au Québec et au Canada sont pour la vie. Je n'en connais pas qui sont pour la mort. Cependant le respect de la vie c'est aussi le respect de la santé physique et morale des femmes qui ne sont pas des usines à fabriquer des enfants. Complètement déconnecté, M. Ouellet valorise encore, en 2010, la famille traditionnelle nombreuse.

Le respect de la vie c'est aussi le respect des homosexuels et des lesbiennes, le respect des personnes divorcées ou séparées, le respect des personnes abusées par des membres de l'Église et le respect des femmes violées et abusées ou dont la santé est à risque.

Un geste d'amour inspiré par la compassion et l'esprit de l'Évangile aurait dû conduire M. Ouellet à tendre les bras au lieu de souhaiter qu'on criminalise l'avortement. Il aurait dû demander qu'on travaille davantage sur les causes pour prévenir les grossesses non désirées.

Au lieu d'être négatif et de jouer à l'autruche, il aurait pu demander qu'on donne de meilleures informations aux jeunes, qu'il y ait des cours de sexualité dans les écoles et qu'on enseigne la prévention. Malheureusement, on ne peut compter sur M. Ouellet et son Église pour la prévention, car son Église est même contre l'utilisation du condom comme méthode anticonceptionnelle.

Au lieu d'accueillir les femmes qui ont des problèmes, on préfère les pousser dans les bras de personnes de l'ombre et de les ramener aux broches à tricot. En Afrique, on préfère se fermer les yeux, interdire le condom et laisser le sida se propager à la vitesse grand V. On peut se demander, dans ce contexte, qui respecte la vie, les pro-choix ou les pro-vie?

Un grand-père pour la vie et le respect des femmes.

Denis Carrier, Gatineau

Citation :
Le cardinal Ouellet et son désespoir

Les récents propos de monsieur Ouellet qui a la fonction épiscopale dans l'Église catholique, concernant la recriminalisation de l'interruption volontaire de grossesse sont, à juste titre, scandaleux et inadmissibles.

Le réflexe premier, qui est le mien, est de se dissocier totalement de tels discours. Cependant, une rhétorique semblable apparaît paradoxalement rassurante. D'une part, cela corrobore le droit reconnu de la liberté d'expression et révèle surtout que la place réelle de l'Église catholique au Québec est devenue plus que marginale, d'autre part. Une telle véhémence de la part de monsieur Ouellet ne dévoile-t-elle pas son profond désespoir, en constatant le faible impact du catholicisme institutionnel dans la société québécoise actuelle?

En effet, si une personne comme monsieur Ouellet doit recourir à des propos aussi excessifs pour susciter une réaction, cela indique que l'influence de l'institution catholique s'avère plus que négligeable.

Par contre l'héritage humaniste du christianisme demeure sans nul doute l'élément le plus inspirant pour la civilisation occidentale. Cependant, cet héritage est désormais sécularisé. Il met en valeur des principes éthiques comme la solidarité, la justice socioécologique et l'égalité. N'est-ce pas là sa plus grande contribution à la société québécoise?

Patrice Perreault, Granby
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Tourterelle



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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 00:00

Citation :
«Ces propos sont malheureux», a affirmé l'abbé Raymond Gravel au Soleil. «Je suis contre l'avortement. Ce n'est pas quelque chose de bien, et il y en a beaucoup trop au Québec et au Canada. C'est devenu un moyen de contraception. Mais entre ça et la recriminalisation, surtout dans des cas de viol... C'est malheureux.»

L'abbé Raymond Gravel est un prêtre moderniste (un peu rebel). Il confond bien des choses... Il est très influencé par les valeurs de ce monde. Il est finalement très social. Mais heureusement, l'autorité de l'église le ramène à la réalité de la foi catholique de temps en temps (lorsqu'il exagère et cela semble lui arriver souvent)... Évidement, jamais le pape n'a approuvé et n'approuvera les avortements pour des raisons telle que le viol. Alors, l'abbé Raymond Gravel n'aura qu'à s'ajuster au discernement du pape (ce qu'il fini toujours par faire...)

À mon avis la foi de l'église n'est ni conservatrice, ni moderniste, "elle est", c'est tout. La position de mgr Ouellet est celle de l'église et du pape.


Dernière édition par Tourterelle le Mar 18 Mai 2010, 00:06, édité 1 fois
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 00:06

Tourterelle a écrit:
Citation :
«Ces propos sont malheureux», a affirmé l'abbé Raymond Gravel au Soleil. «Je suis contre l'avortement. Ce n'est pas quelque chose de bien, et il y en a beaucoup trop au Québec et au Canada. C'est devenu un moyen de contraception. Mais entre ça et la recriminalisation, surtout dans des cas de viol... C'est malheureux.»

L'abbé Raymond Gravel est un prêtre moderniste (un peu rebel). Il confond bien des choses... Il est très influencé par les valeurs de ce monde. Il est finalement très social. Mais heureusement, l'autorité de l'église le ramène à la réalité de la foi catholique de temps en temps (lorsqu'il exagère)... Évidement, jamais le pape n'a approuvé et n'approuvera les avortements pour des raisons telle que le viol. Alors, l'abbé Raymond Gravel n'aura qu'à s'ajuster au discernement du pape.

