les socialos, sous l'impulsion de Manuel Valls, relancent la question de l' euthanasie, de la nécessité d'une aide active à mourir. nous avons là une démonstration parfaite du rôle que joue la gauche bipique dans la division des tâches de la religion libérale.
d'abord un petit texte de Michéa qui explique cela:
«
la tableau libéral définit un tableau à double entrée, la droite moderne (celle qui a renoncé à rétablir l'alliance du trône et de l'autel) représente l'entrée par le marché et son expansion perpétuelle, la gauche moderne (celle qui a définitivement renoncé depuis Mai 68 étudiant, au compromis historique passé avec le mouvement ouvrier socialiste lors de l'affaire Dreyfus) représente le mode d'entrée privilégié par le Droit et sa culture transgressive. (...) L'une procède plutôt de Turgot et d'Adam Smith, l'autre plutôt de Benjamin Constant et de John Stuart Mil ( parfois revêtus, il est vrai, du manteau de cuir de Trotsky, pour de vagues raisons historiques encore partiellement agissantes) c'est pourquoi le clivage historique droite/ gauche, tel qu'il en est venu à fonctionner de nos jours, est la clé politique ultime des progrès constants de l'ordre capitaliste. Il permet, en effet, de placer en permanence les classes populaires devant une alternative impossible.
Soit elles cherchent à se mettre à l'abri des effets économiques du libéralisme, elles vont alors avec la gauche valider toutes les conditions culturelles du système qui engendre ses effets. Soit elles se révoltent contre cette apologie perpétuelle de la transgression et elle tombe entre les griffes de la droite et l'extrême droite qui démantèlent leurs conditions d'existence matérielles. »
le problème de l'euthanasie illustre parfaitement cela, mais tout autant l'alignement des médias sur les impératifs de la logique libérale, leur totale inféodation à celle-ci. en effet, à intervalle régulier, les médias se font la caisse de résonance de cette question. Il y a une évidente collusion entre le monde médiatique et le monde politique sur le sujet. les campagnes médiatiques servant à préparer l'opinion. l'enjeu fondamental c'est le coût des vieux. d'une part ils vivent toujours plus longtemps, alors qu'ils ne rapportent rien, ils sont massivement détenteur du capital qu'ils ont accumulé durant les 30 glorieuses, d'autre part si nous disposons bien des moyens techniques de prolonger leur vie, nos moyens économiques fondent comme neige au feu. Il faut donc engager la procédure qui permettra leur liquidation légale.
comment s'y prendre? Il s'agit de faire passer cette logique économique, cette régression civilisationelle, pour un progrès, la solution à un combat héroïque. c’est pour cela que tous les ans les médias reviennent à charge avec un cas très émouvant, extrême, atypique d’euthanasie. La puissance du lobby anti-catholique ( franc-mac et autres mouvement tout à l'égout pro-choice )déploie une grande mise en scène médiatico-politique pour préparer l'opinion à ce qu'elle consente à faire péter le verrou de la défense de la vie à tout prix( le le symétrique de l’avortement, la liquidation des vieux étant le pendant de l'infanticide).
Ainsi une fatalité libérale est transfigurée en un combat héroïque pour le droit à mourir dans la dignité. L'avortement et l'euthanise font système ensemble, puisque l'avortement est une extension de la dynamique libérale qui consiste en gros réduire les enfants à la logique de la marchandise: j’en veux, j’en veux pas alors que l'euthanasie est un moyen de gérer les vieux comme on gère l’obsolescence économique d'une marchandise: ils coutent chers, il sont toujours plus nombreux, vivent trop longtemps, ne rapportent plus rien, les générations suivantes ont besoin de pognon...
en réalité les personnes qui sont assistées en fin de vie craignent qu'on les débranche. Il n'y a qu'une toute petite minorité qui le souhaite, mais le complexe idéologique que forme les médias et les politiques travaille à faire avaliser l'idée contraire.. Les médias suggèrent que les gens subissent un implacable harcèlement thérapeutique alors qu’ils souhaiteraient être débranchés. Par la promotion systématique de ceux qui voudraient mourir ils mentent, manipulent la réalité.
On ne peut penser qu’une société puisse combattre efficacement le crime quand elle le légalise elle-même dans le cadre de la vie naissante.(Benoît XVI, 16 septembre 2006)
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