Je crois qu'il est favorable au mariage des prêtres (et des homosexuels aussi). Son passage en politique n'a pas été un grand succès. La place d'un prêtre est à l'église et non au Parlement, avec une bande de bouffons, d'hypocrites et de menteurs. C'est vrai qu'il critique souvent l'Église mais un prêtre ne doit pas se compromettre avec le monde. D'ailleurs, il devrait expliquer davantage la position de l'Église au sujet de l'avortement et d'autres sujets comme l'homosexualité.
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Tourterelle



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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 00:18

Citation :
Je crois qu'il est favorable au mariage des prêtres (et des homosexuels aussi). Son passage en politique n'a pas été un grand succès. La place d'un prêtre est à l'église et non au Parlement, avec une bande de bouffons, d'hypocrites et de menteurs. C'est vrai qu'il critique souvent l'Église mais un prêtre ne doit pas se compromettre avec le monde. D'ailleurs, il devrait expliquer davantage la position de l'Église au sujet de l'avortement et d'autres sujets comme l'homosexualité.

Oui, je sais... Il est vraiment très inquiétant ce prêtre... Je pense qu'il aime bien être populaire (c'est un social). Franchement, je ne sais pas s'il demeura prêtre bien longtemps...
Tant qu'il arrivera à s'ajuster à l'autorité de l'église (obéissance), cela ira... Mais il semble garder certaines positions qui sont contraire aux positions de l'église. La révolte n'est pas bien loin... C'est triste... En attendant, il fait bien des dommages...
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 00:30

Tourterelle a écrit:
Citation :
Je crois qu'il est favorable au mariage des prêtres (et des homosexuels aussi). Son passage en politique n'a pas été un grand succès. La place d'un prêtre est à l'église et non au Parlement, avec une bande de bouffons, d'hypocrites et de menteurs. C'est vrai qu'il critique souvent l'Église mais un prêtre ne doit pas se compromettre avec le monde. D'ailleurs, il devrait expliquer davantage la position de l'Église au sujet de l'avortement et d'autres sujets comme l'homosexualité.

Oui, je sais... Il est vraiment très inquiétant ce prêtre... Je pense qu'il aime bien être populaire (c'est un social). Franchement, je ne sais pas s'il demeura prêtre bien longtemps...
Tant qu'il arrivera à s'ajuster à l'autorité de l'église (obéissance), cela ira... Mais il semble garder certaines positions qui sont contraire aux positions de l'église. La révolte n'est pas bien loin... C'est triste... En attendant, il fait bien des dommages...

Raymond Gravel (né en 1952) est un prêtre catholique et un homme politique québécois. Il a été le député bloquiste de Repentigny à la Chambre des communes du Canada.

Lors de sa jeunesse, il est prostitué et travaille dans un bar homosexuel. À l'âge de seize ans, il quitte la maison pour devenir une escorte masculine. Après avoir travaillé dans les bars gays, il décida d'entrer dans un séminaire en 1982. Il a été prêtre dans la paroisse de La Plaine dans le diocèse de Joliette.

Le 29 octobre 2006, il est choisi par acclamation pour être le candidat du Bloc québécois. Il doit abandonner momentanément son ministère pour exercer ses fonctions politiques, ce qui lui cause beaucoup de chagrin. Pour se présenter, il lui était nécessaire de consulter son évêque, Gilles Lussier, qui n'aurait pas empêché cette décision. Cependant, il a été critiqué par le canoniste Gilles Routhier, qui indique que cette procédure n'est pas conforme au code de droit canonique de 1983.

Le 27 novembre 2006, lors d'une élection partielle tenue pour combler le siège laissé vacant par Benoît Sauvageau, décédé tragiquement lors d'un accident de la route, Raymond Gravel est élu député du Bloc québécois dans Repentigny, défaisant les candidats conservateur, néo-démocrate et libéral par une très grande marge.

L'abbé Gravel est le premier prêtre québécois à se faire élire à la Chambre des communes du Canada ; il est toutefois le troisième prêtre souverainiste à être élu, les deux autres étant les abbés Jacques Couture et Louis O'Neill, élus à l'Assemblée nationale du Québec en 1976. Il est controversé en raison de son appui au mariage homosexuel et à l'avortement, deux positions contraires à celles de l'Église catholique.

Il était signataire d'une lettre de dix-neuf prêtres contestaires de la doctrine sociale de l'Église. Gravel a déjà affirmé dans la revue homosexuelle Fugues que la moitié des prêtres québécois sont homosexuels. Il est également en faveur de l'indépendance du Québec. Toutefois, il s'est engagé à s'abstenir de voter en tant que député sur toute motion contraire à la doctrine de l'Église.

Raymond Gravel a aussi collaboré à la Revue Le Point, publiée par Roger-Luc Chayer en 2006, dans le cadre d'un comité de sages et de réflexion sur des questions pertinentes à la communauté gaie avec Jean-Luc Romero et Michel Girouard. Une entrevue a d'ailleurs été accordée par l'abbé Gravel sur la question [1].

Il a par ailleurs exprimé son désaccord à l'initiative papale Summorum Pontificum redéfinissant l'usage de la messe tridentine. [1] En octobre 2007, il a proposé que la province de Québec adopte sa propre version de la loi de 1905, qui confère la propriété des lieux de culte à l'État. [2]

En 2005, la congrégation pour l'éducation catholique a interdit l'ordination de prêtres homosexuels. Gravel n'aurait jamais été ordonné si ces normes avaient été appliquées à l'époque.[3]

Jim Hughes, président de Campaign Life Coalition, a demandé une suspense canonique contre le père Gravel après que celui-ci eût publiquement défendu le médecin avorteur Henry Morgentaler pour avoir reçu l'Ordre du Canada. [4] Par la suite il est sommé par le Vatican d'abandonner soit sa prêtrise, soit sa fonction de député. Il choisit alors de ne pas se présenter aux prochaines élections fédérales.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Gravel
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 01:08

Clarifications au sujet de l'intervention du cardinal Marc Ouellet sur la dignité de la personne humaine

Suite à la couverture médiatique des derniers jours sur les propos tenus par le cardinal Marc Ouellet, le directeur des communications de l’Église catholique de Québec, Monsieur Jasmin Lemieux-Lefebvre, fait la mise au point suivante :

Une approche morale

L’intervention fortement médiatisée de l’archevêque de Québec portait sur diverses questions relatives à la dignité de la personne humaine d’un point de vue moral, avec un souci constant de compassion. Le Cardinal ne condamne aucune femme et il souhaite qu’on leur vienne davantage en aide avant ou après l’avortement. Il comprend la détresse menant à ce choix douloureux. Les mères et les pères méritent le soutien de toute la société pour leur éviter d’en arriver à l’avortement. L’adoption doit être facilitée.

Un vide juridique inacceptable à revisiter

Quand le Cardinal invite à rouvrir la question de l’avortement, c’est pour offrir une protection à l’enfant dans le sein maternel. Le Canada est le seul pays au monde à maintenir un vide juridique complet à ce sujet. Quel modèle le Canada devrait choisir ? Il laisse le soin aux politiciens d’étudier une solution équilibrée parmi la pléiade d’options qui existent ailleurs. Cependant, la priorité à l’heure actuelle n’est pas la criminalisation, c’est un éveil moral et une éducation des consciences face au drame de l’avortement.

Un débat important

Nous espérons un sain débat sur les questions de fond entourant la dignité de la personne humaine. L’Église doit contribuer à sa manière et selon ses critères à une réflexion qui est notre responsabilité à toutes et à tous.

http://eglisecatholiquedequebec.org/
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 01:17

Dernier billet de Mgr Ouellet, paru le 16 mai dans le journal Le Soleil:

Le billet du Cardinal • 16 mai 2010

POUR UNE CULTURE DE LA VIE

J’ai l’honneur ou le malheur de défendre la dignité de la personne humaine sans
condition ni compromission. Dans le débat actuel sur l’euthanasie, cela me vaut d’être
traité d’intégriste et d’ayatollah. Certains ne supportent pas que la dignité humaine ne
soit en rien diminuée quand la personne n’est pas encore née, qu’elle est malade,
handicapée ou mourante. J’affirme que la dignité de la personne humaine demeure
pleine et entière du premier instant jusqu’à la toute fin de son existence. Elle est
inviolable parce qu’il s’agit d’une personne humaine, tout simplement.

Que les lois humaines le permettent ou pas, au plus intime de la conscience, la loi morale
naturelle commande de ne pas tuer, de respecter la vie humaine et de défendre les êtres
les plus fragiles. J’ai tenu un tel discours devant la Fédération canadienne des sociétés de
médecins catholiques. J’ai ensuite abordé la question en entrevue avec Jean-Luc Mongrain
en ne me limitant pas à un point de vue pastoral de responsable religieux, car on vous sert
immédiatement le slogan que « la religion des uns ne doit pas devenir la loi des autres ».
J’ai donc argumenté surtout d’un point de vue rationnel recevable en principe par tous.
Le jour où on met une condition au respect de la personne humaine, la société perd son
fondement éthique et la porte est ouverte à tous les abus des plus forts sur les plus faibles.
Le jour où l’on dit que l’enfant dans le sein de sa mère doit être respecté et défendu à la
condition d’être en santé et de ne pas menacer la santé de la mère, à la condition d’avoir
été conçu au bon moment, d’être attendu et désiré, ce jour-là commence la violation des
droits humains, même si la loi d’un pays autorise le choix de l’avortement et de
l’euthanasie. La dignité humaine n’est pas une marchandise qu’on peut troquer en
échange d’autre chose. C’est vous et moi comme personne. C’est le fondement moral de
notre civilisation.

Ce fondement est contesté de nos jours et remplacé par les désirs subjectifs et passagers
des individus. Certains pensent que la souffrance en fin de vie justifie une demande
d’euthanasie. Elle justifie seulement une demande d’accompagnement médical pour la
soulager. Certains m’accusent de ne pas deviner la détresse des femmes qui ne choisissent
jamais à la légère l’avortement. Soyez certains que je compatis à cette souffrance extrême.
Raison de plus pour ne pas banaliser l’avortement comme simple procédure médicale
sans encadrement juridique.

En cette semaine de la famille, il importe de réfléchir sur l’avenir de notre société et de
souhaiter un renouveau culturel axé sur une culture de la vie. Les 30 000 Québécois
avortés annuellement ne pourraient-ils pas être accueillis dans des foyers d’adoption?
Outre la valeur intrinsèque de la vie humaine à sauvegarder, tout le monde reconnaît le
besoin de main-d’oeuvre et l’insuffisance de l’immigration pour combler les postes dans
les années à venir.

Certains éditorialistes s’insurgent avec mépris contre le gouvernement fédéral qui,
heureusement, ne projette pas d’inclure l’avortement dans le plan du G8 pour la santé
des mères et des enfants des pays du Tiers-Monde. Il évite ainsi d’étendre nos moeurs à
d’autres cultures et surtout d’imposer une mentalité néo-colonialiste à des nations qui
sont respectueuses de la vie. N’est-ce pas nous qui sommes maintenant un « pays en voie
de développement » du point de vue de la dignité de la personne humaine? L’esprit
communautaire qui anime beaucoup de ces peuples est pourtant aussi présent chez nous.
C’est à cet esprit qu’il nous faut puiser afin de soutenir les êtres les plus fragiles de notre
société.

http://eglisecatholiquedequebec.org/documents/pdf/billetsducardinal/billetcmo_2010-05-16.pdf
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 08:08

Simon1976 a écrit:
Tourterelle a écrit:
Citation :
«Ces propos sont malheureux», a affirmé l'abbé Raymond Gravel au Soleil. «Je suis contre l'avortement. Ce n'est pas quelque chose de bien, et il y en a beaucoup trop au Québec et au Canada. C'est devenu un moyen de contraception. Mais entre ça et la recriminalisation, surtout dans des cas de viol... C'est malheureux.»

L'abbé Raymond Gravel est un prêtre moderniste (un peu rebel). Il confond bien des choses... Il est très influencé par les valeurs de ce monde. Il est finalement très social. Mais heureusement, l'autorité de l'église le ramène à la réalité de la foi catholique de temps en temps (lorsqu'il exagère)... Évidement, jamais le pape n'a approuvé et n'approuvera les avortements pour des raisons telle que le viol. Alors, l'abbé Raymond Gravel n'aura qu'à s'ajuster au discernement du pape.

Je crois qu'il est favorable au mariage des prêtres (et des homosexuels aussi). Son passage en politique n'a pas été un grand succès. La place d'un prêtre est à l'église et non au Parlement, avec une bande de bouffons, d'hypocrites et de menteurs. C'est vrai qu'il critique souvent l'Église mais un prêtre ne doit pas se compromettre avec le monde. D'ailleurs, il devrait expliquer davantage la position de l'Église au sujet de l'avortement et d'autres sujets comme l'homosexualité.

Je trouve fort dommage qu'un prêtre se mêle de politique, là il n'y a que mensonges....

Le Pape n'approuvera jamais l'avortement que ce soit dans n'importe quel cas !

Je connais de vue...... quelques prêtres modernistes, ils aiment le luxe, le confort ultra super....... je ne juge pas mais normalement le prêtre est un autre Christ, donc il n' est pas du monde.......
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 09:27

Pour ce qui est de la position de l'église, il me semble qu'elle accepte l'avortement que lorsque la vie de la mère est menacer. Arnaud saura mieux dire que moi...
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 09:30

-Julienne a écrit:
quelques prêtres modernistes, ils aiment le luxe, le confort ultra super......
Ouah... En Belgique ?

En France, les prêtres aiment les voitures de collection :
ils roulent en R16 et en peugeot 205.

:mdr:
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 09:33

Citation :
L'Eglise catholique a "toujours admis l'avortement indirect", quand des soins prodigués à la femme enceinte pour lui sauver la vie "ont pour conséquence la mort du foetus", a précisé le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi.
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 09:47

nilamitp a écrit:
-Julienne a écrit:
quelques prêtres modernistes, ils aiment le luxe, le confort ultra super......
Ouah... En Belgique ?

En France, les prêtres aiment les voitures de collection :
ils roulent en R16 et en peugeot 205.

:mdr:

Ceux dont je parle c' est en Belgique bien sûr mon cher nilamitp ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 09:48

Tourterelle a écrit:
Pour ce qui est de la position de l'église, il me semble qu'elle accepte l'avortement que lorsque la vie de la mère est menacer. Arnaud saura mieux dire que moi...

Merci Chère Tourterelle, oui eh bien j'attends qu'Arnaud vienne dans ces parages Very Happy
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 13:19

-Julienne a écrit:
Tourterelle a écrit:
Pour ce qui est de la position de l'église, il me semble qu'elle accepte l'avortement que lorsque la vie de la mère est menacer. Arnaud saura mieux dire que moi...

Merci Chère Tourterelle, oui eh bien j'attends qu'Arnaud vienne dans ces parages Very Happy

Oui, j attends aussi Arnaud.
Car, á ma connaissance, en aucun cas l avortement n est accepté par l Eglise.
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 13:37

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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 13:43

Bonjour,

Je remets la vidéo que nous a donner de voir Nilamipt(j'espère qu'il ne m'en voudra pas ;) ) sur un autre sujet pour les propos du père Guy Gilbert sur le cas particulier d'un viol collectif(vers 11mn30s)
Il dit qu'il est bien contre l'avortement mais qu'il soutient (il n'aide pas à avorter , il le precise) la fille qui se ferait avorter dans ce cas la.
Je ne pense pas que le père Guy Gilbert soit shizo. Je pense qu'il dit dans ces cas la (à mon avis il a du y faire face), tu as un etre vivant en toi, mais tu veux le faire partir, je suis contre mais je ne te laisserais pas seule. De plus le père Gilbert assure son sacerdoce dans un milieu particulier avec des personne en difficulté qui sont souvent loin de la foi chrétienne.

Si le travail n'est pas fait en amon quand la fille n'a pas subi de viol, qu'un embryon est un ertre humain en formation, ce n'est pas après un viol qu'un femme ou une jeune fille, détruite, pourra faire sienne cette vérité.

Le travail du pape, des cardinaux et des eveques est donc bien de dire " Il ne faut pas avorter même en cas de viol", travail indispensable
Le travail des pretres, ou laics étant confronté à ces situations, étant extrement difficile, serait essayer de sauver le foetus mais si la femme ne veut pas,ne pas l'abandonner, voir rester toujours en contact. Elle pourrait ensuite, peut etre, se rendre de son geste, et le pretre ou le laic lui saura encore de grande aide.



Dernière édition par louis74 le Mar 18 Mai 2010, 13:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 13:47

Je ne sais pas ce que vous attendez d'Arnaud.

Dans le Christianisme :
- soit le couple homme/femme est naturellement fécond, soit il ne l'est pas.
- aucun moyen de contraception n'est souhaitable.
- aucune technique de procréation artificielle n'est souhaitable.
- les pilules abortives, l'avortement est une violation directe du saint Décalogue.

Après tout ne se vaut pas.

Mon discours est le suivant :
- on ne peut pas du tout mettre le préservatif au même niveau que les pilules chimiques, les spermicides etc...
- on ne peut pas du tout mettre la pilule au même niveau que les le stérilet et les les pilules dites du "lendemain" et du "surlendemain".
- on ne peut pas du tout mettre les stérilets, les pilules dites du "lendemain" et du "surlendemain", au même niveau que les pilules abortives et l'avortement.
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 14:10

Arc-en-Ciel a écrit:
Il y a un cas où l'avortement est accepté par l'Eglise
Voir le sujet sur :
http://docteurangelique.forumactif.com/theologie-spirituelle-f1/le-cas-d-avortement-autorise-par-le-catholicisme-t8335.htm?highlight=avortement

Je ne le pense pas, apres l avoir lu. Je suis plutot d accord avec l Académie Pontificale de la Vie.
TU NE TUERAS PAS.
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 17:17

Voici une lettre que j'ai envoyée au journal, en appui à Mgr Ouellet, qui se fait joyeusement attaquer, comme on peut l'imaginer !

Citation :
J'appuie les propos de Mgr Ouellet concernant la culture de mort et l'avortement. L'enfant conçu à la suite d'un viol ne devrait pas payer pour le crime de son géniteur. C'est un être humain, comme n'importe quel enfant conçu normalement, et il a le droit le plus fondamental, le droit à la vie. Je crois qu'à la place d'une solution barbare comme l'avortement, on devrait privilégier une solution humaine comme l'adoption, afin que ces enfants n'ayant pas choisi d'exister puissent vivre et grandir dans un milieu ou ils seraient acceptés et aimés.


Dernière édition par Simon1976 le Mar 18 Mai 2010, 17:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 17:20

-Julienne a écrit:
Tourterelle a écrit:
Pour ce qui est de la position de l'église, il me semble qu'elle accepte l'avortement que lorsque la vie de la mère est menacer. Arnaud saura mieux dire que moi...

Merci Chère Tourterelle, oui eh bien j'attends qu'Arnaud vienne dans ces parages Very Happy

J'ai une amie qui a dû se faire avorter en raison d'une grossesse extra-utérine. Si la vie des deux est menacée, il faut en sauver une... et dans ce cas, sauver la vie de la mère me paraît logique.
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 21:35

Simon1976 a écrit:
-Julienne a écrit:
Tourterelle a écrit:
Pour ce qui est de la position de l'église, il me semble qu'elle accepte l'avortement que lorsque la vie de la mère est menacer. Arnaud saura mieux dire que moi...

Merci Chère Tourterelle, oui eh bien j'attends qu'Arnaud vienne dans ces parages Very Happy

J'ai une amie qui a dû se faire avorter en raison d'une grossesse extra-utérine. Si la vie des deux est menacée, il faut en sauver une... et dans ce cas, sauver la vie de la mère me paraît logique.

Cher Simon, en médecine il faut etre d une extreme précision sur les termes afin de ne pas se laisser manipuler .
Une grossesse extra-utérine n erst pas une grossesse naturelle car celle ci imkplique la nidation de loeuf dans l UTERUS qui est le lieu prévu par le Créateur pour mener á terme cette grossesse.
Donc interrompre quelque chose qui n est pas possible n est pas un avortement.
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 21:38

De plus dans ce cas il n y a de possibilité de sauver QUE la vie de la mere, car meme en décidant par hypothese de la sacrifier, l enfant ne peut en aucun cas etre mené á terme : la grossesse extra-utérine arrivera á rupture et alors ce sera une urgence chirurgicale sinon les deux vont mourir.
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 22:56

Pour info :

17 mai, 2010
La déclaration de Mgr Thomas Olmsted sur un cas d'avortement thérapeutique

Un communiqué officiel de l'évêque de Phoenix, Arizona, sur l'enfant de onze semaines avorté parce que la vie de sa mère était menacée par la poursuite de la grossesse, a été largement repris par la presse.

Je suis gravement préoccupé par le fait qu'un avortement ait été pratiqué il y a quelques mois dans un hôpital catholique de ce diocèse. Je suis aussi préoccupé par la déclaration de l'hôpital selon laquelle le coup d'arrêt à une vie humaine était nécessaire pour traiter l'état médical sous-jacent de la mère.

Un enfant à naître n'est pas une maladie. Bien que les professionnels de la médecine doivent certainement tenter de sauver la vie d'une femme enceinte, le moyen d'y parvenir ne peut jamais être de tuer son enfant à naître. La fin ne justifie pas les moyens.

Toute institution catholique est tenue de défendre la vie humaine à toutes ses étapes : depuis la conception jusqu'à la mort naturelle. Cette obligation pèse sur chaque individu catholique. Si un catholique coopère formellement à la procuration d'un avortement, il est automatiquement excommunié par cette action. L'Eglise catholique continuera de défendre la vie et de proclamer la malice de l'avortement sans compromission, et elle doit même corriger ses propres membres s'ils devaient manquer à ce devoir.

Nous devons toujours nous rappeler que lorsqu'une situation médicale compliquée se présente à propos d'une femme enceinte, il y a alors deux patients qui ont besoin de traitement et de soins, et non pas un seul. La vie de l'enfant à naître est tout aussi sacrée que celle de la mère, et l'on ne peut préférer une vie par-dessus l'autre. On appelle très justement « mère » la femme dès l'instant de la conception et pendant la durée de sa grossesse elle sera considérée comme étant « avec enfant ». [NDLR : c'est l'expression anglaise with child, synonyme d'« enceinte ».]

La mise à mort directe d'un enfant à naître est toujours immorale, quelles que soient les circonstances, et ne peut être autorisée dans une institution, quelle qu'elle soit, qui s'affirme authentiquement catholique.

Comme feu notre Saint-Père, Jean-Paul II l'a solennellement enseigné dans son encyclique Evangelium vitae, « l'avortement direct, c'est-à-dire l'avortement voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un grave désordre moral puisqu'il s'agit de la mise à mort délibérée d'un être humain innocent » (Evangelium vitae, §62).

Les Directives éthiques et religieuses pour les établissements de soins catholiques (ERD) sont très claires à ce propos : « Le ministère des soins de santé catholiques témoigne du caractère sacré de la vie humaine depuis le moment de la conception jusqu'à la mort. La défense de la vie par l'Eglise englobe les enfants à naître et les soins des femmes et de leurs enfants, pendant et après la grossesse. » Les ERD affirment également que « l'avortement (c'est-à-dire l'arrêt directement voulu de la grossesse avant la viabilité ou la destruction directement voulue du fœtus viable) n'est jamais permis. Chaque intervention dont le seul effet immédiat est de mettre fin à une grossesse avant la viabilité est un avortement. … Les établissements de soins catholiques ne doivent pas fournir des services d'avortement, même s'ils sont fondés sur le principe de la coopération matérielle. Dans ce contexte, les établissements de soins catholiques doivent être attentifs au risque de scandale lié à n'importe quelle forme d'association avec ceux qui procurent des avortements.

Mgr Olmsted, en vertu de sa charge, est la voix d'autorité en matière de foi et de morale dans le diocèse de Phoenix. Cela comprend chaque institution catholique officielle du diocèse.

Pour la presse américaine, cela est pire qu'inacceptable : incompréhensible. Et elle présente la prise de position de l'évêque comme la condamnation à mort, froide et sans humanité, de la mère. Oubliant que l'Eglise demande justement que tout soit fait pour sauver toutes les vies impliquées dans ce genre de drame.

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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 22:59

Alors, du coup, qu en est-il du cas limite de la pilule du lendemain ?
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mar 18 Mai 2010, 23:02

Christophore a écrit:
Pour info :

17 mai, 2010
La déclaration de Mgr Thomas Olmsted sur un cas d'avortement thérapeutique

Un communiqué officiel de l'évêque de Phoenix, Arizona, sur l'enfant de onze semaines avorté parce que la vie de sa mère était menacée par la poursuite de la grossesse, a été largement repris par la presse.

Je suis gravement préoccupé par le fait qu'un avortement ait été pratiqué il y a quelques mois dans un hôpital catholique de ce diocèse. Je suis aussi préoccupé par la déclaration de l'hôpital selon laquelle le coup d'arrêt à une vie humaine était nécessaire pour traiter l'état médical sous-jacent de la mère.

Un enfant à naître n'est pas une maladie. Bien que les professionnels de la médecine doivent certainement tenter de sauver la vie d'une femme enceinte, le moyen d'y parvenir ne peut jamais être de tuer son enfant à naître. La fin ne justifie pas les moyens.

Toute institution catholique est tenue de défendre la vie humaine à toutes ses étapes : depuis la conception jusqu'à la mort naturelle. Cette obligation pèse sur chaque individu catholique. Si un catholique coopère formellement à la procuration d'un avortement, il est automatiquement excommunié par cette action. L'Eglise catholique continuera de défendre la vie et de proclamer la malice de l'avortement sans compromission, et elle doit même corriger ses propres membres s'ils devaient manquer à ce devoir.

Nous devons toujours nous rappeler que lorsqu'une situation médicale compliquée se présente à propos d'une femme enceinte, il y a alors deux patients qui ont besoin de traitement et de soins, et non pas un seul. La vie de l'enfant à naître est tout aussi sacrée que celle de la mère, et l'on ne peut préférer une vie par-dessus l'autre. On appelle très justement « mère » la femme dès l'instant de la conception et pendant la durée de sa grossesse elle sera considérée comme étant « avec enfant ». [NDLR : c'est l'expression anglaise with child, synonyme d'« enceinte ».]

La mise à mort directe d'un enfant à naître est toujours immorale, quelles que soient les circonstances, et ne peut être autorisée dans une institution, quelle qu'elle soit, qui s'affirme authentiquement catholique.

Comme feu notre Saint-Père, Jean-Paul II l'a solennellement enseigné dans son encyclique Evangelium vitae, « l'avortement direct, c'est-à-dire l'avortement voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un grave désordre moral puisqu'il s'agit de la mise à mort délibérée d'un être humain innocent » (Evangelium vitae, §62).

Les Directives éthiques et religieuses pour les établissements de soins catholiques (ERD) sont très claires à ce propos : « Le ministère des soins de santé catholiques témoigne du caractère sacré de la vie humaine depuis le moment de la conception jusqu'à la mort. La défense de la vie par l'Eglise englobe les enfants à naître et les soins des femmes et de leurs enfants, pendant et après la grossesse. » Les ERD affirment également que « l'avortement (c'est-à-dire l'arrêt directement voulu de la grossesse avant la viabilité ou la destruction directement voulue du fœtus viable) n'est jamais permis. Chaque intervention dont le seul effet immédiat est de mettre fin à une grossesse avant la viabilité est un avortement. … Les établissements de soins catholiques ne doivent pas fournir des services d'avortement, même s'ils sont fondés sur le principe de la coopération matérielle. Dans ce contexte, les établissements de soins catholiques doivent être attentifs au risque de scandale lié à n'importe quelle forme d'association avec ceux qui procurent des avortements.

Mgr Olmsted, en vertu de sa charge, est la voix d'autorité en matière de foi et de morale dans le diocèse de Phoenix. Cela comprend chaque institution catholique officielle du diocèse.

Pour la presse américaine, cela est pire qu'inacceptable : incompréhensible. Et elle présente la prise de position de l'évêque comme la condamnation à mort, froide et sans humanité, de la mère. Oubliant que l'Eglise demande justement que tout soit fait pour sauver toutes les vies impliquées dans ce genre de drame.

© leblogdejeannesmits.

Je ne connais pas ce cas mais si la grossesse était normale, c'est clairement un meurtre. Si la vie de la mère était en danger, on aurait pu la garder en vie par des moyens techniques, je suppose... Confused
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mer 19 Mai 2010, 00:05

Allocution du cardinal Ouellet devant un groupe pro-vie dans le cadre de Campagne Québec Vie. Ça dure une quarantaine de minutes.

http://www.gloria.tv/?media=75903
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Mer 19 Mai 2010, 10:23

Simon1976 a écrit:
Christophore a écrit:
Pour info :

17 mai, 2010
La déclaration de Mgr Thomas Olmsted sur un cas d'avortement thérapeutique

Un communiqué officiel de l'évêque de Phoenix, Arizona, sur l'enfant de onze semaines avorté parce que la vie de sa mère était menacée par la poursuite de la grossesse, a été largement repris par la presse.

Je suis gravement préoccupé par le fait qu'un avortement ait été pratiqué il y a quelques mois dans un hôpital catholique de ce diocèse. Je suis aussi préoccupé par la déclaration de l'hôpital selon laquelle le coup d'arrêt à une vie humaine était nécessaire pour traiter l'état médical sous-jacent de la mère.

Un enfant à naître n'est pas une maladie. Bien que les professionnels de la médecine doivent certainement tenter de sauver la vie d'une femme enceinte, le moyen d'y parvenir ne peut jamais être de tuer son enfant à naître. La fin ne justifie pas les moyens.

Toute institution catholique est tenue de défendre la vie humaine à toutes ses étapes : depuis la conception jusqu'à la mort naturelle. Cette obligation pèse sur chaque individu catholique. Si un catholique coopère formellement à la procuration d'un avortement, il est automatiquement excommunié par cette action. L'Eglise catholique continuera de défendre la vie et de proclamer la malice de l'avortement sans compromission, et elle doit même corriger ses propres membres s'ils devaient manquer à ce devoir.

Nous devons toujours nous rappeler que lorsqu'une situation médicale compliquée se présente à propos d'une femme enceinte, il y a alors deux patients qui ont besoin de traitement et de soins, et non pas un seul. La vie de l'enfant à naître est tout aussi sacrée que celle de la mère, et l'on ne peut préférer une vie par-dessus l'autre. On appelle très justement « mère » la femme dès l'instant de la conception et pendant la durée de sa grossesse elle sera considérée comme étant « avec enfant ». [NDLR : c'est l'expression anglaise with child, synonyme d'« enceinte ».]

La mise à mort directe d'un enfant à naître est toujours immorale, quelles que soient les circonstances, et ne peut être autorisée dans une institution, quelle qu'elle soit, qui s'affirme authentiquement catholique.

Comme feu notre Saint-Père, Jean-Paul II l'a solennellement enseigné dans son encyclique Evangelium vitae, « l'avortement direct, c'est-à-dire l'avortement voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un grave désordre moral puisqu'il s'agit de la mise à mort délibérée d'un être humain innocent » (Evangelium vitae, §62).

Les Directives éthiques et religieuses pour les établissements de soins catholiques (ERD) sont très claires à ce propos : « Le ministère des soins de santé catholiques témoigne du caractère sacré de la vie humaine depuis le moment de la conception jusqu'à la mort. La défense de la vie par l'Eglise englobe les enfants à naître et les soins des femmes et de leurs enfants, pendant et après la grossesse. » Les ERD affirment également que « l'avortement (c'est-à-dire l'arrêt directement voulu de la grossesse avant la viabilité ou la destruction directement voulue du fœtus viable) n'est jamais permis. Chaque intervention dont le seul effet immédiat est de mettre fin à une grossesse avant la viabilité est un avortement. … Les établissements de soins catholiques ne doivent pas fournir des services d'avortement, même s'ils sont fondés sur le principe de la coopération matérielle. Dans ce contexte, les établissements de soins catholiques doivent être attentifs au risque de scandale lié à n'importe quelle forme d'association avec ceux qui procurent des avortements.

Mgr Olmsted, en vertu de sa charge, est la voix d'autorité en matière de foi et de morale dans le diocèse de Phoenix. Cela comprend chaque institution catholique officielle du diocèse.

Pour la presse américaine, cela est pire qu'inacceptable : incompréhensible. Et elle présente la prise de position de l'évêque comme la condamnation à mort, froide et sans humanité, de la mère. Oubliant que l'Eglise demande justement que tout soit fait pour sauver toutes les vies impliquées dans ce genre de drame.

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Je ne connais pas ce cas mais si la grossesse était normale, c'est clairement un meurtre. Si la vie de la mère était en danger, on aurait pu la garder en vie par des moyens techniques, je suppose... Confused

Bien sur ! Nous sommes tout á fait d accord.,
Mais le souci c est comment lire le texte par rapport á la pilule du lendemain (qui est ce que j en ai détaillé plus haut)?
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MessageSujet: Re: Faut-il tuer l'enfant conçu à la suite d'un viol ?   Sam 22 Mai 2010, 17:15

Ceux qui croient que même le viol justifie l'avortement devraient lire ceci:

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/encyclicals/documents/hf_jp-ii_enc_25031995_evangelium-vitae_fr.html

"C'est pourquoi, avec l'autorité conférée par le Christ à Pierre et à ses successeurs, en communion avec les Evêques — qui ont condamné l'avortement à différentes reprises et qui, en réponse à la consultation précédemment mentionnée, même dispersés dans le monde, ont exprimé unanimement leur accord avec cette doctrine —, je déclare que l'avortement direct, c'est-à-dire voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un désordre moral grave, en tant que meurtre délibéré d'un être humain innocent. Cette doctrine est fondée sur la loi naturelle et sur la Parole de Dieu écrite; ella est transmise par la Tradition de l'Eglise et enseignée par le Magistère ordinaire et universel." § 62

À bon entendeur salut ! salut
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